Un software d'IBM, adapté par la police de New-York, analyse l'historique des crimes et délits pour déterminer où se dérouleront les prochains méfaits. Mais pas encore qui va les commettre, comme dans le film Minority Report.

Le logiciel répond au doux nom de CRUSH, pour Criminal Reduction Utilising Statistical History. En compilant et en traitant 20 ans de données, il met en évidence les répétitions d'heures, de dates, de lieux et de modes opératoires. Des informations qui permettent à la police de savoir où la délinquance va augmenter.
En gros, les délinquants se comportent en nomade, changeant de quartier au gré des déploiements de forces de l'ordre. Là où des policiers humains mettent plusieurs semaines à localiser les futurs points de chute des malfrats, CRUSH n'a besoin que de quelques secondes pour anticiper le mouvement. A Memphis, dans le Tennessee, la petite criminalité aurait ainsi baissé de 31% depuis l'introduction du logiciel, en 2008.
La capacité prédictive de CRUSH a toutefois ses limites. Très efficace en ce qui concerne les méfaits répétitifs (vols de voiture, petits cambriolages, agression), il est peu utile pour anticiper des crimes plus exceptionnels. "Un meurtre passionnel ou les cambriolages de haut vol, par exemple d'une banque par une bande bien préparée, ne peuvent être décelés d'avance", explique le directeur de la police de Los Angeles, Charlie Beck, dans le Los Angeles Times.
Le smiley est une figuration qui doit être utilisée avec parcimonie si elle veut garder son sens profond : exprimer la joie. On a tous des amis qui dégainent du ":)" à tout bout de champ lors d'un échange mail ou d'une conversation instantanée, alors qu'on sait très bien qu'ils font la gueule derrière leur écran.
Un petit malin nommé Theo Watson a eu l'idée de réintégrer un peu de spontanéité dans l'utilisation du smiley en créant une application. C'est simple, vous souriez, ça pond une frimousse dans le champ de texte sélectionné. Dommage, pour l'instant ce logiciel voit sa palette émotionnelle réduite à un modèle d'émotion seulement. Soit on est content, soit rien du tout... Frustration supplémentaire : l'appli n'est téléchargeable que pour Mac, et n'est pas dispo pour les claviers azerty.
Louons quand même l'entreprise humaine de ce jeune nerd créatif, en lui offrant son moment de gloire en vidéo. Et si vous avez un clavier qwerty, vous pouvez toujours tester l'application...
Chatroulette, le truc le plus buzzé du web en ce début 2010, a fait couler beaucoup d'encre, y compris chez nous. Dorénavant, on peut, en plus de faire des live-reports débiles sur nos sessions chat tardives, vous faire part des propos de son créateur, M. Ternovskiy (pseudo ? nom réel ? allez savoir). Resté silencieux pendant longtemps, il s'exprime sur sa création dans le blog "bits" du New York Times.
Il y dévoile son jeune âge (17 ans), qui semblait le dissuader de s'exprimer en public pour l'instant. Pour ceux qui se demandent comment un gosse peut créer un truc aussi complexe, la réponse est forcément sans appel : "Ca n'a pas été facile pour moi de créer Chatroulette, mais je code depuis l'âge de 11 ans". Un vrai gros geek aux manettes donc.
M. Ternovskiy explique que les serveurs du projet sont basés en Allemagne, car "c'est aussi le centre névralgique de plusieurs réseaux européens". Il pense par ailleurs que "c'est le bon endroit pour héberger un projet qui connecte les gens les uns avec les autres partout dans le monde". Chatroulette doit, selon lui, être un projet réellement international.
Le jeune russe aime le minimalisme et apprécie donc le fait que la publicité ne prenne qu'une place réduite sur son service, ce qui suffit apparemment pour couvrir les dépenses techniques.
Il apprécie enfin l'appropriation de son outil de manières aussi diverses. Mais bon, comme il le dit si bien, "certains l’utilisent de façon pas très sympa – je suis vraiment contre ça", avant de se féliciter tout de même de l'aspect créatif des usages actuels de Chatroulette : "D’autres font des choses vraiment incroyables auxquelles je n’aurais jamais pu penser. Ils écrivent des chansons sur des étrangers et leurs chantent, les dessinent, écoutent de la musique, leur diffusent leur propre musique. Je suis content d’avoir fait ce projet et c’est un plaisir pour moi de travailler dessus". Un peu trop de chibres, mais un potentiel d'échange humain indéniable, donc.
Pour ceux qui voudraient en savoir plus, vous pouvez retrouver l'intégralité du communiqué sur Owni.fr (traduction française) ou en version originale sur le blog du New York Times.
Retrouvez notre témoignage d'un lecteur de Flu sur Chatroulette sur le Mag de Flu.




Les femmes, c'est bien connu, sont parfaitement incapables de s'occuper de leur enfant, et ce depuis la nuit des temps.
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