Les membres de Bit Brigade opèrent une formidable rencontre entre le jeu vidéo et la musique.
Ces derniers invitent une personne à monter sur scène pour jouer à un jeu vidéo et ils exécutent les différents thèmes musicaux en fonction de l’évolution de la partie. La prouesse est complètement dingue, difficile aussi car la partition peut changer à tout moment en fonction des actions du joueurs. Dans la vidéo ci-dessus, tournée lors du Mag Fest, le groupe joue le thème de Mega Man II avec le gamer Noah McCarthy.
Minecraft, le désormais célèbre jeu de type sandbox où l'on peut construire tout ce l'on veut, a révolutionné le monde du gaming depuis son lancement en 2009. La liberté créative offerte par Minecraft a donné à certains l'idée de ressusciter les Sept Merveilles du Monde. Des édifices antiques aujourd'hui disparus, à l'exception de la Grande Pyramide de Gizeh, que l'ont peut donc visiter virtuellement. En route pour une remontée dans le temps en vidéo.
Voir le diaporama : les Septs Merveilles du Monde version Minecraft
La musique du jeu Super Mario a été pastichée dans tous les sens. Même le groupe de rap Smif'N'Wessun y était allé de son remix en 1999. Plus récemment, des accordéonistes bulgares ont livré au monde leur version de la célèbre musique signée Kōji Kondō.
Mais, alors qu'on pensait que les possibilités avaient été épuisées (il existe même des versions country, à la flûte beatboxée ou encore à la basse à 11 cordes), le fameux thème vient d'être honoré par une nouvelle interprétation sauce opéra.
Ce forfait a été réalisé par Jon and Al Kaplan, deux frères musiciens qui composent pour le cinéma et revisitent par plaisir la BO de blockbusters sur leurs chaînes youtube Legolambs.
On vous avait parlé de Cow Clicker sur Chamboul'Tout l'an dernier déjà. Pour résumer, il s'agit d'un jeu crée par Ian Bogost, game designer aux velléités arty et intellos qui n'aime pas beaucoup Farmville. Le jeu de Zynga et les nombreux autres social games qui pullullent sur Facebook ne sont pour lui que des "destructeurs de temps", généralement mal réalisés et sans intérêt, auquels jouent des hordes de décerébrés. Bref, imaginez le discours anti-pop d'une caricature de critique musical snob, ou d'un cinéaste d'avant-garde vis-à-vis d'Hollywood et vous voyez le topo.
Ian Bogost a donc créé le jeu satirique Cow Clicker pour montrer l'absurdité du principe. Le but du jeu : cliquez sur des vaches. Une fois que vous avez vidé votre compteur de clics, vous devez attendre six heures qu'il se remplisse à nouveau ou bien vous pouvez en acheter. Vous pouvez aussi dépenser vos sous en achetant d'autres vaches personnalisées. Dans un de ses développements les plus absurdes, le jeu proposait ainsi d'acheter une vache qui était la copie conforme de la vache de base mais simplement tournée vers la droite au lieu de la gauche pour 20 dollars.
Ce que n'avait pas anticipé Bogost en programmant son jeu qu'il croyait sans intérêt, c'est qu'il allait connaitre un franc succès populaire et être joué "au premier degré" par des milliers de joueurs.

L'apocalypse des vaches
Bogost a d'abord été pris au dépourvu par son succès. Il a alors commencé à modifier son jeu, ajoutant des détails absurdes comme ces vaches au prix exhorbitant. Mais certains joueurs les ont quand même achetées. Il a fini par annoncer dans le jeu la "cowpocalypse" à travers un compte à rebours. Les joueurs pouvaient donner de l'argent pour faire reculer l'avènnement de la cowpocalypse (cat argent là était reversé à une bonne cause, au moins) mais chaque fois qu'ils jouaient, ils accèleraient l'arrivée du funeste événement. Les joueurs n'ont pas su se retenir de jouer, et la cowpocalypse est arrivée : toutes leurs vaches sont montées au ciel, laissant derrière elles des champs vides où l'on apperçoit seulement leurs ombres comme des souvenir du temps où il y avait des vaches dans Cow Clicker.
Le jeu est toujours en ligne sur Facebook, et compte encore six mille utilisateurs actifs, bien qu'il n'y ait plus rien à faire. Il semble que certains joueurs cliquent encore ces ombres en souvenir de leurs vaches disparues. D'après un portrait de lui chez Kotaku, Ian Bogost n'est pas tant amusé qu'en colère contre ces joueurs. Et à en juger par les messages publiés sur Facebook, eux sont en colère contre lui. Qui ne le serait pas quand il a payé 20$ pour une vache qui s'est envolée ?
La satire impossible
L'histoire de cow clicker est typique des tentatives de satire sur internet. Tous les blogueurs qui ont tenté d'écrire un billet sarcastique un jour le savent : si vous faites du second degré, aussi exagéré que ça puisse vous paraitre, quelqu'un finira par arriver et vous prendre au premier degré. Sur internet, plus encore que tout autre média, une oeuvre n'appartient plus à son auteur dès qu'elle est publiée. Ca peut donner de belles choses comme les mèmes, les remixes, les wikis... Mais ça rend la satire impossible.
Prenez le boys band Heart2heart, qui début octobre a connu un "succès viral" avec sa chanson Facebook Official :
Nombreux étaient ceux qui se demandaient s'il s'agissait d'une parodie ou pas sur le moment. Pourtant leur succès a été réél, et s'ils révélaient aujourd'hui un pot aux roses, cela y changerait-il quelque chose ? La plupart d'entre nous n'entendraient même pas parler de cette révélation et le groupe resterait toujours "authentique" dans notre mémoire. Les artistes qui font l'usage le plus savant d'internet aujourd'hui, comme le rappeur Lil B, parfois décrit comme un "mème humain", jouent habilement des différentes interprétations possibles de leur travail et effacent les limites entre auto-parodie et premier degré sans jamais se revendiquer de l'un ou de l'autre.
Une autre parodie de Mortal Kombat signée College Humour :
Link, ce cher bambin méchu au bonnet vert et aux braies blanches, a bercé bien des nuits de notre enfance grâce à ses combats épiques contre des créatures titanesques (pour nous les mâles), ou pour son idylle mielleuse avec la princesse Zelda (pour vous les meufs). Il fait aussi rêver les geeks, visiblement, et pas uniquement les gamers qui ont écumé les 127 épisodes de la série. Zedla GIFS rappellera des bons souvenirs aux fans de Ocarina Of Time, épisode sorti sur la Nintendo 64 à la belle époque, et contenant un paquet de plans assez pittoresques une fois sortis de leur contexte.
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Vous faites partie des millions de fans d'Angry Birds qui catapultent compulsivement des oiseaux sur des structures pour dégommer des porcs démoniaques ? Votre addiction inquiète vos proches ? Les spécialistes de AYTM sont là pour vous aider.
C'est Mashable qui a repéré cette infographie publiée sur le site Ask Your Target Market, qui a récolté toutes sortes de statistiques et sondé des utilisateurs américains du jeu développé par la société Rovio. Pour nos lecteurs non anglophones, traduisions quelques uns des chiffres les plus hallucinants sur le phénomène Angry Birds.
- Angry Birds a été téléchargé 300 millions de fois à ce jour, et devrait à terme atteindre le cap du milliard.
- Les joueurs d'Angry Birds y passent 200 millions de minutes par jour, soit 380 ans.
- Les joueurs d'Angry Birds ont lancé plus de 100 milliards d'oiseaux. Il y a 100 milliards de vrais oiseaux sur Terre.
- Jouer à Angry Birds est plus relaxant (55%) qu'anxiogène (23%), mais les joueurs sans-emploi ont 2 fois plus de chance de ressentir de l'anxiété après une session.
- Les joueurs célibataires ont 9 fois plus de chance que les joueurs mariés de voir leur humeur se dégrader après avoir joué à Angry Birds.
- L'addiction à Angry Birds s'explique, pour les psychologues, par la réunion de 4 facteurs imparables - la simplicité, le plaisir primitif, le réalisme et le fun - tandis que l'anticipation de la récompense emballe la production de dopamine.
- Il n'existe aucun remède à l'addiction à Angrys Birds, à moins de supprimer l'application comme l'ont fait 12% des joueurs (12% y ont pensé sans passer à l'acte, les autres n'y ont jamais songé).
Lire aussi : un Angry Birds grandeur nature dans un parc d'attraction chinois
Téléchargé plus de 12 millions de fois sur l'App Store, et désormais disponible sur Androïd, Angry Birds est un phénomène planétaire. Décliné en divers produits dérivés, le jeu développé par la société Rovio est une poule aux œufs d'or qui a donné des idées à un parc de loisir chinois, qui s'est récemment doté d'une attraction Angry Birds grandeur nature.
Tout y est : les oiseaux, le lance-pierre, les structures à dégommer et les fameux porcs démoniaques qui ont volé les œufs de nos volatiles adorés. Sauf que ça l'air d'avoir été bricolé n'importe comment et qu'il semble impossible de faire chuter les dites structures avec les peluches qui font office d'oiseaux. Comme on peut le voir dans ce petit reportage vidéo.
D'après le site Angry Birds addiction, ce parc au rabais ne devrait pas être du goût de Rovio, qui aurait justement dans ses cartons un projet de parc d'attraction dédié.
Ce parc n'est pas la première contrefaçon d'Angry Birds made in China, une société ayant déjà développé une version arcade du jeu sans autorisation.



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