Spécialistes du mythique mélange Coca - Mentos, dont on sait depuis longtemps la réaction explosive qu'elle produit grâce à YouTube, nos deux inventeurs ont tout simplement décidé d'en faire un véritable moteur, capable de propulser un petit véhicule. Après avoir réalisé un premier prototype, baptisé Mark I, ils ont battu leur record avec un nouveau modèle allégé : Mark II. Distance parcourue : 72 mètres (239 pieds). Pas de quoi en faire un nouveau mode transport urbain, mais tout de même, c'est un bon début.
Sous le capot de l'engin : pas moins de 54 bouteilles de Coca Zéro, et 324 bonbons mentos. Et autant de preuves définitives qu'il n'est décidément pas conseillé de gober un Mentos et de descendre une canette de Coca dans la foulée. A moins que cela n'aboutisse, cette fois, la découverte d'un nouveau moyen pour l'homme de s'arracher à la gravité... Pour l'heure, la communauté des experts de ce mélange ricane, affirmant qu'on aurait pu réaliser une bien meilleure performance en exploitant mieux une telle puissance.
Vous n'avez peut-être pas remarqué, mais la guerre fait rage dans le milieu des nouvelles technologies, et en particulier pour tout ce qui touche au tactile. Les marques se livrant une bataille sans merci pour remporter des parts de marchés avec des produits de qualité souvent équivalente, il reste les coups bas pour mettre l'ennemi à terre. Quitte à oublier que les masses, pendant ce temps là, attendent de pouvoir regarder le futur avec un peu plus d'acuité.
Lundi 7 novembre, Motorola a réussi à infliger à Apple une défaite cuisante en Europe, la plainte déposée par le constructeur historique de téléphonie mobile touchant plusieurs de ses brevets, a priori violés par la firme à la pomme. Le tribunal saisi étant allemand, tous les iPhones et iPads sont censés ne plus être vendus chez nos voisins d'outre-Rhin jusqu'à nouvel ordre - et on sait tous que les lignes vont se remettre à bouger sous peu. On rappelle que Motorola, fort de 17 000 brevets, appartient depuis peu à... Google.
Il y a peu de temps, les médias pour technophiles faisaient leur pain quotidien de la guerre d'usure opposant Apple et Samsung, la Galaxy Tab du constructeur coréen n'étant pas du goût des pontes de Cupertino, qui voient en elle une vulgaire copie de l'iPad, mais aussi (surtout) un concurrent beaucoup trop agressif. RIM (le constructeur des Blackberry), HTC, et même Microsoft (qui passe des accords de licence avec le plus de fabricants de pièces détachées possible pour mettre des bâtons dans les roues des constructeurs de téléphones Android) s'y sont mis. Aujourd'hui, on lutte à la fois en surface et sous la table, le but étant de tirer le tapis assez fort pour que celui d'en face tombe de sa chaise.
On pourrait s'apesantir sur les conséquences intrinsèques à ces affrontements de papier, en comparant les fluctuations de bénéfices, ou les pertes potentielles, des entreprises concernées, à chaque nouveau jugement. Mais au final, la vraie lésée, c'est avant tout l'innovation. Et c'est bien pour ça que le copyright industriel doit mourir.
Infographe représentant les procès pour violation de brevets
en cours dans l'industrie mobile (Reuters, août 2011)
Copier pour améliorer
On ne sait au final que peu de choses sur la connotation réelle du benchmark. Ce qui peut passer pour une pratique de loser industriel (regarder ce qui marche chez les gens d'à côté, c'est un peu plus facile que d'avoir des idées) est en fait un excellent moyen de faire progresser un concept qui n'attend que l'activation de cerveaux extérieurs pour se fertiliser davantage, ce qui n'empêche pas pour autant, loin de là, l'apparition d'idées de rupture. Apple a démocratisé le système "applications + app store", Android a repris la chose pour l'appliquer à un modèle ouvert, ce qui a permis de proposer un système d'exploitation mieux fagoté, plus souple, et tout aussi user-friendly que celui d'Apple. Comble de la réussite : la dernière version d'iOS (le système qui tourne sur les iPhones et iPads) s'est inspiré de quelques fonctions d'Android... en les améliorant. Le gagnant ? L'innovation, qui voit les outils de sa stimulation affinés. Or, quand on tacle le voisin pour lui retirer le droit de se réapproprier une technologie à sa sauce, c'est soi-même qu'on prive d'une expertise extérieure importante.
Chacun dans sa niche, une belle idée d'avenir
Ici, la tendance peut virer à l'Apple bashing, car ils sont très forts pour ça, mais ils ne sont pas les seuls. Lorsque le bien commun des nouvelles technologies, guidée par le Grand Curseur, fait l'effort de faire progresser le port USB, certaines marques tiennent à vendre leurs produits comme éléments d'un tout, inutilisable par d'autres dispositifs, et avec un seul logo dessus, forcément. Le résultat, indéniable, est un menottage en règle de l'utilisateur, qui deviendra dépendant d'un écosystème technologique finalement assez peu diversifié en matière d'usages. En quoi la guerre des brevets favorise-t-elle cet état de fait ? Si la tendance continue, chaque marque aura sa technologie, ses idées, qu'elle défendra jalousement, toute occupée qu'elle est à tamponner du document à la pelle. A ce rythme là, l'incrédulité des utilisateurs d'iPhone lors du premier contact avec un terminal Android risque d'être un doux souvenir, comparé au Babel binaire qui s'annonce, d'autant plus que les interdictions actuelles de certaines marques à commercialiser des produits s'appliquent à des pays précis.

Un utilisateur mis de côté
Noël 2011, le grande échéance du moment. Pour les marques, l'assurance d'écouler des containers entiers. Pour nous, citoyens du monde moderne, une diversité de solutions forcément nivelée. Les Allemands ne pourront potentiellement pas se payer d'iPhone, les Australiens ne trouveront pas de produits Samsung sous Android... Rien de vital, certes, mais le droit de l'être humain à pouvoir jouir d'un panel "démocratique" de dispositifs technologiques censés améliorer leur vie culturelle, sociale et professionnelle de la façon la plus adaptée qui soit prend, avec ce genre de pratiques, un sérieux coup dans l'aile. Au delà de ça, lorsque les protagonistes d'une course dépensent leur énergie à faire des croche-pieds plutôt qu'à courir, le chrono est fatalement moins sexy à l'arrivée. Allez, si ça se trouve, sans brevets, on serait déjà équipés de lentilles digitales en Wi-Fi ultra haut débit ! Pas de chances, pour être pris pour autre chose que de simples acheteurs au service du succès commercial d'une marque, faudra repasser. Nous, on voulait plutôt palper l'innovation.
Une belle vanité que voilà. Innovation, lobbying et pugilat industriel vont forcément ensemble, et il y a peu de chances que ça change, malgré l'impressionnant bouchon de ces dernièrs années. Le principe du logiciel libre "pour la cause" commence à patiner, les alliances se solidifient, la tendance est à l'oligarchie 2.0. À défaut d'avoir un quelconque champ d'action concret vis-à-vis de ce phénomène, il n'y a plus qu'à embaucher des cohortes de early adopters, qui iront éduquer nos poupons afin qu'ils ne finissent pas comme des handicapés numériques.
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L'open space est un mal bien connu de l'Homme moderne, comme l'avait admirablement décrit l'ouvrage de Thomas Zuber et Alexandre des Isnards, L'Open Space m'a tuer.
Pourtant, une solution à la souffrance causée par ces grands bureaux décloisonnés existe depuis près d'un siècle. Il s'agit de l'Isolator, sorte de scaphandrier imaginé en 1925 par Hugo Gernsback dans la défunte revue Science and Invention.

"L'auteur au travail dans son étude privée à l'aide de l'Isolator. Les bruits extérieur étant éliminés, le travailleur peut aisément se concentrer sur sa tâche", décrit la légende de l'illustration.
Plus sérieusement, mieux vaut encore subir les sonneries de portable, discussions de collègues et autres bruits de clavier plutôt que de porter un tel casque, qui nécessite une bonbonne à oxygène et réduit considérablement le champ de vision.

Heureusement, on a entretemps inventé le casque audio qui permet d'ignorer le reste de son plateau en écoutant la musique de son choix.
Oui, c'est bien dans ce sens là et pas l'inverse, ce qui justifie bien qu'on en parle ici et pas chez les collègues du de la rubrique ciné. Vous avez un iPhone ? Vous êtes un amateur de scènes cultes ? Vous voyagez beaucoup ? Il y a une application pour vous (forcément).
"Il y aura" serait plus approprié, le développement du projet n'étant qu'à la phase préliminaire, et on ne sait au final pas vraiment si il y aura effectivement un résultat fonctionnel. Mais le principe est dément : fusionner le concept de réalité augmentée, façon Layar, à une banque de scènes de cinéma qui se déroulent dans des lieux publics.
Du coup, l'idée serait de se balader avec votre smartphone, de repérer un point précis autour de vous grâce à cette application, et une fois rendu, une lecture de scène se lancerait automatiquement. À vous de suivre le mouvement de caméra pour vous croire en plein milieu de Coup de foudre à Notting Hill.
En un sens, tout est porno, tant que la qualité des images déclanche un désir lubrique chez le consommateur médiatique. Même des circuits imprimés, mêmes des lunettes de cabinets peuvent être porno, oui, et même des étagères de bouquins. Bookshelf Porn est parfaitement "suitable for work", mais les plus littéraires et esthètes d'entre vous reconnaîtront la dimension cochonne de ce blog.
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Le photographe américain Dan Phorbes a publié une série de clichés remettant au goût du jour les prototypes d'objets devenus aujourd'hui des produits de consommation de masse.
Super Soaker
En 1989, Lonnie Johnson, essayait de concevoir un réfrigérateur amélioré, mais il a finalement découvert le principe du Super Soaker, le célèbre pistolet à eau qui était le jouet favori de Michael Jackson.
Les touches du téléphone
En 1948, il est devenu possible de composer son numéro de téléphone en appuyant sur des touches. Le début de la fin pour les téléphones à cadran...

La console Atari
Le prototype ci-dessous, créé en juin 1976, a été une première étape vers la conception de la console Atari 2600.

Le Moog Modular
De nos jours, les synthétiseurs ont une taille plus modeste, mais ce modèle a façonné le son musical des années 1970.
Apple I
En 1975, le clavier et les composants électroniques qu'il est possible de voir ont été des éléments qui permirent de lancer l'Apple I.

Motorola DynaTAC
En 1973, Martin Cooper a fabriqué ce téléphone en 90 jours. Ce qui lui vaut d'être aujourd'hui considéré comme le père du téléphone portable.

La Central Intelligence Agency, administration américaine spécialisée dans le contre-espionnage, possède dans son muséum une collection d'ustensiles qui retrace l'histoire sombre et discrète des espions. Certains gadgets inventés par le bureau de la recherche et des programmes de développement de la CIA n'ont rien à envier à ceux de James Bond.
Depuis sa création en 1947, elle a pensé et fabriqué de nombreux objets pour espionner, écouter et scruter le monde. Retour en images à propos du fonds d'un musée unique en son genre.
Voir le diaporama : CIA, une histoire des objets de l'ombre
C'est au laboratoire japonais Kajimoto qu'on doit le développement d'une machine qui permettrait d'embrasser et d'être embrassé à distance.
Basé sur la technologie tactile, la machine est encore à l'état de prototype mais devrait peut-être bientôt permettre de rendre les sensations d'un baiser. Pour l'instant, comme on peut le voir sur la vidéo de démonstration, la machine à baiser est loin d'être glamour et la simulation se fait avec ce qui ressemble à une paille. Celle-ci est reliée à un autre récepteur, lui aussi muni d'une "paille", sur laquelle sont reproduits les mouvements en temps réel.
Est-ce que cela change de ce qu'on peut faire avec une langue ? Oui certainement. Malgré ce léger détail, le laboratoire espère étendre les sensations simulant le baiser au delà des mouvements rotatifs, avec du souffle, de l'humidité et du goût notamment.
Sur le dernier point, on peut remarquer que c'est peu probable que quelqu'un veuille reproduire l'haleine de fumeur de son partenaire. Ou quoi que ce soit d'ailleurs de désagréable. Les dérives d'une telle machine à baiser (outre de permettre à un Justin Bieber d'embrasser collectivement toutes ses fans, comme le suggère Vincent Abry, et de ce côté-là, il y a sans doute un business) pourraient bien se situer du côté de l'hygiénisme : pas de fluides, donc pas de mononucléose partagée.
Si on pousse la chose plus loin et si dans un futur proche des robots compétents sont développés, peut-être qu'on n'aura même plus besoin de se toucher pour avoir des rapports intimes avec son partenaire, comme dans Demolition Man.
Via Geekologie
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