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Tous les posts qui parlent d'inventions (ou presque...)
Ca plane pour moiSi on vous dit que des hommes caressent le rêve de voler comme des oiseaux, vous trouvez ça beau et poétique.
Mais si à la place, on vous dit que d'autres ressemblent à des écureuils volants, c'est tout de suite moins glamour... Et pourtant... Via William Gibson... hum Cachez ce sein... Le mois d'octobre vient de s'achever, et si vous ne vous en étiez pas aperçu, c'était un mois consacré à la prévention du cancer du sein.Sujet douloureux, mais que certains artistes n'hésitent pas à attaquer de front, d'autant plus quand eux-mêmes ou leurs proches sont confrontés à la maladie et à ses terribles séquelles. La tumorectomie en particulier, voire l'ablation du sein, sont en effet pour une femme l'une des expériences les plus traumatisantes possible, engendrant bien plus de dégâts psychologiques que physiques. La sensation de perte de la féminité ou d'infirmité sourde sont les conséquences fréquentes de cette opération. Il y a quelques années maintenant, le plasticien Rodolphe Cintorino s'était penché sur cette thématique avec sa série de photographies "3mm", et tentait, par diverses décorations du buste, de se servir de la blessure afin d'offrir à son sujet meurtri une forme d'esthétique au delà de la douleur. Plus design et technologique, la jeune designer Stéphanie Choplin propose aujourd'hui, dans le même registre, Lumitact, prothèse en tissu luminescent, sur lequel des formes s'agitent paisiblement. Utilisant la technologie Lumalive de Philipps, l'objet est aussi sensible au toucher, interactif pourrait-on dire, et ce procédé est censé encourager au toucher, à la sensualité. Plusieurs questions se posent néanmoins devant un tel appareil, et la première d'entre elle est d'ordre purement psychologique. Car si un(e) conjoint(e) peut, d'une manière ou d'une autre, être repoussé(e) par la blessure, comment imaginer que celle-ci puisse disparaître, même cachée ? Bien souvent, cacher, c'est révéler, et mettre en évidence bien plus que si on l'avait laissée naturellement en vue. Dans ce cas précis, la prothèse apparaît surtout comme un panneau signalétique indiquant qu'il y a un problème, alors que sans elle, le problème, dans l'esprit du conjoint, et donc dans celui de la personne concernée, aurait pu, tout simplement, ne plus en être un. Car dans la célèbre réplique du Tartuffe de Molière, l'important au fond n'est pas tant de "cacher ce sein", mais surtout de changer le regard de l'autre, puisque c'est bel et bien l'autre qui "ne saurait voir"... Méta-hyper-texteSuite de notre série sémantique, en lien avec le Dadameter de Christophe Bruno qu'on présentait la semaine dernière.
En apparence, LinkedFacts est un de ces méta-moteurs qui permettent sur une requête d'afficher les résultats de Yahoo!, Google, Flickr, etc. Mais en pratique, l'objet va bien plus loin, car au lieu de se présenter sous forme d'une page simple avec un champ de recherche, l'outil est conçu pour s'intégrer directement à une page web. Expliqué plus simplement, quand vous installez LinkedFacts sur votre blog, par exemple, celui-ci va repérer dans votre texte les noms propres (villes, personnalités, etc.) et effectuer automatiquement une recherche rapide sur la plupart des moteurs existants. Le résultat de ces recherches est accessible en cliquant tout simplement sur le mot voulu dans votre texte. ![]() Pratique, me direz-vous, sauf qu'à y regarder de plus près, cet outil s'avère dans l'exacte continuité des réflexions de Christophe Bruno sur la perversion du langage, mais aussi le remplacement progressif des liens "humainement dirigés" par des liens concoctés par des robots. L'un des plus grands outils du web tel qu'on le connait est en effet l'hypertexte, et la possibilité pour l'auteur d'une page de relier certains des mots qu'elle contient à un contenu original, dont la proximité thématique n'est parfois pas directement visible pour le lecteur. La gymnastique intellectuelle qui s'en suit, et qui oblige à relier une information à une autre est l'une des grandes richesses de la lecture en ligne, même si celle-ci, avouons-le, est de moins en moins exploitée. C'est d'ailleurs pour cette raison que LinkedFacts n'est pas un outil qu'il faut pointer du doigt comme responsable d'une dégradation future de la richesse du web, mais au contraire un outil logique qui vient formaliser et automatiser une pratique déjà largement répandue (y compris dans nos colonnes) et qui veut qu'un lien hypertexte n'ait pas d'autre fonction qu'apporter une information complémentaire et encyclopédique à un nom propre. Plutôt que de taper sur les autres, jetons ainsi un oeil au système de liens de Flu, qui va lui-aussi dans ce sens. Ainsi, si je parle d'Albert Camus, de Jean-Luc Godard ou de Britney Spears, les liens en question ne vous enverrons pas vers des pages curieuses quelque part sur la Toile, dont l'association avec le nom propre concerné vous obligera à une réflexion quelconque. Non, les liens pointeront systématiquement vers la partie encyclopédie de Flu, utilisant un circuit fermé qui va totalement à l'encontre de la philosophie originelle de l'hyper-texte. Et si je fais ça, quand je rédige un article, c'est tout simplement parce que j'ai un petit bouton tout prêt dans la partie administation de ce blog. La feignantise, contrairement à une idée répandue, n'est donc pas seulement du côté du lecteur, mais surtout du côté du rédacteur. ![]() Même chose avec Wikipedia, dont nous parlait à juste titre un lecteur dans les commentaires de l'article sur le Dadameter. En partant d'une recherche standard sur n'importe quoi, le système de liens étant tellement automatisé qu'il peut transporter le lecteur à peu près n'importe où, sans aucune sorte de logique ou d'argumentation. Cette tendance à l'automatisation, amorcée par l'apparition des "back-office" de Blogger et continuée par la structure même de nombreux CMS, est donc tout simplement en passe de tuer l'hypertexte orginel, et de réduire à néant toutes les réflexions sur le réseau de ces 15 dernières années (rhyzomes deleuziens et compagnie). LinkedFacts n'est donc pas l'outil qui va faire disparaître la philosophie du TARGET="_blank", mais tout simplement l'outil qui enterrine son acte de décès. Méconnaissance facialeVideoSurf ne fonctionne pas, et on en serait presque soulagé. ![]()
GPS augmentéEn plus d'être un sujet de réflexion artistique et philosophique, le principe de réalité augmentée intéresse aussi beaucoup les publicitaires et les industriels.
Insérer des données en temps réel dans l'environnement apparaît en effet comme une aubaine, à l'heure où les espaces publicitaires dans les villes sont encombrés et où l'opinion publique se met à penser écolo et respect du paysage, même urbain. ![]() Et si Virtual Cable n'est au fond qu'un GPS qui transforme le pare-brise d'une voiture en écran de projection 3D, indiquant l'itinéraire à suivre à l'aide d'un cable virtuel, c'est surtout un premier pas dans l'avenir mixte qui se profile, mêlant données préenregistrées et images réellement vécues. Car une fois toléré le principe de la projection sur pare-brise, bien peu de choses nous séparent de l'accumulation à outrance des données (publicitaires ou encyclopédiques) sur tous les lieux possibles, changeant nos monotones voyages en voitures en bombardements d'infos en continu. Mais si cette perspective vous effraie, ou vous écoeure, quelques raisons de se rassurer, néanmoins. La première, c'est que le Virtual Cable n'existe pas encore (aucune date de mise sur le marché n'est annoncée sur le site). La seconde, c'est que dans quelques dizaines d'années, les voitures seront peut-être toutes à l'arrêt, faute de carburant. Et franchement, vous voyez un pare-brise sur un Velib' ? Prise de tête au cubeVous êtes capables de terminer un Rubix Cube en moins de 10 secondes et ça commence à vous lasser ?
Pas de panique. Car le NeoCube vient d'arriver sur le marché, et là, ça se complique. L'objet se compose de 216 super-aimants sphériques qu'il est possible de détacher et relier selon un nombre de combinaisons vertigineux, le but du jeu étant de créer des figures imposées. Exemples en vidéo : Les yeux plus gros que le ventre![]() Plein les mirettes. Au pays du hentaï et de la japanimation, les filles peuvent avoir les yeux plus grands que le ventre, comme d'autres sur la côte ouest des gros seins. Avec ces lentilles de contact, qui grossissent 2 à 3 fois la taille de l'iris et donneront au regard des emo girls cet air cybernétiquement bovin. So warholien... Merci, Michelle ! (Via) Pluie de missiles (suite) On évoquait il y a quelques jours la pluie de missiles photoshopés sur l'Iran.De manière un peu plus ludique, voici le réveil lance-roquette. A l'heure de vous réveiller, l'engin enclenche un compte à rebours qu'il vous faudra stopper. Si vous ne le faites pas, un missile sol-sol sera lancé dans la pièce et le lanceur ne s'arrêtera pas de beeper tant que vous ne l'aurez pas remis en place. Ou comment vivre chaque matin la terreur des bombardements. Glauque... Caméra embarquéeMarre des films de vacances ringards ?
Vidéo sans caméraOn va pas être mauvaise langue, mais il semblerait que depuis quelques mois, les clips consacrés aux chansons de Radiohead sont nettement plus intéressants que les chansons elles-mêmes.
Après le dispositif lo-fi de James Houston, voici cette fois le clip officiel de House of cards, entièrement tourné sans caméra. Techniquement, ça signifie que les formes restituées à l'image ont été capturées grâce à des capteurs 3D et des lasers, puis remodélisées par ordinateur (plus d'infos sur la page making of). Le résultat est un clip onirique et lancinant qui nous ferait presque oublier que Radiohead semble avoir investi un paquet d'actions chez Google. Sept ça suffit ! C'est l'été, ça y est, et vous vous demandez quel loisir farfelu vous fera vous démarquer de vos sinistres contemporains une fois gagnées les terres sèches de la Côte d'Azur.De plus, la honteuse propagande écolo actuellement à l'oeuvre vous fait culpabiliser d'utiliser votre monospace pour vos sorties entre amis. Mais comment lier la joie de se retrouver entre potes et la réduction nécessaire de votre empreinte carbone ? Comment se retrouver à 7 sur le même vélo ? Hum ? Ne cherchez plus. Le Conference Bike est là pour répondre à toutes vos questions. Plus ridicule, tu meurs. Plus inutile, tu meurs aussi. Mais au fond, qui sommes-nous pour juger ? Serpent de mer mécaniqueEt dire que dans le petit inventaire des robots qu'on a fait il y a quelques semaines, on avait oublié de parler du robot-serpent aquatique.
Conçue par le laboratoire robotique Hirose Fukushima, cette bestiole inquiétante est le fruit d'une longue recherche basée sur le système de propulsion des reptiles rampants. On peut d'ailleurs suivre, sur le site de la société, tout le cheminement qui a mené les ingénieurs des premières versions terrestres rudimentaires aux derniers tests de déplacement en passant par les essais d'éléments spécifiques, comme par exemple le système qui permet au robot de lever la tête pour atteindre un point élevé. Si les ingénieurs parlent de nombreuses applications pratiques possibles pour ce système, force est de constater qu'à part en faire un aspirateur pour piscine hi-tech, le robot-serpent aquatique risque de ne pas servir à grand chose d'autre. Des idées ? Benchmarkez vos bébés Les femmes, c'est bien connu, sont parfaitement incapables de s'occuper de leur enfant, et ce depuis la nuit des temps.Mais comme la technologie progresse, des solutions existent enfin pour aider les jeunes mamans dans leur lourde tâche. Le logiciel Trixie Tracker a donc été inventé afin d'analyser les cycles de sommeil de votre rejeton, ainsi que le timing de changement de ses couches, la fréquence de ses biberons, sans oublier, si vous allaitez, la quantité de lait dans chacun de vos seins... entre autres. Dans 2001, Kubrick et Clarke imaginaient une civilisation humaine au sommet de son évolution technologique et qui en devenait de fait incapable de se livrer à de simples besoins naturels (comme aller aux toilettes) sans assistance. Une fois de plus, la pertinence de la vision des deux génies se vérifie et ce qu'on pensait être la dernière trace d'instinct animal fort chez l'homo numericus est en passe de disparaître, supplantée par la fiabilité (toute relative) d'un ordinateur. Au-delà de l'outil, qui prête à sourire plutôt qu'à s'inquiéter, Trixie Tracker est un nouvel exemple de la tendance lourde de l'évolution technologique, qui au lieu de libérer l'Homme de ses contraintes, s'acharne à le débarasser de toute responsabilité et conscience. "C'est pas moi, c'est la machine qui n'a pas fonctionné" entendait-on ainsi il y a quelques temps suite à la noyade d'un enfant dans une piscine surveillée par un capteur d'alerte. Mais la responsabilité, fort heureusement, ne s'achète pas encore. RSS en rouleauxUne bien belle invention que Yi Tien Electronics nous propose.
Afin de ne manquer aucune miette de tous les feeds RSS qui nous inondent toute la journée, ce RSStroom Reader vous propose en effet de les imprimer sur votre papier toilette. ![]() D'après le descriptif, la version Deluxe intègre même un capteur biométrique capable de reconnaître l'usager. Comme quoi, Big Brother is still watching you... par en-dessous. Meduse artificielleSouvenez-vous, on vous parlait il y a peu d'une superbe raie manta volante conçue par Festo Robotics.
La différence avec le précédent projet est que cette fois, on imagine difficilement des applications publicitaires, et il est même plutôt probable que ce type de technologie pourrait intéresser plus d'une armée... Camera obscura (suite) On vous a parlé il y a quelques jours du travail photographique d'Abelardo Morell, basé sur le principe du sténopé.Grâce à l'excellente Cati Vaucelle (dont on recommande chaudement le blog), voici cette fois une invention de Allison Roberts. Détournant l'utilisation ordinaire des greenhouse (ces fameuses armoires dans lesquelles en général on fait pousser des plantes dont on ne souhaite pas que quelqu'un sache qu'on les fait pousser... hum), le dispositif s'avère léger, donc portable, et permet la conception de clichés grand format, pour peu qu'on ait un papier-photo assez grand. Sur le site de l'artiste, en plus de la description du concept, ainsi que quelques exemples, on pourra aussi bientôt trouver une rubrique consacrée aux travaux du public, puisqu'elle envisage de placer son dispositif dans de nombreux lieux de passage. Et puis, si elle se lasse du procédé, elle pourra toujours se mettre au jardinage d'intérieur. Ecran géant zéro énergieDepuis longtemps, nos calculatrices n'ont plus besoin de piles et leurs petits écrans s'illuminent grâce à l'énergie solaire accumulée pendant la journée.
Le principe de GreenPIX est le même, à la petite différence que l'écran en question mesure la bagatelle de 2200 m². ![]() Installé à Pékin par les cabinets d'architectes Simone Giostra & Partners et Arup, non loin des installations olympiques, l'engin devrait fonctionner dans le courant du mois du mai et accueillir des performances visuelles d'artistes du monde entier. On a déjà souvent évoqué ici la conception d'écrans de grande taille, mais celui-ci est le premier qui propose, en plus du gigantisme, une réflexion sur la consommation d'énergie d'une telle installation. A quand une Nuit Blanche "zéro énergie" à Paris ? Finger Beat Box
Le plus vieux son enregistré du monde ?
(source : FirstSounds.org)
Merci Gilbert pour cette info (revue entre temps dans la presse ; la ritournelle a fait son chemin). Cette découverte rappelle l'exhumation récente des 24 urnes mises à l'abri par l'Opéra de Paris en 1908 pour témoigner de l'art du chant à cette époque (enregistrements qui seront repris sur CD par EMI cette année). Comme pour parachever cette fringale de "voix ensevelies", la BN propose mercredi 2 avril une conférence sur l'invention de l'enregistrement sonore : l'ère des pionniers. Baby-foot virtuelOn le croyait mort, mais le baby-foot revient au XXIe siècle par l'intermédiaire des étudiants du Medialab du MIT de Boston.
Stiff People's League, présenté au Ars Electronica 2007, est composé d'un stade virtuel sur lequel peuvent agir des joueurs connectés via leur ordinateur, en plus des deux joueurs traditionnels de baby. ![]() La vidéo de démo est disponible ici, mais à aucun moment il n'est précisé si on peut faire une gamelle ou aller à la pêche. Parce que bon, si y'a pas moyen, je vois pas l'intérêt ! Besoin de super-héroïsmeLe monde a besoin de super-héros. Wata !
Mur d'images en 3DMarre des recherches d'images en deux dimensions, page par page, comme un minable bibliothéquaire du 20e siècle ? ![]() D'un simple clic sur une recherche (Google Images, Flickr, Yahoo, etc.), vous voilà transportés face à une galerie qui étend son rayonnage à perte de vue. Très fluide, très léger, PicLens a peut-être un seul défaut, celui de ne pas autoriser de lien vers les sites desquels sont extraites les images. Mais bon... Ca n'est que la version 1.6, on va pas chipoter. 2001, A Space Odyssey" en guise d'ultime salut au vieux briscard des étoiles.] T'as pensé à arroser les plantes ? Devant Botanicalls, on reste à nouveau sans voix.Pour faire vite, le site propose un système de capteurs qui surveillent la santé de vos plantes. Humidité, engrais ou lumière sont ainsi analysés et en cas de carence, la plante... vous passe un coup de fil. Plus la peine de se fatiguer à connaître les besoins spécifiques de chaque espèce, ni d'essayer de comprendre les symptomes du manque, un ordinateur est là pour le faire à votre place. Les créateurs du système annoncent avec le plus grand sérieux (quoique) que l'objectif est d'améliorer la communication entre les hommes et le monde végétal. Un mode d'emploi vous permet même de concevoir seul votre propre système de surveillance botanique. Alors de deux choses l'une : - soit ce site est un beau canular très ironique qui cherche à alerter sur le danger de notre dépendance technologique. Et là, bravo. - soit tout ça est vrai et sincère, auquel cas on est face à un nouveau développement du mouvement de déresponsabilisation qui voudrait qu'on délègue de plus en plus à la technologie nos connaissances, ainsi que nos devoirs. Parce qu'on peut s'émouvoir de ces plantes qui envoient des sms, mais ceci au fond n'est rien d'autre que la suite logique du développement de systèmes de "surveillance" comme les balises GPS dans les cartables des enfants ou les capteurs de mouvement aux abords des piscines qui nous permettent de boire l'apéro tranquille. "Surveillance", entre guillemets, car dans ces quelques cas, on ne parle pas de Big Brother, mais de son exact contraire, c'est à dire de dispositifs techniques conçus pour justement nous empêcher de surveiller, nous éloigner de notre esprit critique et au fond nous éviter de penser par nous-mêmes aux concepts d'ordre et de morale, dès lors considérés comme figés et immuables. Problème : s'ils sont figés dans leur acceptation actuelle, et que la technique leur apporte sa puissance froide, alors le monde technologique qui se profile en devient bien plus inquiétant que le pire cauchemar d'Orwell. Comment faire craquer une peau ?
Opéra pour acteurs et robots Comme on le disait ici, en France, pour concevoir des dispositifs numériques adaptés à la scène, on a le Dicréam.Aux Etats-Unis, et c'est un peu mieux, avouons-le, ils ont le MIT. Death and the Powers est un opéra en cours de création conçu par Tod Machover. Il raconte l'histoire d'un homme "qui se télécharge dans son environnement et fait l'expérience de la mort". Sur scène, des chanteurs, bien sûr, mais aussi un énorme dispositif robotique, dont les capteurs réagissent à la musique, à l'environnement, et aux êtres humains qu'ils croisent. La vidéo de présentation laisse songeur quant aux applications possibles d'une telle technologie, laquelle est un premier pas vers la dématerialisation complète de l'acteur. En effet, si des intelligences artificielles peuvent se déplacer, réagir et "inventer" en direct sur scène, à quand un théâtre sans comédien ? Et surtout : ce néo-théâtre sera-t-il vraiment moins inventif que celui conçu par des êtres de chair, de sang et de sueur ? |
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