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Concept défini par Tim O'Reilly. Après la version 1.0, l'internet 2.0 (ou web 2.0 de son petit nom) décrit une 2e génération de sites web, dont les standards fonctionnels sont toujours plus participatifs, plus accessibles, plus simples, et principalement centrés sur des utilisateurs actifs (Citons : Facebook, Twitter, MySpace, YouTube, DailyMotion, Google Video, Flickr, delicious, Digg, Wikipedia...). Le web par les internautes, pour les internautes, donc ! Véritable (r)évolution conceptuelle, ou discours e-business démago ?
Kanye West mort. Encore un hoax signé 4chan ?La mode du celebrity death hoax, qui consiste à faire croire à la mort d'une célébrité via Internet, a fait une nouvelle victime en la personne de Kanye West. Dans la nuit de mardi, une rumeur a annoncé le décès du rappeur dans un accident de voiture à Los Angeles. Information totalement fausse mais massivement relayée sur les réseaux sociaux et gobée par des centaines de milliers d'internautes.
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Selon certains blogs, l'origine du hoax pourrait venir de 4chan, le fameux image board spécialiste de ce genre de coups tordus. La rumeur a en tout cas parfaitement fonctionnée. Peut-être même au-delà des attentes de ces auteurs. La mort de Kanye West est en effet devenue la plus grosse recherche sur google (et truste carrément quatre places dans le top 10 des hot trends), ainsi que le trending topic numéro 1 sur twitter.
Aucun lien renvoyant vers un site d'information n'accompagnait pourtant la fausse dépêche. Fox News serait le seul média "sérieux" à avoir relayé l'info. Mais rien ne permet d'affirmer que la capture d'écran de leur site ne soit pas elle-même un fake...
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Google Wave, sinon la pulpe elle reste en basVous n'avez toujours pas bien compris à quoi pourrait vous servir Google Wave ? Normal, si comme moi vous ne faites pas partie des premiers "invités" (le web 2.0 est un Grand Bal). Cette reprise de Pulp Fiction en version Wave ne devrait pas vraiment clarifier la situation, mais peut éventuellement susciter un intérêt chez les professionnels du digima (peu nombreux, il faut le concéder) : Sur Flu : une petite histoire du digima, et une bio / portrait de notre cinéaste superficiel préféré, Quentin Tarantino. Le Bonheur national brut selon FacebookDisposant depuis peu d'une section "prototypes", les développeurs de Facebook rendent public quelques uns des joujoux qu'ils imaginent en coulisses. Parmi ces nouvelles applications, le United States Gross National Happiness (ou Bonheur national brut des Etats-Unis) analyse les dizaines de millions de statuts mis à jour quotidiennement pour en tirer de substancielles conclusions sur le "bonheur" global de la nation. Où l'on apprend sans grande surprise que le lundi est un jour "down" et que les facebookers utilisent plus généreusement des termes "positifs" à l'approche des week-ends et des vacances. En oubliant semble-t-il que le "bonheur" est parfois une figure imposée... ![]() Point d'ironie en effet dans la méthode adoptée par l'équipe Facebook. L'analyse repose sur une liste - maheureusement non rendue publique - de termes "positifs" ou "négatifs". Happy ? Gentil. Too bad ? Méchant. Ce qui expliquerait peut-être la baisse observée fin juin, liée selon Techcrunch au décès de Michael Jackson. Le calendrier du bonheur ressemblerait donc étrangement à celui des festivités religieuses ou nationales, avec une pointe annuelle pour Thanksgiving (Facebook ne dit pas si le terme "thanks" est classé dans la catégorie des mots sympatoches...). Ecrire "Joyeux Noël" sur son statut, ce serait évidemment nager dans le bonheur. La Saint-Valentin ? Un triomphe de l'amour, une promesse annuelle de béatitude pour tous. Web Site Story, une comédie musicale en ligneCollegeHumor, le site communautaire créé en 1999 pour tous les fratboys et sorority chicks qui passent trop de temps devant leur écran, continue son exploration sociologique du web avec talent…
Le modèle YouTube est-il viable ?
S'il est un peu tôt pour les enterrer, les chiffres compilés par le journaliste de Slate Farhad Manjoo ont de quoi faire peur : Pertes estimées de YouTube en 2009 par le Crédit Suisse : 470 millions de dollars Coût de fonctionnement annuel de YouTube : 711 millions de dollars (dont 360 rien qu'en bande passante). Revenus engendrés par YouTube sur une année : environ 240 millions de dollars. A moins que le rapport du Crédit Suisse ne soit à côté de la plaque, l'avenir n'est donc pas très radieux pour ce site acquis pour 1,65 milliards de dollars part Google en 2006. D'autant que les annonceurs ne seraient pas très chauds pour associer leur image à des vidéos de qualités souvent moyennes, voire carrément mauvaises, d'après Manjoo. YouTube serait donc condamné à mourir ? Sous sa forme actuelle, sans doute. Ce n'est donc pas un hasard si la firme prépare sa révolution - abandonner le modèle "webcam TV pour un modèle "web TV", en développant des partenariats (récemment avec Disney, bientôt peut-être avec Sony) pour proposer une offre plus qualitative susceptible d'augmenter ses recettes publicitaires. Consulter les contenus Youtube musique de Flu et le You tube ciné dela rédac YouTube en images A la recherche de vidéos sur YouTube, il nous faut parfois être rapide.Et la mauvaise identification de beaucoup de clips charge les résultats de nos recherches d'un paquet d'indésirables, ou d'homonymes qui n'ont rien à voir. Combien de fois êtes-vous tombé, à la recherche d'un clip de Eve Angeli, sur une reprise de la même chanson par Korn, par exemple ? Afin d'éviter ces désagréments, d'accélérer ces recherches, et éviter de charger l'intégralité des vidéos associées à leurs données complémentaires (auteur, nombre de visionnage, classement, etc.), Wibe7.tv propose un moteur de recherche "images only" grâce auquel vous ne verrez s'afficher que les thumbnails des vidéos recherchées. Le nombre de résultats par page étant ainsi décuplé, vous parviendrez bien plus vite à vos fins, pour peu qu'une image prise au hasard dans la vidéo recherchée soit significative de l'ensemble. Dico2n3rdz![]() Perdu dans le verbiage des dialectes web2, la sémiotique de la sous-pop-culture-web, l’argot des nouveaux médias, les patois hackers, les sociolectes rhizomiques les plus abscons ? Pas franchement une nouveauté, mais toujours en version béta Addictionary, sorte de petit Larousse de néologisme geek non-illustré avec partage social en sus, permet de trouver une grande quantité de mots (uniquement en langue de Chris Anderson) créés de toutes lettres par des nerds-next-door de tout horizon. Le web en 4 dimensionsJusqu'à présent, Internet Archive était le seul outil permettant de remonter dans l'histoire du web. Pas franchement facile à utiliser pour y retrouver une information, ce site de stockage automatique possède en plus l'inconvénient d'avoir été conçu à une époque où le web était encore statique, autrement dit à une époque où les mises à jour des sites étaient au mieux quotidiennes, plus généralement hebdomadaires.
Pourtant aujourd'hui, la plupart des sites possèdent des processus d'actualisation qui en font des objets informationnels en perpétuel mouvement. Ainsi, lorsque l'on surfe sur le web en 2008, on visite en réalité une version parfaitement unique du web, correspondant à l'instant t de notre connexion. Quelques secondes plus tard, le web sera différent, tout comme il l'était quelques secondes plus tôt. Et si par exemple, vous recherchez le prix d'un DVD sur eBay, l'information que vous allez trouver ne sera valable que pour cet instant précis, et le prix peut-être totalement différent de celui que vous auriez pu trouver une heure plus tôt. ![]() C'est en cherchant à résoudre ce problème de limitation temporelle de l'information que les chercheurs d'Adobe Systems et de l'Université de Washington ont mis au point le logiciel Zoetrope, présenté dans une version préparatoire en octobre dernier. Enregistrant depuis 4 mois le contenu changeant de près de 1000 sites, l'application particulièrement intuitive permet de voyager dans cette masse de données, de les filtrer par termes de recherche spécifiques, et plus impressionnant encore, des relier entre elles les informations récoltées. Concrètement, et comme le montre la vidéo de présentation, le logiciel peut vous permettre par exemple de mettre en évidence le lien entre le cours du baril de brut récupéré sur un site boursier et le prix de l'essence à la pompe affiché sur celui de votre supermarché. Mais au-delà des requêtes liées à la spéculations financières mises en avant dans la vidéo, on peut aussi imaginer un tas d'autres formules qui pourraient mettre en évidence des rapports de cause à effet insoupçonnés. ![]() Prévu pour être mis à disposition du public gratuitement dès le printemps prochain, Zoetrope risque donc de s'imposer - s'il permet vraiment de faire tout ce qu'il promet - comme un outil incontournable de la recherche web. Digg Attack![]() Survivre dans l’enfer spatial informationnel, c’est l’intrépide mission que propose le Digg-‘em-up Digg Attack. Réalisé par Jacob Seidelin, virtuose du DHTML et occasionnellement des jeux cheap intégralement codés en JavaScript (auteur du très populaire Super Mario in 14kb JS), ce retrogame donne à shooter des aliens incarnations des Dugg Stories qui pullulent dans le bouge ouèb2 de Kevin Rose. Facebook automatiquePosté par Troudair le 11.11.08 à 09:35 | tags : facebook, hacktivisme, hype naze, internet 2.0, media art, réseaux sociaux
Magie du web, c'est en réponse au TwittGenerator de Yann Le Guennec dont nous parlions ici qu'Indira Montoya a conçu son "Facebook-me!".
Le principe est le même, c'est à dire aller récupérer le flux de search.live.com pour générer automatiquement des messages qui seront ensuite injectés (ou non) par l'internaute sur son compte Facebook. ![]() Facebook, Twitter, même combat. Aucune raison en effet de dénoncer une hype naze et laisser l'autre s'en tirer. L'injustice est désormais réparée et les robots peuvent enfin dérouler leur poésie surréaliste sur les deux plateformes. Méta-hyper-texteSuite de notre série sémantique, en lien avec le Dadameter de Christophe Bruno qu'on présentait la semaine dernière.
En apparence, LinkedFacts est un de ces méta-moteurs qui permettent sur une requête d'afficher les résultats de Yahoo!, Google, Flickr, etc. Mais en pratique, l'objet va bien plus loin, car au lieu de se présenter sous forme d'une page simple avec un champ de recherche, l'outil est conçu pour s'intégrer directement à une page web. Expliqué plus simplement, quand vous installez LinkedFacts sur votre blog, par exemple, celui-ci va repérer dans votre texte les noms propres (villes, personnalités, etc.) et effectuer automatiquement une recherche rapide sur la plupart des moteurs existants. Le résultat de ces recherches est accessible en cliquant tout simplement sur le mot voulu dans votre texte. ![]() Pratique, me direz-vous, sauf qu'à y regarder de plus près, cet outil s'avère dans l'exacte continuité des réflexions de Christophe Bruno sur la perversion du langage, mais aussi le remplacement progressif des liens "humainement dirigés" par des liens concoctés par des robots. L'un des plus grands outils du web tel qu'on le connait est en effet l'hypertexte, et la possibilité pour l'auteur d'une page de relier certains des mots qu'elle contient à un contenu original, dont la proximité thématique n'est parfois pas directement visible pour le lecteur. La gymnastique intellectuelle qui s'en suit, et qui oblige à relier une information à une autre est l'une des grandes richesses de la lecture en ligne, même si celle-ci, avouons-le, est de moins en moins exploitée. C'est d'ailleurs pour cette raison que LinkedFacts n'est pas un outil qu'il faut pointer du doigt comme responsable d'une dégradation future de la richesse du web, mais au contraire un outil logique qui vient formaliser et automatiser une pratique déjà largement répandue (y compris dans nos colonnes) et qui veut qu'un lien hypertexte n'ait pas d'autre fonction qu'apporter une information complémentaire et encyclopédique à un nom propre. Plutôt que de taper sur les autres, jetons ainsi un oeil au système de liens de Flu, qui va lui-aussi dans ce sens. Ainsi, si je parle d'Albert Camus, de Jean-Luc Godard ou de Britney Spears, les liens en question ne vous enverrons pas vers des pages curieuses quelque part sur la Toile, dont l'association avec le nom propre concerné vous obligera à une réflexion quelconque. Non, les liens pointeront systématiquement vers la partie encyclopédie de Flu, utilisant un circuit fermé qui va totalement à l'encontre de la philosophie originelle de l'hyper-texte. Et si je fais ça, quand je rédige un article, c'est tout simplement parce que j'ai un petit bouton tout prêt dans la partie administation de ce blog. La feignantise, contrairement à une idée répandue, n'est donc pas seulement du côté du lecteur, mais surtout du côté du rédacteur. ![]() Même chose avec Wikipedia, dont nous parlait à juste titre un lecteur dans les commentaires de l'article sur le Dadameter. En partant d'une recherche standard sur n'importe quoi, le système de liens étant tellement automatisé qu'il peut transporter le lecteur à peu près n'importe où, sans aucune sorte de logique ou d'argumentation. Cette tendance à l'automatisation, amorcée par l'apparition des "back-office" de Blogger et continuée par la structure même de nombreux CMS, est donc tout simplement en passe de tuer l'hypertexte orginel, et de réduire à néant toutes les réflexions sur le réseau de ces 15 dernières années (rhyzomes deleuziens et compagnie). LinkedFacts n'est donc pas l'outil qui va faire disparaître la philosophie du TARGET="_blank", mais tout simplement l'outil qui enterrine son acte de décès. Méconnaissance facialeVideoSurf ne fonctionne pas, et on en serait presque soulagé. ![]()
Embryon d'infosphèrePosté par Troudair le 17.10.08 à 10:21 | tags : surveillance, réseaux sociaux, internet 2.0, twitter
Cela fait plusieurs décennies maintenant que les écrivains de science-fiction ont décrit l'utopie infosphérique : un réseau accessible à n'importe quel endroit de la planète proposant toutes les données possibles sur tous les lieux possibles.
Pourtant, et malgré l'explosion des réseaux sociaux, bien peu de start-up ont misé sur cet aspect du partage de l'information, et encore moins sur les connexions directes entre monde physique et monde virtuel. Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est peut-être même Twitter, qui jusqu'à présent, était la meilleure passerelle permettant de faire le lien entre événements vécus offline et le témoignage quasi-instantané de cet événement online. On pourrait disserter longtemps sur cette constatation, et pointer du doigt le fait que bien entendu, la construction des réseaux sociaux s'est faite non pas dans un souci d'altruisme ("je partage une information pour en faire profiter les autres"), mais dans un souci de nombrilisme ("regardez ma vie et dites-moi qu'elle est géniale"). Mais au lieu de se perdre en lieux communs, peut-être vaudrait-il mieux suivre la destinée d'un nouveau site 2.0 qui va à l'encontre de cette tendance. ![]() Pachube vient donc de sortir, et bien plus qu'un réseau social, il s'agit surtout d'un réseau informationnel qui propose, en théorie, de diffuser en temps réel n'importe quel flux d'information généré par un capteur physique. Température, humidité de l'air, taux d'ensoleillement, puissance du vent, mais aussi nombre de dispositifs bluetooth détectés dans une zone donnée, ou nombre de passants qui parcourent un point précis du trottoir, toute donnée est assimilée par le système et publiée en ligne, géolocalisée grâce à Google Maps. Le procédé est techniquement assez simple, mais le résultat forcément monstrueux, car si dans l'immédiat, très peu d'utilisateurs sont connectés et diffusent un nombre de flux assez réduit aux qualités pour le moins conventionnelles, on peut commencer à imaginer à quoi pourrait ressembler un Pachube sur lequel tous les capteurs du monde seraient reliés. ![]() Cette vision serait tout simplement celle dont parlent les cyber-visionnaires, la pure infosphère utopique, Big Brother consenti par des hommes qui l'alimentent et en dépendent à la fois. Mais comme nous le disions plus haut, le 21e siècle ne brillera pas par son altruisme, et il y a fort à parier que Pachube ne trouvera pas beaucoup plus d'utilisateurs qu'il n'en compte aujourd'hui. La mythique infosphère sera donc encore embryonnaire pour quelques décennies supplémentaires, et la publication globale de toute chose en temps réel n'est pas encore pour demain. Ce qui nous amène à une autre question terrifiante : est-ce que finalement, l'idéologie ultra-libérale, nombriliste et égocentrée ne serait pas le dernier rempart contre la surveillance technologique généralisée ? Commentaires ouverts... La fraîcheur du poissonAvant de publier un post sur un sujet qu'on trouve intéressant, on peut avoir le réflexe de vérifier si par hasard, un autre blog ne l'aurait pas fait avant.
Fondamentalement, c'est une pratique un peu con, puisque après tout, si vous avez envie de faire partager quelque chose, pourquoi s'inquiéter de l'exclusivité ? Et pourtant, comme on peut s'en apercevoir très souvent dans ces colonnes, il y a une limite au reblogging, presque comparable à la fraîcheur du poisson dans votre hypermarché préféré. Parce que s'il y a une chose que les lecteurs techno-addicts et autres surfeurs sans planche détestent, c'est bien qu'on leur parle d'un truc qu'ils connaissent déjà. Peu importe que votre commentaire apporte un point de vue singulier sur un même sujet, ce qui est important c'est la fraîcheur du sujet, et si jamais votre produit ne satisfait pas les normes en question, les commentaires négatifs vont pleuvoir pour vous signifier que "bon ça va, on le connaît déjà ce truc, tu m'as fait perdre un temps précieux à cliquer". En d'autres termes : "il est pas frais ton poisson !" ![]() Trop de choses chaque jour, trop de fils RSS à suivre, de données à trier, d'infos à forwarder et d'autres à zapper. Dans la masse sans cesse renouvelée des informations futiles et périssables du web, il faut constamment faire des choix et juger de ce qui mérite qu'on s'y arrête, et ce qui nous fait perdre notre temps, et de plus en plus, ça n'est pas la pertinence d'un sujet qui fait sa valeur, mais bien sa fraîcheur. On peut même aller plus loin en disant que quelle que soit l'information finalement, la pratique du surf à haute dose la change irrémédiablement en "news", c'est à dire en dépêche dont l'intérêt ne réside que dans le fait qu'elle est porteuse de l'annonce d'un fait présent. Et comme tout fait présent, cette annonce a une durée de vie, au-delà de laquelle elle meurt et ne présente plus d'intérêt qu'historique. Et qui ça intéresse, l'histoire ? ![]() Le bloggeur Taylor McKnight a essayé de représenter cette tendance dans un graphique, et même si tout ça n'a rien de très scientifique, on arrive malgré tout à cette même conclusion : on peut tout dire en ligne, à condition qu'on soit dans les premiers à le dire. Au-delà, notre avis n'a plus la moindre importance, car ce qui est important pour un surfeur ou un blogger, ça n'est pas de s'enrichir au contact d'une idée particulière commentant un fait, mais au contraire de prendre possession de ce fait pour y adjoindre son propre commentaire. En résumé, c'est l'idéologie "café du commerce" qui décide de la pertinence d'une information bloggée. Comme au comptoir, un ballon de rouge à la main, les bloggeurs saisissent au vol les idées qui passent autour du zinc et se fendent de leur avis, sans nécessairement prendre en compte les autres commentaires qui fusent tout autour. Déboulez donc dans un bistrot et lancez un sujet d'actualité qui date d'il y a un mois, et vous verrez comment on va vous recevoir. Déjà débattu = histoire ancienne. Alors est-ce qu'on doit regretter cet état de fait, ou se justifier d'avoir l'outrecuidance de parler des vieilles choses ? Ici même, à contre-coeur, on le fait souvent, et autre exemple, nos confrères d'Ecrans.fr possèdent eux-aussi une rubrique intitulée "Pas tout neuf, et alors ?", dont le titre même désamorce les inévitables commentaires susceptibles de railler le traitement d'une info qui aux yeux de beaucoup, n'en est plus une. Doit-on, perpétuellement, face à n'importe quelle découverte personnelle, s'assurer qu'on n'a pas dépassé le seuil fatidique des 7 ou 8 reblogging suggérés par Taylor McKnight ? Non, de toute évidence. Se justifier, s'excuser de n'être pas là à l'exact moment de la sortie d'une information, c'est finalement encourager ce mouvement "café du commerce", c'est reconnaître que ce qu'on écrit, ce qu'on pense, n'a aucune importance et que seule compte la fraîcheur du poisson. Un blog n'est pas une agence de presse. Et même si la technologie, en particulier les fils RSS, ont mécaniquement orienté le blogging vers cette tendance, il convient parfois de remettre les pendules à l'heure, et d'assumer que si nous écrivons en ligne, c'est pour exprimer une opinion, développer une vision du monde, et que les sujets abordés ne sont que la matière à l'élaboration de cette vision. A penser nos sociétés comme des "sociétés de l'information", on reconnaît que nous ne sommes que des passeurs, des coursiers de l'information dont le moins rapide n'a plus qu'à pointer à l'ANPE. Continuer à parler des vieilles choses, sans s'en excuser, serait peut-être un pas important vers un idéal de web en fuite, vers l'idée que nous aimerions vivre non plus dans une société de l'information, une "société du poisson frais", mais plutôt dans une société de l'opinion et de la réflexion collective. Le web version papierAvant de devenir de belles interfaces bardées de pixels, la plupart des sites web sont passés par l'étape croquis : hop un logo ici, une box par là, trois onglets là haut et les vignettes à peu près comme ça. Le blog Deeplinking présente une petite dizaine de ces sketchbooks, dont certains comme Twitter, Flickr ou Vimeo sont devenus les hits que l'on sait. Ci-dessous, poussant le vice un peu plus loin, une version interactive du service de messagerie coréen Hanmail : A Flu aussi on froisse du papier chaque fois que l'on tente d'améliorer une rubrique ou que l'on lance une nouvelle fonctionnalité. Malheureusement (ou pas), de ces crobards il ne reste rien. Quoique... si on retrouve des planches historiques (!?), promis on vous les met de côté pour fêter notre jubilé (10 ans) à la rentrée prochaine... Vous n'êtes pas encore morts mais... Tout le monde sait que Twitter ne sert strictement à rien, et on pourrait même écrire un roman sur les raisons de son succès.Mais plutôt que de se fatiguer (il fait chaud, pfiou...), intéressons-nous plutôt à une initiative qui dans le rien général apporte du "pas grand chose" particulier. Tom Taylor, geek autoproclamé, a en effet conçu un bot sympathique qui envoie directement sur un compte Twitter les occurrences prélevées dans la Near Earth Objects Database de la NASA. En clair, ça signifie que régulièrement, on peut voir sur ce Twitter quel astéroïde dangereux vient de frôler la Terre. Y sont inscrits sa vitesse, son petit nom, et de combien de millions de kilomètres il nous a loupé. Comme on l'a dit, c'est un bot qui alimente ce compte, et par conséquent, si jamais l'un de ces astéroïdes venait à s'écraser sur Terre, anihilant toute vie sur son passage, on imagine que le Twitter en question témoignera de la collision avec la même froideur physique, sans que plus aucun humain ne soit là pour le voir. Twitter qui survit à la race humaine, et qui en plus l'annonce bêtement et sans émotion, voilà la nouvelle idéale pour nous mettre de bonne humeur ce matin. T'as de belles stats, tu saisGoogle vient de muscler son Google Trends (dont on vous parlait ici) avec une nouvelle fonction Websites qui permet de comparer l'audience des sites web. Ce nouvel outil "combine diverses sources d’informations, données regroupées de Google (Google Toolbar) et de parties tierces". Comme d'hab', dans sa vaste et philanthropique entreprise de transparence, Google n'est pas très clair sur la formule du schlimblick, mais il n'empêche : pour avoir eu l'occasion de recouper avec d'autres sources statistiques (Cyberestat, Nielsen...), les données de Google sont d'une redoutable précision. Rien à voir avec Alexa, dont les statistiques sont d'une imprécision proverbiale puisque le site exploite un "panel" qui surévalue très largement l'homo-numericus américain (autrement appelé : geek US). Avec Google, ça ressemble à ça :
![]() Enfin, et ça n'est pas le moindre des effets pressentis, cette mise à dispostion publique des audiences va sans doute accompagner la reformulation - en cours - du paysage médiatique dans l'imaginaire collectif. Saviez-vous que le site du Monde était plus visité que celui de TF1, qui se trouve à peu près à touche-touche avec celui du Figaro ? On se désole beaucoup de l'état de la presse (qui a ses soucis, certes...), mais pour qui n'a jamais eu entre les mains un outil professionnel, type Nielsen, voilà qui remet les choses en perspective. Voici par contre une autre perspective possible : ![]() La petite ligne jaune en bas, écrasée le nez contre le sol, c'est Le Monde. La recherche a été effectuée à l'international, ce qui dessert évidemment notre auguste Fleuron (il est possible de faire des recherches sur la France uniquement, Daily et Wiki restant bien au-dessus du Monde et de TF1). La perspective néanmoins est assez saisissante. Une illustration parmi d'autres possibles de la force des "pure players", ces grands joueurs qui ne sortent jamais du réseau, avec un exemple emblématique de web contributif et non-commercial (Wikipedia). Imaginez maintenant qu'on ajoute Google.fr à notre moulinette magique : Dailymotion à son tour va-t-il se retrouver à plat ventre ? On ne le saura pas. Google.fr has no data available for ranking. Google, ou l'anti-arroseur arrosé permanent. Le chantre de la transparence ne diffuse aucun chiffre sur aucun de ses sites (Google, Youtube, Picasa etc.). Argument officiel avancé : pas de données intermédiaires publiées pour des raisons de communication financière (cf. article Techcrunch). Les autres sociétés côtées en bourse apprécieront. Argument plus plausible : en se fondant sur sa Toolbar, Google s'auto-comptabiliserait automatiquement 100 % d'audience web (mais n'était-il pas possible de pondérer avec les fameuses "parties tierces" ?). Quoiqu'il en soit, Google n'en est pas à 100 %, c'est vrai. Et puis, Google est pudique... The Facebook captcha clipAprès les "salut" de Myspace (Prouve que tu existes), introducin'... The Facebook captcha clip. Montage et musique : Arnaud Contreras et Serge Calka (Ceux qui marchent debout). Merci les gars ! Prouve que tu existes"Un utilisateur se fait passer pour moi… que faire ? Afin que nous vérifions ton identité, envoie-nous un salut", dixit MySpace. PROOF : un montage de Brad Troemel et Randi Heylek. Une nouvelle preuve de vie sur la planète Myspace. Editeur de mensonges La déception du web 2.0 commence à poindre.On vous avait promis un monde online plus démocratique, où la voix de chacun aurait autant de poids que celle d'un grand groupe de presse, où les réseaux sociaux permettraient de faire émerger des idées singulières, à contre-courant de la pensée consensuelle ambiante. Et on vous a menti. Les réseaux sociaux, l'information, la communication : tout est faux. C'est la base de la réflexion de Fake is a Fake, nouveau projet du collectif italien "Les Liens Invisibles", qu'on connaissait déjà pour son détournement de Flickr subversif, le bien nommé Subvertr. Fake is a Fake se présente sous la forme d'un Wordpress amélioré dont tous les thèmes prédéfinis sont des plagiats graphiques de sites tels que le Financial Times, la Repubblica, ou en français, Le Figaro et l'Elysée. Inspirés par l'initiative de 0100101110101101.org, qui avait lancé un faux site du Vatican en 98, Les Liens Invisibles se sont dit qu'il fallait rendre cette technologie de la subversion accessible à tous. Ainsi, moyennant une inscription gratuite et quelques connaissances de Wordpress, tout le monde peut maintenant lancer son propre faux site institutionnel, hebergé sur les serveurs du projet, et dont l'adresse, inévitablement, ressemblera, par exemple, à jesus.isafake.org Mais ça, on le savait déjà... La course du temps façon FlickrPosté par Puck le 17.03.08 à 18:31 | tags : flickr, google, internet 2.0, photo, réseaux sociaux, web-réalité
On connaissait déjà Flickr Time (cf post précédent sur Aeiou et www) ou Flickr graph (www) de Marumushi. Mais nous avions omis de vous présenter Flickr Fusion. L'API de Flickr est utilisée ici pour donner à voir en temps réel les dernières images publiées, sur fond de géolocalisation via Google Map. L'effet de vision globalisée et simultanée des temps personnels de chacun des usagers, partout dans le monde, est saisissant. Mais c'est exactement le même principe que TwitterVision (www), remarquerez-vous. Certes, c'est le même créateur, David Troy, qui l'a développé. La force visuelle en plus. Wikia search : Comment Jimmy Wales veut grignoter Google
L'objectif dixit Wikia serait de grignoter en 2008 3 à 5% de parts de marché de la recherche en ligne. Un peu comme Firefox avec IE ? Le poinçonneur des médias Dans le labo de Digg, voici venir les Digg Pics. Soit la représentation visuelle en temps réel des news les plus récentes et les plus "diguées" ("poinçonnées") par les utilisateurs de l'agrégateur de nouvelles. C'est rigolo, mais ça manque d'une bande son : J'ai dans la tête un carnaval de confettis/ j'en amène jusque dans mon lit / et sous mon ciel de faïence / je n'vois briller que les correspondances...Images à la pelle Le grand problème du web, d'après ses ennemis les plus coriaces, c'est que dans la masse des données publiées, il devient bien difficile de les hiérarchiser. Tout le monde publie tout, le web 2.0 l'encourage en fournissant des outils simplissimes pour le faire, et la toile devient de fait une immense masse d'informations brutes au milieu de laquelle le pauvre surfeur se doit de faire son propre tri, moyennant une somme considérable de déchets.C'est peut-être cette idée qui a guidé la création de Typeish. Sorte d'hybride entre Flickr et Del.icio.us, ce site collaboratif permet en effet à l'utilisateur de bookmarker les images qu'il trouve sur le web, mais en respectant un cahier des charges éditorial. La charte de publication encourage donc les images "inspirantes, provocatrices, toxiques, exquises, captivantes" issues de la "photographie, du design, de l'art, de la mode, du marketing". Certes, on se serait bien passé des mentions "mode et marketing", qui plombent légèrement le côté rafraichissant du projet en le submergeant d'images de minettes à moitié à poil, mais déjà, le site propose suffisament de propositions dans les autres domaines pour trouver son bonheur. De plus, la simple idée de créer un outil de partage de liens qui, pour une fois, ne soit pas totalement laissé à l'appréciation de l'utilisateur, et qui lui impose des thématiques claires, se doit d'être appréciée à sa juste valeur tellement elle détone dans le paysage du web 2.0. Et même s'il y a fort à parier qu'à terme, ce type d'outil finira lui-aussi noyé par l'uniformisation graphique qu'on subit ailleurs, on dispose d'au moins quelques mois pour s'y plonger et découvrir de belles trouvailles. Pour l'heure, l'inscription au site doit se faire par mail et le flux RSS est à la ramasse, mais c'est à se demander si ces deux facteurs ne sont pas justement gage de qualité. A suivre. Knol : Comment Google veut croquer Wikipedia
Knol en trois points : |
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