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De toutes les possibilités (d'infiltrer un sytème informatique sécurisé), c'est la hack qu'ils préfèrent. Ils (et elles) sont : artistes médiatiques, agents provocateurs, activistes informatiques, pirates des systèmes, gentlemen des réseaux... Tous les posts Hacktivisme.

The Pirate Bay parie sur le modèle Napster

Posté par Easywriter le 30.06.09 à 18:29 | tags : bulle, hacktivisme

"C'est l'histoire d'un site qui prospère à la marge de l'industrie. Pour mieux se développer et payer quelques amendes, le site s'adosse à une grosse boîte.

- Et après ?

- Ben normalement après il meurt..".

Après Napster, racheté avec le succès que l'on sait par Bertelsmann, The Pirate Bay tombe dans les bras de Global Gaming Factory X AB, pour la modique somme de 5,6 millions d'euros.
 Dont la moitié paiera l'amende infligée lors du procès s'ils ne gagnent pas en appel.
Le nouveau propriétaire, un éditeur suédois, compte bien passer des accords avec les fournisseurs de contenus et les ayants droits. Espérons que les pirates en se "normalisant" réussiront quand même à révolutionner le modèle de distribution des biens dématérialisés. 




Des pirates suédois changent le nom d’un de leurs ennemis

Posté par Jordan le 08.06.09 à 19:34 | tags : hacktivisme

Alors que le Parti Pirate fait son entrée au Parlement Européen, le combat continue, en Suède, entre ténors de la lutte contre la piraterie et hacktivistes facétieux.
L’avocat de l'Antipiratbyrån Henrik Pontén a récemment reçu par la poste un lettre du Trésor Public lui confirmant que sa demande de changement de nom avait été acceptée et prise en compte. Il s’appelle désormais, officiellement, Pirate Pontén.
EPIC LOL, s’est peut-être exclamé le défenseur du copyright, avant de laisser la moutarde lui monter au nez, et de porter plainte.

Pontén a jugé cet acte idiot. « Les pirates ont tenté les menaces, ils essaient maintenant d’autres méthodes », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il est bien malvenu pour un mouvement qui évoque régulièrement l’importance de l’intégrité personnelle de violer la sienne. Selon lui, les pirates mènent une campagne contre tous ceux qui ne partagent pas leur opinion. L’avocat a invité le Parti Pirate à se dissocier de ces agissements, bien que rien ne les y implique.
Son vice-président Christian Engström a tout-de-même précisé que si la moquerie est acceptable, de telles initiatives ne servent pas la cause qu’ils défendent.
Le Trésor Public a pour sa part informé Pirate Pontén qu’il retrouverait rapidement son prénom.
 







Le Front de gauche s'est-il fait hacker ?

Posté par Easywriter le 26.05.09 à 11:58 | tags : hacktivisme
En tout cas on l'espère parce que sinon rien ne va plus. Voilà ce qu'on peut lire à sur un blog lié à République et socialisme, blog qui soutient le Front de gauche aux Européennes
Plus bizarre encore, le dernier Twitt du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon :
 
Mise à jour à 16h40 : Renseignements pris auprès du Parti de gauche, le blog lié à République et socialisme a bien été hacké. Via le twittfeed, le twitter du Parti de gauche en a lui aussi fait les frais. Tout est rentré dans l'ordre. 



Google jette les pirates par dessus bord

Posté par Jordan le 04.05.09 à 22:59 | tags : google, hacktivisme

Le site du populaire client BitTorrent uTorrent (28 millions d'utilisateurs actifs) affichait depuis quelques semaines un moteur de recherche de torrents qui utilisait très simplement les fonctionnalités de personnalisation proposées par Google afin de trier les réponses. Pas parfaite, cette solution avait le mérite de permettre aux novices venus goûter aux torrents via le petit logiciel de trouver quelques premiers fichiers à télécharger, avant de découvrir les sites spécialisés tels isoHunt, Mininova ou The Pirate Bay (dont les contenus sont évidemment indexés par Google).

Au cours du procès qui opposait récemment les quatre administrateurs du site suédois susnommé aux représentants des industries musicales et cinématographiques, les avocats de la défense ont fait valoir à plusieurs reprises que leur reprocher d'être un moteur de recherche indexant notamment des liens torrents revenait à mettre Google sur le banc des accusés, le leader mondial de la recherche permettant exactement la même chose.
Un brin de mauvaise foi invitait à mettre de côté le fait que le logo de Google n'est pas un bateau pirate, mais sur le plan technique, l'argumentation des plaignants (gagnants), ne faisait pas grande différence entre la firme de Mountain View et le site de flibustiers.  

Google a donc réagi, sous la plume de son conseiller européen aux affaires publiques Marco Pancino, qui a publié le 27 avril dernier un billet sur le blog italien de la société, dans lequel il explique comment celle-ci collabore avec les ayant-droits, œuvrant à la suppression des contenus piratés quand elle en a les moyens. Il fait une comparaison du moteur de recherche à une autoroute, se déchargeant de la responsabilité des accidents causés par des automobilistes ne respectant pas le code. Autrement dit, il avance le même argument fondamental que The Pirate Bay : celui de la neutralité de la technique et de l'absurdité pour un hébergeur, au sens de la législation européenne, ou l'éditeur d'un logiciel, d'un service auquel on reconnaît cette qualité, d'être tenu responsable des agissements frauduleux de certains de ses utilisateurs…

 

Revenons au moteur Google intégré au site uTorrent, qui assure un partage de revenus publicitaires (via les résultats des recherches) entre les deux sociétés. Il a buggé. Du coup il a été retiré.
Il semble bien que le problème vienne de Google, qui bloque les requêtes provenant de www.utorrent.com. Le site The Pirate Google, mashup militant, a connu les mêmes soucis et ne marche que grâce à une ruse temporaire, dixit son administrateur. D'autres sites au principe similaire fonctionnent toujours, c'est le cas de TorrentScoop par exemple. Mais on peut supposer que cela ne va pas durer, d'autant plus que ces sites sont autorisés à afficher des Google Ads, car ils ne renvoient pas directement vers du contenu copyrighté !
Google est en train de lâcher les pirates.




The Pirate Bay joue avec son "whois"

Posté par Jordan le 29.04.09 à 22:52 | tags : hacktivisme

Le site de partage de torrents a cette semaine changé d'adresse IP et, à cette occasion, ajouté aux données inscrites au registre RIPE quelques lignes un tantinet provocatrices : sous le petit artwork ASCII, il est maintenant écrit que The Pirate Bay est client des cabinets d'avocats Danowsky & Partner (qui représentait l'IFPI dans le procès récemment perdu), Maqs (qui représentait la MPAA) et du Bureau anti-piraterie suédois. Et le whois de préciser qu'en cas de réclamation c'est à eux qu'il faut s'adresser, mentionnant généreusement leurs adresses email. Pratique : quand Luc Besson voudra demander à ce que le site retire un torrent de sa base, c'est aux avocats des studios de cinéma qu'il écrira…
La blague, jolie quenelle à l'attention des adversaires de TPB dans l'ubuesque procès qui sera peut-être révisé, est aussi une manière de rappeler que les informations présentes dans le registre ne sont pas forcément véraces, contrairement à ce que prétendait l'accusation quand elle brandissait ces données (incorrectes) à charge.




Procès Pirate Bay : mise en cause du juge et demande de révision

Posté par Jordan le 23.04.09 à 17:55 | tags : hacktivisme, droits d'auteur

EPIC rebondissement dans le procès qui oppose le site de partage de torrents aux industries de la musique et du cinéma : une semaine après le verdict défavorable aux quatre accusés, et alors que le Parti Pirate compte ses nouveaux adhérents par milliers, la Sveriges Radio a révélé ce matin que le juge Tomas Norström siège au conseil d'administration du Svenska föreningen för industriellt rättsskydd (association pour la protection de la propriété intellectuelle), et est membre du Svenska föreningen för upphovsrätt (association du droit d'auteur) aux côtés des avocats Henrik Pontén, Peter Danowsky et Monique Wadsted, qui ont défendu les intérêts des majors dans cette affaire !

 

Le juge a immédiatement réagi, expliquant qu'il avait, comme il le fait à chaque fois, auto-évalué son impartialité, et considéré qu'il n'y avait en l'espèce pas de conflit d'intérêts.
Rick Falkvinge, président du Parti Pirate, a vilipendé un procès sous influence.
Peter Althin, avocat de Peter Sunde, porte-parole de Pirate Bay, a annoncé qu'il comptait demander que le procès soit révisé. Les autres avocats de la défense ne se sont pas encore prononcés. Ce sera ensuite à la Cour d'appel de décider si les protagonistes de l'affaire doivent effectivement repasser devant un autre juge de première instance.




The Pirate Bay condamné : relisez le dossier complet

Posté par Easywriter le 17.04.09 à 18:18 | tags : droits d'auteur, hacktivisme

Peter Sunde, Fredrik Neij et Gottfrid Svartholm, les trois fondateurs du plus grand tracker de torrent du monde, et Carl Lundström, accusé d'avoir investi des fonds dans le site, ont donc écopé d'un an de prison ferme et de 2,7 millions d'euros de dommages et intérêts à l'issue du fameux procès Pirate Bay.
Le tribunal a suivi les requêtes du procureur malgré les failles invraisemblables des avocats de l'IFPI (International Federation of the Phonographic Industry).
"Stay calm - Nothing will happen to TPB, us personally or file sharing what so ever. This is just a theater for the media.", a indiqué Peter Sunde sur son Twitter.

Tous ont fait appel et The Pirate Bay continue d'exister, ses 22 millions d'urtilisateurs vont être invités à s'impliquer et à soutenir le site.

En attendant le prochain épisode, Flu vous propose de télécharger gratuitement son dossier spécial qui retrace deux mois d'un procès-spectacle ahurissant.




Télécharger en magasin directement depuis son téléphone

Posté par Jordan le 12.03.09 à 19:21 | tags : hacktivisme, mobilité

Certains affirment, faisant par là preuve d'une odieuse complaisance, que les pirates ont toujours un temps d'avance.
Alors que les débats font rage sur les bancs déserts de notre Assemblée Nationale, quelques cyberterroristes ont lancé sur le site androidandme des contests à destination des développeurs d'applications Android, l'OS mobile de Google. Le concept de ces concours appelés Android Bounty est simple : les utilisateurs donnent des idées d'applications qu'ils aimeraient avoir sur leur smartphone, et invitent la communauté à financer/sponsoriser le projet. Aux développeurs ensuite de faire la course pour obtenir la récompense.

Première application développée : Torrent Droid, un lecteur de code-barres qui identifie un film, interroge ensuite les principaux moteurs de recherche de torrents, et lance à distance le téléchargement du fichier sur un PC. Autrement dit, vous vous baladez à la Fnac, chez Virgin ou dans votre supermarché préféré, vous filmez deux secondes la jaquette et hop, quand vous rentrez à la maison le film est sur votre disque dur.
Le criminel qui a programmé la chose a empoché 90$, et peut maintenant se la couler douce pour le restant de ses jours aux dépens des artistes qu'il méprise très clairement.

L'on ne sait trop pourquoi, il semble que l'auteur de la vidéo tire sur un gros bong pendant qu'il filme, étayant la thèse selon laquelle les internautes qui téléchargent ont des problèmes de drogue.
L'actu de la loi Hadopi est sur le blog société.

Voir également téléchargement et streaming vidéo sur internet

 




Cracher sur Hadopi dans le temps et dans l'espace

Posté par Jordan le 02.03.09 à 20:28 | tags : politique, hacktivisme

Les débats sur la loi Création et Internet, qui doit entre autres instituer la riposte graduée, animeront l'Assemblée dès après-demain. Les internautes sont majoritairement contre, et ont envie de le dire. Ils le diront donc, et ce majoritairement sur Twitter, outil presque majeur de micro-communication qui a au moins le mérite de limiter les trolls à 140 signes (et du coup de stimuler leur créativité, permettant ainsi la mutation vers une nouvelle race de trolls, aussis redoutables que concis).

Des personnes prévoyantes de Politechnicart ("laboratoire universitaire autonome en lutte et agence de communication en devenir") ont donc mis en place une plateforme "persistante, pervasive et située" de "débat participatif géolocalisé en temps réel contre l’Hadopi", autrement dit un mashup des API de Google Maps, Twitter et de la librairie javascript Timemap, qui traque dans les conversations le hashtag #hadopi.
On note qu'il s'agit d'un "débat" "contre", donc supporters de Christine Albanel et groupies de Frédéric Lefebvre merci de vous abstenir. On note aussi qu'il s'agit d'un laboratoire universitaire futur agence de com, donc… Rien, on le note, c'est tout.
API’s vs. Hadopi (c'est le nom de la plateforme) diffusera également les débats.

Related : Hadopi qu'en pense l'Europe ? Sur Tempus Fugit, le blog société




Le manifeste The Pirate Bay et le black-out du Net français

Posté par Jordan le 26.02.09 à 23:37 | tags : hacktivisme

Alors que se poursuit le procès du site suédois The Pirate Bay, celui-ci vient de publier son manifeste intitulé POwr, Broccoli and Kopimi. En 100 principes de vie, l'ouvrage entend diffuser l'esprit Kopimi.
Un logo Kopimi apparaissait depuis un certain temps en bas de la page d'accueil du site de torrents, mais personne ne savait ce qu'il désignait, pas même vraiment ceux qui l'y avaient apposé. Pour lui donner du sens, les amusants corsaires ont donc rédigé ce manifeste gentiment prosélyte, que les internautes sont bien sûr invités à "partager, traduire, remixer, détourner, modifier, copier, jeter, broyer, déplacer, publier, brûler, cacher, refaire".
En voici les premières lignes : “According to Kopimi all truths can be summarized in one sentence: “The Internet is right.” Though seeded in prehistory, Kopimi is rooted in the future, and holds together a constantly vibrating avalanche of knowledge that forms the foundation for a discussion indifferent to the rippling changes of time and space”…
Et si vous n'avez toujours pas envie de le lire, voici quelques-uns des principes énoncés : "Don’t think outside the box. Build a box". "At a trial, deny everything". "Take care of small animals". "Stop using IRL. Use AFK instead" (lisez le compte-rendu du procès pour comprendre celui-ci !). "Sleep over at each others houses regularly."…

Pendant ce temps, en France, "devant le ridicule d'un gouvernement qui s'entête à vouloir déconnecter du Net des familles entières sans preuves valables ni procès, la Quadrature du Net appelle les citoyens épris de liberté à procéder au « black-out » de leurs sites, blogs, profils, avatars, etc.", imitant timidement une initiative similaire en Nouvelle-Zélande, où la « riposte graduée » menaçait également.

A cette opération symbolique l'on préfèrera l'appel probablement aussi vain mais argumenté de Numérama pour l'ouverture d'une enquête parlementaire contre Christine Albanel.

 




Solo sur Alanis

Posté par Troudair le 19.12.08 à 07:47 | tags : hacktivisme, myspace, remix, musique
On peut tout théoriser. Même le terrorisme.
Mais on ne le fera pas ici, préférant vous laisser juger l'attentat musical diffusé sous le nom "Soloing Over Alanis Morissette".
Car en extrémistes que vous êtes, vous savez que face à un attentat, les réactions sont variées, en fonction de votre adhésion ou non à "la cause".

Ici, la cause, c'est le massacre en règle d'Alanis Morissette à l'aide d'un solo de guitare atonal collé bien fort par dessus.
Certains trouveront le projet insensé, d'autres lèveront leur poing en l'air en riant.
Mais après tout, ce monde n'est que subjectivité, hein ?




Facebook automatique

Posté par Troudair le 11.11.08 à 09:35 | tags : facebook, hacktivisme, hype naze, internet 2.0, media art, réseaux sociaux
Magie du web, c'est en réponse au TwittGenerator de Yann Le Guennec dont nous parlions ici qu'Indira Montoya a conçu son "Facebook-me!".
Le principe est le même, c'est à dire aller récupérer le flux de search.live.com pour générer automatiquement des messages qui seront ensuite injectés (ou non) par l'internaute sur son compte Facebook.


Facebook, Twitter, même combat. Aucune raison en effet de dénoncer une hype naze et laisser l'autre s'en tirer.
L'injustice est désormais réparée et les robots peuvent enfin dérouler leur poésie surréaliste sur les deux plateformes.



Sandbag : ou comment détruire une tonne de CO2 en quelques clics

Posté par Gflu le 17.09.08 à 22:28 | tags : environnement, hacktivisme
C'est sans doute l'expérience d'autophagie capitaliste la plus réjouissante du moment : le site Sandbag.ork.uk, qui vient juste d'ouvrir, permet à tout un chacun d'acheter des permis d'émissions de C02 pour les sortir du marché. L'idée est aussi lumineuse qu'un halo de pollution urbaine dans une nuit d'automne : alors que le nombre de « droits à polluer » émis fait débat (leur surabondance entraine une chute du cours des crédits carbones et place certains industriels parmi les plus pollueurs en position virtuellement « éco-créditrice »), il s'agit ni plus ni moins de détruire ces permis. Ce qui, dans une métaphore dont seuls les marchés financiers ont le secret, revient à retirer ces tonnes de C02 elles-mêmes de nos beaux ciels azurés.



Evidemment, passés ces quelques clics, la question sur le fond est forcément un peu plus compliquée que ça (et le site Sandbag, sur le mode "il y a un problème ? nous avons la solution", en rajoute un chouia). Difficile de ne pas s'y perdre dans la technicité de ces échanges stratosphériques... Mes collègues de la rubrique Société préparent d'ailleurs un dossier sur ce sujet ô combien complexe, pour ne pas dire : épineux. En attendant, l'initiative peut clairement marquer les esprits : le nombre de certificats à émettre pour la phase 3 du mécanisme mis en place sont actuellement en cours de discussion à Bruxelles (cf. cet article sur le cours de la tonne de C02 pour y voir plus clair). Bryony Worthington, conceptrice du projet Sandbag, a quelques autres bons arguments en réserve, qu'elle développe dans cet entretien avec le Guardian (elle explique notamment comment elle espère convaincre certains industriels eux-mêmes de rétrocéder à Sandbag des permis d'émission ; ce marché est fou, on vous dit).
Et si vous n'êtes toujours pas convaincu - ou que vous aimez la comédie anglaise version homebrew, ce spot est pour vous :




Rage against John McCain

Posté par Troudair le 07.09.08 à 10:02 | tags : hacktivisme, musique, vidéo
Bon allez, ça n'a rien à voir avec les thèmes habituels de AEIOU, mais que voulez-vous... J'ai déjà rien dit ici quand j'ai appris que Rage Against The Machine se reformait, mais là, je peux pas faire autrement.
Ca fait déjà plusieurs jours qu'on entend parler du coup d'éclat du groupe de Los Angeles, qui a souhaité être présent aux abords des deux grandes conventions d'investiture, démocrate et républicaine.
Depuis toujours militant engagé sérieusement à gauche, le quatuor a organisé une série d'interventions et de concerts, à Denver tout d'abord, pendant qu'Obama était investi candidat officiel à l'élection présidentielle, puis à Minneapolis cette semaine, non loin du rassemblement républicain désignant John McCain.

Et c'est là que ça se gâte, car à Minneapolis, un couvre-feu était instauré à partir de 19 heures. Le groupe arrivant sur place un peu trop tard, on lui a gentiment signifié qu'il ne pouvait pas jouer au Ripple Effect Festival, où par ailleurs il n'était pas programmé.
Qu'à cela ne tienne. Zach de la Rocha et ses collègues sont tout simplement descendus dans le public et se sont mis à entonner deux chansons a capella au mégaphone.
Pour les connaisseurs, c'est Bulls on Parade et Killing in the Name. Pour les autres... bah.... à demain.




Correspondant étranger

Posté par Troudair le 13.06.08 à 08:04 | tags : environnement, hacktivisme, media art
A quelques heures du coup d'envoi d'un Pays-Bas/France sous haute-tension, il convient de trouver aux Néerlandais d'autres qualités que celle de renvoyer l'Equipe de France chez elle dès le premier tour.
Direction Amsterdam, donc, pour le projet Visual Foreign Correspondents, organisé conjointement par le De Balie Centre for Culture and Politics et le Netherlands Institute for Media Art.
Chaque mois, depuis novembre dernier et jusqu'à octobre prochain, un artiste étranger est invité à s'exprimer sur son actualité locale en concevant une oeuvre visuelle, audio, ou les deux. En plus d'être diffusée sur le web, l'oeuvre est aussi présentée sur un réseau d'écrans publiques à Amsterdam.

Depuis le 10 juin dernier, c'est l'américaine Tiffany Holmes qui propose donc son FRESH 2.0, animation de frises mouvantes conçues à partir de logos d'eaux minérales.
Avec cette oeuvre, l'artiste entend attirer l'attention sur l'imagerie liée à l'industrie de l'eau en bouteille, faite de montagnes majestueuses et de petites fleurs des champs, alors qu'il est prouvé que ce secteur économique est un véritable poison pour l'écologie dans les pays où l'eau potable sort des robinets de toutes les cuisines.
Même si l'oeuvre en elle-même ne se lit pas aussi clairement au premier coup d'oeil, il est toujours bon de rappeler que le conditionnement d'eau en bouteille a un coût supérieur à celui du pétrole, ce qui est toujours loin d'être admis par nos contemporains.



Ecouter de la musique sur Flickr

Posté par Troudair le 10.06.08 à 10:27 | tags : flickr, hacktivisme, mp3
Toujours prêts à rendre service aux braves internautes, les petits malins de Digital Inspiration vous apprennent ici comment intégrer un fichier .mp3 (ou de n'importe quel autre type d'ailleurs) à une image pour ensuite la partager sur Flickr.



La manipulation est bête comme chou (une petite commande DOS) et après téléchargement, l'utilisateur n'a qu'à renommer le fichier pour l'écouter.
Le site précise bien sûr que ce genre de manipulation n'est pas exempte de risque, puisque Flickr peut évidemment vous bannir pour ça, mais la facilité de cette méthode mérite tout de même d'être exposée ici, pour que définitivement, le FBI arrête de nous faire croire que les réseaux terroristes comptent en leur sein les meilleurs hackers du monde.



Hacking façon Banksy

Posté par Life on Mars le 31.03.08 à 22:59 | tags : blogs, hacktivisme, marketing, vidéo
Dixit Christophe : "Un blogueur français se fait de la pub en employant des techniques façon Banksy. La vidéo est vraiment bien :"

Du blogueur Brad-Pitt Deuchfalh on avait parlé (un peu) ici et .
On avait aussi causé du Paris Hilton Punked, le détournement grandiose signé Banksy.
On est donc heureux de remercier Christophe pour cet agréable moment de nostalgie mémétique.
(vous aussi vous pouvez proposer vos news ici ; on ne publie pas toujours très vite, mais on publie parfois...)



Editeur de mensonges

Posté par Troudair le 20.03.08 à 09:22 | tags : dissidences, hacktivisme, internet 2.0, médias
Le Figaro is a FakeLa déception du web 2.0 commence à poindre.
On vous avait promis un monde online plus démocratique, où la voix de chacun aurait autant de poids que celle d'un grand groupe de presse, où les réseaux sociaux permettraient de faire émerger des idées singulières, à contre-courant de la pensée consensuelle ambiante. Et on vous a menti. Les réseaux sociaux, l'information, la communication : tout est faux.

C'est la base de la réflexion de Fake is a Fake, nouveau projet du collectif italien "Les Liens Invisibles", qu'on connaissait déjà pour son détournement de Flickr subversif, le bien nommé Subvertr.
Fake is a Fake se présente sous la forme d'un Wordpress amélioré dont tous les thèmes prédéfinis sont des plagiats graphiques de sites tels que le Financial Times, la Repubblica, ou en français, Le Figaro et l'Elysée.

Inspirés par l'initiative de 0100101110101101.org, qui avait lancé un faux site du Vatican en 98, Les Liens Invisibles se sont dit qu'il fallait rendre cette technologie de la subversion accessible à tous. Ainsi, moyennant une inscription gratuite et quelques connaissances de Wordpress, tout le monde peut maintenant lancer son propre faux site institutionnel, hebergé sur les serveurs du projet, et dont l'adresse, inévitablement, ressemblera, par exemple, à jesus.isafake.org

Mais ça, on le savait déjà...



Use the Fuse : éteins la lumière

Posté par Life on Mars le 11.02.08 à 17:06 | tags : environnement, hacktivisme, photo

Quand j'étais petit, maman disait toujours : "Eteins la lumière, c'est pas Versailles ici !"
Avez-vous remarqué que la quasi totalité des façades et vitrines des magasins s'allument dès que le jour s'éteint. Pour quoi ? Pour qui ? On se le demande.

Use the fuse se présente comme un guide d'action (comment désactiver les boitiers interpompiers des néons et des vitrines de magasin...) doublé d'un projet photo : envoyez vos clichés avant / après, elles seront intégrées à l'interface magique qui permet "d'éteindre la lumière" en un clic... Une nouvelle forme d'activisme urbain, anti-pub et écolo ? (merci Tomä ! pour nous proposer des liens, c'est ici)



Plus lent avec plus de bugs

Posté par Troudair le 03.01.08 à 10:05 | tags : dissidences, hacktivisme
Now slower with more bugsQu'ils sont taquins ces Evil Mad Scientists. Après avoir édité une série de stickers destinés au scotchage sauvage dans les étalages des magasins, les adeptes commencent à envoyer les photos de leurs exploits.
Bien entendu, il n'est en aucun cas précisé que ces stickers doivent être posés sur les boites de Windows Vista, mais bon... "Encore plus lent, avec plus de bugs", à quel autre produit ça pourrait donc s'appliquer ?
Brad Carter a bien essayé d'en poser sur des emballages de Rice Krispies, mais l'effet est quand même moins percutant.



Libérez le magenta

Posté par Troudair le 30.11.07 à 07:59 | tags : couleurs, design, hacktivisme, mauvais goût, open source
La tombe du MagentaToujours plus fort dans la marchandisation de tout et de n'importe quoi, la firme Deutsche Telekom vient de "déposer" le code couleur du logo de T-mobile, sa filiale dédiée à la téléphonie mobile. Et comme toute marque déposée, son propriétaire en interdit l'utilisation sur le territoire néerlandais sans autorisation.
En clair, si ce hold-up était confirmé, la couleur magenta (#FF0090 / R:255 V:0 B:144) devrait tout bonnement être rayée des palettes des graphistes néerlandais, chose d'autant plus aberrante qu'il s'agit d'une couleur primaire, et qu'aucune indication de conception n'en précise la restriction.

Protéger une couleur n'est en effet pas nouveau, depuis que Yves Klein, en 1960, a déposé son International Klein Blue à l'INPI. La différence, c'est que le fameux bleu de Klein n'était pas seulement décrit comme une couleur, mais aussi comme une méthode d'obtention de cette couleur, incluant la pâte fixative des pigments purs. Rien n'interdisait de fait d'utiliser le code couleur R:0 V:47 B:167, puisque cette couleur n'était considérée que comme un composant de la formule du célèbre bleu.

Dans le cas de T-online, l'absurdité de la propriété intellectuelle atteint donc son paroxysme, et même si l'Union Européenne conteste ce copyright, les avocats de Deutsche Telekom n'en démordent pas.
Aux Pays-Bas, afin de faire connaître cette situation surréaliste et lutter contre sa débilité profonde, le site Freemagenta s'est ouvert, et rassemble le travail de graphistes ou d'amateurs consternés par l'affaire.

Au delà de la lutte juridique qui s'engage, et qui, tout de même, devrait aboutir à une victoire du Magenta, cette affaire est malgré tout symptomatique de l'attitude parfaitement décomplexée de bon nombre de firmes, piétinant ouvertement la liberté d'expression afin de protéger leur modèle marketing. Le Magenta restera libre, ok, mais le plus effrayant, c'est probablement que des individus aient pu s'imaginer que ça pouvait ne plus être le cas.



Surveillance, désobéissance, appel à la vigilance

Posté par sumoto.iki le 13.10.07 à 04:28 | tags : hacktivisme, surveillance, vidéo
Soyons tranquilles, l’Intérieur prend soin de notre sécurité : des drones devraient prochainement équiper la police nationale et Michèle Alliot-Marie promet de tripler le nombre de caméras de vidéosurveillance d’ici fin 2009. L’artiste polonais Roch Forowicz a récemment entrepris un travail de sensibilisation radicale sur la problématique évidente de l’augmentation exponentielle du tout sécuritaire dans nos sociétés douillettes. Avec Interception, il signe une performance de pré-guerilla urbaine tempérée et interroge hacktivement la notion de droit fondamentale au respect de la vie privée dans les lieux publics. Après fauchage d’une caméra dans un coin sombre de Varsovie, il la réutilise au cœur d’une station de métro, à deux pas de la gare centrale de Gdansk, pour capter toutes les allées et venues des usagers. La projection, enrichie d’un traçage logiciel, focalise la perception des badauds sur la culpabilité latente de tout à chacun et le renforcement de la sentence "personne n’est innocent".

A noter que Forowicz n’est pas à son premier coup d’essai en matière d’expérimentions impliquant les techniques vidéos dans le questionnement de la banalisation de l’ultra surveillance. Looking out the windows, Environment et Invigilate exposaient, déjà, l’absolu désintéressement des foules à l’égard de la dislocation progressive des principales libertés privées.



Yes Men vs. No Men

Posté par Gflu le 23.07.07 à 18:45 | tags : hacktivisme, politique, vidéo
« À première vue, l'histoire rappelle indéniablement l'arroseur arrosé. C'est le risque encouru par tout hoaxer téméraire : se faire piéger par celui qu'on pensait mystifier. Les Yes Men, après leur canular d'anthologie contre Exxon Mobil, ont été démasqués le 11 juillet dernier à Washington DC par des activistes néo-libéraux se revendiquant du « guerilla activism ». Depuis plusieurs jours, Andy Bichlbaum et Mike Bonanno enchaînaient les rendez-vous auprès des plus grands think-tanks néo-libéraux de la capitale fédérale américaine pour leur prochain film (qui devrait sortir l'an prochain). A la sortie d'un bureau les attendaient des activistes libertariens de Bureaucrash, accompagnés de leurs amis français de la BAF (la Brigade de l'Argent des Français). » La suite de l'article sur Poptronics.
Au final, ça donne un truc gentiment poussif. Les Yes Men ne sont pas piégés à proprement parlé (ni révélation, ni mise en contradiction), la scène n'invoque pas non plus la force simple et la douce monomanie d'un entartrage. On est plutôt dans le hacking version ado, le potache tâche. Avec un bémol supplémentaire : les "piégeurs" des Yes Men n'ont même pas su reproduire l'ahurissante médiocrité du spectacle ci-dessous, dont on se plaît à croire qu'elle fut voulue. Tactique de l'empathie nécessaire.



Les Yes Men, the film

Posté par Life on Mars ? le 05.07.07 à 14:21 | tags : dissidences, hacktivisme, hoax ? , politique, vidéo
Le film complet est dispo sur Google vidéo. « Les Yes Men, un petit groupe d'activistes, créent un faux site internet affilié à l'Organisation Mondiale du Commerce. Leur ruse fonctionnant au-delà de leurs espérances, ils parviennent à intégrer les rangs de l'OMC, alors qu'ils sont politiquement opposés à la dite organisation. Se rendant de conférences internationales en conférences internationales, ils profitent alors de leur nouveau statut pour défendre leurs “points de vue” et égratigner les manières du libre-commerce mondial ». A compléter par l'inépuisable Balkany et les pauvres.



Libérez Barbie !

Posté par Gflu le 27.04.07 à 15:29 | tags : hacktivisme, loufoque, mp3, pdf
"En 1993, RTMARK investit 8000$, qui provenaient d'une association de vétérans de l'armée, dans le Front de Libération des Poupées Barbie, qui utilisa cet argent afin d'intervertir les boîtes vocales de 300 poupées Barbie TM et G.I. JoeTM."
Aujourd'hui circule sur le réseau un PDF très pratique pour effectuer vos propres opérations chirurgicales (télécharger), au son de l'hyme du B.L.O. (mp3).





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