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Google par-ci, Google par-là... le monde selon Google. Pratiques artistiques et enjeux stratégiques autour du moteur de recherche star et de ses satellites (Youtube etc.).
Google Wave, sinon la pulpe elle reste en basVous n'avez toujours pas bien compris à quoi pourrait vous servir Google Wave ? Normal, si comme moi vous ne faites pas partie des premiers "invités" (le web 2.0 est un Grand Bal). Cette reprise de Pulp Fiction en version Wave ne devrait pas vraiment clarifier la situation, mais peut éventuellement susciter un intérêt chez les professionnels du digima (peu nombreux, il faut le concéder) : Sur Flu : une petite histoire du digima, et une bio / portrait de notre cinéaste superficiel préféré, Quentin Tarantino. Google Japan Street View : so kawaii (et légal)Street View, service intégré à Google Maps et Google Earth qui permet de naviguer virtuellement dans les rues de plus ou moins grandes villes du monde, a été lancé au Japon, suscitant quelques réactions émues de Nippons ne souhaitant pas que des photos d'eux-mêmes, de leur voiture ou de leur maison soient publiées en ligne. Une commission dépendant du ministère de l'Intérieur et des télécommunications s'est penchée sur la question et a considéré que les lois sur la vie privée ne sont pas violées tant que Google respecte certaines conditions : effectuer ses prises de vue à faible hauteur, masquer les visages, les plaques d'immatriculation et tout autre élément d'identification, ainsi que les intérieurs de lieux privés. Google Japan a donc produit cette mignonne publicité qui ne manquera pas de rassurer les Japonais inquiets...D'autres problèmes en matière de respect de la vie privée se sont posés dans le reste du monde, comme à Londres où Google a dû supprimer la photo d'un homme sortant d'un sex shop et d'un autre vomissant à la sortie d'un pub. Google maps ou l’art de distinguer une ville de gauche d’une ville de droiteAfin de distinguer à l'œil nu une ville de droite d'une ville de gauche, plusieurs solutions : compter le nombre de barres HLM et de tours au km2, regarder le prix des robes en vitrine ou scruter la race des chiens qui gambadent sur les trottoirs. Aujourd'hui, grâce à Google maps, on peut aussi regarder l'odonyme. L'odonyme, pour ceux qui l'ignoreraient, est le nom que l'on donne à une voie de communication. Une façon simple de savoir où on met les pieds et si on doit plutôt chausser de la bottine "classieuse" ou de la basket rutilante.
Avenue Salvador Allende ou impasse Mac Mahon, square Maurice Thorez ou allée Bonaparte, à chaque ville ses héros et à chaque héros sa voie goudronnée. Le nom des rues et autres boulevards dépendent de la seule autorité de la municipalité. Si Mozart, Jean Moulin et quelques autres pullulent dans les communes PS et UMP, certains en revanche ne font pas l'unanimité.
Ainsi, entre la bourgeoise Neuilly et la populaire Nanterre, les personnalités qui composent l'adresse postale sont bien différentes. ![]() En bas et en jaune, l'avenue Lenine. Plus au Nord : Peri, Barbusse, Rochet et Thorez. Attaque de Twitter : et si c'était 4 Chan ?Et si au lieu d'une guerre techno-diplomatique sur le front de l'Est, l'attaque DDOSS de Twitter la semaine dernière était l'oeuvre de 4 Chan, image board susceptible, qu'il ne faut jamais, au grand jamais, provoquer comme le rappelle Google dans ce strip ?
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Google tombe sur l'OS...Posté par Easywriter le 09.07.09 à 10:56 | tags : google
En gros, Microsoft=PC, Google=web, donc si l'expérience internet représente l'essentiel de l'activité, il est normal que le deuxième attaque le monopole historique du premier. Opensource et gratuit, Google chrome OS, qui vise uniquement le marché du netbook, parie donc sur le cloud computing ("mon navigateur est planté, je peux plus bosser, à demain"), au détriment de l'antique système propriétaire ("euh t'aurais pas un cd de Windows Vista"). La seule chose qui nous étonne là-dedans c'est cet engouement pour le netbook dont on ne sait pas s'il est promis à un si riche avenir qu'espéré. Google Suggestions : quelles questions ?"Google Suggestions utilise des informations sur la popularité des recherches courantes afin de classer ses suggestions." Le moteur de recherche propose, à partir des premières lettres ou premiers mots tapés, des requêtes récurrentes, et peut donc nous renseigner sur les questions que se posent les internautes : ![]() Saute aux yeux l'immense popularité des chansons de David et Jonathan, Manu Chao et Francis Cabrel, du roman de Roy Lewis et un peu étonnamment de Full Metal Jacket. Apparaissent ensuite les questions : techniques (comment faire un cv), de culture générale (pourquoi la mer est salée), amoureuses (comment draguer, est-ce que je l'aime), et existentielles (pourquoi vivre). Un petit concentré d'humanité, en somme, qui contient son lot de curiosités. Celles-ci s'expliquent peut-être par de trop faibles volumes de requêtes étudiés, l'usage essentiel de Google n'étant pas, selon ce graphique totalement bidon mais néanmoins fort pertinent, la recherche de réponses…
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Google jette les pirates par dessus bordLe site du populaire client BitTorrent uTorrent (28 millions d'utilisateurs actifs) affichait depuis quelques semaines un moteur de recherche de torrents qui utilisait très simplement les fonctionnalités de personnalisation proposées par Google afin de trier les réponses. Pas parfaite, cette solution avait le mérite de permettre aux novices venus goûter aux torrents via le petit logiciel de trouver quelques premiers fichiers à télécharger, avant de découvrir les sites spécialisés tels isoHunt, Mininova ou The Pirate Bay (dont les contenus sont évidemment indexés par Google).
Google a donc réagi, sous la plume de son conseiller européen aux affaires publiques Marco Pancino, qui a publié le 27 avril dernier un billet sur le blog italien de la société, dans lequel il explique comment celle-ci collabore avec les ayant-droits, œuvrant à la suppression des contenus piratés quand elle en a les moyens. Il fait une comparaison du moteur de recherche à une autoroute, se déchargeant de la responsabilité des accidents causés par des automobilistes ne respectant pas le code. Autrement dit, il avance le même argument fondamental que The Pirate Bay : celui de la neutralité de la technique et de l'absurdité pour un hébergeur, au sens de la législation européenne, ou l'éditeur d'un logiciel, d'un service auquel on reconnaît cette qualité, d'être tenu responsable des agissements frauduleux de certains de ses utilisateurs…
Revenons au moteur Google intégré au site uTorrent, qui assure un partage de revenus publicitaires (via les résultats des recherches) entre les deux sociétés. Il a buggé. Du coup il a été retiré. Le modèle YouTube est-il viable ?
S'il est un peu tôt pour les enterrer, les chiffres compilés par le journaliste de Slate Farhad Manjoo ont de quoi faire peur : Pertes estimées de YouTube en 2009 par le Crédit Suisse : 470 millions de dollars Coût de fonctionnement annuel de YouTube : 711 millions de dollars (dont 360 rien qu'en bande passante). Revenus engendrés par YouTube sur une année : environ 240 millions de dollars. A moins que le rapport du Crédit Suisse ne soit à côté de la plaque, l'avenir n'est donc pas très radieux pour ce site acquis pour 1,65 milliards de dollars part Google en 2006. D'autant que les annonceurs ne seraient pas très chauds pour associer leur image à des vidéos de qualités souvent moyennes, voire carrément mauvaises, d'après Manjoo. YouTube serait donc condamné à mourir ? Sous sa forme actuelle, sans doute. Ce n'est donc pas un hasard si la firme prépare sa révolution - abandonner le modèle "webcam TV pour un modèle "web TV", en développant des partenariats (récemment avec Disney, bientôt peut-être avec Sony) pour proposer une offre plus qualitative susceptible d'augmenter ses recettes publicitaires. Consulter les contenus Youtube musique de Flu et le You tube ciné dela rédac Quelqu'un a-t-il des news de Google news ?Une info qui peut vous paraître anodine mais sachez que, depuis ce matin, Google a fait disparaître l'onglet actu de son menu gauche. G-news n'est désormais accessible que quand votre recherche a un grand nombre de résultats dans l'actualité, auquel cas lesdits résultats sont en première réponse.
Alors comment l'interpréter ? Est-ce une nouvelle victoire du communautaire sur le contenu, la fonction groupes étant de son côté bien mise en avant ? A moins que le moteur de recherche en temps réel ait convaincu Dame Google de moins vanter sa vieille bécane ? Outre Twittersearch, Orange Actu (voir illus) a également dans les cartons un agrégateur sophistiqué qui permettra de hiérarchiser des contenus textes, audios et vidéos agrégés depuis de grands sites d'information. La perspective de moteurs améliorés aura peut-être convaincu la firme de Mountain View de revoir sa copie ? Récemment Google a d'ailleurs signé des accords avec différentes agences de presse pour agréger leurs contenus et les aider en retour à les monétiser (par le partage de ressources publicitaires). Ce qui nous amène à une dernière spéculation : Peut-être que Google news tel qu'il a existé jusqu'à aujourd'hui - la reprise de sites d'informations générales et notamment de journaux qui râlent parfois de l'agrégation sans vergogne de leurs articles - a vocation à disparaître. Et que le moteur d'actu reviendra en grande pompe mais sans agréger les sites de contenus pour taper directement dans leurs sources, les agences. Peut-être aussi que tout reviendra à la normale dans quelques heures... ![]()
La concurrence déloyale de Google TradLe service de traduction proposé par Google a une curieuse interprétation des noms de marques. En tout cas manifestement lorsqu'il s'agit d'un concurrent. Le jour où Google plantaPosté par Easywriter le 02.02.09 à 10:18 | tags : google
Le genre de trucs qu'on s'imagine raconter à ses enfants, " j'ai vécu le Big blackout des moteurs, sais-tu mon p'tit". A moins que la croissance exponentielle des données agrégées rende les bugs aussi communs qu'une coupure d'électricité (ou un accident d'avion). En tout cas Google a planté. Ca c'est passé le samedi 31 janvier 2009, peu avant 16 H, un bug lié à une mauvaise attribution de données à Stop Badware (un outil de sécurité pour filtrer les sites véreux). Ca a duré 40 minutes. Et c'était worldwide.
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Empreinte écologique de Google bis : bouilloires électriques vs. machines à laver Pour faire suite (avec un peu de retard) à ce billet, signalons la réponse officielle de Google (cf. Official Google blog), qui a mal encaissé semble-t-il l'accusation de boulimie énergétique qui lui était faite par Alex Wissner-Gross. A l'aune de ces propres mesures, la firme prétend qu'une requête Google génèrerait l'équivalent de 0,2 g de CO2, soit sensiblement moins que les 7 g mesurés dans l'étude précédemment citée. Et Google de rappeler son engagement pour le développement durable à travers sa fondation Google.org, mais aussi via la création d'un groupe d'industriels souhaitant faire progresser le "smart computing". Bataille de chiffres, bataille d'images : une requête moyenne consommerait selon Google 0.0003 kWh (création de l'index comprise), soit 1k Joule, soit l'équivalent de ce que brûle un organisme humain en 10 secondes. L'équivalent en empreinte carbone représenterait ainsi 0,2 g de CO2 : 1000 fois moins qu'une voiture roulant 1 kilomètre et répondant aux critères écolos de l'UE. Donc : un kilomètre en voiture = 1000 requêtes Google. Vous en voulez encore ? La consommation annuelle d'un utilisateur moyen de Google correspondrait à... une machine à laver. Moralité ? A défaut de pouvoir mesurer ou contre-expertiser les chiffres donnés par les différents protagonistes, on s'interrogera sur le bilan carbone de cette polémique (nombre de requêtes Google pour croiser les données, nombre de billets de blogs postés sur le sujet, nombre de bannières de pub affichées par le Times, nombre de cafés - ou de thés - ingurgités par les services marketing de Google, etc.).Klein par satelliteL'oeuvre en ligne "Blue Monochrome" de Jan Robert Leegte est une oeuvre multiple.
Si directement, elle évoque bien sûr la célèbre série de toiles d'Yves Klein, sa conception doit beaucoup plus à Marcel Duchamp qu'à tout autre artiste. ![]() Ce ready-made du XXIe siècle se compose en effet de quelques interventions minimales de l'artiste, dont la principale aura été de donner un titre à son oeuvre, le reste étant constitué d'une série d'actions que tout habitué du web est amené à effectuer régulièrement. ![]() Ainsi, et avant tout "Blue Monochrome" est un nom de domaine et ce nom est la seule intervention "littéraire" de l'artiste. Il définit à la fois le titre de l'oeuvre - toujours présent dans la fenêtre du navigateur du spectateur - et chose peut-être la plus importante, il impose à l'artiste de payer pour que cette oeuvre gratuite existe. Ensuite, l'action de Jan Robert Leegt se limite à l'intégration dans sa page de l'API de Google Maps, soigneusement configurée grâce à des coordonnées (longitudes et latitudes) qu'il avait préalablement sélectionnées et qui nous projettent quelque part au milieu de l'Océan Pacifique. ![]() ![]() Rien de ce qui apparait sur bluemonochrome.com n'appartient donc à l'artiste, qui n'a d'ailleurs pas pris la peine de supprimer les indications de copyright de Google et de la NASA, elles-mêmes parties intégrantes du projet. Et contrairement à beaucoup d'oeuvres d'art numérique ou en ligne, le code lui-même de l'API n'est pas une création originale. Tout comme chez Marcel Duchamp et ses ready-made, le geste artistique majeur de Jan Robert Leegt aura donc consisté à pointer du doigt un contituant de notre environnement quotidien en associant une url à des coordonnées géographiques. De fait, l'effet produit chez le spectateur qui découvre l'oeuvre est d'autant plus saisissant, puisque dans un premier temps, face à ce bleu granulé, on pourra s'extasier devant la prouesse d'avoir appliqué Google Maps à une toile de Klein, pour finalement découvrir que ce bleu qui s'étend sur toute la surface de notre écran n'est rien d'autre qu'une vue recomposée des fonds marins telle que Google Maps les affiche. La perturbation dans la compréhension de ce qu'on voyait (et qu'on connaissait déjà) n'est venue que de sa dénomination et de cette fameuse url plongeant dans l'histoire de l'art pour nous faire voir sous un autre angle une image anodine qu'on avait déjà vue mille fois. Empreinte écologique : 2 recherches Google = 1 tasse de thé bien chaud ?
MAJ : réponse officielle de Googleà propos de cette étude. Physicien à l'Université de Harvard, Alex Wissner-Gross a calculé qu'une seule requête sur Google génèrerait l'équivalent de 7g d'émission de carbone. Deux requêtes Google et nous ferions monter le compteur à 14 g, soit quasiment l'empreinte d'une bouilloire électrique portée à ébullition (15 g).
Autant de questions auxquelles il faudrait répondre - ou pas (mais sans passer par Google, bien sûr). Sur le même sujet : Blackle et autres Google noirs sur blanc Ramasser les feuilles (de calcul) mortesJamais en manque d'inspiration, les pubs virales de Google sont à l'image de la société qui les finance : super cools, super créatives et top-collaboratives.
On sait jamais, des fois que vous vous imaginiez que Google n'est pas un petit hangar dans lequel travaillent trois geeks à lunettes prêts à plancher des jours pour reconstituer sous MySql la généalogie de Monsieur Spoke... Donc, après le Gmail russe à la main, c'est cette fois la promotion de Google Documents qui fait l'objet d'une vidéo. Et comme il était bien difficile de rendre sexy une feuille de tableur pleine de chiffres, chez Google, ils se sont dit "pourquoi ne pas les colorier" ? Ce pixel-art collaboratif a donc été réalisé par 4 personnes intervenant simultanément sur la même feuille de calcul, en utilisant 18 couleurs différentes, et bien entendu, M. Google vous encourage à proposer vos propres créations. La subjectivisation des cartes![]() John McCain a gagné... sur GoogleEnfin... Google ne fait pas grand chose, mais les utilisateurs de Google, eux, font exploser les compteurs. Qu'en pensent les Français ? Et oui, c'est bizarre, mais il semblerait que dans leur quête de reconnaissance mondiale, les Américains aient à coeur de connaître l'avis des Français sur le résultat de cette élection. A la 59e place, on trouve ainsi la requête "Paris newspaper" et à la 77e "french news", tandis que "german news" arrive 93e et "london times" 48e. "Pourquoi nous détestent-ils autant ?" disait la presse américaine en 2002. Aujourd'hui, on peut penser qu'une des clés du vote Obama aura été la reconquête de l'aura internationale des USA. "Les années Bush, c'est fini. On a changé, et on espère que vous avez remarqué." C'est ce que semble dire aujourd'hui le peuple américain. Conspiration ! Pour finir, forcément, on trouve aussi dans ces requêtes les premières rumeurs de conspiration dont seul le web a le secret. A la 44e place, le flippant "obama antichrist" nous laisse présager de belles années illuminées du côté des ultra-catholiques pétés au casque, tandis que l'oxymorique "obama kkk" parvient à atteindre la 67e place sans qu'on sache vraiment si les internautes étaient à la recherche d'un lien secret entre le sénateur et le gang des capuches pointues, ou bien s'ils voulaient simplement connaître l'opinion des leaders racistes sur le résultat de cette élection. Cassoulet ? Et en bonus, l'intrus du classement, en forme d'énigme culinaire. A la 53e place, trône fièrement le mot-clé "cassoulet" et là, nous n'avons aucune analyse à apporter. Si de votre côté, vous avez des indices sur la présence de ce plat, par ailleurs succulent, dans les requêtes du jour de Google, n'hésitez pas à nous éclairer...
Google pour les bègues
The Streets (views) of San Francisco
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Méta-hyper-texteSuite de notre série sémantique, en lien avec le Dadameter de Christophe Bruno qu'on présentait la semaine dernière.
En apparence, LinkedFacts est un de ces méta-moteurs qui permettent sur une requête d'afficher les résultats de Yahoo!, Google, Flickr, etc. Mais en pratique, l'objet va bien plus loin, car au lieu de se présenter sous forme d'une page simple avec un champ de recherche, l'outil est conçu pour s'intégrer directement à une page web. Expliqué plus simplement, quand vous installez LinkedFacts sur votre blog, par exemple, celui-ci va repérer dans votre texte les noms propres (villes, personnalités, etc.) et effectuer automatiquement une recherche rapide sur la plupart des moteurs existants. Le résultat de ces recherches est accessible en cliquant tout simplement sur le mot voulu dans votre texte. ![]() Pratique, me direz-vous, sauf qu'à y regarder de plus près, cet outil s'avère dans l'exacte continuité des réflexions de Christophe Bruno sur la perversion du langage, mais aussi le remplacement progressif des liens "humainement dirigés" par des liens concoctés par des robots. L'un des plus grands outils du web tel qu'on le connait est en effet l'hypertexte, et la possibilité pour l'auteur d'une page de relier certains des mots qu'elle contient à un contenu original, dont la proximité thématique n'est parfois pas directement visible pour le lecteur. La gymnastique intellectuelle qui s'en suit, et qui oblige à relier une information à une autre est l'une des grandes richesses de la lecture en ligne, même si celle-ci, avouons-le, est de moins en moins exploitée. C'est d'ailleurs pour cette raison que LinkedFacts n'est pas un outil qu'il faut pointer du doigt comme responsable d'une dégradation future de la richesse du web, mais au contraire un outil logique qui vient formaliser et automatiser une pratique déjà largement répandue (y compris dans nos colonnes) et qui veut qu'un lien hypertexte n'ait pas d'autre fonction qu'apporter une information complémentaire et encyclopédique à un nom propre. Plutôt que de taper sur les autres, jetons ainsi un oeil au système de liens de Flu, qui va lui-aussi dans ce sens. Ainsi, si je parle d'Albert Camus, de Jean-Luc Godard ou de Britney Spears, les liens en question ne vous enverrons pas vers des pages curieuses quelque part sur la Toile, dont l'association avec le nom propre concerné vous obligera à une réflexion quelconque. Non, les liens pointeront systématiquement vers la partie encyclopédie de Flu, utilisant un circuit fermé qui va totalement à l'encontre de la philosophie originelle de l'hyper-texte. Et si je fais ça, quand je rédige un article, c'est tout simplement parce que j'ai un petit bouton tout prêt dans la partie administation de ce blog. La feignantise, contrairement à une idée répandue, n'est donc pas seulement du côté du lecteur, mais surtout du côté du rédacteur. ![]() Même chose avec Wikipedia, dont nous parlait à juste titre un lecteur dans les commentaires de l'article sur le Dadameter. En partant d'une recherche standard sur n'importe quoi, le système de liens étant tellement automatisé qu'il peut transporter le lecteur à peu près n'importe où, sans aucune sorte de logique ou d'argumentation. Cette tendance à l'automatisation, amorcée par l'apparition des "back-office" de Blogger et continuée par la structure même de nombreux CMS, est donc tout simplement en passe de tuer l'hypertexte orginel, et de réduire à néant toutes les réflexions sur le réseau de ces 15 dernières années (rhyzomes deleuziens et compagnie). LinkedFacts n'est donc pas l'outil qui va faire disparaître la philosophie du TARGET="_blank", mais tout simplement l'outil qui enterrine son acte de décès. Devenons-nous des handicapés du langage ?C'est en tout cas la thèse soutenue par Christophe Bruno, qui poursuit inlassablement sa charge contre Google, et plus généralement contre la décrépitude de langue provoquée par notre usage du web.
Son dernier projet, le Dadameter, pousse le raisonnement un cran au dessus de ses précédentes réalisations (comme le Google Adwords Happening ou encore le WIFI-SM), et plonge carrément dans la théorie des graphes pour organiser les milliers de mots extraits du célèbre moteur de recherche. Présenté au Jeu de Paume jusqu'au 5 avril 2009, et déjà disponible en ligne, le Dadameter se présente donc comme une expérience scientifique censée mesurer la distance qui nous sépare de Dada. Les mots récupérés sur Google sont classés selon deux critères, l'homophonie et la proximité sémantique, en s'inspirant des travaux de Raymond Roussel, précurseur du mouvement dada. ![]() L'idée est donc de triturer les algorithmes de "proximité sémantique" utilisés par Google afin de mettre en évidence le fait que cette notion, l'un des fondements de l'usage de la langue, est aujourd'hui entièrement dévouée à la cause marchande. Là où autrefois, oulipo et dadaïsme stimulaient l'imagination par la proximité incongrue de concepts engendrant des visions singulières du monde, la langue globale tend aujourd'hui à se fondre dans un utilitarisme des plus conservateurs, si ce n'est des plus aliénants et castrateurs. D'après l'artiste, l'usage même de Google interdit l'imagination, ainsi que les éventuelles collisions fortuites de sens, à elles-seules pourtant garantes de l'évolution de la pensée et de sa vivacité. Et plus Google évolue, plus les algorithmes sont précis et efficaces, et moins les erreurs sont probabes, et par conséquent l'invention possible. Pour mettre en évidence cette "déchéance de l'aura du langage", le R.R.Engine intégré au projet permet ainsi de voyager dans les proximités sémantiques des mots, tout en réglant manuellement le taux de Google (sémantique) et de Dada (homophonie) à l'origine de leur organisation. ![]() Oeuvre majeure dans le parcours de Christophe Bruno, le Dadameter synthétise finalement chacun des aspects de sa longue quête artistico-politique et on ne peut que saluer la qualité de ce travail et la grande rigueur de son exécution. Google retient tes mails d'alcoolo désespéré
![]() Quelques exercices de calcul mental à effectuer en moins d'une minute devraient vous convaincre que vous n'êtes pas apte à déclarer autre chose que forfait à partir de 3h du mat'. Optez plutôt pour le sage tryptique "Delete"-Doliprane-Dodo. Toutefois pour lutter efficacement contre cette pratique honteuse, on suggère aux fabricants de téléphones d'embrayer sur une appli qui forcera à trouver la racine carrée de son code Pin avant d'envoyer des SMS pleurnichards.
Via ( merci Bergamote !) Que sait réellement Google ?
Y'a pas que Chrome dans la vieLa grosse actu de la semaine, vous le savez, c'est la sortie de Chrome.
Peu importe, pour l'instant, que le produit soit inachevé ou incomplet, le simple fait de savoir que la pieuvre Google pose le pied sur le champ de bataille des navigateurs suffit à provoquer les remous auxquels on assiste en ce moment. Que ce soit bien ou non n'est presque pas la question, puisque devant l'étendue des moyens financiers de l'entreprise, on peut tout simplement se contenter d'imaginer ce à quoi ressemblera au final la très attendue version 1.0. Et pourtant, dans le brouhaha provoqué par la sortie en grande pompe du navigateur de Google, une autre annonce est tombée, plus discrète, mais qui elle-aussi s'avère très dangereuse en termes économiques pour un autre concurrent direct de Google. Avec la sortie de la version 3.0 de Picasa, Google vient en effet d'ajouter à son outil de publication et de retouche de photos une fonctionnalité qui pourrait faire sérieusement vaciller un autre monstre : Flickr. Pour aller vite, c'est la fonction Explorer (Découverte en français), qui vient de faire son apparition. Celle-ci permet désormais de visualiser de manière beaucoup plus pratique les albums des autres utilisateurs, ce qui, jusqu'à présent, relevait du parcours du combattant. ![]() En mettant en place cette fonction, Picasa remédie ainsi à une grosse lacune de ses versions précédentes, qui empêchait encore de nombreux photographes amateurs de changer définitivement de système de publication. Car pour bénéficier du point fort de Picasa, c'est à dire le nombre illimité de photos en ligne (Flickr est limité à 200 clichés à moins qu'on souscrive un abonnement Pro), il fallait accepter un quasi-anonymat dû à la médiocrité des fonctions "réseau social" de l'outil. Avec un système de tags et de légendage élaboré, une géolocalisation à base de Google Maps, un système d'upload par (G)mail et un synchronisme automatique avec Blogger, Picasa est en train de devenir l'outil photo simple, pratique et gratuit que l'utilisateur lambda attendait. Et si au bout d'un certain temps, on manque d'espace disque pour stocker ses énormes photos en haute def, Google vend bien sûr des Giga à gogo, et ce stockage supplémentaire peut aussi bien servir à votre compte Picasa, mais aussi à Gmail, à Google Documents ou à Blogger. En gros, il ne faudra plus que quelques mois pour que contrairement à Patricia Gallot-Lavalée, un internaute puisse surfer uniquement sur Google. Ma semaine sans Google ChromeLe 24 juin dernier, la consultante web et blogueuse Patricia Gallot-Lavalée a décidé de passer une semaine sans Google à partir du 1 er septembre, à l'époque sans savoir que... Dur. Du coup, on est allé voir comment elle vivait son jeûne.
De votre interview :-). Yahoo Shopping, je m'en fiche un peu. De la déco de mon nouveau bureau... un excuse pour m'éloigner de mes besoins numériques ? Je vous autorise à me poser une question sur Google Chrome puisque vous n'avez pas le droit de le consulter.
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