Aeiou, le blog de Flu. Blog !
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Google par-ci, Google par-là... le monde selon Google. Pratiques artistiques et enjeux stratégiques autour du moteur de recherche star et de ses satellites (Youtube etc.).

Portrait public

Posté par Troudair le 26.06.08 à 09:41 | tags : photo, google, media art
En plus d'avoir une oeuvre riche et passionnante à l'âge très avancé de 23 ans, le plasticien new-yorkais Damon Zucconi a fait une trouvaille assez exceptionnelle qu'on peut admirer sur la page "contact" de son site.
Que ce soit vrai ou non, il prétend en tout cas s'être trouvé en personne sur l'une des photos du service Street View de Google Maps.



Le visage flouté derrière une camionnette, en train de rentrer chez lui, sans même savoir qu'il était photographié, c'est ce portrait dû au hasard qu'il a décidé de conserver et de présenter comme le plus fidèle à ses visiteurs. Un portrait interactif qui plus est, puisque le système bien connu permet de laisser là l'artiste pour visiter cette ville figée, aux voitures immobiles, aux maçons paralysés sur leurs échaffaudages et aux arbres qui auront toujours des feuilles, même en plein hiver.

Initialement conçu pour offrir aux internautes une vision d'un quartier plus précise et à hauteur humaine afin de mieux retrouver son chemin ou d'identifier un itinéraire, le service Street View se transforme, grâce à Damon Zucconi, en un terrible voyage au milieu d'une ville bloquée, et dont il n'est pas difficile d'imaginer que certains de ses habitants, photographiés comme lui, sont peut-être morts aujourd'hui, mais continuent de hanter la ville.

Le Google Maps original, avec ses vues satellites impersonnelles, trop éloignées de nos observations familières, ne pouvait procurer cette sensation.
Mais cette fois, le zoom est total, la reconnaissance possible, et parce que l'artiste a mis son nom sur cette silhouette, on est passé d'un utilitaire froid et abstrait, à la proximité troublante du réel et de l'humain.

T'as de belles stats, tu sais

Posté par Gflu le 25.06.08 à 10:06 | tags : médias, internet 2.0, google
Google vient de muscler son Google Trends (dont on vous parlait ici) avec une nouvelle fonction Websites qui permet de comparer l'audience des sites web. Ce nouvel outil "combine diverses sources d’informations, données regroupées de Google (Google Toolbar) et de parties tierces". Comme d'hab', dans sa vaste et philanthropique entreprise de transparence, Google n'est pas très clair sur la formule du schlimblick, mais il n'empêche : pour avoir eu l'occasion de recouper avec d'autres sources statistiques (Cyberestat, Nielsen...), les données de Google sont d'une redoutable précision. Rien à voir avec Alexa, dont les statistiques sont d'une imprécision proverbiale puisque le site exploite un "panel" qui surévalue très largement l'homo-numericus américain (autrement appelé : geek US). Avec Google, ça ressemble à ça :

On a les révolutions qu'on mérite mais c'en est une (petite) : depuis la nuit du web et les modems 56 k ping ping ping, les e-mythomanes étaient presque aussi nombreux que les webmasters et éditeurs de sites. Don't hate the media, be the media. And lie on your metrics, like any media. Que ce soit par intérêt stratégique ou par simple narcissisme, la tentation était grande d'arrondir généreusement ses "visites". Et il y avait toujours une bonne raison de ne pas se plier à la grille de lecture qui ne renvoyait pas l'image que l'on voulait (se) donner ("Nielsen ne représente pas assez bien les jeunes", "Alexa est trop geek", etc. etc.). Pour la première fois, donc, et même si l'outil réserve quelques bizarreries, une certaine forme d'objectivité statistique semble émerger. Deux possibles conséquences : d'abord, de façon anecdotique, une baisse sensible des propositions de partenariats "win-win" qui reposent sur du vent (c'est un type de "spams" auquel vous n'êtes sans doute pas exposé si vous n'éditez pas de site web, mais sachez qu'ils sont nombreux...). Ensuite, un probable effet baudruche sur un certain nombre de sites dont la communication tient en grande partie sur une approche fantaisiste de la chose statistique. Quand vous expliquez à vos investisseurs que vous avez la kill-app de l'année mais que vos stats plafonnent en dessous du site ville-de-besancon.fr, ça peut coincer. La statistique est un loup pour l'homme.

Enfin, et ça n'est pas le moindre des effets pressentis, cette mise à dispostion publique des audiences va sans doute accompagner la reformulation - en cours - du paysage médiatique dans l'imaginaire collectif. Saviez-vous que le site du Monde était plus visité que celui de TF1, qui se trouve à peu près à touche-touche avec celui du Figaro ? On se désole beaucoup de l'état de la presse (qui a ses soucis, certes...), mais pour qui n'a jamais eu entre les mains un outil professionnel, type Nielsen, voilà qui remet les choses en perspective. Voici par contre une autre perspective possible :

La petite ligne jaune en bas, écrasée le nez contre le sol, c'est Le Monde. La recherche a été effectuée à l'international, ce qui dessert évidemment notre auguste Fleuron (il est possible de faire des recherches sur la France uniquement, Daily et Wiki restant bien au-dessus du Monde et de TF1). La perspective néanmoins est assez saisissante. Une illustration parmi d'autres possibles de la force des "pure players", ces grands joueurs qui ne sortent jamais du réseau, avec un exemple emblématique de web contributif et non-commercial (Wikipedia). Imaginez maintenant qu'on ajoute Google.fr à notre moulinette magique : Dailymotion à son tour va-t-il se retrouver à plat ventre ? On ne le saura pas. Google.fr has no data available for ranking. Google, ou l'anti-arroseur arrosé permanent. Le chantre de la transparence ne diffuse aucun chiffre sur aucun de ses sites (Google, Youtube, Picasa etc.). Argument officiel avancé : pas de données intermédiaires publiées pour des raisons de communication financière (cf. article Techcrunch). Les autres sociétés côtées en bourse apprécieront. Argument plus plausible : en se fondant sur sa Toolbar, Google s'auto-comptabiliserait automatiquement 100 % d'audience web (mais n'était-il pas possible de pondérer avec les fameuses "parties tierces" ?). Quoiqu'il en soit, Google n'en est pas à 100 %, c'est vrai. Et puis, Google est pudique...


Karratu et autres drôles d'animaux

Posté par Gflu le 12.06.08 à 22:47 | tags : ludique, flash, cartographie, arts visuels, flickr, del.icio.us, google

 

 

Dans la ménagerie du studio espagnol Bestiario, spécialisé dans le traitement graphique de l'information, de drôles d'animaux applicatifs se pavanent en avalant des tonnes de data. Outils cartographiques, représentations sages ou azimutées de vos comptes del.ici.ous, Flickr, etc. (ne loupez pas les grands 8 du Neurozaping), atlas du spectre radioélectrique (on en a parlé ici)... et dans un coin, entre deux flasheries savantes, une drôle de bébête, un jeu simple comme une équation : Boggle + Tetris Google = Karratu. Gentil, Karratu.


Googlicon

Posté par sumoto.iki le 09.06.08 à 20:45 | tags : google
Le nouveau favicon Google, apparu ses derniers jours, est-il franchement moche et inepte ? John Michael Boling, alias 53o’s, se mobilise ardemment pour que Marissa Mayer, vice-présidente et responsable de la stratégie iconographique du géant de la Valley, révise sa copie et ressorte la bonne vieille (plus de 8 ans d’âge) icône simple et pataude. Chez Google tout a déjà été prévu puisque le service "produits de recherche et service aux utilisateurs" de Marissa a ouvert un espace de dépôt de proposition de mini-logo.

La course du temps façon Flickr

Posté par Puck le 17.03.08 à 18:31 | tags : réseaux sociaux, flickr, google, photo, web-réalité, internet 2.0

On connaissait déjà Flickr Time (cf post précédent sur Aeiou et www) ou Flickr graph (www) de Marumushi. Mais nous avions omis de vous présenter Flickr Fusion. L'API de Flickr est utilisée ici pour donner à voir en temps réel les dernières images publiées, sur fond de géolocalisation via Google Map. L'effet de vision globalisée et simultanée des temps personnels de chacun des usagers, partout dans le monde, est saisissant. Mais c'est exactement le même principe que TwitterVision (www), remarquerez-vous. Certes, c'est le même créateur, David Troy, qui l'a développé. La force visuelle en plus.


La flambée du bio-business

Posté par Troudair le 04.03.08 à 09:33 | tags : environnement, google, cartographie
Lorsqu'un consensus apparaît dans l'opinion publique, il est bien rare de ne pas trouver un régiment de businessmen pour s'en emparer et surfer sur cette tendance lucrative.
Dans un premier temps, ce vent d'approbation globale permet de lever des fonds, et ensuite, bien sûr, de vendre un produit beaucoup plus facilement en bénéficiant d'une image éthique et responsable, ce qui n'est pas donné à toutes les entreprises.

Il y a 10 ans donc, alors que les chiffres d'analyse prospective étaient les mêmes qu'aujourd'hui, c'est à dire qu'ils prévoyaient la fin du règne du pétrole pour les années 2050, une société avait pourtant bien du mal à trouver de l'argent pour financer une activité de recherche en carburant de substitution. Les Etats-Unis se foutaient ouvertement de Kyoto, les grands groupes pétroliers refusaient d'accepter cette réalité mathématique, les fabriquants de voitures continuaient de traiter la crise environnementale à coup de pots catalytiques et le consommateur se sentait super-responsable quand il achetait du déodorant Narta avec le petit logo "préserve la couche d'ozone".

Earth2TechMais aujourd'hui, tout à changé.
En France, on a Nicolas Hulot et son pacte, aux Etats-Unis, Scwharzenegger et son hydrogène, et tout le monde s'accorde à dire qu'il faut sauver la planète, tout en s'assurant si possible de pouvoir continuer à aller chercher le pain en bagnole.
En économie, c'est ce qu'on appelle un "secteur porteur", et si vous avez besoin de millions, c'est vers lui qu'il faut impérativement se tourner (comme ce fut le cas d'internet il y a 10 ans).

Afin de mettre en évidence cette réalité, le site Earth2Tech a donc décidé de répertorier les 101 start-up majeures créées dans ce très éthique domaine des "énergies propres", et de les représenter sur une carte. En cliquant sur les petits logos, on peut ainsi découvrir combien de millions la société est parvenue à lever, ainsi que les dernières infos relatives au secteur.

D'apparence très encourageante pour les générations à venir, cette carte a pourtant la terrible qualité de nous mettre face aux mécanismes capitalistes, eux-mêmes dénués de toute éthique, mais dont la capacité d'analyse prospectiviste permet de se glisser dans des niches financières spécifiques tout en profitant du "capital-éthique" qu'elles contiennent.

Espérons que cette carte sera actualisée dans les années à venir, afin de saisir pleinement une autre grande capacité du capitalisme mondialisé : celle de transformer une multitude d'initiatives, opportunistes ou citoyennes, en conglomérats financiers détenus par les trois ou quatre multinationales. Aucune raison, en effet, pour que les énergies dites "propres" ne subissent pas à leur tour cet enviable sort.

Et quand on sait que jusqu'à présent, les grands groupes pétroliers étaient particulièrement bien placés pour financer l'essentiel des campagnes électorales des partis politiques occidentaux, cette carte pourrait bien, à terme, devenir la représentation (géo-)graphique des nouveaux méta-décideurs du 21e siècle.

Gmail à la main

Posté par Troudair le 25.02.08 à 07:36 | tags : vidéo, google, marketing
Pour promouvoir son tout frais Gmail en russe, Google s'est fendu d'une petite vidéo explicative.
Mais vous savez, en Russie, ils ont pas forcément les moyens de se payer des screenshots. Du coup, il faut tout faire à la main.


Une vision du futur version 02 (part IX)

Posté par Etienne Mineur le 22.02.08 à 17:46 | tags : design, technologeek, jeux video, google

Note : neuvième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.

Après avoir imaginé une hypothèse concernant notre futur (le rejet total des nouvelles technologies numériques), en voici une deuxième, ou plutôt une série d’hypothèses plus ou moins crédibles que j’envisage, toujours avec mon regard de designer.


Création d’un nouveau langage
La forme ne répond plus à sa fonction, dans le domaine numérique, nous avons des objets de plus en plus multifonctions et multi-usages. En regardant un objet, on ne peut plus deviner sa fonction (un appareil photo, un téléphone, une télécommande, une arme, un vibromasseur… ou peut-être tout en même temps ; -).
Même nos habits, nos accoutrements ne sont plus signifiants. Auparavant dès le premier coup d’œil sur quelqu’un on pouvait connaître sa profession suivant sa tenue, actuellement nous sommes tous devant un écran et un clavier quel que soit notre métier.
Ce problème de scission définitive entre la forme et la fonction entraîne déjà des effets assez curieux, comparez par exemple la taille du mode d'emploi d'un appareil photo numérique et celui d'une voiture (exemple trouvé dans le livre de John Maeda, De la simplicité). La complexité d’un objet n’est plus liée à sa taille ou sa forme, un appareil photo peut être beaucoup plus complexe à maîtriser qu'une voiture, malgré les apparences. Un vocabulaire très complexe se met donc (très) doucement en place concernant ces outils numériques. Un langage commun, ou plutôt un vocabulaire mondial est en train de se créer, un des exemples le plus connu étant l'interface de la souris et plus récemment l'interface de l’Ipod avec sa mollette (inspiré de l'interface du bouton des radios) permettant de naviguer dans le contenu d'un disque dur. Il va donc se créer une grande fracture entre les « Digital natives » et les gens ne connaissant pas cette nouvelle langue universelle du numérique. Se mettre à l'informatique (comme on disait il y a encore quelques années) était tout à fait possible il y quelques années, actuellement pour quelqu'un n’ayant jamais eu de contact avec le numérique, se retrouver plonger dans notre monde (téléphone portable, WEB, e-commerce, réservation automatique sur des bornes interactives…) est beaucoup plus problématique. Le moyen de communiquer avec ces machines numériques est devenu un vrai langage avec toutes ses complexités et ses règles (et ses exceptions). Nous allons donc avoir une vraie fracture numérique dans le futur chez les personnes âgées mais aussi dans les pays n'ayant pas les moyens de développer une infrastructure adéquate en terme de moyen techniques numériques. En même temps, nous allons avoir de plus en plus de projets de développements "low cost" numériques, comme l’OPL du MediaLab, permettant aux plus jeunes de ces pays de s'approprier ce nouveau langage.

 

 


Nous pourrions comparer nos ordinateurs à nos mains. En effet, la main est une machine universelle, dès que nous nous sommes relevés (il y a quand même quelques milliers d’années ; -), nos mains ont évolué et se sont transformées en « outil » non spécialisé (contrairement aux animaux comme la pince du crabe ou les sabots des chevaux…), tout comme l'ordinateur. En conséquence, il faut être dorénavant intelligent avec ce nouvel outil (voir la conférence de Michel Serres). La machine numérique peut tout faire (tout calculer) tout comme nos mains. Il faut juste apprendre à parler avec ce calculateur, car visiblement les choses ne vont pas vers la simplification, mais bien au contraire vers une complexification extrême et demande donc aux utilisateurs un niveau de langage commun avec ces outils numériques de plus en plus sophistiqués.

La lecture et le livre
Après une évolution de presque 40 ans, l'interface graphique de nos ordinateurs utilisent toujours un mimétisme assez affligeant avec le réel. Nous sommes toujours dans l'utilisation de la même métaphore du bureau inventée dans les années soixante-dix. Avons-nous encore besoin de métaphore ? Si nous comparions ça au cinéma, nous serions encore en train de regarder des pièces de théâtre statiques tandis que le montage et la valeur de plan n’auraient pas encore inventé.
La manière de lire est encore très linéaire. Nous n'avons toujours pas encore inventé une manière de lire nouvelle et adaptée à la lecture interactive (malgré nos clics et nos zappings incessants sur le web). Le domaine du jeu vidéo fait beaucoup d'effort dans le défrichage d’un nouveau langage interactif, mais malheureusement toujours en essayant d'imiter le cinéma (pas toujours heureusement).
Il ne faut pas changer pour changer la manière de lire - nous lirons toujours de gauche à droite et de haut en bas (en tout cas pour la plupart des pays occidentaux). Mais l’apport de l’hypertexte, des hyperliens, de l’interactivité, de l’écran, des interfaces tactiles… devrait changer la manière de structurer visuellement l’information. Mais non, nous sommes toujours en train de tourner des pages sur un écran avec une souris. La lecture sur support interactif n’a pas encore trouvé sa forme et son usage spécifique (qui seront sûrement multiples). Les livres « papiers » ne disparaîtront pas (tout comme le théâtre ou le cinéma n’ont pas disparu), mais la forme et les usages de ces livres vont devoir s'adapter au nouveau support numérique. Les journaux papiers d’actualités vont disparaître au profit de journaux sur le web, par contre les romans et les autres formes demandant de la concentration et une lecture longue resteront longtemps sur le support papier. Le papier électronique pourrait changer notre support de lecture si nous trouvons un moyen de le rendre aussi fin qu'une feuille de papier souple, que ce papier puisse se ranger dans une poche aussi facilement qu'une GameBoy ou qu'un roman. Il faut aussi résoudre les problèmes d'autonomie électrique, inventer un système de recharge par dynamo, par mouvement, par captation de la chaleur, par énergie solaire… afin de rendre ces outils totalement utilisables n’importe où et n'importe quand.
Le livre électronique, n'aura du succès que s’il devient aussi pratique qu’un livre de poche. Sa qualité technique ou d’affiche n’est que secondaire. L’histoire des médias nous la souvent prouvée, le public suit toujours le système le plus pratique et non pas le meilleur techniquement.

Le numérique simplifie-il la vie ?
Une anecdote racontée par un ami travaillant pourtant depuis très longtemps dans les nouvelles technologies (j'aimerai que ça soit cool et que ça ne fasse pas chier ; -) : après avoir passé à peine plus d’une heure à préparer sa conférence sur PowerPoint (sur papier il lui aurait fallu au moins cinq heures), mais plus de trois heures à essayer de l'envoyer (sans succès) sur un serveur, par mail…
C'est typique de la relation que nous avons actuellement avec les nouveaux outils informatiques. Cela peut faire dans certain cas gagner énormément de temps, et ouvre de nombreuses possibilités créatives incroyables, mais cela cause aussi des pertes de temps considérables, à cause de bugs, d’une mauvaise ergonomie, de mauvais usages… Pensez au temps que vous avez passé à attendre devant une petite jauge sur votre écran, devant un écran de redémarrage, à installer des logiciels, à perdre tous vos contacts lors d’une mauvaise synchronisation entre votre téléphone et votre ordinateur, à reformater un disque, à démêler des câbles sous votre bureau, à perdre des données, à trier vos spams, à cliquer sur démarrer pour éteindre Windows…
Imaginer les quantités de papier gaspillé à cause d'un mauvais driver d'imprimante et d'une mauvaise ergonomie dans la conception des logiciels d’impressions (Oh, c'est bizarre ça s'est imprimé à l'envers, Houps, mauvaise page  ! tiens pourquoi elle imprime cette feuille en noir et blanc ?..).
Bref, même si cela change la vie définitivement, il y a de grandes choses à améliorer dans l’ergonomie et la communication entre les hommes et les machines. C’est même, à mon avis un métier d’avenir, médiateur homme/machine ; -)
Il existe bien sur de nombreuses tentatives de normalisation, de simplifications… mais malheureusement les choses ne bougent que très lentement.
Observez les tentatives de consortium comme le W3C, qui sont très importantes, mais extrêmement lentes à faire bouger (ou normaliser) les choses sur le net. Imaginez, nous sommes en 2008, nous avons le web, Youtube et Google Earth mais… en typographie, qui est tout de même la base la plus importante de la transmission de l’information (même actuellement, c’est le texte le pilier du Web, des moteurs de recherche…), c’est réellement la préhistoire.
Lors de la dernière présentation du nouveau player Adobe Flash version 10 (3D, axe des Z, des filtres graphiques… qui sortira sûrement l’année prochaine) on nous annonce une gestion améliorée du texte qui permettra de faire du multicolonage. Et oui enfin, le multicolonage, après plus de dix ans d’attente on croit rêver tellement c’est beau ; -)
De son côté le W3C devrait intégrer lui aussi le support du multicolonage dans les spécifications CSS3. Le jour ou ces spécifications seront implémentées et respectées, donc vers 2010, nous auront peut-être des possibilités s'approchant vaguement des premiers softs de PAO datant de 1985 (par exemple Aldus Page Maker) ?

Je ne parle même pas des césures, de l'interlettrage, des ligatures ou des approches de paires correctement affichées. Ces finesses typographiques, ne sont pas de la décoration ou une quelconque obsession de typographes pervers, mais permettent une lecture plus fluide, aisée et rapide (ce qui n'est vraiment pas un superflu sur écran).
Malgré des progrès absolument incroyables dans le web durant ces dernières années, nous ne sommes toujours pas encore capables d’afficher des lettres à l’écran correctement, c'est totalement surréaliste, et démontre bien la manière dont ces différentes technologies avancent. On met avant tout le Bling Bling en avant et les choses vraiment importantes et utiles aux gens en dernier (même si c'est moins sexy de parler d’interlettrage que de flammes en 3D ; -).
Je suis donc assez pessimiste concernant la qualité typographique sur le Web (sauf si le PDF interactif devient la norme sur le Web), mais comme d’habitude ces grosses lacunes seront compensées par une interactivité accrue et des prouesses techniques bluffantes.

Le numérique pour tous : avantages et désavantages
De nombreux outils à destination du grand public (ou amateur éclairé), sont apparus depuis trois ou quatre ans, permettant l’émergence des blogs (à ma grande joie  !), des sites 2.0… mais ces CMS, FrameWork… forcent la manière de concevoir des sites web et donc de penser. Pour preuve, regardez tout ces blogs et ces sites (2.0 ; -) ils se ressemblent tous. Tout le monde à son logo en haut à gauche, ses nuages de tags, son empilement vertical des contenus, son moteur de recherche en haut à droite, sa barre de navigation en haut, sa petite vidéo en flash, sa même police de caractère, son même nombre de colonnes, son petit bouton commentaires… C'est un formatage du contenu et de la pensée sous des raisons économiques.
Ces outils, aussi brillant et efficaces soient-ils, nous obligent à rentrer dans leurs logiques techniques et nous forcent à concevoir des sites web toujours sous le même angle.
Nous assistons à un formatage en règle du contenu et de la pensée pour des raisons économiques et techniques.
Même si ces outils sont parfois pertinents, le paysage interactif est de plus en plus formaté. Le problème pour ces sites c’est que le site d’une grande marque de luxe ressemble comme deux gouttes d’eau à un site de brocante informatique. À force d'utiliser les mêmes outils, et surtout de ne réfléchir qu’en terme technique nous arrivons à ce triste paysage, ne permettant à personne de se différencier.
Il faudrait retourner la logique actuelle, c’est-à-dire se préoccuper tout d'abord du contenu et des besoins des gens, puis de refaire un cahier des charges techniques. Je suis sûr, que de nombreuses personnes vont détourner ces outils et arriver à créer de nouvelles choses pertinentes, malgré ces contraintes techniques inhérentes à l’informatique.

La petite mélodie du futur que nous chantent les industriels et les journalistes.
Dans une mélodie, vous êtes dans une double temporalité, vous écoutez la musique et en même temps vous devinez par avance la suite de la mélodie (sans surprise) et c'est cela qui vous procure du plaisir. Dans le monde des nouvelles technologies, c'est un peu la même chose. Les grandes sociétés actuelles (avec l’aide de nombreux journalistes) nous chantent (presque) tous une gentille mélodie du futur sans surprise. Nous sommes dans une autocélébration constante dans les nouvelles technologies. Sans être totalement parano, je suis sûr que les grandes sociétés freinent volontairement certaines avancées, afin de vous vendre l'année prochaine le nouveau modèle avec de nouvelles fonctionnalités. Cela se passe aussi bien dans le hardware que dans le software (l’Iphone d’Apple n’ayant pas le copier-coller, par exemple). Bien sûr il existe quelques surprises et ruptures, mais qui ne viennent justement pas de ces grandes sociétés (Google au départ par exemple). Même Apple, qui fait figure dans ce domaine de précurseur, continue de nous vendre un OS de plus en plus lourd, uniquement basé sur la forme et la frime (un finder en 3D, des jolies fenêtres de plus en plus compliqués, des boutons partout… bref Apple essaye de nous vendre avant tout sa dernière machine et son écran 30 pouces. Alors qu’avec l’Apple II et le Lisa (puis le Macintosh en 1984), Apple était vraiment novateur en arrivant à agréger de nombreuses avancées techniques et ergonomiques (la souris, la métaphore du bureau…) dans une machine originale avec un environnement cohérent et parfaitement fonctionnel. Bon je suis méchant avec Apple, car malgré son marketing de plus en plus dévastateur, cette société continue et continuera sûrement de nous étonner.

Notre vie privée
Nous allons être de plus en plus connectés sur le net (voir sans arrêt), avec nos téléphones, PDA, ordinateurs, montres, appareil photos… mais comme dirait Nicolas Negroponte, le problème avec le village planétaire ce sont les idiots du village.
La perte totale de l'anonymat sur le net : nous allons enfin prendre vraiment conscience que la vie privée n'existe plus sur le net. Le tracking, l’analyse et la revente de vos faits et gestes sur le net étant devenue une activité très lucrative, je pense que des sociétés comme Google n’auront aucune limite éthique ou morale dans ce domaine. Cela peut entraîner un refus par le public de certaines technologies faisant peur. Gmail est un parfait exemple, Google ayant annoncé que vos mails seraient lus automatiquement, permettant de vous proposer des publicités encore plus ciblées.
Nous allons donc aussi assister à un développement de nombreux systèmes de contre-mesure permettant de brouiller les pistes sur le net. Actuellement en Chine, les jeunes étudiants utilisent des brouilleurs d’adresse IP leur permettant d’accéder à Wikipédia ou autres sites sensibles et censurés par le gouvernement chinois. Peut-être allons nous assister à la naissance d’un internet alternatif sans tracking et sans espionnage (on peut toujours rêver ; -)


Sortir de l'écran
Nous allons avoir une évolution des interfaces d’entrée et de sorties. L’Iphone, la Wii de Nintendo, la manette SIXAXIS de Sony… ayant de grands succès médiatiques, les industriels vont se pencher sérieusement sur ces nouveaux systèmes. De nombreux objets numériques avec des interfaces d’entrées mélangeant écran tactile, capteur de position, de vélocité, de température, de pression… vont voir le jour.
Par contre, concernant les interfaces de sorties (écrans, enceintes…) cela ne va pas s’améliorer, voir s’empirer si cela suit l’évolution que nous avons vécue depuis une vingtaine d’années.
Observez l’évolution des supports musicaux, nous sommes passés de la qualité analogique du vinyle, puis nous sommes passés vers les CD (avec cette escroquerie mondiale qui fut de nous expliquer que les CD étaient incassables et inrayables) et pour finir en MP3. Nous sommes donc passés de supports de plus en plus petits, voir immatériels, mais avec une qualité de son de pire en pire.
Pour l'image ce fut pareil, la taille des écrans s’est considérablement réduite, nous sommes passées en 40 ans de l’écran de cinéma, à la télévision puis aux vidéos Youtube sur l’écran d’un téléphone portable. Nous avons donc assisté à une perte de taille d’affichage et de qualité compensées par une facilité d’utilisation et une offre absolument phénoménale.
Si cela continue nous visionnerons des vidéos (débiles ; -) sur notre montre.

Le retour de « l’interface stylo » et aux interfaces classiques, ciseaux, stylos, papier, scotch… mais cette fois avec des capteurs et de « l’intelligence » permettant d'interagir avec notre environnement par les gestes anciens (avec pour principal inspirateur les recherches du Tangible Media Group du Media Lab).
Nous allons aussi avoir enfin des interfaces inspirées du thérémine, utilisant des interfaces gestuelles (et non pas tactiles). En effet, taper sur un clavier virtuel (un écran plat et dur) n'est pas très ergonomique. Cela peut blesser les doigts et créer des traumatismes à la longue. Alors qu’utiliser des gestes dans le vide pour se faire comprendre est tout à fait naturel, même si un apprentissage doit se faire au départ.

Le développement des agents autonomes
(Il s'agit d'un fantasme existant dès les années quatre-vingt en informatique grand public). Cela permettrait par exemple d'envoyer des mails ou des SMS à votre place (avec les risques que cela peut engendrer). Dérive possible : Des agents « intelligents » continuant d'envoyer des messages même après la mort de la personne.
Vous vous poserez donc toujours la question : derrière ce mail (ou ce SMS, message téléphonique…), est-ce un être humain ou un agent programmé ?

La disparition du Web
La disparition du web, tel que nous le connaissons, avec pour exemple le Japon. En effet en Asie, et au Japon plus particulièrement, le web sur écran d'ordinateur n'est pas très utilisé : les Japonais utilisent beaucoup plus leurs téléphones portables pour réserver un billet de train, avoir un horaire, obtenir un renseignement… En effet la démocratisation du Web et des systèmes comme le WAP sur téléphone portable sont arrivés en même temps au Japon pour le grand public. Le public allant toujours vers l'outil le plus pratique et le plus petit (surtout au Japon), il s'est retourné normalement vers le téléphone (plus facile d’accès) en laissant le Web classique à d'autres usages moins fréquents.
le Web sera donc bientôt plutôt axé vers le haut de gamme, la vidéo, les jeux complexes, les démos… alors que les services utilitaires, comme la réservation d’un billet de train ne se feront plus que sur son téléphone portable.

Dématérialisation totale des supports vidéos et musicaux
Échec des lecteurs Blu-Ray chez le grand public. Vous l'avez peut-être remarqué, mais vouloir nous vendre un lecteur Blue-Ray pour pouvoir profiter de la haute définition est totalement inutile. Actuellement, un film de plus de deux heures en HD 1080 (la norme la plus élevée du HD) encodée en H264 (format de compression) pèse au grand maximum 16 GO (donc la capacité d’un DVD double couche et double face). Cela peut donc rentrer dans un DVD. Et oui, le Blu-Ray pour la HD est juste une escroquerie, alors qu’avec un PC et le soft libre comme VLC vous êtres tout à fait capables de lire du HD sans aucun souci (par contre il vous faut un bel écran ; -).
À mon avis le Blue-Ray arrive trop tard, car il est beaucoup plus facile d’obtenir des films en HD via la VOD (Free, Canal… offrent déjà des films sous ce format) ou alors même (mais il ne faut pas le dire ; -) sur les réseaux pirates. Toujours dans la même logique, si c'est plus facile de visionner un film via la VOD - vidéo à la demande - que de se déplacer pour obtenir un support physique (le fameux disque Blu-Ray, qui est sûrement fragile et rayable comme un DVD), je ne suis pas sûr du succès de ce standard.
De toute façon, le Blu-Ray sera le dernier support physique de l’histoire, nous passerons rapidement vers la location totale des films et de la musique (et sûrement des logiciels...). Nous paierons un abonnement annuel nous permettant d'écouter absolument tout ce qui est disponible sur le marché, mais sans jamais en avoir la propriété. Tout sera disponible à tout moment, mais sans possibilité de garder chez soit quoi que ce soit. Ce principe se retrouve dans les jeux vidéos, avec des jeux comme World of Warcraft (vous devez payer une petite somme tous les mois pour continuer de jouer en ligne), cela permet aux éditeurs d’avoir des revenus constants et surtout évite le piratage de masse.

 


 

Les moteurs de recherche
La quantité d’information sur les réseaux numériques étant toujours de plus en plus riche, les moteurs de recherches vont toujours être le passage obligé de toute plongée dans le Web.
Les moteurs de recherche vont devoir attaquer sérieusement l'indexation des fichiers sons, images et vidéos (ce qui est déjà en partie le cas avec la recherche universelle ndlr). En effet, avec |'accroissement des bandes passantes et les progrès des algorithmes de compression, il va devenir de plus en plus fréquent et facile de mettre en ligne des fichiers audiovisuels. Ne pas chercher à indexer ces médias serait très dommageable à la pertinence des résultats des recherches. Attention, quand je parle d'analyse d’images, je ne parle pas de l’analyse actuelle que peut faire Google, en analysant le nom du fichier image et les textes concomitants à cette image dans la même page web, mais au contraire faire une analyse du fichier image, avec reconnaissance de forme et de couleur (de même pour le son, avec reconnaissance des rythmes, de la mélodie, des instruments…).

Développement des langages de programmation
Développement des langages de programmation comme Processing (ou même Flash), très « simple » d’accès et surtout ouvert vers des interactions physiques. Ces langages devraient être enseignés à l’école dès que possible, sous une forme ludique (créer des images, des animations, des jeux vidéos…).
Il va sûrement s’opérer une scission définitive entre les langages de programmation « sérieux » comme le C++ et les autres langages permettant à presque tout le monde de programmer un petit robot, un jeu vidéo, une animation…

Voici donc quelques idées concernant notre futur proche. Mon prochain et dernier article concernera un futur plus lointain et donc plus fantaisiste.


La Saint-Valentin selon Google

Posté par Puck le 14.02.08 à 11:04 | tags : google, photo

On a un coeur gros comme ça, chez Google. Pour fêter la Saint-Valentin, les équipes de Google Earth se sont amusées à compiler un remake de la Terre vue du ciel, spécial amoureux : ils ont sélectionné des vues de 8 endroits au monde où tous les couples du monde aimeraient facilement à se téléporter, un 14 février.

Love is in the heart...

...en Croatie, près de Turkljaca (Image © 2008 DigitalGlobe © Europa Technologies).

...à Bromtan, Canada (© 2008 Europa Technologies).

.. ou dans l'Ohio, Etats-Unis (Image © 2008 Europa Technologies).


... et en Nouvelle-Calédonie, avec Yann Arthus-Bertrand (© Yann Arthus-Bertrand/ Earth from Above)


Voir la galerie complète de la série From Google Earth with Love.
Voir aussi sur Youtube un montage vidéo de ces images " coups de coeur " ici.


Microsoft propose de s'offrir Yahoo

Posté par Puck le 02.02.08 à 14:29 | tags : microsoft, google, dot com
Telex : Microsoft a fait hier une proposition de rachat de Yahoo. Montant de l'emplette : 44,6 milliards de $ US, soit environ 30 milliards en €. Ce serait la plus grosse somme jamais dépensée dans l'acquisition d'un pure player de la net économie. Les deux monstres réunis (Mes-crocs-soft + Yahoo d'un côté) mesureraient respectivement quelques 988 millions de visiteurs, contre plus de 500 millions pour le gargantuesque Google. Enjeu : contrecarrer (un peu) le leadership de Google sur le web et mieux se partager entre géants un marché publicitaire mondial, estimé à 80 milliards de $ d'ici 2010.

Légo de 0 à 50 ans

Posté par Puck le 28.01.08 à 18:30 | tags : design, google
Telex poil aux dents : Légo a 50 ans aujourd'hui, et Larry Page et Sergey Brin prouvent qu'ils sont restés de grands adulescents. Google s'est paré pour l'occasion d'un joli logo en .gif à l'effigie de cet incontestable pionnier du pixel art. Et pour cause : Légo avait fortement inspiré l'identité graphique de la start up californienne, dès 1996. Pour dérouler un demi-siècle de la saga Légo, cliquez ici.

Wikia search : Comment Jimmy Wales veut grignoter Google

Posté par Puck le 07.01.08 à 19:15 | tags : wikipedia, google, internet 2.0

Bonne année, Google ! Trois semaines après l'annonce du prochain lancement de Knol, l'encyclopédie concurrente de Wikipedia, Jimmy Wales (MAJ) lance aujourd'hui Wikia Search, un moteur de recherche alternatif à Google.

Signes particuliers :
- l'algorythme de Wikia Search est open source, contrairement à celui Google
- l'indexation se veut moins quantitative que qualitative (moins de résultats, censés être plus pertinents)
- elle est affinée de contributions humaines anonymes, sur le modèle éprouvé de l'encyclopédie libre.

L'objectif dixit Wikia serait de grignoter en 2008 3 à 5% de parts de marché de la recherche en ligne. Un peu comme Firefox avec IE ?

Correctif : Wikipedia et Wikia Search ont seulement en commmun d'avoir Jimmy Wales comme (co)-fondateur. Les deux structures n'ont cependant rien à voir, Wikia Search étant une entreprise commerciale. Merci à Yann_L et Kelson pour le rectificatif.


NAG : Net.Art Generator

Posté par Gflu le 17.12.07 à 22:16 | tags : net art, générateur, google, arts visuels

Choper des images sur le net via Google ; les mixer-coller en utilisant des filtres magiques ; puis les restituer en une "oeuvre d'art" unique. Rien de bien neuf sous le soleil, mais ce Net.Art Generator le fait fort bien. Et l'on se prend à rêver faire un numéro, quand l'avion se pose sur la piste, à Rotterdam ou à Rio. Ci-dessus : Autoportrait (@Dec_17_22.06.06_2007).

Knol : Comment Google veut croquer Wikipedia

Posté par Puck le 15.12.07 à 15:14 | tags : google, wikipedia, internet 2.0, dot com



Après avoir trusté l'économie de l'information, Google veut résolument se positionner dans l'économie du savoir. La firme avait déjà lancé Google Books : tempête dans le monde de l'édition et de la recherche universitaire. Cette semaine, le géant annonce en phase béta (sur invitation) le projet Knol, acronyme de knowledge. Qu'est-ce que Knol ? Il s'agit tout simplement d'une encyclopédie communautaire, intégrée à l'environnement Google, qui se positionnera de fait en concurrence frontale avec Wikipédia. L'information a été publiée jeudi sur le blog officiel de Google par Udi Manber, un des boss de la firme. Une capture écran de la page d'un article d'un Knol permet de se faire une idée de l'interface, côté utilisateur.

Knol en trois points :
- à la différence de Wikipédia, il y aura un unique contributeur par article, qui de fait sera signé.
- plusieurs knol sur un même sujet pourront coéxister, à charge à la communauté des votants d'établir leur autorité.
- et surtout, chacun des futurs googlepédistes pourra choisir d'afficher ou non de la publicité Google sur ses pages. Et de se faire payer, en touchant des subsides de ces publicités.

A ma connaissance, c'est la première fois que Google quitte le métier d'éditeur de services pour mettre en place une application dédiée à la production de contenus par les internautes. Blogger et Youtube avaient été rachetés par Google. Tout le web bruit de billets et d'articles sur le sujet. Sur les enjeux d'un tel positionnement, la synthèse qu'en propose le blog Affordance (Billet : Comment monétiser l'autorité ?) est encore ce qui se lit de mieux.

MAJ : Avis à tous les insomniaques libertariens (auteurs blogueurs) et libertaires (éditeurs de Wikipédia) : seriez-vous prêts à vous faire rémunérer pour écrire pour Google ?


Plan coke ?

Posté par Life on Mars le 11.12.07 à 18:44 | tags : loufoque, google, drogues, marketing
Magie des Adwords (ces publicités "ciblées" qui s'affichent dans les résultats de Google et sur les moteurs de recherche associés). Yann nous envoie cette capture :

"Trouvé sur Club-Internet, en effectuant une recherche concours. Bizarrement je n'ai pas réussi à le reproduire directement avec Google (pourtant Club internet semble utiliser le programme AdWords). En tout cas, c'est assez gonflé de la part des responsables marketing de Coca".
Merci Yann ! (et vous aussi, si vous faites de belles captures...)

Google voit vert (mais y laisse un bras ?)

Posté par Gflu le 28.11.07 à 00:18 | tags : google, environnement

AFP (extraits) : Le fournisseur de services internet Google va investir "plusieurs centaines de millions de dollars" dans les énergies renouvelables, où il compte se doter de capacités de production suffisantes pour alimenter en électricité une ville comme San Francisco.
Google, qui dispose de conséquentes réserves financières, s'est fixé pour objectif de produire rapidement des énergies vertes "moins chères que l'électricité tirée du charbon".

(...) "Nous ne pensons pas que nous devons tout posséder", a souligné le cofondateur du groupe Sergueï Brin. "Nous voulons juste que ce problème soit résolu. Nous pensons que cela sera aussi bon pour nos affaires".

Merci pour la précision Sergueï. C'est beau comme du Hulot. Après tout qu'importe : on ne peut qu'applaudir une telle annonce, qui va doper la concurrence dans les départements de R&D et rosir les poumons des ingénieurs de la Silicon Valley.
Mais comment expliquer ce génie googlien du mélange des genres, de la confusion paranogène, particulèrement sensible en milieu webeux ? Le communiqué de Google (27 novembre) entretien en permanence le flou entre Google Inc. et la fondation qui en émane, Google.org. Qui fait quoi, et quel est le but réellement visé au-delà des effets d'annonce green-friendly ? Google.org est présenté comme "le bras philanthropique de Google" (the philanthropic arm of the company). On connaissait les gros bras, les bras cassés, et bien sûr les bras armés... mais un bras philanthropique, c'est quoi ? Drôle d'expression pour une drôle de communication où le groupe semble s'excuser d'exister tout en revendiquant d'être partout. Sans faire de procès d'intention, si quelqu'un a une explication, ou une interprétation, je suis preneur.


ps : "vers 20H30 GMT, le titre Google cédait 0,60% à la suite de ces informations, pour revenir à 662 dollars" (AFP). La bourse, elle, a tranché.


Les 10 pires inventions jamais brevetées

Posté par Puck le 27.11.07 à 22:11 | tags : google, inventions

10 inventions ridicules, parmi les plus improbables de toutes celles qui peuvent être dénichées avec la Patent search de Google, ont été compilées par le magazine Cracked. On vous laisse deviner celle qui a fait l'objet de l'illustration ci-dessus. Pour les autres, entre la méthode pour faire faire de l'exercice à son chat ou la machine à se botter le cul, je vous laisse les retrouver. Pour en chercher d'autres, il suffit... de demander.


In (soft) deep with Google

Posté par sumoto.iki le 16.10.07 à 00:22 | tags : google, technologeek
Comment Google marche-t-il ? Cette infographie minimale, hébergée par Portfolio, le nouveau magazine new biz de Condé Nast (éditeur, entre autres, de Wired et Vanity Fair), illustre de manière très visuelle le mécanisme de fonctionnement le plus avoué du moteur de recherche. Mais que se cache-t-il au plus profond des clusters ?

EnGouglés jusqu’au cou

Posté par sumoto.iki le 29.09.07 à 00:02 | tags : google, surveillance

Pour les pas trop anglophones, C & F éditions a eu la très bonne idée de traduire le Scroogled de Cory Doctorow. Initiée par le magazine pop-politique Radar, cette anticipation dessine les contours d’un monde où Google aurait penché du coté evil de la force.

Couplée à EPIC 2015, film d’animation de Robin Sloan et Matt Thompson, cette nouvelle de Doctorow pourrait très bien finir en script de commande de la Regency Entreprises à David Fincher.

 


Emotisearch

Posté par sumoto.iki le 10.09.07 à 23:21 | tags : google, arts visuels
Au-delà de "la règle qui corrige l'émotion" et "l'émotion qui corrige la règle" chères à Georges Braque, comment l'index de Google Images gère-t-il ses propres sentiments ?

Quel est le passage le plus "populaire" de la littérature française ?

Posté par Gflu le 07.09.07 à 10:36 | tags : littérature, google, lectures
Google Books, dont on n'a pas fini de mesurer la portée, proposait déjà un pavé Références dans d'autres livres (accessible sur la page À propos de ce livre de chaque ouvrage numérisé). Aujourd'hui, GB « plonge dans la mémétique littéraire » et innove avec une nouvelle entrée - toujours sur la même page - qui recense les « meilleurs passages » (Popular passages). Soit les passages in extenso les plus cités dans d'autres ouvrages : « Partant des millions de livres numérisés en intégralité, nous avons commencé à réfléchir à la façon dont les auteurs se citent et se nourrissent les uns les autres » (Inside Google Book Search, le blog officiel du projet). Ce que permettaient déjà des bases universitaires - comme Frantext - est maintenant accessible au grand public, sur un catalogue de livres élargi (quoiqu'il reste encore beaucoup de travail côté francophone... de nombreux classiques restent inaccessibles, sans parler bien sûr des livres récents ; cette nouvelle fonctionnalité rend plus cruelle encore la comparaison avec le corpus en langue anglaise, même sur des auteurs français comme Barthes ou Derrida, que le blog Inside Google Book Search cite en exemple, mais dont les textes ne sont pas dispos en français. Fin de la parenthèse).
Quoiqu'il en soit, avec ce type de fonctionnalité, et malgré tous les bémols et les guillemets qu'appellent l'étroitesse relative du corpus et les aléas de la numérisation, une question s'impose : quel est le passage le plus "populaire" de la littérature française ? Ayant googlisé à mort, j'en suis pour l'instant à 262 citations pour une tirade de ce cher Jean-Jacques à propos de la nécessité d'établir une religion civile :
« Sans pouvoir obliger personne à les croire, il [le souverain] peut bannir de l'Etat quiconque ne les croit pas [les articles de la profession de foi purement civile] ; il peut le bannir, non pas comme impie, mais comme insociable,, comme incapable d'aimer sincèrement les lois, la justice, et d'immoler au besoin sa vie à son devoir. Que si quelqu'un, après avoir reconnu publiquement ces mêmes dogmes, se conduit comme ne les croyant pas, qu'il soit puni de mort ; il a commis le plus grand des crimes, il a menti devant les lois » (Du contrat social ; à propos de cette proposition rousseauiste, lire cette page)
Qui dit mieux ?
(à gagner : l'intégrale d'Alexandre Dumas en Pdf)

MobiGuide : la carte des stations Vélib' à Paris

Posté par Puck le 03.09.07 à 11:51 | tags : mobilité, google, cartographie, log out
Le blog Aeiou s'était bien juré une chose : ne pas céder à la surenchère des commentateurs estivaux (louangeurs ou râleurs) sur l'opération Vélib' lancée à Paris... à moins qu'il y ait une nouveauté numérique ou cartographique digne de ce nom liée à elle. C'est chose faite. Après les cartes Google map des stations qui ont essaimé sur le web (officielle ici, officieuse ), la Ville de Paris a mis en test sur 3 arrondissements (en version béta sur les 1er, 2e et 4e - plus d'info ici) un MobiGuide fonctionnant sur la technologie Bluetooth, qui permet notamment de localiser la station Vélib' la plus proche avec son mobile.
A présent, on rêverait d'une carte V2 des stations de Vélib' qui, actualisée en temps réelle, permettrait, elle, de mesurer l'affluence ou la fréquentation de ladite station, afin de permettre à son utilisateur de savoir si elle dispose - ou non - de place et de bicyclette libres.
[ Sur le blog livres : le Vélib aura-t-il la peau de l'industrie du Livre ? ]

Google vert, noir sur blanc

Posté par Gflu le 30.07.07 à 19:00 | tags : environnement, google, couleurs, technologeek
Selon Mark Ontkush, les pages sur fond noir ne consomment que 59 watts, quand les pages sur fond blanc en consomment 75. Partant de ce constat, ce spécialiste du green computing a calculé qu'un Google sur fond noir économiserait 750 Megawatt-heures / an par rapport à la version actuelle, d'un blanc immaculé. Mark aurait pu débrancher son ordi et aller faire du vélo, mais non : il a lancé Blackle, un Google sur fond noir.

Google race

Posté par Gflu le 30.07.07 à 17:33 | tags : cartographie, google, jeux video, ludique
Des jeux de bagnole à la carte, "en vrai", c'est sur Real World Racer, le tout bien sûr en utilisant Google map. Sélectionnez une des courses maison ou faites votre propre parcours. Ci-dessus, départ de la course Toulouse - Montpellier. Mappy n'a plus qu'à aller se rhabiller. (Thanks CC !)

Levrette asssistée par sattelite

Posté par Puck le 23.07.07 à 20:18 | tags : photo, google, futur, sexe
Sur le même principe des nus vus du ciel, une amusante vue aérienne de l'université Jean Monnet de Saint-Etienne est en train de faire se bidonner tous les étudiants qui rêvent d'adresser un joli f**** à leurs sessions de rattrapages de septembre. Des petits malins se sont amusés à dessiner une bite et une croupe offerte sur le toit de la présidence de ladite université, parfaitement visibles depuis Google map. Comme il est des chances pour que la présidence soit en vacances, la levrette potache est appelée à illlustrer encore plusieurs jours les riches heures d'un drôle de kamasutra sattelitaire. Jusqu'à la prochaine mise à jour de l'index Google map.



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