Jolie défaillance de Google Maps, qui a manifestement glissé un peu en dessinant deux ou trois frontières. En l'occurrence, c'est la séparation entre Costa Rica et Nicaragua qui a posé problème, le service de cartographie allouant un espace de quelques kilomètres carré au Nicaragua, en réalité possédé par son voisin. Un commandant militaire Nicaraguayen, visiblement utilisateur régulier, a donc exécuté des manoeuvres militaires en territoire étranger, enlevant les drapeaux du Costa Rica pour les remplacer par ceux du Nicaragua.
Sur ce comparatif, on aperçoit la frontière telle que définie par Google Maps, puis par Bing Maps, la bonne version étant la seconde.

Qui blâmer ? Dur à dire, les deux parties sont fautives. Google a visiblement fait preuve de négligence dans le placement des données géopolitiques, à Mountain View, c'est en tout cas l'incompréhension qui prévaut. Mais Google Maps est également victime de son succès, et n'a jamais eu vocation à servir de service de cartographie militaire... Ce commandant a évidemment lui aussi commis une erreur en utilisant Google Maps, dont le but premier est de permettre à ses utilisateurs de définir le trajet à faire pour aller voir sa grand-mère en voiture à Juvisy. Un joli Fail collectif, qui frôle l'incident diplomatique entre deux pays déjà en tension politique.
Oups. Google a voulu jouer un rôle de premier plan pour les élections de mi-mandat américaines, dont le vote final a eu lieu hier. Mais leurs applications "Election Center", supposées diriger les électeurs vers les bons bureaux de votes, ont visiblement commis quelques erreurs.
Aristotle, une société technique travaillant sur les questions politiques et proposant le même type de service de location (nommé whereivote.com), a communiqué sur ce qu'il pense être un problème grave du côté de chez Google. Après avoir comparé les résultats des deux compagnies sur 1000 foyers américains différents, comparé la différence de résultats et déduit une marge d'erreur de la part de Google, la compagnie en a déduit ce chiffre assez édifiant.
Dans l'absolu, rien ne prouve que Aristotle ne puisse pas se planter également. Or, Aaron Zamost, un porte-parole de Google, a déclaré publiquement que "la société travaillait sur le problème, pour certfifier que ce service produirait l'information la plus sûre et pertinente qui soit". Il précise ensuite que "quiconque remarque un dysfonctionnement peut signaler une erreur en cliquant sur le lien en bas de la page" de l'application.
Aristotle, qui s'est fait un bon coup de publicité, a réagi assez durement à cette déclaration : "Google est une grande société, ils font les choses proprement. Ce n'est pas digne d'eux". Vlan.
Via Valleywag
Lancé le 20 octobre, le site Demo Slam ambitionne de remplir un double objectif. 1- apprendre aux utilisateurs comment utiliser les applications Google de manière distrayante. 2- Faire de la pub virale pour la firme de Mountain View.

Si vous avez récemment vu passer une vidéo parodiant une application Google, elle vient très probablement du site Demo Slam, et a dû être postée sur le compte Youtube officiel de Google. Car la dernière trouvaille de Google, c'est de rendre l'exercice de la démo sexy et viral, en se réappropriant les parodies et détournements susceptibles de circuler sur la toile. Pas évident comme challenge.
Ces derniers jours, on a ainsi vu fleurir des vidéos comme "Demo Slam: Rushmore", où l'on voit des étudiants américains reproduire le Mount Rushmore en studio pour tenter de piéger Google Goggles, l'application de reconnaissance photographique disponible depuis un mois sur iPhone. Piège réussi, évidemment.
Dans une autre vidéo, ce sont quatre gamins afro-américains qui utilisent l'application Google voice en mangeant des marshmallows. Ce qui permet de constater que même avec quatre morceaux de guimauve dans la bouche, on peut obtenir la recherche souhaitée (en l'occurrence "chubby bunny", soit le nom du jeu qui consiste à parler avec marshmallows dans la bouche).
Vous l'aurez compris, l'intérêt de ces clips est souvent discutable. Plus encore quand le skatteur Zach Miller tente une recherche vocale "kickflip" en effectuant... un "kickflip". L'audience de ces vidéos est d'ailleurs anecdotique : quelques dizaines de milliers de vues maximum. Pourquoi ce donner tout se mal alors ?
C'est bien connu, le meilleur moyen pour un individu (ou une entreprise personnifiée comme Google) de couper court aux railleries est encore de les prendre à son compte. La vidéo du Mount Rushmore aurait pu servir à démontrer que Google Goggles n'est pas optimum. Récupéré par la marque, le bug devient hyper cool et trop fun.
Demo Slam permet également à Google de casser l'image de monstre froid et sans états d'âmes parfois véhiculée par ses dirigeants et liée à sa position dominante (le directeur financier de Google a même pondu sa propre vidéo). Hé ouais, finalement Google est hyper sympa quand tu apprends à le connaître. On en reparlera quand il contrôlera le monde...
Une étrange image prise au bord d'un lac suisse fait travailler l'imagination des internautes. Et si les deux silhouettes qu'on semble distinguer dans le ciel étaient Dieu le père et son fils Jésus ?
Comment expliquer autrement ce cliché pris par la voiture de Google Street View à Quarten, le long de l'autoroute A3 ? Une saleté sur la lentille ? Un ovni ? Non, voyons, c'est forcément Lui.

Voir aussi notre diaporama : Google Street View, les scènes les plus étranges
"Google owns the future", paraît-il, en voici une nouvelle preuve. Pas d'inquiétude si vous habitez en France, par contre, si vous êtes résident californien et qu'il vous arrive de faire de la route, vous avez peut-être pu vous faire doubler par une Google Car... qui se conduisait toute seule.
Bon, pas de stress non plus, le conducteur était bien présent derrière le volant, mais le fait est qu'il n'y touchait pas, aussi fou que cela puisse paraître. Selon le NY Times, ces voitures automatiques auraient déjà avalé plus de 1600 km "sans aucune intervention humaine". Les voies empruntées seraient la Highway 1, ainsi que Lombard Street à San Francisco, une rue pourtant réputée pour son vent de travers, donnée qu'on imagine compliquée à gérer. Techniquement, la voiture se dirige grâce à des radars, des caméras et une batterie de lasers, reliés à un système de guidage relié à la direction de la voiture. Et avec Google Maps comme carte, évidemment. Vivement le modèle de série.

- Via Valleywag -
Et à dire vrai, il y a un paquet d'autres choses que le service de recherche instantanée de Google n'encaisse pas. On peut louer le fait que la filiale européenne du big G soit moins puritaine et verrouillée que sa grande soeur américaine, mais le fait est avéré : Google Instant n'a pas trop envie de devenir votre conseiller en vidéos de coït.
Le site 2600.com a établi une liste qu'on imagine exhaustive, vu le nombre d'occurences hallucinant qu'ils ont réussi à répertorier. Mais ce magnifique travail ne s'applique bien sûr qu'à Google.com. Du coup, aucune liste française n'étant encore établie, on a tenté de relever les mots les plus évidents, le résultat étant consultable sous ce magnifique screenshot. Amateurs de langage châtié, on vous encourage à rester un peu. Soit dit en passant, Flu n'a pas la prétention d'exercer une recherche ultra-fouillée sur le sujet, mais on vous encourage bien entendu à participer, via les commentaires ci-dessous !

Pour le moment, on a trouvé ça (la majuscule symbolise le moment ou la censure s'opère) :
porNo
BranLeur (et tous les mots dérivés, bien sûr)
putE
connaRd
cliToris (bravo pour l'éducation sexuelle, les gars)
cunIlingus
sodOmie
voyEur
SuicidE
youPorn
lsD
KatSumi
lingeRie (oui, sérieusement)
milF
nymphO
verGe
...
Après un bon paquet de tests, la première chose qui nous vient à l'esprit, c'est l'aspect totalement aléatoire de la sélection opérée pour cette blacklist. Si les mots interdits sont globalement tirés du champ lexical du sexe et de la pornographie, pas de soucis pour trouver un calendrier X de Clara Morgane (l'auteur de ces lignes, comme vous pouvez le constater, a souffert lors de la réalisaton de cet article). On remarque également que le terme "LSD" est proscrit, mais pas "Cannabis". Et franchement, censurer le terme "Lingerie", c'est pas un peu moraliste, non ? Par contre, "Chiasse", ça passe très bien, bizarrement.
Allez, maintenant, à vous de jouer.
Rien ne va plus chez Google, qui commence à tomber dans une espèce de fractale d'innovation délirante. Dernier né de la série, Google New est un nouveau service... qui annonce les nouveaux services de Google.
A bien y réfléchir, cette idée n'est pas si mauvaise que ça. Car si Google se débrouille bien pour communiquer sur la sortie de nouveaux services, la firme ne prend pas forcément le temps de détailler les évolutions minimes opérées sur ceux qui sont déjà lancés (et ils sont nombreux), aussi pratiques soient-elles si elles sont découvertes. Google New (rien à voir avec Google News donc, vous l'avez compris) permettra au moins de ne pas rater chaque petite amélioration de Gmail, de Google Agenda et de Youtube, qui font partie du quotidien d'un paquet de gens (et même de plein de Google haters, parce que bon, Google c'est le diable, tout ça, mais parler de la révolution du libre sur Gtalk, c'est bien pratique). Google New propose aussi des filtres de recherche, pour mieux cibler ce que vous cherchez. On pourra également apprendre via cette plateforme l'avancement de certains projets de développement originaux lancées par Mountain View, et leurs éventuels débouchés concrets.
Bon, après, Google New reste un bon petit coup de pub, censé prouver à tout instant que Mr Schmidt et ses petits camarades améliorent votre vie de façon continuelle, sans jamais rien faire de répréensible, comme par exemple, disons, rogner les derniers espaces de vie privée de l'homme moderne. A prendre avec des pincettes donc.
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A lire aussi sur Flu : Google Instant a deviné ce que vous cherchiez
Belle preuve d'intelligence et de prise de conscience, beaucoup de foyers allemands ont décidé de boycotter le passage de la Google Car près de chez eux. Selon un article du Spiegel, plus de 100 000 citoyens allemands auraient saisi la possibilité offerte par Google de flouter leur maison sur le service Google Street View. La date de dépôt de revendications, en Allemagne, est située au 15 octobre. C'est la première fois que l'on voit un réel effet boule de neige prendre ainsi forme contre une opération de Google visant à réduire la place de la vie privée. On parle déjà de la mise en place d'une politique nationale concernant le partage d'informations géographiques, censée éviter le sur-partage de ces informations.
Ce qui s'avère étrange, en revanche, c'est que l'Allemagne est l'un des pays les plus utilisateurs de Google Street View... Les fourbes.

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