Moins chers que la concurrence, les téléphones utilisant le système d'exploitation Android sont aussi nettement plus fragiles, suggère une étude de WDS, ce qui entraine des frais monumentaux pour les opérateurs.

La technologie Androïd a séduit des douzaines d'opérateurs téléphoniques, du géant Samsung aux petites entreprises asiatiques, grâce à sa politique de réduction des coûts, permettant à Google de s'imposer comme le leader du smartphone, avec 57% de parts de marché au troisième trimestre 2011. Un an plus tôt, Android représentait 25% des ventes de smartphone, et seulement 3% il y a deux ans.
Ce boom basé sur des téléphones ne coutant parfois que 70 euros à produire a toutefois son revers. Selon une étude de la firme WDS, reprise par le Telegraph, les composants bas de gamme utilisés sur les modèles Android bon marché ont tendance à casser plus facilement que sur les iPhone d'Apple ou les BlackBerry de RIM (Research In Motion), qui sont plus exigeants sur la qualité.
D'après WDS, miser sur Android ne serait donc pas une bonne affaire pour les opérateurs téléphoniques. Le renvoi d'un téléphone en panne coûte en moyenne plus de 90 euros en frais de service, de transport et de réparations. Ce qui pourrait représenter une facture totale de 1,45 milliards d'euros pour les entreprises de télécom.
L'étude de WDS couvre 600 appels à des supports techniques repertoriés en Europe, Amérique du Nord, Afrique du Sud et Australie.
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Christopher Poole, aka moot, le fondateur de 4chan et de canv.as, est intervenu à la très hype conférence Web 2.0 Summit où entre le CEO de Twitter et Sean Parker, il était un peu la voix de l'internet pré-industriel.
Dans son discours, moot expliquait sa vision de l'identité et pourquoi, selon lui, Facebook et Google n'y comprennent rien. Notre identité, explique-t-il, est prismatique. C'est à dire qu'elle a tel un diamant de nombreuses faces qui chacunes se présentent à un public différent et surtout dans un contexte différent. Les cercles de Google+ et les listes de Facebook ne suffisent pas parce que, dans ses mots, l'important ce n'est pas "who you share with but who you share as" ("avec qui vous partagez mais en tant que qui vous partagez"). Google avait avec Google+ une opportunité de réparer le "mauvais exemple" proposé par Facebook, et les cercles semblaient faits pour ça. Mais en imposant une désastreuse politique du "vrai nom", Google s'est assuré qu'on ne présenterait qu'une seule face de notre identité sur son réseau. Du coup, il n'est pratiquement plus aujourd'hui peuplé que de personal branders qui sont bien habitués à cette idée de présentation uniforme.
Facebook empêche la créativité
Sean Parker, aka monsieur Napster/Facebook/Spotify, aka Justin Timberlake dans The Social Network , était lui aussi au Web 2.0 Summit et a fait parler de lui en déclarant que le problème de Facebook n'était pas la vie privée, mais l'exode des "power users" vers Twitter et Google+. Ces power users, ce sont ceux qui créent la plus grande partie du contenu sur Facebook, et selon Parker ils fuient le service de Zuckerberg, dans lequel il a pourtant des parts. Facebook ne permettrait selon lui pas de gérer suffisament bien les flux d'information et les power users s'en iraient publier leurs contenus ailleurs pour ne plus spammer leurs amis.
Une des grandes victoires mais aussi un des grands problèmes de Facebook, c'est en effet qu'aujourd'hui, même nos parents y sont présents. Et nos collègues aussi. Et nos petits cousins, nos neveux et nos copains du club de sport. Résultat, si vous avez une identité online "forte", que vous êtes un "expert", un "gourou", ou simplement un blogueur passionné, mieux vaut souvent aller sur Twitter exprimer cette partie de votre identité. Parce que si vous avez des choses à dire sur le SEO ou sur les lolcats, vous préférerez sans doute l'exprimer auprès de gens qui sont justement connectés à vous parce que ça les intéresse plutôt que parce qu'ils vous ont mis au monde.
Ce n'est pas un hasard si les utilisations les plus créatives des réseaux sociaux, les "shit my dad says", se font sur Twitter, où il est très facile de gérer plusieurs comptes et où personne ne vous oblige à utiliser votre véritable nom.
La carte d'identité Facebook
Une de mes premières remarques quand j'ai essayé Google+, c'était "il ne manque plus que la possibilité de présenter un avatar différent à chaque cercle". Pas de bol, Google voulait bien qu'on segmente nos interlocuteurs, mais pour ses propres database Google veut un seul nom, une seule image, et si possible un numéro de téléphone et une adresse pour dans les ténèbres les lier.
Google, comme Facebook, sait peut-être tout ça et s'en fiche pas mal. Leur but est de transformer votre identité, pas de vous laisser l'exprimer pleinement. Tous ces discours d'Eric Schmidt et de Mark Zuckerberg contre la vie privée se résument à une chose : s'il vous plaît, présentez nous toute votre vie en un tout cohérent et donc exploitable commercialement. Eric Schmidt avait justifié la politique du "vrai nom" sur Google+ en expliquant que c'était un "identity service". Un outil d'identification, en clair. On est passé du vieux "sur internet, personne ne sait que tu es un chien" à "sur internet, tout le monde sait qui tu es".
Facebook, de son côté, à déposé un brevet qui lui permettrait de lancer des sortes de "carte d'identité Facebook". Il y a de l'argent à se faire là dedans. Il n'y en a pas dans les pseudos, les avatars et l'anonymat. C'est aussi simple que ça.
Regarder l'intervention de Christopher Poole au web 2.0 Summit :
Pour le lancement de sa nouvelle fonctionnalité, Google Wallet (littéralement le portefeuille Google), la firme américaine a détourné une scène de la sitcom Seinfeld.
Pour les plus jeunes, Seinfeld est une série culte des années 90 (1989-1998 pour être précis). La star du show n'était autre que le comique newyorkais Jerry Seinfeld, mais le personnage le plus attachant était sans aucun doute celui de George Costanza (joué par Jason Alexander), petit chauve névrosé et loser sympathique. "Peut-être le meilleur personnage de sitcom de tous les temps", selon Ricky Gervais.
Le Google Wallet ayant été officiellement lancé ce mardi (uniquement sur le Samsing Nexus S), déterrons cette pub qui nous avait échappé au cours de l'été, où la poisse légendaire de George sert la communication de Google.
Ha oui, au fait c'est quoi Google Wallet ? La promesse que votre smartphone va vous débarrasser de votre portefeuille, comme il l'a fait avec votre téléphone fixe, baladeur CD, annuaire, etc...

Il ne faut pas tenter le diable, même quand il prend le visage de Mark Zuckerberg. Si le jeune boss de Facebook s'est dépêché de créer un profil chez son concurrent, avec un succès fracassant si l'on en croit le nombre de ses "followers", il n'a pas l'air d'apprécier que "ses" utilisateurs se vantent d'en faire autant.
C'est le développeur britannique Michael Lee Johnson qui s'en est aperçu, en ayant l'idée non moins diabolique de faire tourner une publicité pour son profil Google+ sur... Facebook. Le texte de son annonce était en effet assez clairement favorable à Google : "Si vous avez la chance d'avoir un compte Google+, ajoutez Michael Lee Johnson, geek Internet, développeur d'applis, virtuose des technologies."
Facebook n'a donc pas apprécié du tout, au point de bloquer purement et simplement la diffusion de cette publicité non sollicitée pour son nouveau rival. Et tant qu'à faire, toutes les précédentes publicités que Michael Lee Johnson s'était payé sur Facebook ont été passées à la trappe. La méthode Zuckerberg, un brin expéditive, donne une idée de l'ambiance qui règne désormais dans les bureaux du réseau social n°1... jusqu'à nouvel ordre.

Souvenez-vous. En avril 2010, nos voisins allemands découvraient que les fameuses Google cars ne se contentait pas de prendre des photos pour le service Google Street View mais se connectaient également aux réseaux wi-fi. 600 MB de données avaient ainsi été collectées dans 30 pays et Google avait fini par réagir après avoir commencé par nier en bloc.
Alors qu'en France la CNIL s'est contentée de condamner Google a une amende de 100 000 euros, la justice américaine pourrait prendre la chose plus au sérieux. Des plaintes en provenance de 9 états ont été déposées, et l'affaire est traitée en Californie, où la firme est localisée.
Le juge James Ware a ainsi statué que "plaider qu'un réseau n'est pas crypté ne le rend pas accessible publiquement". Selon lui, le fait que Google ait utilisé un équipement particulier pour récolter ces données rend possible des poursuites pour violation des lois fédérales sur les écoutes téléphoniques.
Google a démenti ces accusations dans un communiqué et devrait très certainement faire appel. La lois sur les écoutes n'ayant pas été mises à jour depuis la fin des années 1980 aux Etats-Unis, pour y inclure par exemple les communications en CB et les baby phone, Google pourrait profiter des failles du texte pour éviter une condamnation.

Après plusieurs tentatives infructueuses, Google tente une énième fois l'aventure du web social, toujours à sa manière. Les différents services proposés par Google + ont beau ressembler d'un peu trop près à Facebook, la firme risque bien de réussir son coup, en tentant l'intégration transversale.
Rester à tout prix le point d'entrée le plus dominant possible sur le web. Le défi de Google semble à la fois aisé et quasi impossible à relever, ses potentialités créatives n'ayant d'égal que la perte inexorable (bien que très relative) de son hégémonie absolue, au profit de Facebook.
Ambiance fin de règne
Google + a déjà des casseroles à traîner dès son lancement : ses aînés Google Wave et Google Buzz ont tous les deux capoté, le premier n'étant qu'un amalgame de services mal reliés entre eux, et le second ayant été banni de la plupart des comptes Gmail en une semaine, pour cause d'intrusion exacerbée dans la vie des gens, qui ne demandaient rien à personne. Deux ratés, donc, qui semblaient prouver l'échec assez général de Google dans le domaine du web social. Sauf que là, et même si Facebook ne peut plus vraiment se targuer d'avoir des augmentations de statistiques exponentielles, le réseau social commence à supplanter Google sur ses plates-bandes (le search, pardi !) et grâce à sa seule communauté. Et ça, Google n'aime pas.
Malgré des outils globalement assez faibles (on sera tous d'accord là dessus, la barre de recherche est toujours aussi désastreuse), Facebook a réussi à porter la diffusion sociale de contenu en tant que concept, et à le faire accepter par la plupart de ses utilisateurs. Mais Google a un atout de taille pour se lancer dans le grand bain du social sans déraper sur le plongeoir : son moteur de recherche. Réponse évidente de prime abord, mais si Google+ est si bien pensé que ça, cela rendra forcément le social plus éditorial, et vice-versa. Et ces deux aspects, s'ils s'entremêlent et se nourrissent suffisamment, pourront donner les meilleurs résultats jamais obtenus en terme de social search.

Google + simple
L'humain étant meilleur que les algorithmes de Google, aussi talentueux soient-ils, pour repérer les bonnes URLs, le moteur de recherche va naturellement remonter le contenu dont le bouton "+1" aura été davantage sollicité. D'autant plus, évidemment, s'il s'agit de vos accointances gérées dans l'application "Circles" de Google +, qui permettra de gérer vos groupes de contacts de façon un peu plus futée que Facebook. Quand à "Sparks", bien qu'on ne saisisse pas clairement sa plus-value, il propose de partager ses intérêts via un moteur de recherche directement intégré dans l'interface de Google +, ce qui facilite encore davantage l'interaction humaine. L'option de chat vidéo proposée présente un intérêt plus standard, certains pourront y voir une tentative de la part du géant de Mountain View de concurrencer le partenariat Facebook - Skype, et ils n'auront pas tort. Mais on doute que ça marche réellement, à moins que ce ne soit vraiment facile à utiliser. "Huddle", un simple service de messagerie instantanée en groupe, aura son intérêt si ce service est couplé intelligemment aux autres, et surtout s'il est facile à utiliser. Auquel cas, on pourra applaudir l'une des premières interfaces de chat en ligne qui soit enfin intuitive, en plus d'être utilisable en groupe.
Le web social, version humaine ?
Ce qui semble se dégager prime abord des premiers tests (si on en croit les déclarations des utilisateurs précoces qui ont eu la chance d'être invités à faire joujou), c'est la dose d'humanité ressentie à l'utilisation (ça tombe bien, Google voulait rendre son usine à gaz "la plus proche possible de vraies relations entre personnes"). Lorsque Facebok joue l'écran de fumée et blinde son interface de fonctionnalités plus ou moins utiles (franchement, qui utilise encore Facebook Questions quelques semaines après son lancement ?), Google a préféré épurer le tableau et laisser les gens structurer les liens qu'ils veulent tisser eux-mêmes, en leur donnant quelques outils simples, et sans les forcer à utiliser une boîte pleine de gadgets plus ou moins défaillants.
Mais ce qui fait la force de Google+ en tant qu'entité, c'est sa vocation à ne pas devenir "stand-alone", mais bel et bien de s'intégrer transversalement à la multitude se services que Google propose déjà. Évidemment, YouTube et Picasa seront mis à contribution, on imagine que Google Agenda aussi, bref, les potentialités sont énormes. Autre chose encore : Google+ ne remplacera pas Facebook, car il n'en a pas l'intention. Si certains outils se ressemblent, on décèle une grande différence d'interfaces, et donc d'usages. Les ados vont s'ennuyer, mais les jeunes actifs sur-connectés (avec smartphone Androïd sans la poche, of course), on l'imagine, y trouveront leur compte.
Ci-dessous, les vidéos de présentation des différents services proposés par Google +.
Google et ses différents sites web ont été utilisés par plus d'un milliard de personnes au mois de mai, selon les données publiées par ComScore, un nouveau record. Les internautes ont en revanche passé plus de minutes sur Facebook.

Derrière, Microsoft conserve sa deuxième place avec 905 millions de visiteurs uniques (+15%), devant Facebook qui signe une croissance de 30% avec 714 millions d'utilisateurs. Bien que doublé par le réseau social en octobre dernier, Yahoo! continue également sa progression avec 689 millions de visiteurs (+11%).
En termes de temps passé sur le net, c'est donc Facebook qui décroche la première place avec 12,7% des minutes passés sur le web en mai 2011, suivi par Microsoft (10,4%), Google (10,1%) et Yahoo! (4,8%). En données brutes, les internautes du monde entier ont passé 250 milliard de minutes sur le réseau social au cours de ce mois.
Pour établir ces classements, ComScore recueille des données auprès d'un panel de 2 millions d'utilisateurs.
Après quatre ans de règne, Google a été dépassée par Apple qui devient la marque la plus valorisée au monde, selon le classement établi par le Brandz report de Millward Brown.

Fort du succès de l'iPad, et de l'iPad 2 dont la sortie récente a provoqué une émeute à Pékin, la firme de Cuppertino a donc enfin détrôné celle de Mountain View. Par rapport au classement 2010, la valorisation d'Apple a quasiment doublé, passant de 83 à 153 milliards de dollars (106 milliards d'euros).
"L'iPad a vraiment tiré la progression d'Apple, même si l'iPhone marche toujours aussi bien, et le développement des applications", a commenté Peter Walshe, directeur du Brandz report.
Pendant ce temps, Google est resté stable (111 milliards de dollars contre 114 en 2010), tandis qu'IBM perd une place malgré une belle augmentation de sa valeur (100 milliards contre 86 en 2010).
Autre mastodonte des nouvelles technologies, Microsoft continue de chuter au classement. Dépassée par McDonald's, qui cartonne dans les pays émergents, l'entreprise fondée par Bill Gates est désormais 5e.
A noter, aussi, l'arrivée de Facebook dans le top 100 de Millward Brown. Avec une valeur estimée à 19 milliards de dollars, le réseau social entre directement à la 35e place et progresse de 246%.
Côté français, la marque la plus forte n'est pas un champion des n-tech mais notre bon vieux fleuron du luxe, YSL, dont la valeur a aumgenté de 23%.
1. Apple 153 Md$
2. Google 111 Md$
3. IBM 100 Md$
4. McDonald's 81 Md$
5. Microsoft 78 Md$
6. Coca Cola 73 Md$
7. AT&T 70 Md$
8. Marlboro 67 Md$
9. China Mobile 57 Md$
10. GE 50 Md$
VIA : The Guardian
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