En Tasmanie, il n'y a pas que de gentils petits monstres de dessins animés... Là-bas comme ailleurs, des individus un poil plus dangereux sont arrêtés et incarcérés pour divers crimes et délits. Parmi eux : Kyle Leslie Lynch, un malfaiteur local de 19 ans.
Alors qu'il était emprisonné sur cette île située au sud de l'Australie, le jeune homme a décidé de la jouer "Prison Break". Mais avant même de se faire la belle, il s'est payé le luxe de mettre à jour son statut Facebook, en précisant après son nom : "Va sortir plus tôt que vous ne le pensez. Ça, c'est certain !"
Dans la foulée, Kyle et son codétenu James Sampson, 22 ans, ont pris la poudre d'escampette. Une vaste traque a immédiatement été lancée par la police australienne pour tenter de leur remettre la main dessus. Et concernant leur pied de nez publié sur Facebook ? Un agent a précisé que "cette annonce n'aurait jamais dû avoir lieu étant donné que les prisonniers ne sont pas autorisés à se servir des réseaux sociaux".
Du coup, deux thèses seulement permettent d'expliquer cette mise à jour : soit elle a été faite depuis l'extérieur de la prison par un ami de Kyle disposant des identifiants et mot de passe de son compte Facebook, soit Kyle l'a effectuée lui-même grâce à un téléphone portable qu'on aurait réussi à lui faire parvenir derrière les barreaux. En attendant, le petit monstre court toujours.
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- Un forcené raconte sa prise d'otage en direct sur Facebook
Depuis l’avènement des réseaux sociaux, ce n’est pas un scoop, la vie réelle a été définitivement impactée. Certains se suicident en le faisant savoir à leur réseau avant de passer à l’acte, d’autres sont assassinés parce qu’un statut amoureux ne plaît pas au mari éconduit ou bien encore perdent leur travail à cause du commentaire de trop à propos de leur boss. Aujourd’hui, le dernier épiphénomène tendance est de louer une fausse copine virtuelle sur Facebook. En même temps, quand des sites comme Fakegirlfriend.co et Fakeinternetgirlfriend.com en font leur fonds de commerce, la chose devait finir par arriver.

D’après le site Tribords.com, Cathy, 23 ans, étudiante new-yorkaise qui aurait eu ses chances pour jouer dans la saga American Pie, loue ses services et se fait passer pour la petite copine du moment : il suffit de payer 5$. Cela ne coûte pas cher, c’est uniquement virtuel, et ne dépasse pas quelques jours. Il y a plus crevant pour gagner une petite poignée de dollars. L'opération est aussi intéressante si elle en vient à se répéter.
Si certains proposent de zombifier votre photo, d’autres surfent (avec moins de brio) dans le sillage de l'étudiante dont le pseudo est Cathy01.


Google prépare depuis 15 jours une grosse update de son moteur de recherche qui met en avant dans les résultats son réseau social Google+. Surnommé "Search Plus Your World", ce projet prétend vous apporter de meilleurs résultats en les personnalisant à l'aide des données du web social. Sauf que le web social, demandez à n'importe qui, c'est Twitter, Facebook, pas Google+, un réseau peu populaire, avec beaucoup moins d'inscrits que ses principaux concurrents et encore moins d'utilisateurs actifs. Chez Facebook et Twitter, et dans toute la communauté high tech, on est choqué par cette transgression de la neutralité de Google, qui profite clairement de sa position de quasi monopole pour tenter d'imposer son réseau social.

Il faut dire que Google a toujours prétendu être neutre, et alors qu'aux USA et en Europe ils doivent se défendre devant des commissions antitrust en expliquant qu'ils n'abusent pas de leur position dominante, une telle manoeuvre semble presque absurde. Pour protester, Facebook, Twitter (et aussi Myspace) viennent de lancer une extension pour les principaux navigateurs. Appelée Focus On The User, cette extension vous permet d'afficher des résultats plus "neutres", sans le favoritisme accordé pour l'instant à Google+.
"Focus On The User"
"Focus on the user", c'est à dire "concentrons-nous sur l'utilisateur" : c'est une des promesses de Google, au même titre que le plus célèbre "Don't Be Evil", et c'est au moins aussi essentiel. Ca peut paraitre tout ce qu'il y a de plus évident, mais c'est bien différent de déclarer que le client est roi : les clients de Google, ce sont les annonceurs à qui il vend la diffusion de messages publicitaires. Les utilisateurs de Google, vous et moi, nous sommes plutôt le produit. Avec cette maxime, si on la considère cinyquement, Google déclare vouloir offrir le meilleur produit qui soit. C'est une stratégie qui est devenue une norme pour la plupart des grands succès du web : AOL ou Myspace ont perdu leurs batailles respectives en placant le client avant l'utilisateur. Et c'est ce que Facebook et Twitter accusent Google de faire aujourd'hui.
Hypocrisie des deux côtés
Google défend de façon assez hypocrite cette update, en affirmant que c'est la faute de Twitter et Facebook s'ils ne fournissent pas toutes leurs données à son moteur de recherche pour les intégrer à "search plus your world". Sauf que Twitter est public, et Google aurait très facilement pu l'intégrer à ses résultats. Mais l'autre côté de la dispute n'est pas irréprochable, loin s'en faut : l'extension a été développée par les équipes de Facebook, qui ont ensuite été chercher le soutien de Twitter et Myspace pour la lancer, histoire de masquer leur propre hypocrisie.

Si Facebook peut accuser Google de ne pas être neutre et d'être anticoncurrentiel aujourd'hui, c'est parce que Google l'a toujours été par le passé, alors que Facebook demeure fermé, obscur et a passé des accords d'exclusivité avec Bing, le moteur de recherche de Microsoff. Il y a un moteur de recherche dans Facebook, et personne n'a jamais dit qu'il était neutre. Certains spéculent que "Search Plus Your World" n'est rien d'autre qu'un moyen de mettre la pression sur Facebook pour qu'ils laissent Google accéder à leurs données... Ou du moins pour montrer par l'exemple aux commissions antitrust qu'ils pourraient aussi s'intéresser à d'autres qu'eux.
Si on ne sait pas qui ressortira vainqueur de cette guerre concurentielle, une chose est certaine, ce ne sera pas nous, les utilisateurs.
Ca nous est tous arrivé : on vérifie notre fil d'actualité Facebook entre deux parties de Minecraft réunions importantes, et on nous informe que notre bon et respectable ami Jean-Machin a partagé un lien scabreux comme "Wow, cliquez pour découvrir les seins de Kim Kardashian" ou encore "Regardez ce que cette racaille fait à ce bichon maltais !". En fait, ça nous est probablement aussi arrivé à tous d'être la personne qui a partagé ce genre de contenus par inadvertance. Si ça n'est pas encore le cas, dites vous qu'il suffit d'une nouvelle innovation des pirates du like ou d'une nouvelle mise à jour super sympa de Mark Zuckerberg & co pour que ça vous arrive aussi.
Personne n'est au dessus d'un occasionnel clic vers du contenu scabreux. A la question "que faire quand vous avez partagé par inadvertance", la réponse est aisée : n'ajoutez pas un commentaire disant "c'était pour rire" ou "quelqu'un a du pirater mon compte Facebook", supprimez avant que quiconque ne voit quoi que ce soit ! La seule question qui se pose, c'est comment agir quand vous tombez sur ce partage fait par un ami.

Jean Machin a donc partagé un truc qu'il n'aurait pas dû. La première question que vous devez vous poser, c'est : en êtes vous certain ? Jean Machin ne pourrait-il pas avoir choisi de le faire volontairement ? Si vous êtes choqué, peut-être que lui ne l'est pas. Jean Machin est peut-être homosexuel et vous homophobe. Ou peut-être qu'il est simplement sarkoziste (il en reste, paraît-il). Peut-être aussi qu'il a publié ce photo-montage de Nadine Morano nue ironiquement. Probablement, même.
Si vous êtes certain qu'il a partagé par innadvertance, ne cédez pas à la panique ! Il ne faut surtout pas commenter ce partage : l'algorithme qui détermine ce que vous voyez de jean Machin sur Facebook est mystérieux : pour autant que vous le savez, Facebook a peut-être déterminé que vous seul serez intéressé par le fait de voir ce lien partagé par Jean Machin. En commentant, vous pourriez bouleverer ce fragile équilibre et rendre la chose plus visible pour vos amis à tous les deux.

La première chose à faire, c'est de rafraîchir Facebook : il est probable que votre ami Jean Machin s'est rendu compte très vite de ce partage embarassant et l'a effacé quelques secondes plus tard. Ne rien lui dire dans ce cas là pourra le laisser croire qu'il a évité le pire. Si malgré tout le lien embarassant est toujours là, envoyez un petit message privé à Jean Machin. Expliquez lui sa situation en gentleman, dans un message très court, et terminez par un petit smiley clin d'œil ;) ou une interjection comme "fichu Facebook". Surtout, ne laissez pas Jean Machin penser que vous le jugez : un jour prochain, vous vous retrouverez sûrement dans sa position, et "j'avais besoin de faire des captures d'écran pour un article", ça ne marche qu'une fois.
C'est la bonne idée du jour. Quelqu'un a utilisé le nouveau profil Facebook pour créer une mini-campagne anti-drogues. Le principe est simple : d'un côté vous voyez la timeline d'un drogué, de l'autre vous voyez à quoi elle ressemblerait s'il était clean.
Bon, vous allez me dire que la réalisation est un peu cheap, que c'est très bien-pensant et sans doute un peu inefficace les campagnes anti-drogues qui ne sont ni spécifiques (quelle drogue ?) ni choquantes et qui se contentent de dire "la drogue c'est mal". Et il est vrai que voir ce faux profil Facebook ne me persuaderait même pas d'arrêter le Coca-Cola, ni de refuser la prochaine fraise tagada qu'on me proposera. L'important c'est que c'est malin, et voilà pourquoi le lien cartonne et qu'il ne va pas rester en ligne longtemps.
Facebook n'aime pas la créativité

Il se pourrait en fait que Facebook fasse une exception pour une bonne cause, histoire d'éviter la polémique, mais la création de "faux" profils comme celui-là y est interdite. A vrai dire, si les modérateurs de Facebook n'étaient pas débordés, ils s'occuperaient de tous ceux qui utilisent un faux nom ou un surnom et de ceux dont la photo de profil est un dessin ou un objet. On a beaucoup critiqué la politique "du vrai nom" de Google Plus, et on s'est moqué de leur nouvelle campagne contre les photos de doigts d'honneur, mais Facebook a la même politique depuis longtemps.
Passons pour une fois sur les conséquences de cette politique sur la vie privée et la liberté d'expression, parce qu'il y a une autre conséquence dont on parle moins : on s'ennuie sur Facebook. Il y a bien quelques groupes marrants de temps en temps, ou des mèmes rigolos, mais par rapport aux usines à mème et LOL que sont Twitter ou Tumblr (sans même parler de 4chan), qui ne rassemblent pourtant qu'une fraction du nombre d'utilisateurs de Facebook, ce n'est rien du tout. Facebook est tout juste bon à alimenter des sites de bêtisier à la Zéros Sociaux, comme Le Bon Coin ou Doctissimo ont les leurs.
Etre si sérieux, demander les vrais noms, interdire la personnalisation des pages façon Myspace, avoir une interface sans chichi... C'est ce qui a fait le succès de Facebook, qui lui a permis de devenir mainstream et de ramener nos parents, voire nos grand-parents, sur le site... C'était une stratégie payante au début, mais c'est aussi sans doute pourquoi les statistiques montrent aujourd'hui que les utilisateurs les plus anciens passent de moins en moins de temps sur le site : on s'y ennuie.
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Etre espionné, c'est le rêve secret de milliers d'internautes qui utilisent leur blog ou Twitter pour révéler de terribles secrets sur le gouvernement mondial, ses liens avec les extra-terrestres, les Illuminati et la mort de Michael Jackson.
Ce serait comme une validation, pour eux, de se savoir observés par des yeux indiscrets et puissants. Et maintenant, c'est facile !
On savait déjà que l'armée américaine avait créé de faux profils Facebook et Twitter et de faux blogueurs pour manipuler l'opinion publique dans certains pays étrangers (non, ce n'est pas une théorie de la conspiration, c'est prouvé !)
Aujourd'hui on apprend sans surprise que le Département de la Sécurité Intérieure a aussi ses faux profils sur les réseaux sociaux et qu'ils lui servent à espionner tout terroriste potentiel.
Suite à une plainte déposée par l'ONG EPIC, on apprend que ce département du gouvernement américain, créé en 2002 par l'administration Bush pour assurer la sécurité du territoire en foulant au pied les droits fondamentaux de ses propres citoyens et du reste du monde, place automatiquement sous surveillance les comptes Twitter et Facebook qui utilisent un certain nombre de mots et d'expressions "suspectes".
Si vous voulez donner un peu de travail aux espions américains, placez donc ces mots dans vos prochains statuts : "human to animal contact", "collapse", "infection", "outbreak", "illegal immigrants"...
En français, des termes qui sont liés aux armes bactériologiques, aux migrations illégales... Sans doute qu'une petite référence bien placée à Al Quaïda ou a Kim Jong Un vous vaudra aussi l'attention d'un compte espion.
Tout ça n'est pas bien nouveau, vous avez peut-être comme moi entendu parler du réseau Echelon dans les années 1990 et prononcé les mots "Saddam Hussein", "bombe" et "Bill Clinton" dans vos conversations téléphoniques pour tenter de le saturer ; on riait tous beaucoup plus innocement du terrorisme à l'époque.
La différence, c'est qu'on prononçait ces mots dans le vide sans jamais savoir s'ils tombaient effectivement dans les grandes oreilles de la CIA. Aujourd'hui, par contre, il serait assez facile de mettre en place quelques comptes Twitter qui utiliseraient systématiquement les mots suspects et de démasquer ainsi les comptes Twitter espions quand ils se mettraient à vous suivre.
Comme l'a prouvé Wikileaks, l'espionnage, avec le web, ça peut marcher dans les deux sens.
Facebook a enfin commencé à mettre ses nouveaux profils en ligne pour tout le monde, et il y a déjà tout un tas de guides pour vous expliquer comment régler au mieux vos nouveaux paramètres de confidentialité ou comment présenter la plus jolie image pour vos futurs employeurs et/ou amants. Ce qui manque, c'est un guide des choses intéressantes à faire avec Timeline. Ou du moins des choses qui vous permettront de perdre du temps au travail, ce qui est, rappelons-le, la raison pour laquelle on est tous sur Facebook.
Faites-vous passer pour un hipster

Timeline donne à Facebook une mémoire. Sauf que Facebook n'existe que depuis quelques années, et que vos souvenirs peuvent remonter bien plus loin. Vous êtes donc invité à partager et à dater vos souvenirs, mais personne ne vous interdit d'embellir les choses. Vous pourriez assez facilement vous faire passer pour un hipster : quoi de plus classe que de prétendre avoir porté des Wayfarers avant que ce soit mainstream ? Quelques suggestions de statuts à ajouter, avec leur date :
4 février 2004 : "Je laisse tomber Myspace, trop de poseurs. thefacebook.com c'est beaucoup plus authentique."
7 juillet 2006 : "J'ai kiffé les lolcats le premier mois mais il serait temps de passer à autre chose les gars, c'est devenu trop mainstream."
2 Décembre 2007 : "J'écoute Lady Gaga. C'est très underground, vous n'en avez probablement pas entendu parler."
Vous pourriez aussi raconter que vous avez été parmi les premiers présents lors de la chute du mur de Berlin, mais méfiez-vous, c'est un peu gros, vous risquez de vous faire attraper.
Humiliez vos amis
Vous pouvez bien sur trouver une vieille photo d'un de vos amis, la scanner et l'incruster dans sa Timeline. Mais vous avez toujours pu faire à peu près la même chose avec le mur et les tags. Une des grosses nouveautés d'aujourd'hui, c'est la possibilité d'indiquer sur votre Timeline et sur celle des autres des "évènements marquants", comme votre premier baiser, une perte de poids, ou même la date ou vous avez arrêté l'alcool et le rétablissement d'une maladie. Vous ne pouvez pas indiquer une maladie dont vous ne vous êtes pas remis ou une addiction toujours en cours, malheureusement. La seule mauvaise nouvelle que vous pouvez partager, c'est le décès d'un proche.
Mais ça ne nous empêchera pas de nous amuser : vous avez la possibilité de taguer des personnes qui ont traversé cet évènement avec vous. Vous pouvez indiquer que vous avez perdu votre virginité avec deux ou trois de vos amis en même temps, vous féliciter d'avoir arrêté de sniffer de la colle avec quelques autres, et partager le souvenir de la mort de vos parents dans un incendie causé par qui vous voulez, tout ça le même jour si vous le souhaitez, et ça apparaîtra dans leur Timeline à eux aussi. Et si vous êtes vraiment hardcore, vous pouvez ajouter que vous avez voté Balladur ensemble en 1995.

Bien sûr, il est assez facile de paramétrer Facebook pour empêcher même vos amis les plus proches de vous taguer à tort et à travers, et il est possible de vérifier si un statut de 2006 n'a pas été publié en 2011. Mais c'est tellement moins drôle.
Cette faille soulève beaucoup de question sur le manque de rigueur du réseau social quand il s'agit de protéger la vie privée des internautes. En effet, il n'était nullement nécessaire d'avoir quelques compétences que ce soit en matière de hacking pour "profiter" de ce bug découvert par des utilisateurs qui ont signalé signalé une photo de profil contenant de la nudité ou de la pornographie. Une fois le signalement effectué, s'ouvrait une fenêtre pleine d'images privées qu'on pouvait aisément agrandir et télécharger sur son disque dur.
Mais, si cette info a été abondement reprise, notamment par les médias anglo-saxons, ce n'est pas tant pour l'amateurisme qu'elle révèle que pour les photos personnelles du grand boss, victime de la faille comme n'importe quel membre lambda de Facebook. Car il y a un indéniable plaisir pervers à observer la vie privée de celui qui est devenu le plus jeune milliardaire de l'Histoire en spéculant sur la nôtre.

Ce n'est pas la première fois que des photos online de Zuckerberg se retrouvent divulguées sur la toile. Il y a quelques années, il avait lui-même rendu accessibles 290 clichés via son compte Facebook en réponse à une précédente polémique sur le respect de la vie privée. La plupart ont été retirés mais on trouve encore quelques dizaines consultables par tous sur la page du Zuck, sans compter ceux publiés sur la page de son chien aux 450 000 likes, Beast.

Les photos qui ont fuitées cette semaine ne nous apprennent donc rien de ce qu'on savait déjà. Mark Zuckerberg mène une vie simple, avec sa petite amie de toujours, Priscilla Chan. Il aime partager quelques bouteilles de vin avec ses amis, faire des sushis maison et donner des sucreries aux enfants à Halloween. Le seul truc bizarre est cette image où on le voit tenir un poulet vivant par les pieds. Mais c'est parce que le jeune milliardaire s'est mis en tête de manger uniquement des animaux qu'il a tué lui-même (donc rarement), ce qui lui donne un côté retour à la nature plutôt cool (ou pas).

Ces photos sont donc globalement d'une banalité déconcertante, pourtant nous nous en délectons, commentant ses looks improbables ou dissertant sur la platitude de son quotidien de petit geek mal dégrossi qui ne s'est toujours pas décidé à épouser une bimbo, acheter des voitures de sports et une baraque de flambeur malgré les milliards de dollars qu'il est censé peser.

Quelque part, ça nous rassure de voir que le Zuck a des goûts de chiottes, des occupations aussi nulles que les nôtres, et que sa nana ne fait pas la Une de FHM. Mais en même temps, on a envie de lui mettre des baffes parce que nous on mènerait une putain de vie de rock star si on avait le même compte en banque. On se marierait avec Kim Kardashian dans une émission de téléréalité, on trainerait avec des acteurs et on finirait dans la section celebrity mugshot de The Smoking Gun après s'être fait arrêté bourré et le nez plein de coke au volant d'une Ferrari Modena.
Mais non, Mark Zuckerberg n'a pas la même conception du winning que Charlie Sheen. Il évite soigneusement le syndrome Icare, essaie tant que possible de mener la même vie qu'avant pour ne pas péter les plombs, et il a bien raison. A moins que l'on ne voit que ce qu'il veut bien nous montrer, et qu'en secret il organise des soirées bunga-bunga dans sa maison de Palo Alto ? Non, on n'y croit pas.
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