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Ecologie, réchauffement climatique, développement durable ? Tous les sujets liés à l'environnement.

Wikipedia en vrai

Posté par Easywriter le 25.06.09 à 12:32 | tags : wikipedia, environnement

Ca donnerait quoi si on imprimait Wikipedia sur papier ?
A l'heure où on mesure l'empreinte carbone des activités numériques (genre surfer sur Google produit-il trop de CO2 ?), on peut se féliciter du bénéfice écologique apporté par Wikipedia.
Imprimés, ses 3 millions d'articles représenteraient l'équivalent de 652 tomes de l'encylopédie Brittanica. Ci-dessous, 400 articles de référence compilées dans un seul ouvrage de 5000 pages. Soit moins de 0,001% du total des entrées sur l'encylo en ligne...


 




Réchauffement climatique : fin des noms de domaine en .tv ?

Posté par Jordan le 01.05.09 à 17:18 | tags : environnement

Le registrar américain Godaddy affiche depuis peu une curieuse indication à ceux qui voudraient acheter un nom de domaine en .tv : "Note : L'île de Tuvalu coule. Les alternatives recommandées sont .COM, .NET et .INFO". 

Les îles Tuvalu sont un archipel de neuf atols coralliens situé en Polynésie. La vente de l'exploitation des noms de domaine en .tv est source de richesses pour cet État qui en possède très peu. Le point culminant est à moins de 5m au dessus du niveau de la mer. Le réchauffement de la planète menace les 10 000 habitants de Tuvalu, première nation de réfugiès climatiques. Si les îles ne devraient disparaître qu'en 2050 ou 2060, un millier de ses occupants ont déjà plié bagages.

Quid de l'initiative de Godaddy ? Il s'agit probablement d'une petite blague militante de la part du registrar, qui attire l'attention sur un exemple tragique des effets du réchauffement climatique. 


 

A gauche, la bande-annonce du documentaire King Tide réalisé par Juriaan Booij.
Ci-dessus, le magazine Frontline (de la chaîne américaine PBS) consacré à l'île.







Empreinte écologique de Google bis : bouilloires électriques vs. machines à laver

Posté par Gflu le 20.01.09 à 16:23 | tags : google, environnement
Pour faire suite (avec un peu de retard) à ce billet, signalons la réponse officielle de Google (cf. Official Google blog), qui a mal encaissé semble-t-il l'accusation de boulimie énergétique qui lui était faite par Alex Wissner-Gross. A l'aune de ces propres mesures, la firme prétend qu'une requête Google génèrerait l'équivalent de 0,2 g de CO2, soit sensiblement moins que les 7 g mesurés dans l'étude précédemment citée. Et Google de rappeler son engagement pour le développement durable à travers sa fondation Google.org, mais aussi via la création d'un groupe d'industriels souhaitant faire progresser le "smart computing". Bataille de chiffres, bataille d'images : une requête moyenne consommerait selon Google 0.0003 kWh (création de l'index comprise), soit 1k Joule, soit l'équivalent de ce que brûle un organisme humain en 10 secondes. L'équivalent en empreinte carbone représenterait ainsi 0,2 g de CO2 : 1000 fois moins qu'une voiture roulant 1 kilomètre et répondant aux critères écolos de l'UE. Donc : un kilomètre en voiture = 1000 requêtes Google. Vous en voulez encore ? La consommation annuelle d'un utilisateur moyen de Google correspondrait à... une machine à laver. Moralité ? A défaut de pouvoir mesurer ou contre-expertiser les chiffres donnés par les différents protagonistes, on s'interrogera sur le bilan carbone de cette polémique (nombre de requêtes Google pour croiser les données, nombre de billets de blogs postés sur le sujet, nombre de bannières de pub affichées par le Times, nombre de cafés - ou de thés - ingurgités par les services marketing de Google, etc.).



Empreinte écologique : 2 recherches Google = 1 tasse de thé bien chaud ?

Posté par Gflu le 11.01.09 à 19:23 | tags : environnement, google

MAJ : réponse officielle de Googleà propos de cette étude.

Physicien à l'Université de Harvard, Alex Wissner-Gross a calculé qu'une seule requête sur Google génèrerait l'équivalent de 7g d'émission de carbone. Deux requêtes Google et nous ferions monter le compteur à 14 g, soit quasiment l'empreinte d'une bouilloire électrique portée à ébullition (15 g).

Deux recherches Google équivaudraient donc à un thé bien chaud. Et les googlers compulsifs (dont je suis) de s'inquiéter des effets diurétiques de leur manie... Un article du Times recense d'autres études qui vont dans ce sens, estimant qu'une requête Google émet l'équivalent de 2 à 10 g de carbone. L'article explique entre autres que l'industrie informatique au sens large représenterait 2 % des émissions de gaz à effet de serre, passant en 2007 devant l'industrie aéronautique. La consultation d'une simple page web consommerait environ 0, 02 g de carbone par seconde, et ce chiffre serait multiplié par 10 (0, 2 g/s) pour une page enrichie en vidéo ou en images. Le Times conclue assez bizarrement avec les exemples de Twitter et de Second Life (le maintien d'un avatar à l'année dans SL consommerait autant d'énergie qu'un brésilien moyen - un vrai), en insistant sur l'utilité toute relative de ce type d'applications. Sous entendu : au lieu de twitter des inepties et de rechercher à tout va dans Google, nous ferions mieux de penser à l'avenir de la planète.


L'inquiétude environnementale liée à ces nouveaux usages est légitime, cela ne fait aucun doute, mais l'article du Times pose tout de même quelques questions :


- La personnalité d'Alex Wissner-Gross, d'abord : le vénérable quotidien britannique ne semble pas troublé outre-mesure par le fait que ce physicien soit aussi l'initiateur du projet CO2stats, dont le business est justement d'auditer et de limiter l'empreinte écologique des firmes informatiques et des sites web. Rien de mal à cela, au contraire, mais le mélange des genres n'est jamais très recommandable sur ces sujets et entretient la confusion sur le mode: plutôt green, ou plutôt business ?


- Le mode de calcul est lui aussi à préciser : sur les 7 g de notre requête Google, le premier contributeur en CO2 est l'utilisateur avec son ordinateur personnel ; le second est le réseau informatique qui permet le transfert des données ; le serveur et les data centers sont enfin les plus petits contributeurs. On voit bien dans cette "chaîne de responsabilités" la difficulté de calculer l'empreinte d'une requête donnée... en fonction de votre ordinateur (taille de l'écran, configuration etc.) et de votre distance avec les serveurs pour un service donné, votre mug de thé risque d'être plus ou moins remplie...


- Plus inquiétant : quand l'argument écologique se double d'un argument moral (dans le sens "intellectuel"), on se prend à rêver "d'empreintes intello-écologiques". Quelle est l'empreinte intello-écologique d'un billet sur Tweeter vs. un article du Times vs. un livre de Foucault (Jean-Pierre) vs. un livre de Foucault (Michel) ? Dans certains cas (comme ce dernier exemple) on peut aisément l'imaginer. Mais la perspective - très lointaine, souhaitons-le - d'une censure par indices intello-écologiques a de quoi faire frémir...


- Enfin, et c'est souvent le problème avec ces extrapolations écologico-statistiques, il faudrait pousser un peu plus loin dans la métaphore, tant qu'à faire...Quel est l'impact positif du web (puisque finalement c'est le web qui est sur le gril, n'est-ce pas ?) lorsque l'on considère les autres médias et services auxquels il se substitue en partie (courrier postal, presse et produits imprimés, vpc...) ? Et pour reprendre l'effrayante empreinte intello-écologique mentionnée ci-dessus, quid de son impact sur la circulation des savoirs et des idées ?

Autant de questions auxquelles il faudrait répondre - ou pas (mais sans passer par Google, bien sûr).

Sur le même sujet : Blackle et autres Google noirs sur blanc




Parking à vélos

Posté par Troudair le 22.12.08 à 09:31 | tags : technologeek, environnement
Si en France, quelques automobilistes grincent des dents en voyant 8 places de parking désormais occupées par une rangée de Velib, les Japonais ont depuis bien longtemps dépassé ce stade en utilisant massivement, bien avant que cela ne soit un enjeu écologique, vélos et transports en commun.
Néanmoins, le problème du stationnement restait entier et il fallait remédier aux amoncellements interminables de deux roues sur les trottoirs des grandes villes japonaises.



C'est ainsi que naquit le distributeur de vélos enterré, dans lequel vous pouvez désormais, moyennant un abonnement de 21 euros par mois environ, stocker votre vélo pendant que vous continuez à vous déplacer en bus ou en métro.
Si l'initiative peut paraître intéressante, dans le sens où elle encourage l'utilisation du deux roues non-motorisé en réglant un problème récurrent au Japon, on peut quand même douter de l'appellation "éco" collée sur le système. Difficile en effet d'imaginer qu'un système automatique capable d'absorber et de restituer 144 vélos en quelques secondes soit plus écologique qu'un simple bout de trottoir. Alors évidemment, l'engin consommera moins et polluera moins que 144 voitures, mais on reste loin de l'empreinte carbone zéro.



Nuages et absence de nuages

Posté par Troudair le 20.12.08 à 15:05 | tags : environnement, photo
Pour entamer ce dernier week-end de l'avent, un peu de poésie météorologique.
Parfois, dans le ciel, les nuages dessinent d'étranges figures, trous circulaires, champignons atomiques, chevelures enflammées.
Dark Roasted Blend a eu la bonne idée d'en faire un superbe inventaire, explications à l'appui.
Ca n'est pas La Guerre des Mondes, c'est juste la nature qui nous met devant les yeux des signes que nous sommes les seuls à reconnaître.




Le blues d'après-campagne

Posté par Troudair le 14.11.08 à 07:49 | tags : environnement, loufoque, politique, vidéo
Peut-être en avez-vous entendu parler : les Etats-Unis ont élu un nouveau président.
Voilà, c'est fait. Le 20 janvier prochain, Barack Obama entrera à la Maison Blanche et sera à la tête de la nation la plus puissante du monde.
Pour atteindre cette objectif ultime, il a dépensé des sommes colossales en déplacements et surtout en communication. Ainsi, les petites pancartes résistant aux intempéries ont poussé depuis plusieurs mois dans les jardins. Il s'agissait de l'objet militant le plus simple et le plus visible. Sauf qu'aujourd'hui, et maintenant que tout est fini, que faire de ces bouts de plastoque qui appellent à voter pour un Président déjà élu (ou pour un perdant confirmé) ?

Poser devant ?


Oui, mais enfin, une fois que c'est fait ?

Et bien nos confères des Fourmis ont trouvé la solution et proposent ainsi un guide en images qui vous permettra de transformer ces panneaux désormais inutiles en belles petites maisons colorées pour nos amis les oiseaux. Car l'hiver arrive et tous les abris sont bons pour nos petits compagnons volatiles.


Enfin, si aucune de ces solutions ne vous convient, il reste toujours la bonne vieille méthode...




Des plantes et des légumes

Posté par Troudair le 13.10.08 à 09:35 | tags : blogs, environnement, media art, technologeek
On parlait de l'aspect totalement vain de Twitter, et accessoirement d'une grande majorité de blogs.
Le Donburi Cafe de Kamakura a poussé le vice encore plus loin en concevant un système métaphorique fascinant.
Puisque l'attitude d'un bloggeur ou d'un twitter frénétique ne se distingue guère de celle d'un légume réagissant basiquement aux variations de son environnement, pourquoi ne pas relier une plante à un blog et voir ce qu'elle nous raconte ? Le procédé utilise ainsi des capteurs enregistrant le courant bioélectrique parcourant la plante, pour ensuite l'interpréter en bon japonais et le publier sur le blog de Midori-San (c'est le nom de la plante).

Grâce à Pink Tentacle, qui effectue heureusement la traduction japonaise, on peut donc découvrir qu'un organisme végétal n'a, lui non plus, pas grand chose à dire, si ce n'est se plaindre parce qu'il n'a pas assez d'eau, ou de lumière. Mais qu'on se rassure, car un widget en ligne a été conçu qui permet à n'importe qui, d'un simple clic, de mettre en marche une lampe horticole disposée au-dessus de Midori-san.
Si vous comprenez le japonais, vous pourrez donc lire pour la première fois, après avoir cliqué, des remerciements émanants directement d'un représentant du monde végétal.
Malheureusement, l'histoire ne dit pas comment on dit "laché vo com" en langage des plantes...



Sandbag : ou comment détruire une tonne de CO2 en quelques clics

Posté par Gflu le 17.09.08 à 22:28 | tags : environnement, hacktivisme
C'est sans doute l'expérience d'autophagie capitaliste la plus réjouissante du moment : le site Sandbag.ork.uk, qui vient juste d'ouvrir, permet à tout un chacun d'acheter des permis d'émissions de C02 pour les sortir du marché. L'idée est aussi lumineuse qu'un halo de pollution urbaine dans une nuit d'automne : alors que le nombre de « droits à polluer » émis fait débat (leur surabondance entraine une chute du cours des crédits carbones et place certains industriels parmi les plus pollueurs en position virtuellement « éco-créditrice »), il s'agit ni plus ni moins de détruire ces permis. Ce qui, dans une métaphore dont seuls les marchés financiers ont le secret, revient à retirer ces tonnes de C02 elles-mêmes de nos beaux ciels azurés.



Evidemment, passés ces quelques clics, la question sur le fond est forcément un peu plus compliquée que ça (et le site Sandbag, sur le mode "il y a un problème ? nous avons la solution", en rajoute un chouia). Difficile de ne pas s'y perdre dans la technicité de ces échanges stratosphériques... Mes collègues de la rubrique Société préparent d'ailleurs un dossier sur ce sujet ô combien complexe, pour ne pas dire : épineux. En attendant, l'initiative peut clairement marquer les esprits : le nombre de certificats à émettre pour la phase 3 du mécanisme mis en place sont actuellement en cours de discussion à Bruxelles (cf. cet article sur le cours de la tonne de C02 pour y voir plus clair). Bryony Worthington, conceptrice du projet Sandbag, a quelques autres bons arguments en réserve, qu'elle développe dans cet entretien avec le Guardian (elle explique notamment comment elle espère convaincre certains industriels eux-mêmes de rétrocéder à Sandbag des permis d'émission ; ce marché est fou, on vous dit).
Et si vous n'êtes toujours pas convaincu - ou que vous aimez la comédie anglaise version homebrew, ce spot est pour vous :




Les racines de la vie

Posté par Troudair le 15.09.08 à 09:35 | tags : data mémoire, environnement
Darwin lui-même comparait l'évolution à un arbre, dont les racines, au cours des millénaires, se ramifiaient en multiples embranchements et sous-embranchements.

Dans la lignée de cette réflexion, des centaines de biologistes et chercheurs ont mis sur pied le projet "Tree of Life", l'arbre de la vie, qui se propose, ni plus ni moins, d'inventorier et de classer graphiquement la totalité des espèces animales et végétales présentes sur Terre en fonction de leurs supposées origines.

Si j'emploie le mot "supposé", ça n'est pas parce que j'ai des relents créationnistes, mais tout simplement parce que l'arbre de la vie, tel que Darwin l'imaginait, reste bien entendu incomplet, et nombreux sont les chaînons manquants encore à découvrir.

Comme souvent dans ce genre de projet, les scientifiques puristes s'élèveront contre la vanité d'une telle synthèse, mais là où par exemple, l'Encyclopedia of Life, avait une réelle prétention encyclopédique, le Tree of Life propose pour sa part, non pas une définition exhaustive des espèces, mais le plus souvent un large corpus bibliographique permettant de pousser en ligne et hors-ligne la recherche.

Au final, Tree of Life s'avère être aussi bien un outil de travail précieux pour les scientifiques, qu'une entrée ludique et graphique dans les grands concepts de l'évolution.



Cache-misère

Posté par Troudair le 08.09.08 à 07:54 | tags : arts visuels, environnement, street art
Souvenez-vous, il y a quelques temps, on vous présentait le travail de Desiree Palmen, camouflages urbains conçus pour se fondre dans un paysage hostile.
Plus discret, et aussi plus poétique, Joshua Callaghan conçoit aussi des trompe-l'oeil urbains sur les boites de raccordement électriques, et là où Desiree Palmen tentait de dissimuler la présence humaine, Callaghan s'affaire de son côté à faire disparaître ces larges blocs gris posés au milieu de la verdure.

Dans certains cas, il peut même ajouter de la verdure, là où il n'y en a pas.
Mais devant ce travail de dissimulation, forcément imparfait selon la position de l'observateur, on se pose quand même la question de l'honnêteté du projet.
Car aussi précis que soit le trompe-l'oeil, dissimuler ces boîtiers ne les fera jamais disparaître.




Cartographie d'un sac en plastique

Posté par Troudair le 25.08.08 à 11:01 | tags : cartographie, environnement, media art
Dans la lignée du travail de William Lamson dont on parlait ici, voici une nouvelle réflexion sur la surveillance généralisée.
Cette fois-ci, ce ne sont pas les caméras installées par les autorités qui sont visées, mais le fameux service Google Street, décidemment sérieuse source d'inspiration pour les artistes.

En découvrant une vue obstruée par un sac en plastique au beau milieu de l'Alaska, Pascual Sisto a décidé de figer dans le temps cette anomalie, symbole d'une résistance silencieuse à la photographie globale du monde engagée par Google.
Le projet Last Breath in Alaska se présente ainsi comme l'outil de Google, à la différence près que lors de la prochaine mise à jour, qui fera disparaître le sac, celui-ci restera présent sur le site de Sisto.

L'autre aspect évoqué par cette oeuvre est l'incroyable collision de sens entre d'un côté le territoire de l'Alaska, emprunt d'un imaginaire immaculé et naturel, et de l'autre l'apparition de ce sac en plastique volant dans les rues, symbole par excellence de la profusion des déchets humains nocifs pour l'environnement.

via Rhizome



L'appel de la forêt : des sex tapes pour sauver les arbres ?

Posté par Puck le 15.08.08 à 13:29 | tags : environnement, sexe, vidéo

Le sexe et l'écologie font-ils bon ménage ? La réponse est oui, évidemment. On connaissait déjà l'éco porn et le mouvement Fuck for Forest, dont Greanspeace s'est certainement inspiré pour imaginer cette vidéo toute métaphorique, feuillue et sensuelle. Et lancer cet appel :
" L’association de défense de l’environnement sort une vidéo collaborative dédiée à la protection des forêts. Grâce à une réalisation très suggestive, les internautes sont invités à se filmer ou se photographier pour montrer leur amour de la forêt. Greenpeace reprendra les films et les photos des internautes pour créer une vidéo collaborative. Cette dernière servira d’outil pour convaincre les commissaires européens de mettre en place une législation sur le commerce de bois illégal en septembre. " Merci, Camille !




Des dessins dans le sable

Posté par Troudair le 03.07.08 à 09:18 | tags : arts visuels, environnement
Après le vélo pour sept, voici une autre activité plagière pour tous ceux qui s'ennuient en vacances.
A la fois inspirés par le land-art et le phénomène des crop circles, ce sont les artistes Andres Amador et Jim Denevan qui montrent l'exemple sur les plages désertes de Californie en dessinant des formes géantes à l'aide d'un simple bâton.



Sans aucune aide (informatique ou mathématique), les deux américains, chacun de leur côté, concoivent ces éphémères et monumentales figures dont l'importance ne peut être saisie que d'avion ou d'une haute falaise proche.
Si ces artistes se contentent de produire des formes géométriques abstraites, rien ne vous empêche, à votre tour, de vous lancer dans des dessins plus figuratifs, surtout si vous avez du mal à trouver une plage vide cet été. Par exemple, pourquoi ne pas dessiner une HLM grandeur nature en prenant soin de coller un touriste dans chaque fenêtre ? L'effet, sans aucun doute, sera percutant, et témoignera de tout le bien que vous pensez des accumulations humaines sur les plages.
A vous de jouer !



Réparations de toiles

Posté par Troudair le 24.06.08 à 09:44 | tags : arts visuels, environnement, media art, photo
Comme vous savez qu'on aime bien la nature ici, un petit tour du côté d'une artiste américaine dont le travail, à mi-chemin entre land-art et média-art, relève d'une poésie bucolique, d'un art de l'éphémère que nous ne pouvons que saluer.
Après avoir réparé des champignons avec des rustines pour pneus de vélo ou organisé des manifestations de chenilles en colère, Nina Katchadourian s'est mise en tête de réparer des toiles d'araignées partiellement détruites.
A l'aide d'un kit de couture et de fil rouge, elle a ainsi passé son été 1998 (oui, c'est pas tout jeune) à rendre service à ses voisines arachnéides.
Ou du moins le croyait-elle... Car systématiquement, après avoir achevé son travail, les araignées, probablement véxées, s'empressaient de remplacer le fil intrus par un fil de leur création, éjectant au sol le travail de l'artiste, et ce, même si la toile en question était abandonnée depuis longtemps.
La série de photographies Mended Spiderwebs témoigne de ces interventions temporaires, dont l'exécution a demandé un temps et une concentration inouïs, pour finalement être détruites en une nuit.

Et puis tant que nous sommes dans les araignées, ressortons un lien vieux comme le web : la fameuse expérience des araignées droguées et les effets graphiques produits sur la conception de leurs toiles.
Si avec ça, vous ne faites pas de beaux rêves...



Correspondant étranger

Posté par Troudair le 13.06.08 à 08:04 | tags : environnement, hacktivisme, media art
A quelques heures du coup d'envoi d'un Pays-Bas/France sous haute-tension, il convient de trouver aux Néerlandais d'autres qualités que celle de renvoyer l'Equipe de France chez elle dès le premier tour.
Direction Amsterdam, donc, pour le projet Visual Foreign Correspondents, organisé conjointement par le De Balie Centre for Culture and Politics et le Netherlands Institute for Media Art.
Chaque mois, depuis novembre dernier et jusqu'à octobre prochain, un artiste étranger est invité à s'exprimer sur son actualité locale en concevant une oeuvre visuelle, audio, ou les deux. En plus d'être diffusée sur le web, l'oeuvre est aussi présentée sur un réseau d'écrans publiques à Amsterdam.

Depuis le 10 juin dernier, c'est l'américaine Tiffany Holmes qui propose donc son FRESH 2.0, animation de frises mouvantes conçues à partir de logos d'eaux minérales.
Avec cette oeuvre, l'artiste entend attirer l'attention sur l'imagerie liée à l'industrie de l'eau en bouteille, faite de montagnes majestueuses et de petites fleurs des champs, alors qu'il est prouvé que ce secteur économique est un véritable poison pour l'écologie dans les pays où l'eau potable sort des robinets de toutes les cuisines.
Même si l'oeuvre en elle-même ne se lit pas aussi clairement au premier coup d'oeil, il est toujours bon de rappeler que le conditionnement d'eau en bouteille a un coût supérieur à celui du pétrole, ce qui est toujours loin d'être admis par nos contemporains.



Ecran géant zéro énergie

Posté par Troudair le 05.05.08 à 07:52 | tags : environnement, inventions, media art
Depuis longtemps, nos calculatrices n'ont plus besoin de piles et leurs petits écrans s'illuminent grâce à l'énergie solaire accumulée pendant la journée.
Le principe de GreenPIX est le même, à la petite différence que l'écran en question mesure la bagatelle de 2200 m².

GreenPIX

Installé à Pékin par les cabinets d'architectes Simone Giostra & Partners et Arup, non loin des installations olympiques, l'engin devrait fonctionner dans le courant du mois du mai et accueillir des performances visuelles d'artistes du monde entier.
On a déjà souvent évoqué ici la conception d'écrans de grande taille, mais celui-ci est le premier qui propose, en plus du gigantisme, une réflexion sur la consommation d'énergie d'une telle installation.
A quand une Nuit Blanche "zéro énergie" à Paris ?



Le soleil est un poète

Posté par Troudair le 28.04.08 à 07:55 | tags : architecture, arts visuels, environnement
One Day Poem Pavillon - Jiyeon SongAprès les chambres noires d'Abelardo Morell, voici une installation qui utilise cette fois le principe du cadran solaire.
Sauf qu'au lieu de donner l'heure, le One Day Poem Pavillon de Jiyeon Song projette sur le sol un poème différent selon l'heure de la journée et la date de l'année.
La technique semble rudimentaire, et pourtant, quand on y réfléchit, l'inclinaison des trous en fonction du lieu où est finalement installé le dôme se doit d'être calculée avec une grande précision pour obtenir un texte lisible.

Les poèmes en question sont des Sijo, c'est à dire des poèmes traditionnels coréens, et ceux qui s'affichent sur le sol sont extraits de l'oeuvre de Kim Ch'on-taek (1725-1766), évoquant la nature éphémère de nos vies et invitant à un instant de méditation.

Une vidéo accélérée permet de voir le résultat en ligne, mais bien entendu, au-delà de l'idée, c'est la composante temporelle la plus importante du projet, puisque pour lire l'intégralité du poème, il vous faudrait rester près de l'installation des heures entières, à attendre l'apparition d'un seul mot.



Déjoue le marketing vert avec Greenpeace

Posté par Puck le 20.04.08 à 11:53 | tags : environnement, greenpeace, marketing

L'Union européenne doit adopter cette année une réglementation visant à limiter les émissions de CO2 des voitures neuves (l'objectif est de passer à 140 grammes de CO2 par kilomètre en 2008, puis à 120 grammes d'ici 2012). Pour sensibiliser les internautes à ce combat pro-environnement, Greenpeace a lancé avant hier une campagne web ludique qui " dénonce le greenwashing à l'oeuvre dans la publicité automobile ". Enjeu : confronter le discours pseudo écolo des spots publicitaires avec la réalité des efforts faits par les marques de constructeurs pour limiter les émissions de gaz polluants sur les véhicules récents. Moyen d'action : vous êtes appelés à voter en ligne pour la publicité de bagnole " la plus mensongère ", et à créer votre propre campagne de pub pour l'envoyer aux constructeurs. Une forme de cyber-action réalisée en collaboration avec nos petits amis de l'agence Upian.
Une remarque : Les chiffres produits par Greenpeace datent de 2006, alors qu'on sait que les efforts annoncés par les constructeurs entre 1994 et 2004 n'avaient pas été atteints. Est-ce à dire qu'il n'y a pas eu d'étude sur la responsabilité des émissions de Co2 par constructeurs depuis cette date ?
Merci à Camille (Greeenpeace) pour l'info. En savoir + ici et .




Oxygène en bouteilles

Posté par Troudair le 08.04.08 à 08:22 | tags : environnement, hype naze, technologeek
Oxygen PlusDans notre série "puisqu'on ne peut plus sauver le monde, continuons à le pourrir en essayant de survivre", voici un ustensile indispensable aux jours noirs qui se profilent.
Avec l'eau, l'oxygène sera bientôt une denrée rare sur Terre. Déforestation et pollution globale auront d'un côté réduit les sources végétales de production et de l'autre fait monter les taux de gaz nocifs en flèche.
Notre air est déjà bien pourri, et il le sera de plus en plus, provoquant maladies cardio-vasculaires et autres problèmes respiratoires chroniques.
Voyant la catastrophe arriver, le monde merveilleux des marchands s'est donc empressé d'inventer Oxygen Plus, une petite bouteille d'oxygène portative qui a deux avantages.
Le premier, c'est qu'il vous permet de survivre quelques heures de plus que vos congénères en cas de pic de pollution, en gardant les idées assez claires pour fuir les zones contaminées.
Le second, c'est que grâce à ses belles bouteilles de recharge non-recyclables, vous contribuez à l'augmentation des déchets, et donc à l'accélération du pourrissement général.
Cette belle blonde ci-contre l'a bien compris, et s'empresse dès maintenant de s'envoyer des décharges d'oxygène pur tout en espérant que ce petit geste la sauvera... tout en tuant les autres. Merci Oxygen Plus !




Cris et noms d'oiseaux

Posté par Troudair le 26.03.08 à 07:55 | tags : cartographie, environnement, musique
Xeno CantoDans un monde de vitesse ultra-technologique, qu'il fait bon, parfois, de faire une pause et d'écouter simplement le chant des oiseaux.
Grâce au très beau projet Xeno Canto, il est désormais possible de se livrer à cette apaisante activité bien calé dans son fauteuil.
Réunissant les enregistrements d'ornithologues amateurs et professionnels, le site est une fabuleuse base de données de chants d'oiseaux, dont certains sont même géolocalisés grâce à l'API de Google Maps. Pour les spécialistes, les audiogrammes de chaque espèce sont aussi affichés.

Au départ ciblé sur le continent sud-américain, le site ne cesse de s'étendre et a même ouvert, le 9 mars dernier, son antenne africaine.
Aujourd'hui, on peut donc écouter sur Xeno Canto les chants de plus de 3000 espèces de volatiles, soit plus de 126 heures d'écoute.
Ca nous change des API de Google Maps techno-centrées censées nous aider à trouver le marchand de pizzas le plus proche, non ?



La flambée du bio-business

Posté par Troudair le 04.03.08 à 09:33 | tags : cartographie, environnement, google
Lorsqu'un consensus apparaît dans l'opinion publique, il est bien rare de ne pas trouver un régiment de businessmen pour s'en emparer et surfer sur cette tendance lucrative.
Dans un premier temps, ce vent d'approbation globale permet de lever des fonds, et ensuite, bien sûr, de vendre un produit beaucoup plus facilement en bénéficiant d'une image éthique et responsable, ce qui n'est pas donné à toutes les entreprises.

Il y a 10 ans donc, alors que les chiffres d'analyse prospective étaient les mêmes qu'aujourd'hui, c'est à dire qu'ils prévoyaient la fin du règne du pétrole pour les années 2050, une société avait pourtant bien du mal à trouver de l'argent pour financer une activité de recherche en carburant de substitution. Les Etats-Unis se foutaient ouvertement de Kyoto, les grands groupes pétroliers refusaient d'accepter cette réalité mathématique, les fabriquants de voitures continuaient de traiter la crise environnementale à coup de pots catalytiques et le consommateur se sentait super-responsable quand il achetait du déodorant Narta avec le petit logo "préserve la couche d'ozone".

Earth2TechMais aujourd'hui, tout à changé.
En France, on a Nicolas Hulot et son pacte, aux Etats-Unis, Scwharzenegger et son hydrogène, et tout le monde s'accorde à dire qu'il faut sauver la planète, tout en s'assurant si possible de pouvoir continuer à aller chercher le pain en bagnole.
En économie, c'est ce qu'on appelle un "secteur porteur", et si vous avez besoin de millions, c'est vers lui qu'il faut impérativement se tourner (comme ce fut le cas d'internet il y a 10 ans).

Afin de mettre en évidence cette réalité, le site Earth2Tech a donc décidé de répertorier les 101 start-up majeures créées dans ce très éthique domaine des "énergies propres", et de les représenter sur une carte. En cliquant sur les petits logos, on peut ainsi découvrir combien de millions la société est parvenue à lever, ainsi que les dernières infos relatives au secteur.

D'apparence très encourageante pour les générations à venir, cette carte a pourtant la terrible qualité de nous mettre face aux mécanismes capitalistes, eux-mêmes dénués de toute éthique, mais dont la capacité d'analyse prospectiviste permet de se glisser dans des niches financières spécifiques tout en profitant du "capital-éthique" qu'elles contiennent.

Espérons que cette carte sera actualisée dans les années à venir, afin de saisir pleinement une autre grande capacité du capitalisme mondialisé : celle de transformer une multitude d'initiatives, opportunistes ou citoyennes, en conglomérats financiers détenus par les trois ou quatre multinationales. Aucune raison, en effet, pour que les énergies dites "propres" ne subissent pas à leur tour cet enviable sort.

Et quand on sait que jusqu'à présent, les grands groupes pétroliers étaient particulièrement bien placés pour financer l'essentiel des campagnes électorales des partis politiques occidentaux, cette carte pourrait bien, à terme, devenir la représentation (géo-)graphique des nouveaux méta-décideurs du 21e siècle.



Use the Fuse : éteins la lumière

Posté par Life on Mars le 11.02.08 à 17:06 | tags : environnement, hacktivisme, photo

Quand j'étais petit, maman disait toujours : "Eteins la lumière, c'est pas Versailles ici !"
Avez-vous remarqué que la quasi totalité des façades et vitrines des magasins s'allument dès que le jour s'éteint. Pour quoi ? Pour qui ? On se le demande.

Use the fuse se présente comme un guide d'action (comment désactiver les boitiers interpompiers des néons et des vitrines de magasin...) doublé d'un projet photo : envoyez vos clichés avant / après, elles seront intégrées à l'interface magique qui permet "d'éteindre la lumière" en un clic... Une nouvelle forme d'activisme urbain, anti-pub et écolo ? (merci Tomä ! pour nous proposer des liens, c'est ici)



Sentinelles de l'Arctique, le blog

Posté par Puck le 11.02.08 à 15:33 | tags : blogs, environnement, photo

Nicolas Mingasson, à la tête de l'expédition Sentinelle de l'Arctique

A l'origine, un projet ambitieux et un peu fou. L'expédition Sentinelles de l'Arctique se propose "de réaliser un important travail photographique sur les populations de l'Arctique" confrontées au réchauffement climatique et à un changement rapide de leur mode de vie. 300 pellicules, un transit via Moscou où il a retrouvé son acolyte Pasha Selezniov et quelques compagnons de route. C'est parti : l'équipage a commencé sa traversée. Nicolas Mingasson racontera son périple quotidien sur ce beau blog de libération. Merci, Alex (Upian) pour le coup de projo.

Nota : Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'Année Polaire Internationale. L'exposition "Terre des Pôles" sera présentée sur les grilles du jardin du Luxembourg à Paris à l'automne 2008.




Changer l'énergie en pensée

Posté par Troudair le 19.01.08 à 11:59 | tags : environnement, media art, net art
Avant que l'observation d'un phénomène naturel ne devienne une réalité scientifique, il se passe parfois beaucoup de temps.
Hypothèses et conjectures les plus folles peuvent surgir dans ces moments de doute où la raison lutte contre le mythe, la religion ou la peur.
En tant que scientifiques et universitaires, Douglas Repetto, Tali Hinkis et Kyle Lapidus ont donc créé le projet Cross Current Resonance Transducer afin d'explorer cet instant, d'après eux le seul porteur d'esthétique et de philosophie, les plus grandes aspirations de l'Homme.

Bonding Energy

La base de ce projet consiste donc à élaborer des dispositifs d'observations environnementales et d'utiliser les données recueillies à des fins qui n'ont rien de scientifique.
Leur première réalisation, Bonding Energy, est une réflexion graphique sur les émissions solaires en différents points de l'état de New York.
Les chercheurs-artistes ont ainsi conçu des "Sunsmile", petites stations météo enregistrant la luminosité ambiante et transmettant ces informations à un serveur central.
Une fois enregistrées, les données sont interprétées graphiquement grâce à une application visible en ligne sur le site de turbulence.org jusqu'au mois d'octobre 2008.

Quel intérêt scientifique à cette expérience ? Aucun.
Et c'est clairement revendiqué par les auteurs qui ne cherchent ici que des images, des pensées, et tout ce que pourra évoquer, chez eux et le visiteur, la pratique de captation de l'énergie solaire.
En plus de transmettre des données, les Sunsmile sont en effet aussi de petits convertisseurs d'énergie qui s'auto-alimentent, ajoutant à l'aspect purement graphique du projet une dose d'utopie écologique.





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