
Igor A. Gusev devait avoir des journées bien remplies avant de se faire courser par la police russe. Depuis un mois environ, l'individu est introuvable, son domicile moscovite ayant été déserté. Or, étrange corrélation, le nombre de spams mondiaux a diminué de 20% après sa disparition...
Le New York Times, à l'origine de la révélation, met également en évidence le lien de Gusev avec le site SpamIt.com, un site qui propose une rémunération aux spammeurs pour faire de la publicité à des pharmacies en ligne. Le site en question s'est soudainement arrêté le 27 septembre. Une masse de spammeurs a alors ralenti son activité, la rente assurée par SpamIt ayant disparu.
L'homme nie évidemment toute implication avec SpamIt.com, mais la concordance entre sa disparition suite à l'ouverture d'une enquête le concernant et la diminution du nombre de spams dans le monde paraît évidente. L'an dernier, Newsweek avait mis en lumière les possibles liens entre Gusev et les cercles de hackers qui avaient tenté les attaques cybernétiques contre la Géorgie.
Reste que le changement d'attitude vis-à-vis des spammers est assez étonnant, connaissant la propension habituelle des autorités russes à un certain laissez-faire sur la question. Le NYT pousse l'analyse plus loin, et cite l'avis de certains experts américains imaginant que certains spammeurs russes seraient couverts par les autorités du pays, pour des raisons diverses (fierté nationale, sûreté de l'État...), voire que certaines campagnes de spams étaient cooptées par des officines de renseignement russes, en échange de leur expertise criminelle. Rien n'est évidemment certain, mais force est de constater que Gusev jouait un rôle de premier ordre dans le "système spam" à l'échelle mondiale. Il y aura un peu moins de "enlarge your penis" dans nos boîtes mails, c'est déjà ça.
Via Big Browser
Marre de vos collègues, de vos habitudes de boulot, de votre vie professionnelle ? L'ambiance de bureau vous sort par les trous de nez ? Dans ces cas-là, la meilleure solution est encore de sortir l'ardoise magique.
Le cas de Jenny est assez intéressant. The Chive a publié hier une série de photos, 33 pour être exact, montrant cette charmante jeune femme portant un tableau blanc. on comprend vite que cette espèce de roman-photo surréaliste est en fait une manière plutôt marrante et originale de démissionner ! Sans oublier d'égratigner sévèrement son supérieur direct, visiblement l'un des déclencheurs de son départ, sur ses habitudes de travail douteuses, son vocable particulier à son égard, et son haleine un peu foireuse. Le tout, envoyé par mail à tous ses collègues.
Cependant, The Chive a dévoilé le pot aux roses ce mercredi : toute l'histoire n'est en fait qu'un énorme hoax magnifiquement orchestré par le site lui-même... Quant à la jeune femme, elle s'appelle en fait Elyse Porterfield, et elle est actrice a LA (pour ceux qui seraient déjà tombés amoureux). L'idée reste excellente, à tenter la prochaine fois que vous voudrez plaquer votre boulot.
Bienvenue au club ! Sans les invitations privées et les petits avantages offerts aux amis de tes amis (loin d'être des happy few), Google ne serait pas Google. Son service de messagerie Gmail, lancé il y a deux ans déjà (au printemps 2004, et oui), est gratuit mais accessible sur invitation uniquement. Une agence de marketing a eu l'idée opportune mais un peu fourbe de surfer sur cette hype pour lancer une foire aux invitations gmail gratuites. Des pseudo donateurs (comme s'il s'agissait de don d'organes), et des demandeurs, qui s'inscrivent en attente pour recevoir une précieuse 
Bien sûr, il tombe à point nommé alors que l'Assemblée débat, en catimini, la question de l'adoption (obligatoire) dans le droit français de la directive européenne sur le droit d'auteur du 22 mai 2001. Quatre ans de discussions sociétales et juridiques, plusieurs séances de consultation au Sénat sur les cultures numériques et les usages du résau internet (musique liquide, cinéma numérique, création artistique, games culture) avec les professionnels n'ont semblerait-il pas suffi, puisque les débats prennent des airs de pur lobbying économique politique. Pour preuve de la complexité des enjeux, les partis politiques* ne sont pas encore parvenus à parler d'une même voix sur la question de l'adoption des DRM (Digital rights management) dans le droit français : pour le contrôle strict des réseaux p2p ou pour une "licence globale" proposée en option par les FAI pour légaliser les nouvelles étendues de la copie privée ? Le débat est complexe, et difficile à résumer ici. En attendant, une chose est sûre : nous sommes tous concernés.
Nota* : Des parlementaires UMP, UDF et PS ont réussi a faire passer, dans la nuit de mercredi, deux amendements qui autoriseraient les usages des dits réseaux p2p (mais quid des radioblogs, des emails, des bit torrent ?) et légaliseraient en France les échanges de fichiers.
+ à ce sujet, lire Licence globale vs DADvSI : premier round sur le blog Playlist.

Dans la série des campagnes mails qui assurent, je viens de recevoir ça(-dessus). Avec le flash animé qui se lance quand on décide de passer "derrière la frontière" du web. Efficace. Et utile.

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