Avatar a été le film le plus téléchargé cette année via le protocole bittorrent. Ce qui n'a empêché le plus gros succès du box-office de tous les temps de cartonner également en DVD et Blu-ray. Une nouvelle preuve que le piratage ne nuit pas aux blockbusters.
Selon le classement établi chaque année par Torrentfreak, Avatar a été downloadé par moins de 16,6 millions de fois en 2010 sur bittorrent. Les gentils hommes bleus de James Cameron mettent donc la pâtée au Star Trek de J.J. Abrams, téléchargé 11 millions de fois l'an dernier.
Ce genre d'annonce devrait être une aubaine pour l'industrie du divertissement, en guerre perpétuelle contre les vilains internautes pirates qui remplissent leur disque dur externe comme des sagouins. Problème, le piratage massif d'Avatar et des autres blockbusters de l'année n'a pas vraiment eu d'incidence sur les entrées en salles ou les ventes de DVD.
Déjà, Avatar a battu le record de recettes jusqu'ici détenu par Titanic, avec 2,8 milliards de dollars de revenus. Et les versions DVD et Blu-ray sorties en avril se sont écoulées comme des petits pains : 19,7 millions exemplaires vendus en 3 semaines à l'international (dont un tiers de Blu-ray). Rien qu'en France, 500 000 copies sont parties le jour de la sortie.
Ces chiffres datent de mai et on estime qu'Avatar devrait battre le record du Le Monde de Nemo (40 millions de DVD vendus) avec les ventes de Noël et la sortie des éditions collector et Blu-ray 3D. Les pirates seraient-ils donc aussi des acheteurs ?
Voir la suite du classement des films les plus téléchargés :

Face à la déferlante propagandiste qui assimile la copie au vol, Nina Paley, créatrice de Sita sings the blues, a lancé un projet de série pédagogique : Copying is not theft est un film d'animation, que vous êtes libre de reproduire et adapter.
Ca s'appelle The minute meme project et on a copié une partie des infos sur Techdirt qui vous explique le reste. Faites tourner !
Nina Paley chante :
Une étonnante version orchestrée
Hadopi adoptée, il est temps de prendre conscience que cette loi est quand-même assez cool, que la lutte contre le piratage est beaucoup plus smurf qu'il nous semblait au départ, bourrés que nous étions d'a priori négatifs sur Pascal Nègre, Christine Albanel et Frédéric Mitterrand.
DP (Digital Protector, "the rapper from outerspace") revient, 17 ans après son fameux Don't Copy That Floppy. Le clip de Don't Copy That 2 est produit par la SIAA (Association des industriels du logiciel et de l'information) qui, ne l'oubliez pas, vous permet de gagner jusqu'à 1 million de dollars si vous dénoncez un pirate.
C'est le souhait de Steven Metalitz, avocat représentant à Washington les intérêts de la MPAA (majors du cinéma), RIAA (de la musique) et autres ayant-droits auprès du Copyright Office : les DRM devraient selon lui garantir "l'autodestruction" d'une chanson, d'un album, d'une série ou d'un film, au bout d'un certain temps. Autrement dit, on n'achète plus, on loue.
La proposition semble audacieuse, mais la lutte acharnée que mènent les industries culturelles pour tenter d'empêcher nos modes de consommation d'évoluer n'a plus vraiment de limite, et à l'heure où celles-ci sont parties prenantes d'une guerre plus large, celle de la neutralité du net (nombreux sont ceux qui aimeraient transformer le web en minitel géant, et payant), autant y aller franchement.
Metalitz, dans une lettre adressée au conseiller juridique en chef du Copyright Office, rejette la vision selon laquelle "les détenteurs de droits d'auteur devraient offrir aux consommateurs un accès perpétuel au fruit de leur travail créatif". Il argue du fait qu'"aucun autre fournisseur de produit ou service n'est tenu contraint par de telles exigences", et que "personne n'attend d'un ordinateur ou de n'importe quel appareil électronique qu'il fonctionne éternellement".
Pour lui, il n'y a aucune raison qu'un quelconque mode de distribution d'œuvres copyrightées garantisse ce privilège".
Analogie commode mais discutable, la "mort" d'un ordinateur ou d'un téléphone portable n'étant pas délibérément programmée pas son concepteur. Mais l'on peut comprendre que des entreprises nous ayant vendu les mêmes chansons sur vinyle, cassette, CD et mini-disc, les mêmes films sur VHS, laser-disc, DVD et Blu-Ray, soient chagrinés de nous imaginer conserver notre discothèque et notre cinémathèque sur un disque dur et ne jamais rouvrir notre porte-monnaie.
L'argumentation est déjà en partie obsolète, la plupart des fournisseurs de contenus musicaux ayant renoncé aux DRM sur les plateformes de téléchargement légal, mais elle est toujours valable pour les services de streaming et de VOD. Et même pour la musique, Metaliz défend son idée, expliquant que le marché saura de toute façon s'adapter.
Il prend l'exemple de Wal-Mart, qui avait vendu des morceaux avec DRM et a un beau jour décidé de fermer les serveurs qui géraient les clés permettant leur lecture. Suite à la grogne de ses clients, la chaîne de supermarchés les a remis en route. Mais jusqu'à cet automne seulement, et nul doute que la demande sur ce marché de l'abandonware soit bien faible !
Ironie de la chose, l'avocat, s'il réfute un droit à la propriété d'un support permettant la jouissance éternelle d'une œuvre, défend celui des créateurs à détenir à jamais les droits d'auteur sur leurs créations. En fait, Metalitz est contre le concept de bouquin, qu'on se transmet éhontément de génération en génération, formant d'odieuses bibliothèques, et contre le concept de domaine public, qui permet à d'horripilants mélomanes sans le sou d'écouter Mozart pour pas cher.
L’Alliance Internationale pour la Propriété Intellectuelle, qui n’a d’international que le nom puisque composée de sept associations américaines de producteurs de produits et de contenus (dont la RIAA et la MPAA) désireux de renforcer les législations sur le copyright, rend chaque année avec l’agence gouvernementale pour le commerce (directement rattachée au Président) le rapport spécial 301 : compte-rendu des efforts consentis par les différents pays du monde pour protéger les ayant-droits.
Cette année, l’Espagne en prend pour son grade. Plusieurs décisions de justice récentes ont considéré légal le partage de fichiers en ligne, mais également l’édition de sites internet indexant des liens vers des fichiers piratés. Les administrateurs de Sharemula ont ainsi été jugés innocents, contrairement à leurs cousins suédois de Pirate Bay. Une situation inacceptable !
L’Espagne fait partie des cinq pays qui téléchargent le plus, 50 millions de jeux vidéo par an, 350 millions de films, 2 milliards de chansons (en augmentation de 80% en 2008 – évolution, basée sur des chiffres un poil approximatifs, qui semble excessive). Selon le rapport, 67% des internautes espagnols, et 81% des moins de 24 ans, téléchargent des fichiers protégés.
Mis en cause : eDonkey et BitTorrent, mais aussi Rapidshare et consorts, et surtout la législation espagnole qui ne permet pas de courir après les contrevenants.
Barack Obama n'est pas content. Son administration reproche au gouvernement espagnol d’avoir fait bien peu pour « contrecarrer l’impression générale que le peer-to-peer est légal », pointant notamment des consignes de « décriminalisation » données en 2006 par le procureur général de la Cour de Cassation. Le rapport spécial 301 demande à ce que les FAI et les représentants des ayant-droits s’accordent, et à ce que soit mise en place « immédiatement et effectivement » la riposte graduée…
EPIC rebondissement dans le procès qui oppose le site de partage de torrents aux industries de la musique et du cinéma : une semaine après le verdict défavorable aux quatre accusés, et alors que le Parti Pirate compte ses nouveaux adhérents par milliers, la Sveriges Radio a révélé ce matin que le juge Tomas Norström siège au conseil d'administration du Svenska föreningen för industriellt rättsskydd (association pour la protection de la propriété intellectuelle), et est membre du Svenska föreningen för upphovsrätt (association du droit d'auteur) aux côtés des avocats Henrik Pontén, Peter Danowsky et Monique Wadsted, qui ont défendu les intérêts des majors dans cette affaire !
Le juge a immédiatement réagi, expliquant qu'il avait, comme il le fait à chaque fois, auto-évalué son impartialité, et considéré qu'il n'y avait en l'espèce pas de conflit d'intérêts.
Rick Falkvinge, président du Parti Pirate, a vilipendé un procès sous influence.
Peter Althin, avocat de Peter Sunde, porte-parole de Pirate Bay, a annoncé qu'il comptait demander que le procès soit révisé. Les autres avocats de la défense ne se sont pas encore prononcés. Ce sera ensuite à la Cour d'appel de décider si les protagonistes de l'affaire doivent effectivement repasser devant un autre juge de première instance.
Peter Sunde, Fredrik Neij et Gottfrid Svartholm, les trois fondateurs du plus grand tracker de torrent du monde, et Carl Lundström, accusé d'avoir investi des fonds dans le site, ont donc écopé d'un an de prison ferme et de 2,7 millions d'euros de dommages et intérêts à l'issue du fameux procès Pirate Bay.
Le tribunal a suivi les requêtes du procureur malgré les failles invraisemblables des avocats de l'IFPI (International Federation of the Phonographic Industry).
"Stay calm - Nothing will happen to TPB, us personally or file sharing what so ever. This is just a theater for the media.", a indiqué Peter Sunde sur son Twitter.
Tous ont fait appel et The Pirate Bay continue d'exister, ses 22 millions d'urtilisateurs vont être invités à s'impliquer et à soutenir le site.
En attendant le prochain épisode, Flu vous propose de télécharger gratuitement son dossier spécial qui retrace deux mois d'un procès-spectacle ahurissant.
Le génial Stephen Colbert, dont Rom vous parle souvent sur le blog télé, recevait en janvier dernier Lauwrence Lessig, papa des Creative Commons, pour une interview soumise au droit d'auteur et dont tout remix est donc formellement interdit, comme le journaliste/saltimbanque l'avait fermement rappelé au cours de celle-ci.
Dans les jours qui suivirent, l'extrait fut évidemment l'objet de maints bidouillages, déclenchant la colère de l'animateur qui fut contraint de proposer son propre remix et d'avertir à nouveau les maniaques du sampling idiot…
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Afficher par : naissance / nationalité / métiers
posté par Gaelle Dubois Animator vs. Animation game
posté par zs't(hgrsg De l'importance du timing en photo
posté par Clem La twittosphère française est-elle devenue un...
posté par Jude La NASA publie de nouvelles photos de la Terre...
posté par AstronomieAmateur17