Nous n'évoquerons pas ici le "First!" proclamé en tête des commentaires, mais quelques grandes premières de l'histoire du web :
Le premier email
L'email a été créé par le programmeur Ray Tomlinson en 1971, séparant grace au symbole "@" l'homme de sa machine. C'est lui qui a envoyé le premier mail de l'Histoire, à ses collaborateurs. Il y expliquait comment envoyer un email…
Le premier spam
Le premier pourriel est envoyé en 1978 par Gary Thuerk, marketeux chez Digital Equipment Corporation, entreprise informatique morte en 1998. Le procédé énerva beaucoup, compte tenu de la rapidité des modems de l'époque : le téléchargement d'un long mail adressé à des milliers de destinataires était susceptible de bloquer les ordinateurs des récipiendaires. Ce premier spam fit apparemment planter le réseau de l'université de l'Utah.
Le premier nom de domaine
Symbolics.com est déposé en mars 1985 par une entreprise fabriquant des ordinateurs ne faisant tourner que des logiciels programmés en langage Lisp. La société a coulé. Ici, les cent premiers noms de domaines enregistrés.
Le premier moteur de recherche
Archie est créé en 1990 par Alan Emtage, étudiant à l'université McGill de Montréal. Il consistait en une sorte de base de données des noms de fichiers publics disponibles sur Internet, offrant la possibilité d'y faire une simple recherche (plus d'explications ici).
Archie existe toujours, mais on ne peut y rechercher que sur des FTP anonymes ou des sites polonais…
Le premier site
En 1989, le physicien Tim Berners-Lee du CERN (European Organization for Nuclear Research) crée un nouveau système d'information reposant sur l'hypertexte. Objectif : disposer d'un réseau unique sur lequel partager via Internet les connaissances stockées sur les ordinateurs de différents laboratoires. En 1990, il nomme son invention le World Wide Web.
Info.cern.ch est l'adresse du premier serveur web et http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html celle de la première page, sur laquelle les premiers internautes trouvaient une explication du projet.
La première image
En 1992, Tim Berners-Lee demande à Silvano de Gennaro, programmeur au CERN, de scanner des photos d'une fête qu'a donné l'organisation et de l'uploader sur le site.

La première bannière publicitaire
Les créateurs de Wired lancent en 1994 le premier webzine commercial, Hotwired, sur lequel ils vendent de la publicité en ligne. AT&T est la première entreprise à communiquer sur ce média, optant pour une approche mystérieuse censée attirer le clic…

Le premier site porno
sex.com, enregistré en 1994 par Gary Kremen, semble être le premier site pornographique, bien que son créateur nie aujourd'hui avoir eu de coquines intentions en déposant ce nom de domaine. Stephen M. Cohen a lui vite vu le potentiel et contacté Network Solutions, qui administrait tous les ndd à l'épque, réussissant frauduleusement à se faire transférer la propriété de sex.com, qu'il transforma rapidement en un profitable site de cul. Kremen lui fit un procès et obtint 65 millions de dollars en sus de son nom de domaine, mais le malfaiteur s'enfuit au Mexique et transféra ses deniers sur un comte offshore. Il s'est rendu aux autorités en 2005. Entre temps, Kremen a vendu sex.com pour 12 millions de dollars, et a créé match.com…
Le premier objet vendu sur eBay
Pierre Omidyar crée eBay en septembre 1995. Il y vend aux enchères le premier objet : un pointeur laser cassé, qui part pour 14$.
La première vidéo postée sur YouTube YouTube a été créé en février 2005. A l'image, Jawed Karim, un des fondateurs, mais pas le plus célèbre, au zoo de San Diego. Cinq ans plus tard, dix heures de vidéos sont uploadées chaque minute sur le site. | La première vidéo postée sur Dailymotion Shortv.net a également été créé en février 2005, et renommé Dailymotion en mai de la même année. A l'image, le fondateur Benjamin Bejbaum en pleine introspection. En fait, onze vidéos ont été postées avant celle-ci, mais ne sont pas publiques. Qu'y voyait-on..? A ce jour, près de 15 millions de vidéos ont été postées sur le site français. |
Le premier tweet
Biz Stone, cofondateur de Twitter, poste le premier tweet de l'Histoire le 21 mars 2006 : "just setting up my twttr". Trois ans plus tard, les twitterrers manquent toujours d'inspiration.
Le coût extravaguant du stockage des contenus postés par les utilisateurs et leur exploitation commerciale limitée condamnent-ils les sites de partage ?
S'il est un peu tôt pour les enterrer, les chiffres compilés par le journaliste de Slate Farhad Manjoo ont de quoi faire peur :
Pertes estimées de YouTube en 2009 par le Crédit Suisse : 470 millions de dollars
Coût de fonctionnement annuel de YouTube : 711 millions de dollars (dont 360 rien qu'en bande passante).
Revenus engendrés par YouTube sur une année : environ 240 millions de dollars.
A moins que le rapport du Crédit Suisse ne soit à côté de la plaque, l'avenir n'est donc pas très radieux pour ce site acquis pour 1,65 milliards de dollars part Google en 2006. D'autant que les annonceurs ne seraient pas très chauds pour associer leur image à des vidéos de qualités souvent moyennes, voire carrément mauvaises, d'après Manjoo.
Un constat qui peut également à s'appliquer à Facebook, qui dépenserait chaque mois un million de dollars en électricité et 500 000 dollars en bande passante pour héberger les milliards de photos postées par ses utilisateurs.
YouTube serait donc condamné à mourir ? Sous sa forme actuelle, sans doute. Ce n'est donc pas un hasard si la firme prépare sa révolution - abandonner le modèle "webcam TV pour un modèle "web TV", en développant des partenariats (récemment avec Disney, bientôt peut-être avec Sony) pour proposer une offre plus qualitative susceptible d'augmenter ses recettes publicitaires.
Consulter les contenus Youtube musique de Flu et le You tube ciné dela rédac
La théorie de la longue traîne ("la demande totale pour les articles peu demandés dépasse la demande totale des articles très demandés", cf. Wikipedia) popularisée par Chris Anderson en 2004 est-elle en train d'être battue en brèche par une nouvelle étude sur le marché de la musique en ligne ? Selon la MCPS-PRS Alliance (société britannique de collecte de droits), la longue traîne musicale serait beaucoup plus ténue que ne le laisse entendre la théorie :Note : dixième et dernier billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.
Voici un petit récapitulatif de ce qui s'est passé durant ces 15 dernières années, pour ceux qui se seraient un peu endormis depuis le début de cette deuxième décennie.
Résumé géopolitique
Durant les années 1970 et 1980 une rumeur disait en France que les Japonais étaient des copieurs (une Ministre française les a même traités de fourmis, ou quelque chose d'approchant).
Nous, les Français (la France, le pays des Lumières tout de même !) avions les idées et les autres ne pouvaient que nous copier lamentablement : la fameuse phrase, « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées » en était un parfait exemple. Suivant cette même logique, on nous a aussi fait croire dans les années 2000 que les Chinois étaient eux aussi des copieurs sans idées et qu’ils ne faisaient que reproduire pour moins chères nos idées géniales (c'est vrai que si l'on regarde l’histoire de la Chine, très peu d'idées intéressantes ont été initiées dans ce pays, comme par exemple l'encre, l'imprimerie, la boussole, la poudre et l'horloge ;-).
Cela a juste entraîné rapidement le déclin économique de l’Europe, si sûre d'elle-même. L’Europe se retrouve quinze ans plus tard à être juste un prestataire de services pour la Chine. La monnaie européenne étant indexée sur le Yuan (la monnaie chinoise devenue le grand concurrent du Dollar US).
Les Européens, ayant totalement délaissé les investissements dans la recherche et l’éducation (au profit des militaires et surtout de la finance), se sont retrouvés totalement démunis quinze plus tard et totalement dépassés par l’évolution exponentielle des technologiques numériques (même si une société française continue de briller au firmament de la pointe informatique, comme nous le verrons plus tard). (...)
Lire l'intégralité de cette fiction geek originale.
Voila se termine ce parcours un peu chaotique et très subjectif dans l'histoire et pourquoi pas le futur du design interactif.
Le deal avait plusieurs fois été évoqué. C’est officiel depuis vendredi. Pour une fois, une « rumeur du web » s’avère fondée. Lagardère Active Digital, filiale de Lagardère, devient l’actionnaire majoritaire du Groupe Doctissimo, qui édite entre autres Fluctuat.net. Derrière le sobriquet Gflu qui signe ce billet se cache le directeur de la publication du magazine de pixels que vous tenez devant les yeux (Alexandre Boucherot), et il me semblait donc assez urbain de vous en toucher un mot.
Le rachat de Doctissimo par Lagardère répond évidemment et avant tout à une logique industrielle très simple : plus on est gros, plus on est gros. En phase de concentration accélérée, la viabilité économique des acteurs « moyens » (fussent-ils leaders sur leur secteur, comme l’est Doctissimo sur le segment féminin) peut à terme devenir problématique. En s’adossant à un acteur industriel de premier plan, Doctissimo se donne les moyens de croître, de s’internationaliser, de sécuriser ses actifs et ses équipes. Lagardère de son côté absorbe une très jolie audience, un chiffre d’affaires conséquent, et un vivier de compétences pour dynamiser l’ensemble de son pôle numérique. Voilà pour la logique.
« Et Fluctuat dans tout ça ? » vous demandez-vous en vous endormant sur ce billet tel un analyste financier repu et débonnaire sur son exemplaire des Echos tâché de gras. On y arrive. Et on reviendra, après un nouveau crochet industrialo-économique, sur les aspects éditoriaux.
Commençons par signaler que l’auteur de ces lignes n’est pas actionnaire de Doctissimo, que la décision ne lui appartenait pas, mais qu’il fut consulté en tant que membre de la direction et approuva cette décision (il faut aussi qu’il arrête de parler à la troisième personne, on va le prendre pour un psychopathe). En cela, et en ce qui nous concerne, le rachat de Doctissimo sonne en quelque sorte comme l’Acte II du rachat de Fluctuat par Doctissimo en 2006. Nous savions très bien en 2006 que nous perdions le contrôle sur de possibles (voire de probables) concentrations futures, mais nous faisions le pari que nous y gagnerions en moyens et en pertinence éditoriale. Les moyens suivirent, et la pertinence éditoriale… aussi – quoique ce point mérite d’être laissé à l’appréciation des lecteurs, c’est en tout cas le sentiment général de l’équipe. Et c’est à nouveau ce pari qui expliquait l’approbation par l’équipe de la perspective de rachat par Lagardère.
Dans le paysage médiatique tel qu’il se dessine, il est fort probable que les trois modèles d’édition existants devront adapter leur fonctionnement à leurs ambitions éditoriales, chacun avec ses contraintes :
- les « alter medias », sans contrainte économique forte puisque fonctionnant principalement sur le bénévolat, seront en grande partie épargnés par les bouleversements en cours. Mais ils devront dans certains cas faire face aux limites du « tout contributif », et pourront difficilement s’offrir certains types de contenus (investigation, audio-visuel…) que les internautes plébiscitent de plus en plus comme un élément constitutif du média.
- les groupes de « macro-édition », se livreront d’âpres batailles, avec pour mots clés : parts de marché, convergence, rentabilité. Mais au sein de ces groupes, la situation des « titres » devrait rester assez hétérogène, sur le modèle de la presse ou de l’édition (on songe par exemple à la cohabitation de La Découverte et de Robert Laffont au sein d’Editis, contrôlé – pour l’instant – par le groupe Wendel).
- enfin, les éditeurs indépendants petits et moyens qui s’inscrivent dans un circuit commercial (publicité ou abonnement) seront les plus chahutés : certains s’adosseront à des structures plus importantes, d’autres réduiront la voilure pour limiter leurs frais et rester viables, beaucoup sans doute disparaîtront. Péremptoire, sinistre ? Peut-être. Mais quand on connaît l’audience cumulée des « alter médias » (Wikipedia étant l’exemple le plus emblématique) et des grands groupes, l’équation devient vraiment délicate pour les éditeurs de taille modeste, très nombreux à se partager une part d’audience congrue. Un certain nombre de « nano-éditeurs » tireront sans aucun doute leur épingle du jeu, de par leur qualité ou leur spécialisation. Le one-man-media sera l’un des modèles les plus prisés et les plus chics du genre.
Notez que j’utilise un futur d’anticipation tout à fait seyant pour renforcer la dramaturgie du propos… mais j’aurais tout aussi bien pu utiliser le présent. On y est. Au final, et contrairement à ce qu’affirment les gardiens du temple, le pluralisme des médias a de très beaux jours devant lui. Grâce au web, surtout, le nombre de « titres » a littéralement explosé. Même avec l’échec prévisible de certains petits et moyens éditeurs « commerciaux », le nombre global de titres (médias alternatifs compris) restera très largement supérieur à ce qu’il a pu être il y a 20 ans. Par contre, effectivement, la reconfiguration du paysage médiatique invite à revoir les modèles industriels de production des médias.
Pour revenir à Fluctuat : malgré une audience assez considérable (4 millions de visiteurs en janvier selon Médiamétrie), le site continue aujourd’hui à perdre de l’argent. Plus pour longtemps, espérons-le. Si nous n’étions pas adossés au Groupe Doctissimo, largement bénéficiaire, nous serions économiquement morts. Réduire la voilure ? Impensable, alors que justement nous trépignons d’impatience à l’idée de renforcer certaines rubriques et de lancer de nouveaux projets.
Au sein de Lagardère Active, Doctissimo Editions conserve une large part d'autonomie managériale, éditoriale commerciale et technologique.
Dans ce contexte il n'y a aucune raison que les moyens consentis pour le développement de Fluctuat soient réduits ou que nous subissions un quelconque contrôle éditorial. Cette question a déjà été posée dans un commentaire sur l’élégante saillie de Sarkozy au Salon de l’Agriculture. Devrons-nous cirer les pompes à talonnettes de l’uberchti-bonhomme ? Nous fendre d’un mini-site sur les meilleurs spots pour faire atterrir son Super Puma ? Une des réponses possibles est : continueriez-vous à nous lire si tel était le cas ? Une bonne raison pour que ça n'arrive pas. « Vous prenez des exemples caricaturaux, mais le contrôle sera évidemment bien plus insidieux ». L’indépendance éditoriale est une denrée précieuse, complexe, à plusieurs variables (moyens, émission, réception). Le meilleur moyen de la garantir est la réussite de notre projet : que nous continuions à fédérer autour d'un média pop, ouvert, intelligent et drôle, comme celui que nous aimons faire depuis dix ans. En toute liberté.
Telex : Microsoft a fait hier une proposition de rachat de Yahoo. Montant de l'emplette : 44,6 milliards de $ US, soit environ 30 milliards en €. Ce serait la plus grosse somme jamais dépensée dans l'acquisition d'un pure player de la net économie. Les deux monstres réunis (Mes-crocs-soft + Yahoo d'un côté) mesureraient respectivement quelques 988 millions de visiteurs, contre plus de 500 millions pour le gargantuesque Google. Enjeu : contrecarrer (un peu) le leadership de Google sur le web et mieux se partager entre géants un marché publicitaire mondial, estimé à 80 milliards de $ d'ici 2010.
Est-ce pour nous filer un coup de vieux ou juste pour nous narguer ? Filippo nous envoie cette page recensant les 26 web entrepreneurs de moins de 30 ans les plus successsful du monde. Une enquête réalisée par le site Retireat21.com (laretraitea21ans.com) dont voici le fondateur, juste là sur votre droite (au premier rang).
Pour le top 10 (nom | site web | âge | revenus annuels générés par site), ça donne :
1. Mark Zuckerberg 23 ans | 700M $
2. Andrew Gower 28 ans | 650M $
3. Blake Ross and David Hyatt 22 ans | 120M $
4. Chad Hurley 30 ans | 85M $
5. Angelo Sotira 26 ans | 75M $
6. John Vechey 28 ans | 60M $
7. Alexander Levin 23 ans | 57M $
8. Alexander Levin 23 ans | 56M $
9. Jake Nickell 28 ans | 50M $
10. Sean Belnick 20 ans | 42M $

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Afficher par : naissance / nationalité / métiers
posté par Gaelle Dubois Animator vs. Animation game
posté par zs't(hgrsg De l'importance du timing en photo
posté par Clem La twittosphère française est-elle devenue un...
posté par Jude La NASA publie de nouvelles photos de la Terre...
posté par AstronomieAmateur17