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A l'occasion du Forum Les Entretiens du nouveau monde industriel, les 27 et 28 novembre au Centre Pompidou, un théoricien et deux designers de renom décryptent les enjeux du design à l'ère du numérique. Publiées de façon quotidienne, retrouvez ci dessous les trois interviews de Bernard Stiegler, Jean-Louis Fréchon et John Maeda.
Le site le plus incroyable d'InternetC'est son nom : themostamazingwebsiteontheinternet.com. "this is just for funny" ? Non, il s'agit là manifestement d'une œuvre artistique, qui interroge notre rapport au virtuel et magnifie l'esthétique du webz. Reste de l'expérience un sentiment contradictoire : l'espoir que cette page reste intacte, que Mel Gibson, Tom Cruise et les chats restent ainsi figés pour l'éternité, mais le désir aussi, ardent, que son auteur la mette à jour régulièrement, ou la rallonge, indéfiniment. Pixel City : c'est beau une ville automatique la nuitPosté par Jordan le 14.05.09 à 21:08 | tags : design numérique
Shamus Young, développeur passionné, a créé Pixel City, une ville en 3D dynamiquement générée par un programme informatique. Dig up, une webTV de designers Elle a débarqué sur nos écrans hier. Dig Up est un hybride de web tv documentaire et de revue consacrée aux parcours des professionnels du design numérique. Comment travaillent ceux des designers et des développeurs dont vous avez sous les yeux les réalisations plusieurs heures par jour ? Loin d'être un simple miroir de Narcisse pour expérimentateurs abscons, le projet semble pétri d'une relative intention didactique. Les sujets sont montés de manière à faire découvrir des univers et des talents individuels, sans en rien céder à la qualité et au choix des intervenants. Pour preuve, Etienne Mineur est croqué avec son fils ou dans son métier de directeur artistique, avec en prime des extraits de ses réalisations web (dont nous avons plusieurs fois parlé sur Aeiou). Cette première livraison présente aussi les animateurs et motions designers Pierre Magnol, Rob Chiu, Chris Hewitt et No Brain. A digger ? Je me le bookmarke et vous laisse juge. Dessiner ses meubles dans l'espaceLes quatre designers suédois de FRONT ont mis au point une méthode pour matérialiser des dessins réalisés dans l'espace à la main. Les mouvements de la pointe du crayon sont enregistrés par un système de motion capture et reproduits sur un logiciel 3D. Le Rapid Prototyping transforme ensuite le fichier en objet, reproduisant les formes dans du plastique liquide au moyen d'un laser, qui durcit la matière dixième de milimètre par dixième de milimètre. Dingbats et profil basLa gêne était palpable hier, dans les locaux de Fluctuat.
Tandis que derrière les vitres blindées de la salle de rédaction, des cris de liesse se faisaient entendre, nous nous dépéchions de décrocher les affiches grandeur nature de John McCain et de gratter au cutter les autocollants "No, sucker, you can't !" solidement fixés au dos de nos écrans plats 45 pouces. L'inconcevable s'étant produit, le temps était désormais venu de faire profil bas, au moins pendant quatre ans, et de se consoler en se disant que peut-être, le gouvernement Sarkozy proposerait l'asile politique au sénateur républicain, comme il l'avait fait pour ces sales communistes de FARC. Mais en attendant ces bonnes nouvelles qui tardaient à venir, nous devions nous fondre dans la masse, ne pas faire de vague, faire le dos rond, bref, redevenir la cellule dormante que nous avions momentanément cessé d'être. Et afin de parfaire notre camouflage et ne pas attirer l'attention, la première opération consistait à relooker nos fonds d'écrans et notre bureau Windows pour éviter qu'un invité quelconque de passage dans nos locaux ne mette à jour notre espoir politique brisé. ![]() Si comme nous, vous avez hâte de vous planquer, rendez-vous sur le site de l'admirable designer Jeff Domke qui a conçu cette fabuleuse série de dingbats True Type à base de têtes d'Obama. Grâce à celle-ci, vous pourrez idéalement coder vos messages pro-républicains dans des fichiers qui ressembleront à des apologies du nouveau locataire de la Maison Blanche. Et rendez-vous dans quatre ans, bloody yankees ! Obama/McCain dans le textePosté par Troudair le 04.11.08 à 09:29 | tags : design numérique, hoax ?, media art, politique, vidéo
Jour J pour les Américains qui vivront ce soir le dénouement d'une des campagnes politiques les plus exitantes de leur histoire.
Depuis près de deux ans maintenant, John McCain et Barack Obama parcourent les 50 états et enchaînent meeting sur meeting, avec chaque fois un texte différent à dispenser à leur auditoire. Différent, parce que désormais, tout ou presque est enregistré, décortiqué, diffusé, à tel point que les foules amassées dans les stades ne représentent au fond qu'un petit pourcentage de la cible de ces discours. Et puisque tout le monde peut tout voir et tout entendre, il convient de ne pas se répéter. Pourtant, fondamentalement, le message reste le même, et les techniques qui permettent de le faire passer sont identiques. Vous connaissez tous les graphiques et autres analyses sémantiques de discours politiques dont nous relatons l'existence depuis plusieurs années, et dont Jean Véronis est devenu l'incontournable expert. Décomptes de mots employés, références à "moi", "eux" ou "nous", martelement de phrases récurentes, toutes ces techniques de réthorique nous sont désormais familières mais jusqu'à aujourd'hui, il nous fallait encore attendre l'analyse poussée d'un spécialiste pour nous éclairer sur les méthodes particulières d'un candidat ou d'un autre. Le groupe de designers et artistes américains Sosolimited a monté le niveau d'un cran en proposant, pendant tout le mois d'octobre, cette même méthode d'analyse sémantique, mais présentée en direct, au moment même de la diffusion d'un débat télévisé, sous la forme de performances vidéo. Basé sur un logiciel de reconnaissance de texte, ReConstitution 2008 présente ainsi en temps réel des décomptes de mots qui se classent automatiquement, offrant pour chacune des prestations des candidats une image fidèle de leurs champs lexicaux au moment même où ceux-ci sont en train de parler. Bien entendu, ça, c'est la théorie, mais on ne vous cachera pas que la technologie employée nous paraît quelque peu floue, et que derrière cette idée intéressante, on aurait tendance à renifler le hoax, sans pour autant que ceci ôte quoi que ce soit au projet. Mais puisque Sosolimited se refuse à mettre en ligne des captations de leurs performances, et invite le public à venir vérifier de ses propres yeux, on en restera à la version officielle et aux quelques exemples, déjà très parlants, disponibles sur leur site. Les mémoire de Saint-Etienne Sugoroku de Marc Veyrat, est présenté dans le cadre de la biennale internationale de design de Saint-Etienne qui se tient actuellement et jusqu'au 30 novembre.Si nous n'avons pas pu tester la partie physique du projet, qui propose aux visiteurs de collecter, tout en se promenant, des "objets virtuels" dans plusieurs quartiers de la ville, on est déjà séduit par la partie online, bel agencement d'images et de sons qui peignent un portrait du Saint-Etienne industriel d'aujourd'hui. En se déplaçant dans les cubes empilés, on voyage ainsi de lieux en lieux, tout en croisant les habitants qui nous racontent leur quartier, du buraliste à l'épicier, de l'ancien mineur au supporter des Verts. Le design est sobre, car le design ici doit s'effacer devant toutes ces histoires, témoignages passionnés d'habitants amoureux de leur cité, la plupart observateurs du présent, certains gardiens d'une précieuse mémoire collective qui risque de s'effacer. Esthétique du pognonEtre artiste contemporain, ça n'est pas être seulement artiste. C'est aussi et surtout savoir faire du business.
Certains qualifieront cet état de fait de contre-nature, d'autres se réjouiront qu'un artiste puisse fasse partie du monde au même titre qu'un patron de PME, mais dans tous les cas, le résultat sera le même. Alors puisque nous sommes condamnés à suivre les cours de la bourse, autant le faire joliment. ![]() La Map of the Market proposée par le site Smart Money, est une applet Java qui recueille les valeurs boursières américaines et leur attribue une couleur en fonction de l'évolution de leur cours. En vert, l'action est en hausse, en rouge, elle est en baisse. L'image ci-dessus vous donne donc une idée de la tendance du marché US ce matin, et une fois que vous aurez compris qu'il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir, vous pourrez vous plonger dans la contemplation de cet agencement, et penser à Mondrian et à Barnett Newman, ce qui sera au moins ça de gagné... Arrivés trop tard, nous n'avons pas pu flasher le système totalement dans le rouge, mais le site Information Aesthetics témoigne de ces quelques jours où la carte, d'après eux, était "rouge sang". Poésie, quand tu nous tiens... Hommage à James TurrellDepuis les années 60, James Turrell impose sur le monde de l'art sa griffe radicale et minimaliste.
Ses oeuvres, conçues à base de projections lumineuses, ont été une source d'inspiration pour des générations d'artistes travaillant dans tous les domaines. Cette fois, avec Morrell (Moving Turrell), le duo 3kta (André Rangel et Anne-Kathrin Siegel) s'empare de l'esthétique reconnaissable de l'artiste et la recycle pour y ajouter le son et le mouvement. L'installation audiovisuelle se présente donc exactement comme une oeuvre de Turrell, à la différence que celle-ci évolue en fonction des mouvements du public. Idée bien curieuse, en fait, puisque l'immobilité de la lumière fait souvent partie du projet même d'une création de Turrell, et l'artiste a pu aussi, par le passé, jouer avec les variations de lumière quand il le jugeait nécessaire. Alors est-ce que cet ajout de mouvements et de sons apporte ou retranche une certaine puissance à la vision originale ? A vous d'en décider. L'intérieur de notre cerveau est codé en C++Connecté 99% du temps, en communication instantannée avec des interlocuteurs situés à des milliers de kilomètres de nous, bombardé d'informations dont on ne sélectionne qu'une infime partie, laissant toutes les autres dans un flou synthétique, relié à la plus grande base de connaissance que l'Homme ait jamais eu à portée de main, notre cerveau, peu à peu, apprend de nouvelles règles spatio-temporelles qu'il serait bien difficile de se représenter.
![]() C'est pourtant ce que tente de faire Benjamin Edwards au travers de son travail (de peinture d'abord, d'infographie ensuite). Cités froides et informatisées, autoroutes immaculées d'informations indistinctes, architectures titanesques et opaques où l'homme n'apparaît plus, et où ne subsistent que ses connaissances... et ses véhicules. Et si nous vivions déjà dans Tron ? Emily vous parleToujours dans notre série des manipulations d'images, un petit tour du côté des systèmes vraiment professionnels avec la charmante Emily qui vous explique ci-dessous le travail de la société Image Metrics.
Les plus observateurs l'auront compris : cette vidéo est en réalité entièrement générée par ordinateur à partir de captations (photos et vidéos) de la vraie Emily. Ce système a entre autre été utilisé pour modéliser les personnages de GTA IV, mais le réalisme du rendu laisse supposer un nombre incalculable d'autres applications, qui peuvent aller bien au-delà du monde du jeu vidéo. Et si vous êtes toujours sceptiques, allez jeter un oeil au making-off. 8-bit artQue ceux qui n'avaient pas d'ordinateur dans les années 80 passent leur chemin, car ils ne comprendront rien à cette forme d'art.
Fortement dosée de nostalgie, de couleurs criardes et de pixels géants, les images de Julien Ducourthial, via son projet ilbm.info, nous replongent dans une esthétique qu'on croyait super techno-moderne à l'époque, mais qui aujourd'hui ferait doucement rigoler les gamins capables de lâcher sans scrupule des GIF animés de 80Mo sur leur blog. ![]() Et tant qu'on y est, un petit tour aussi du côté de la mecque des images super-basses résolution avec le toujours utile 8bitpeoples. Arbre à codes barre Il semblerait que les codes barre n'aient pas fini d'être des inspirations graphiques pour les designers.Après les recherches de Barcode Revolutions, c'est Daniel A. Becker qui s'y colle en transformant les incontournables rangées de traits noirs en musique et en arbres colorés. Son application Barcode Plantage ne fonctionne pour le moment qu'avec des codes barres pré-définis, mais on se prend à rêver d'un système qui permette de percer les secrets de n'importe lequel de ces tatouages d'identité. Un moyen, peut-être pour les artistes d'attirer l'attention sur ces numéros invisibles mais omniprésents, juste avant qu'ils soient imprimés sur autre chose que des objets. La galaxie des tags Vous vous souvenez de PicLens, le mur 3D qui permet de visualiser ses recherches d'images.Moins fonctionnel, mais bien plus onirique, Tag Galaxy utilise le même principe, et vous invite à vous balader dans l'espace à la recherche de systèmes planétaires peuplés d'images. Le procédé utilise les tags de Flickr. Un système planétaire porte le nom d'un tag ou d'une association de tags et autour de l'étoile centrale gravitent des mot-clés proches. En cliquant sur une étoile, celle-ci se recouvre des photos correspondantes puisées dans la base de données de Flickr. Bon... C'est peut-être pas très clair comme explication, mais en réalité, le site est très simple et très intuitif. Et si en plus de ça, votre collègue de bureau a une pilosité abondante et ne s'exprime pas très bien, vous ne serez pas loin de vous prendre pour Han Solo aux commandes du Faucon Millenium. Police ! Votre ADN !Quand WEB2DNA est sorti il y a quelques années maintenant, tout le monde s'est moqué en prétendant que ça ne servait vraiment à rien d'avoir une représentation graphique de "l'ADN" de son site web.
Mais aujourd'hui, où la modernisation du pays avance à grands pas, l'utilité de cet outil en devient bien plus évidente. Et oui ! Qui nous dit que bientôt, les sites web autorisés à rester en France ne feront pas l'objet de tests ADN, eux-aussi ? Allez vite vérifier, en prenant bien soin de ne pas utiliser Firefox, bande de gauchistes ! ![]() La ville du spam Irad Lee a passé 10 ans à collecter et analyser les messages de spam qui lui parvenaient, persuadé qu'au travers de leur analyse, il pourrait mettre en évidence des caractères distinctifs de chaque période.Spamology est la représentation graphique de cette analyse, un beau voyage à grande vitesse dans tous les mots-clés employés par les spameurs, symbolisés par des carrés empilés. Plus la redondance du mot sur une période donnée est importante, et plus les carrés montent haut, comme les gratte-ciel d'une ville aux bâtiments nommés "viagra", "erection" ou encore "nigeria". Disque dur en zoom Suite aux interrogations provoquées par le billet consacré au Hard Flowers de Pascal Chirol, voici l'une des propositions d'organisation non-arborescente des données actuellement à l'étude chez Microsoft.Cette vidéo présente le logiciel Photosynth, mais c'est surtout la première partie de la conférence qui nous intéresse, dans laquelle on peut voir à l'oeuvre l'application Seadragon. Dans cette démo, Blaise Aguera y Arcas se déplace dans les données de son disque dur grâce à un zoom ultra-fluide permettant de plonger littéralement dans chaque fichier. Potentiellement, toute donnée peut abriter un nombre infini d'autres données, pour peu qu'on zoome assez. Ainsi, une photo peut abriter des centaines d'autres photos, logées dans un seul recoin de l'image, ou encore une encyclopédie peut être placée à l'intérieur d'une des lettres d'un mot d'un autre document. Ceci ne perturbe en rien la lecture puisque au niveau de zoom nécessaire pour lire, ces données minuscules n'apparaissent pas. Tout ça, bien sûr, fonctionne par un système de méta-données, c'est à dire que si vous voulez coller l'Encyclopédia Universalis complète à l'intérieur de deux mots différents de votre document, votre disque dur n'aura à stocker ce fichier qu'une seule fois. On reparlera peut-être plus tard du logiciel Photosynth, basé sur la technologie Seadragon, car celui-ci mérite bien une réflexion pour lui tout seul. Disque dur en fleursBotanique et informatique font encore bon ménage. Outre l'aspect très esthétique de ce projet, Hard Flowers est surtout l'une des nombreuses réflexions qui occupent programmeurs et designers depuis bien longtemps : comment sortir de l'arborescence en dossiers imposée depuis longtemps par Microsoft (et Apple) ? Inspirée d'un mode de classement archaïque (le rangement du papier dans une armoire, imaginez...), le système fichier/dossier est toujours la solution de prédilection proposée par les principaux systèmes d'exploitation, quand pourtant celle-ci limite considérablement le potentiel d'organisation des données sur nos machines. Mais comme la révolution du classement n'est pas pour demain, ne reste plus qu'à attendre en regardant pousser nos belles plantes numériques.
John Maeda (part V)Note : cinquième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici. John Maeda Quelques exemples de ses réalisations graphiques : © John Maeda Il faut aussi savoir que John Maeda est d'origine japonaise, il a fait ses études aux États-Unis au MIT en tant qu'ingénieur, puis il est reparti étudier dans son pays d'origine dans une école d’Art, la Tsukuba university institute of art and design.
L’interface graphique à la papa (part IV)Note : quatrième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici. L'idée n'est pas de refuser ces interfaces (ce qui serait aussi idiot que de refuser le livre, la photo ou le cinéma) mais bien d’avoir conscience de l’importance de l’utilisation de nos interfaces sur nos modes de pensées.
Après Douglas Engelbart et l'invention (entre autres) de la souris, de nombreuses personnes ont commencé à réfléchir aux implications et possibilités qu'offrait cette souris, et comment ce nouveau système de pointage pourrait servir à une interface homme machine nouvelle, différente et surtout efficace. --> une vidéo chez ZDnet --> et le blog du monsieur Bill Atkinson inventeur et développeur de l'interface du Lisa puis du Macintosh. Bill Atkinson, développeur de génie, travailla chez Apple entouré d’ancien du Parc de Xerox Tim Mott et Larry Tesler entre autres), il arriva à synchrétiser et synthétiser toutes ces inventions et arriva même à sublimer toutes ces avancées majeures dans l'interface du Lisa d’Apple (puis du Mac). De plus Il inventa la barre de menu, la sélection au lasso (pour Mac Paint), et développa toute la partie graphique du Lisa (QuickDraw). --> Son site web Et je n’oublie pas Jef Raskin à l’origine du Macintosh (avec l’aide de Burrell Smith) --> concernant l’histoire du PARC de Xerox : http://www.digibarn.com/collections/xerox-all.html --> et aussi un livre essentiel et passionnant : http://www.designinginteractions.com/book
Je vous préviens demain je dépose le rouge, le vert et le bleu, donc il faudra me payer une redevance à chaque couleur utilisée sur votre écran ;-)
Personnellement, je pense que nous allons continuer pendant de nombreuses années à utiliser une souris (ou un système similaire de pointage sur écran) et un clavier (la première machine à écrire avec un clavier commercialisée date de 1873) mais avec une interface graphique de plus en plus dépouillée (je rêve peut-être !) et adaptée au contexte (on ne nous propose pas toutes les possibilités tout le temps, mais au contraire, le système s'adapte à notre manière de travailler en nous proposant les bonnes fonctionnalités au bon moment). L’importance du geste (exemple de la Wii et aussi des derniers jeux vidéos comme Skate, qui même en gardant une interface avec un joystick classique, impliquent de plus en plus le mouvement analogique de vos doigts) et de la physique va s'accroître. En effet, nous (les êtres humains) sommes très sensibles aux mouvements et à la gravité. Travailler avec le mouvement et la physique permet de faire passer beaucoup d'informations d'une manière très intuitives. Par exemple, nous pourrions imaginer qu'en déplaçant un dossier, et suivant son mouvement nous pourrions en déduire son poids (informatique, son nombre de documents le composant…), le tout dans une interface simple et intuitive (et rapide…).
Quelques vidéos de démos de la même équipe :
• un autre, le projet TileUI : une interface complémentaire en flash de l'écran tactile • différentes interfaces un peu différentes (beaucoup en 3D) : • sous linux : La douleur, l’avenir de l’interaction homme-machine ? remarque : Attention, en ce moment beaucoup de gens s'énervent sur le fait que les futurs OS seront online (comme dans les années soixante-dix avec les terminaux dans les entreprises), mais cela ne changera en rien la problématique des interfaces homme machines. Design numérique (3/3) : entretien avec John MaedaTrois questions (3/3) à John Maeda, artiste visuel et professseur associé au MIT : à l'occasion des Entretiens du nouveau monde industriel, les 27-28 novembre à Beaubourg.
Scoop ! Le design, c'est la vie même. Et le futur du web 2.0 est à la privatisation des accès, selon John Maeda. Ce graphiste et designer star (il a travaillé pour le New York Times, il est membre du Media Lab du MIT), était de passage mardi dernier à Paris, lors d'une intervention à Beaubourg qui a viré au show ludique et multimédia. On en a profité pour l'interroger sur la mobilité, le design et le réseau en général, en duo avec l'ami Etienne Mineur qui, pour avoir travaillé avec lui, a accepté de tenir le micro et la caméra. Entretien vidéo (sous titré en .fr) : Merci à Etienne, et à Gaëlle Zovi de Cap Digital. Design numérique (2/3) : entretien avec Jean-Louis FréchinTrois questions (2/3) à Jean-Louis Fréchin, designer numérique : à l'occasion des Entretiens du nouveau monde industriel, les 27-28 novembre à Beaubourg. L'expression "Nouveau Monde industriel" est un manifeste qui réfute l'idée de la fin de l'industrie au profit d'une transformation liée à des enjeux nouveaux. Depuis la loi de Moore, le développement technique est programmé, la technique en tant que telle n'est plus un enjeu unique. Le Nouveau Monde industriel est d'abord l'industrie de ce que nous faisons de la technique, sa configuration. C'est donc un monde de propositions innovantes, créatives, au service d'une innovation humaine. Le "toujours plus" et le modèle de la consommation pulsionnelle n'en peuvent plus. Ce modèle est par ailleurs peu spécifique, d'autres peuvent le proposer. L'enjeu des industries de demain est d'inventer des relations ouvertes et impliquées avec les personnes. Ces valeurs ne se trouvent plus dans les produits tels que nous les voyons, mais dans les raisons pour lesquelles ces produits existent, par qui ils sont proposés et les raisons pour lesquelles on adhère ou on participe à la proposition qui nous est faite. Donc cette économie où la création principale est immatérielle et invisible, l'histoire, la culture, l'origine, le projet, la création, l'intention, le risque pris, l'innovation technologique, l'innovation non technologique, le sentiment d'appartenance, la marque et pour finir la création d'une représentation - sont les nouvelles chaînes de valeurs éthiques et économiques à inventer. 2. En matière de mobilité, quelles est l'interface ou l'application embarquée (objets communicants, téléphonie mobile, assistance aux personnes...) qui vous a paru la plus innovante récemment ? Nous sommes désormais dans un système d'innovation permanent. Les produits ou les services sont donc des indicateurs ou des témoins de l'état d'innovation d'un pays ; cependant, les situations, les stratégies, les tendances ou les politiques remarquables me semblent plus intéressantes que tel ou tel produit. On peut tenter de citer quelques initiatives : - Le dynamisme actuel et l'inventivité de jeunes sociétés françaises comme Jazz Mutant, Violet, Zodianet, Comwax ou Airwaves. - Le foisonnement jubilatoire du Web2.0 français dont Netvibes est l'étendard. - La console Wii qui est différente et déportée vis-à-vis de ses concurrentes, avec une technologie moins évoluée, mais elle propose des situations nouvelles. - Pour terminer, le modèle de conception d'Apple "Think different " qui bouleverse les paradigmes classiques du marketing avec une stratégie de produit créative et visionnaire. D'aucuns l'avaient vu morte il y a dix ans. 3. Au regard de votre métier, quels enjeux primeront d'ici 5 ans : la recherche technologique ou le développement ? La technique... ou le design ? L'Europe, mais surtout la France avec son histoire, sa culture, et son humanisme ne peuvent pas ne pas être présents dans la construction du futur planétaire. Il n'y a ici aucune arrogance, mais simplement le miroir de l'image que les autres se font de nous. Nous avons donc une responsabilité à assumer ce que nous sommes. Cependant, notre histoire sépare résolument l'art de l'industrie. L'atout majeur dans les 5 prochaines années repose donc pour moi sur le design, c'est-à-dire une activité de conception non technologique au service de l'homme et des projets. Le design dans ce cadre relève donc d'une économie politique. Il reste du chemin, car nous sommes le seul grand pays industrialisé a ne pas avoir de programme national de design. - Le premier enjeu pour créer cette société d'innovation humaine est de créer des situations transversales et horizontales, basées sur une culture générale et des croisements fructueux, pour casser la verticalité des disciplines et des spécialités afin d'inventer un nouveau modèle structurellement innovant et agile. Cela s'applique en premier lieu à l'éducation, l'école, l'université, la recherche, mais aussi aux entreprises et à l'état. - Le second enjeu est de faire une place aux jeunes. L'incandescence de la jeunesse est un atout, pas un risque. - Le troisième enjeu repose sur la culture du projet, du produit, des situations et des pratiques. Cela passe par l'intégration du design dans toutes les entreprises jeunes et anciennes, petites et grosses, en amont et en aval mais aussi dans les services publics, les transports, les villes, les quartiers... Who's who : Jean-Louis Frechin est designer numérique et directeur fondateur de l'agence de création Nodesign. Il a précédemment été responsable du département multimédia et CD-Rom des éditions Montparnasse. Le blog de No Design : www Design numérique (1/3) : entretien avec Bernard StieglerPosté par Puck le 26.11.07 à 17:59 | tags : design, design numérique, internet 2.0, web sémantique, wikipedia
Trois questions (1/3) à... Bernard Stiegler, philosophe : à l'occasion des Entretiens du nouveau monde industriel, les 27-28 novembre à Beaubourg.
Lire la suite de l'entretien avec Bernard Stielger en Mag Société. Le Nouveau monde industriel : Maeda à BeaubourgPosté par Puck le 29.10.07 à 13:10 | tags : arts visuels, design, design numérique, log out, mobilité
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