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A la source du code.

Image >> HTML

Posté par Gflu le 25.06.07 à 14:14 | tags : code source, photo, technologeek

Ce fringant Michael Moore est représenté en HTML (passez votre souris sur "l'image" pour en avoir le cœur net) :

Cette prouesse est rendue possible grâce à un petit script de Neil Fraser qui transforme les images en mosaïques Html (en clair : un tableau constitué de cellules d'un pixel carré reprend le code colorimétrique de la photo proposée). L'utilité de la démarche est encore assez nébuleuse... mais elle peut au moins permettre à des jeunes fous comme ce monsieur (vidéo ci-dessous) de gagner un peu de temps quand ils scotchent sur le pur Html :

Mode source

Posté par Gflu le 04.04.06 à 18:44 | tags : code source, loufoque, open source, origami, tricot
Lui, c'est George.
Génèse d'une mode : tel l'origami, les "sources" du tricot circulent, s'enrichissent, créent une attente (le patron de George n'a pas encore été cracké, à propos), offrent à quiconque la possibilité de dupliquer à l'infini le produit tricoté. Ouvrage, boucle, maillage, patron... le vocabulaire du tricot lui-même invite à la métaphore filée. On en fera pas plus aujourd'hui. Juste rappeler ce que disait Etienne Cliquet à propos de l'origami (Ordigami et oribotics) , et méditer sur le P2P et le DRM façon web avant le web :
"L'origami comme la cuisine, la danse ou l'informatique sont facilement transmissibles. L'origami est "open-source" et "open-mind". On trouve sur internet des quantités de diagrammes qui servent de plans de montage en origami (pliage d'une feuille de papier sans découpe ni collage) pour réaliser soi-même son modèle. Les diagrammes sont comme le code source d'un programme informatique. Il permet à quiconque de le reprendre pour l'utiliser tel quel ou modifié (...)".

Ordigami et Oribotics

Posté par Etienne Cliquet le 02.10.05 à 14:25 | tags : code source, mathématiques, nombriliste, open source, origami

L'origami comme la cuisine, la danse ou l'informatique sont facilement transmissibles. L'origami est "open-source" et "open-mind". On trouve sur internet des quantités de diagrammes qui servent de plans de montage en origami (pliage d'une feuille de papier sans découpe ni collage) pour réaliser soi-même son modèle. Les diagrammes sont comme le code source d'un programme informatique. Il permet à quiconque de le reprendre pour l'utiliser tel quel ou modifié. L'origami, c'est pareil ! "Open-mind" parce que l'origami ouvre ses potentialités dans d'autres champs. De cette pratique ancestrale, plus de 50% des modèles d'origami sont nés ces 20 dernières années grâce surtout aux recherches de mathématiciens férus (David Huffman pour n'en citer qu'un). L'origami ne cesse de livrer des richesses plus récemment dans le domaine du "computational origami" (origami assisté par ordinateur). Eric Demaine, le plus jeune enseignant au MIT, âgé de 22 ans, consacre une grande part de ses recherches aux théorèmes et lois qui se cachent derrière cette pratique. Après deux ans d'étude, il a notamment démontré que le pliage d'une feuille de papier suivi d'un unique coup de ciseaux peut engendrer n'importe quelle forme imaginable ! Dans l'industrie, on utilise l'origami par exemple pour optimiser le déploiement des airbags dans les voitures ou des voiles de satellites de la NASA et plus surprenant encore comprendre les pliures de protéines à l'origine de la maladie de Creutzfeldt-Jakob... Dans le milieu de l'art, voici deux recherches qui concentrent ces interrogations à la lisière des technologies numériques, l'origami et l'esthétique:

- Oribotics de Matt Gardiner (via Alexandre de Fluctuat) explore la relation entre robotique et origami en réalisant des installations d'origamis manipulés par des robots. Très beau site (illustration ci-dessus) et apparemment d'autres réalisations sont en cours.

- le second lien concerne "Ordigami", ma contribution à la manifestation "Zone de confluences" en ce moment à villette-numerique 2004 (Paris). Il s'agit d'un ordinateur dont les composants ont été réalisés en origami : l'unité centrale avec la carte mère (image ci-contre de Sonia Marques), les disques de stockage, les ventilateurs, les bus, la carte vidéo, la carte Ethernet ainsi que le clavier et l'écran. Les plans de montage (diagrammes) présentés conjointement aux volumes livrent le processus de fabrication de chacun d'eux (la carte mère et le clavier sont les plus complexes). Il me paraissait intéressant d'étendre l'origami au delà de sujets naturalistes. J'entreprends dans les mois prochains de figurer des processus informatiques à l'aide de pliages.
En attendant, voici deux pages Web sur les réalisations présentées à la Villette : sur Teleferique et sur Seuqramainos.




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