Un remake des Lapins crétins ? Non. Ceux-là préfèrent les dents à la ventouse. C'est beaucoup plus efficace quand il s'agit de se défendre des méchants tigres/ dirigeants chinois qui ont les crocs pointus et des Hammer dévastateurs.
Pourtant ils sont tellement mignons avec leurs grands yeux et leurs oreilles blanches. Un peu comme les personnages d'Happy Tree Friends. Petite musique enfantine en fond (que remplace ensuite un rock asiatique et sauvage), yeux qui sautent et sang en flaque, ça coule, ça crame, ça gicle... et c'est inspiré de faits réels : les grands scandales qui ont secoué la Chine en 2010.
Lait contaminé, expropriations violentes, immolations de protestation, affaire Li Gang... pas étonnant que la vidéo ait été interdite quasi immédiatement en Chine. Elle continue pourtant de tourner sur la toile et totalise pas moins de 114 540 vues pour l'instant.
Car qu'importe la censure, les lapins vaincront ! C'est en tout cas la morale de la vidéo : le lapin est un animal gentil, mais il ne faut pas l'énerver (translation : le petit Chinois est gentil, mais s'il n'est pas content, il vous saute à la gorge). Voilà de quoi fonder beaucoup d'espoir sur le nouvel an chinois qui débute bientôt : c'est l'année du lapin, forcément.
Le EN-V Concept, nouvelle trouvaille d'un constructeur chinois, peut être considéré comme une sorte de Segway qu'on aurait habillé. Si, vous savez, ces véhicules à deux roues sur lesquels on se tient debout (et accessoirement, sur lequel on a l'air idiot), basés sur un principe de gyropode. GM et Segway avaient déjà proposé un modèle plus ou moins carrossé, le concept est poussé encore plus loin ici.
Au vu des premiers chichés de ces concepts-ovnis, on peut se demander si on aura l'air plus futé là dedans que sur une trotinette électrique... Avec 40km d'autonomie, on imagine tout de même que ce genre d'engins peut se démocratiser dans les hypercentres de villes chinoises.


On pressentait une décision de la part du moteur de recherche américain, qui a changé ses positions dans la soirée du 22 mars : Google ne censure plus son moteur google.cn, qui est automatiquement redirigé vers son site à Hong-Kong.
Cette solution apparaît comme un bon compromis de la part de Google, qui réussit à coller à son discours de ces derniers mois sur un éventuel arrêt de la censure, sans pour autant arrêter ses activités en Chine.
Pékin, évidemment, a vivement réagi : "Google a violé une promesse écrite qu'il avait faite en arrivant sur le marché chinois en arrêtant de filtrer son moteur de recherche et en insinuant que la Chine est derrière des attaques de pirates informatiques", a déclaré un responsable gouvernemental chinois.
Cependant, la Chine a encore techniquement les moyens de brouiller les accès à certains sites. L'AFP a par ailleurs constaté que certains sites parlant de sujets "sensibles" comme la question du Tibet étaient tout de même inaccessibles : la requête du moteur de recherche étant bien fonctionnelle mais les sites en question verrouillés.
Cette décision a par ailleurs été très bien accueillie par les militants des droits de l'Homme, qui ont fait part de leur satisfaction quand à la position médiane choisie par Google.
à lire aussi : Google pense ne plus censurer en Chine
Ca ne vous aura pas échappé, la Chine connaît ces derniers jours quelque agitation.
Et comme c'est souvent le cas dans ce genre de situation, ce sont d'abord les journalistes qu'on écarte soigneusement des zones sensibles, puis, dans un second temps, les possibilités d'information des Chinois qui sont verrouillées, à commencer par internet.
Toutes les images de propagande que nous avons pu voir ici ont été agrémentées des commentaires des journalistes pas dupes, ce qui bien entendu n'était pas le cas dans l'Empire du Milieu. Et pour ne pas risquer qu'un citoyen chinois tombe malencontreusement sur une image ou une vidéo non-approuvée par le régime, ce sont Flickr et YouTube qui les premiers ont été interdits d'accès.

RSF organisait hier une première cyber-manifestation dénonçant les pays exerçant une censure et une répression des libertés individuelles en ligne. La manifestation, intitulée les "24h contre la censure sur Internet" proposait aux internautes une carte interactive (illus. ci dessus) où les pays les plus répressifs étaient désignés par des trous noirs du web et soumis au vote des internautes (16 035 votants). Résultats ? Une carto et un clic valent mieux qu'un long discours.MAJ : des infos toujours d'actu sur le panopticon chinois et la notion de frontières appliquée au cyberespace.

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