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"Le territoire, c'est la carte" nous a enseigné la géopolitique. A l'heure de l'Internet, et des milliards de giga de données quotidiennement collectés et échangés, la gageure est bien de se les représenter. Cette collection Cartographie est là pour vous donner quelques clefs.

Dessine-moi ton web : the Internet Mapping Project

Posté par Jordan le 06.06.09 à 10:37 | tags : cartographie

Comment se figure-t-on le web, espace intangible en perpétuelle expansion, sur lequel nous naviguons tous les jours, y fixant ici où là une "présence" immatérielle ? C'est la question que pose Kevin Kelly à quiconque voudra bien lui répondre : une page blanche à télécharger, son Internet à dessiner et à partager
Déjà une soixantaine de contributions à voir ci-dessous.

Conscient que ce projet pourrait intéresser sémioticiens ou anthropologistes de tout poil, Kevin invite ces derniers à lui envoyer leurs interprétations de ces représentations du web.
Une psychologue et professeur ès médias argentin a déjà pondu une petite analyse. Mara Vanina Oses note que deux contributeurs sur cinq se placent au centre du "réseau des réseaux", qui donne accès à tout un tas d'informations périphériques. Un participant sur cinq ne s'est pas positionné sur sa carte, étant partout, ou ne sachant pas où s'y placer.




New York : tour virtuel aérien et cartographie déformée

Posté par Jordan le 12.05.09 à 21:22 | tags : cartographie

Pixelcase est une société australienne spécialisée dans les tours virtuels. Afin de promouvoir leur talent, le couple Colebrook propose cette bien jolie visualisation de la Big Apple.
Sept points d'observation donnent de la métropole une vision multi-panoramique, dynamique (un peu), et la rendent plus humaine, appréhensible.

Mieux l'appréhender, pour mieux y déambuler quand, touriste en promenade, on la découvre sans repère. Google Earth permet presque de se déplacer dans la ville en gardant en tête (sur son téléphone portable, avec des zoom/dézoom) sa physionomie générale, mais ce n'est pas parfait.
Schulze & Webb ont créé, avec le projet Here & There, une projection 3D "sans horizon" de Manhattan, et ont une idée de ce à quoi pourrait ressembler la visualisation sur un GPS des déplacements dans cette ville à la fois cartographiée et physiquement modélisée. Ne reste qu'à posséder dans sa voiture ou dans sa poche une machine assez puissante pour faire tourner une telle application.







La grippe porcine sur G Map

Posté par Easywriter le 28.04.09 à 18:39 | tags : cartographie

L'OMS propose une carte pour suivre en direct l'évolution de la grippe porcine qui s'annonce selon certains comme la promesse d'une vaste pandémie.
Pour l'heure comme le note perfidement Gawker, le nombre de décès est suffisamment faible aux Etats-Unis pour que les medias publient un par un absolument tous les cas de décès.

 

 

Pour ne pas mourir idiot de la grippe porcine ou d'autre chose on vous conseille le dossier spécial de Doctissimo




Cartographie (nécessaire ?) de la hype à New York et Los Angeles

Posté par Jordan le 20.04.09 à 22:04 | tags : cartographie, hype naze

Sarah Williams, directrice du laboratoire de design spatial de l'information à l'école d'architecture de l'université de Columbia à New York, et Elizabeth Currid, professeur à l'école de politique, planning et développement de l'Université de Californie du Sud à Los Angeles, ont eu l'idée de cartographier le "buzz culturel" des deux métropoles à l'aide des photos d'évènements publiées pendant un an sur le site Getty Images. Objectif : "permettre de quantifier et comprendre, visuellement et dans l'espace, comment cette scène de la création culturelle fonctionne vraiment".
Les données récoltées (300 000 photos de 6000 évènements) permettent de visualiser la densité de vernissages, concerts, projections, et donc la coolitude respective des différents quartiers. Jugez plutôt : New York ci-dessous, et Los Angeles ici.

Les quartiers les plus hype de New York sont donc le Lincoln et le Rockefeller Center, et Broadway de Times Square jusqu'à Soho. A L.A., c'est à Beverly Hills et Hollywood que ça se passe, sur le Sunset Strip particulièrement… Bon, rien de vraiment sensationnel. Alors que dit de plus l'étude The Geography of Buzz: Art, Culture and the Social Milieu in Los Angeles and New York ?
En introduction, les deux expertes nous expliquent que les sciences sociales ont longtemps cherché à comprendre le système de production culturelle, identifiant l'importance, dans ce processus, du milieu social, du bouche-à-oreilles, du buzz, avant de mettre en exergue les carences des études précédentes.
Bien que fières de leur travail, les auteures notent deux biais qui l'affectent : l'exclusion des scènes underground, des sous-cultures, contre-cultures et autres classes créatives (n'est-ce pas précisément le territoire de la hype ?), et la focalisation sur des évènements photogéniques susceptibles d'intéresser le grand-public et les médias (Getty Images est un site qui permet de vendre ses photos).

 

Voici les cinq enseignements que cette étude aura permis de tirer :
- Les milieux sociaux ont des points de rendez-vous non-aléatoires : il existe des quartiers chic et arty, dont les rues adjacentes sont moins chic et arty mais un peu quand-même.
- Il semble y avoir un effet autoporteur dans la hype, qui attire donc la hype : si l'on souhaite organiser un cocktail hype, on va là où sont déjà les gens hype.
- Les quartiers hype attirent les gens hype de tous univers : musiciens, mannequins, peintres, designers se retrouvent aux mêmes endroits, il n'y a pas un quartier spécifique par profession.
- Certains types d'évènements se déroulent dans des lieux dédiés : une projection a généralement lieu dans une salle de cinéma, un vernissage dans une galerie… Et quelques lieux historiques accueillent de nombreux évènements.
- Les médias jouent un rôle involontaire dans la construction de la hype locale en couvrant ces évènements, et participent ainsi à l'évolution de la désirabilité de tel ou tel quartier.

 

Remarquons, outre la flagrante inutilité de ces conclusions, que le biais concernant les médias est devenu un enseignement, d'ailleurs présenté comme le plus révolutionnaire de l'étude. Quant à savoir si cette dernière aide à mieux comprendre ce qu'est le "buzz", les deux universitaires avouent au New York Times, qui consacre tout de même deux pages à la chose, ne pas avoir de meilleure définition que : "c'est socialement et économiquement important pour les biens culturels". Je ne résiste pas au plaisir de les citer :
Artists become hot because so many people show up for their gallery opening, people want to wear designers because X celebrity is wearing them, people want to go to movies because lots of people are going to them and talking about them. Even though it’s like, ‘What the heck does that mean?,’ it means something.

L'essentiel à retenir de cette affaire est donc la photo de Sarah Williams posant au Studio-X show dans le West Village, de toute évidence le moment le plus hype de sa vie et le seul objectif de tout ce cirque, que l'on ne peut sérieusement pas qualifier de cartographie.




Où sont les pirates ?

Posté par Jordan le 09.02.09 à 23:30 | tags : cartographie, p2p
Le site suédois The Pirate Bay, "plus grand tracker BitTorrent du monde" avec son million de visiteurs quotidien, vient de mettre en ligne quelques statistiques dynamiques concernant ses utilisateurs.
Les chiffres sont fluctuants, la cartographie étant un instantané de l'activité, qui varie selon les heures de la journée, des p2pistes sur The Pirate Bay - et il faut tenir compte de la popularité particulière de certains logiciels d'échange dans tel ou tel pays - mais ils donnent un aperçu intéressant du partage mondial de fichiers.
Le "piratage", tel que pratiqué, revendiqué et combattu, ne l'est pas partout dans les mêmes proportions : ainsi l'on constate que l'Afrique ne télécharge presque pas, ou que l'Espagne, champion européen, talonne les États-Unis. Loin devant, la Chine (où l’accès au site est bloqué et où d’autres trackers sont plus utilisés) et, proportionnellement à leur population, Taiwan et Hong-Kong. La Corée du Sud, pourtant très connectée, télécharge peu via The Pirate Bay. Des services de stockage en ligne centralisés s’y sont depuis longtemps développés. En Allemagne, les internautes semblent préférer eMule. La France compte au moment où ces lignes sont écrites plus de 50000 connexions par minute, soit près de 5% des échanges via le tracker suédois.
Plus de données devraient être rendues publiques par The Pirate Bay à l’avenir, les vitesses de connexion notamment. Ces dernières donneront un indice sur la tendance des utilisateurs à préférer d’autres services à mesure que l’accès en est, au moins techniquement, favorisé.



Cartographie dynamique des discussions

Posté par Jordan le 07.02.09 à 10:59 | tags : cartographie, twitter

A l'occasion du Superbowl, le New York Times a mis en ligne une cartographie des mots lus sur Twitter au cours du match. La présentation dynamique permet de visualiser les discussions au fil du temps et selon une catégorisation thématique choisie : les supporters de l'une ou l'autre équipe, les publicités, les joueurs, les smileys et les "GO !!!".

L'interface est jolie, et l'on peut se rendre compte, par exemple, que c'est la publicité pour le site d'emploi Carrerbuilder qui a eu le plus de succès. L'affichage des noms de joueurs devient une sorte de résumé de match "crowdsourcé". Quant aux smileys, ils nous indiquent que les Américains sont, le soir du Superbowl, plus prompts à exprimer leur contentement que leur tristesse…




Klein par satellite

Posté par Troudair le 14.01.09 à 08:20 | tags : google, cartographie, media art
L'oeuvre en ligne "Blue Monochrome" de Jan Robert Leegte est une oeuvre multiple.
Si directement, elle évoque bien sûr la célèbre série de toiles d'Yves Klein, sa conception doit beaucoup plus à Marcel Duchamp qu'à tout autre artiste.


Ce ready-made du XXIe siècle se compose en effet de quelques interventions minimales de l'artiste, dont la principale aura été de donner un titre à son oeuvre, le reste étant constitué d'une série d'actions que tout habitué du web est amené à effectuer régulièrement.


Ainsi, et avant tout "Blue Monochrome" est un nom de domaine et ce nom est la seule intervention "littéraire" de l'artiste. Il définit à la fois le titre de l'oeuvre - toujours présent dans la fenêtre du navigateur du spectateur - et chose peut-être la plus importante, il impose à l'artiste de payer pour que cette oeuvre gratuite existe.

Ensuite, l'action de Jan Robert Leegt se limite à l'intégration dans sa page de l'API de Google Maps, soigneusement configurée grâce à des coordonnées (longitudes et latitudes) qu'il avait préalablement sélectionnées et qui nous projettent quelque part au milieu de l'Océan Pacifique.



Rien de ce qui apparait sur bluemonochrome.com n'appartient donc à l'artiste, qui n'a d'ailleurs pas pris la peine de supprimer les indications de copyright de Google et de la NASA, elles-mêmes parties intégrantes du projet. Et contrairement à beaucoup d'oeuvres d'art numérique ou en ligne, le code lui-même de l'API n'est pas une création originale. Tout comme chez Marcel Duchamp et ses ready-made, le geste artistique majeur de Jan Robert Leegt aura donc consisté à pointer du doigt un contituant de notre environnement quotidien en associant une url à des coordonnées géographiques.

De fait, l'effet produit chez le spectateur qui découvre l'oeuvre est d'autant plus saisissant, puisque dans un premier temps, face à ce bleu granulé, on pourra s'extasier devant la prouesse d'avoir appliqué Google Maps à une toile de Klein, pour finalement découvrir que ce bleu qui s'étend sur toute la surface de notre écran n'est rien d'autre qu'une vue recomposée des fonds marins telle que Google Maps les affiche.

La perturbation dans la compréhension de ce qu'on voyait (et qu'on connaissait déjà) n'est venue que de sa dénomination et de cette fameuse url plongeant dans l'histoire de l'art pour nous faire voir sous un autre angle une image anodine qu'on avait déjà vue mille fois.




Paris sous les bombes

Posté par Gflu le 28.12.08 à 18:28 | tags : cartographie

Qu'adviendrait-il si Paris (ou toute autre ville de votre choix) était la cible d'une arme nucléaire ou d'un astéroïde géant ? L'application Ground Zero de Carlos Labs permet de visualiser le choc thermique qui en résulterait. Ci-dessus, Paris sous le feu d'une bombe MK28. Celle-là même que chevauche le commandant de bord du B-52 dans Docteur Folamour, un chapeau de cow-boy vissé sur la tête.



La subjectivisation des cartes

Posté par sumoto.iki le 15.11.08 à 01:22 | tags : google, cartographie, net art
Quelques semaines après le GEO GOO (info park), le groupe italien les Liens Invisibles dévoile leur Google is not the Map. Très proche du travail de JODI, ce mashup googlemapôgraphique donne à re-voir en 35 tableaux les cartes d’un monde concrètement abstrait digitalisé par Google. Par une sorte d’API-poésie, GISNTM offre une nouvelle géométrie imaginaire des lexiques des frontières et délimitations des territoires. En références directes à la Sémantique Générale du linguiste Alfred Korzybski, et à la Trahison des images de Magritte, ces GeoPoeMaps dévoilent les mécanismes subjectivement cachés de la grammaire des (Google)cartes.



Le dessous (hyper-déconstructiviste) des cartes

Posté par sumoto.iki le 20.10.08 à 21:28 | tags : cartographie
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Depuis samedi dernier (18 octobre) jodi, Joan Heemskerk et Dirk Paesmans de leurs petits noms civils, s’exposent à l’iMAL de Bruxelles avec GEO GOO (info park). Cette nouvelle pièce mixe, amalgame réalité et service GoogleMap dans un grand mashup cartographique orgiaque. Des tracés tels que des circuits de footing ou plans de jardins publics servent de matière géométrique à une double dérive topographique : numérique (avec l’application globalmove.us) et physique par une superposition de graphes dans le monde tangible.  

 

Google(Map) est-elle vraiment la carte ?




Esthétique du pognon

Posté par Troudair le 15.10.08 à 07:57 | tags : cartographie, design numérique
Etre artiste contemporain, ça n'est pas être seulement artiste. C'est aussi et surtout savoir faire du business.
Certains qualifieront cet état de fait de contre-nature, d'autres se réjouiront qu'un artiste puisse fasse partie du monde au même titre qu'un patron de PME, mais dans tous les cas, le résultat sera le même.
Alors puisque nous sommes condamnés à suivre les cours de la bourse, autant le faire joliment.


La Map of the Market proposée par le site Smart Money, est une applet Java qui recueille les valeurs boursières américaines et leur attribue une couleur en fonction de l'évolution de leur cours. En vert, l'action est en hausse, en rouge, elle est en baisse.
L'image ci-dessus vous donne donc une idée de la tendance du marché US ce matin, et une fois que vous aurez compris qu'il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir, vous pourrez vous plonger dans la contemplation de cet agencement, et penser à Mondrian et à Barnett Newman, ce qui sera au moins ça de gagné...

Arrivés trop tard, nous n'avons pas pu flasher le système totalement dans le rouge, mais le site Information Aesthetics témoigne de ces quelques jours où la carte, d'après eux, était "rouge sang". Poésie, quand tu nous tiens...



Ego-cartographie

Posté par Troudair le 03.10.08 à 07:34 | tags : cartographie, media art, vidéo
Certains passent des années à tenter de reconstituer leur arbre généalogique. Et dans cette quête, internet est un allié de poids qui, en quelques années, a révolutionné cette science documentaire.
Mais pour certains patronymes, les recherches sont plus difficiles que pour d'autres. Imaginez que vous vous appelez Nicolas Martin en France, ou Marco Villani en Italie, et tout de suite, la tâche ne devient plus nécessairement de rechercher votre famille, mais déjà d'identifier vos innombrables homonymes.

Et bien justement, l'artiste Marco Villani s'est lancé dans cette aventure avec son projet Ego-cartography.
Encore en cours, son travail consiste à identifier et rencontrer tous ses homonymes à travers le monde.
L'oeuvre se compose ainsi d'une carte interactive sur laquelle apparaissent les "Marco Villani" déjà trouvés, ainsi que d'une vidéo dans laquelle ceux-ci se présentent et expliquent brièvement qui ils sont.

L'histoire ne dit pas, en revanche, si l'idée d'un tel projet est venu à Marco Villani en découvrant que son nom était déjà pris sur tous les sites de réseaux sociaux...



Livestorming

Posté par sumoto.iki le 10.09.08 à 00:51 | tags : cartographie, flash
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Stormpulse propose de suivre en direct, via une carte du mode en flash, tous les ouragans de l’Atlantique Nord. De nombreuses fonctionnalités sont proposées pour suivre l’évolution des cyclones : vitesse du vent, géo-position, trajectoire, pression atmosphérique,… En complément du live-storming, un bon gros index historique permet de visualiser toutes les tempêtes depuis 1850. Ce Stormpulse est l’outil parfait pour s'assurer, à chaud, que son petit pavillon de vacances niché au Normal 0 21 false false false MicrosoftInternetExplorer4 cœur des Everglades tient le choc face aux tumultes.   

 




Où habite Magnum ?

Posté par Troudair le 29.08.08 à 09:30 | tags : cartographie, cinéma
Et oui... C'est l'une des questions qui revient le plus souvent sur le répondeur de Fluctuat.
Heureusement, aujoud'hui, grâce au site lieu-geographique.com et plus particulièrement à sa section "lieux de tournage", nous sommes enfin en mesure de répondre à cette question, ainsi qu'à de nombreuses autres.
s'est vraiment crashé l'avion de Lost ? est la maison de Tony Montana dans Scarface ? trouver le mythique couvent de la scène finale de Vertigo ?

Pour chacun de ces lieux de tournage, un petit commentaire et la localisation exacte par Google Maps vous sont proposés.
Les vacances sont finies, certes, mais ce petit guide touristique du cinéphile permettra peut-être aux plus motivés d'entre vous de préparer leur prochain voyage.



Cartographie d'un sac en plastique

Posté par Troudair le 25.08.08 à 11:01 | tags : cartographie, environnement, media art
Dans la lignée du travail de William Lamson dont on parlait ici, voici une nouvelle réflexion sur la surveillance généralisée.
Cette fois-ci, ce ne sont pas les caméras installées par les autorités qui sont visées, mais le fameux service Google Street, décidemment sérieuse source d'inspiration pour les artistes.

En découvrant une vue obstruée par un sac en plastique au beau milieu de l'Alaska, Pascual Sisto a décidé de figer dans le temps cette anomalie, symbole d'une résistance silencieuse à la photographie globale du monde engagée par Google.
Le projet Last Breath in Alaska se présente ainsi comme l'outil de Google, à la différence près que lors de la prochaine mise à jour, qui fera disparaître le sac, celui-ci restera présent sur le site de Sisto.

L'autre aspect évoqué par cette oeuvre est l'incroyable collision de sens entre d'un côté le territoire de l'Alaska, emprunt d'un imaginaire immaculé et naturel, et de l'autre l'apparition de ce sac en plastique volant dans les rues, symbole par excellence de la profusion des déchets humains nocifs pour l'environnement.

via Rhizome



Wikipedia design

Posté par Puck le 15.08.08 à 14:13 | tags : cartographie, design, wikipedia

Catherine nous demande : " Dans la série wikipedia, peut être serez-vous intéressé par les applications faites avec l'API de l'encyclopédie libre, qui permettent des représentations graphiques de la structure interne des contenus ? " En remaniant (à peine) la question et en illustrant le propos, notre réponse est... oui, mille fois, oui. Merci, Cathy !


Illus 1 : La structure des liens de la fiche de Marcel Duchamp, représentée ici par Le Wikipedia roll (www)


Ills 2 : la même page, représentée ici avec Wiki Mind Map (www). .

PS1 : C'est l'été. Aeiou était un peu en stand by ces deux dernières semaines mais nos lecteurs n'ont pas chômé, et nous ont envoyé de belles trouvailles dont je me suis inspiré ici. Merci à eux !
PS2 : A propos de Wikipedia... signalons le lancement cet été de l'encyclopédie contributive de Google intitulée knol, que nous avions précédemment annoncé. Lien vers le site US.




Cartographie des 200 forums francophones

Posté par Puck le 17.07.08 à 15:23 | tags : cartographie, copinage
Quels sont les 200 forums les plus populaires sur le web francophone, en 2008 ? Après sa cartographie subjective de la blogosphère (Cf les versions 1 et 2, précédemment évoquées sur Aeiou), Ouinon répond comme à son habitude par une superbe cartographie, qui figure des données collectées 7 mois durant. Christophe a retenu différents critères de mesure, dont le principal est le nombre quotidien de messages postés (donnée qui préside à la superficie relative de chacun des territoires ci dessous). Une tentative de titan, dont vous prendrez toute la mesure en consultant le PDF en haute résolution.

Bienvenue en forumie



Hot spots

Posté par Gflu le 13.06.08 à 12:19 | tags : cartographie, mobilité
Un petit pas pour la technologie, un grand pas pour le nightclubbing. Citysense permet de visualiser sur son téléphone mobile GPS les quartiers les plus "chauds" d'une ville, ceux ou ça bouge, ceux ou il y a du people, en bref : the place to be. Traitant en temps réel une masse d'infos sur les activités géolocalisées / géolocalisables, Citysense définit des "hot spots" et permet d'avoir plus d'infos sur le programme des festivités via Google ou Yelp. Evidemment, ça ne marche que sur San Francisco pour le moment, et sur Blackberry uniquement (bientôt l'iPhone). La start up prévoit de couvrir d'autres villes, mais aussi de permettre la personnalisation de son profil, sur le mode : "je débarque à Chicago à minuit, où est-ce qu'il se passe des choses, et ou est-ce que j'ai le plus de chances de trouver platform boot à mon pied en fonction de mes habitudes mondaines enregistrées à Bécon-les-Bruyères ?". Pour l'instant tout cela se fait en mode anonyme, mais on peut bien sûr tout imaginer. Bizarrement, les concepteurs n'évoquent pas l'intérêt certain que pourrait représenter ce logiciel pour les agoraphobes... voire pour les technophobes (équipés de Blackberries, certes). Où trouver un coin peinard ou personne ne viendra m'emmerder avec des demandes de synchros en bluetooth ? De l'usage réversible des technologies...



Karratu et autres drôles d'animaux

Posté par Gflu le 12.06.08 à 22:47 | tags : arts visuels, cartographie, del.icio.us, flash, flickr, google, ludique

 

 

Dans la ménagerie du studio espagnol Bestiario, spécialisé dans le traitement graphique de l'information, de drôles d'animaux applicatifs se pavanent en avalant des tonnes de data. Outils cartographiques, représentations sages ou azimutées de vos comptes del.ici.ous, Flickr, etc. (ne loupez pas les grands 8 du Neurozaping), atlas du spectre radioélectrique (on en a parlé ici)... et dans un coin, entre deux flasheries savantes, une drôle de bébête, un jeu simple comme une équation : Boggle + Tetris Google = Karratu. Gentil, Karratu.




Portrait intercontinental

Posté par Life on Mars le 27.05.08 à 22:50 | tags : arts visuels, cartographie, hoax ?, marketing


Hoax inside (cf. capture ci-dessous) : "The briefcase became my pen, the world my paper". Erik Nordenankar a créé son auto-portrait en faisant voyager une valise GPS aux quatre coins du monde via DHL. Un tracé virtuel de 110 066 kilomètres dont on retrouve le parcours exact sur ce site. "Le grand n'est pas le beau", dirait sans doute Platon, mais la technique - quoique fort polluante... - pourrait-elle faire des petits et augurer de nouvelles formes de land art dématérialisées ? En attendant, on ne nous dit pas ce que donne ce "plus grand dessin du monde" avec des projections de Postel, de Peters ou de Fuller...
(ps : j'ajoute le tag "marketing"... la rumeur court que DHL y aurait été de sa poche)

MAJ : Erik Nordenankar publie sur son site un "disclaimer"... il s'agit finalement d'un projet fictionnel et non réalisé (quoique réalisable selon lui). Un projet d'étude. Gageons que le jeune homme aura son diplôme...

 


 




Exploration lunaire et football

Posté par Troudair le 21.05.08 à 08:10 | tags : cartographie

La mission Appolo 11 a marqué les esprits du monde entier en se posant, le 21 juillet 1969, sur le sol lunaire.
Tout le monde connaît aujourd'hui les noms de Neil Armstrong et Buzz Aldrin, ainsi que la fameuse phrase prononcée au moment de l'historique "petit pas pour l'homme, mais grand pas pour l'Humanité".
Mais à quel point était-il petit ce "pas" ?

Appolo 11 sur un terrain de foot

Cette carte insolite, mise en ligne sur le site de la NASA (et découverte par le très bon blog Strange Maps), replace le parcours effectué par les deux astronautes sur un terrain de football, et relativise sérieusement le concept "d'exploration lunaire" présent dans notre imaginaire collectif.
Malheureusement, il n'existe pas de carte similaire pour le parcours des astronautes de Appolo 15 replacé sur un terrain de rugby, puisque équipés de la fameuse  "jeep lunaire", ceux-ci ont pu parcourir plus de 28 km sur notre satellite.

 




Encyclopédie de la violence de masse

Posté par Puck le 03.04.08 à 10:14 | tags : cartographie, politique

Telex : Science Po Paris et le CERI ont lancé aujourd'hui une encyclopédie en ligne analysant tous les conflits du monde qui ont été caractérisés par des violences de masse. Un travail d'historien de référence, qui permet d'accéder à des chiffres avérés, une méthodologie et des synthèses pays par pays, pour comprendre notamment ce qu'ont été les différents génocides du 20e siècle. En anglais.




Cris et noms d'oiseaux

Posté par Troudair le 26.03.08 à 07:55 | tags : cartographie, environnement, musique
Xeno CantoDans un monde de vitesse ultra-technologique, qu'il fait bon, parfois, de faire une pause et d'écouter simplement le chant des oiseaux.
Grâce au très beau projet Xeno Canto, il est désormais possible de se livrer à cette apaisante activité bien calé dans son fauteuil.
Réunissant les enregistrements d'ornithologues amateurs et professionnels, le site est une fabuleuse base de données de chants d'oiseaux, dont certains sont même géolocalisés grâce à l'API de Google Maps. Pour les spécialistes, les audiogrammes de chaque espèce sont aussi affichés.

Au départ ciblé sur le continent sud-américain, le site ne cesse de s'étendre et a même ouvert, le 9 mars dernier, son antenne africaine.
Aujourd'hui, on peut donc écouter sur Xeno Canto les chants de plus de 3000 espèces de volatiles, soit plus de 126 heures d'écoute.
Ca nous change des API de Google Maps techno-centrées censées nous aider à trouver le marchand de pizzas le plus proche, non ?



Ondes-o-graphie

Posté par sumoto.iki le 18.03.08 à 23:10 | tags : cartographie, technologeek
Atlas of Electromagnetic Space, pensé et développé par José Luis Vicente et Irma Vilà, cartographie l’étendue du spectre radioélectrique. De 1Khz à 100Ghz, cet atlas interactif offre un aperçu global de la répartition et relation des technologies radio (FM, radar, GPS, WIFI, satellite,..) qui se nichent au cœur des ondes. Au-delà de la base taxonomique qu’il représente, l’objectif de cet l’atlas est, selon José Luis Vicente, de mettre en évidence les dissonances entre enjeux politico-financiers (attribution autoritaire de certaines fréquences par l’armée et des géants des télécoms) et lots de pratiques citoyennes (radios amateurs, wardriving,…). Une gouvernance (consortium) du spectre radio (ou plus globalement du spectre électromagnétique) pourrait-elle clarifier les nombreuses interrogations autour des problèmes de santé publique (nocivité récurrente de certaines fréquences), de distribution autoritaire des canaux (gestion de la bande FM, ..) ou encore de monopole de fréquence ?



La flambée du bio-business

Posté par Troudair le 04.03.08 à 09:33 | tags : cartographie, environnement, google
Lorsqu'un consensus apparaît dans l'opinion publique, il est bien rare de ne pas trouver un régiment de businessmen pour s'en emparer et surfer sur cette tendance lucrative.
Dans un premier temps, ce vent d'approbation globale permet de lever des fonds, et ensuite, bien sûr, de vendre un produit beaucoup plus facilement en bénéficiant d'une image éthique et responsable, ce qui n'est pas donné à toutes les entreprises.

Il y a 10 ans donc, alors que les chiffres d'analyse prospective étaient les mêmes qu'aujourd'hui, c'est à dire qu'ils prévoyaient la fin du règne du pétrole pour les années 2050, une société avait pourtant bien du mal à trouver de l'argent pour financer une activité de recherche en carburant de substitution. Les Etats-Unis se foutaient ouvertement de Kyoto, les grands groupes pétroliers refusaient d'accepter cette réalité mathématique, les fabriquants de voitures continuaient de traiter la crise environnementale à coup de pots catalytiques et le consommateur se sentait super-responsable quand il achetait du déodorant Narta avec le petit logo "préserve la couche d'ozone".

Earth2TechMais aujourd'hui, tout à changé.
En France, on a Nicolas Hulot et son pacte, aux Etats-Unis, Scwharzenegger et son hydrogène, et tout le monde s'accorde à dire qu'il faut sauver la planète, tout en s'assurant si possible de pouvoir continuer à aller chercher le pain en bagnole.
En économie, c'est ce qu'on appelle un "secteur porteur", et si vous avez besoin de millions, c'est vers lui qu'il faut impérativement se tourner (comme ce fut le cas d'internet il y a 10 ans).

Afin de mettre en évidence cette réalité, le site Earth2Tech a donc décidé de répertorier les 101 start-up majeures créées dans ce très éthique domaine des "énergies propres", et de les représenter sur une carte. En cliquant sur les petits logos, on peut ainsi découvrir combien de millions la société est parvenue à lever, ainsi que les dernières infos relatives au secteur.

D'apparence très encourageante pour les générations à venir, cette carte a pourtant la terrible qualité de nous mettre face aux mécanismes capitalistes, eux-mêmes dénués de toute éthique, mais dont la capacité d'analyse prospectiviste permet de se glisser dans des niches financières spécifiques tout en profitant du "capital-éthique" qu'elles contiennent.

Espérons que cette carte sera actualisée dans les années à venir, afin de saisir pleinement une autre grande capacité du capitalisme mondialisé : celle de transformer une multitude d'initiatives, opportunistes ou citoyennes, en conglomérats financiers détenus par les trois ou quatre multinationales. Aucune raison, en effet, pour que les énergies dites "propres" ne subissent pas à leur tour cet enviable sort.

Et quand on sait que jusqu'à présent, les grands groupes pétroliers étaient particulièrement bien placés pour financer l'essentiel des campagnes électorales des partis politiques occidentaux, cette carte pourrait bien, à terme, devenir la représentation (géo-)graphique des nouveaux méta-décideurs du 21e siècle.





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