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Tous les écrans du monde : arts visuels, net-art, design, (web)cinéma etc.
Le saut dans le vide reloadedComme le dit le Dailymail, il y a un peu de Yves Klein dans les photographies de l'artiste chinois Li Wei.
Se mettant en scène dans des situations impossibles, il flirte avec l'impression du danger et met le spectateur face à sa peur du vide, et à tout ce qu'elle contient. Pour un bon graphiste, ces photographies peuvent paraître quelque peu banales, mais l'artiste assure qu'elles sont toutes réalisées sans aucun trucage numérique, mais seulement grâce à un savant agencement de miroirs. ![]() Entre photographie et performance, le travail de Li Wei se lit à plusieurs niveaux. D'un côté, l'effet saisissant de la performance spectaculaire, et de l'autre, une réflexion permanente sur la politique contemporaine. Sa série "Li Wei falls to...", par exemple, le met en scène, crashé comme une météorite dans différents endroits du globe, et symbolise, sans grands discours, les problèmes d'intégration des migrants chinois. Le soleil est un poète Après les chambres noires d'Abelardo Morell, voici une installation qui utilise cette fois le principe du cadran solaire.Sauf qu'au lieu de donner l'heure, le One Day Poem Pavillon de Jiyeon Song projette sur le sol un poème différent selon l'heure de la journée et la date de l'année. La technique semble rudimentaire, et pourtant, quand on y réfléchit, l'inclinaison des trous en fonction du lieu où est finalement installé le dôme se doit d'être calculée avec une grande précision pour obtenir un texte lisible. Les poèmes en question sont des Sijo, c'est à dire des poèmes traditionnels coréens, et ceux qui s'affichent sur le sol sont extraits de l'oeuvre de Kim Ch'on-taek (1725-1766), évoquant la nature éphémère de nos vies et invitant à un instant de méditation. Une vidéo accélérée permet de voir le résultat en ligne, mais bien entendu, au-delà de l'idée, c'est la composante temporelle la plus importante du projet, puisque pour lire l'intégralité du poème, il vous faudrait rester près de l'installation des heures entières, à attendre l'apparition d'un seul mot. Notre Dame destructurée On a commencé la semaine avec de l'art génératif, alors tant qu'à être cohérent, continuons.Aujourd'hui, direction le travail de Jim Andrews, qui entre autres projets, a conçu le dbcinema, un système qui lui permet de récupérer automatiquement sur le web des images en fonction d'un mot-clé donné. Bon, rien d'exceptionnel jusque là, me direz-vous, et d'ailleurs, la version 0.50, disponible en ligne (seulement pour IE, attention), s'avère on ne peut plus rudimentaire. Là où le travail de Andrews devient intéressant, c'est quand il se sert de ce programme de base pour concevoir des films qui appliquent aux images récupérées des filtres graphiques et géométriques, décomposant puis recomposant chacune d'elles pour en faire des fresques à la limite de l'abstraction. Ci-contre, on voit ce que ça donne avec les mots-clés "Notre Dame Cathedral", et d'autres screenshots sont disponibles ici sur les mots-clés "Kandinsky", "Sunset" ou encore "Faces". Pour l'instant, cette dernière version de dbcinema n'est pas publique, mais on a hâte de pouvoir tester ce bel engin. Esthétique de l'équation
Courir vers notre mort Eliza Fernbach n'a peut-être pas lu Pascal, mais tout comme le penseur français, a vécu elle aussi sa révélation mystique.C'était en 2000, dans un aéroport, où un inconnu lui demanda tout simplement "Rushing to your death ?" (Vous courez vers votre mort ?). Depuis ce jour, ces quelques mots sont devenus pour elle une véritable obsession, qu'elle s'est mise à développer sur toutes sortes de supports : films, banderoles, autocollants (à vendre), pages web... Son but : alerter ses contemporains sur leur capacité à faire une pause. Un projet étonnant de naïveté, qui dans le cas de sa banderole au bord de l'autoroute (ci-contre), ressemble plus à une campagne de la prévention routière qu'à une oeuvre d'art. Et Pascal, dans sa tombe, doit vraiment soupirer, et répéter sa célèbre pensée : "Nous courons sans souci dans le précipice, après que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir." Pas sûr qu'il parlait d'une banderole... Street art : Etienne Mineur à Bogota![]() Copinage. L'ami Etienne Mineur était ces quinze derniers jours en safari urbain à Bogotà, dans le cadre de son tour du monde du design et des arts (typo)graphiques. Impressionnante est sa collection de photos (1833 exactement - il en a publié presque chaque jour des dizaines sur son blog) prises aux quatre coins de la capitale colombienne, dévoilant la diversité des artistes de rue et des fresques murales. Car le saviez-vous ? Bogotà, à l'égal de Los Angeles, Berlin ou Mexico, est en passe de devenir un nouvel eldorado du street art. Voir son safari typo. PsychoscreensPosté par sumoto.iki le 19.03.08 à 22:06 | tags : arts visuels
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Une petite lassitude de son fond d’écran couché de soleil tropical, Cordillère des Andes, ou plan serré d'une feuille de platane suave ? Roglok propose une bonne alternative psychotrope aux screensavers glabres des industries du design d’intérieur d’écran. (En illustration : papier Ring Sick 43x43, 16 couleurs, 5 frames, 1,6k) Police ! Votre ADN !Quand WEB2DNA est sorti il y a quelques années maintenant, tout le monde s'est moqué en prétendant que ça ne servait vraiment à rien d'avoir une représentation graphique de "l'ADN" de son site web.
Mais aujourd'hui, où la modernisation du pays avance à grands pas, l'utilité de cet outil en devient bien plus évidente. Et oui ! Qui nous dit que bientôt, les sites web autorisés à rester en France ne feront pas l'objet de tests ADN, eux-aussi ? Allez vite vérifier, en prenant bien soin de ne pas utiliser Firefox, bande de gauchistes ! ![]() [L'ADN de Fluctuat.net] Design and the elastic mind Elasticité = adaptabilité + accélération. L'exposition Design and the Elastic Mind au MoMA revient sur 25 années d'hybridations artistiques et scientifiques. "Dans la pensée scientifique, la méditation de l'objet par le sujet prend toujours la forme du projet" dixit ce bon vieux Gaston (Bachelard). L'adage semble parfaitement s'appliquer aux 300 travaux présentés ici. Nano-objets, bricopensée, existenzmaximum (xmx), biomimesis... les catégories s'emballent. Grand déballage de néologismes, c'est le printemps. Une sélection serait forcément partiale (et laborieuse pour l'auteur de ces lignes, héhé) : pas mal de projets ont déjà fait l'objet de notules sur Aeiou, des dizaines d'autres nous inspireront sans doute des posts à venir. Signalons simplement que le site de l'expo est signé par les japonais du studio tha* (les auteurs du très joli Amaztype) et qu'une liste de liens complémentaires devrait vous assurer quelques milliers d'heures de surf (passionnantes et gratuites).![]() Illus. du haut : la télécommande-origami de Hayeon Yoo. Sur les liens entre origami et code source, lire le texte Ordigami et Oribotics d'Etienne Cliquet, qui fut notre invité sur Aeiou. Et remarquer au passage qu'il y a peu, très peu d'intervenants français à l'expo du MoMA... Je n'en ai compté que deux, dont l'ingénieur Frederic Kaplan qui présente son Wizkid (mais c'est vrai que l'index par artistes / intervenants est très mal fichu... il y a peut-être d'autres frenchies planqués dans la programmation). Suite de notre grande saga l'art numérique français mort né ?... Illus. du bas : le code de Pac-Man "illustré" par Ben Fry, l'un des co-développeurs du langage Processing. Big Picture : le net art gagne Facebook
Des nouvelles d'Albertine, d'Olivier et Yann qui nous avaient gracieusement envoyé une invitation à participer à la Big Picture sur Facebook. Le principe de ce widget est simplissime : "il s'agit d'une expérience artistique permettant de suivre les mises à jours de status dans Facebook, de manière collective ou individuelle..." Initié il y a déjà plusieurs semaines, ce projet de détournement low tech des relations personnelles à l'oeuvre sur les réseaux sociaux a évolué : il propose de créer " une image vivante du status d'amis de Facebook" et se décline aujourd'hui en captation vidéo de longue durée. Ex : à quoi aura ressemblé la vie en ligne de mes amis 24 heures durant ? Plus d'info ici. Merci, Albertine ! What's a girl to do (Sélection vidéo 4/10) Note : quatrième billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici.
Carte banche à Charlie Mars : Charlie et la linkographie
Bienvenue à toi, Charlie !
Support : l'ami Charlie a le bon goût de compiler en DVD ses art works à intervalles (plus ou moins) réguliers. Le premier pressage étant épuisé, il a produit un deuxième opus, à paraître en mars 2008. En voici la BA, juste pour vous donner un avant-goût de son univers : Précédents invités : Aeiou accueille : - le directeur artistique Etienne Mineur (en cours). Toute la série ici. - ou récemment le net artiste Nicolas Frespech. Toute sa série ici. Nano-festival Si de plus en plus d'artistes ont aujourd'hui des connaissances scientifiques avancées, force est de constater que la réciproque est plutôt rare.Pour preuve, le NanoArt Festival, créé par le scientifique (et artiste ?) Cris Orfescu, et qui expose en ligne des oeuvres graphiques conçues à partir de l'imagerie nano-technologique. Une vingtaine de participants, chercheurs internationaux, y proposent leurs créations, "micro ou nano-sculptures moléculaires élaborées grâce à des procédés chimiques ou physiques, et capturées avec des scanners à faisceau d'électrons ou des microscopes atomiques". C'est sûr, ça en impose, mais alors que ce genre d'images pourrait suffire, le festival autorise aussi toutes les retouches infographiques imaginables. On est donc pas épargnés par les filtres balourds de Photoshop 3.0 et les sérieuses fautes de goût dans le choix des couleurs, pour finalement se retrouver face à des esthétiques qu'on croyait rangées au rayon des vieilleries des années 80. Comme quoi, la technologie peut aller très loin dans son perfectionnement et dans les idées qu'elle suggère, mais si la pensée de l'artiste ne va pas au même rythme, tout ça reste bien vain. [En illustration : Une des rares photos qui essaie d'être réaliste, conçue par un groupe de chercheurs du NanoCenter de l'Université de Caroline du Nord, à partir de la réflection de la lumière sur des nano-tubes d'or.] Retour au gymnase Enfin !Après avoir été testés au Portugal cet été, les cours d'aérobic philosophique de Pascal Lièvre arrivent en France. Nous rappelant au passage que "la philosophie a commencé dans les gymnases", l'artiste invite le public à une séance d'entretien du corps au rythme des grands textes de la philosophie mondiale. Super-actif, à mi-chemin entre l'ironie potache et l'activisme radical, Pascal Lièvre développe son oeuvre sur de nombreux supports (peinture, vidéo, textile, performance), remettant sans cesse en question les notions de culture, populaire et institutionnelle. Faites de collisions, de forme ou de fond, ses créations sont les stigmates d'un monde en accélération permanente, multiple et brouillé, et dont l'art ne peut que se faire le témoin, à défaut d'en être le sauveur. Premier cours d'aerobic philosophique en compagnie d'Emmanuel Kant, ce samedi 1er février à la Galerie Quang, à Paris. Prenez soin de réserver. Fringues RSS Dans les années 80, le slogan de t-shirt est devenu un art à part entière, en même temps qu'un commerce juteux. Afficher sur son torse ou son dos une petite phrase bien sentie témoignait de votre sens de l'humour, ou bien de votre pouvoir d'auto-dérision, parfois même de votre grand militantisme. Car c'était bien une époque où on pouvait passer pour un militant acharné et à la fois arborer un vêtement sorti tout droit d'une sordide usine taïwanaise.Mais le millénaire est passé par là, et avec lui la conscience des réseaux de production et de distribution. Ainsi, il devenait difficile de paraître spécial aux yeux des autres en revêtant un produit distribué à un million d'exemplaires. Et comme on a vu apparaître le web 2.0, et son cortège d'outils destinés à mettre le consommateur au centre de son propos, la conception de t-shirt s'est elle-aussi orientée vers l'acheteur et son imagination débordante. Aujourd'hui, on ne compte plus le nombre de sociétés qui proposent de concevoir soi-même son propre t-shirt, se contentant de fournir une dizaine de slogans rigolos au seul titre d'exemple. Pourtant, nous le savons tous, le web 2.0 a ses limites, et beaucoup de blogs ne sont finalement que de petites fontaines à RSS captant le contenu d'autres blogs, eux-mêmes alimentés par d'autres flux, en une boucle vide présentant au visiteur l'illusion parfaite de la personnalisation. Alors que reste-t-il à dire en ligne ? Et a fortiori, sur nos t-shirts ? Ebru Kurbak et Mahir M. Yavuz apportent un début de réponse avec leur projet Newsknitter, présenté au dernier festival Ars Electronica. Littéralement "tricoteur d'infos", leur système capte sur une période donnée des flux RSS d'informations pendant qu'un logiciel change ces données brutes en éléments textuels et graphiques. ![]() Le résultat de ce travail a donné 10 pulls uniques représentant chacun une photographie de l'actualité à un moment t. Mais au-delà du processus, simple à comprendre, les deux artistes ne sont-ils pas en train de témoigner, par le vêtement, d'une pratique déjà largement utilisée par la blogosphère : utiliser la matière informative pour en faire un objet esthétique qu'on arbore comme une création personnelle, et ce, même si au passage, on en a totalement fait disparaître le sens initial ? Calendrier pour colorier plus
![]() Montagnes de peur Le projet Mount Fear, conçu par l'artiste anglaise Abigail Reynolds, utilise les statistiques de crimes d'une ville donnée pour modéliser des lignes de niveaux cartographiques, et donc un paysage.Ces "montagnes de peur" sont ensuite réalisées et exposées, comme autant d'images abstraites de la violence, chaque crime, déshumanisé, ne servant qu'à élever un peu plus l'édifice, comme une simple couche sédimentaire. En illustration, la montagne générée à partir des chiffres d'attaques armées dans les quartiers sud de Londres entre 2001 et 2002. Quand papa Objet rencontre maman Graphisme "Ca donne Objetgraphik" dixit Bust, qui précise : "L'équipe d'Objetgraphik répertorie des créations répondant à une approche du design ouverte, multidisciplinaire et transversale. Le graphisme devient tactile, les objets sont virtuels. Les frontières des disciplines traditionnelles du design sont à présent ouvertes, Objetgraphik entend s'y engouffrer". Un pot pourri pas ripoux signé Bust + Chevalvert + k*factory. Merci à Bust de nous l'avoir sussuré à l'oreille.Panoramas méditatifsEncore peu de films sur le nouveau blog vidéo de l'artiste irlandais Kevin Flanagan, mais déjà une atmosphère.
Paisibles, méditatives, hypnotiques, des vidéos qui laissent deviner une menace glaçante, même dans les flammes. La Bible vue du cielA quoi ressemblait la crucifixion de Jésus sur le Golgotha ? Et voyait-on du ciel l'écartement de la Mer Rouge par Moïse ?
A l'occasion, en décembre dernier, de la dernière exposition Pulse (sorte de mini-FIAC étalée sur trois villes, Miami, New-York et Londres), le collectif australien The Glue Society a tenté de répondre à ces questions en proposant une version "Google Earth" de ces scènes de la Bible. ![]() Même si le parti-pris artistique semble interroger l'outil satellite en le qualifiant de "point de vue de Dieu", cette série de photos mêlant science moderne et mysticisme religieux a tout de même de quoi se faire poser d'autres questions, surtout quand on sait à quel point les adeptes du créationnisme ou de l'intelligent design trouvent de plus en plus d'échos dans les cercles intellectuels contemporains. Sans remettre en cause la bonne foi (hum) de ces artistes, il conviendrait peut-être d'être bien plus vigilants quant à l'utilisation d'outils scientifiques avancés pour appuyer, volontairement ou non, des thèses purement religieuses. Le mélange des genres, dans ce genre de cas, n'est peut-être pas aussi rigolo qu'il y paraît... [Via le top 10 2007 de Creative Review qui avait publié les autres scènes (Adam et Eve dans le jardin d'Eden, l'arche de Noé) en décembre.] Tokyo dévasté
[via le Top 10 de 2007 du toujours excellent Pink Tentacle.] NAG : Net.Art Generator![]() Choper des images sur le net via Google ; les mixer-coller en utilisant des filtres magiques ; puis les restituer en une "oeuvre d'art" unique. Rien de bien neuf sous le soleil, mais ce Net.Art Generator le fait fort bien. Et l'on se prend à rêver faire un numéro, quand l'avion se pose sur la piste, à Rotterdam ou à Rio. Ci-dessus : Autoportrait (@Dec_17_22.06.06_2007). 120 pieds par 11Autrement dit environ 36 mètres par 3.
Ce sont les dimensions du mur vidéo situé dans le building IAC (InterActiveCorps) à New York, ce qui fait de lui le plus grand écran haute résolution du monde. Initiallement conçu pour diffuser des spots commerciaux vantant les mérites de l'entreprise, il a rapidement intéressé les chercheurs et expérimentateurs de tous bords. C'est le cas de Daniel Shiffman, enseignant-chercheur à l'Université de New-York, qui a fait travailler sa classe sur ce support inédit. On peut voir la plupart de leurs expériences sur le compte Vimeo de Shiffman, à commencer par l'impressionnant boulot sur le film "Cours, Lola, Cours" de Tom Tykwer : Nouvelle-Cervelle Les photographies du collectif Unit Seven ne sont pas ce qu'on fait de plus innovant en la matière... Ce serait même assez ennuyeux s'il n'y avait, au beau milieu de clichés un peu convenus de couchers de soleil sur la plage, ce délirant projet de New Brainland.A partir de la photographie médicale d'un cerveau, les artistes néo-zélandais ont appliqué des lignes de niveaux cartographiques pour créer cette Nouvelle-Zélande cérébrale. Entre autres curiosités touristiques, on trouve sur cette île-cerveau le fleuve Visuel, le Mont Mémoire ou encore le Pic de l'Emotion. L'image est disponible gratuitement pour faire office de fond d'écran, et des tirages sont aussi proposés à la vente. Sur Flickr, on peut admirer les détails du projet, ainsi que ses modélisations en 3D. L’harsh d’Abe![]() |
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