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Rezo + réseau = réseaux²Posté par sumoto.iki le 04.09.08 à 00:45 | tags : politique
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Après dix grosses années dodues de bons et loyaux services le portail du web indépendant s’enrichit d’une version 2 (sans ajax et socialnetworking débonnaire en sus). La peinture est encore fraîche et le parquet un poil mouvant mais une première version fonctionnelle est d’ores et déjà en ligne. Pour mémoire ou pour info (suivant les cultures web de chacun) ces messieurs du minirezo republient en intégralité le manifeste du web indépendant diffusé le 2 février 1997. A suivre, … (de près). Encyclopédie de la violence de masse
Telex : Science Po Paris et le CERI ont lancé aujourd'hui une encyclopédie en ligne analysant tous les conflits du monde qui ont été caractérisés par des violences de masse. Un travail d'historien de référence, qui permet d'accéder à des chiffres avérés, une méthodologie et des synthèses pays par pays, pour comprendre notamment ce qu'ont été les différents génocides du 20e siècle. En anglais. Down for everyone or just me ?Ca ne vous aura pas échappé, la Chine connaît ces derniers jours quelque agitation. ![]() En Chine donc, la repression violente des manifestations au Tibet a été très largement sous-traitée par les médias, et beaucoup de Chinois ignorent même qu'elle a eu lieu... ou bien n'osent carrément pas en parler en ligne. C'est dans cet entre-deux surréaliste que John, américain d'origine vivant à Shangaï, écrit les derniers posts de son blog Sinosplice, se demandant pourquoi diable YouTube et Flickr sont innaccessibles, et à quel point ce désagrément l'agace. On ne saura jamais s'il n'a pas connaissance des événements au Tibet, ou bien s'il s'interdit tout simplement d'en parler, mais un mal pour un bien, il nous donne quand même une adresse bien utile en cas de dictature numérique, celle du site Down for everyone or just me ? Celle-ci permet de tester des adresses et vous indique si oui ou non, c'est votre pays qui bride votre accès, votre machine qui délire, ou bien si le site en question est tout simplement en rade. A garder dans ses favoris... au cas où.
Triny Prada et la justiceArtiste franco-colombienne, invitée du festival Vidéoformes à Clermont-Ferrand, Triny Prada a fait les frais, le 12 mars dernier du zèle de policiers clermontois.
La scène, malheureusement trop banale depuis plusieurs mois, est relatée en détails par Loiez Deniel, président du festival, et la version de Gabriel Soucheyre, présent sur les lieux, apparaît elle aussi dans les commentaires de l'article. Plus important que tout, le témoignage vidéo de Triny Prada vient d'être mis en ligne [MAJ 18/03 : en streaming, c'est encore mieux.]. A la lecture et à l'écoute de ces récits détaillés, on se souviendra bien sûr des grands shows médiatico-démocrates où le candidat Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur, répondait sèchement à un jeune homme accusant les forces de police de violences. A l'époque, les propos du ministre étaient sans ambiguïté, et condamnaient avec fermeté ces comportements, promettant même de s'occuper de ces affaires personnellement... si les faits étaient vérifiés. [Le compte-rendu de l'émission par un militant UMP sur ce site en faisait d'ailleurs largement mention.] A-t-on entendu, depuis, à quelles enquêtes ces plaintes publiques ont mené ? Bien sûr que non. Attaquer frontalement une présumée victime, pour enfin ne pas donner suite à ces promesses de justice avait (et a eu) un seul objectif simple, médiatiquement parlant : changer le témoignage en "on dit" et le témoin en menteur. Aujourd'hui pourtant, avec l'affaire Triny Prada, qui survient à peine une semaine après un autre incident du même genre, les victimes ne sont plus de simples "racailles de banlieue" molestées et humiliées, mais des artistes d'un côté, et des étudiants de l'autre. Mauvaise pioche pour les policiers zélés mis en cause, puisqu'une plainte sera en effet déposée auprès du procureur de la République à Clermont. On pourrait se rejouir de ces démarches, tout en souhaitant que la justice autorise encore des recours contre des forces de l'ordre indélicates, mais comme on vient de le dire, il s'agit là d'artistes, intégrés à la vie de leur cité et de leur pays, socialement fréquentables et dignes de confiance a priori. Mais qu'en est-il des autres ? De tous ceux qui sont victimes des mêmes abus mais ne possèdent pas la stature sociale suffisante pour leur permettre d'être de bonne foi a priori ? Outre la constatation que ces débordements scandaleux continuent de se multiplier en France, c'est bien la principale question qui serait à débattre aujourd'hui. Mobilisation du 29 févrierSuite de la mobilisation du monde culturel français (après ça et ça) pour protester contre la dangereuse baisse des subventions à partir de 2008.
Un appel à mobilisation est ainsi lancé pour le 29 février prochain par l'UFISC (Union Fédérale d'Intervention des Structures Culturelles), laquelle regroupe plusieurs syndicats et collectifs liés à la diffusion artistique. Pourtant attention, car lorsqu'on parle de "monde culturel français", il faut maintenant être précis, car le moins que l'on puisse dire, c'est que la Ministre de la Culture, Christine Albanel, a su semer le trouble dans les rangs contestataires. En effet, en organisant le 11 février dernier ses "Entretiens de Valois", belle concertation nationale qui s'est chargée en grande partie de réduire la Culture au spectacle vivant, et de rassurer ses puissants syndicats que de "nouvelles stratégies" seraient trouvées pour assurer la continuité des financements des grandes structures de diffusion, le Ministère a jeté un pavé dans la mare, déchirant judicieusement un groupe d'acteurs qui gagneraient pourtant à rester unis. ![]() Au secours, Monsieur Pinault ! Le discours introductif de ces Entretiens est assez fidèle à ce que de nombreux observateurs avaient déjà noté à la vue de la tristement fameuse lettre de mission du Président à sa Ministre, c'est à dire une dérive toute néo-libérale qui consiste à dire que l'Etat n'a pas à (trop) financer la Culture, mais que les structures sont en revanche encouragées à trouver des sous ailleurs, et si possible dans des partenariats privés. Ce désengagement n'a donc rien d'étonnant, il était prévisible et annoncé, mais ce qui surprend, c'est avec quel enthousiasme les acteurs culturels majeurs l'ont accueilli, heureux et fiers de travailler à l'élaboration de ces fameuses "nouvelles stratégies de financement". On ne rêve pas. On n'est pas au comité directoire de Auchan, mais bien au Ministère de la Culture, et les directeurs de structures trouvent ça merveilleux. Dans son dernier éditorial, Jean-Marc Adolphe (rédacteur en chef du magazine Mouvement) pointe certes cette aberration, mais sans que cela change rien au problème, puisque sont déjà programmés groupes de travail et réunions hebdomadaires qui aboutiront en juin prochain à d'hypothétiques mesures permettant, pour résumer, de mieux distribuer ce qu'on n'a pas. Car à aucun moment il n'est question d'augmentation des budgets ou au moins de retour à la situation précédente, et ce malgré les annonces démagogiques consistant à dire que "le financement du réseau national en 2008 sera comparable à celui de 2007". C'est peut-être le cas pour les centres dramatiques et les scènes nationales, mais la Culture, heureusement, ne se limite pas à ça, et la contestation actuelle porte aussi bien sur ces lieux que sur d'autres pans de l'activité artistique, comme entre autres les arts plastiques, l'éducation artistique et bien sûr, les arts numériques. Et nous dans tout ça ? Et on en arrive au point qui devrait un peu plus intéresser nos lecteurs, c'est à dire le financement de l'art numérique, dont nos précédents articles s'inquiétaient. C'est que ces "Entretiens de Valois" ne concernaient que le spectacle vivant, et n'y étaient donc pas invités tous les autres professionnels de la Culture. Les assurances bienveillantes du Ministère ne s'appliquent donc que aux salles de spectacle vivant, et les coupes observées dans les budgets des ECM ne sont absolument pas remises en cause. Même tarif pour les fédérations de jazz, plus généralement les scènes de musique actuelle, et en gros, tout ce qui n'est pas une salle de théâtre. L'éducation artistique, quant à elle, si elle est régulièrement évoquée dans les bons sentiments présidentiels, subit le même sort : un mépris affiché pour sa survie à court terme. La grande réussite de ces Entretiens de Valois aura donc été de diviser idéalement les acteurs culturels, en se mettant dans la poche une poignée de grands directeurs tout en méprisant ouvertement ceux dont l'avenir nécessiterait un investissement politique plus important. On ne doute pas, en effet, de la capacité d'un CDN à dégoter des millions en partenariat privé, mais pour une minuscule structure dont les locaux ne permettent de réunir qu'une centaine de personne par mois, les mécènes risquent de ne pas se bousculer au portillon. Mais après tout, dans la loi de la jungle, les gros survivent et les faibles meurent. Point. Soutenir les gros, applaudir ce qui marche et condamner ouvertement la diversité, c'est donc le credo bien appris du Ministère de la Culture, qui non seulement ne sera plus une exception dans le monde culturel mondial, mais qui n'en sera pas une non plus dans le monde économique, devenu déjà à moitié une industrie comme les autres, à l'heure où c'est un Etat entier qui est géré avec la même logique et les mêmes idéaux qu'une simple PME. Mobilisation Cette mobilisation du 29 février, si elle nous rassure en nous montrant que certaines personnes du monde culturel ne se laissent pas abattre ni endormir, nous inquiète aussi, car elle n'est malheureusement pas capable d'afficher un front uni face à la volonté claire de ses dirigeants de renoncer complètement à l'idée de subventionner la Culture, autrement qu'en payant la réfection des peintures de l'Opéra Garnier. A suivre... Un mail datant de 2023 (part X)Note : dixième et dernier billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.
Lire l'intégralité de cette fiction geek originale. Les acteurs des arts numériques s'organisentTelex : Diffuseurs, programmateurs de festivals et artistes en France se sont organisées en une fédération nationale, après l'annonce de la suspension des crédits alloués par le ministère de la Culture (DRAC) à l'art numérique. Ils proposent une série d'actions de concertation, comme une pétition. Aujourd'hui même avait lieu à Montreuil une journée de rassemblement et l'élection du Conseil d'administration. Enjeux :
Cf. Billets précédents sur Aeiou : L'art numérique mort-né et son bis. Plus d'info sur le site de la fédération Culture multimédia. L'art numérique français mort-né (suite) L'article de Libération dont nous vous parlions ici continue de déclencher des réactions dans le petit monde de la culture multimédia.Il n'a d'ailleurs pas fallu attendre bien longtemps pour que les acteurs du numérique en France, animateurs, ECM, artistes, se regroupent et interpellent publiquement le Ministère de la Culture. Le 25 janvier dernier donc, la "Fédération nationale des acteurs de la culture multimédia" a été créée, un site ouvert et un planning de réflexion engagé. Le 31 janvier, ce regroupement publiait son premier communiqué sous la forme d'un appel déjà validé par près de 650 signataires. Et pour finir sur les dates, une assemblée générale est programmée à Paris le 18 février prochain, réunion sur laquelle on reviendra bien sûr, en espérant que des représentants du Ministère de la Culture feront le déplacement. [En illustration, vous aurez reconnu l'une des photos bien à propos d'Etienne Mineur.] Obama + Youtube = Youbama Depuis le web, les élections américaines resservent toujours des surprises. Depuis cette bonne "vieille" Europe, on se demande toujours quelle sera la proposition de marketing web qui émergera comme vraiment pionnière. Et qui risquera aussitôt d'être déclinée pour la prochaine Celle qui pour l'instant caracole en tête des votes des amis des amis de Barack est... de Clooney. Ah, ces activistes altericains... Sur le même thème, lire aussi nos dossiers facebook et la politique 2.0 et notre spécial (dis, comment ça marche) les élections américaines. Via Techcrunch fr. L'art numérique français mort-néOn peut difficilement continuer à énumérer sur ce blog les nombreux projets internationaux dans le domaine des arts numériques, chercher tant bien que mal quelque chose à dire sur la production hexagonale, et passer sous silence la situation budgétaire catastrophique dans laquelle se retrouvent tous les foyers de création et de diffusion en France aujourd'hui.
![]() Financer l'art numérique Depuis quelques années, la France accuse un retard conséquent dans les systèmes de financement de l'art numérique. Entre deux chaises, faisant intervenir des disciplines variées (danse, théâtre, musique, audiovisuel), le multimédia en général n'a cessé de poser problème au Ministère de la Culture, lequel n'a jamais vraiment su quels types de subventions lui accorder. Créé au début de la décennie, le dispositif Dicréam est l'exemple symptomatique de cette situation. Ce fonds consacré à la production d'oeuvres multimédia s'est en effet étrangement retrouvé hebergé par le CNC (Centre National de la Cinématographie), alors que dans sa grande majorité, la production numérique avait plutôt tendance à explorer les champs du spectacle vivant, voire de l'art contemporain. Mais comme les budgets d'Etat consacrés au théâtre, à la danse ou aux arts plastiques, étaient déjà bien maigres, il était bien difficile de convaincre les professionnels de ces secteurs de partager un gâteau déjà peu garni. Certes, depuis 1998, le réseau ECM (Espaces Culture Multimédia) offrait aux artistes numériques des lieux de création et de diffusion adaptés, mais très largement financés par le système des emplois-jeunes, leur fonctionnement s'est rapidement retrouvé entravé quand les aides de l'Etat sont arrivées à échéance. Rappelons au passage que le dispositif emploi-jeune permettait à une structure de financer jusqu'à 70% du salaire d'un employé pendant 5 ans. Quand on connaît le modeste budget d'un ECM et l'importance de la masse salariale dans n'importe quel plan de financement, on comprend à quel point la pilule a été difficile à avaler. Or, pour maintenir l'activité des ECM malgré cette augmentation de frais de fonctionnement, le Ministère de la Culture concédait bien volontiers que rien n'avait été, ni ne serait jamais entrepris. Depuis quelques années, donc, l'objectif du dispositif ECM consistait essentiellement à réduire le nombre de labels accordés, délabéliser les structures les plus fragiles, tout en espérant que ceci pourrait assurer une sécurité relative aux plus efficaces d'entre elles. Un plan de sauve-qui-peut qu'on ne peut pourtant pas reprocher aux responsables de ce dispositif, tentant tant bien que mal de préserver aux moins quelques lieux avec le peu de financement dont ils disposent. Seul moyen actuel de développer une production et une diffusion d'oeuvres d'art numérique, les ECM étaient donc tout malgré tout voués à la disparition, et ce, malgré toutes les annonces pleines de bons sentiments des élus (nationaux et locaux), assurant vouloir "développer le domaine des nouvelles technologies, encourager l'innovation, blablabla"... Explication de texte C'est dans ce contexte déjà bien miné moralement que déboule Nicolas Sarkozy, pape de la rupture et de la libération de la croissance, avec dans ses bagages Christine Albanel dans le rôle de l'apôtre du patrimoine et de la vieille pierre. Pourtant, si les secteurs culturels traditionnels (spectacle vivant, arts plastiques, etc.) avaient de sérieuses raison de s'inquiéter, le domaine de l'art numérique pouvait au contraire nourrir quelques espoirs puisque au moins, le peu de discours de campagne du candidat Sarkozy qui parlaient de culture insistaient sur l'intérêt vital de développer le secteur des nouvelles technologies... afin d'être compétitifs, bien sûr. Ainsi, le théâtre allait sombrer, la danse se retrouver dans les MJC, l'art contemporain chez François Pinault, mais au moins, l'Etat allait donner un peu plus de moyens aux arts numériques. C'était d'ailleurs l'un des points évoqués dans la lettre de mission à Christine Albanel en août dernier, dans laquelle le président affirmait :
On y parlait certes toujours de vieilles pierres, mais la création contemporaine semblait elle aussi faire partie du voyage. Et la petite phrase, quelques pages plus loin, demandant à la ministre "d'accorder une attention particulière aux arts numériques interactifs" n'était pas pour déplaire aux acteurs du secteur. Sauf que tout ça était bien sûr trop beau pour être vrai, et qu'en fait d'arts numériques, c'était le mot "interactif" qu'il aurait fallu retenir, puisque juste après, la lettre précisait que "la France dispose d'un capital humain très recherché et de sociétés créatives dans le domaine du jeu vidéo et nous souhaitons que ce secteur soit intégré dans vos priorités". Les conseillers de Sarkozy avaient donc tout simplement confondu "arts numériques interactifs" et "jeux vidéo", et c'est ce léger déplacement sémantique qui a mené, ces derniers mois, aux coupes budgétaires décrites aujourd'hui par Libération. De la même manière que le spectacle vivant s'était vu amputé d'une grande partie de ses subventions, forçant le Ministère de la Culture à gracieusement lacher 35 millions d'euros devant la fronde que l'annonce avait suscitée, c'est donc aujourd'hui le monde de l'art numérique, déjà ridiculement embryonnaire pour un pays comme la France, qui se voit condamné à court terme. Et ceci n'a malheureuseent rien de bien étonnant puisqu'il suffit d'une phrase pour comprendre comment le gouvernement actuel, et son Ministère, traitent l'art en général :
Pas de chichis, ni de faux semblants. La culture est bel et bien considérée comme une entreprise qui se doit de faire des bénéfices, comme n'importe quelle autre, et si le public réclame Bigard, qu'on lui donne du Bigard, en prenant bien soin de ne pas lui faire découvrir autre chose. Les découvertes et la diffusion à grande échelle sont laissées aux marchands qui auront les moyens de se payer des fenêtres publicitaires sur TF1. Illustration : détail du visuel de la programmation du festival Tilt, année 2006. DR Logotype des JOLes élections US, en version Kung FuAtom films a remixé à la sauce vidéo-ludique les élections américaines. Endossez les masques de Barack Obama, Hillary Clinton, John McCain, Mitt Romney et consorts et lancez-vous dans la course à la Maison Blanche, dans une version Kung Fu. Facebook France : Arash Derambarsh ou la présidence de l'intoxIl avait reçu le soutien en ligne de Christophe Girard (via Facebook). Il n'aura au total reçu les suffrages virtuels que de 9 156 votants. Arash Derambarsh, président fantoche de Facebook France, est parvenu a berné tous les médias en prétendant être candidat officiel à la présidence de Facebook. L'élection à un tel poste était censée conférer à cet über président les pleins pouvoirs obscurs de la com', avec le droit inaliénable quatre mois durant d'assommer l'ensemble des internautes présents sur Facebook de ses communiqués. Las, l'élection de ce président était un canular, pour ne pas parler d'une imposture. L'élection n'avait pas été entérinée par Facebook (Facebook n'avait pas non plus infirmé son existence officielle), l'application permettant ce vote ayant été développée par ClutterMe, un éditeur tiers. Depuis, Facebook a même démenti que ce Don Quichotte puisse adresser des messages à tous ses membres comme notre candidat le prétendait. Embarrassant... Pour revenir sur cette drôle de saga, voir le billet d'Estelle Dumout de ZDNet et surtout la reconstitution de cette rocambolesque surenchère médiatique par Gilles Klein. A noter (via Estelle Dumout) : au contraire de leurs homologues français, aucun média anglophone n'aurait repris cette info, ni même mentionné l'existence d'Arash Derambarsh, si l'on s'en réfère à Google News.
Nuage politique Toujours sur le sujet du traitement de la campagne présidentielle américaine par les médias, une belle visualisation des tendances exprimées en ligne et recueillies par Presidential Watch, un projet de RTGI, société déjà responsable d'un outil similaire lors de la campagne française en 2007.En plus du nuage de sites classés par affinités, le site propose études, graphiques et billets d'analyse pour mieux saisir comment sont traités sur le web chacun des participants à la course à la Maison Blanche. Bien entendu, tout ça reste très abstrait et évite au maximum d'entrer dans les détails de fond de la campagne, mais l'outil plaira sans aucun doute aux amateurs de chiffres à gogo et d'horoscope statistique. Name dropping politiqueLe 15 décembre dernier, le New York Times publiait cet intéressant graphique interactif qu'on jurerait emprunté à Jean Véronis.
Les principaux candidats à la candidature pour la course à la Maison Blanche, républicains et démocrates, y apparaissent. ![]() En plus de leur temps relatif de parole (représenté par la largeur de leur segment), les flèches indiquent le nombre de fois où chacun d'eux fait publiquement référence à un concurrent. L'exercice donne une bonne indication sur le poids médiatique des prétendants, et sa conception en fait un bon outil objectif, puisqu'aucun signe graphique ne permet de savoir si la citation à un nom est associé à une remarque positive ou négative. Ce mode de représentation confirme donc l'idée que pour les médias, peu importe qu'on dise du mal ou du bien de quelqu'un : pourvu qu'on en parle. Ainsi, Hillary Clinton, en tant qu'ex-femme de président, et possédant donc déjà un poids médiatique imposant, arrive en tête des citations haut la main, tandis que les petits candidats sont logiquement peu cités, restant dans leur ombre médiatique. Le cas d'Hillary Clinton est par ailleurs intéressant puisqu'en monopolisant le discours de ses concurrents, républicains et démocrates, elle est certes la cible de toutes les attaques, mais elle est surtout la personne la plus présente dans les débats, tous partis confondus. A la vision de ce graphique, on se prend à rêver d'un outil similaire appliqué à la campagne présidentielle française de 2007, peut-être le moment de l'histoire politique en France où un seul candidat a noyauté les discours de tous. L'évolution de la campagne américaine nous dira si comme ici, la seule exposition médiatique peut faire la différence aux yeux des électeurs. Le négationnisme est soluble dans le webLe Crif vient de publier (le 6 décembre) un document qui fait le point sur la diffusion des thèses racistes et négationnistes sur le web. Intitulé La haine raciste et antisémite tisse sa toile en toute quiétude sur le net, il propose un corpus de textes négationnistes diffusés en ligne. Certes, le comble serait qu'il soit diffusé sous PDF. L'extrait de l'article de présentation est éloquent : + d'info : Laurent Gaudet, qui a coordonné l'ouvrage, répondait à une interview sur le même sujet en septembre 2005, suite à son mémoire Le négationnisme sur internet de l'Université de Monptellier. Le fait est : quelques rapides recherches suffisent à accéder à ces textes (notamment le site Aaargh et ses sites miroirs, accessibles via Google) via n'importe quel moteur de recherche, d'autant que les mesures de filtrage requises par la jurisprudence française ne sont pas opérantes hors du territoire. Les groupes Facebook contre les grévistes
Et une pléiade de : Make love not GREVE !!! (35 membres), Grève contre les grèvistes (17 membres), Mouvement anti-greve SNCF, Officielement en grève de paiement du titre de transport... Fakebook Dans la série "aimons nos réseaux sociaux", signalons The Right Wing Facebook, un détournement bien senti (et presque trop réaliste...) de Facebook. Suivez le MiniFeed des candidats républicains à la présidentielle US, Giuliani, McCain et consorts. Peut-être deviendront-ils vos amis...Reform treaty ou ''viol politique'' ?Posté par sumoto.iki le 25.10.07 à 00:50 | tags : politique
Bref, le traité "simplifié" c'est quoi ? et que faire pour éviter de "pleurer sur notre servitude volontaire" en laissant passer la caravane (publicitaire) de l’UE. aeOUI ? Pas vraiment, plutôt aeNON. Lost in transit migration![]()
Générateur de Che Dans la série des générateurs, voici le Che Guevarize ! Le principe : uploade une photo en lieu et place de celle du Che pour inverser la tendance. Plus d'explications ici. A noter : il est possible de récupérer un script "embed " et d'embarquer un portrait du Che (option d'affichage : avec ou sans Mug). Identité nationale cherche identité visuelle : le concours
1. Le brief du Ministère (cf. Journal Officiel) Le logotype viendra en complément de la Marianne, qui figure déjà sur les supports de communication officiels du ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement (papier à en-tête, enveloppes, site Internet, audiovisuel). La signature, quant à elle, devra résumer en une phrase la philosophie du ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement. » 2. Pour participer 3. Le jury / La dotation Toutes les participations pourront être consultées sur le tag identité nationale. Gaffe : Aeiou se réserve le droit de refuser les propositions hors sujet et/ou basses du front. Allons enfants, et bonne chance à tous. Don't hate the Grenelle Environnement, be the Grenelle Environnement
![]() Faites votre propre Grenelle de l’Environnement, telle semble être l’alternative politique verte de cette rentrée universitaire. Pour préparer les contre et alter-consultations à venir, EcoScope est sans doute l’outil le plus en phase au dialogue autour des principales thématiques liées à la protection de l’environnement. Développé par le Transnational Temps, cet objet visuel communiquant permet de discuter en temps réel sur cinq canaux différents qui servent de toile de fond aux débats eco-citoyens. Certains échanges auraient, nous dit-on dans l’oreillette, la potentielle vertu de servir de source d’inspiration à un télé-écologiste amateur de pacte pour un livre à paraître prochainement.
(Ci-dessus : capture live du canal Eau au 5/10/07 à 1h00 heure de Paris)
Identité nationale cherche identité visuelleTélex, lu dans la newsletter de Stratégies : "Le ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement mène actuellement un appel d'offres pour la création d'un logo et d'une signature".
Des suggestions ? Atlas mondial des libertés![]() Le World Freedom Atlas est un formidable outil de géovisualisation statistique : des dizaines d'études, des milliers de données (la plupart provenant d'ONG) rassemblées sur une simple interface flash. Processus électoraux, liberté de la presse, corruption, pluralisme... tout est politique, partout. Seul point faible, la méthodologie adoptée n'est pas toujours très bien expliquée. Ci-dessus, la carte qui illustre l'indépendance des systèmes judiciaires aux quatre coins de la planète. La France ? peut mieux faire. |
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