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Tous les posts Photo sur le blog Aeiou. (voir aussi les collections : vidéo, illustration et bd).
Pour voir d'autres photos, reportez-vous à De Visu, le blog Arts de Flu. Les villes invisiblesPrésenté jusqu'au 12 décembre à la galerie Artwist, le travail photographique de David Cousin-Marsy présente des vues urbaines à côté desquelles chacun d'entre nous passe chaque jour sans presque les voir. ![]()
Attraction / Répulsion En découvrant la Roller Coaster Database, qui recense tous les grands-huit du monde, y compris ceux qui ne sont plus en fonctionnement, Jon Dunbar ne se doutait pas qu'il allait tomber sur une véritable mine.Habitant la Corée du Sud, il a pu en effet remarquer qu'il existait, près de chez lui, un grand nombre de parcs d'attractions à l'abandon. Et il s'est empressé de les visiter, et de ramener plusieurs séries de clichés incroyables, où bien souvent, la nature, la rouille et la terre reprennent leurs droits sur ces manèges aux couleurs autrefois clinquantes. Images d'une société des loisirs en déliquescence ? D'autres photos ici, ici, ici, ici, ici, ici et un peu partout sur le blog de Jon Dunbar. The Streets (views) of San Francisco
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Macro-cosmosIl y a une dizaine d'années, David Lynch fantasmait sur les possibilités du traitement numérique de l'image en imaginant qu'on pourrait bientôt filmer des scènes minuscules en macro et ensuite faire croire que celles-ci étaient des prises de vue à taille humaine. Car contrairement à ce que nous dit notre oeil au premier abord, ce ne sont pas des maquettes qui sont présentées ici, mais bien des prises de vue réelles, que le traitement numérique (adjonction de flou et modification de la vitesse) a transformé en scènes miniatures. Sur son site, le photographe explique qu'il espère ainsi que les habitants de Sydney, reconnaissant ces lieux familiers, pourront les regarder d'un oeil neuf, et s'attarder sur des paysages tellement quotidiens que plus personne ne les voit. 15.10 - 10.15Posté par sumoto.iki le 15.10.08 à 00:19 | tags : photo
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Parkings et motelsEntre les années 50 et 70, Martin C. Johnson et sa femme, couple d'américains inconnus, ont entrepris, comme beaucoup de leurs concitoyens à cette époque, des dizaines de voyages en voiture, au départ de Chicago et à destination de tous les coins des Etats-Unis.
Armés de leur appareil-photo, ils ont documenté ces trajets, mais au contraire des touristes lambda prenant éternellement la même photo du Grand Canyon, leur attention s'est plus particulièrement portée sur la route elle-même, le goudron, les aires de repos, les motels, les parkings, tous ces décors qui nous semblent inutiles et insignifiants, mais dont les formes et l'aspect évoluent en même temps que les époques. ![]() Lighting Out For The Territory est une sélection fabuleuse de leurs clichés, où en quelques images, on est plongé dans un film de Scorsese en distinguant au travers du pare-brise la silhouette aux courbes brisées des voitures de l'époque, les vêtements caractéristiques des 70's, ou la forme particulière des constructions autoroutières de ce moment perdu où l'autoroute représentait encore l'aventure. ![]() Les cieux de New-YorkMonet avait ses nymphéas et la cathédrale de Rouen pour élaborer ses études de couleurs et de lumières.
Michael Surtees se contente du ciel new-yorkais, qu'il photographie presque tous les jours, depuis sa fenêtre sur Manhattan. Et tout comme les impressionnistes, l'artiste confirme qu'aucun ciel n'a la même couleur, même si on l'observe rigoureusement du même endroit. Gris, blancs, nuageux, bleus, roses, ces 251 cieux de New-York, réunis en une même mosaïque, ne sont par ailleurs pas sans rappeler les études de notre Jacques Perconte national. ![]() Et afin d'enrichir encore son projet, l'artiste a créé le groupe "Same sky, different places" sur Flickr, sur lequel plus de 70 participants envoient régulièrement des photos de leurs propres cieux. Les dessous des HallesLoïc Lautard utilise photographies et super-8 pour décrire les personnages qui hantent le quartier des Halles, à Paris.
Il applique aux figures que l'on croise sans voir un traitement sensible, fait de gros plans et de portraits de face, manière technique de donner à ces individus anonymes une existence dont ils sont privés le reste du temps. Dans les courtes séquences en super-8, la galerie de portraits prend vie, et même s'ils n'en retrouvent pas pour autant la parole, toutes ces silhouettes errantes y gagnent au moins un peu d'humanité. La série "Les Halles de Paris" est exposé à la galerie Mycroft, du 29 septembre au 4 octobre. Excursions chiliennesAu-delà de la beauté classique des clichés d'Anada, c'est une face peu connue du Chili qui est dévoilée sur son blog.
De ce pays qui a accédé progressivement à la démocratie à partir des années 90 après 20 ans de dictature, on ne connaît en effet que les artistes majeurs, les grandes expositions de Santiago et les rares écrivains qui sont parvenus à publier au-delà des frontières sous Pinochet. Ces photographies sont donc un témoignage contemporain presque inédit de la réalité du pays aujourd'hui, loin des images d'Epinal et des grands espaces patagoniens chers à Florent Pagny. On y voit les SDF de la capitale, le street-art local (ici, ici, ici et ici), la riche faune des campagnes, mais plus important que tout, Anada pose son objectif sur les hommes et les femmes de son pays, du petit artisan qui taille le bois au chef du service de sécurité posant avec son arme, en passant par le vendeur ambulant de remèdes miracle. Au travers de ces portraits photographiques, notre vision du pays évolue, et sans bouger, on peut espérer appréhender un peu mieux la richesse de ces populations. ![]() Y'a pas que Chrome dans la vieLa grosse actu de la semaine, vous le savez, c'est la sortie de Chrome.
Peu importe, pour l'instant, que le produit soit inachevé ou incomplet, le simple fait de savoir que la pieuvre Google pose le pied sur le champ de bataille des navigateurs suffit à provoquer les remous auxquels on assiste en ce moment. Que ce soit bien ou non n'est presque pas la question, puisque devant l'étendue des moyens financiers de l'entreprise, on peut tout simplement se contenter d'imaginer ce à quoi ressemblera au final la très attendue version 1.0. Et pourtant, dans le brouhaha provoqué par la sortie en grande pompe du navigateur de Google, une autre annonce est tombée, plus discrète, mais qui elle-aussi s'avère très dangereuse en termes économiques pour un autre concurrent direct de Google. Avec la sortie de la version 3.0 de Picasa, Google vient en effet d'ajouter à son outil de publication et de retouche de photos une fonctionnalité qui pourrait faire sérieusement vaciller un autre monstre : Flickr. Pour aller vite, c'est la fonction Explorer (Découverte en français), qui vient de faire son apparition. Celle-ci permet désormais de visualiser de manière beaucoup plus pratique les albums des autres utilisateurs, ce qui, jusqu'à présent, relevait du parcours du combattant. ![]() En mettant en place cette fonction, Picasa remédie ainsi à une grosse lacune de ses versions précédentes, qui empêchait encore de nombreux photographes amateurs de changer définitivement de système de publication. Car pour bénéficier du point fort de Picasa, c'est à dire le nombre illimité de photos en ligne (Flickr est limité à 200 clichés à moins qu'on souscrive un abonnement Pro), il fallait accepter un quasi-anonymat dû à la médiocrité des fonctions "réseau social" de l'outil. Avec un système de tags et de légendage élaboré, une géolocalisation à base de Google Maps, un système d'upload par (G)mail et un synchronisme automatique avec Blogger, Picasa est en train de devenir l'outil photo simple, pratique et gratuit que l'utilisateur lambda attendait. Et si au bout d'un certain temps, on manque d'espace disque pour stocker ses énormes photos en haute def, Google vend bien sûr des Giga à gogo, et ce stockage supplémentaire peut aussi bien servir à votre compte Picasa, mais aussi à Gmail, à Google Documents ou à Blogger. En gros, il ne faudra plus que quelques mois pour que contrairement à Patricia Gallot-Lavalée, un internaute puisse surfer uniquement sur Google. Montre-moi ta cabine...Pour les membres du groupe moldave focAR (Alina Tudor & Razvan Neagoe), la cabine téléphonique est un symbole, presque un symptôme, de notre société.
Disponible pour tous, généralement dépourvue de porte, elle fait partie de l'espace public tout en permettant à tout un chacun de joindre n'importe qui n'importe où. La manière dont on traite cet objet profondément social est donc pour eux un indicateur fort de la manière dont nous traitons l'idée du "public", et par conséquent notre rapport à l'autre. ![]() L'exposition "Urban Traces - Telephone", visible jusqu'au 31 juillet sur l'espace en ligne galeria mObila est donc un inventaire de photographies de cabines téléphoniques roumaines et moldaves. Martyrisés, amputés, dégradés, ces objets symboliques apparaissent comme les victimes d'une attitude globale de nos contemporains ainsi que les révélateurs des rapports sociaux. Pour aller plus loin dans cette idée, et ne pas se contenter d'une vision géo-centrée de la théorie, les artistes ont aussi lancé un appel à participation mondial afin de recueillir des images (et des textes) traitant de cabines téléphoniques de tous pays. On peut déjà voir en ligne des exemples japonais, anglais, arméniens ou tunisiens, comme autant de confirmations qu'une communauté, finalement, n'a que les téléphones publics qu'elle mérite. Portrait publicEn plus d'avoir une oeuvre riche et passionnante à l'âge très avancé de 23 ans, le plasticien new-yorkais Damon Zucconi a fait une trouvaille assez exceptionnelle qu'on peut admirer sur la page "contact" de son site.
Que ce soit vrai ou non, il prétend en tout cas s'être trouvé en personne sur l'une des photos du service Street View de Google Maps. ![]() Le visage flouté derrière une camionnette, en train de rentrer chez lui, sans même savoir qu'il était photographié, c'est ce portrait dû au hasard qu'il a décidé de conserver et de présenter comme le plus fidèle à ses visiteurs. Un portrait interactif qui plus est, puisque le système bien connu permet de laisser là l'artiste pour visiter cette ville figée, aux voitures immobiles, aux maçons paralysés sur leurs échaffaudages et aux arbres qui auront toujours des feuilles, même en plein hiver. Initialement conçu pour offrir aux internautes une vision d'un quartier plus précise et à hauteur humaine afin de mieux retrouver son chemin ou d'identifier un itinéraire, le service Street View se transforme, grâce à Damon Zucconi, en un terrible voyage au milieu d'une ville bloquée, et dont il n'est pas difficile d'imaginer que certains de ses habitants, photographiés comme lui, sont peut-être morts aujourd'hui, mais continuent de hanter la ville. Le Google Maps original, avec ses vues satellites impersonnelles, trop éloignées de nos observations familières, ne pouvait procurer cette sensation. Mais cette fois, le zoom est total, la reconnaissance possible, et parce que l'artiste a mis son nom sur cette silhouette, on est passé d'un utilitaire froid et abstrait, à la proximité troublante du réel et de l'humain. La foule des ombresCity of Shadows est une flippante série de photos du russe Alexey Titarenko. ![]()
Réparations de toiles Comme vous savez qu'on aime bien la nature ici, un petit tour du côté d'une artiste américaine dont le travail, à mi-chemin entre land-art et média-art, relève d'une poésie bucolique, d'un art de l'éphémère que nous ne pouvons que saluer.Après avoir réparé des champignons avec des rustines pour pneus de vélo ou organisé des manifestations de chenilles en colère, Nina Katchadourian s'est mise en tête de réparer des toiles d'araignées partiellement détruites. A l'aide d'un kit de couture et de fil rouge, elle a ainsi passé son été 1998 (oui, c'est pas tout jeune) à rendre service à ses voisines arachnéides. Ou du moins le croyait-elle... Car systématiquement, après avoir achevé son travail, les araignées, probablement véxées, s'empressaient de remplacer le fil intrus par un fil de leur création, éjectant au sol le travail de l'artiste, et ce, même si la toile en question était abandonnée depuis longtemps. La série de photographies Mended Spiderwebs témoigne de ces interventions temporaires, dont l'exécution a demandé un temps et une concentration inouïs, pour finalement être détruites en une nuit. Et puis tant que nous sommes dans les araignées, ressortons un lien vieux comme le web : la fameuse expérience des araignées droguées et les effets graphiques produits sur la conception de leurs toiles. Si avec ça, vous ne faites pas de beaux rêves... Porno pour le boulotDifficile de savoir exactement où est né le phénomène web du SFW Porn.
Les versions s'affrontent, les forums de geeks s'invectivent copieusement en s'accusant mutuellement de voleurs, bref, comme beaucoup de pratiques à haute teneur en webbuzz, personne ne peut dire exactement qui a le premier pondu l'idée, et après tout, on s'en fout un peu... Mais d'abord, le SFW Porn, qu'est-ce que c'est ?Acronyme de "Safe For Work Porn" (porno qu'on peut regarder au boulot), le procédé consiste à utiliser une image extraite d'un site porno quelconque, souvent choisie pour la qualité théâtrale des visages des protagonistes, et d'y ajouter à coup de Paint Brush des traits de dessin grossiers de manière à créer une scène qui n'a plus rien de porno. Le résultat est souvent hilarant, et la tolérance des spectateurs permet de concevoir ce genre d'images à la chaîne. C'est ce rapport rapidité/effet comique qui a fait du SFW Porn un sport très prisé sur les forums où chacun peut facilement se fendre d'un petit détournement très drôle sans y passer des heures. La très sérieuse (hum) Encyclopedia Dramatica recense dans son article consacré au sujet la plupart des images stars conçues sur divers forums, tandis que des blogs bourrés de pubs continuent de s'ouvrir avec comme seul contenu ces mêmes images, ce afin d'attirer les amateurs sur des sites carrément porno pour le coup. La chose vraiment intéressante avec ce phénomène est de remarquer à quel point les ados surfeurs d'aujourd'hui peuvent faire preuve d'ironie et de recul face au déferlement d'images porno présentes sur le web. Diabolisée par les autorités, la pornographie se révèle, par l'intermédiaire de cette pratique satirique, un simple réservoir de matières premières où la représentation de l'acte sexuel lui-même n'a plus rien d'attirant mais où seules priment les mimiques ridicules des acteurs, transformés en personnages de cartoon. Et si les gosses d'aujourd'hui n'étaient au fond pas aussi cons qu'on veut nous le faire croire ? La porte de l'EnferTremblez, mortels, car le moment est venu !
Longtemps caché sous terre, Satan a décidé de se montrer, et croyez-le ou non, il habite en Ouzbékistan, où la Porte de l'Enfer est maintenant ouverte et attend vos âmes pêcheresses. ![]() Sur le site The Bizarre, vous trouverez d'autres photos de ce lieu terrifiant, ainsi qu'une explication complètement abracadabrantesque selon laquelle ce phénomène serait dû à un gisement de gaz allumé par des scientifiques il y a trente-cinq ans. Mais nous, nous ne sommes pas dupes, et savons que tout ceci n'est qu'une couverture destinée à ne pas affoler les populations. Satan prépare son arrivée et le plus sage serait maintenant de procéder à quelques sacrifices, histoire de pas trop se facher avec lui... Comme quoi, quand on cherche des photos de sushi-art, on peut se retrouver face à l'Antéchrist. L'Enfer est pavé de bonne intentions, non ? Révisez votre kung-fu Tiger et Muffi ne sont pas deux grands maîtres des arts martiaux.Ce sont deux chats, et nous avons beaucoup à apprendre d'eux. Leur dernier combat, capturé par leur propriétaire, révèle en effet quelques figures spectaculaires qui font passer les acrobaties de Matrix ou Jackie Chan pour de pathétiques et pataudes tentatives. Quand ils combattent, Tiger et Muffi ne font pas dans la dentelle. Coups de pieds sautés, morsures en plein vol, planchettes japonaises, j'en passe et des meilleures. Etudiez ce set Flickr, tentez de reproduire chez vous ces mouvements, et sans aucun doute, vous serez prêts pour votre prochain street fight. (Et celui qui me dit que ce post n'a rien à faire ici, voilà ce qui l'attend. Vous êtes prévenus.) La galaxie des tags Vous vous souvenez de PicLens, le mur 3D qui permet de visualiser ses recherches d'images.Moins fonctionnel, mais bien plus onirique, Tag Galaxy utilise le même principe, et vous invite à vous balader dans l'espace à la recherche de systèmes planétaires peuplés d'images. Le procédé utilise les tags de Flickr. Un système planétaire porte le nom d'un tag ou d'une association de tags et autour de l'étoile centrale gravitent des mot-clés proches. En cliquant sur une étoile, celle-ci se recouvre des photos correspondantes puisées dans la base de données de Flickr. Bon... C'est peut-être pas très clair comme explication, mais en réalité, le site est très simple et très intuitif. Et si en plus de ça, votre collègue de bureau a une pilosité abondante et ne s'exprime pas très bien, vous ne serez pas loin de vous prendre pour Han Solo aux commandes du Faucon Millenium. Mauvais photoshopers Sur les affiches, dans les magazines, dans les dossiers de presse, on le sait, aujourd'hui, tout est plus ou moins retouché numériquement.Photoshop, et dans une moindre mesure les logiciels de retouche concurents, est devenu le meilleur ami des publicitaires, des stars, et aussi des hommes et femmes politiques. Seulement une bonne retouche, si elle est plus aisée à réaliser qu'autrefois, nécessite tout de même un minimum de travail pour être crédible. Agacés par les énormes erreurs décelées ça et là dans la presse, les bloggeurs de PhotoshopDisasters ont donc décidé de rendre publiques leurs observations. Leur site, très largement collaboratif, recence ainsi les plus grosses invraissemblances, les disproportions surnaturelles et autres coups de pinceaux mal placés qu'un infographiste un peu feignant ou un peu pressé aura laissé passer. Un exemple en illustration, avec la mystérieuse troisième main de notre Trezeguet national, en Une du journal italien Tutto Sport. Et après on s'étonne qu'il soit pas sélectionné en équipe de France ! Camera obscura (suite) On vous a parlé il y a quelques jours du travail photographique d'Abelardo Morell, basé sur le principe du sténopé.Grâce à l'excellente Cati Vaucelle (dont on recommande chaudement le blog), voici cette fois une invention de Allison Roberts. Détournant l'utilisation ordinaire des greenhouse (ces fameuses armoires dans lesquelles en général on fait pousser des plantes dont on ne souhaite pas que quelqu'un sache qu'on les fait pousser... hum), le dispositif s'avère léger, donc portable, et permet la conception de clichés grand format, pour peu qu'on ait un papier-photo assez grand. Sur le site de l'artiste, en plus de la description du concept, ainsi que quelques exemples, on pourra aussi bientôt trouver une rubrique consacrée aux travaux du public, puisqu'elle envisage de placer son dispositif dans de nombreux lieux de passage. Et puis, si elle se lasse du procédé, elle pourra toujours se mettre au jardinage d'intérieur. Vestiges du mondeC'est pas parce que c'est un copain qu'il ne faut pas parler de son travail, hein ? ![]() Mais loin d'être seulement un blog photo, Fricheries est surtout une réflexion permanente sur ce qu'évoquent ces images, chaque légende ajoutant à l'aspect délabré de ces ruines industrielles une évocation de notre société, de ce qu'elle a été, et de ce qu'elle est devenue. Ou comment un rêve de modernité peut en quelques années se changer en paysage apocalyptique.
Le saut dans le vide reloadedComme le dit le Dailymail, il y a un peu de Yves Klein dans les photographies de l'artiste chinois Li Wei.
Se mettant en scène dans des situations impossibles, il flirte avec l'impression du danger et met le spectateur face à sa peur du vide, et à tout ce qu'elle contient. Pour un bon graphiste, ces photographies peuvent paraître quelque peu banales, mais l'artiste assure qu'elles sont toutes réalisées sans aucun trucage numérique, mais seulement grâce à un savant agencement de miroirs. ![]() Entre photographie et performance, le travail de Li Wei se lit à plusieurs niveaux. D'un côté, l'effet saisissant de la performance spectaculaire, et de l'autre, une réflexion permanente sur la politique contemporaine. Sa série "Li Wei falls to...", par exemple, le met en scène, crashé comme une météorite dans différents endroits du globe, et symbolise, sans grands discours, les problèmes d'intégration des migrants chinois. A chacun son Far West![]() Non, vous n'êtes pas dans une région perdue du Texas, mais en Belgique. Avec sa série en cours "A chacun son Far West - Espace Belgique", le photographe Nicolas Bomal se fait le témoin des espaces abandonnés, des friches posées au milieu de terres désertiques qui selon lui, racontent l'inertie d'un pays tout entier. "L'oubli à chaque coin de rue, on se voile la face, on veut rester tranquille et continuer à faire ses petites affaires en douce. Le temps n'est rapide que pour ceux qui en font une boulimie rentabiliste. Et l'histoire des hommes, inlassablement, se répète. Ils foncent droit vers la mort en laissant derrière eux l’environnement qu’ils ont colonisé, témoin involontaire de la surconsommation dans laquelle ils perpétuent l’espèce et dont la nature panse les plaies avec patience et de manière infatigable…" Glaçant. Notre Dame destructurée On a commencé la semaine avec de l'art génératif, alors tant qu'à être cohérent, continuons.Aujourd'hui, direction le travail de Jim Andrews, qui entre autres projets, a conçu le dbcinema, un système qui lui permet de récupérer automatiquement sur le web des images en fonction d'un mot-clé donné. Bon, rien d'exceptionnel jusque là, me direz-vous, et d'ailleurs, la version 0.50, disponible en ligne (seulement pour IE, attention), s'avère on ne peut plus rudimentaire. Là où le travail de Andrews devient intéressant, c'est quand il se sert de ce programme de base pour concevoir des films qui appliquent aux images récupérées des filtres graphiques et géométriques, décomposant puis recomposant chacune d'elles pour en faire des fresques à la limite de l'abstraction. Ci-contre, on voit ce que ça donne avec les mots-clés "Notre Dame Cathedral", et d'autres screenshots sont disponibles ici sur les mots-clés "Kandinsky", "Sunset" ou encore "Faces". Pour l'instant, cette dernière version de dbcinema n'est pas publique, mais on a hâte de pouvoir tester ce bel engin. Chambres noiresAujourd'hui, un appareil photo, c'est une machine bourrée de capteurs et de circuits imprimés.
Mais il n'y a pas si longtemps, c'était juste une boite avec un trou. Le photographe Abelardo Morell, prenant au pied de la lettre le terme de "chambre noire" a donc axé une grande partie de son travail autour de la conception de ces sténopés géants, investissant des appartements situés en face de monuments, pour en faire des chambres noires. ![]() Ses photographies capturent donc le décor du lieu qui l'accueille, ainsi que l'image réfléchie de l'extérieur. De Time Square (illus) à Venise, de Manhattan à Londres, le résultat de ce procédé ancestral (Aristote en décrit le principe au 4e siècle avant JC) est souvent percutant, et toujours aussi magique. |
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