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Les news consacrées à l'emprise ou l'empire des médias (anciens et nouveaux) sur Aeiou.
T'as de belles stats, tu saisGoogle vient de muscler son Google Trends (dont on vous parlait ici) avec une nouvelle fonction Websites qui permet de comparer l'audience des sites web. Ce nouvel outil "combine diverses sources d’informations, données regroupées de Google (Google Toolbar) et de parties tierces". Comme d'hab', dans sa vaste et philanthropique entreprise de transparence, Google n'est pas très clair sur la formule du schlimblick, mais il n'empêche : pour avoir eu l'occasion de recouper avec d'autres sources statistiques (Cyberestat, Nielsen...), les données de Google sont d'une redoutable précision. Rien à voir avec Alexa, dont les statistiques sont d'une imprécision proverbiale puisque le site exploite un "panel" qui surévalue très largement l'homo-numericus américain (autrement appelé : geek US). Avec Google, ça ressemble à ça :
![]() Enfin, et ça n'est pas le moindre des effets pressentis, cette mise à dispostion publique des audiences va sans doute accompagner la reformulation - en cours - du paysage médiatique dans l'imaginaire collectif. Saviez-vous que le site du Monde était plus visité que celui de TF1, qui se trouve à peu près à touche-touche avec celui du Figaro ? On se désole beaucoup de l'état de la presse (qui a ses soucis, certes...), mais pour qui n'a jamais eu entre les mains un outil professionnel, type Nielsen, voilà qui remet les choses en perspective. Voici par contre une autre perspective possible : ![]() La petite ligne jaune en bas, écrasée le nez contre le sol, c'est Le Monde. La recherche a été effectuée à l'international, ce qui dessert évidemment notre auguste Fleuron (il est possible de faire des recherches sur la France uniquement, Daily et Wiki restant bien au-dessus du Monde et de TF1). La perspective néanmoins est assez saisissante. Une illustration parmi d'autres possibles de la force des "pure players", ces grands joueurs qui ne sortent jamais du réseau, avec un exemple emblématique de web contributif et non-commercial (Wikipedia). Imaginez maintenant qu'on ajoute Google.fr à notre moulinette magique : Dailymotion à son tour va-t-il se retrouver à plat ventre ? On ne le saura pas. Google.fr has no data available for ranking. Google, ou l'anti-arroseur arrosé permanent. Le chantre de la transparence ne diffuse aucun chiffre sur aucun de ses sites (Google, Youtube, Picasa etc.). Argument officiel avancé : pas de données intermédiaires publiées pour des raisons de communication financière (cf. article Techcrunch). Les autres sociétés côtées en bourse apprécieront. Argument plus plausible : en se fondant sur sa Toolbar, Google s'auto-comptabiliserait automatiquement 100 % d'audience web (mais n'était-il pas possible de pondérer avec les fameuses "parties tierces" ?). Quoiqu'il en soit, Google n'en est pas à 100 %, c'est vrai. Et puis, Google est pudique... Les archives du Times![]()
* Enfin... pas tout à fait complet bien sûr. Disons, depuis le XVIIIème siècle...
Mauvais photoshopers Sur les affiches, dans les magazines, dans les dossiers de presse, on le sait, aujourd'hui, tout est plus ou moins retouché numériquement.Photoshop, et dans une moindre mesure les logiciels de retouche concurents, est devenu le meilleur ami des publicitaires, des stars, et aussi des hommes et femmes politiques. Seulement une bonne retouche, si elle est plus aisée à réaliser qu'autrefois, nécessite tout de même un minimum de travail pour être crédible. Agacés par les énormes erreurs décelées ça et là dans la presse, les bloggeurs de PhotoshopDisasters ont donc décidé de rendre publiques leurs observations. Leur site, très largement collaboratif, recence ainsi les plus grosses invraissemblances, les disproportions surnaturelles et autres coups de pinceaux mal placés qu'un infographiste un peu feignant ou un peu pressé aura laissé passer. Un exemple en illustration, avec la mystérieuse troisième main de notre Trezeguet national, en Une du journal italien Tutto Sport. Et après on s'étonne qu'il soit pas sélectionné en équipe de France ! Editeur de mensonges La déception du web 2.0 commence à poindre.On vous avait promis un monde online plus démocratique, où la voix de chacun aurait autant de poids que celle d'un grand groupe de presse, où les réseaux sociaux permettraient de faire émerger des idées singulières, à contre-courant de la pensée consensuelle ambiante. Et on vous a menti. Les réseaux sociaux, l'information, la communication : tout est faux. C'est la base de la réflexion de Fake is a Fake, nouveau projet du collectif italien "Les Liens Invisibles", qu'on connaissait déjà pour son détournement de Flickr subversif, le bien nommé Subvertr. Fake is a Fake se présente sous la forme d'un Wordpress amélioré dont tous les thèmes prédéfinis sont des plagiats graphiques de sites tels que le Financial Times, la Repubblica, ou en français, Le Figaro et l'Elysée. Inspirés par l'initiative de 0100101110101101.org, qui avait lancé un faux site du Vatican en 98, Les Liens Invisibles se sont dit qu'il fallait rendre cette technologie de la subversion accessible à tous. Ainsi, moyennant une inscription gratuite et quelques connaissances de Wordpress, tout le monde peut maintenant lancer son propre faux site institutionnel, hebergé sur les serveurs du projet, et dont l'adresse, inévitablement, ressemblera, par exemple, à jesus.isafake.org Mais ça, on le savait déjà... Mediapart et les paris en lignePosté par Easywriter le 18.03.08 à 18:59 | tags : médias
Après Arrêt sur images, et en attendant Detoxinfos (site satirique bientôt en ligne d'après Rue 89), voici donc Mediapart, le nouveau site d'information lancé par Edwy Plenel. Mediapart fait d'abord le pari que les internautes sont prêts à payer pour des informations généralistes, secteur saturé de toutes parts et où la concurrence des ".fr" de grands quotidiens est âpre. Même s'il emploie des collaborateurs de qualité (dont l'ami Davduf, ou Jade Lindgaard transfuge des Inrocks) quelle sera la valeur ajoutée de Mediapart ? Surtout avec seulement 25 journalistes, ce qui est à la fois peu comparé à une rédaction "classique" et énorme en terme de rentabilité de la structure. L'article en Une sur l'hémorragie des adhérents au PS, pour intéressant qu'il soit, n'est ni un scoop, ni une analyse plus ambitieuse que ce qu'on aurait pu lire dans Le Monde ou Libération ou Rue 89. Dans une tribune dont je ne retrouve pas le lien Lindgaard imagine bien une piste avec l'investigation sociale mais tout cela restait assez évasif. Mediapart parie ensuite qu'il peut aller contre des usages web plutôt bien installés. Contre la gratuité donc mais aussi contre de nouvelles habitudes de consommation types rss qui agrègent des fils spécifiques au détriment des "medias packagés". Mediapart parie donc sur la transposition pure et simple du journal papier en numérique (après tout 9 euros c'est moins cher que le Fig, merde...) mais avec trois éditions dans la journée, le tout agrémenté d'un "lieu d’une conversation démocratique entre des citoyens qui discutent et échangent autour du journal dont ils sont les lecteurs fidèles. Le club d’une réinvention de nos pratiques démocratiques, à l’instar des clubs révolutionnaires qui furent les lieux de l’invention républicaine". Euh... à l'instar des forums en ligne aussi Edwy, non ?.... Si vous avez réussi sans rire, bailler, pleurer, vous êtes sur la bonne voie... Down for everyone or just me ?Ca ne vous aura pas échappé, la Chine connaît ces derniers jours quelque agitation. ![]() En Chine donc, la repression violente des manifestations au Tibet a été très largement sous-traitée par les médias, et beaucoup de Chinois ignorent même qu'elle a eu lieu... ou bien n'osent carrément pas en parler en ligne. C'est dans cet entre-deux surréaliste que John, américain d'origine vivant à Shangaï, écrit les derniers posts de son blog Sinosplice, se demandant pourquoi diable YouTube et Flickr sont innaccessibles, et à quel point ce désagrément l'agace. On ne saura jamais s'il n'a pas connaissance des événements au Tibet, ou bien s'il s'interdit tout simplement d'en parler, mais un mal pour un bien, il nous donne quand même une adresse bien utile en cas de dictature numérique, celle du site Down for everyone or just me ? Celle-ci permet de tester des adresses et vous indique si oui ou non, c'est votre pays qui bride votre accès, votre machine qui délire, ou bien si le site en question est tout simplement en rade. A garder dans ses favoris... au cas où.
Triny Prada et la justiceArtiste franco-colombienne, invitée du festival Vidéoformes à Clermont-Ferrand, Triny Prada a fait les frais, le 12 mars dernier du zèle de policiers clermontois.
La scène, malheureusement trop banale depuis plusieurs mois, est relatée en détails par Loiez Deniel, président du festival, et la version de Gabriel Soucheyre, présent sur les lieux, apparaît elle aussi dans les commentaires de l'article. Plus important que tout, le témoignage vidéo de Triny Prada vient d'être mis en ligne [MAJ 18/03 : en streaming, c'est encore mieux.]. A la lecture et à l'écoute de ces récits détaillés, on se souviendra bien sûr des grands shows médiatico-démocrates où le candidat Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur, répondait sèchement à un jeune homme accusant les forces de police de violences. A l'époque, les propos du ministre étaient sans ambiguïté, et condamnaient avec fermeté ces comportements, promettant même de s'occuper de ces affaires personnellement... si les faits étaient vérifiés. [Le compte-rendu de l'émission par un militant UMP sur ce site en faisait d'ailleurs largement mention.] A-t-on entendu, depuis, à quelles enquêtes ces plaintes publiques ont mené ? Bien sûr que non. Attaquer frontalement une présumée victime, pour enfin ne pas donner suite à ces promesses de justice avait (et a eu) un seul objectif simple, médiatiquement parlant : changer le témoignage en "on dit" et le témoin en menteur. Aujourd'hui pourtant, avec l'affaire Triny Prada, qui survient à peine une semaine après un autre incident du même genre, les victimes ne sont plus de simples "racailles de banlieue" molestées et humiliées, mais des artistes d'un côté, et des étudiants de l'autre. Mauvaise pioche pour les policiers zélés mis en cause, puisqu'une plainte sera en effet déposée auprès du procureur de la République à Clermont. On pourrait se rejouir de ces démarches, tout en souhaitant que la justice autorise encore des recours contre des forces de l'ordre indélicates, mais comme on vient de le dire, il s'agit là d'artistes, intégrés à la vie de leur cité et de leur pays, socialement fréquentables et dignes de confiance a priori. Mais qu'en est-il des autres ? De tous ceux qui sont victimes des mêmes abus mais ne possèdent pas la stature sociale suffisante pour leur permettre d'être de bonne foi a priori ? Outre la constatation que ces débordements scandaleux continuent de se multiplier en France, c'est bien la principale question qui serait à débattre aujourd'hui. Eclipses anodinesOn a déjà copieusement parlé des moments où les images anodines prennent un sens que l'auteur n'a pas nécessairement maîtrisé.
A contrario, il peut se produire l'effet inverse, c'est à dire l'enregistrement d'un événement d'une grande puissance évocatrice, que le passage à l'état d'image vide complètement de sa substance. Ce phénomène est particulièrement sensible dans le cas des événements cosmiques, à commencer par les éclipses. ![]() Dans la nuit de mercredi à jeudi, une bonne partie de l'hémisphère nord a pu observer une éclipse totale de lune, événement qui ne se reproduira pas avant 2015, et comme on pouvait l'imaginer, des milliers de photographes ont enregistré et publié les images de ce ballet cosmique. Pourtant, rien n'est plus anodin que les photos d'une éclipse. Tout le monde sait à quoi ça ressemble, et en réfléchissant, tout au long d'un cycle lunaire, tout le monde assiste à une lente éclipse de 28 jours continuellement. Capturer ce moment devient donc un acte qui n'a de sens que pour l'individu qui y a assisté, n'importe qui d'autre pouvant remettre en cause la véracité des clichés ainsi que leur utilité. ![]() Ces images d'éclipses, alors qu'elles devraient motiver en nous toutes sortes d'émotions, en deviennent donc étrangement inutiles, et vaines, sans que la moindre mise en scène puisse y changer quoi que ce soit. Puisque des rares événements qui resistent aujourd'hui à l'image, l'éclipse s'impose comme ce fait unique qui n'a de sens que lorsqu'on en est le témoin direct, au bon endroit, au bon moment, avec la chance d'avoir des conditions météo favorables, et le simple fait d'en voir des photographies, ou des films, ne nous apprend qu'une chose : qu'on l'a manqué. Devant cette constatation, on pourrait se poser la question, à chaque image qu'on voit, dans quelle mesure celle-ci apporte du sens - ou en ôte - à l'événement qu'elle est censée immortaliser, et de toute évidence, bien des événements médiatiques n'en seraient plus... pour le bien de tous. Réflexions cathodiques On connaissait déjà le très bon Ruthless Rewiews ("où nihilistes et pornographes débatent de culture populaire"). Voici désormais FlowTV, son équivalent un peu plus propre sur lui, car à la place des nihilistes, ce sont des chercheurs, étudiants et penseurs éclairés qui en remplissent les colonnes.Se présentant comme un blog théorique d'analyse de la culture médiatique, la grande majorité des articles est quand même consacrée à la télévision, et en particulier aux séries TV. Si on y croise des réflexions argumentées sur les grands classiques contemporains comme les Soprano ou Lost, les champs de recherche des contributeurs permettent aussi de belles découvertes et analyses sur les médias internationaux, des telenovelas brésiliens à l'explosion de la culture télévisuelle en Asie. Désormais bien lancé, bourré de centaines d'articles, ce site est non seulement une mine de réflexions en tout genre, mais encourage surtout à regarder la télévision différemment. A lire en particulier, la très bonne analyse sur la diffusion de la série Ugly Betty, ou comment la même série est aménagée, modifiée, reformatée, en fonction des pays où elle est diffusée, et surtout, l'énorme dossier sur Battlestar Galactica, dans lequel vous trouverez cette belle phrase : "Battlestar Galactica, c'est un peu comme si le 11 septembre avait eu lieu, et que seuls les personnes à l'intérieur des tours jumelles avaient survécu". A noter que ce post ne s'adresse malheureusement qu'aux anglophones, mais allez, soyons fous... Peut-être qu'il encouragera quelques chercheurs, penseurs, nihilistes ou pornographes, à créer enfin un équivalent en français. Six35 : nouveau webJT hebdo" Ouch, ça sent la peinture " a été la première réaction d'un de mes collègues hier soir, après visionnage de ce premier numéro. Une nouvelle équipe réunie autour de Nicolas Voisin (par ailleurs créateur du PoliTIC' Show MAJ) a lancé hier un nouveau JT du web, baptisé le six35 et présenté par Magali Lacroze, étudiante en journalisme à l’ISFJ de Paris. Le concept : Ce sera " un JT participatif, alternatif, gratuit, citoyen, politique (rayez les mentions inutiles) ". Il sera diffusé tous les jeudis à 18h35 sur le site officiel et sur une série de médias partenaires (blogs et portails). La facture en est " classique ", à l'exception notable du lancement de chacun des sujets par un dessin de presse. Plutôt sympa. On attend avec curiosité les prochaines éditions. Facebook France : Arash Derambarsh ou la présidence de l'intoxIl avait reçu le soutien en ligne de Christophe Girard (via Facebook). Il n'aura au total reçu les suffrages virtuels que de 9 156 votants. Arash Derambarsh, président fantoche de Facebook France, est parvenu a berné tous les médias en prétendant être candidat officiel à la présidence de Facebook. L'élection à un tel poste était censée conférer à cet über président les pleins pouvoirs obscurs de la com', avec le droit inaliénable quatre mois durant d'assommer l'ensemble des internautes présents sur Facebook de ses communiqués. Las, l'élection de ce président était un canular, pour ne pas parler d'une imposture. L'élection n'avait pas été entérinée par Facebook (Facebook n'avait pas non plus infirmé son existence officielle), l'application permettant ce vote ayant été développée par ClutterMe, un éditeur tiers. Depuis, Facebook a même démenti que ce Don Quichotte puisse adresser des messages à tous ses membres comme notre candidat le prétendait. Embarrassant... Pour revenir sur cette drôle de saga, voir le billet d'Estelle Dumout de ZDNet et surtout la reconstitution de cette rocambolesque surenchère médiatique par Gilles Klein. A noter (via Estelle Dumout) : au contraire de leurs homologues français, aucun média anglophone n'aurait repris cette info, ni même mentionné l'existence d'Arash Derambarsh, si l'on s'en réfère à Google News.
Nuage politique Toujours sur le sujet du traitement de la campagne présidentielle américaine par les médias, une belle visualisation des tendances exprimées en ligne et recueillies par Presidential Watch, un projet de RTGI, société déjà responsable d'un outil similaire lors de la campagne française en 2007.En plus du nuage de sites classés par affinités, le site propose études, graphiques et billets d'analyse pour mieux saisir comment sont traités sur le web chacun des participants à la course à la Maison Blanche. Bien entendu, tout ça reste très abstrait et évite au maximum d'entrer dans les détails de fond de la campagne, mais l'outil plaira sans aucun doute aux amateurs de chiffres à gogo et d'horoscope statistique. Name dropping politiqueLe 15 décembre dernier, le New York Times publiait cet intéressant graphique interactif qu'on jurerait emprunté à Jean Véronis.
Les principaux candidats à la candidature pour la course à la Maison Blanche, républicains et démocrates, y apparaissent. ![]() En plus de leur temps relatif de parole (représenté par la largeur de leur segment), les flèches indiquent le nombre de fois où chacun d'eux fait publiquement référence à un concurrent. L'exercice donne une bonne indication sur le poids médiatique des prétendants, et sa conception en fait un bon outil objectif, puisqu'aucun signe graphique ne permet de savoir si la citation à un nom est associé à une remarque positive ou négative. Ce mode de représentation confirme donc l'idée que pour les médias, peu importe qu'on dise du mal ou du bien de quelqu'un : pourvu qu'on en parle. Ainsi, Hillary Clinton, en tant qu'ex-femme de président, et possédant donc déjà un poids médiatique imposant, arrive en tête des citations haut la main, tandis que les petits candidats sont logiquement peu cités, restant dans leur ombre médiatique. Le cas d'Hillary Clinton est par ailleurs intéressant puisqu'en monopolisant le discours de ses concurrents, républicains et démocrates, elle est certes la cible de toutes les attaques, mais elle est surtout la personne la plus présente dans les débats, tous partis confondus. A la vision de ce graphique, on se prend à rêver d'un outil similaire appliqué à la campagne présidentielle française de 2007, peut-être le moment de l'histoire politique en France où un seul candidat a noyauté les discours de tous. L'évolution de la campagne américaine nous dira si comme ici, la seule exposition médiatique peut faire la différence aux yeux des électeurs. Y a-t-il une vie après Pointblog ? 3 questions à Gilles KleinTrois questions... à Gilles Klein, qui vient de fermer définitivement Pointblog.com (créé en 2003 par Cyril Fiévet et Emily Turrettini), magazine pionnier sur et autour du blogging, pour continuer à bloguer sur LeMondedublog.com. Pourquoi, comment ? 2. Dommage quand même que les billets ne soient plus disponibles. N'y avait-il pas de solutions autres que la migration de tes archives sur une nouvelle url ? C'était une nouvelle url ou rien... J'ai les droits d'auteur sur mes billets, soit les 3/4 de ce qui a été publié. Je ne pourrais reproduire les billets des autres auteurs qu'avec leur accord formel. J'aurais préféré que tous les billets y soient bien sûr. 3. " Pointblog.com n'est plus. Vive le mondedublog.com. " Pourquoi un nouveau blog sur le monde du blog ? Pourquoi ? Par passion, par plaisir. Comme n'importe quel blogueur assidu, comme n'importe quel journaliste qui aime son métier. Une passion qui m'habitait sur les BBS, avant Internet, et qui me réveille tous les jours depuis 1994. Avant c'était le magazine du blogging, maintenant c'est le quotidien du blog, des réseaux sociaux et du Web 2.0, cela officialise l'ouverture que j'avais pratiqué compte tenu de l'évolution rapide que nous constatons. Des nouveautés ? Disons que je me sens plus léger, plus d'épée de Damoclès sur la tête, mais que pour l'instant, j'essaie de corriger les bugs du nouveau site, les défauts de présentation, en écoutant les conseils ou les demandes de lecteurs et d'amis, avec de l'aide technique venue de France, de Belgique, du Luxembourg et d'ailleurs. Aide sans laquelle rien n'aurait été possible. J'espère que l'audience reviendra, et qu'un peu de publicité me permettra de couvrir les frais. Beaucoup de "je" désolé...." Merci, et bonne chance. Pour juger sur pièce, l'aventure continue ici. Falling Times : la chute de l'infortainment en temps réel
" Une façon très design de lire la presse... " nous prévient Sigismund. Merci à lui pour le lien ! Travailleurs du web : guide des salaires Babozor nous envoie "juste un petit mail pour signaler la mise en ligne du guide des salaires de Travailleurs du web, une enquête pour connaître le "vrai" salaire des travailleurs du web (par poste, type de contrat, type et taille d'entreprise, etc...). Nous avons besoin de toute la communauté des travailleurs du web (dont vous faites partie) pour tenter de récupérer le plus de données possible. Donc si vous pouviez en toucher un mot..."Voilà, on en a touché un mot. Et on en profite pour glisser trois remarques. Sur la méthode, ça semblerait plus judicieux de collecter des infos avant de les publier. Le traitement statistique sur d'aussi petits panels donne des résultats assez abracadabrants (pourquoi par exemple un doublement des salaires dans les sociétés de 50 à 99 salariés par rapport aux sociétés de 100 à 499 salariés ?). Deuxième remarque sur le fond, plus épineuse : quel salaire moyen par type de poste faut-il comptabiliser quand une très large majorité des "travailleurs du web" le sont à titre bénévole ? (blogueurs, photographes, webmasters...). Troisième remarque enfin : qu'est-ce que c'est, un "travailleur du web", quand de nombreux boulots "off line" font de plus en plus appel à des compétences on-line ? (l'attaché de presse qui ajoute une colonne "email" à sa base de contacts, la boite de prod qui gère son catalogue en ligne, le journaliste "papier" dont les articles sont repris en ligne, etc. etc.). Si elle a au moins le mérite de soulever ces questions (a posteriori ?), la méthodo semble bien moins rigoureuse que celle des Designers interactifs, qui après avoir lancé une étude sur "les conditions d'exercice des métiers du design interactif" (1017 répondants ; étude envoyée uniquement aux participants) vient de lancer une seconde enquête sur le prix / jour des designers interactifs freelance. C'est plus pointu certes, mais ça a peut-être plus de sens... quoiqu'au final, la question est sensiblement la même : ça rapporte combien, ce www bazar ? Info-brique![]() Internet et l'économie de la presse selon Danielle Attias Danielle Attias est bien connue de la blogosphère. Elle anime un blog de référence qui traite de l'économie des médias à l'ère du réseau. Signe particulier : elle a soutenu en juillet une thèse de doctorat (Economie, Organisations et société) de l'Université de Paris X qui traite des modèles économiques des organes de presse sur Internet *. Autre signe (des temps digitaux) : aussitôt soutenue (et reçue avec les félications du jury), la thèse avait été proposée en téléchargement (PDF) par l'économiste, et ainsi livrée aux commentaires de ses " pairs " blogueurs, avant qu'elle ne fasse l'objet d'une publication. Première constatation : passée le plan un peu académique, pas de doute, le web, elle connaît. Mais sinon, quel esprit d'analyse. Courez-y, et vous verrez que lire de l'économie sur un sujet cyber, c'est le pied ! Un conseil : vous vous demanderez certainement ce qu'est la théorie des coûts de transaction de Williamson durant votre lecture... * Le titre exact est : L'impact d'Internet sur l'économie de la presse : quel chemin vers la profitabilité ?, avril 2007 Wikipedia Watch
Aeiou est de retour, et se devait de colporter cette url. Mis en ligne par Virgil Griffith dans la torpeur du mois d'août (lancement le 13 août), le site Wiki Scanner recense la liste de tous les organismes et institutions célèbres ayant modifié à leur avantage des informations présentes sur l'encyclopédie en ligne Wikipédia. Ces données existaient déjà en libre accès mais le logiciel en facilite l'exploitation et la consultation (recherche par nom). Dans une grande majorité de cas, il s'agit de simples corrections de coquilles, mais le site a surtout vocation à recenser les malversations et les caviardages relevés à partir des adresses IP des contributeurs. Parmi les plus connues, des vues aériennes de la prison de Guantanamo auraient été supprimées à partir d'une adresse IP du réseau du FBI. Ou cette information + facétieuse : sur la biographie de George W. Bush, un ordinateur de la BBC aurait remplacé le deuxième prénom du président américain Walker par "Wanker" ("branleur").
TF1 vs. Dailymotion et Youtube (ou pas)Posté par Life on Mars ? le 05.07.07 à 12:10 | tags : médias, vidéo, dot com, webtv, droits d'auteur, technologeek
Télex : TF1 en a marre de se faire entuber. Selon Le Figaro : "Après des mois d'interrogations, TF1, leader de la télévision gratuite, a décidé de lancer une offensive d'envergure contre les plates-formes de partage de vidéos sur Internet. (...) Si TF1 sort ses griffes, c'est en raison du succès de Dailymotion et YouTube qui touchent 15 millions d'internautes chaque mois. Difficile pour la chaîne de laisser passer une telle audience. Cette plainte pourrait donner des idées aux autres chaînes. Canal + et M6 examineraient le dossier".L'article rappelle que la Une était plus conciliante avec Daily il y a un an quand elle tentait de racheter la plate-forme, puis quand elle prit le parti de développer sa propre plate-forme (Wat.tv)... avec la techno Daily. Le procès risque en tout cas de réveiller de bons vieux débats webesques (souvenez-vous, Altern.org et consorts) : "Chez Dailymotion, on considère que la plate-forme n'est qu'un intermédiaire technique permettant aux utilisateurs de créer leur espace vidéo personnel. Sous-entendu : seuls les utilisateurs sont responsables". Sauf qu'aujourd'hui, la posture de l'humble prestataire a fait long feu, et Dailymotion, avec ses "chaînes" et ses temps de connexion records, fait figure de (e)média à part entière. Partager des vidéos, passe encore, mais partager le fameux temps de cerveau disponible : niet. MAJ : sous le titre TF1 n'attaque pas Youtube et Dailymotion, le site iMedias précise : « Contrairement aux informations publiées ce matin dans Le Figaro et reprises par de nombreux sites Internet, TF1 n'a pas décidé d'attaquer les sites Youtube et Dailymotion pour la reprise de ses images sur leurs plateformes de partage. Selon Reuters, TF1 réalise actuellement un état des lieux du piratage de ses programmes sur la toile ». Poptronics en version Alpha Si comme nous vous guettiez d'un œil scrutateur les articles d'Annick Rivoire dans Libé (avant qu'elle ne quitte le navire à l'été 2006), vous vous précipiterez sur Poptronics, nouveau site d'information sur les cultures électroniques :"Poptronics est un agenda sélectif, qui couvre l'actualité des nouveaux médias (jeux vidéo, P2P, cinémas de demain, objets intelligents, Net participatif, lutheries électroniques, webdesign ou nanotechnos...). Il est réalisé par une équipe de journalistes spécialisés et de chercheurs, sous la haute (mais bienveillante) surveillance des artistes qui participent au projet, David Guez, pionnier du Net-art en France, et Pierre Giner, qui exposait récemment à la biennale d'architecture de Venise". David Guez et Nicolas Frespech inaugurent le « pop lab » (sous la houlette d'Elisabeth Lebovici) en explorant un format hybride, mi-papier, mi-électronique. Côté mag / agenda, le ton est donné : retour sur la dernière imposture des Yesmen, introduction au « sommet des biens virtuels », nouvelle cinéphilie avec le décryptage du « Four Eyed Monsters » diffusé sur Youtube, et bien d'autres choses... Bookmark ! Webby Awards : la voix du peuplePosté par Gflu le 27.04.07 à 15:08 | tags : mobilité, médias, marketing, vidéo, webby awards, réclame
Dernier jour (aujourd'hui 27 avril) pour élire vos e-pépites favorites aux Webby Awards (les Oscars du web, ndlr). Quatre catégories : sites web, videos online, pub interactive, et mobilité. Le grand raout et la distribution des prix auront lieu les 3 et 5 juin prochains à New-York. Fluctuat.net, partenaire de la manifestation en France, devrait y dépécher un envoyé spécial...Et si la blogosphère était une carte du monde...Posté par Puck le 03.04.07 à 13:09 | tags : médias, blogs, cartographie, réseaux sociaux, technologeek
![]() ... Fluctuat.net se situerait en Grèce, et Aeiou à Athènes, lieu de naissance de la Chose publique, exactement. Sans doute pour rappeler d'un clin d'oeil nos influences greco-latines. Ou parce que Aeiou fait déjà figure d'Antiquité aux yeux du cartographe qui a imaginé cette folle blogographie (PDF, 2,1 Mo) ? Pardon de n'en avoir pas parlé plus tôt, c'est à un formidable travail oulipien que s'est livré OuiNon, qui a bossé à partir de deux contraintes. Comment représenter sur une seule carte du monde les blogs francophones les plus réputés (grosses plate-formes exceptées) en leur attribuant chacun un pays, au nombre forcément limité ? Les quelques deux cent blogs sont classés en six types (opinions, médias, geek, marketing/business, création et thématiques) comme autant d'ensembles géopolitiques (plutôt que de simples continents avérés ou chimériques). On vous laisse naviguer pour retrouver vos favoris, ou géolocaliser les Loïc Lemeur, Mon Puteaux, TechCrunch, et autres Big Bang Blog. A noter, les échanges entre les blogs sont mentionnés, et les fleuves et les mers sont également signifiants... Finalement, c'est autant la subjectivité malicieuse que l'érudition du navigateur qui surprend, et amusera le visiteur de ce micro-monde. Pour plus d'explications sur les partis pris du capitaine, vos récriminations et vos louanges, rendez-vous ici. Disco-nnect
Après le frénétique stadium, Abe Lincoln et Jimpunk reviennent avec un vidéoblog hautement recommandable. Ce nouveau rendez-vous hebdomadaire, commissionné par Turbulence, propose du 20 mars au 23 septembre une relecture radicale de la sub/mass/hyper-culture média diffusée. É viva la deconstrucción comme aurait pu dire Derrida... L'année Internet 2006 selon MédiamétriePosté par Puck le 20.03.07 à 10:32 | tags : blogs, wikipedia, internet 2.0, dot com, médias, technologeek
L'arrivée de Kamini à la 206e position des sites les plus fréquentés en octobre 2006, l'explosion de la blogosphère, la progression des sites de vidéos et de cinéma, la percée des services communautaires type web 2.0, le doublement de la fréquentation de Wikipédia... Et des dizaines d'autres informations sur les usages du réseau en France. C'est ce que propose Médiamétrie, qui diffuse aujourd'hui son Année Internet 2006 sous la forme de courts billets (et oui, c'est un blog). Une dernière info avant de zapper : Près de 3 internautes sur 10 (27%) écoutent de la radio sur Internet. |
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