Aeiou, le blog de Flu. Blog !
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Concept défini par Tim O'Reilly. Après la version 1.0, l'internet 2.0 (ou web 2.0 de son petit nom) décrit une 2e génération de sites web, dont les standards fonctionnels sont toujours plus participatifs, plus accessibles, plus simples, et principalement centrés sur des utilisateurs actifs (Citons : MySpace, YouTube, DailyMotion, Google Video, Flickr, delicious, Digg, Wikipedia...). Le web par les internautes, pour les internautes, donc ! Véritable (r)évolution conceptuelle, ou discours e-business démago ?

La fraîcheur du poisson

Posté par Troudair le 17.07.08 à 11:46 | tags : internet 2.0, blogs
Avant de publier un post sur un sujet qu'on trouve intéressant, on peut avoir le réflexe de vérifier si par hasard, un autre blog ne l'aurait pas fait avant.
Fondamentalement, c'est une pratique un peu con, puisque après tout, si vous avez envie de faire partager quelque chose, pourquoi s'inquiéter de l'exclusivité ?

Et pourtant, comme on peut s'en apercevoir très souvent dans ces colonnes, il y a une limite au reblogging, presque comparable à la fraîcheur du poisson dans votre hypermarché préféré.
Parce que s'il y a une chose que les lecteurs techno-addicts et autres surfeurs sans planche détestent, c'est bien qu'on leur parle d'un truc qu'ils connaissent déjà.
Peu importe que votre commentaire apporte un point de vue singulier sur un même sujet, ce qui est important c'est la fraîcheur du sujet, et si jamais votre produit ne satisfait pas les normes en question, les commentaires négatifs vont pleuvoir pour vous signifier que "bon ça va, on le connaît déjà ce truc, tu m'as fait perdre un temps précieux à cliquer". En d'autres termes : "il est pas frais ton poisson !"


Trop de choses chaque jour, trop de fils RSS à suivre, de données à trier, d'infos à forwarder et d'autres à zapper. Dans la masse sans cesse renouvelée des informations futiles et périssables du web, il faut constamment faire des choix et juger de ce qui mérite qu'on s'y arrête, et ce qui nous fait perdre notre temps, et de plus en plus, ça n'est pas la pertinence d'un sujet qui fait sa valeur, mais bien sa fraîcheur. On peut même aller plus loin en disant que quelle que soit l'information finalement, la pratique du surf à haute dose la change irrémédiablement en "news", c'est à dire en dépêche dont l'intérêt ne réside que dans le fait qu'elle est porteuse de l'annonce d'un fait présent. Et comme tout fait présent, cette annonce a une durée de vie, au-delà de laquelle elle meurt et ne présente plus d'intérêt qu'historique. Et qui ça intéresse, l'histoire ?


[Valeur haute : "Wow, c'est génial !" Valeur basse : "Berk, tout le monde connaît déjà ça !"]

Le bloggeur Taylor McKnight a essayé de représenter cette tendance dans un graphique, et même si tout ça n'a rien de très scientifique, on arrive malgré tout à cette même conclusion : on peut tout dire en ligne, à condition qu'on soit dans les premiers à le dire. Au-delà, notre avis n'a plus la moindre importance, car ce qui est important pour un surfeur ou un blogger, ça n'est pas de s'enrichir au contact d'une idée particulière commentant un fait, mais au contraire de prendre possession de ce fait pour y adjoindre son propre commentaire. En résumé, c'est l'idéologie "café du commerce" qui décide de la pertinence d'une information bloggée. Comme au comptoir, un ballon de rouge à la main, les bloggeurs saisissent au vol les idées qui passent autour du zinc et se fendent de leur avis, sans nécessairement prendre en compte les autres commentaires qui fusent tout autour. Déboulez donc dans un bistrot et lancez un sujet d'actualité qui date d'il y a un mois, et vous verrez comment on va vous recevoir. Déjà débattu = histoire ancienne.

Alors est-ce qu'on doit regretter cet état de fait, ou se justifier d'avoir l'outrecuidance de parler des vieilles choses ? Ici même, à contre-coeur, on le fait souvent, et autre exemple, nos confrères d'Ecrans.fr possèdent eux-aussi une rubrique intitulée "Pas tout neuf, et alors ?", dont le titre même désamorce les inévitables commentaires susceptibles de railler le traitement d'une info qui aux yeux de beaucoup, n'en est plus une. Doit-on, perpétuellement, face à n'importe quelle découverte personnelle, s'assurer qu'on n'a pas dépassé le seuil fatidique des 7 ou 8 reblogging suggérés par Taylor McKnight ?

Non, de toute évidence.
Se justifier, s'excuser de n'être pas là à l'exact moment de la sortie d'une information, c'est finalement encourager ce mouvement "café du commerce", c'est reconnaître que ce qu'on écrit, ce qu'on pense, n'a aucune importance et que seule compte la fraîcheur du poisson. Un blog n'est pas une agence de presse. Et même si la technologie, en particulier les fils RSS, ont mécaniquement orienté le blogging vers cette tendance, il convient parfois de remettre les pendules à l'heure, et d'assumer que si nous écrivons en ligne, c'est pour exprimer une opinion, développer une vision du monde, et que les sujets abordés ne sont que la matière à l'élaboration de cette vision. A penser nos sociétés comme des "sociétés de l'information", on reconnaît que nous ne sommes que des passeurs, des coursiers de l'information dont le moins rapide n'a plus qu'à pointer à l'ANPE. Continuer à parler des vieilles choses, sans s'en excuser, serait peut-être un pas important vers un idéal de web en fuite, vers l'idée que nous aimerions vivre non plus dans une société de l'information, une "société du poisson frais", mais plutôt dans une société de l'opinion et de la réflexion collective.

Le web version papier

Posté par Gflu le 07.07.08 à 11:56 | tags : flickr, internet 2.0, vidéo

Avant de devenir de belles interfaces bardées de pixels, la plupart des sites web sont passés par l'étape croquis : hop un logo ici, une box par là, trois onglets là haut et les vignettes à peu près comme ça. Le blog Deeplinking présente une petite dizaine de ces sketchbooks, dont certains comme Twitter, Flickr ou Vimeo sont devenus les hits que l'on sait. Ci-dessous, poussant le vice un peu plus loin, une version interactive du service de messagerie coréen Hanmail :

A Flu aussi on froisse du papier chaque fois que l'on tente d'améliorer une rubrique ou que l'on lance une nouvelle fonctionnalité. Malheureusement (ou pas), de ces crobards il ne reste rien. Quoique... si on retrouve des planches historiques (!?), promis on vous les met de côté pour fêter notre jubilé (10 ans) à la rentrée prochaine...


Vous n'êtes pas encore morts mais...

Posté par Troudair le 01.07.08 à 09:34 | tags : internet 2.0, futur
Tout le monde sait que Twitter ne sert strictement à rien, et on pourrait même écrire un roman sur les raisons de son succès.
Mais plutôt que de se fatiguer (il fait chaud, pfiou...), intéressons-nous plutôt à une initiative qui dans le rien général apporte du "pas grand chose" particulier.
Tom Taylor, geek autoproclamé, a en effet conçu un bot sympathique qui envoie directement sur un compte Twitter les occurrences prélevées dans la Near Earth Objects Database de la NASA.

En clair, ça signifie que régulièrement, on peut voir sur ce Twitter quel astéroïde dangereux vient de frôler la Terre. Y sont inscrits sa vitesse, son petit nom, et de combien de millions de kilomètres il nous a loupé.
Comme on l'a dit, c'est un bot qui alimente ce compte, et par conséquent, si jamais l'un de ces astéroïdes venait à s'écraser sur Terre, anihilant toute vie sur son passage, on imagine que le Twitter en question témoignera de la collision avec la même froideur physique, sans que plus aucun humain ne soit là pour le voir.
Twitter qui survit à la race humaine, et qui en plus l'annonce bêtement et sans émotion, voilà la nouvelle idéale pour nous mettre de bonne humeur ce matin.

[En illustration, l'astéroïde Mathilde (qu'est revenu... hum)]

T'as de belles stats, tu sais

Posté par Gflu le 25.06.08 à 10:06 | tags : médias, internet 2.0, google
Google vient de muscler son Google Trends (dont on vous parlait ici) avec une nouvelle fonction Websites qui permet de comparer l'audience des sites web. Ce nouvel outil "combine diverses sources d’informations, données regroupées de Google (Google Toolbar) et de parties tierces". Comme d'hab', dans sa vaste et philanthropique entreprise de transparence, Google n'est pas très clair sur la formule du schlimblick, mais il n'empêche : pour avoir eu l'occasion de recouper avec d'autres sources statistiques (Cyberestat, Nielsen...), les données de Google sont d'une redoutable précision. Rien à voir avec Alexa, dont les statistiques sont d'une imprécision proverbiale puisque le site exploite un "panel" qui surévalue très largement l'homo-numericus américain (autrement appelé : geek US). Avec Google, ça ressemble à ça :

On a les révolutions qu'on mérite mais c'en est une (petite) : depuis la nuit du web et les modems 56 k ping ping ping, les e-mythomanes étaient presque aussi nombreux que les webmasters et éditeurs de sites. Don't hate the media, be the media. And lie on your metrics, like any media. Que ce soit par intérêt stratégique ou par simple narcissisme, la tentation était grande d'arrondir généreusement ses "visites". Et il y avait toujours une bonne raison de ne pas se plier à la grille de lecture qui ne renvoyait pas l'image que l'on voulait (se) donner ("Nielsen ne représente pas assez bien les jeunes", "Alexa est trop geek", etc. etc.). Pour la première fois, donc, et même si l'outil réserve quelques bizarreries, une certaine forme d'objectivité statistique semble émerger. Deux possibles conséquences : d'abord, de façon anecdotique, une baisse sensible des propositions de partenariats "win-win" qui reposent sur du vent (c'est un type de "spams" auquel vous n'êtes sans doute pas exposé si vous n'éditez pas de site web, mais sachez qu'ils sont nombreux...). Ensuite, un probable effet baudruche sur un certain nombre de sites dont la communication tient en grande partie sur une approche fantaisiste de la chose statistique. Quand vous expliquez à vos investisseurs que vous avez la kill-app de l'année mais que vos stats plafonnent en dessous du site ville-de-besancon.fr, ça peut coincer. La statistique est un loup pour l'homme.

Enfin, et ça n'est pas le moindre des effets pressentis, cette mise à dispostion publique des audiences va sans doute accompagner la reformulation - en cours - du paysage médiatique dans l'imaginaire collectif. Saviez-vous que le site du Monde était plus visité que celui de TF1, qui se trouve à peu près à touche-touche avec celui du Figaro ? On se désole beaucoup de l'état de la presse (qui a ses soucis, certes...), mais pour qui n'a jamais eu entre les mains un outil professionnel, type Nielsen, voilà qui remet les choses en perspective. Voici par contre une autre perspective possible :

La petite ligne jaune en bas, écrasée le nez contre le sol, c'est Le Monde. La recherche a été effectuée à l'international, ce qui dessert évidemment notre auguste Fleuron (il est possible de faire des recherches sur la France uniquement, Daily et Wiki restant bien au-dessus du Monde et de TF1). La perspective néanmoins est assez saisissante. Une illustration parmi d'autres possibles de la force des "pure players", ces grands joueurs qui ne sortent jamais du réseau, avec un exemple emblématique de web contributif et non-commercial (Wikipedia). Imaginez maintenant qu'on ajoute Google.fr à notre moulinette magique : Dailymotion à son tour va-t-il se retrouver à plat ventre ? On ne le saura pas. Google.fr has no data available for ranking. Google, ou l'anti-arroseur arrosé permanent. Le chantre de la transparence ne diffuse aucun chiffre sur aucun de ses sites (Google, Youtube, Picasa etc.). Argument officiel avancé : pas de données intermédiaires publiées pour des raisons de communication financière (cf. article Techcrunch). Les autres sociétés côtées en bourse apprécieront. Argument plus plausible : en se fondant sur sa Toolbar, Google s'auto-comptabiliserait automatiquement 100 % d'audience web (mais n'était-il pas possible de pondérer avec les fameuses "parties tierces" ?). Quoiqu'il en soit, Google n'en est pas à 100 %, c'est vrai. Et puis, Google est pudique...


The Facebook captcha clip

Posté par Life on Mars le 17.06.08 à 16:58 | tags : facebook, internet 2.0, vidéo

Après les "salut" de Myspace (Prouve que tu existes), introducin'... The Facebook captcha clip. Montage et musique : Arnaud Contreras et Serge Calka (Ceux qui marchent debout). Merci les gars !

Prouve que tu existes

Posté par Life on Mars le 16.06.08 à 23:49 | tags : myspace, web-réalité, internet 2.0, loufoque

"Un utilisateur se fait passer pour moi… que faire ? Afin que nous vérifions ton identité, envoie-nous un salut", dixit MySpace. PROOF : un montage de Brad Troemel et Randi Heylek. Une nouvelle preuve de vie sur la planète Myspace.

Editeur de mensonges

Posté par Troudair le 20.03.08 à 09:22 | tags : hacktivisme, médias, dissidences, internet 2.0
Le Figaro is a FakeLa déception du web 2.0 commence à poindre.
On vous avait promis un monde online plus démocratique, où la voix de chacun aurait autant de poids que celle d'un grand groupe de presse, où les réseaux sociaux permettraient de faire émerger des idées singulières, à contre-courant de la pensée consensuelle ambiante. Et on vous a menti. Les réseaux sociaux, l'information, la communication : tout est faux.

C'est la base de la réflexion de Fake is a Fake, nouveau projet du collectif italien "Les Liens Invisibles", qu'on connaissait déjà pour son détournement de Flickr subversif, le bien nommé Subvertr.
Fake is a Fake se présente sous la forme d'un Wordpress amélioré dont tous les thèmes prédéfinis sont des plagiats graphiques de sites tels que le Financial Times, la Repubblica, ou en français, Le Figaro et l'Elysée.

Inspirés par l'initiative de 0100101110101101.org, qui avait lancé un faux site du Vatican en 98, Les Liens Invisibles se sont dit qu'il fallait rendre cette technologie de la subversion accessible à tous. Ainsi, moyennant une inscription gratuite et quelques connaissances de Wordpress, tout le monde peut maintenant lancer son propre faux site institutionnel, hebergé sur les serveurs du projet, et dont l'adresse, inévitablement, ressemblera, par exemple, à jesus.isafake.org

Mais ça, on le savait déjà...

La course du temps façon Flickr

Posté par Puck le 17.03.08 à 18:31 | tags : réseaux sociaux, flickr, google, photo, web-réalité, internet 2.0

On connaissait déjà Flickr Time (cf post précédent sur Aeiou et www) ou Flickr graph (www) de Marumushi. Mais nous avions omis de vous présenter Flickr Fusion. L'API de Flickr est utilisée ici pour donner à voir en temps réel les dernières images publiées, sur fond de géolocalisation via Google Map. L'effet de vision globalisée et simultanée des temps personnels de chacun des usagers, partout dans le monde, est saisissant. Mais c'est exactement le même principe que TwitterVision (www), remarquerez-vous. Certes, c'est le même créateur, David Troy, qui l'a développé. La force visuelle en plus.


Wikia search : Comment Jimmy Wales veut grignoter Google

Posté par Puck le 07.01.08 à 19:15 | tags : wikipedia, google, internet 2.0

Bonne année, Google ! Trois semaines après l'annonce du prochain lancement de Knol, l'encyclopédie concurrente de Wikipedia, Jimmy Wales (MAJ) lance aujourd'hui Wikia Search, un moteur de recherche alternatif à Google.

Signes particuliers :
- l'algorythme de Wikia Search est open source, contrairement à celui Google
- l'indexation se veut moins quantitative que qualitative (moins de résultats, censés être plus pertinents)
- elle est affinée de contributions humaines anonymes, sur le modèle éprouvé de l'encyclopédie libre.

L'objectif dixit Wikia serait de grignoter en 2008 3 à 5% de parts de marché de la recherche en ligne. Un peu comme Firefox avec IE ?

Correctif : Wikipedia et Wikia Search ont seulement en commmun d'avoir Jimmy Wales comme (co)-fondateur. Les deux structures n'ont cependant rien à voir, Wikia Search étant une entreprise commerciale. Merci à Yann_L et Kelson pour le rectificatif.


Le poinçonneur des médias

Posté par Gflu le 04.01.08 à 12:37 | tags : internet 2.0, digg
Dans le labo de Digg, voici venir les Digg Pics. Soit la représentation visuelle en temps réel des news les plus récentes et les plus "diguées" ("poinçonnées") par les utilisateurs de l'agrégateur de nouvelles. C'est rigolo, mais ça manque d'une bande son : J'ai dans la tête un carnaval de confettis/ j'en amène jusque dans mon lit / et sous mon ciel de faïence / je n'vois briller que les correspondances...

Images à la pelle

Posté par Troudair le 20.12.07 à 08:04 | tags : internet 2.0, photo
Typeish screenshotLe grand problème du web, d'après ses ennemis les plus coriaces, c'est que dans la masse des données publiées, il devient bien difficile de les hiérarchiser. Tout le monde publie tout, le web 2.0 l'encourage en fournissant des outils simplissimes pour le faire, et la toile devient de fait une immense masse d'informations brutes au milieu de laquelle le pauvre surfeur se doit de faire son propre tri, moyennant une somme considérable de déchets.
C'est peut-être cette idée qui a guidé la création de Typeish.

Sorte d'hybride entre Flickr et Del.icio.us, ce site collaboratif permet en effet à l'utilisateur de bookmarker les images qu'il trouve sur le web, mais en respectant un cahier des charges éditorial. La charte de publication encourage donc les images "inspirantes, provocatrices, toxiques, exquises, captivantes" issues de la "photographie, du design, de l'art, de la mode, du marketing". Certes, on se serait bien passé des mentions "mode et marketing", qui plombent légèrement le côté rafraichissant du projet en le submergeant d'images de minettes à moitié à poil, mais déjà, le site propose suffisament de propositions dans les autres domaines pour trouver son bonheur. De plus, la simple idée de créer un outil de partage de liens qui, pour une fois, ne soit pas totalement laissé à l'appréciation de l'utilisateur, et qui lui impose des thématiques claires, se doit d'être appréciée à sa juste valeur tellement elle détone dans le paysage du web 2.0.

Et même s'il y a fort à parier qu'à terme, ce type d'outil finira lui-aussi noyé par l'uniformisation graphique qu'on subit ailleurs, on dispose d'au moins quelques mois pour s'y plonger et découvrir de belles trouvailles.
Pour l'heure, l'inscription au site doit se faire par mail et le flux RSS est à la ramasse, mais c'est à se demander si ces deux facteurs ne sont pas justement gage de qualité. A suivre.

Knol : Comment Google veut croquer Wikipedia

Posté par Puck le 15.12.07 à 15:14 | tags : google, wikipedia, internet 2.0, dot com



Après avoir trusté l'économie de l'information, Google veut résolument se positionner dans l'économie du savoir. La firme avait déjà lancé Google Books : tempête dans le monde de l'édition et de la recherche universitaire. Cette semaine, le géant annonce en phase béta (sur invitation) le projet Knol, acronyme de knowledge. Qu'est-ce que Knol ? Il s'agit tout simplement d'une encyclopédie communautaire, intégrée à l'environnement Google, qui se positionnera de fait en concurrence frontale avec Wikipédia. L'information a été publiée jeudi sur le blog officiel de Google par Udi Manber, un des boss de la firme. Une capture écran de la page d'un article d'un Knol permet de se faire une idée de l'interface, côté utilisateur.

Knol en trois points :
- à la différence de Wikipédia, il y aura un unique contributeur par article, qui de fait sera signé.
- plusieurs knol sur un même sujet pourront coéxister, à charge à la communauté des votants d'établir leur autorité.
- et surtout, chacun des futurs googlepédistes pourra choisir d'afficher ou non de la publicité Google sur ses pages. Et de se faire payer, en touchant des subsides de ces publicités.

A ma connaissance, c'est la première fois que Google quitte le métier d'éditeur de services pour mettre en place une application dédiée à la production de contenus par les internautes. Blogger et Youtube avaient été rachetés par Google. Tout le web bruit de billets et d'articles sur le sujet. Sur les enjeux d'un tel positionnement, la synthèse qu'en propose le blog Affordance (Billet : Comment monétiser l'autorité ?) est encore ce qui se lit de mieux.

MAJ : Avis à tous les insomniaques libertariens (auteurs blogueurs) et libertaires (éditeurs de Wikipédia) : seriez-vous prêts à vous faire rémunérer pour écrire pour Google ?


La Bulle, Acte 2.0

Posté par Gflu le 06.12.07 à 23:29 | tags : dot com, internet 2.0, vidéo, bulle
Yanko (un serial-bulleur bien connu de nos services) nous écrit : "Elle est de retour et elle n'est pas contente ! Explication dans cette petite vidéo marrante (et prophètique ?). C'est tout le mal que je ne vous souhaite pas, en tout cas !"
Merci de t'inquiéter pour notre santé, cher Yanko. En même temps je ne pense pas qu'on soit trop exposés : on n'a jamais abusé des chemises bleues / pantalons beige, on ne s'est pas spécialisés dans les business plan extravagants et les promesses ROI-ques inconsidérées, et surtout on tient bien l'alcool. Maintenant, l'histoire a ses mystères...
A voir aussi, rubrique "souvenir souvenir" : une petite histoire de la bulle 1.0 en vidéo.
Et pour nous proposer vos liens, c'est encore (toujours) ici. Merci !

Design numérique (3/3) : entretien avec John Maeda

Posté par Puck le 04.12.07 à 11:35 | tags : mobilité, internet 2.0, design numérique, design
Trois questions (3/3) à John Maeda, artiste visuel et professseur associé au MIT : à l'occasion des Entretiens du nouveau monde industriel, les 27-28 novembre à Beaubourg.

Verbatim : La première génération (le Web 1.0) a créé la liberté, mais la seconde (le Web 2.0), dans un soucis de protection, a empêché la créativité. (?)

Scoop ! Le design, c'est la vie même. Et le futur du web 2.0 est à la privatisation des accès, selon John Maeda. Ce graphiste et designer star (il a travaillé pour le New York Times, il est membre du Media Lab du MIT), était de passage mardi dernier à Paris, lors d'une intervention à Beaubourg qui a viré au show ludique et multimédia. On en a profité pour l'interroger sur la mobilité, le design et le réseau en général, en duo avec l'ami Etienne Mineur qui, pour avoir travaillé avec lui, a accepté de tenir le micro et la caméra. Entretien vidéo (sous titré en .fr) :


Merci à Etienne, et à Gaëlle Zovi de Cap Digital.

Design numérique (2/3) : entretien avec Jean-Louis Fréchin

Posté par Puck le 27.11.07 à 07:46 | tags : internet 2.0, design numérique, design

Trois questions (2/3) à Jean-Louis Fréchin, designer numérique : à l'occasion des Entretiens du nouveau monde industriel, les 27-28 novembre à Beaubourg.

1. C'est quoi, le " Nouveau Monde industriel " ?

L'atout majeur dans les 5 prochaines années repose donc pour moi sur le design, c'est-à-dire une activité de conception non technologique au service de l'homme et des projets. Le design dans ce cadre relève donc d'une économie politique.

L'expression "Nouveau Monde industriel" est un manifeste qui réfute l'idée de la fin de l'industrie au profit d'une transformation liée à des enjeux nouveaux. Depuis la loi de Moore, le développement technique est programmé, la technique en tant que telle n'est plus un enjeu unique. Le Nouveau Monde industriel est d'abord l'industrie de ce que nous faisons de la technique, sa configuration. C'est donc un monde de propositions innovantes, créatives, au service d'une innovation humaine.
Le "toujours plus" et le modèle de la consommation pulsionnelle n'en peuvent plus. Ce modèle est par ailleurs peu spécifique, d'autres peuvent le proposer. L'enjeu des industries de demain est d'inventer des relations ouvertes et impliquées avec les personnes. Ces valeurs ne se trouvent plus dans les produits tels que nous les voyons, mais dans les raisons pour lesquelles ces produits existent, par qui ils sont proposés et les raisons pour lesquelles on adhère ou on participe à la proposition qui nous est faite.
Donc cette économie où la création principale est immatérielle et invisible, l'histoire, la culture, l'origine, le projet, la création, l'intention, le risque pris, l'innovation technologique, l'innovation non technologique, le sentiment d'appartenance, la marque et pour finir la création d'une représentation - sont les nouvelles chaînes de valeurs éthiques et économiques à inventer.

2. En matière de mobilité, quelles est l'interface ou l'application embarquée (objets communicants, téléphonie mobile, assistance aux personnes...) qui vous a paru la plus innovante récemment ?
Nous sommes désormais dans un système d'innovation permanent. Les produits ou les services sont donc des indicateurs ou des témoins de l'état d'innovation d'un pays ; cependant, les situations, les stratégies, les tendances ou les politiques remarquables me semblent plus intéressantes que tel ou tel produit. On peut tenter de citer quelques initiatives :
- Le dynamisme actuel et l'inventivité de jeunes sociétés françaises comme Jazz Mutant, Violet, Zodianet, Comwax ou Airwaves.
- Le foisonnement jubilatoire du Web2.0 français dont Netvibes est l'étendard.
- La console Wii qui est différente et déportée vis-à-vis de ses concurrentes, avec une technologie moins évoluée, mais elle propose des situations nouvelles.
- Pour terminer, le modèle de conception d'Apple "Think different " qui bouleverse les paradigmes classiques du marketing avec une stratégie de produit créative et visionnaire.
D'aucuns l'avaient vu morte il y a dix ans.

3. Au regard de votre métier, quels enjeux primeront d'ici 5 ans : la recherche technologique ou le développement ? La technique... ou le design ?
L'Europe, mais surtout la France avec son histoire, sa culture, et son humanisme ne peuvent pas ne pas être présents dans la construction du futur planétaire.
Il n'y a ici aucune arrogance, mais simplement le miroir de l'image que les autres se font de nous. Nous avons donc une responsabilité à assumer ce que nous sommes. Cependant, notre histoire sépare résolument l'art de l'industrie. L'atout majeur dans les 5 prochaines années repose donc pour moi sur le design, c'est-à-dire une activité de conception non technologique au service de l'homme et des projets. Le design dans ce cadre relève donc d'une économie politique. Il reste du chemin, car nous sommes le seul grand pays industrialisé a ne pas avoir de programme national de design.
- Le premier enjeu pour créer cette société d'innovation humaine est de créer des situations transversales et horizontales, basées sur une culture générale et des croisements fructueux, pour casser la verticalité des disciplines et des spécialités afin d'inventer un nouveau modèle structurellement innovant et agile. Cela s'applique en premier lieu à l'éducation, l'école, l'université, la recherche, mais aussi aux entreprises et à l'état.
- Le second enjeu est de faire une place aux jeunes. L'incandescence de la jeunesse est un atout, pas un risque.
- Le troisième enjeu repose sur la culture du projet, du produit, des situations et des pratiques. Cela passe par l'intégration du design dans toutes les entreprises jeunes et anciennes, petites et grosses, en amont et en aval mais aussi dans les services publics, les transports, les villes, les quartiers...

Who's who : Jean-Louis Frechin est designer numérique et directeur fondateur de l'agence de création Nodesign. Il a précédemment été responsable du département multimédia et CD-Rom des éditions Montparnasse.

Le blog de No Design : www


Design numérique (1/3) : entretien avec Bernard Stiegler

Posté par Puck le 26.11.07 à 17:59 | tags : internet 2.0, web sémantique, design, wikipedia, design numérique
Trois questions (1/3) à... Bernard Stiegler, philosophe : à l'occasion des Entretiens du nouveau monde industriel, les 27-28 novembre à Beaubourg.

Ce nouveau monde industriel est caractérisé par ce que j’appelle une « technologie transformationnelle ». (...) Ses caractéristiques sont doubles : il s’agit d’abord d’une société collaborative. Il s’agit enfin d’une société non pas immatérielle, mais hyper-matérielle.


1. Qu’entendez-vous par "nouveau monde industriel " ?
Bernard Stiegler : On distingue habituellement deux périodes dans la société capitaliste. La première correspond à la première révolution industrielle, dont l’enjeu principal était la transformation de la matière par la technique. Ses caractéristiques étaient : l’économie d’échelle, la production en série, la recherche de gain de productivité, etc… Et sur un mode organisationnel : la structuration en classes sociales. Elle renvoie à l’idée de progrès du 19e siècle.

La seconde correspond à un monde industriel organisé autour de l’automobile et du marketing. C’est une société industrielle consumériste, basée sur un nouveau type de consommateur, celui de l’american way of life. Ses caractéristiques : la surproduction, la recherche de nouveaux marchés… Son enjeu est une transformation à toute vitesse de la consommation.

J’ai le sentiment que nous sommes entrés dans une troisième période, hyper-industrielle, dans laquelle les gens en rejetant les valeurs de la consommation ont adopté de nouveaux comportements. La société et le public ne sont plus dans une articulation producteur vs consommateur, ou actif vs passif, mais sur un modèle de distribution partagé. Un bon exemple est le fonctionnement de Wikipédia, ou des blogs. Mais les modes opératoires sont les mêmes dans le monde du design.
Or, ce nouveau monde industriel est caractérisé par ce que j’appelle une « technologie transformationnelle » (...)

Lire la suite de l'entretien avec Bernard Stielger en Mag Société.


Linkologie : Facebook est-il la révolution annoncée ?

Posté par Puck le 18.11.07 à 22:29 | tags : lectures, internet 2.0, réseaux sociaux, facebook

Vos amis arrivent depuis trois mois les uns après les autres sur Facebook. C'est normal, c'est le " fesse buzz " du moment, et il dépasse à présent largement le cercle des anti-grèves, des étudiants et des technophiles. Du coup, le site attire son lot de critiques et de parodies. Pour prendre de la hauteur, et tenter de comprendre un peu les enjeux techniques et communautaires de Facebook, on ne peut que vous conseiller la lecture de ce billet un peu ardu certes mais tellement méthodique sur le blog de Fred Cavazza :

En ce moment Facebook a la côte : on en parle à la radio, à la TV et les journalistes des grands médias n’en finissent plus de s’interroger sur les raisons de ce nouveau phénomène social. Et pourtant la réalité est tout autre. (...) Facebook est-il révolutionnaire à ce point ? Ce service mérite-t-il une telle attention ? Oui, en partie. Mais sans vouloir lui retirer son indéniable succès et certaines qualités, il y a fort à parier que les annonceurs n’y trouveront qu’un intérêt très relatif.

L’explication est toute simple et peut-être résumée ainsi :

* La croissance et l’audience de Facebook sont largement sur-évaluées ;
* L’écosystème mis en place autour de la Facebook Platform ne tiendra pas ces promesses ;
* Les modèles publicitaires présentés récemment sont bancals ;
* La concurrence avec d’autres plateformes sociales va être très rude.

Donc en un mot comme en cent, malgré l’enthousiasme de son jeune CEO, Facebook ne révolutionne rien du tout (Pourquoi je ne crois plus en Facebook, dixit Fred Cavazza).

Dans la série "un bon lien vaut mieux qu'un long discours" : La suite ici.


Vizzavi 2.0

Posté par sumoto.iki le 18.11.07 à 00:57 | tags : mauvais goût, internet 2.0
zaOza.com ou za0za.com ? Laquelle de ces deux adresses abrite le nouveau portail multimédia à dimension sociale de Vivendi ? Réponse le mercredi 21 novembre lors de l’ouverture de la nouvelle plate-forme de téléchargement musique et vidéos d’Universal, au bon goût de DRM actifs. "Ce sera magique", promet Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi. Magique au point de faire oublier le naufrage Vizzavi ?

Post-it sur le frigo 2.0

Posté par Troudair le 25.10.07 à 11:57 | tags : internet 2.0
Jusqu'à présent, le web 2.0 était un monde immoral.
Les "groupes" de Flickr, les "amis" de Myspace ou encore les "voisins" de Lastfm, sous couvert de rapprocher les utilisateurs aux goûts et aux couleurs identiques, n'avaient pas vraiment d'autre but que de faire se rencontrer des gens qui n'auraient jamais pu se connaître autrement. C'était la démonstration technologique du "et plus si affinités" où les bases de données s'arrangeaient pour justement encourager ces affinités, et laisser les utilisateurs faire le "plus".
Car avant le web 2.0, souvenez-vous, tout n'était que solitude et tristesse. Des micro-associations locales comme la secte des adorateurs de Sylvie Vartan, le cercle des collectionneurs d'ongles de pied, ou encore le club de tyrosémiophilie du coin stagnaient, forts de leur 3 ou 4 adhérents, dans des cagibis miteux généreusement prêtés par leur commune compatissante. Avec le web 2.0, finie la solitude. On pouvait tout à coup parler "étiquette de boites de fromage" avec une jeune taïwanaise et du même coup plannifier ses prochaines vacances sans avoir à s'inquiéter de la destination ni des conditions d'hebergement.

Contrôle = BonheurMais voilà, tout ça était immoral. Car le petit club du coin qu'on rejoignait le vendredi soir, c'était pas bien grave. Mais élargir à l'échelle du monde entier les rencontres possibles, cela devenait dangereux pour l'équilibre familial. D'abord parce qu'on trouvait beaucoup plus de réconfort et de compréhension auprès de hArDcOReVArtAn_64 qu'auprès de sa propre femme, ensuite parce qu'à terme, on augmentait très sérieusement les risques de dissolution du foyer. S'en suivaient engueulades, "tu peux pas comprendre", claquages de porte et enfin divorces. Savoir qu'il existe quelque part dans le monde quelqu'un qui nous comprend était déjà un écueil à l'harmonie du couple, mais discuter avec lui et avoir la possibilité de le rencontrer, là, c'était carrément du blasphème.

Voilà pourquoi, afin de recadrer les choses, Famundo a été inventé.
Famundo, c'est le web 2.0 qui a des valeurs, le web communautaire pour la seule communauté qui vaille : la famille.
Grâce à cet outil pas du tout révolutionnaire, on peut donc désormais gérer les emplois du temps des enfants, le carnet d'adresse de la famille, les listes de trucs à faire, et tout un tas d'autres choses qu'on pouvait déjà gérer par d'autres moyens, mais sans ce halo de pure lumière qui enveloppe toute activité liée aux bambins, à Pépé et à Mémé.
Famundo empêche Monsieur de discuter avec sa copine taïwanaise. Famundo évite à Madame de louper l'anniversaire de la belle-mère. Famundo permet aux parents de ne pas laisser une seule seconde les enfants hors de contrôle. Famundo, c'est l'avenir du contrôle conjugal, parental et moral. Famundo, c'est le dernier rempart face aux douloureuses séparations. Famundo protège nos enfants, veille sur nos amis, envoie des mails au curé pour le rassurer, etc., etc. Bref, et pour résumer, si on s'y met tous, ça ne fait aucune doute : Famundo sauvera le monde. Amen.

Sketchcasting : le web 2.0 a son post-it arty

Posté par Puck le 09.10.07 à 13:57 | tags : blogs, réseaux sociaux, internet 2.0, illustration
Vous avez déjà griffonné des explications ou un itinéraire sur un bout de nappe ("Oui !") ? Dessiné des chefs d'oeuvre de net art avec Paintbrush ("Non...") ? Laissé des com' sur un Skyblog ("Euh ?") ? Dans les trois cas, le Sketchcasting est fait pour vous. Le site éponyme combine ces différents mode de communication, en les remettant à l'heure Youtube et au goût des usages web 2. Avec en plus la possibilité d'insérer une bande-son à votre petit mot graphique, de voter si vous être membre de la communauté et bien sûr d'embarquer le flash final depuis n'importe quel(s) serveur ou blog. Démonstration ici avec une vidéo Girl with a gun de Kreep :

Hype ou véritable (r)évolution cyber-relationnelle ? Une chose est sûre : le web a dorénavant son post-it arty.


Friconaute 2.0

Posté par sumoto.iki le 19.09.07 à 00:23 | tags : générateur, internet 2.0, ludique
Web 2.0 app GeNerAtor permet d'éviter tout syndrome de la page blanche avant remise d'un business plan à son capital angel préféré. Cliquez et attendez le rachat, par Yahoo ou Google, de votre bêta générée...

Facebook conduit-il aux urnes ?

Posté par Gflu le 18.09.07 à 12:46 | tags : facebook, réseaux sociaux, internet 2.0, marketing, politique
Teaser : Aux Etats-Unis,Facebook est déjà devenu pour les stratèges de la com politique le meilleur moyen d'atteindre un public jeune et diplômé rétif au marketing traditionnel. L'effet Facebook fond déjà sur les primaires democrates : le jour de l'annonce de la candidature d'Obama à l'investiture, un étudiant américain crée le groupe One Million Strong for Barack sur Facebook. Cent personnes le rejoignent dans l'heure, 10 000 en moins de cinq jours, et 200 000 au bout de trois semaines. Joe Trippi, responsable de l'e-campagne de Howard Dean en 2004 se souvient : "Il nous a fallu six mois pour créer une mailing-list de 139.000 personnes", quand 15 jours suffisent à leur rassemblement spontané sur Facebook".
Mais au delà du buzz, Facebook est-il un réel outil de participation politique ? Les élections municipales seront-elles l'occasion de convertir la french politic qui pour l'instant va sur Facebook en vélib ? D'autres question et toutes les réponses sur le dossier : Facebook, la politique 2.0..

Human Brain Cloud : tac-o-tag

Posté par Gflu le 03.09.07 à 15:57 | tags : flash, web sémantique, internet 2.0, ludique
Human Brain Cloud est un joujou flash dont le principe - simplissime - peut être résumé en deux points : 1/ un mot est proposé (en anglais...) 2/ à quoi vous fait-il penser ? L'application fonctionne en direct, ce qui permet de confronter ses propres réflexes sémantiques à ceux des utilisateurs en ligne (et d'imaginer qu'un même terme peut susciter différents échos, en fonction par exemple de l'actualité...). Au-delà de cette dimension live, déjà plaisante en soi (il est possible de s'identifier avec un pseudo, et donc de suivre les propositions de personnes précises, connues ou inconnues), le système stocke tout ce qui lui est soumis, créant une infinité de nuages sémantiques dans lesquels on peut naviguer d'un clic léger. Le jeu, étrangement addictif, se double d'un traitement statistique en temps réel. On découvre ainsi le top 10 des associations les plus souvent citées, sortes de Dupont & Dupond de la langue anglaise :
. mona -> lisa
. teddy -> bear
. ping -> pong
. found -> lost
. rubik -> cube
. before -> after
. moo -> cow
. and found -> lost
. Bart -> simpson
. in -> out
Étonnant ? Non. Mais de voir ces évidences confirmées par un MMOG sémantique tournant en roues libres a quelque chose d'assez fascinant. Non ?

Marché 2.0

Posté par sumoto.iki le 02.09.07 à 02:44 | tags : internet 2.0, réseaux sociaux, del.icio.us, flickr, facebook, digg, technologeek
Le contenu des applications leaders du webdeuxpointzéro est-il « monétisable » sur un marché des changes dédiés ? Meta-markets semble répondre à cette question en proposant d'investir et d'opérer des offres publiques initiales sur les matières premières des six géants des réseaux sociaux (Flickr, Facebook, del.icio.us, Feedburner, Digg et YouTube). Après invitation - comme toute appli web2.0 le service est en version beta - il est possible d'introduire ses propres valeurs dans le circuit des transactions. Un patrimoine de valeurs peut être composé, par exemple, du nombre d'unités de son réseau Facebook ou du nombre d'images vues sur un compte Flickr. Pour aider à l'investissement Meta-markets offre 25 buraks (devise de l'Open Studio du MIT) à tous les nouveaux entrants désirant participer aux échanges pair à pair en vigueur sur ce marché. ProNETaires du monde, unissez-vous ...

Ma vie en barre

Posté par Life on Mars ? le 31.07.07 à 16:37 | tags : internet 2.0, web-réalité, dot com, technologeek
Je comptais faire un post sur circaVie, un site qui permet de créer et de partager ses timelines (de mon temps on disait tout bêtement "frises historiques"). C'était avant de tomber sur ce post de Peter Gabor, qui me coupe l'herbe sous le pied et décrypte avec à propos cette nouvelle mode des websites «timeline» :
"Mais au fond qu'est-ce que c'est, le nième bon coup, après You Tube, Daily et FaceBook, pour lancer un concept pauvre à large bande passante qui ne peut avoir pour seul objectif que de se faire racheter un jour par Google (au hasard). Le concept même de timeline est une tautologie dès que l'on examine un événement sous son angle historique. Mais il y a des timeline riches, et des timeline pauvres... un concept riche veut dire que l'auteur examine un événement au regard de plusieurs autres catégories d'événements parallèles... exemple d'un timeline riche celui de la vie de Robert Lincoln Leslie, un éminent contributeur et humaniste de la Composing Room de New York. On y découvre sa vie mise en parallèle avec les événements historiques et culturels de notre histoire. Les sites de timeline «poor» ne sont rien d'autres qu'une mise en perspective chronologique de la vie d'une œuvre, d'un homme (ou femme lorsqu'il s'agit de Britney Spears) ou d'événements sportifs... Une sorte de tableur où l'on examine un seul item sur une échelle de temps univoque et sans mise en perspective".
La suite de l'article + 2 joujoux pour créer vos propres (pauvres) timelines : ∞timeline et circaVie.



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