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Best of blogs : on vous parle d'un blog, ou on vous envoie vers un blog, ou on disserte sur les blogs. Grosso modo, on est entièrement blogocentrés, limite obsessionnels.
La fraîcheur du poissonAvant de publier un post sur un sujet qu'on trouve intéressant, on peut avoir le réflexe de vérifier si par hasard, un autre blog ne l'aurait pas fait avant.
Fondamentalement, c'est une pratique un peu con, puisque après tout, si vous avez envie de faire partager quelque chose, pourquoi s'inquiéter de l'exclusivité ? Et pourtant, comme on peut s'en apercevoir très souvent dans ces colonnes, il y a une limite au reblogging, presque comparable à la fraîcheur du poisson dans votre hypermarché préféré. Parce que s'il y a une chose que les lecteurs techno-addicts et autres surfeurs sans planche détestent, c'est bien qu'on leur parle d'un truc qu'ils connaissent déjà. Peu importe que votre commentaire apporte un point de vue singulier sur un même sujet, ce qui est important c'est la fraîcheur du sujet, et si jamais votre produit ne satisfait pas les normes en question, les commentaires négatifs vont pleuvoir pour vous signifier que "bon ça va, on le connaît déjà ce truc, tu m'as fait perdre un temps précieux à cliquer". En d'autres termes : "il est pas frais ton poisson !" ![]() Trop de choses chaque jour, trop de fils RSS à suivre, de données à trier, d'infos à forwarder et d'autres à zapper. Dans la masse sans cesse renouvelée des informations futiles et périssables du web, il faut constamment faire des choix et juger de ce qui mérite qu'on s'y arrête, et ce qui nous fait perdre notre temps, et de plus en plus, ça n'est pas la pertinence d'un sujet qui fait sa valeur, mais bien sa fraîcheur. On peut même aller plus loin en disant que quelle que soit l'information finalement, la pratique du surf à haute dose la change irrémédiablement en "news", c'est à dire en dépêche dont l'intérêt ne réside que dans le fait qu'elle est porteuse de l'annonce d'un fait présent. Et comme tout fait présent, cette annonce a une durée de vie, au-delà de laquelle elle meurt et ne présente plus d'intérêt qu'historique. Et qui ça intéresse, l'histoire ? ![]() [Valeur haute : "Wow, c'est génial !" Valeur basse : "Berk, tout le monde connaît déjà ça !"] Le bloggeur Taylor McKnight a essayé de représenter cette tendance dans un graphique, et même si tout ça n'a rien de très scientifique, on arrive malgré tout à cette même conclusion : on peut tout dire en ligne, à condition qu'on soit dans les premiers à le dire. Au-delà, notre avis n'a plus la moindre importance, car ce qui est important pour un surfeur ou un blogger, ça n'est pas de s'enrichir au contact d'une idée particulière commentant un fait, mais au contraire de prendre possession de ce fait pour y adjoindre son propre commentaire. En résumé, c'est l'idéologie "café du commerce" qui décide de la pertinence d'une information bloggée. Comme au comptoir, un ballon de rouge à la main, les bloggeurs saisissent au vol les idées qui passent autour du zinc et se fendent de leur avis, sans nécessairement prendre en compte les autres commentaires qui fusent tout autour. Déboulez donc dans un bistrot et lancez un sujet d'actualité qui date d'il y a un mois, et vous verrez comment on va vous recevoir. Déjà débattu = histoire ancienne. Alors est-ce qu'on doit regretter cet état de fait, ou se justifier d'avoir l'outrecuidance de parler des vieilles choses ? Ici même, à contre-coeur, on le fait souvent, et autre exemple, nos confrères d'Ecrans.fr possèdent eux-aussi une rubrique intitulée "Pas tout neuf, et alors ?", dont le titre même désamorce les inévitables commentaires susceptibles de railler le traitement d'une info qui aux yeux de beaucoup, n'en est plus une. Doit-on, perpétuellement, face à n'importe quelle découverte personnelle, s'assurer qu'on n'a pas dépassé le seuil fatidique des 7 ou 8 reblogging suggérés par Taylor McKnight ? Non, de toute évidence. Se justifier, s'excuser de n'être pas là à l'exact moment de la sortie d'une information, c'est finalement encourager ce mouvement "café du commerce", c'est reconnaître que ce qu'on écrit, ce qu'on pense, n'a aucune importance et que seule compte la fraîcheur du poisson. Un blog n'est pas une agence de presse. Et même si la technologie, en particulier les fils RSS, ont mécaniquement orienté le blogging vers cette tendance, il convient parfois de remettre les pendules à l'heure, et d'assumer que si nous écrivons en ligne, c'est pour exprimer une opinion, développer une vision du monde, et que les sujets abordés ne sont que la matière à l'élaboration de cette vision. A penser nos sociétés comme des "sociétés de l'information", on reconnaît que nous ne sommes que des passeurs, des coursiers de l'information dont le moins rapide n'a plus qu'à pointer à l'ANPE. Continuer à parler des vieilles choses, sans s'en excuser, serait peut-être un pas important vers un idéal de web en fuite, vers l'idée que nous aimerions vivre non plus dans une société de l'information, une "société du poisson frais", mais plutôt dans une société de l'opinion et de la réflexion collective. Mauvais photoshopers Sur les affiches, dans les magazines, dans les dossiers de presse, on le sait, aujourd'hui, tout est plus ou moins retouché numériquement.Photoshop, et dans une moindre mesure les logiciels de retouche concurents, est devenu le meilleur ami des publicitaires, des stars, et aussi des hommes et femmes politiques. Seulement une bonne retouche, si elle est plus aisée à réaliser qu'autrefois, nécessite tout de même un minimum de travail pour être crédible. Agacés par les énormes erreurs décelées ça et là dans la presse, les bloggeurs de PhotoshopDisasters ont donc décidé de rendre publiques leurs observations. Leur site, très largement collaboratif, recence ainsi les plus grosses invraissemblances, les disproportions surnaturelles et autres coups de pinceaux mal placés qu'un infographiste un peu feignant ou un peu pressé aura laissé passer. Un exemple en illustration, avec la mystérieuse troisième main de notre Trezeguet national, en Une du journal italien Tutto Sport. Et après on s'étonne qu'il soit pas sélectionné en équipe de France ! Vestiges du mondeC'est pas parce que c'est un copain qu'il ne faut pas parler de son travail, hein ? ![]() Mais loin d'être seulement un blog photo, Fricheries est surtout une réflexion permanente sur ce qu'évoquent ces images, chaque légende ajoutant à l'aspect délabré de ces ruines industrielles une évocation de notre société, de ce qu'elle a été, et de ce qu'elle est devenue. Ou comment un rêve de modernité peut en quelques années se changer en paysage apocalyptique.
Hacking façon BanksyDixit Christophe : "Un blogueur français se fait de la pub en employant des techniques façon Banksy. La vidéo est vraiment bien :"
Du blogueur Brad-Pitt Deuchfalh on avait parlé (un peu) ici et là. On avait aussi causé du Paris Hilton Punked, le détournement grandiose signé Banksy. On est donc heureux de remercier Christophe pour cet agréable moment de nostalgie mémétique. (vous aussi vous pouvez proposer vos news ici ; on ne publie pas toujours très vite, mais on publie parfois...) Down for everyone or just me ?Ca ne vous aura pas échappé, la Chine connaît ces derniers jours quelque agitation. ![]() En Chine donc, la repression violente des manifestations au Tibet a été très largement sous-traitée par les médias, et beaucoup de Chinois ignorent même qu'elle a eu lieu... ou bien n'osent carrément pas en parler en ligne. C'est dans cet entre-deux surréaliste que John, américain d'origine vivant à Shangaï, écrit les derniers posts de son blog Sinosplice, se demandant pourquoi diable YouTube et Flickr sont innaccessibles, et à quel point ce désagrément l'agace. On ne saura jamais s'il n'a pas connaissance des événements au Tibet, ou bien s'il s'interdit tout simplement d'en parler, mais un mal pour un bien, il nous donne quand même une adresse bien utile en cas de dictature numérique, celle du site Down for everyone or just me ? Celle-ci permet de tester des adresses et vous indique si oui ou non, c'est votre pays qui bride votre accès, votre machine qui délire, ou bien si le site en question est tout simplement en rade. A garder dans ses favoris... au cas où.
Vie de merdeVous aimez les belles histoires ? "Aujourd'hui j'ai marché dans la merde... Sauf qu'une dizaine de pas plus loin j'ai aussi marché sur le pied d'une fille, avec le même pied". Vie de merde, le
Facebook : excuse my french !Fred Cavazza revient sur la baisse de popularité de Facebook en Grande-Bretagne (ou au Québec), et synthétise une nouvelle fois avec méthode ce qui se dit de par le réseau ici. Telex : depuis deux jours, Facebook existe aussi en français. L'interface a été traduite par un réseau de collaborateurs bénévoles, comme elle l'avait été en espagnol en début d'année. Dilemne infernal : conserverez-vous la version brit pop ou passerez-vous à celle dans la langue de Molière ? Sentinelles de l'Arctique, le blog
A l'origine, un projet ambitieux et un peu fou. L'expédition Sentinelles de l'Arctique se propose "de réaliser un important travail photographique sur les populations de l'Arctique" confrontées au réchauffement climatique et à un changement rapide de leur mode de vie. 300 pellicules, un transit via Moscou où il a retrouvé son acolyte Pasha Selezniov et quelques compagnons de route. C'est parti : l'équipage a commencé sa traversée. Nicolas Mingasson racontera son périple quotidien sur ce beau blog de libération. Merci, Alex (Upian) pour le coup de projo. L'avant-garde sans le savoir (3)On pourrait chercher bien loin les mécanismes qui nous font nous exprimer dans le seul but de nous exprimer.
Dire quelque chose, souvent, c'est exister, et ce depuis bien avant l'invention des blogs. Les auteurs classiques, passionnés par les méandres de l'oisiveté bourgeoise et bavarde, ont suffisament démontré ce phénomène, soit pour en critiquer la vacuité, soit pour s'en faire les défenseurs, eux-même incertains quant à l'intérêt de leur propre parole. Et au-delà du bavardage communautaire traditionnel, ce que Blogger et YouTube ont apporté, c'est l'idée d'un vide mondial à remplir. Et la soif d'exister ne s'est plus contentée de notre entourage proche. Pour appartenir au monde, il a fallu parler au monde, ou du moins jeter le plus loin possible sur le réseau notre désespérante absence de parole. 3- Put on the red light Elle s'appelle Roxanne, mais on peut l'appeler Roxy. Il y a un an - elle avait alors 17 ans - elle se décidait à poster cette vidéo, concentré abyssal de néant, dont les mots inutiles se fondaient dans le repli de notre cerveau réservé aux archétypes. Elle avait un petit ami (Tim). Elle aimait sa maman, et son frère. Elle avait deux chiens et deux chats. Elle avait une meilleure amie, autrefois, mais elle ne préférait pas en parler. "Voilà, je sais pas. C'est moi." C'est ce qu'elle répétait inlassablement, comme si le fait d'être là, une image devant une caméra, suffisait amplement à la définir sans avoir rien de plus à ajouter. Alors à défaut de parler, elle se montrait. Assise d'abord, elle finissait par nous présenter ses fesses, et ne trouvait rien de mieux à dire, mais elle nous promettait que si quelque chose lui venait, elle ferait une autre vidéo. Roxy était à la limite. Et elle n'attendait rien. Ou quelques commentaires pour la rassurer sur le fait qu'elle était mignonne. Et ils sont venus ces commentaires, la plupart pour demander qu'elle montre un peu plus ses fesses, et un autre pour demander des précisions sur sa situation familiale. "Tu dis que tu vis avec ta mère et ton frère, demandait Skogsgroen il y a un an, mais où est ton père ?" Alors Roxanne a répondu, avec d'autres vidéos. Mais pour éviter d'avoir à parler de son père, elle a préféré montrer à nouveau ses fesses, et le reste. ![]() Aujourd'hui, Roxanne a 18 ans, et elle se trémousse devant sa caméra. Elle nous avertit que ses vidéos la font peut-être un peu passer pour une salope, mais que si ça nous plait pas, on n'a qu'à aller voir ailleurs. Et au fond, c'est ce qu'elle même aimerait bien faire. Parce que Roxanne ne sait pas danser, tout au plus bouger ses fesses à peine en rythme, tout comme ses lèvres désynchronisées avec les paroles des chansons qu'elle passe, et dont il ne sort aucun son. Elle fait mine de danser, comme elle fait mine de vivre, mais l'ennui profond est tenace, et se lit sur son corps et sur son visage quand elle est fatiguée de bouger son arrière-train. Pourtant pour exister, il faut continuer. Et répondre à la demande des visiteurs anonymes qui lui demandent de "continuer à poster". Parce que j'ai oublié de vous dire : maintenant, Roxanne répond aux requêtes spécifiques. Elle ne se déshabillera pas, mais elle fera ce que vous voudrez. Sauf parler de son père, bien sûr... Réflexions cathodiques On connaissait déjà le très bon Ruthless Rewiews ("où nihilistes et pornographes débatent de culture populaire"). Voici désormais FlowTV, son équivalent un peu plus propre sur lui, car à la place des nihilistes, ce sont des chercheurs, étudiants et penseurs éclairés qui en remplissent les colonnes.Se présentant comme un blog théorique d'analyse de la culture médiatique, la grande majorité des articles est quand même consacrée à la télévision, et en particulier aux séries TV. Si on y croise des réflexions argumentées sur les grands classiques contemporains comme les Soprano ou Lost, les champs de recherche des contributeurs permettent aussi de belles découvertes et analyses sur les médias internationaux, des telenovelas brésiliens à l'explosion de la culture télévisuelle en Asie. Désormais bien lancé, bourré de centaines d'articles, ce site est non seulement une mine de réflexions en tout genre, mais encourage surtout à regarder la télévision différemment. A lire en particulier, la très bonne analyse sur la diffusion de la série Ugly Betty, ou comment la même série est aménagée, modifiée, reformatée, en fonction des pays où elle est diffusée, et surtout, l'énorme dossier sur Battlestar Galactica, dans lequel vous trouverez cette belle phrase : "Battlestar Galactica, c'est un peu comme si le 11 septembre avait eu lieu, et que seuls les personnes à l'intérieur des tours jumelles avaient survécu". A noter que ce post ne s'adresse malheureusement qu'aux anglophones, mais allez, soyons fous... Peut-être qu'il encouragera quelques chercheurs, penseurs, nihilistes ou pornographes, à créer enfin un équivalent en français. KopiKol (pas) Kaput
C'était koi, KopiKol ? La réponse - en chiffres - de Loranger, un de ses trois administrateurs à Ecrans : C’est 35909 liens postés, 17066 liens validés, 128 772 commentaires par 11 327 pseudos différents et 22 381 IP différentes. Lors des 31 derniers jours, KopiKol a eut en moyenne 102 760 visites ce qui représent 348 311 pages vues pour 28 286 visiteurs uniques, soit 3900 visiteurs uniques par jour en moyenne. Á titre de comparaison, "à la belle époque", KopiKol plafonnait 766 700 pages vues et 11 000 visiteurs uniques par jour." Histoire du ticket de métro parisien
Mythologie contemporaine. Vous vous souvenez sans doute de la pub « T’as le ticket chic, t’as le ticket choc, tic tac toc. » ? Le ticket de métro des transports parisiens, qui est sur le point de disparaître pour être remplacé par des badges électroniques façon Navigo, est pourtant centenaire. Un blog a eu la bonne idée de retracer l'histoire de ce petit bout de carton, en s'accordant autant à son graphisme qu'à l'histoire du tramway et du métropolitain parisien.
C'est Grégoire Thonnat qui nous a mis la puce à l'oreille. " Quoi de plus banal qu'un ticket de métro ? et bien non lui aussi a une histoire, il a connu de nombreuses évolutions et aujourd'hui alors qu'il va progressivement disparaître, il m'a semblé intéressant de retracer son histoire en image. " Un bien beau voyage. Merci, Gregoire ! Six35 : nouveau webJT hebdo" Ouch, ça sent la peinture " a été la première réaction d'un de mes collègues hier soir, après visionnage de ce premier numéro. Une nouvelle équipe réunie autour de Nicolas Voisin (par ailleurs créateur du PoliTIC' Show MAJ) a lancé hier un nouveau JT du web, baptisé le six35 et présenté par Magali Lacroze, étudiante en journalisme à l’ISFJ de Paris. Le concept : Ce sera " un JT participatif, alternatif, gratuit, citoyen, politique (rayez les mentions inutiles) ". Il sera diffusé tous les jeudis à 18h35 sur le site officiel et sur une série de médias partenaires (blogs et portails). La facture en est " classique ", à l'exception notable du lancement de chacun des sujets par un dessin de presse. Plutôt sympa. On attend avec curiosité les prochaines éditions. Panoramas méditatifsEncore peu de films sur le nouveau blog vidéo de l'artiste irlandais Kevin Flanagan, mais déjà une atmosphère.
Paisibles, méditatives, hypnotiques, des vidéos qui laissent deviner une menace glaçante, même dans les flammes. Profession : funéraire
Le Noël de Monsieur Geek (10)Voilà, nous y sommes. Les blogs info ou comment se tenir au courant des dernières âneries geek : Sans compter, bien sûr, tous les liens que vous découvrirez en surfant sur ces quelques sites, et qu'il serait bien trop long d'énumérer. Unerencontre.com poursuit le blog DatingWatchYouri, co-auteur du blog Dating Watch - qui modestement se veut être " un observatoire des sites de rencontre " nous écrit, suite à la publication d'un article documenté faisant écho à un reportage diffusé sur M6. Les auteurs sont aujourd'hui poursuivis en diffamation par Unerencontre.com.
Versac a écrit hier un billet sur le sujet. Le procès aura lieu mercredi prochain. Plus d'info ici et là. Merci, et bon courage à toi, Youri. MAJ 27.12 : Le procès a eu lieu. "l'accusation a joué sur le manque de validité des preuves apportées en raison du non recours à un huissier", dixit Youri. Qui s'est contenté au nom de DatingWatch de prêcher la bonne foi et l'évidence de leurs propos. Le bon point : le retrait des articles n'a pas été exigé, comme c'est normalement l'usage en cas avéré de diffamation. Verdict..... le 6 Février. Tetris TowerOn a récemment parlé de la Dexia Tower de Bruxelles, transformée en écran géant par le collectif LAb[au].
Et peut-être que certains d'entre vous se sont déjà amusés à jouer au fameux "morpion des voisins" qui consiste à prendre tous les noms et numéros de téléphone de l'immeuble d'en face, et à appeler au milieu de la nuit (si on réussit à allumer trois fenêtre en vertical, horizontal ou diagonal, on a gagné). A mi-chemin entre ces deux propositions, et inspirés par des étudiants russes fous furieux, les artistes urbains du Wooster Collective travaillent à un Tetris monumental jouable de la rue à partir d'un téléphone portable. Ludique, et totalement inutile, convenons-en, mais ne jugez pas trop rapidement ces street-artists et faites quand même un tour sur leur blog où vous trouverez d'autres pépites comme les Lego graffeurs, les graffs en Braille et tout un tas de chouettes photos d'interventions urbaines du monde entier. Y a-t-il une vie après Pointblog ? 3 questions à Gilles KleinTrois questions... à Gilles Klein, qui vient de fermer définitivement Pointblog.com (créé en 2003 par Cyril Fiévet et Emily Turrettini), magazine pionnier sur et autour du blogging, pour continuer à bloguer sur LeMondedublog.com. Pourquoi, comment ? 2. Dommage quand même que les billets ne soient plus disponibles. N'y avait-il pas de solutions autres que la migration de tes archives sur une nouvelle url ? C'était une nouvelle url ou rien... J'ai les droits d'auteur sur mes billets, soit les 3/4 de ce qui a été publié. Je ne pourrais reproduire les billets des autres auteurs qu'avec leur accord formel. J'aurais préféré que tous les billets y soient bien sûr. 3. " Pointblog.com n'est plus. Vive le mondedublog.com. " Pourquoi un nouveau blog sur le monde du blog ? Pourquoi ? Par passion, par plaisir. Comme n'importe quel blogueur assidu, comme n'importe quel journaliste qui aime son métier. Une passion qui m'habitait sur les BBS, avant Internet, et qui me réveille tous les jours depuis 1994. Avant c'était le magazine du blogging, maintenant c'est le quotidien du blog, des réseaux sociaux et du Web 2.0, cela officialise l'ouverture que j'avais pratiqué compte tenu de l'évolution rapide que nous constatons. Des nouveautés ? Disons que je me sens plus léger, plus d'épée de Damoclès sur la tête, mais que pour l'instant, j'essaie de corriger les bugs du nouveau site, les défauts de présentation, en écoutant les conseils ou les demandes de lecteurs et d'amis, avec de l'aide technique venue de France, de Belgique, du Luxembourg et d'ailleurs. Aide sans laquelle rien n'aurait été possible. J'espère que l'audience reviendra, et qu'un peu de publicité me permettra de couvrir les frais. Beaucoup de "je" désolé...." Merci, et bonne chance. Pour juger sur pièce, l'aventure continue ici. Mariés à la merComme dans tout projet quotidien, il y a du bon et du moins bon dans Married to the sea, mais c'est le prix de l'addiction.
Des dessins old-school assortis de commentaires cyniques par Drew et Natalie qui ne sont pas sans rappeler les détournements situationnistes chers à nos coeurs rebelles. ![]() I'm a zombie girl in a zombie worldC'était il y a quelques jours, et gouleaux que nous sommes (ce terme n'existe pas), on était même pas au courant. Ca n'a pas empêché la Ferme du Buisson de présenter l'installation "TXT of the living dead" conçue par Paul Notzold, et qui proposait au public d'envoyer des sms afin de réécrire les dialogues de la cultissime Nuit des morts vivants de Romero. Enfin... Plutôt de remplir des bulles de texte savamment incrustées sur des images choisies du film.
Le résultat, vous le voyez, va de « très chouette » à « oué bof », et on serait plutôt tentés de vous encourager à jeter un œil à toutes les autres productions de Paul Notzold, elles aussi à base de sms, parce que souvent, dans les performances qui exigent l’intervention du spectateur, il vaut mieux pouvoir choisir son public plutôt que la performance en elle-même. Coincée sur un poney
Dans la peau d'une autisteAprès plus de 300 000 visiteurs, on ne peut pas dire que la vidéo de Amanda M. Baggs soit une découverte, mais sa puissance visuelle, sonore et intellectuelle mérite sans aucun doute qu'on s'y attarde à nouveau.
Amanda Baggs est autiste, ce qui ne l'empêche pas de tenir un blog et surtout de réaliser des vidéos impressionnantes, qui nous replongeraient presque dans la nostalgie des oeuvres de jeunesse de Sadie Benning. Même maîtrise innée de la caméra, même réflexion sur l'usage de l'image et du journal intime filmé, avec en prime une vision authentique et surprenante de l'autisme, expliquée par celle qui en est la représentante, en même temps que la victime. "In my language" met une gifle à la grande majorité des vidéastes amateurs qui postent des inepties sur YouTube et consors, et démontre comment on fait du cinéma, et surtout à quoi ça sert. Californi(com)bustion![]() Il y a un peu plus de six mois les collines d’Hollywood étaient en flammes. Cette semaine c’est tout le sud de la Californie qui est en proie à de multiples incendies plutôt musclés. Sur l’ensemble des networks de la côte ouest, qui couvrent en heavy rotation l’épopée quasi apocalyptique, le cap du jour d’après se profile doucement. Los Angles Times a, d’ailleurs, mis urgemment en place une googlemap de crise. Du cœur des sinistres, avec, entre autres, les fils sandiegofire, harrisfire, firestorm, brushfire sur Flickr, aux images satellite de la NASA plus globales, en passant par les informations permanentes diffusées par le Los Angeles Fire Department et les blogs dédiés qui se créent à la louche, l’expérience extatique et sensorielle de la simulation au sens baudrillardien, nous entraîne, une fois encore, vers l’Illusion de la fin.
Travailler plus pour jouer plus En ce jour de grève, autant ressortir les classiques, surtout quand à force d'être diffusés, ils en ont perdu jusqu'au nom de l'auteur.Donc si vous croisez sur un blog quelconque la série de photos intitulée "Toys factory in China" ou un truc dans le genre, sachez qu'il s'agit en réalité de fragments de l'installation-photo de Michael Wolf originellement nommée "The real Toy Story" et qui a été réalisée en novembre 2004 à la galerie John Batten de Honk Kong. En plus de la série de photos prise dans cinq usines à jouets de la province de Guangdong, l'artiste avait recouvert la totalité des murs de la galerie avec 16 000 petits jouets made in China. A l'époque, il essayait d'attirer l'attention sur l'incroyable suprématie des jouets chinois sur le marché américain, en mettant en parallèle les visages des ouvriers et surtout leurs conditions de travail. Son installation n'a pas particulièrement marqué les esprits... jusqu'à ce que le géant du jouet Mattel soit contraint de rappeler à 3 reprises cet été plus de 21 millions de jouets fabriqués en Chine. C'est là que les photos de Michael Wolf ont commencé à se propager à vitesse grand V sur les blogs anglophones, et bien entendu, de blogs en blogs et de forward en forward, le nom du photographe lui-même, négligeable, a fini par disparaître à son tour, ainsi que les images de l'installation. N'a subsisté que ce qui frappait le plus l'inconscient collectif des jeunes américains à la fibre politique super-développée, à savoir les 25 visages souriant des ouvriers chinois présentant leurs jouets. Au départ une installation qui pointait du doigt la sur-consommation américaine au détriment des travailleurs de pays ne bénéficiant pas des mêmes protections sociales, le web a transformé "The Real Toy Story" en critique pure et simple du régime chinois. Ou comment se laver les mains tout en ayant l'air de militer. |
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