L'actualité me permet d'enchaîner sur Alan Turing (1912-1954). Tout d'abord, il y a une confusion à lever : on associe généralement le monde digital à des suites de zéros et de uns servant à stocker l'information, les fameux bits introduits par Claude Shannon. Mais avant que l'information ne soit stockée sous forme binaire, il y a un ACTE : celui qui fait passer la Machine de Turing d'un état à un autre. La Machine de Turing met en scène cet acte de manière minimaliste, dans une sorte de théâtre conceptuel de la pensée.
Je ne crois pas qu'il soit inutile de relire tout ça, alors que notre parole semble devenue impuissante à l'ère de la globalisation (on aura compris qu'il s'agit de la parole en tant qu'acte). Comme je l'ai évoqué dans mes posts précédents, la question de la performativité refait surface aujourd'hui avec de nouveaux enjeux et un nouveau dilemme : comment sortir du village global, transformé en prison panoptique du discours?
Prochains précurseurs : George Perec et Marcel Benabou
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