Parmi les grandes figures de ma mythologie personnelle, peu d'artistes prennent autant de place que William Seward Burroughs (Don DeLillo, Murakami Ryû... ?)
Il est l'outsider par excellence, le "génie empoisonné", le "parrain", le "gentleman junky". Celui qui a su ajouter un peu de "danger" à l'aventure beat (le futur réactionnaire Jack Kerouac, sa bière, sa "moman" et "sa route", "Ohm mama shiva-Ginsberg" et son bandonéon...) Ecrivain sulfureux, champion des avant-gardes littéraires (Burroughs l'homme du couper/coller, l'écrivain qui haïssait les mots...), maître es-parano d'une intelligence aiguë, doté d'une vision d'une actualité pénétrante. Auteur largement incompris sur nos terres (grand moraliste à sa manière, un peu... tordue), Burroughs peut se targuer d'avoir laissé une œuvre toujours à découvrir, à décrypter... Tout est dit, rien n'est compris, rien n'est vrai, tout est permis ! A lire pour les bilingues parmi nous, le numéro spécial de la Grey Lodge Review (merci à Remi Sussan pour ce lien précieux). Extrait : "La race humaine est attaquée par une sorte de cancer de l'esprit. Quelque chose suce l'esprit humain à sec et l'a déjà sucé pendant les deux cents dernières années. Qui est responsable? Occupez-vous des parasites, les êtres malins qui menacent dans les couches les plus profondes de l'inconscient..." ou encore, DU SON !!! Où Burroughs lit ses textes, avec ce timbre inimitable...
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