
Jadis, elle était la scène des orateurs et de leurs performances, aujourd'hui la Cité est à la merci des
Freewaybloggers. Ces «afficheurs guerilleros», comme ils s'autodéfinissent, s'approprient la ville pour faire passer leurs revendications anti-guerre, anti-Bush. Leurs slogans (
«personne ne mourait quand Clinton mentait»,
«tu peux récupérer mon arme, elle est entre les doigts de mon enfant mort») ornent les ponts ou les autoroutes, détournent les omniprésents panneaux
God Bless America en
God Less, légendent «not in our name», photos de prisonniers irakiens cagoulés à l'appui. Ils ont déjà envahi Los Angeles et toute la Californie du Sud, prolifèrent à New-York et comptent prendre Boston d'ici fin juillet, lors de la convention du Parti Démocrate.
Un activisme urbain qui n'est pas sans rappeler
The Billboard Liberation Front, l'un des plus vieux groupuscules du genre puisqu'il brave les majors publicitaires depuis la fin des seventies.