Après rue 89 (et son fameux mur), c'est au tour d'Agoravox de demander l'aide financière de ses lecteurs. "Le modèle publicitaire, en perte de vitesse, ne permet plus d’assurer la survie du média, bien que l’audience du site soit toujours au rendez-vous", indique dans une tribune son fondateur Carlo Revelli.
Le site participatif qui réunit 330 000 visiteurs uniques par mois (selon Nielsen Mediamétrie) connaît le même problème que la plupart des pure players : l'absence de modèle économique viable.
L'idée de faire payer les contenus, très en vogue en ce moment chez les éditeurs de presse, est difficilement conciliable avec le modèle éditorial participatif choisi par Agoravox. Du coup il en appelle à ses lecteurs.
S'il passe l'hiver, Agoravox pourrait pourtant bénéficier de l'extension d'un certain business model français de la presse : dès 2010, l"Etat prévoit d'octroyer 20 millions d'euros aux editeurs de presse en ligne, qui bénéficieraient petit à petit d'un statut approchant celui des acteurs du "print".
"Nous ne savons pas encore comment ces aides seront distribuées, selon quelles règles et avec quelles contraintes, ni si AgoraVox pourra en bénéficier le cas échéant. Mais d’une manière générale, nous pensons que les médias ne doivent pas dépendre des subventions de l’Etat, sauf s’il s’agit d’une aide de transition ponctuelle versée sans critères discriminatoires.
Les médias ne doivent pas vivre sous perfusion permanente, indique Carlo Revelli.
Plutôt que d'attendre l'aumône de l'état, c'est vers un modèle américain en pleine croissance que se tourne Agoravox : le fundraising. Le site a déjà un statut de fondation et aimerait bénéficier des dons que réussit à réunir ses homologues américains de Propublica ont réussi à réunir.
"Ces actions de mécénat auraient pour but de relancer et faire revivre en ligne le journalisme d’investigation et nos enquêtes participatives" explique le fondateur.
Comme les dons que le site espère de ses lecteurs (vous pouvez en faire un en suivant ce lien) ces actions de mécénat sont largement défiscalisées.
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Les médias "alternatifs" sont peut-être différents et pour certains de beaucoup avec les mass-médias.
Il n'en reste pas moins contrôlés par des individus pris dans les mêmes engrenages.
Ceux-là même qui créent des relations sociales, des "compartiments culturels"...
Ceux-là même qui nous parlent en croyant mieux le faire que ceux qui n'ont pas la parole.
Qui pensent parler avec mieux d'argumentation, de vérités.
Les médias dans leur généralité quasi-globale sont sur un schéma non participatif.
Où le nouveau modèle d'interaction (internet) entre les groupes & individus n'est pas ou peu pris en compte.
Très peu de sites ont tenté des paris de réelles participation.
Vers un plus large et constructif échange et non pas sur un fonctionnement de relais entre groupes / individus. (et individus / individus, groupes / groupes)
Le potentiel d'interactivité et de fusion de groupes vers une meilleure compréhension mutuelle n'est qu'a ses balbutiement a travers ce média qui est internet. L'histoire montrera si un nouveau modèle finira par s'appliquer a cette nouvelle technologie.
Et non pas cet ersatz de communication.
Bien sur, je suis complètement hors propos sur Agoravox : quelle ironie de voir 330 000 visiteurs / mois sur son site et être en difficulté financière.. Toute la question de la maturité de l'échange a valoriser...
Merci
a+
Ben