Aeiou, le blog de Flu. Blog !

Archives > Janvier 2009

Objectified : la créativité quotidienne du design industriel

Posté par Jordan le 31.01.09 à 14:47 | tags : design, cinéma

Le documentariste américain Gary Hustwit avait signé en 2007 un passionnant long-métrage intitulé Helvetica, qui mesurait avec tact l'impact de la typographie, et de la célèbre police en particulier, sur la "culture visuelle" moderne. Avec Objectified, son nouveau film, le réalisateur/producteur indépendant part à la rencontre des hommes cachés derrière les objets manufacturés qui font notre quotidien, des expressions et des circonscriptions de leur créativité. Qu'est-ce que ces choses disent de nous, et qu'est ce que la manière dont elles sont conçues peut nous apprendre de nos sociétés ? C'est dans quelques mois seulement que nous pourrons découvrir les pistes de réponses d'Objectified, mais Gary est malin et il est déjà possible pour les intéressés d'en discuter sur un joli blog. Gary est même très malin, et nous invite à devenir "Objectifiers" : participez au financièrement du film, recevez des cadeaux et admirez votre nom au générique… Une communication bien pensée.




Semaine du 24 au 30 janvier

Posté par Edouard le 30.01.09 à 19:03 | tags : nombriliste

Christian Mahieux, co-fondateur et porte-parole de SUD-Rail, est le nouvel ennemi de Nicolas Sarkozy depuis qu'il a démenti la célèbre phrase du président : "quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit". On dit même qu'il aurait inventé la grève de 59 minutes pour surfer sur Flu...

 

Parole, Parole : La redevance augmente... et Jean-François Copé est toujours vivant.

Junge is massive : Transes évangelistes plus drum'n'bass, un cocktail explosif.

Honey Moun : Koh Lanta sans Moundir, c'est comme Paris sans la Tour Eiffel.

Gilr Fight : En Angleterre, même les jeunes filles elles aiment la castagne.

Joy Division fait son cinéma : Déjà trois films sur un groupe qui aura vécu quatre ans ? Flu décrypte.

La tentation du Christ : Jesus est partout, même dans le porno.

Super Size Me : Pourquoi McDo ne connaît pas la crise.

Usurpateur : Goya n'a pas peint le Colosse. Et Royal n'a pas inspiré Obama... 

Hoax : Joaquim Phoenix rappeur ? Un canular en puissance.

Guerre des roses : Quand Sego repasse devant Martine comme madonne de l'opposition.

Mille sabords : Daniel Craig en Rakham le Rouge dans l'adaptation de Tintin sur grand écran, ça promet.

Barack à la cool : La veste n'est plus de rigueur à la Maison Blanche. Encore l'effet Obama.

Angoulème chaud : Le festival de la BD dit merde à la crise.







Le Feltron nouveau est arrivé

Posté par Troudair le 30.01.09 à 09:47 | tags : data mémoire, surveillance
Et il est pliable.
Troisième édition, après 2006 et 2007, The Feltron 2008 Annual Report est le résumé en chiffres de l'année passée par Nicholas Felton.


On y apprend, entre autres moyennes, courbes et graphiques, que l'individu a été malade 4 jours, qu'il a pris le métro 545 fois, l'avion 12 fois ou encore qu'il a vu Michael J. Fox une fois.
A mi-chemin entre entreprise de paranoïa-hypocondrie et auto-surveillance, le projet continue d'interroger les outils de captation et de publication de nos activités privées.
Aujourd'hui conçu "à la main", le Feltron Report demeure la vision pas si lointaine d'une société du contrôle volontaire où chaque donnée chiffrée qui compose notre vie sera automatiquement consignée et/ou rendue publique.


La quête de qui nous sommes, à l'heure de la suprématie scientifique et informatique, doit-elle nécessairement se passer de réflexion et d'imaginaire pour ne se résumer qu'à un étalage de chiffres qui nous sont propres ? Et si jamais on parvenait à consigner vraiment tous les chiffres, toutes les données personnelles d'un individu particulier, est-ce que cet inventaire sera la fidèle représentation de l'individu en question ?
Le tout, dans ce contexte, semble encore et toujours bien loin de la somme de ses parties.



Sortir avec un banquier

Posté par Troudair le 29.01.09 à 09:15 | tags : blogs, loufoque
En ces temps excités où nous vivons, ce qui était grand hier peut devenir petit aujourd'hui, ce qui était à la mode devenir ringard, et ce qui était gratifiant honteux.
Sortir avec un banquier, par exemple, a longtemps été le gage d'un statut social élevé, avec tout ce que cela compte de fêtes aux champagne, de vacances à Malibu et autres séances de shopping en roue libre.
Mais il y a eu la crise, et la récession, et tout s'est envolé.
Du côté de nos amis banquiers, pas de problème. Ces têtes brûlées, ces aventuriers du DOW JONES, ces guerilleros du prêt à la consommation avaient ça dans le sang. Ils connaissaient le risque, encaissaient les défaites, et savent aujourd'hui se relever mieux que le phénix des cendres de leur propre décrépitude.


Mais quid de leurs petites copines ?
Abandonnées, vivres coupées, redevenues personne quand hier elles étaient quelqu'un...
Voilà pourquoi deux de ces jeunes femmes ont décidé de surmonter leur désespoir, et de se réunir pour partager leur détresse.
Le site dabagirls.com (DABA = Dating A Banker Anonymous) est donc un blog thérapeutique, un point de rencontre où toutes ces malheureuses se confient et se souviennent ensemble à quel point c'était mieux avant. BR comme elles disent... Before Recession.

Lisez leurs histoires, compatissez, et plaignez les premières victimes de la crise, condamnées à troquer leurs dîners aux chandelles par des kebabs sauce blanche, leurs sacs Gucci contre des cabats Leader Price... Et comme Thiefaine en son temps, comprenez bien que "les temps sont durs, c'est pas mariole, vivement que revienne le choléra".



Guitar-hero en JDVELH

Posté par sumoto.iki le 29.01.09 à 00:26 | tags : jeux video
Champion of Guitars de Bill Meltsner propose une énième dérivation de Guitar-Hero. Mais l’originalité de cette version est qu’elle transforme le jeu de rythme en fiction interactive. Disponible en version abandonware Z-Machine (machine virtuelle pour jeu d’aventure Zork) et online en javascript, CoG permet de rentrer dans la peau d’un joueur de Guitar-Hero qui joue à être … (guitariste). La perspective fictionnelle précède-t-elle le solo ?



Ça tourne à Nollywood

Posté par Gflu le 28.01.09 à 21:55 | tags : photo, cinéma, zombies

"Nollywood est la troisième plus grande industrie cinématographique dans le monde, sortant sur le marché entre 500 et 1000 films chaque année. Chaque film retranscrit la culture africaine et s’inspire des contes jusqu’alors colportés par la tradition orale". Le tout recyclé avec moult gimmicks de la culture occidentale (zombies, vampires, action heroes etc.).
Aperçu avec cette série photographique de Pieter Hugo en forme de portrait halluciné du cinéma nigérian. L'habitude est telle de recevoir de cette partie du monde des images de corps disloqués que naît un malaise certain. "Et pourtant, ça tourne" serait-on tenté de s'écrier, réjoui, terrorisé, en pleine aporie.
(via le blog PHOTO.fr)



Baptazia : prêches et drum'n'bass

Posté par Jordan le 28.01.09 à 07:34 | tags : vidéo, remix, musique

Le 784ème album remixé de Jay-Z aurait pu nous faire croire que le mashup est un genre épuisé. Il n'en est rien, le secret du mélange savoureux résidant simplement dans le choix tordu original de ses sources.

Airloaf l'a bien compris, et a compilé d'étonnantes images de sermons baptistes et autres transes évangéliques, rythmées par d'implacables beats drum'n'bass. Le résultat : Baptazia, une série de vidéos hypnotiques, drôles et effrayantes.

 

 

 




L'administration Bush : pas si déconnectée ?

Posté par Jordan le 27.01.09 à 12:53 | tags : politique, facebook, flickr, surveillance

Les technophiles du monde entier rêvent de l'über-Blackberry à 3500$ de Barack Obama et saluent l'arrivée au pouvoir d'un président connecté (un "Franklin Roosevelt 2.0", selon The Huff) qui compte tirer profit des nouveaux outils utilisés pour sa campagne.
Mais sont-ils si "nouveaux" ? L'administration Bush était-elle si has-been ? Détrompons-nous, et n'en profitons pas pour noircir le bilan déjà bien terne de W.. Pendant les huit années que ce denier a passées au pouvoir, le web a permis : à l'Institut national de la propriété industrielle américain de faire du crowdsourcing pour examiner les demandes de brevets, à la bibliothèque du Congrès de partager des collections et documents sur Flickr, au FBI de diffuser ses widgets, qui font fureur sur la blogosphère patriote et/ou sécuritaire, au Département des Affaires Étrangères d'avoir sa petite encyclopédie interne, Diplopedia - histoire de vérifier avant une interview qui gouverne le Pakistan, et si c'est un méchant -, ou encore à la CIA de recruter sur Facebook.
Initiatives louables mais pas toujours appréciées, d'aucuns s'insurgeant par exemple contre la présence de l'agence de renseignements sur le réseau social (CIA out of Facebook). Tandis que d'autres posent la vraie question : Who needs the CIA when you have Facebook!




Micro-blogging à la mer

Posté par Easywriter le 25.01.09 à 21:56 | tags : réseaux sociaux, twitter

Belle idée que celle qui consiste à inverser la proposition de Twitter. Plutôt que d'inciter au partage calculé de sentiments ou vues d'esprits fatalement biaisés, Big nothing invite à la franchise de manière poétique.
Chaque message est posté une seule fois et à un inconnu. En échange vous recevez un morceau d'intimité qu'un autre inconnu (à jamais) balance à la mer.
Privilégiant l'émotion fugace, le site ne permet de ne conserver aucune trace.




La semaine du 17 au 23 janvier

Posté par Edouard le 23.01.09 à 19:35 | tags : nombriliste
Laure Manaudou a décidé de prendre une année sabbatique pour surfer tranquille sur Flu et trompe la presse en envoyant son sosie dans les rues de Marseille...

 

Hygiène de Wii : Wii Fit fait-il vraiment maigrir ?

Benjamin Button vs Forrest Gump : Le film nommé 13 fois aux Oscars nous rappelle quelque chose...

C'était mieux avant : Le vinyle résiste à l'ouragan numérique. Nostalgie quand tu nous tiens.

TF1 History X : Jean-Claude Narcy, Aretha Franklin et les champs de coton...

Rat de bibliothèque : Voleur de livres rares, un nouveau genre de délinquance.

Le grand détournement : Les pro-life US récupèrent l'élection d'Obama.

Humour belge : Canal Presque... drôle

Prince Jean bientôt courroné ? : Une pétition pour que le fiston Sarko remplace Fillon.

Croute russe : Poutine joue les artistes peintres, au secours.

C'est pas ma faute à moi : Si j'essaie de chauffer des internautes sur youtube en jouant à Lolita...

Lost remet ça : Et pendant ce temps, Moundir s'est fait ejecté de Koh Lanta, sniff.

50 jobs pire que le votre : Pire que billetiste à Fluctuat ?




La pire nouvelle de l'année

Posté par Troudair le 22.01.09 à 09:12 | tags : cinéma

Et pourtant, on est encore en janvier, vous me direz ! Mais là, c'est tout simplement pas possible, et déjà sur les forums des geeks du monde entier bruisse le son de la révolte.
Que dis-je ? De la révolution.
Parce qu'on peut nous faire avaler n'importe quoi, à nous autres mangeurs de pop-corn débattant sans fin sur le fait qu'un zombie doit marcher ou courir. On peut foutre en l'air Dragon Ball, vider Terminator de son thème musical culte, ou encore laisser à Brian Yuzna le soin de réaliser TOUTES les adaptations ciné de Lovecraft, et nous ne bronchons pas. Mais ce qui se profile pour 2009-2010 n'est pas une faute de goût de plus, non. C'est un attentat. Un sacrilège qui justifie la prise des armes et l'érection de bûchers, l'action directe et la croisade contre un Axe du Mal qui désormais a un nom : Roland Emmerich.

Car oui, messieurs dames, c'est ce que vient d'annoncer Colombia Pictures : Fondation, le cycle ultime d'Isaac Asimov sera bel et bien adapté à l'écran par le réalisateur de Godzilla, Independance Day, j'en passe et des meilleurs...

Et si dans le dictionnaire, Messieurs Robert, Larousse et consors recherchent un exemple à inscrire pour le terme "hérésie", il est tout trouvé.
Ainsi, comme je le disais, partout sur la toile, les forums s'agitent, les grèves de la faim commencent et les suicides collectifs s'organisent afin de protester contre la plus scandaleuse idée jamais sortie d'un studio hollywoodien. Et on a beau vérifier le calendrier, nous ne sommes pas le 1er avril, et ce cauchemar que nous vivons est bien réel.

Du coup, comment ne pas interpréter ce choc, cette ombre qui s'avance sur la communauté SF ? Comment ne pas ouvrir les yeux et comprendre que voilà, nous y sommes. Que les métaphoriques 100,000 années de chaos et d'horreur promises à l'Empire vont bientôt débuter ?

Alors pour finir, je n'aurais qu'un seul cri, une seule supplique qui pourrait nous faire garder espoir : Hari Seldon, où es-tu ?!?




Le robots.txt d'Obama

Posté par Gflu le 21.01.09 à 14:00 | tags : politique

L'équipe de Barack Obama a sans aucun doute le génie de chuchoter à l'oreille des nerds. Le blog de Jason Kottke nous apprend que le fichier "robots.txt" de la Maison Blanche a été modifié aujourd'hui. Kesako, robots.txt ? C'est un fichier "placé à la racine d'un site web, permettant au webmestre d'indiquer les ressources du site qui ne doivent pas être prises en compte par certains ou par tous les robots, tout en restant accessibles par les navigateurs" (Wikipedia). Les ressources listées n'apparaissent donc pas dans les moteurs de recherche. Au temps de George W. Bush, ce fameux fichier robots.txt ressemblait grosso modo à quelque chose comme ça :


Un simple aperçu... puisque la liste des fichiers exclus s'allongeait sur 2400 lignes ! (liste complète ici).

Avec Barack, le robots.txt du site Whitehouse.gov se résume à deux petites lignes :

Traduction informatique : les moteurs de recherche peuvent parcourir tout le site, sauf les "fichiers inclus" (cela pour ne pas doublonner les textes déjà crawlés dans les pages principales).
Traduction politique : avec Obama, on ne vous cache rien on vous dit tout.

Un geste plus symbolique qu'autre chose, et que seuls les nerds les plus irrécupérables auront perçu. Seulement voilà, à l'époque de Digg et de Twitter, les nerds sont des faiseurs d'opinion qu'il faut soigner... si possible à coups de signaux cryptiques ou de messages pour initiés. Quoi qu'elle en dise dans Le Monde - "J'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés" - Ségolène Royal a encore une marge de progrès importante.



1 millimètre par jour

Posté par Troudair le 21.01.09 à 09:39 | tags : photo
Malgré ce titre équivoque, vous n'apprendrez pas ici comment gagner ou perdre le moindre centimètre sur une partie quelconque de votre anatomie.
1 millimeter a day est en effet le titre de l'expérience technique et artistique du photographe Chris Hornbecker qui depuis un an, prend une photo par jour avant de se coucher.

1 millimeter a day / 30mm

Rien de bien révolutionnaire à première vue... sauf que la règle imposée par l'artiste depuis le 1er janvier 2008 exige de débuter les prises de vue à l'aide d'une focale de 14mm et d'augmenter cette valeur d'un millimètre par jour, jusqu'à atteindre aujourd'hui même les 400mm de son téléobjectif le plus long.

Tous les photographes vous le diront : avec un même sujet, prendre une photo au 30mm et une au 300mm n'a vraiment rien à voir. Rétrécissement de la profondeur de champ qui entraîne un écrasement de la perspective, lignes de fuite qui se courbent avec un objectif plus court, etc., l'aspect graphique d'une image censée représenter idéalement le réel varie fortement selon l'optique utilisée, sans oublier le choix du modèle lui-même, qui bien souvent oriente l'utilisation d'une focale ou d'une autre. Quel intérêt, au pied d'un silo à grains qu'on veut prendre en entier, d'utiliser un objectif de 250mm et s'obliger ainsi à reculer de 200 mètres ?
1 millimeter a day / 398mm

C'est cette réflexion que Chris Hornbecker soumet au visiteur en s'imposant une longueur de focale fixe par jour, une réflexion dont l'apparence purement technique dissimule un enjeu esthétique majeur, à l'heure où la grande majorité des photos sont désormais prises à l'aide de téléphones portables à la définition certes importante, mais aux focales tristement courtes.
Le monde s'écrase, les images sont globales, et l'esthétique documentaire mange chaque jour un peu plus ce qui restait d'artistique et d'humain dans la représentation du monde.



Empreinte écologique de Google bis : bouilloires électriques vs. machines à laver

Posté par Gflu le 20.01.09 à 16:23 | tags : google, environnement
Pour faire suite (avec un peu de retard) à ce billet, signalons la réponse officielle de Google (cf. Official Google blog), qui a mal encaissé semble-t-il l'accusation de boulimie énergétique qui lui était faite par Alex Wissner-Gross. A l'aune de ces propres mesures, la firme prétend qu'une requête Google génèrerait l'équivalent de 0,2 g de CO2, soit sensiblement moins que les 7 g mesurés dans l'étude précédemment citée. Et Google de rappeler son engagement pour le développement durable à travers sa fondation Google.org, mais aussi via la création d'un groupe d'industriels souhaitant faire progresser le "smart computing". Bataille de chiffres, bataille d'images : une requête moyenne consommerait selon Google 0.0003 kWh (création de l'index comprise), soit 1k Joule, soit l'équivalent de ce que brûle un organisme humain en 10 secondes. L'équivalent en empreinte carbone représenterait ainsi 0,2 g de CO2 : 1000 fois moins qu'une voiture roulant 1 kilomètre et répondant aux critères écolos de l'UE. Donc : un kilomètre en voiture = 1000 requêtes Google. Vous en voulez encore ? La consommation annuelle d'un utilisateur moyen de Google correspondrait à... une machine à laver. Moralité ? A défaut de pouvoir mesurer ou contre-expertiser les chiffres donnés par les différents protagonistes, on s'interrogera sur le bilan carbone de cette polémique (nombre de requêtes Google pour croiser les données, nombre de billets de blogs postés sur le sujet, nombre de bannières de pub affichées par le Times, nombre de cafés - ou de thés - ingurgités par les services marketing de Google, etc.).



Paris augmenté

Posté par Troudair le 20.01.09 à 09:32 | tags : remix, web-réalité, media art, mobilité
Lancé à l'été 2008 par le collectif Microtruc, le projet DCODD se propose d'apporter un regard nouveau sur les lieux familiers de la capitale.
Chaque artiste invité compose une playlist vidéo que le promeneur découvre en scannant à l'aide de son téléphone portable des codes 2D disposés dans les espaces publics (mode d'emploi ici).


Quatrième invité du projet, le plasticien et vidéaste Yroyto a orienté sa recherche sur la thématique construction/déconstruction et propose ainsi une série de vidéos composées à l'aide de Pure Data qui revisitent les architectures des lieux questionnés (Place de l'Odéon, Place d'Italie, Place Gambetta, etc.). Lieux de passage et d'imaginaires, les places sont au coeur de cette proposition urbaine et même si les vidéos sont accessibles en ligne, il est évident que la pleine compréhension du projet ne peut se faire qu'in situ, téléphone à la main, dans une position où l'oeuvre vidéo entre en collision avec le réel qu'on a sous les yeux.



Copains d’pouvoirs

Posté par sumoto.iki le 19.01.09 à 23:12 | tags : réseaux sociaux, facebook, politique
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A quelques heures du changement de propriétaire de la Maison Blanche (il vous reste un peu de temps pour peaufiner le discours d’investiture d’Obama), LittleSis permet d’appréhender toutes les relations qui se nouent entre personnalités des mondes politique et du business. Fraichement sorti des cartons de la Sunlight Foundation, qui a déjà menée une vaste campagne de transparence sur l'utilisation de l'argent public aux Etats-Unis, ce trombinoscope alimenté par des citoyens scrupuleux donne à pister toutes les dérives du et des pouvoirs.




Semaine du 10 au 16 janvier

Posté par Edouard le 16.01.09 à 19:31 | tags : nombriliste

A quelques jours d'abandonner le bureau ovale de la Maison Blanche au profit de Barack Obama, George Bush compte les minutes en surfant sur Flu.

 

La jambe de Sarah Bernhardt : On l'a retrouvée... en fait non.

Jupe courte, bourse haute : Quand la mode nous renseigne sur la santé de l'économie.

Google Prado : Les plus belles pièces du musée madrilène dispos sur Google Earth.

La peinture blanche contre le réchauffement climatique

Les Américains lisent plus : Oui, mais quoi ?

Wii, l'arnaque continue : Taper sur la console Nitendo, on adore ça.

Ces groupes qui ne doivent pas se reformer : La notule la plus dangereuse du web français. 

Manif de flic online : La maison poulaga proteste sur le net.

Bush va leur manquer : Enfin, il paraît...

Taxi Driver : L'autobiographie de Samy Naceri ne sortira pas.

Canal moins de Daily Show : Rendez-nous Jon Stewart !

Le double effet Obama : Les pro-armes américains font leur stock avant l'investiture de "Super Barack".

Angevin censuré ? : Dire du bien de Sarko, c'est pas correct.

Le calendrier terroriste :  Ben Laden, c'est mieux que les chatons.




Papapapi

Posté par Troudair le 16.01.09 à 08:05 | tags : littérature, flash, vidéo
Jérôme Poloczek, alias Popovchka, nous propose son film lettriste Papapapi en nous demandant de le relayer si ça nous intéresse.
Alors non seulement ça nous intéresse, mais on encouragera aussi chaudement nos lecteurs à visiter plus en détails le site de l'individu qui sévit aussi bien dans les domaines littéraires, graphiques et vidéos, avec une préférence marquée pour le verbe.

Le film "Sur le couteau" par exemple, déroulé lancinant du texte du même nom, égraine le quotidien d'une jeune femme sur laquelle plane une menace colorée. Il vous suffira de quelques minutes pour pénétrer cet univers singulier, surréaliste et crédible.

Et enfin, on notera que pour une fois, l'utilisation du Flash n'est en rien un gadget graphique, mais se met cette fois au service de l'auteur en conditionnant le rythme de lecture, c'est à dire en le ralentissant. Merci Jérôme !



Ca plane pour moi

Posté par Troudair le 15.01.09 à 07:44 | tags : vidéo, inventions
Si on vous dit que des hommes caressent le rêve de voler comme des oiseaux, vous trouvez ça beau et poétique.
Mais si à la place, on vous dit que d'autres ressemblent à des écureuils volants, c'est tout de suite moins glamour... Et pourtant...

 
Via William Gibson... hum



Klein par satellite

Posté par Troudair le 14.01.09 à 08:20 | tags : google, cartographie, media art
L'oeuvre en ligne "Blue Monochrome" de Jan Robert Leegte est une oeuvre multiple.
Si directement, elle évoque bien sûr la célèbre série de toiles d'Yves Klein, sa conception doit beaucoup plus à Marcel Duchamp qu'à tout autre artiste.


Ce ready-made du XXIe siècle se compose en effet de quelques interventions minimales de l'artiste, dont la principale aura été de donner un titre à son oeuvre, le reste étant constitué d'une série d'actions que tout habitué du web est amené à effectuer régulièrement.


Ainsi, et avant tout "Blue Monochrome" est un nom de domaine et ce nom est la seule intervention "littéraire" de l'artiste. Il définit à la fois le titre de l'oeuvre - toujours présent dans la fenêtre du navigateur du spectateur - et chose peut-être la plus importante, il impose à l'artiste de payer pour que cette oeuvre gratuite existe.

Ensuite, l'action de Jan Robert Leegt se limite à l'intégration dans sa page de l'API de Google Maps, soigneusement configurée grâce à des coordonnées (longitudes et latitudes) qu'il avait préalablement sélectionnées et qui nous projettent quelque part au milieu de l'Océan Pacifique.



Rien de ce qui apparait sur bluemonochrome.com n'appartient donc à l'artiste, qui n'a d'ailleurs pas pris la peine de supprimer les indications de copyright de Google et de la NASA, elles-mêmes parties intégrantes du projet. Et contrairement à beaucoup d'oeuvres d'art numérique ou en ligne, le code lui-même de l'API n'est pas une création originale. Tout comme chez Marcel Duchamp et ses ready-made, le geste artistique majeur de Jan Robert Leegt aura donc consisté à pointer du doigt un contituant de notre environnement quotidien en associant une url à des coordonnées géographiques.

De fait, l'effet produit chez le spectateur qui découvre l'oeuvre est d'autant plus saisissant, puisque dans un premier temps, face à ce bleu granulé, on pourra s'extasier devant la prouesse d'avoir appliqué Google Maps à une toile de Klein, pour finalement découvrir que ce bleu qui s'étend sur toute la surface de notre écran n'est rien d'autre qu'une vue recomposée des fonds marins telle que Google Maps les affiche.

La perturbation dans la compréhension de ce qu'on voyait (et qu'on connaissait déjà) n'est venue que de sa dénomination et de cette fameuse url plongeant dans l'histoire de l'art pour nous faire voir sous un autre angle une image anodine qu'on avait déjà vue mille fois.




Bons hommes de neige

Posté par Troudair le 13.01.09 à 07:52 | tags : street art, arts visuels, hoax ?
Les derniers flocons fondent, méprisés, sur les trottoirs les plus ombragés, et on commence à oublier que pendant une semaine, la France était sous la neige.
A Seattle aussi, il a neigé le mois dernier, et au lieu de se balancer des boules, ériger des bonhommes sphériques ou concevoir des sculptures ringardes, quelques esprits éclairés ont fait une fabuleuse découverte.
Aly Lenon et ses amis, allez savoir pourquoi, se sont allongés, face contre neige, sur les pare-brises blancs de leurs voitures. Et le résultat est tout simplement superbe.


Postée sur WoosterCollective, cette série de photos a déclenché la polémique, la plupart des spectateurs jugeant qu'il s'agissait là d'un gros fake. Comment en effet découvrir une telle propriété de la poudreuse seulement maintenant, alors que depuis des millénaires, des générations d'enfants et d'adultes se vautrent allégrement par terre dès que tombe le premier flocon ?
Sur son blog, Aly Lenon affirme que ces photos sont authentiques et non-retouchées, et comme nous avons conservé notre âme d'enfant, on va y croire, mais nul doute qu'aux prochaines intempéries, nous serons à notre tour étendus sur le pare-brise de nos voitures pour en avoir le coeur net.





Empreinte écologique : 2 recherches Google = 1 tasse de thé bien chaud ?

Posté par Gflu le 11.01.09 à 19:23 | tags : environnement, google

MAJ : réponse officielle de Googleà propos de cette étude.

Physicien à l'Université de Harvard, Alex Wissner-Gross a calculé qu'une seule requête sur Google génèrerait l'équivalent de 7g d'émission de carbone. Deux requêtes Google et nous ferions monter le compteur à 14 g, soit quasiment l'empreinte d'une bouilloire électrique portée à ébullition (15 g).

Deux recherches Google équivaudraient donc à un thé bien chaud. Et les googlers compulsifs (dont je suis) de s'inquiéter des effets diurétiques de leur manie... Un article du Times recense d'autres études qui vont dans ce sens, estimant qu'une requête Google émet l'équivalent de 2 à 10 g de carbone. L'article explique entre autres que l'industrie informatique au sens large représenterait 2 % des émissions de gaz à effet de serre, passant en 2007 devant l'industrie aéronautique. La consultation d'une simple page web consommerait environ 0, 02 g de carbone par seconde, et ce chiffre serait multiplié par 10 (0, 2 g/s) pour une page enrichie en vidéo ou en images. Le Times conclue assez bizarrement avec les exemples de Twitter et de Second Life (le maintien d'un avatar à l'année dans SL consommerait autant d'énergie qu'un brésilien moyen - un vrai), en insistant sur l'utilité toute relative de ce type d'applications. Sous entendu : au lieu de twitter des inepties et de rechercher à tout va dans Google, nous ferions mieux de penser à l'avenir de la planète.


L'inquiétude environnementale liée à ces nouveaux usages est légitime, cela ne fait aucun doute, mais l'article du Times pose tout de même quelques questions :


- La personnalité d'Alex Wissner-Gross, d'abord : le vénérable quotidien britannique ne semble pas troublé outre-mesure par le fait que ce physicien soit aussi l'initiateur du projet CO2stats, dont le business est justement d'auditer et de limiter l'empreinte écologique des firmes informatiques et des sites web. Rien de mal à cela, au contraire, mais le mélange des genres n'est jamais très recommandable sur ces sujets et entretient la confusion sur le mode: plutôt green, ou plutôt business ?


- Le mode de calcul est lui aussi à préciser : sur les 7 g de notre requête Google, le premier contributeur en CO2 est l'utilisateur avec son ordinateur personnel ; le second est le réseau informatique qui permet le transfert des données ; le serveur et les data centers sont enfin les plus petits contributeurs. On voit bien dans cette "chaîne de responsabilités" la difficulté de calculer l'empreinte d'une requête donnée... en fonction de votre ordinateur (taille de l'écran, configuration etc.) et de votre distance avec les serveurs pour un service donné, votre mug de thé risque d'être plus ou moins remplie...


- Plus inquiétant : quand l'argument écologique se double d'un argument moral (dans le sens "intellectuel"), on se prend à rêver "d'empreintes intello-écologiques". Quelle est l'empreinte intello-écologique d'un billet sur Tweeter vs. un article du Times vs. un livre de Foucault (Jean-Pierre) vs. un livre de Foucault (Michel) ? Dans certains cas (comme ce dernier exemple) on peut aisément l'imaginer. Mais la perspective - très lointaine, souhaitons-le - d'une censure par indices intello-écologiques a de quoi faire frémir...


- Enfin, et c'est souvent le problème avec ces extrapolations écologico-statistiques, il faudrait pousser un peu plus loin dans la métaphore, tant qu'à faire...Quel est l'impact positif du web (puisque finalement c'est le web qui est sur le gril, n'est-ce pas ?) lorsque l'on considère les autres médias et services auxquels il se substitue en partie (courrier postal, presse et produits imprimés, vpc...) ? Et pour reprendre l'effrayante empreinte intello-écologique mentionnée ci-dessus, quid de son impact sur la circulation des savoirs et des idées ?

Autant de questions auxquelles il faudrait répondre - ou pas (mais sans passer par Google, bien sûr).

Sur le même sujet : Blackle et autres Google noirs sur blanc




Semaine du 2 au 9 janvier

Posté par Edouard le 09.01.09 à 19:10 | tags : nombriliste

Depuis qu'il a découvert le Web 2.0, alias "euh, l'internet d'aujourd'hui", Frédéric Lefebvre, pressenti pour devenir le nouveau monsieur internet du gouvernement, surfe à mort sur Flu pour se mettre à jour :

 

RIP DRM : Faut-il se méfier de la fin des verrous numériques sur iTunes ?

Mais que fait la police ? : Des vidéos pour nous souhaiter la bonne année.

La recette Luc Besson : Mozinor dévoile les (grosses) ficelles du réalisateur : héros musclé, fille perdue, méchants à gogo et berlines Audi.

C'est cela Wii : Wii Sports jeu le plus vendu de l'histoire ? Il y a anguille sous roche.

Pays Balte en faillite cherche acquéreur : La Lettonie est à vendre, pour de rire...

Pablo et les pique-assiettes : Les musées prêteurs de l'expo "Picasso et les maîtres" sont marrons.

Aznar comedy club : L'ancien chef du gouvernement espagnol prêt pour une carrière dans le stand up.

Vieux motard que jamais : Le CSA tance Fun TV... une semaine après le décès de la chaîne.

Hashima mon amour : Visite dans une île japonaise abandonnée depuis 35 ans.

Tintin, 80 ans de polémiques : Anti-coco, collabo, raciste et homo, le petit reporter déguste.

La hierarchie du mal : Qui est le plus violent, Dexter ou The Shield ?

Super Chinois : McDnoalds, Pizza Huh et Bucksstars Café. La contre-façon est sans limite dans l'Empire du milieu.




Bonne année policière !

Posté par Troudair le 09.01.09 à 08:19 | tags : vidéo, cartes de voeux

On avait pas prévu de faire un inventaire des cartes de voeux qu'on reçoit, mais quand même, celle-ci vaut le coup d'oeil.
Je ne me souviens pas avoir jamais vu un maitre-chien me souhaiter bonne année...
Alors bon... Fluctuat souhaite à son tour ses meilleurs voeux à la Prefecture de Police de Paris !

Normal 0 21  

(et merci à Igor pour ce lien un brin surréaliste !)



YouTube en images

Posté par Troudair le 08.01.09 à 08:01 | tags : vidéo, internet 2.0
A la recherche de vidéos sur YouTube, il nous faut parfois être rapide.
Et la mauvaise identification de beaucoup de clips charge les résultats de nos recherches d'un paquet d'indésirables, ou d'homonymes qui n'ont rien à voir.
Combien de fois êtes-vous tombé, à la recherche d'un clip de Eve Angeli, sur une reprise de la même chanson par Korn, par exemple ?

Afin d'éviter ces désagréments, d'accélérer ces recherches, et éviter de charger l'intégralité des vidéos associées à leurs données complémentaires (auteur, nombre de visionnage, classement, etc.), Wibe7.tv propose un moteur de recherche "images only" grâce auquel vous ne verrez s'afficher que les thumbnails des vidéos recherchées.
Le nombre de résultats par page étant ainsi décuplé, vous parviendrez bien plus vite à vos fins, pour peu qu'une image prise au hasard dans la vidéo recherchée soit significative de l'ensemble.





Poésie des erreurs

Posté par Troudair le 07.01.09 à 09:13 | tags : vidéo, net art, media art
L'une des techniques les plus utilisées depuis que le net.art est net.art a consisté à utiliser l'erreur pour la rendre signifiante.
Du détournement de moteurs graphiques à l'élaboration de bugs volontaires, tout ce qui ne "fonctionne pas" intéresse l'artiste qui voit souvent dans ces dysfonctionnements un moyen d'affirmer la suprématie de l'esprit humain et de la poésie sur la terrifiante efficacité d'une machine sans surprise.
Parabole politique ou acte de résistance des créatures imparfaites que nous sommes, la mise en évidence de l'incident de parcours dans un système s'avère néanmoins de plus en plus difficile à déceler en ce début de XXIe siècle où les systèmes justement sont de plus en plus efficaces et leurs créateurs laissent de moins en moins de place à l'erreur.
Toujours sur le front, il reste malgré tout des artistes à la recherche du ghost in the machine.

Photographs of HDTV errors / Robert Wodzinski / 2007

Robert Wodzinski par exemple, se passionne pour les erreurs de compression qu'on trouve régulièrement dans les fichiers vidéo circulant en ligne. Sa série HDTV, composée de screenshots de ces bouillies de pixels mis côte à côte peut ainsi être vue comme les derniers soubresauts artistiques d'algoritmes condamnés à la perfection. Avec l'évolution galopante des méthodes de diffusion numérique, on peut en effet imaginer sans peine que dans un futur très proche, ces erreurs deviendront de l'histoire ancienne, balayées bien vite par des codecs de conversion infaillibles.

youtube as a subject II / Constant Dullaart / 2008

Toujours dans le registre vidéo, Constant Dullaart s'est plus particulièrement intéressé à YouTube, et à ses fréquents écrans noirs. Dans sa pièce "youtube as a subject II", on découvre ainsi les trois erreurs possibles rencontrées sur le site de partage de vidéo. Vidéo supprimée par l'utilisateur, pour cause de contenu frauduleux ou interdite d'incrustation, ces trois écrans noirs, associés à un quatrième conçu par l'artiste, changent donc de statut pour devenir les parties d'un poème graphique nimbé de mystère. Quelles étaient en effet les vidéos en question ? Et où sont-elles passées ?
Peut-être qu'un jour, Constant Dullaart ajoutera à sa liste le dernier message d'erreur qu'on peut trouver sur YouTube, et utiliser du même coup la dose d'énigme contenue dans ces mots : "Cette vidéo n'est pas disponible dans votre pays." Une vidéo pas disponible en France ??



Pour finir, petit voyage vers le futur avec la douce erreur 404 de Kari Altmann. Si les fichiers .htaccess permettent depuis bien longtemps la personnalisation de l'erreur 404, bien rares sont les exemples d'utilisation artistique de cette fonctionnalité. La vidéo SOFT 404, en offrant au spectateur l'exemple contemplatif de l'erreur, est peut-être l'évocation d'un avenir où les codes d'erreur serveur seront des oeuvres à part entière devant lesquels nous pourrons nous recueillir, plutôt que de vociférer devant le témoin numérique d'une fausse route.



TweetVeillance

Posté par sumoto.iki le 07.01.09 à 01:37 | tags : réseaux sociaux, futur, technologeek, twitter
Twitter serait-il en passe de devenir l'interface web absolue de multi-surveillance ? En marge des gazouillis palpables entre réseaux humains et exploration des vécus communicationnels d'autrui se profilent des usages d'observations environnementales, de gardiennage, de monitoring et mesures diverses d'êtres, d'objets et de machines. Des premières expérimentations en 2007 autour du monitoring de serveur (alerte via un compte Twitter des dysfonctionnements d'un site web) se sont multipliées de nombreuse tentatives empiriques plus au moins artisanales autour du microblogging de surveillance.  
Du plus insignifiant au plus anecdotique, il est désormais possible de s'essayer à la tweetveillance en :

→ veillant la bonne cuisson d'un toast ;
→ recevant une notification à la fin d'un cycle de lavage ;
→ détectant des coups de pied d'un fœtus dans le ventre de sa mère ;
→ s'assurant de la parfaite humidification d'une plante verte ;
→ suivant les pensées intimes d'un cute-cyberbear ;
→ surveillant les trajets d'astéroïdes taquins ;
→ contrôlant l'état de fonctionnement d'une sonnette domestique ;
→ supervisant à distance son intérieur coquet par Domotwitt ;
→ espionnant la position géographique d'un animal de compagnie ou d'un proche.

 

Prémices d'un web ambiant et omniprésent ou simples geekeries potaches ?




Domille-neuf

Posté par Troudair le 05.01.09 à 08:07 | tags : cartes de voeux, vidéo
"Les années qui passent sont comme des dominos qui tombent : l'un entraine l'autre jusqu'à la fin" disait un poète pessimiste dont l'Histoire n'a pas jugé utile de se souvenir du nom.
Et pourtant, comme il avait raison !


Et pleins d'autres voeux en forme de dominos ici.
Bonne année 2009 !





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