Archives > Septembre 2008Hommage à James TurrellDepuis les années 60, James Turrell impose sur le monde de l'art sa griffe radicale et minimaliste.
Ses oeuvres, conçues à base de projections lumineuses, ont été une source d'inspiration pour des générations d'artistes travaillant dans tous les domaines. Cette fois, avec Morrell (Moving Turrell), le duo 3kta (André Rangel et Anne-Kathrin Siegel) s'empare de l'esthétique reconnaissable de l'artiste et la recycle pour y ajouter le son et le mouvement. L'installation audiovisuelle se présente donc exactement comme une oeuvre de Turrell, à la différence que celle-ci évolue en fonction des mouvements du public. Idée bien curieuse, en fait, puisque l'immobilité de la lumière fait souvent partie du projet même d'une création de Turrell, et l'artiste a pu aussi, par le passé, jouer avec les variations de lumière quand il le jugeait nécessaire. Alors est-ce que cet ajout de mouvements et de sons apporte ou retranche une certaine puissance à la vision originale ? A vous d'en décider. Les dessous des HallesLoïc Lautard utilise photographies et super-8 pour décrire les personnages qui hantent le quartier des Halles, à Paris.
Il applique aux figures que l'on croise sans voir un traitement sensible, fait de gros plans et de portraits de face, manière technique de donner à ces individus anonymes une existence dont ils sont privés le reste du temps. Dans les courtes séquences en super-8, la galerie de portraits prend vie, et même s'ils n'en retrouvent pas pour autant la parole, toutes ces silhouettes errantes y gagnent au moins un peu d'humanité. La série "Les Halles de Paris" est exposé à la galerie Mycroft, du 29 septembre au 4 octobre. GPS augmentéEn plus d'être un sujet de réflexion artistique et philosophique, le principe de réalité augmentée intéresse aussi beaucoup les publicitaires et les industriels.
Insérer des données en temps réel dans l'environnement apparaît en effet comme une aubaine, à l'heure où les espaces publicitaires dans les villes sont encombrés et où l'opinion publique se met à penser écolo et respect du paysage, même urbain. ![]() Et si Virtual Cable n'est au fond qu'un GPS qui transforme le pare-brise d'une voiture en écran de projection 3D, indiquant l'itinéraire à suivre à l'aide d'un cable virtuel, c'est surtout un premier pas dans l'avenir mixte qui se profile, mêlant données préenregistrées et images réellement vécues. Car une fois toléré le principe de la projection sur pare-brise, bien peu de choses nous séparent de l'accumulation à outrance des données (publicitaires ou encyclopédiques) sur tous les lieux possibles, changeant nos monotones voyages en voitures en bombardements d'infos en continu. Mais si cette perspective vous effraie, ou vous écoeure, quelques raisons de se rassurer, néanmoins. La première, c'est que le Virtual Cable n'existe pas encore (aucune date de mise sur le marché n'est annoncée sur le site). La seconde, c'est que dans quelques dizaines d'années, les voitures seront peut-être toutes à l'arrêt, faute de carburant. Et franchement, vous voyez un pare-brise sur un Velib' ? Y a-t-il un pilote ?Posté par Easywriter le 27.09.08 à 17:45 | tags : vidéo
On vous avait déjà parlé du CLE la semaine dernière. Après un épisode de réalisation improvisée, le collectif transforme (plutôt bien) une course de tricycles en improbable rallye de Formule 1. Le semaine sur Fluctuat (3): du 22 au 28 septembrePosté par Easywriter le 26.09.08 à 16:47 | tags : nombriliste
Ben Laden ce poète : Quand la fureur qui bat les grands coupeaux... (non non ça c'est Du Bellay) Machines imparfaites : En attendant les machines désirantes, suivez déjà les machines tatonnantes (et dubitatives) Les Libertines de retour ? : "Je les aiii vuus j'teee dis dans un Pub de Kentish Town" Sarah Palin est une MILF : Jamais auparavant, on n'avait vu ainsi dans la construction d'une figure politique majeure une image de mère associée à des fantasmes porno. Qu'est-ce que t'es Troll ! : Du comique de fin de repas au cyberterroriste, une typo pour s'y retrouver. L'encylopédie du trivial : Saviez-vous que deux personnes chacune de leur côté ont inventé le calendrier orné de chats ? (dingue non ?) Oh Wiii ! : Trois jeux nous ont redonné envie de tater de la console pour centre aéré. Goat, le test pour trouver du taf : On a trouvé mieux que l'APEC pour déterminer LE job pour lequel vous êtes fait. Kate Perry est le diable : Peut-être, mais Lykke Li, elle, est un ange L'échiquier le plus cher du monde : En tout cas si vous le faites tout seul chez vous... Michael Moore fait dans le gratuit : Eveiller les consciences citoyennes n'a pas de prix. Le premier jeu vidéo à base de Youtube : Voilà ça c'est fait... Les feux de la mère : Victor Newman rejoint How I met your mother
Le premier jeu vidéo à base de YouTube Depuis que YouTube a lancé son système d'annotations, on se dit que quelqu'un va forcément trouver quelque chose de passionnant à faire avec, qui aille un peu au-delà des commentaires inutiles incrustés sur la vidéo qu'on est en train de voir.Ce jour est donc arrivé le 18 septembre dernier, quand a été mise en ligne la série de vidéos A car's life, sorte de mini-jeu où le destin d'une voiture dépend de votre rapidité à cliquer. En cliquant assez vite, vous propulsez votre navigateur vers une autre vidéo (la suite du parcours), évitant ainsi la fin tragique du petit véhicule. Là où on attendait un artiste pour manipuler cette fonction de YouTube, on constate que c'est une agence de développeurs, Hexolabs, qui a mis au point le jeu. Mais maintenant que la brèche est ouverte, nul doute que de nombreux bidouilleurs inspirés vont s'intéresser de plus près à ce procédé. L'ère de l'hyper-vidéo vient peut-être de commencer. Echiquier pas donnéIl paraît que c'est l'échiquier le plus cher du monde.
C'est probablement faux, mais ce qui est sûr, c'est que c'est l'échiquier le plus cher qu'on puisse réaliser tout seul chez soi. Dans la version proposée par Steven Goodwin, chaque case est représentée par un billet de £50 et £20 et les pions sont des piles de pièces. Au total, cet échiquier coûte donc £2402,68. ![]() Malheureusement, il est encore tôt, et je n'ai pas le courage de calculer le coût de la version en euros. Mais si l'un d'entre vous ne sait pas quoi faire aujourd'hui... Prise de tête au cubeVous êtes capables de terminer un Rubix Cube en moins de 10 secondes et ça commence à vous lasser ?
Pas de panique. Car le NeoCube vient d'arriver sur le marché, et là, ça se complique. L'objet se compose de 216 super-aimants sphériques qu'il est possible de détacher et relier selon un nombre de combinaisons vertigineux, le but du jeu étant de créer des figures imposées. Exemples en vidéo : Follow the usersPosté par sumoto.iki le 23.09.08 à 18:55 | tags : réseaux sociaux
Pour tous les socialnetworkingphiles avertis, usernamecheck.com propose de vérifier la disponibilité d’un nom utilisateur sur une quarantaine de services de la sphère web2.0. L’auteur de l’appli ne précise nullement si un taux de 100% de "taken" sur un login donné déclenche un événement surprise. A tester.... Humaniser l'imagerie médicale Pour accompagner la Nuit des Chercheurs, qui aura lieu le 26 septembre prochain dans toute la France, le Théâtre Dunois (Paris XIIIe) a eu la bonne idée de donner carte blanche à une compagnie travaillant à la frontière des disciplines artistiques et scientifiques.Le résultat, publié au rythme d'une vidéo tous les lundis, c'est "52 traits pour un portrait", étonnante série de courts films utilisant le coûteux système imagerie à résonnance magnétique (IRM) et en partie basé sur l'oeuvre littéraire d'Edouard Levé. Au travers de ces séquences, c'est tout l'aspect impersonnel de l'image médicale qui est malmené, comme l'explique très bien le sociologue des sciences Olivier Martin, sur le site du projet, citant une patiente bouleversée par l'attitude de son médecin, les yeux braqués sur son écran de contrôle, mais jamais sur son corps malade. La performance s'étendra jusqu'au mois d'août 2009. Zombie Walk Paris
Des machines imparfaitesDans notre imaginaire collectif, la machine est cette chose froide et implacable capable d'exécuter des tâches sans relâche et de manière parfaite, pour peu qu'elle ait été conçue pour.
Opposée à l'homme et à ses erreurs, elle réprésente un idéal d'exécution dont les seules failles sont imputées à l'humain qui aura mal su la concevoir. Car la machine ne pense pas. Elle n'essaie pas. Elle n'échoue pas. Elle fait ce qu'on lui dit de faire, sans émotion, sans doute, ni illusion. Le travail de Michael Kontopoulos en devient donc d'autant plus passionnant qu'il parvient à insuffler dans ses machines la dose d'humanité dont on les croyait privées. Dans l'installation "Machines qui tombent presque", ci-dessus, c'est un système mécanique simplissime qui fait osciller une planche de bois, la poussant à la limite du déséquilibre, mais sans jamais la faire tomber. Ayant par nature une tendance profonde à l'anthropomorphisme, le spectateur se retrouve, face à ce système basique, en situation de suspens, oubliant la nature parfaite de la machine et la rigueur des lois physiques pour toujours espérer l'erreur, qui bien sûr ne vient jamais. Encore plus troublant, les "Machines qui essaient de dessiner un cercle" touchent à une autre qualité fondamentale de l'humain : sa capacité à écrire et dessiner. Sans le titre de l'installation, on ne voit qu'un vulgaire mécanisme gribouillant sur une feuille. Avec, c'est une situation d'échec permanent qui est présentée, qui transforme la machine en enfant balbutiant, à l'exact opposé de la perfection qu'on pouvait imaginer, à tel point qu'on aurait presque envie de l'aider, cette machine, lui prendre sa main difforme et lui expliquer comment on trace un cercle. Et enfin, pour ceux qui veulent aller encore plus loin dans l'oeuvre de cet artiste passionnant, jetez un oeil à la vidéo "Ce que vous avez manqué", témoignage d'une brillante performance au cours de laquelle Kontopoulos a photographié son environnement à chaque fois que ses yeux clignaient. Une occasion de vivre, au moins pour une fois, la totalité de l'expérience d'une simple balade, et d'utiliser la technique, une fois n'est pas coutume, pour palier aux erreurs et approximations humaines. Univers palimpseste (et festivals du week-end...)Quatres festivals numériques se chevauchent sur le mois de septembre. Scopitone (Nantes), le Festival Emergences (Paris), N.A.M.E (Lille), et Marsatac (Marseille). A moins de posséder le don d’ubiquité, il faudra faire son choix. Peut être que les sites internets respectifs offriront de quoi calmer les ardeurs. Après tout, l’art numérique explore bien souvent les méandres de l’espace/temps.
En 1980 déjà, « Hole in Space », avait créé la surprise en mettant en confrontation des piétons du centre ville de New York avec ceux de LA, par écrans géants interposés, filmant et retransmettant en temps réel les réactions de chacun. ![]() Une vingtaine d’année plus tard, Béatrice de Fays et Mathieu Constans proposent une installation "Univers palimpseste" immersif reliant Bombay et Paris. Les participants se rencontrent dans un espace virtuel (image projetée et musique diffusée), les silhouettes se touchent, se découvrent et interagissent au rythme de leurs gestes. Ainsi ensemble, par leurs comportements (image, voix, mouvement) et l’interaction sur leurs environnements respectifs (peintures et musiques réalisées par des artistes locaux), les participants génèrent l’oeuvre interactive en création. La téléportation vers un autre monde en quelque sorte… L'intérieur de notre cerveau est codé en C++Connecté 99% du temps, en communication instantannée avec des interlocuteurs situés à des milliers de kilomètres de nous, bombardé d'informations dont on ne sélectionne qu'une infime partie, laissant toutes les autres dans un flou synthétique, relié à la plus grande base de connaissance que l'Homme ait jamais eu à portée de main, notre cerveau, peu à peu, apprend de nouvelles règles spatio-temporelles qu'il serait bien difficile de se représenter.
![]() C'est pourtant ce que tente de faire Benjamin Edwards au travers de son travail (de peinture d'abord, d'infographie ensuite). Cités froides et informatisées, autoroutes immaculées d'informations indistinctes, architectures titanesques et opaques où l'homme n'apparaît plus, et où ne subsistent que ses connaissances... et ses véhicules. Et si nous vivions déjà dans Tron ? Devenir réalisateur...Posté par Easywriter le 20.09.08 à 09:23 | tags : vidéo
...Ca vous branche ? Question posée par ce collectif en plein happening dans les rues de Paris qui invite la population à "libérer ses émotions" - la maxime un peu tarte rappelle plus un slogan d'opérateur téléphonique qu'un manifeste libertaire, m'enfin... comme la jeune fille qui nous a proposé de suivre le CLE ( pour collectif de libération des émotions) est plutôt jolie et que le réalisateur improvisé est plutôt drôle on vous balance cette vidéo et on attend la suite - qu'on nous promet étonnante. Vous avez dit buzz ? La semaine sur Fluctuat (2) : du 15 au 21 septembrePosté par Easywriter le 19.09.08 à 15:08 | tags : nombriliste
Après sa boite mail, des petits malins ont réussi à trouver l'historique de navigation de Sarah Palin. Ci-dessous, tout ce que "la hockey-mom" a lu sur Flu cette semaine.
Google sait tout : Même où vont les canards de Central Park ? Un cri est politiqueAujourd'hui, tout est politique d'ailleurs.
Ca n'est pas moi qui le dis, c'est Orwell. Et son observation s'avère encore plus juste aujourd'hui, qu'elle ne l'était au 20e siècle. ![]() Sur la base de cette réflexion, les deux artistes de MTAA (Michael Sarff et Tim Whidden) ont conçu la pièce "Our Political Work", dont la version finale est présentée par la galerie portugaise Lisboa 20. Alimenté par une série de 141 vidéos à lecture aléatoire, le diptyque met en scène les deux hommes poussant des cris en une boucle changeante de fureur, de colère et parfois même de rire. Si l'oeuvre peut sembler repoussante au premier abord, force est de constater que l'énergie déployée par ces artistes éveille chez le spectateur des sentiments variés, de l'impression d'agression à la réelle compassion. Et passées les 2 premières minutes, une fois que ces visages et ces voix sont devenus familiers, on se surprend à adhérer à ce discours politique, réduit à sa plus simple expression de bruit et de fureur. Car le système logiciel qui lance les vidéos, et les arrête souvent au milieu d'un cri, permet d'entretenir l'illusion que ce qui se passe devant nous est une performance en temps réel, que ces deux hommes ont bel et bien crié pendant des heures, et sont peut-être même en train de crier encore en ce moment. L'oeuvre politique dont parle le titre prend alors un sens qui va au-delà des images et du son. Elle s'installe dans la durée, théoriquement infinie, de la projection. L'oeuvre politique n'est alors plus seulement la vidéo en elle-même, mais aussi et surtout le temps qu'elle dure. Que sait réellement Google ?
8-bit or dieA part le fait qu'ils jouent super bien au rugby et qu'ils adorent les hobbits, il faut bien reconnaître qu'on ne sait pas grand chose des néo-zélandais.
C'est donc en ambassadeur des antipodes que Disasteradio débarque pour porter la bonne parole lo-fi dans nos contrées. Déniché par Discobabel, le bougre se démène depuis 1999 derrière ses claviers old-school et semble capable d'enflammer les stades au seul moyen de rythmes binaires et de mélodies proto-Nintendo. En plus de la quantité de chansons disponibles sur son site, vous pourrez faire connaissance avec cette cocasse pop-star dès la fin de l'année puisqu'il entamera alors une tournée européenne qui devrait passer par la France. Et si vous n'êtes toujours pas convaincus, allez donc jeter un oeil à sa reprise de 12:51 des Strokes, en live, s'il vous plait. Quelle ambiance ! Sandbag : ou comment détruire une tonne de CO2 en quelques clicsC'est sans doute l'expérience d'autophagie capitaliste la plus réjouissante du moment : le site Sandbag.ork.uk, qui vient juste d'ouvrir, permet à tout un chacun d'acheter des permis d'émissions de C02 pour les sortir du marché. L'idée est aussi lumineuse qu'un halo de pollution urbaine dans une nuit d'automne : alors que le nombre de « droits à polluer » émis fait débat (leur surabondance entraine une chute du cours des crédits carbones et place certains industriels parmi les plus pollueurs en position virtuellement « éco-créditrice »), il s'agit ni plus ni moins de détruire ces permis. Ce qui, dans une métaphore dont seuls les marchés financiers ont le secret, revient à retirer ces tonnes de C02 elles-mêmes de nos beaux ciels azurés.
![]() ![]() Evidemment, passés ces quelques clics, la question sur le fond est forcément un peu plus compliquée que ça (et le site Sandbag, sur le mode "il y a un problème ? nous avons la solution", en rajoute un chouia). Difficile de ne pas s'y perdre dans la technicité de ces échanges stratosphériques... Mes collègues de la rubrique Société préparent d'ailleurs un dossier sur ce sujet ô combien complexe, pour ne pas dire : épineux. En attendant, l'initiative peut clairement marquer les esprits : le nombre de certificats à émettre pour la phase 3 du mécanisme mis en place sont actuellement en cours de discussion à Bruxelles (cf. cet article sur le cours de la tonne de C02 pour y voir plus clair). Bryony Worthington, conceptrice du projet Sandbag, a quelques autres bons arguments en réserve, qu'elle développe dans cet entretien avec le Guardian (elle explique notamment comment elle espère convaincre certains industriels eux-mêmes de rétrocéder à Sandbag des permis d'émission ; ce marché est fou, on vous dit). Et si vous n'êtes toujours pas convaincu - ou que vous aimez la comédie anglaise version homebrew, ce spot est pour vous : ASCII art is not dead Et il a même plutôt de beaux restes, comme en témoigne le travail de LUNK, en particulier son très apaisant iPod Clouds aka I still believe in ASCII art aka My girlfriend sees iPods in the sky.A ce propos, je vous conseille grandement de cliquer sur le lien, car le screenshot réduit ci-contre n'est en rien représentatif du produit fini. Mine de rien, avec ce beau projet, LUNK nous pose une question fondamentale. Qui fait encore du ASCII art aujourd'hui ? Et qui s'en émeut ? Longtemps fer de lance de l'art en ligne, à une époque où la diffusion d'images prenait des heures et où le fichier texte représentait une alternative idéale, l'entrave technique qui a donné naissance à cet art n'existe plus aujourd'hui, et on ne trouve de traces d'ASCII art que dans les fichiers .nfo que les crackers diffusent avec leurs seeds pirates . Et est-ce que les gamins en train de télécharger le dernier épisode de Prison Break ont vraiment conscience que les signatures géantes à base de lettres et de signes cabalistiques alignés dans un fichier texte sont là pour une raison précise : le fait qu'autrefois, il était vital pour la diffusion d'un fichier que celui-ci soit le plus léger possible ? LUNK, et quelques autres, sont là pour témoigner de cette réalité passée, et apporter un regard contemporain sur une pratique qui, au fond, relève presque de l'archéologie numérique. testPosté par Easywriter le 16.09.08 à 15:57
Pourquoi on boit ?Inspirés par les graphiques futés et quotidiens de Jessica Hagy, deux infographistes ont créé cette petite vidéo afin de tenter de comprendre pourquoi bon nombre d'entre nous finissent par boire.
Ou comment on peut raconter n'importe quoi avec des graphs super sérieux : Les racines de la vie Darwin lui-même comparait l'évolution à un arbre, dont les racines, au cours des millénaires, se ramifiaient en multiples embranchements et sous-embranchements.Dans la lignée de cette réflexion, des centaines de biologistes et chercheurs ont mis sur pied le projet "Tree of Life", l'arbre de la vie, qui se propose, ni plus ni moins, d'inventorier et de classer graphiquement la totalité des espèces animales et végétales présentes sur Terre en fonction de leurs supposées origines. Si j'emploie le mot "supposé", ça n'est pas parce que j'ai des relents créationnistes, mais tout simplement parce que l'arbre de la vie, tel que Darwin l'imaginait, reste bien entendu incomplet, et nombreux sont les chaînons manquants encore à découvrir. Comme souvent dans ce genre de projet, les scientifiques puristes s'élèveront contre la vanité d'une telle synthèse, mais là où par exemple, l'Encyclopedia of Life, avait une réelle prétention encyclopédique, le Tree of Life propose pour sa part, non pas une définition exhaustive des espèces, mais le plus souvent un large corpus bibliographique permettant de pousser en ligne et hors-ligne la recherche. Au final, Tree of Life s'avère être aussi bien un outil de travail précieux pour les scientifiques, qu'une entrée ludique et graphique dans les grands concepts de l'évolution. Excursions chiliennesAu-delà de la beauté classique des clichés d'Anada, c'est une face peu connue du Chili qui est dévoilée sur son blog.
De ce pays qui a accédé progressivement à la démocratie à partir des années 90 après 20 ans de dictature, on ne connaît en effet que les artistes majeurs, les grandes expositions de Santiago et les rares écrivains qui sont parvenus à publier au-delà des frontières sous Pinochet. Ces photographies sont donc un témoignage contemporain presque inédit de la réalité du pays aujourd'hui, loin des images d'Epinal et des grands espaces patagoniens chers à Florent Pagny. On y voit les SDF de la capitale, le street-art local (ici, ici, ici et ici), la riche faune des campagnes, mais plus important que tout, Anada pose son objectif sur les hommes et les femmes de son pays, du petit artisan qui taille le bois au chef du service de sécurité posant avec son arme, en passant par le vendeur ambulant de remèdes miracle. Au travers de ces portraits photographiques, notre vision du pays évolue, et sans bouger, on peut espérer appréhender un peu mieux la richesse de ces populations. ![]() Une semaine sur FluctuatPosté par Easywriter le 12.09.08 à 18:05 | tags : nombriliste
Depuis la fenêtre de la cuisine, Geneviève regarde le monde avec les yeux de Flu. Sa sélection hebdo :
~ "Afrodisiaque" : La recette des antiques chefs africains pour honorer 120 épouses a un nom : le Kan-kan-kan ~ Heureux qui comme Woody : Lu sur le journal de tournage de Woody Allen : "Je peux peut-être accorder les mercredis et vendredis à Penelope, tandis que je satisferais Scarlett les mardis et jeudi." ~ Jamais de Spore : Créationnistes et clients d'Amazon condamnent le jeu (pour des raisons différentes) ~ La première télé de Julien courbet : En attendant la dernière... ~ Peut-on apprendre à devenir écrivain ? : Et surtout un BON écrivain... ~ Manchester City, nouveau roi du pétrole : Le Abou Dhabi Group veut en fairer le premier club mondial. ~ Les Schtroumpfs sont-ils communistes ? : Les petits hommes bleus ne seraient en fait que d'odieux Rouges. ~ Ecouter Britney Spears en cachette : les chansons les plus rapidement effacées des tracklist de Last FM.
Un oeuf qui danseChez Sony, le coup de la plante en plastoque qui danse sur de la musique, ça leur suffisait pas.
Alors ils ont mis un temps fou à inventer ça : Enfin, moi, je préférais la plante... Peinture en 3D à l'anciennePosté par Troudair le 11.09.08 à 07:50 | tags : arts visuels
Chris Dorosz appelle le résultat de son travail des sculptures, mais la frontière est ténue. ![]() Techniquement, Dorosz utilise un quadrillage 3D fait de tubes transparents sur lesquels la peinture vient se fixer. Il y a donc bien un support dans ce travail, mais un support discret, qui s'efface idéalement quand on voit l'oeuvre dans son ensemble. Un travail pictural qui plaira aux adeptes de l'art numérique que nous sommes, puisque dans beaucoup de ces pièces, le canevas régulier dans lequel s'inscrit l'image est tout à fait comparable aux pixels de nos écrans, ce qui, à la réflexion, n'est en rien obligatoire. A voir aussi, sa série de portraits en pieds, étonnantes silhouettes imprécises que ce "pointillisme géant" rend aussi fantomatiques que familières.
La riposte non-graduée des artistes Au fond, le débat n'aura jamais vraiment eu lieu.Depuis les honteuses tribunes réactionnaires publiées dans la presse nationale, réunissant musiciens et cinéastes qui s'opposaient au téléchargement, sans même avoir compris pourquoi on leur demandait de s'engager, le Gouvernement avait fini par conclure que la messe était dite, que tout le monde était d'accord et avait programmé le vote cet automne du projet de loi "Création et Internet". Pensez... Cali et Johnny Halliday, Claude Lelouch et Gérard Jugnot, tous d'accord sur un même sujet. Ca n'était pas arrivé depuis la Coupe du Monde 98' et c'était donc suffisament historique pour ne pas réfléchir plus loin. De fait, depuis ce moment, peu avant l'été, le soufflet était retombé et rien ni personne n'avait été en mesure de s'imposer médiatiquement pour expliquer en quoi ce projet de loi était une absurdité, et non le texte miracle qui allait sauver l'industrie audio-visuelle. Hier, ce sont donc nos confrères de Poptronics qui ont mis les pieds dans le plat en mettant en ligne une liste de 86 artistes (plasticiens, écrivains, musiciens, designers, metteurs en scène) farouchement opposés à cette régression intellectuelle sans précédent. La pétition "Téléchargez-moi" explique de la manière la plus simple possible pourquoi ce projet de loi entrave la création, et garantit, à terme, la fin de l'art indépendant et la mort pure et simple de la diversité de l'art en ligne. Car contrairement aux musiciens et cinéastes qui ont signé avant l'été les deux pétitions reprises dans la presse, ces 86 personnes là savent très exactement de quoi elles parlent, puisque c'est leur activité artistique même, ainsi que leur pratique quotidienne, qui se voient menacées si cette loi était votée. Certes l'action pourrait paraître vaine, tant il est évident que les motivations de ce projet de loi ne sont rien d'autre que la création d'un nouvel arsenal répressif mis à la disposition des majors. Que vaut au fond une poignée d'artistes ne passant pas chez Drucker face à l'élite artistique dont le Président français a la fierté de s'entourer (Bigard, Mireille Mathieu, etc) ? Mais si ces questions sont présentes à l'esprit des signataires, d'autres, encore plus concrètes et techniques, sont au contraire pleines d'espoir. Car il est évident qu'aucune structure technique ne pourra jamais stopper l'échange de fichiers, à moins de transformer la France en "Corée du Nord bis". Demander aujourd'hui la libre circulation des oeuvres de l'esprit, réfléchir à des structures légales qui le permette, n'a donc rien de chimérique. Ce serait au contraire traiter aujourd'hui de manière intelligente un fait qui sera inévitable dans quelques années. Ce serait prendre, au niveau juridique, quelques années d'avance, plutôt que 30 de retard... Siné Hebdo déboule en kiosque
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Il pèse déjà plus lourd (en terme de pagination) que Charlie Hebdo, il est en kiosque depuis ce matin et propose une belle galerie de signatures, que l'on a plaisir à butiner pour la première fois. Le premier Siné Hebdo, colérique et frondeur, est arrivé. Au nombre des trouvailles, côté caricaturistes, une rubrique de dessins refusés, dont le premier publié présente Bush sur fond de World Trade Center en flamme, avec cette légende : "Un président élu à deux tours". Il était daté... du 12 septembre 2001. En voici ci-joint sa version actualisée, toute d'ironie, mais tout aussi mordante. Elle est empruntée au site officiel du canard que vous pouvez consulter ici. Livestorming
Soutenir Obama au soleil Les Etats-Unis, c'est grand.Et tout le monde n'a pas les moyens financiers pour se déplacer d'état en état afin de convaincre son prochain que le vote Obama est la seule chose utile à faire en novembre prochain. Manifester sa conviction chez soi, me direz-vous ? Oui et non. Car le fait est admis que la majorité des états sont déjà, socialement et historiquement, des fiefs républicains ou démocrates que rien ne fera changer. Organiser une manif et faire une démonstration de force en Californie par exemple, territoire largement démocrate depuis longtemps, n'aura donc d'intérêt que symbolique. A chaque campagne présidentielle américaine, le nerf de la guerre a toujours été ce qu'on appelle les "swing states", c'est à dire les états indécis, dont le vote décidera en grande partie de l'issue de l'élection. Et ces états ont besoin de militants. Beh oui, s'ils en avaient assez, l'état ne serait pas indécis, hein ? C'est là qu'intervient ObamaTravel.org, sorte de système de co-voiturage nouvelle génération, qui se propose de mettre en relation, d'un côté les militants sans le sou mais super-motivés, prêts à changer d'état pour faire pencher la balance, et de l'autre les sponsors, militants un peu feignants qui vont rester chez eux, mais qui acceptent de lâcher quelques dollars pour qu'un autre se déplace. Sur le site, on crée donc son profil, on indique de quoi on a besoin exactement (souvent d'argent), et les sponsors choisissent qui ils ont envie d'envoyer en Floride. Pourquoi en Floride ? D'abord parce que c'est le swing state par excellence. Ensuite parce qu'il fait super beau là-bas en automne. Et enfin parce que pour le moment, il n'y a que deux volunteers inscrits dans la base de données et qu'elles veulent toutes les deux aller à Miami. Bizarre, non ? Bestiaire merveilleux![]() Des illustrations + du son + des jeux calligraphiques interactifs = une petite merveille d'animation. Le lundi au soleil (levant)Le lundi, c'est Cloclo remixé par Kenzo Saeki. L'album Cloclo made in Japan est en démo sur Myspace. Cache-misèreSouvenez-vous, il y a quelques temps, on vous présentait le travail de Desiree Palmen, camouflages urbains conçus pour se fondre dans un paysage hostile.
Plus discret, et aussi plus poétique, Joshua Callaghan conçoit aussi des trompe-l'oeil urbains sur les boites de raccordement électriques, et là où Desiree Palmen tentait de dissimuler la présence humaine, Callaghan s'affaire de son côté à faire disparaître ces larges blocs gris posés au milieu de la verdure. ![]() Dans certains cas, il peut même ajouter de la verdure, là où il n'y en a pas. Mais devant ce travail de dissimulation, forcément imparfait selon la position de l'observateur, on se pose quand même la question de l'honnêteté du projet. Car aussi précis que soit le trompe-l'oeil, dissimuler ces boîtiers ne les fera jamais disparaître. Rage against John McCainBon allez, ça n'a rien à voir avec les thèmes habituels de AEIOU, mais que voulez-vous... J'ai déjà rien dit ici quand j'ai appris que Rage Against The Machine se reformait, mais là, je peux pas faire autrement.
Ca fait déjà plusieurs jours qu'on entend parler du coup d'éclat du groupe de Los Angeles, qui a souhaité être présent aux abords des deux grandes conventions d'investiture, démocrate et républicaine. Depuis toujours militant engagé sérieusement à gauche, le quatuor a organisé une série d'interventions et de concerts, à Denver tout d'abord, pendant qu'Obama était investi candidat officiel à l'élection présidentielle, puis à Minneapolis cette semaine, non loin du rassemblement républicain désignant John McCain. Et c'est là que ça se gâte, car à Minneapolis, un couvre-feu était instauré à partir de 19 heures. Le groupe arrivant sur place un peu trop tard, on lui a gentiment signifié qu'il ne pouvait pas jouer au Ripple Effect Festival, où par ailleurs il n'était pas programmé. Qu'à cela ne tienne. Zach de la Rocha et ses collègues sont tout simplement descendus dans le public et se sont mis à entonner deux chansons a capella au mégaphone. Pour les connaisseurs, c'est Bulls on Parade et Killing in the Name. Pour les autres... bah.... à demain. AutodafeUne installation vidéo du meilleur effet à présenter chez soi, lors d'un dîner entre amis, par exemple.
![]() "Fuego 2" d'Eugenio Ampudia fera flamber votre bibliothèque en silence. Du même auteur, on conseillera aussi la surprenante boucle footballistique "En juego". Dommage que le nombre d'oeuvres en ligne soit encore trop limité. Y'a pas que Chrome dans la vieLa grosse actu de la semaine, vous le savez, c'est la sortie de Chrome.
Peu importe, pour l'instant, que le produit soit inachevé ou incomplet, le simple fait de savoir que la pieuvre Google pose le pied sur le champ de bataille des navigateurs suffit à provoquer les remous auxquels on assiste en ce moment. Que ce soit bien ou non n'est presque pas la question, puisque devant l'étendue des moyens financiers de l'entreprise, on peut tout simplement se contenter d'imaginer ce à quoi ressemblera au final la très attendue version 1.0. Et pourtant, dans le brouhaha provoqué par la sortie en grande pompe du navigateur de Google, une autre annonce est tombée, plus discrète, mais qui elle-aussi s'avère très dangereuse en termes économiques pour un autre concurrent direct de Google. Avec la sortie de la version 3.0 de Picasa, Google vient en effet d'ajouter à son outil de publication et de retouche de photos une fonctionnalité qui pourrait faire sérieusement vaciller un autre monstre : Flickr. Pour aller vite, c'est la fonction Explorer (Découverte en français), qui vient de faire son apparition. Celle-ci permet désormais de visualiser de manière beaucoup plus pratique les albums des autres utilisateurs, ce qui, jusqu'à présent, relevait du parcours du combattant. ![]() En mettant en place cette fonction, Picasa remédie ainsi à une grosse lacune de ses versions précédentes, qui empêchait encore de nombreux photographes amateurs de changer définitivement de système de publication. Car pour bénéficier du point fort de Picasa, c'est à dire le nombre illimité de photos en ligne (Flickr est limité à 200 clichés à moins qu'on souscrive un abonnement Pro), il fallait accepter un quasi-anonymat dû à la médiocrité des fonctions "réseau social" de l'outil. Avec un système de tags et de légendage élaboré, une géolocalisation à base de Google Maps, un système d'upload par (G)mail et un synchronisme automatique avec Blogger, Picasa est en train de devenir l'outil photo simple, pratique et gratuit que l'utilisateur lambda attendait. Et si au bout d'un certain temps, on manque d'espace disque pour stocker ses énormes photos en haute def, Google vend bien sûr des Giga à gogo, et ce stockage supplémentaire peut aussi bien servir à votre compte Picasa, mais aussi à Gmail, à Google Documents ou à Blogger. En gros, il ne faudra plus que quelques mois pour que contrairement à Patricia Gallot-Lavalée, un internaute puisse surfer uniquement sur Google. Rezo + réseau = réseaux²Posté par sumoto.iki le 04.09.08 à 00:45 | tags : politique
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Après dix grosses années dodues de bons et loyaux services le portail du web indépendant s’enrichit d’une version 2 (sans ajax et socialnetworking débonnaire en sus). La peinture est encore fraîche et le parquet un poil mouvant mais une première version fonctionnelle est d’ores et déjà en ligne. Pour mémoire ou pour info (suivant les cultures web de chacun) ces messieurs du minirezo republient en intégralité le manifeste du web indépendant diffusé le 2 février 1997. A suivre, … (de près). Shining-omaticShining avec des robots : une vidéo bête mais pas méchante dégotée via Coudal et apparemment réalisée en réponse à cette autre vidéo (moins glop) : après la vague des re-enacted by bunnies (résumés de films en 30 secondes et force lapins crétins), faut-il s'attendre à une série de classiques revisités façon C-3PO ? Les fans du film de Kubrick pourront réfléchir à cette vaste perspective en savourant le making of de l'original signé Vivian Kubrick (fille de, qui avait 17 ans à l'époque), dispo sur Google vidéo : Making the Shining, lumineux. Ma semaine sans Google ChromeLe 24 juin dernier, la consultante web et blogueuse Patricia Gallot-Lavalée a décidé de passer une semaine sans Google à partir du 1 er septembre, à l'époque sans savoir que... Dur. Du coup, on est allé voir comment elle vivait son jeûne.
De votre interview :-). Yahoo Shopping, je m'en fiche un peu. De la déco de mon nouveau bureau... un excuse pour m'éloigner de mes besoins numériques ? Je vous autorise à me poser une question sur Google Chrome puisque vous n'avez pas le droit de le consulter.
De l'art et de l'essai transformés![]() Et dire que nous étions passés à côté de la nouvelle création du groupe PAVU... Et quelle création ! Avec Vent(wind) dans(in) la(tHe) Kaisapol, le célèbre collectif de troubadours numériques se frotte en effet à la plus pure tradition de l'art et de l'essai françois. C'est bilingue, c'est cosmique, c'est bio, et c'est beau. Au commencement était l'émotion![]() Butiné sur le blog de Geoffrey Dorne, une description du projet Emotionnaly}Vague. Son concepteur, Orlagh O'Brien, "a demandé à plus de 250 participants âgés de 6 et 75 ans de 35 pays différents de représenter graphiquement les émotions sur un ensemble de silhouettes humaines. Les dessins ont ensuite été compilés sur des calques Photoshop". Superposer des formes pour en revenir aux préformes archétypales... le trajet a un sens, c'est certain. ![]() ps : dans le même esprit, on vous avait causé il y a bien longtemps du Collective type project, une constitution de police de caractère collective. pps : merci à LF Céline pour le titre de ce court billet Travaux pratiquesYoupi ! C'est la rentrée des classes !
Bon courage, les enfants (et les enseignants) ! Et bien chantez maintenant !Tout le monde se plaint. Vous savez bien, il y a forcément quelque chose qui ne va pas. La bière est trop chère, le bus n'arrive jamais à l'heure, la mer est trop loin... Alors on rumine, on grogne, on se plaint auprès de ses amis et de ses collègues, mais bien souvent, ça s'arrête là. En finnois, le terme "Valituskuoro" signifie "Plainte chantée", une expression que Tellervo Kalleinen et Oliver Kochta-Kalleinen ont prise au pied de la lettre en décidant de transformer toute cette fabuleuse énergie que chacun déploie pour se plaindre, et la changer en énergie positive. C'est ainsi qu'est né en 2005 le premier Complaints Choir (Chorale de plaintes), réunion improbable de citoyens pas contents qui au lieu de rester aigris seuls dans leur coin, se sont mis à chanter leurs problèmes quotidiens, et bien souvent à quel point la vie en société les gonfle. La Fontaine qui voit cette malheureuse cigale chanter tout l'été pour finir congelée et affamée sur le bord du canal Saint Martin dès que la bise fut venue.
Du coup, au lieu de faire le rigolo à chanter, le Français a décidé de travailler plus. Chacun son truc... |
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