L'année dernière, le projet Wikipedia for Schools proposait une version (anglaise) allégée (792Mo quand même) de la célèbre encyclopédie libre à destination des écoles n'ayant pas les moyens de se payer une encyclopédie papier traditionnelle.
Un peu de décontraction pour ce week-end.


La petite ligne jaune en bas, écrasée le nez contre le sol, c'est Le Monde. La recherche a été effectuée à l'international, ce qui dessert évidemment notre auguste Fleuron (il est possible de faire des recherches sur la France uniquement, Daily et Wiki restant bien au-dessus du Monde et de TF1). La perspective néanmoins est assez saisissante. Une illustration parmi d'autres possibles de la force des "pure players", ces grands joueurs qui ne sortent jamais du réseau, avec un exemple emblématique de web contributif et non-commercial (Wikipedia). Imaginez maintenant qu'on ajoute Google.fr à notre moulinette magique : Dailymotion à son tour va-t-il se retrouver à plat ventre ? On ne le saura pas. Google.fr has no data available for ranking. Google, ou l'anti-arroseur arrosé permanent. Le chantre de la transparence ne diffuse aucun chiffre sur aucun de ses sites (Google, Youtube, Picasa etc.). Argument officiel avancé : pas de données intermédiaires publiées pour des raisons de communication financière (cf. article Techcrunch). Les autres sociétés côtées en bourse apprécieront. Argument plus plausible : en se fondant sur sa Toolbar, Google s'auto-comptabiliserait automatiquement 100 % d'audience web (mais n'était-il pas possible de pondérer avec les fameuses "parties tierces" ?). Quoiqu'il en soit, Google n'en est pas à 100 %, c'est vrai. Et puis, Google est pudique...
City of Shadows est une flippante série de photos du russe Alexey Titarenko.
Ses temps de pose très longs associés à un noir et blanc peu contrasté transforment les humains en foules d'ombres poussiéreuses venues d'un autre monde.
Baignées d'une lumière crépusculaire, toutes ces silhouettes floues perdent leur identité et la ville se change en théâtre décrépit peuplé de fantômes.

Comme vous savez qu'on aime bien la nature ici, un petit tour du côté d'une artiste américaine dont le travail, à mi-chemin entre land-art et média-art, relève d'une poésie bucolique, d'un art de l'éphémère que nous ne pouvons que saluer.
Besoin de réorganiser votre bibliothèque ou de redesigner la double colonne droite de votre blog perso ? Le Golden ratio calculator calcule le nombre d'or qu'il vous faut.
Besoin de vous rafraîchir la mémoire et de réviser vos classiques ? "Le nombre d'or est la proportion, définie initialement en géométrie, comme l'unique rapport entre deux longueurs telles que le rapport de la somme des deux longueurs sur la plus grande soit égal à celui de la plus grande sur la plus petite. Le découpage d'un segment en deux longueurs vérifiant cette propriété est appelé par Euclide découpage en extrême et moyenne raison. Le nombre d'or est maintenant souvent désigné par la lettre φ en l'honneur de l'architecte Phidias qui l'aurait utilisé pour concevoir le Parthénon" (merci qui ? merci Wiki).
Il semblerait que les codes barre n'aient pas fini d'être des inspirations graphiques pour les designers.
Mais d'abord, le SFW Porn, qu'est-ce que c'est ?
Vous savez que dans les moments difficiles, nous avons tendance à faire le vide à Flu, et à revenir aux plaisirs simples, à la méditation et à la nature.



Les femmes, c'est bien connu, sont parfaitement incapables de s'occuper de leur enfant, et ce depuis la nuit des temps.
Le Times vient de publier 200 ans d'archives en ligne ! Deux siècles de conservatisme journalistique propulsés dans l'infosphère du XXIème siècle... l'effet est saisissant. La simple possibilité d'accéder à ces contenus en mode "média" réinterroge notre façon d'aborder l'histoire. Guerres napoléoniennes, meurtres de Jack l'éventreur, assassinat de Jaurès... le continuum historique classique (livres d'histoire, littérature, inconscient collectif...) est rattrapé par un continuum médiatique d'autant plus évocateur qu'il offre une lecture quasi homogène et sans rupture de forme : headlines, citations des personnalités qui font l'actu, icono... La façon de traiter la bataille de Waterloo le 22 juin 1815 n'est pas fondamentalement différente de ce que pourrait faire le Times aujourd'hui à propos des batailles de Bassorah (erreurs comprises). Le travail des historiens ne s'en trouvera pas forcément modifié - quoique facilité, si ce type d'archivage continue à se généraliser - puisqu'ils exploitaient déjà abondamment ces sources. C'est surtout la forme de notre sentiment d'appartenance à l'histoire qui est en jeu ici.
Le passage d'une approche patrimoniale de l'histoire à un "continuum médiatique" complet* pourrait connaître une dernière étape : les archives du Times (comme celles du New York Times qui avait déjà lancé son Times machine en numérisant 70 années d'archives) seraient ainsi directement intégrées dans le flux d'information de ces publications, sans en faire des tonnes sur les pictos du type "attention vous êtes dans les archives", et sans accès spécifique (pour consulter toutes les archives du Times, il faut s'abonner - gratuitement pendant une période donnée - et les millions d'articles mis en ligne ne sont donc pas encore indexables par Google).
Le pas n'a pas encore été franchi : pour des raisons techniques (les archives sont encore proposées en mode scanné), économiques (la question reste ouverte sur l'opportunité de générer des revenus publicitaires sur ces pages ou de vendre des abonnements), mais aussi, peut-être, par une sorte de déférence à cette Histoire majuscule qui se fait par-delà la vocation somme toute plus modeste d'une publication d'actualité. En réinterrogeant notre rapport à l'histoire, ce type d'archivage va-t-il aussi modifier la façon dont les médias fabriquent l'information et se projettent dans l'histoire ?
Illus. : Marie-Antoinette sur la guillotine, dans le Times du 23 octobre 1793.
* Enfin... pas tout à fait complet bien sûr. Disons, depuis le XVIIIème siècle...
En fait, pas exactement des chips, mais une pub pour les chips.
Un petit pas pour la technologie, un grand pas pour le nightclubbing. Citysense permet de visualiser sur son téléphone mobile GPS les quartiers les plus "chauds" d'une ville, ceux ou ça bouge, ceux ou il y a du people, en bref : the place to be. Traitant en temps réel une masse d'infos sur les activités géolocalisées / géolocalisables, Citysense définit des "hot spots" et permet d'avoir plus d'infos sur le programme des festivités via Google ou Yelp. Evidemment, ça ne marche que sur San Francisco pour le moment, et sur Blackberry uniquement (bientôt l'iPhone). La start up prévoit de couvrir d'autres villes, mais aussi de permettre la personnalisation de son profil, sur le mode : "je débarque à Chicago à minuit, où est-ce qu'il se passe des choses, et ou est-ce que j'ai le plus de chances de trouver platform boot à mon pied en fonction de mes habitudes mondaines enregistrées à Bécon-les-Bruyères ?". Pour l'instant tout cela se fait en mode anonyme, mais on peut bien sûr tout imaginer. Bizarrement, les concepteurs n'évoquent pas l'intérêt certain que pourrait représenter ce logiciel pour les agoraphobes... voire pour les technophobes (équipés de Blackberries, certes). Où trouver un coin peinard ou personne ne viendra m'emmerder avec des demandes de synchros en bluetooth ? De l'usage réversible des technologies...
A quelques heures du coup d'envoi d'un Pays-Bas/France sous haute-tension, il convient de trouver aux Néerlandais d'autres qualités que celle de renvoyer l'Equipe de France chez elle dès le premier tour.

Dans la ménagerie du studio espagnol Bestiario, spécialisé dans le traitement graphique de l'information, de drôles d'animaux applicatifs se pavanent en avalant des tonnes de data. Outils cartographiques, représentations sages ou azimutées de vos comptes del.ici.ous, Flickr, etc. (ne loupez pas les grands 8 du Neurozaping), atlas du spectre radioélectrique (on en a parlé ici)... et dans un coin, entre deux flasheries savantes, une drôle de bébête, un jeu simple comme une équation : Boggle + Tetris Google = Karratu. Gentil, Karratu.


On vous parlait il y a quelques temps des variations artistico-musicales des japonais de Obacchi.





Voici une histoire bien curieuse.
Bryony est une jeune londonienne qui tient le journal vidéo Paperlilies sur YouTube.
Elle fait des petits films humoristiques, raconte sa vie, s'insurge contre l'injustice, bref, elle s'exprime, et son mini-show est particulièrement suivi.
L'autre jour pourtant, la vie de Bryony bascule quand au détour d'une rue de Londres, elle se fait mordre... par un homme.
Immédiatement, plutôt que de penser à des maladies tout ce qu'il y a de plus dangereux, elle se demande si par hasard, ce type ne serait pas un zombie cherchant à la contaminer.
C'est de cette anecdote que part son idée démente : demander via YouTube à tous les gens du monde s'ils sont prêts à l'aider à réaliser un film de zombies.
MAJ : Moins foutraque que les commentaires de YouTube, un forum vient d'ouvrir pour recencer les idées et les énergies.
Comme le film documentaire Ghostbusters l'a démontré, il est bien difficile de capturer un fantôme par ses propres moyens, et sans l'équipement adéquat.
Jon Thomson & Alison Craighead ont beaucoup d'amis. Et ce sont tous des stars internationales.
Le Web Flash Festival France (Cf post précédent sur Aeiou) dévoilait le week-end dernier ses lauréats 2008. Une liste de liens valant mieux qu'un long discours, on vous laisse les découvrir, parce que c'est dimanche et qu'il vaut mieux avoir du temps pour les explorer. Graphisme : Montréal en 12 lieux, par Urbania.
Net-Art, "Prix Centre Pompidou" : Bottox, par Camille Spada et Constant Revest.
Animation : Portraits ratés à Sainte-Hélène, par Cédric Villain.
Expérimental : Tant et Temps, par Eric Choisy.
Présentation : Le Coq Sportif, par l’agence Uzik.
Jeu : Dreft Diamond Game, par Emakina.
Prix du public :
Blablaland, par Didier Agani, Yoann Montalban et Jérôme Depys.
Voir aussi : Les lauréats du Web Flash Festival 2007
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