Gilbert dixit : "Le plus vieil enregistrement sonore du monde, réalisé en 1860 par l'inventeur parisien Edouard-Léon Scott de Martinville, est désormais audible sur Internet, sur le site d'un collectif d'historiens et d'ingénieurs du son. Il s'agit d'une séquence de 10 secondes d'Au clair de la lune, enregistrée le 9 avril 1860, soit 17 ans avant l'invention du phonographe de Thomas Edison. L'inventeur français avait enregistré la célèbre chanson grâce au phonautographe, l'ancêtre du phonographe (illus. ci-contre). Le procédé consistait à recueillir des vibrations acoustiques puis de retranscrire les ondes sonores sur une feuille de papier noircie par de la fumée. Cette invention ne permettait toutefois pas de réécouter le morceau enregistré. C'est désormais chose faite, un siècle et demi plus tard !" Ouvrez grandes vos esgourdes, voici the sound :
(source : FirstSounds.org)
Merci Gilbert pour cette info (revue entre temps dans la presse ; la ritournelle a fait son chemin). Cette découverte rappelle l'exhumation récente des 24 urnes mises à l'abri par l'Opéra de Paris en 1908 pour témoigner de l'art du chant à cette époque (enregistrements qui seront repris sur CD par EMI cette année). Comme pour parachever cette fringale de "voix ensevelies", la BN propose mercredi 2 avril une conférence sur l'invention de l'enregistrement sonore : l'ère des pionniers.

Tout le monde ne le sait pas, mais le premier travelling de l'histoire du cinéma a été réalisé, presque involontairement, par Alexandre Promio, opérateur des frères Lumière, à Venise en 1896.
C'est le genre de fantaisie que s'autorisent les geeks, parfois. Les utilisateurs de Digg ont procédé à une nouvelle élection du site internet le plus moche du web (World's Worst Website en anglais) et on doit reconnaître que ce millésime est plutôt croquignolesque. Jugez plutôt. (Merci, Van !)
Ca n'est pas parce qu'on lui a déjà posé nos 3 questions qu'il ne faut plus s'intéresser à Jason Nelson.De double nationalité, néérlandaise et brésilienne, Rafaël Rozendaal égraine au fil des années une production minimale à base de petits sites-concept en Flash.
Recherche sur les couleurs, les boucles ou l'interactivité, ses projets sont le fruit d'une seule et même idée percutante, simplement déclinée sur une page.
A sa manière, il utilise l'outil Flash comme ses prédécesseurs utilisaient le HTML et le Javascript : pour faire dire au système le contraire de ce pourquoi il a été créé.
1- Il est aveugle, mais peut me montrer l'avenir. Dois-je appeler mon navigateur Tiresias ?
Je ne pense pas qu'un navigateur soit aveugle. Il a des yeux différents des notres, et il étend ses yeux tout le temps avec les mises à jour et les plugins.
2- Où mènent les routes ?
Les routes sont des cercles, elles ne mènent nulle part. Elles existent pour que l'on puisse bouger, pas parce que nous voulons aller quelque part.
3- Quelle est la température de fusion des idées ?
" L'information peut tout nous dire. Elle a toutes les réponses. Mais ce sont des réponses à des questions que nous n'avons pas posées, et qui ne se posent sans doute même pas", disait Jean Baudrillard.
A Flu on pose cette semaine les vraies questions (et parfois on y répond) :
Jacques Pradel sait-il vraiment qui a tué Saint-Exupéry ?
Franchement, qui a vraiment envie de diriger le PS ?
Suis- je le seul (bordel) à ne pas avoir vu la sextape de Kristin Davis ?
Qui osera fictionner sur la mort de Chantal Sébire ?
Dans un monde de vitesse ultra-technologique, qu'il fait bon, parfois, de faire une pause et d'écouter simplement le chant des oiseaux.Le monde a besoin de super-héros.
Parce que découvrir qu'il existe des super-héros signifie, au fond, qu'on pourrait en devenir un, et c'est ça le plus important.
Alors plutôt que d'attendre les mutations/manipulations génétiques à venir, Yuichiro Katsumoto a préféré inventer un matériel qui puisse lui permettre de faire semblant.
Son parapluie-épée Amagatana est donc une sorte de Wii-mote portable qui reconnaît les mouvements de l'utilisateur et envoie les sons appropriés dans des écouteurs. Equipé de ce charmant objet, il vous sera donc possible de revenir du boulot en combattant tout un tas d'ennemis invisibles tout en déclenchant la fureur du samouraï qui sommeille en vous.
Pour corser le tout, le plastron Fula utilisera la chaleur de votre corps pour actionner une ventilation dorsale et faire voler votre écharpe derrière vous.
Les deux systèmes associés, ça donne ça :
Vivement Lundi qu'on retrouve tous nos amis...
La déception du web 2.0 commence à poindre.








A Flu quand on a pas d'idées, on a des vidéos. Top des dernières perles estampillées You tube ou Dailymotion sur les blogs de la redac.
Sur De Visu : Faut-il vraiment filer de l'art à ces cochons surfriqués du Ritz ? Quand les performers vont plus loin que l'entertainement, plus personne ne rigole....
Sur Playlist : Popopopo...
Sur Ecrans : A part les hamburgers et la guerre, ils savent faire quoi ces p.. d'américains ? Réponse : des films d'animation (mortels) avec des hamburgers qui font la guerre
Sur Sexe, love and gaudriole : 40 ans d'(r)évolution sexuelle via le petit écran et via SLG.
Sur le blog télé : Dis-moi que c'est pas pour de vrai
Bonus 1 : j'avais oublié ce générique indépassable.
Bonus 2 : tous les entretiens videos sur l'espace Dailymotion de Fluctuat.
Marre des recherches d'images en deux dimensions, page par page, comme un minable bibliothéquaire du 20e siècle ?
Vous préféreriez vous prendre pour Tom Cruise dans Minority Report, à manipuler les données brutes sur un mur d'images infinies ? Alors le plugin PicLens, pour Firefox, est fait pour vous.


Après Arrêt sur images, et en attendant Detoxinfos (site satirique bientôt en ligne d'après Rue 89), voici donc Mediapart, le nouveau site d'information lancé par Edwy Plenel.
Mediapart fait d'abord le pari que les internautes sont prêts à payer pour des informations généralistes, secteur saturé de toutes parts et où la concurrence des ".fr" de grands quotidiens est âpre. Même s'il emploie des collaborateurs de qualité (dont l'ami Davduf, ou Jade Lindgaard transfuge des Inrocks) quelle sera la valeur ajoutée de Mediapart ? Surtout avec seulement 25 journalistes, ce qui est à la fois peu comparé à une rédaction "classique" et énorme en terme de rentabilité de la structure. L'article en Une sur l'hémorragie des adhérents au PS, pour intéressant qu'il soit, n'est ni un scoop, ni une analyse plus ambitieuse que ce qu'on aurait pu lire dans Le Monde ou Libération ou Rue 89. Dans une tribune dont je ne retrouve pas le lien Lindgaard imagine bien une piste avec l'investigation sociale mais tout cela restait assez évasif.
Mediapart parie ensuite qu'il peut aller contre des usages web plutôt bien installés. Contre la gratuité donc mais aussi contre de nouvelles habitudes de consommation types rss qui agrègent des fils spécifiques au détriment des "medias packagés".
Mediapart parie donc sur la transposition pure et simple du journal papier en numérique (après tout 9 euros c'est moins cher que le Fig, merde...) mais avec trois éditions dans la journée, le tout agrémenté d'un "lieu d’une conversation démocratique entre des citoyens qui discutent et échangent autour du journal dont ils sont les lecteurs fidèles. Le club d’une réinvention de nos pratiques démocratiques, à l’instar des clubs révolutionnaires qui furent les lieux de l’invention républicaine". Euh... à l'instar des forums en ligne aussi Edwy, non ?....
Autre rupture du même ordre : s'inscrire en dehors de l'économie de l'information qui suppose l'intégration et le référencement de ses contenus dans les moteurs de recherche. La circulation par lien de l'information faisant le reste. Imaginez les gens discuter autour des quotidiens posés sur le comptoir avec au milieu d'eux un Mediapart sous plastique que personne n'ose ouvrir.
En offrant un maximum de ses contenus en free access sur les moteurs malgré une partie payante rentable, le New-York-Times a compris qu'il avait plus d'intérêt (notamment commercial mais pas seulement) à faire circuler son info et donc sa marque.
Regardez Daniel Schneidermann, on en parle nettement moins maintenant qu'il faut casquer pour écouter ce qu'il a à nous dire. (Combien de temps avant le système mixte large partie gratuite/ petite partie payante ?)
Ce qui nous amène au dernier point :
Mediapart parie que le nom d'Edwy Plenel peut suffire à porter une communauté de lecteurs. Une communauté qui serait capable de s'enquiller ce genre d'éditos :
Ca ne vous aura pas échappé, la Chine connaît ces derniers jours quelque agitation.
Et comme c'est souvent le cas dans ce genre de situation, ce sont d'abord les journalistes qu'on écarte soigneusement des zones sensibles, puis, dans un second temps, les possibilités d'information des Chinois qui sont verrouillées, à commencer par internet.
Toutes les images de propagande que nous avons pu voir ici ont été agrémentées des commentaires des journalistes pas dupes, ce qui bien entendu n'était pas le cas dans l'Empire du Milieu. Et pour ne pas risquer qu'un citoyen chinois tombe malencontreusement sur une image ou une vidéo non-approuvée par le régime, ce sont Flickr et YouTube qui les premiers ont été interdits d'accès.

On connaissait déjà Flickr Time (cf post précédent sur Aeiou et www) ou Flickr graph (www) de Marumushi. Mais nous avions omis de vous présenter Flickr Fusion. L'API de Flickr est utilisée ici pour donner à voir en temps réel les dernières images publiées, sur fond de géolocalisation via Google Map. L'effet de vision globalisée et simultanée des temps personnels de chacun des usagers, partout dans le monde, est saisissant. Mais c'est exactement le même principe que TwitterVision (www), remarquerez-vous. Certes, c'est le même créateur, David Troy, qui l'a développé. La force visuelle en plus.
Vous aimez les belles histoires ? "Aujourd'hui j'ai marché dans la merde... Sauf qu'une dizaine de pas plus loin j'ai aussi marché sur le pied d'une fille, avec le même pied". Vie de merde, le Digg-like blog des tranches de vies merdiques.
MAJ de merde : devenu un véritable fait de société (?) étudié par la fine fleur de la sociologie et de la marketologie française (??), le site ViedeMerde.fr s'est lancé tous azimuts dans des déclinaisons moins merdiques - niveau business model - que ce bon vieux world wide web :
- badges vie de merde
- t-shirts vide de merde
- vie de merde LE LIVRE !
- avant, peut-être, la série vie de merde sur M6, la twingo vie de merde, , le vide merde de table, le tour operator vie de merde...
Un filon inextinguible. Antonin Artaud ne disait-il pas "Là où ça sent la merde ça sent l'être" ?

Aujourd'hui, de 11 heures à 17 heures, le salon de Panoplie sera occupé par Annie Abrahams et les participants à son atelier au nom évocateur : "Toute présence sur internet peut être qualifiée comme une performance dans l'espace public de solitude ?".
En direct de l'Ecole des Beaux-Arts de Montpellier, Julie Cham, Julia Garbuzova, Marguerite Leudet, Swea, Milan Tutunovic et Sophie Valero, guidés par Annie Abrahams, mettent au point un programme inspiré de multiples travaux en ligne dont on nous propose une liste non-exhaustive ici.
Volontairement, on n'a pas posé trop de questions sur le déroulement de ce workshop, parce que bon, on aime bien les surprises aussi !
Au programme :
11h "Drugistan : Conférence officieuse : Démenti" 20 min
"Ubiphonie"
12h "AnnLee Rewind - La théorie du trickster" 45 min
"Ubifonie"
14h "Google soothsaying" 45 min
"Ubifonie"
15h "Symétrie Variable" 20 min
"Ubifonie"
16h "Plus on regarde quelque chose plus elle se vide de son sens et mieux on se sent" 30 min
"Ubifonie"
17h "Drugistan : Conférence officieuse : Démenti" 10 min
Autant de dénominations mystérieuses dont on découvrira la teneur tout au long de la journée.


"Aujourd'hui tout est culture, tout se vaut, puis tout disparait en quelques secondes dans ce monde obnubilé par le mouvement.
- Quoi ?
- Laisse tomber j'ai pas le temps de t'expliquer".
Politique : speed-dating de l'alliance électorale avec François Bayrou qui, en quelques heures goupille des deals avec n'importe qui.
Cinéma : C'est l'histoire d'une croisière sur un bateau et plouf.
Réseau : "Tu te souviens quand on allait sur Facebook en 2007 ?"
Foot : à peine le temps de réaliser qu'il pourrait se passer quelque chose en L 1 qu'oups ! c'est fini..
Télé : heureusement il y a des choses que le temps n'atteint pas.
Fred Cavazza revient sur la baisse de popularité de Facebook en Grande-Bretagne (ou au Québec), et synthétise une nouvelle fois avec méthode ce qui se dit de par le réseau ici.Plus le temps passe et plus Facebook fascine autant qu’il déçoit. Peut-être est-ce la conséquence de la sur-médiatisation ? Peut-être est-ce parce que les utilisateurs voient en Facebook un service révolutionnaire qui va combler les lacunes des autres (et développent ainsi des attentes irréalistes donc de la frustration) ? Peut-être est-ce parce que l’équipe est en pleine crise de croissance (trop jeune, trop petite…) ? Peut-être un peu des trois… Toujours est-il que Facebook est en ce moment fortement chahuté par la blogosphère.
Telex : depuis deux jours, Facebook existe aussi en français. L'interface a été traduite par un réseau de collaborateurs bénévoles, comme elle l'avait été en espagnol en début d'année. Dilemne infernal : conserverez-vous la version brit pop ou passerez-vous à celle dans la langue de Molière ?

Beaucoup d'entre vous ont été choqués par le méchant billet qui tapait sur les pauvres Moleskine sans défense.Au cinéma, la vitesse d'un film dépend de la vitesse de la machine qui le projette.
Avec "Frame" de Michael Szpakowski, le projecteur, c'est vous, et pour voir le film, il vous faudra charger ses 80 images dans le cache de votre navigateur, puis lancer la projection en cliquant sur le bouton Back, si possible à 24 clics par seconde.

Elasticité = adaptabilité + accélération. L'exposition Design and the Elastic Mind au MoMA revient sur 25 années d'hybridations artistiques et scientifiques. "Dans la pensée scientifique, la méditation de l'objet par le sujet prend toujours la forme du projet" dixit ce bon vieux Gaston (Bachelard). L'adage semble parfaitement s'appliquer aux 300 travaux présentés ici. Nano-objets, bricopensée, existenzmaximum (xmx), biomimesis... les catégories s'emballent. Grand déballage de néologismes, c'est le printemps. Une sélection serait forcément partiale (et laborieuse pour l'auteur de ces lignes, héhé) : pas mal de projets ont déjà fait l'objet de notules sur Aeiou, des dizaines d'autres nous inspireront sans doute des posts à venir. Signalons simplement que le site de l'expo est signé par les japonais du studio tha* (les auteurs du très joli Amaztype) et qu'une liste de liens complémentaires devrait vous assurer quelques milliers d'heures de surf (passionnantes et gratuites).
Le vendredi, c'est connu, c'est le jour de transition où plus personne n'a vraiment envie de bosser, mais fait comme si.
Des nouvelles d'Albertine, d'Olivier et Yann qui nous avaient gracieusement envoyé une invitation à participer à la Big Picture sur Facebook. Le principe de ce widget est simplissime : "il s'agit d'une expérience artistique permettant de suivre les mises à jours de status dans Facebook, de manière collective ou individuelle..." Initié il y a déjà plusieurs semaines, ce projet de détournement low tech des relations personnelles à l'oeuvre sur les réseaux sociaux a évolué : il propose de créer " une image vivante du status d'amis de Facebook" et se décline aujourd'hui en captation vidéo de longue durée. Ex : à quoi aura ressemblé la vie en ligne de mes amis 24 heures durant ? Plus d'info ici. Merci, Albertine !
Si comme le pensait McLuhan, le média c'est le message, que penser de l'installation Hipic ?La semaine dernière on a beaucoup parlé futur sur Flu, cette semaine comme l'ami Michel Gondry, on rembobine.
1947 : La frêle Edith Piaf conquiert l'Amérique. 2008 : apparemment Hollywood ne s'en est toujours pas remis.
1967 : The Velvet Underground joue Sister Ray pour la première fois. Quarante ans plus tard, 2Goldfish exhume pour nous ce bootleg cultissime.
1977 : Vladimir Nabokov remet à sa femme et à son fils Dimitri le manuscrit de son dernier roman en leur demandant de le brûler. Trente ans plus tard, Dimitri n'a toujours pas obéi à son père.
1984 : Madonna chante like a virgin en robe de mariée. Un quart de siècle après la robe sacrilège est à vendre (chère) avec la cape de Superman et le fouet d'Indiana Jones.
1985 : Pour ne pas mourir d'ennui dans leur pavillon de banlieue, les fondateurs de Fluctuat matent une honteuse série, Les deux font la paire. Aujourd'hui ils nient cette époque mais le soir venu ils allument la téloche sur IDF1, la petite chaîne qui (re)monte (le temps).
1991 : Ariel Ortega débute sa carrière au mythique River Plata, club argentin surnommé "La maquina" tant il enchaîne les victoires. En 2008, La "Maquina" a remonté le temps et accueille à nouveau El Burrito (le petit âne) qui plante un but face aux Mexicains pour célébrer les retrouvailles.
Mais aujourd'hui, tout à changé.
Inspiré de BarackObamaIsYourNewBicycle.com, le site IsYourBicycle.org est enregistré en "wildcard DNS", c'est à dire qu'il permet à tout un chacun d'ajouter ce.qu.il.veut.devant.isyournewbicycle.org. Un formulaire permet ensuite d'ajouter tous types de phrases derrière le préfixe choisi (vous suivez ?). Par exemple, vous voulez faire une chouette surprise à Tatie Yvonne, vous créez tatie.yvonne.isyournewbicycle.org et vous lui dites tout le bien que vous pensez d'elle. Un cadeau écologique, économique, et mémétique.

"Le tag n'est pas une forme d'art ou un moyen d'expression. C'est du vandalisme et de la destruction de propriété privée ou publique."Dans "Le Chateau" de Kafka, il y a ce personnage qui indéfiniment raconte la même histoire.
Ce procédé, qui transforme la parole sensée (un simple récit historique) en folie obsessionnelle, on le retrouvera souvent, traité avec un peu moins de brio, dans des films ou des livres cherchant à exposer la folie en rapprochant le fou de l'automate.
Pourtant, quand il est traité de manière artistique, ce procédé de répétition obsessionnelle souffre souvent d'un défaut majeur : la perfection de la répétition.
L'obsession, en termes psychiatriques, a en effet une particularité, celle de surgir dans des contextes différents, et de se matérialiser avec d'infimes variations. Il n'y a presque jamais, pour un individu souffrant de névrose obsessionnelle, de répétition à l'identique et chaque nouvelle crise intègre à la fois le contexte particulier où elle se manifeste, ainsi que souvent le souvenir des crises passées, en une évolution tragique puisqu'elle impose à la victime la conscience même de son propre asservissement.
7- Nylon sous le bureau

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