Archives > Février 2008D-Tracks (Sélection vidéo 5/10)Note : cinquième billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici.
Laurent Vicente, alias Lilian Ledoubre, réalise des vidéos fait(e)s main. Du old school à la sauce d'aujourdhui. Voici ici une espèce de " rotoscopie moumoutée ". Je vous préviens c'est... très particulier. Note de Puck : La prochaine séance Dailymotion, à laquelle Fluctuat.net est associée, c'est dès demain samedi : à 12h30 au Cinéma des cinéastes à Paris. Comme une bonne nouvelle en cache toujours deux autres, je suis content de vous annoncer que c'est notre ami Charlie Mars qui l'a concoctée. Vous (re)découvrirez donc sur grand écran plusieurs des vidéos postées ici même sur Aeiou. Second hasard du calendrier, je profite de l'occasion pour déclarer solennellement lancée la web tv Fluctuat.net sur Dailymotion. C'est de l'officielle, et on espère de la bonne came audiovisuelle. Au programme, une sélection hebdo d'entretiens Cinéma, Musique ou Art et Design (dans l'ordre les playlists 1, 2 et 3) réalisés par la rédaction de Flu. Ex : les interviews récentes de Klapisch, Araki ou Serge Bozon, toutes disponibles en haute définition. Retrouvez aussi la playlist Charlie et la Linkographie. KakukimodoAeiou en japonais, ça donne(rait) Kakukimodo. Toi aussi, japonize ton nom.
T'as pensé à arroser les plantes ? Devant Botanicalls, on reste à nouveau sans voix.Pour faire vite, le site propose un système de capteurs qui surveillent la santé de vos plantes. Humidité, engrais ou lumière sont ainsi analysés et en cas de carence, la plante... vous passe un coup de fil. Plus la peine de se fatiguer à connaître les besoins spécifiques de chaque espèce, ni d'essayer de comprendre les symptomes du manque, un ordinateur est là pour le faire à votre place. Les créateurs du système annoncent avec le plus grand sérieux (quoique) que l'objectif est d'améliorer la communication entre les hommes et le monde végétal. Un mode d'emploi vous permet même de concevoir seul votre propre système de surveillance botanique. Alors de deux choses l'une : - soit ce site est un beau canular très ironique qui cherche à alerter sur le danger de notre dépendance technologique. Et là, bravo. - soit tout ça est vrai et sincère, auquel cas on est face à un nouveau développement du mouvement de déresponsabilisation qui voudrait qu'on délègue de plus en plus à la technologie nos connaissances, ainsi que nos devoirs. Parce qu'on peut s'émouvoir de ces plantes qui envoient des sms, mais ceci au fond n'est rien d'autre que la suite logique du développement de systèmes de "surveillance" comme les balises GPS dans les cartables des enfants ou les capteurs de mouvement aux abords des piscines qui nous permettent de boire l'apéro tranquille. "Surveillance", entre guillemets, car dans ces quelques cas, on ne parle pas de Big Brother, mais de son exact contraire, c'est à dire de dispositifs techniques conçus pour justement nous empêcher de surveiller, nous éloigner de notre esprit critique et au fond nous éviter de penser par nous-mêmes aux concepts d'ordre et de morale, dès lors considérés comme figés et immuables. Problème : s'ils sont figés dans leur acceptation actuelle, et que la technique leur apporte sa puissance froide, alors le monde technologique qui se profile en devient bien plus inquiétant que le pire cauchemar d'Orwell. What's a girl to do (Sélection vidéo 4/10) Note : quatrième billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici.
Paroles aux graphiques La plupart des contributeurs du groupe Songchart sur Flickr a trouvé un moyen rigolo d'utiliser la fonction graphique du logiciel Excel.Le principe consiste à utiliser les paroles d'une chanson et à en faire un graphique quantitatif (exemple avec la photo ci-contre, "With or Without You" de U2). Fort de ses 170 contributeurs qui ont déjà conçu plus de 250 graphs, le groupe est progressivement devenu une sorte de jeu de devinettes pour amateurs de musique. Pourtant, en y regardant de plus près, et traitée légèrement différemment, cette idée aurait tout aussi bien pu être une sérieuse réflexion sur l'une des tendances dominante d'aujourd'hui, à savoir la rationnnalisation à tout prix de l'irrationnel. Qu'est-ce qui est le plus absurde en effet ? Décréter, graphique à l'appui, que "All you need is love" ? Ou bien affirmer sans se démonter et chiffres en main, que la Culture en France se porte bien ? Mobilisation du 29 févrierSuite de la mobilisation du monde culturel français (après ça et ça) pour protester contre la dangereuse baisse des subventions à partir de 2008.
Un appel à mobilisation est ainsi lancé pour le 29 février prochain par l'UFISC (Union Fédérale d'Intervention des Structures Culturelles), laquelle regroupe plusieurs syndicats et collectifs liés à la diffusion artistique. Pourtant attention, car lorsqu'on parle de "monde culturel français", il faut maintenant être précis, car le moins que l'on puisse dire, c'est que la Ministre de la Culture, Christine Albanel, a su semer le trouble dans les rangs contestataires. En effet, en organisant le 11 février dernier ses "Entretiens de Valois", belle concertation nationale qui s'est chargée en grande partie de réduire la Culture au spectacle vivant, et de rassurer ses puissants syndicats que de "nouvelles stratégies" seraient trouvées pour assurer la continuité des financements des grandes structures de diffusion, le Ministère a jeté un pavé dans la mare, déchirant judicieusement un groupe d'acteurs qui gagneraient pourtant à rester unis. ![]() Au secours, Monsieur Pinault ! Le discours introductif de ces Entretiens est assez fidèle à ce que de nombreux observateurs avaient déjà noté à la vue de la tristement fameuse lettre de mission du Président à sa Ministre, c'est à dire une dérive toute néo-libérale qui consiste à dire que l'Etat n'a pas à (trop) financer la Culture, mais que les structures sont en revanche encouragées à trouver des sous ailleurs, et si possible dans des partenariats privés. Ce désengagement n'a donc rien d'étonnant, il était prévisible et annoncé, mais ce qui surprend, c'est avec quel enthousiasme les acteurs culturels majeurs l'ont accueilli, heureux et fiers de travailler à l'élaboration de ces fameuses "nouvelles stratégies de financement". On ne rêve pas. On n'est pas au comité directoire de Auchan, mais bien au Ministère de la Culture, et les directeurs de structures trouvent ça merveilleux. Dans son dernier éditorial, Jean-Marc Adolphe (rédacteur en chef du magazine Mouvement) pointe certes cette aberration, mais sans que cela change rien au problème, puisque sont déjà programmés groupes de travail et réunions hebdomadaires qui aboutiront en juin prochain à d'hypothétiques mesures permettant, pour résumer, de mieux distribuer ce qu'on n'a pas. Car à aucun moment il n'est question d'augmentation des budgets ou au moins de retour à la situation précédente, et ce malgré les annonces démagogiques consistant à dire que "le financement du réseau national en 2008 sera comparable à celui de 2007". C'est peut-être le cas pour les centres dramatiques et les scènes nationales, mais la Culture, heureusement, ne se limite pas à ça, et la contestation actuelle porte aussi bien sur ces lieux que sur d'autres pans de l'activité artistique, comme entre autres les arts plastiques, l'éducation artistique et bien sûr, les arts numériques. Et nous dans tout ça ? Et on en arrive au point qui devrait un peu plus intéresser nos lecteurs, c'est à dire le financement de l'art numérique, dont nos précédents articles s'inquiétaient. C'est que ces "Entretiens de Valois" ne concernaient que le spectacle vivant, et n'y étaient donc pas invités tous les autres professionnels de la Culture. Les assurances bienveillantes du Ministère ne s'appliquent donc que aux salles de spectacle vivant, et les coupes observées dans les budgets des ECM ne sont absolument pas remises en cause. Même tarif pour les fédérations de jazz, plus généralement les scènes de musique actuelle, et en gros, tout ce qui n'est pas une salle de théâtre. L'éducation artistique, quant à elle, si elle est régulièrement évoquée dans les bons sentiments présidentiels, subit le même sort : un mépris affiché pour sa survie à court terme. La grande réussite de ces Entretiens de Valois aura donc été de diviser idéalement les acteurs culturels, en se mettant dans la poche une poignée de grands directeurs tout en méprisant ouvertement ceux dont l'avenir nécessiterait un investissement politique plus important. On ne doute pas, en effet, de la capacité d'un CDN à dégoter des millions en partenariat privé, mais pour une minuscule structure dont les locaux ne permettent de réunir qu'une centaine de personne par mois, les mécènes risquent de ne pas se bousculer au portillon. Mais après tout, dans la loi de la jungle, les gros survivent et les faibles meurent. Point. Soutenir les gros, applaudir ce qui marche et condamner ouvertement la diversité, c'est donc le credo bien appris du Ministère de la Culture, qui non seulement ne sera plus une exception dans le monde culturel mondial, mais qui n'en sera pas une non plus dans le monde économique, devenu déjà à moitié une industrie comme les autres, à l'heure où c'est un Etat entier qui est géré avec la même logique et les mêmes idéaux qu'une simple PME. Mobilisation Cette mobilisation du 29 février, si elle nous rassure en nous montrant que certaines personnes du monde culturel ne se laissent pas abattre ni endormir, nous inquiète aussi, car elle n'est malheureusement pas capable d'afficher un front uni face à la volonté claire de ses dirigeants de renoncer complètement à l'idée de subventionner la Culture, autrement qu'en payant la réfection des peintures de l'Opéra Garnier. A suivre... Un mail datant de 2023 (part X)Note : dixième et dernier billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.
Lire l'intégralité de cette fiction geek originale. Pecha Kucha volume 3 : compte rendu
Non, ce n'est pas une énième compilation d'easy listening adossée à un célèbre café ou à un club branché. Créé en 2003 à Tokyo, le désormais international Pecha Kucha (www) est un workshop où douze créateurs issus de tous les domaines du design présentent en public leurs travaux. Contraintes : chaque intervenant dispose de 6 minutes chrono et de 20 slides d'un powerpoint pour présenter son parcours, un projet ou une simple facette de son métier. C'est court, mais la sélection en amont est drastique, et le tempo maîtrisé : au final, les 12 interventions composent un panorama péchu de toutes les formes de design (d'intérieur, sonore, design d'interface, webdesign, etc..), non sans inviter également des projets artistiques : art numérique, peinture, photographie, architecture. Les liens des 12 projets ici. La vidéo sera prochainement mise en ligne sur le site des Designers interactifs, association organisatrice de la manifestation à Paris. Joyeux codes barre
Lagardère acquiert Doctissimo : "Vous avez encore été rachetés ?"
Le rachat de Doctissimo par Lagardère répond évidemment et avant tout à une logique industrielle très simple : plus on est gros, plus on est gros. En phase de concentration accélérée, la viabilité économique des acteurs « moyens » (fussent-ils leaders sur leur secteur, comme l’est Doctissimo sur le segment féminin) peut à terme devenir problématique. En s’adossant à un acteur industriel de premier plan, Doctissimo se donne les moyens de croître, de s’internationaliser, de sécuriser ses actifs et ses équipes. Lagardère de son côté absorbe une très jolie audience, un chiffre d’affaires conséquent, et un vivier de compétences pour dynamiser l’ensemble de son pôle numérique. Voilà pour la logique. « Et Fluctuat dans tout ça ? » vous demandez-vous en vous endormant sur ce billet tel un analyste financier repu et débonnaire sur son exemplaire des Echos tâché de gras. On y arrive. Et on reviendra, après un nouveau crochet industrialo-économique, sur les aspects éditoriaux. Commençons par signaler que l’auteur de ces lignes n’est pas actionnaire de Doctissimo, que la décision ne lui appartenait pas, mais qu’il fut consulté en tant que membre de la direction et approuva cette décision (il faut aussi qu’il arrête de parler à la troisième personne, on va le prendre pour un psychopathe). En cela, et en ce qui nous concerne, le rachat de Doctissimo sonne en quelque sorte comme l’Acte II du rachat de Fluctuat par Doctissimo en 2006. Nous savions très bien en 2006 que nous perdions le contrôle sur de possibles (voire de probables) concentrations futures, mais nous faisions le pari que nous y gagnerions en moyens et en pertinence éditoriale. Les moyens suivirent, et la pertinence éditoriale… aussi – quoique ce point mérite d’être laissé à l’appréciation des lecteurs, c’est en tout cas le sentiment général de l’équipe. Et c’est à nouveau ce pari qui expliquait l’approbation par l’équipe de la perspective de rachat par Lagardère.
Dans le paysage médiatique tel qu’il se dessine, il est fort probable que les trois modèles d’édition existants devront adapter leur fonctionnement à leurs ambitions éditoriales, chacun avec ses contraintes :
- enfin, les éditeurs indépendants petits et moyens qui s’inscrivent dans un circuit commercial (publicité ou abonnement) seront les plus chahutés : certains s’adosseront à des structures plus importantes, d’autres réduiront la voilure pour limiter leurs frais et rester viables, beaucoup sans doute disparaîtront. Péremptoire, sinistre ? Peut-être. Mais quand on connaît l’audience cumulée des « alter médias » (Wikipedia étant l’exemple le plus emblématique) et des grands groupes, l’équation devient vraiment délicate pour les éditeurs de taille modeste, très nombreux à se partager une part d’audience congrue. Un certain nombre de « nano-éditeurs » tireront sans aucun doute leur épingle du jeu, de par leur qualité ou leur spécialisation. Le one-man-media sera l’un des modèles les plus prisés et les plus chics du genre.
Notez que j’utilise un futur d’anticipation tout à fait seyant pour renforcer la dramaturgie du propos… mais j’aurais tout aussi bien pu utiliser le présent. On y est. Au final, et contrairement à ce qu’affirment les gardiens du temple, le pluralisme des médias a de très beaux jours devant lui. Grâce au web, surtout, le nombre de « titres » a littéralement explosé. Même avec l’échec prévisible de certains petits et moyens éditeurs « commerciaux », le nombre global de titres (médias alternatifs compris) restera très largement supérieur à ce qu’il a pu être il y a 20 ans. Par contre, effectivement, la reconfiguration du paysage médiatique invite à revoir les modèles industriels de production des médias.
Pour revenir à Fluctuat : malgré une audience assez considérable (4 millions de visiteurs en janvier selon Médiamétrie), le site continue aujourd’hui à perdre de l’argent. Plus pour longtemps, espérons-le. Si nous n’étions pas adossés au Groupe Doctissimo, largement bénéficiaire, nous serions économiquement morts. Réduire la voilure ? Impensable, alors que justement nous trépignons d’impatience à l’idée de renforcer certaines rubriques et de lancer de nouveaux projets. Au sein de Lagardère Active, Doctissimo Editions conserve une large part d'autonomie managériale, éditoriale commerciale et technologique. Dans ce contexte il n'y a aucune raison que les moyens consentis pour le développement de Fluctuat soient réduits ou que nous subissions un quelconque contrôle éditorial. Cette question a déjà été posée dans un commentaire sur l’élégante saillie de Sarkozy au Salon de l’Agriculture. Devrons-nous cirer les pompes à talonnettes de l’uberchti-bonhomme ? Nous fendre d’un mini-site sur les meilleurs spots pour faire atterrir son Super Puma ? Une des réponses possibles est : continueriez-vous à nous lire si tel était le cas ? Une bonne raison pour que ça n'arrive pas. « Vous prenez des exemples caricaturaux, mais le contrôle sera évidemment bien plus insidieux ». L’indépendance éditoriale est une denrée précieuse, complexe, à plusieurs variables (moyens, émission, réception). Le meilleur moyen de la garantir est la réussite de notre projet : que nous continuions à fédérer autour d'un média pop, ouvert, intelligent et drôle, comme celui que nous aimons faire depuis dix ans. En toute liberté. Aeiou Remix
C'est lundi. Les homophonies sont nos amies sur Aeiou. Pradoc a eu le bon goût de nous envoyer un playlist de Aeiou Remix qui vaut son pesant de psyché rock.
Gmail à la mainPour promouvoir son tout frais Gmail en russe, Google s'est fendu d'une petite vidéo explicative.
Mais vous savez, en Russie, ils ont pas forcément les moyens de se payer des screenshots. Du coup, il faut tout faire à la main. Eclipses anodinesOn a déjà copieusement parlé des moments où les images anodines prennent un sens que l'auteur n'a pas nécessairement maîtrisé.
A contrario, il peut se produire l'effet inverse, c'est à dire l'enregistrement d'un événement d'une grande puissance évocatrice, que le passage à l'état d'image vide complètement de sa substance. Ce phénomène est particulièrement sensible dans le cas des événements cosmiques, à commencer par les éclipses. ![]() Dans la nuit de mercredi à jeudi, une bonne partie de l'hémisphère nord a pu observer une éclipse totale de lune, événement qui ne se reproduira pas avant 2015, et comme on pouvait l'imaginer, des milliers de photographes ont enregistré et publié les images de ce ballet cosmique. Pourtant, rien n'est plus anodin que les photos d'une éclipse. Tout le monde sait à quoi ça ressemble, et en réfléchissant, tout au long d'un cycle lunaire, tout le monde assiste à une lente éclipse de 28 jours continuellement. Capturer ce moment devient donc un acte qui n'a de sens que pour l'individu qui y a assisté, n'importe qui d'autre pouvant remettre en cause la véracité des clichés ainsi que leur utilité. ![]() Ces images d'éclipses, alors qu'elles devraient motiver en nous toutes sortes d'émotions, en deviennent donc étrangement inutiles, et vaines, sans que la moindre mise en scène puisse y changer quoi que ce soit. Puisque des rares événements qui resistent aujourd'hui à l'image, l'éclipse s'impose comme ce fait unique qui n'a de sens que lorsqu'on en est le témoin direct, au bon endroit, au bon moment, avec la chance d'avoir des conditions météo favorables, et le simple fait d'en voir des photographies, ou des films, ne nous apprend qu'une chose : qu'on l'a manqué. Devant cette constatation, on pourrait se poser la question, à chaque image qu'on voit, dans quelle mesure celle-ci apporte du sens - ou en ôte - à l'événement qu'elle est censée immortaliser, et de toute évidence, bien des événements médiatiques n'en seraient plus... pour le bien de tous. Monstres sacrés (Wassup bloggers ? Part 3)Posté par Easywriter le 22.02.08 à 18:12 | tags : nombriliste
Monstre sacré. Disparu à l'âge de 85 ans, l'"Immortel" Alain Robe-Grillet qui livra un dernier roman sentimental sulfureux est-il mort en vieux dégueulasse ? Monstrueusement chiant. Question : Pourquoi après le départ de Peter Gabriel en 1975 qui avait eu le mérite de faire d'une bande de tâcherons une belle machine à activer l'imaginaire, les gars qui composaient Genesis ont-ils réussi à surnager et à devenir, défiant tous les pronostics, l'un des groupes les plus imposants de la planète ? De vrais monstres. Sujet à des attaques internes et à un tassement de son audience, TF1 entame un régime minceur à base d'eau de fontaine. Buvez, éliminez (les coûts)
Un boulot monstre. Et accessoirement un boulot de merde. Iain Levinson narre Les tribulations d'un précaire et brosse un portrait sans concession du marché de l'emploi aux Etats-Unis. Un but monstrueux. Signé Karim Benzema lors du match Lyon-Manchester. Même Alex Ferguson est sur le cul. Un talent monstre. Barack Obama continue d'électriser les foules, de se faire pamer les femmes et de remporter des primaires. Irrésistible ascension ? Un monstre est né. En rachetant Doctissimo Editions (et donc Fluctuat) Lagardère s'apprête à devenir un monstre du web frenchy. (On y revient oui oui) Une vision du futur version 02 (part IX)Note : neuvième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici. Après avoir imaginé une hypothèse concernant notre futur (le rejet total des nouvelles technologies numériques), en voici une deuxième, ou plutôt une série d’hypothèses plus ou moins crédibles que j’envisage, toujours avec mon regard de designer.
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Je ne parle même pas des césures, de l'interlettrage, des ligatures ou des approches de paires correctement affichées. Ces finesses typographiques, ne sont pas de la décoration ou une quelconque obsession de typographes pervers, mais permettent une lecture plus fluide, aisée et rapide (ce qui n'est vraiment pas un superflu sur écran). Dématérialisation totale des supports vidéos et musicaux
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Les moteurs de recherche Sous les drapeaux Pendant tout le test, on croit à une blague, ou du moins à un site subversif conçu pour se moquer de l'armée et de ses tests de recrutement.Le nom de domaine est tordu, la voix de l'officier étrangement ironique, l'ambiance générale un peu trop mise en scène, et on attend la chute, pour découvrir qui se cache derrière ce projet pas si mal foutu. Et puis on arrive à la fin, et on se rend compte que non. On vient bien de tenter un test de recrutement pour devenir officier dans l'armée suédoise... et on a échoué comme un gros naze. Pour tous ceux qui traînent toute la journée sur AEIOU et qui sont peut-être en train de passer à côté d'une belle vocation sous les drapeaux, c'est par ici. Stephano di Mariano (Sélection vidéo 3/10) Note : troisième billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici. Certes, cette vidéo a déja été vue pas mal de fois sur la toile. Certes, c'est un humour totalement potache, mais je ne vais pas bouder mon plaisir. Contrairement à beaucoup de vidéos dans cette veine, celle-ci est à prendre au premier degré. C'est d'ailleurs ce qui fait la force de Stéphano, le 1er degré. Déroutant.
Note de Puck : hasard des collaborations en ligne. Charlie Mars, qui a inauguré lundi la HD sur Dailymotion avec Talk to Charlie, a accepté une carte blanche pour la prochaine Séance Dailymotion au Cinéma des cinéastes le 1er mars prochain. Il en assurera intégralement la programmation. Fluctuat.net étant partenaire, on vous tient au courant asap (voir notre précédént top 5 sur le blog cinéma). Site de l'ESBA Angers / Flash Festival 2008
New online. " L’école supérieure des beaux-arts d’Angers est heureuse de vous annoncer la mise en ligne de son site Internet." Belle page d'accueil (le reste du site est plus pratique). Merci, Sonia pour le lien. Les acteurs des arts numériques s'organisentTelex : Diffuseurs, programmateurs de festivals et artistes en France se sont organisées en une fédération nationale, après l'annonce de la suspension des crédits alloués par le ministère de la Culture (DRAC) à l'art numérique. Ils proposent une série d'actions de concertation, comme une pétition. Aujourd'hui même avait lieu à Montreuil une journée de rassemblement et l'élection du Conseil d'administration. Enjeux :
Cf. Billets précédents sur Aeiou : L'art numérique mort-né et son bis. Plus d'info sur le site de la fédération Culture multimédia. Légo m'a tuéDes légos, des balles et des élastiques. C'est amusant ce que les ingénieurs en robotique sont capables de concevoir, juste pour prouver Non, ce n'est vraiment pas le premier lego-mitrailleur. Celui-ci, créé en 2006, serait même plus impressionnant. Un autre prototype beaucoup rudimentaire avait aussi été expérimenté la même année. Il fonctionnait déjà sur un principe de catapulte. La preuve ici. L'avant-garde sans le savoir (6)Le gros plan est une pratique artistique qui a mis un temps considérable à apparaître.
Et ceci n'a rien d'étonnant, puisque si aujourd'hui, tout le monde ou presque est familier des images, et des caméras, la représentation, avant le 20e siècle, n'avait rien d'un divertissement. On cherchait à représenter avec en tête l'idée d'éternité, de conservation de la plus belle image, ou de la plus juste, d'un individu, tout en envisageant sa mort dans un futur plus ou moins proche. Se livrer à la pratique du gros plan, c'est à dire à la négation du corps (et donc de l'habit) pour se concentrer sur tous les détails du visage, était donc un geste tout à fait marginal dont on ne retrouve que peu de traces dans la peinture ou la photographie pré-20e siècle. Aujourd'hui encore, le gros plan reste très peu utilisé, autrement qu'à des fins humoristiques, et il est excessivement rare, dans la sphère amateure, de trouver des équivalents aux sublimes portraits silencieux d'un Larry Clark ou d'un Gus Van Sant. 6- I love you Logan C'est d'abord un montage cut saisissant, qui nous transporte des voies ocres de la piste de course où résonne le chant de Freddie Mercury, jusqu'à l'intérieur flou d'une salle de classe. Peut-être que la transpiration s'est déposée sur l'objectif, et que la mise au point peine à trouver un contour net. De fait, même la caméra est essoufflée par la course et ne peut proposer qu'une esquisse du monde, à défaut d'un monde accompli. Et c'est seulement après cette introduction colorée et abstraite qu'on découvre Logan, jeune homme blond tout droit sorti d'un "Elephant" ou d'un "Bully". La jeune fille qui filme le sait, saisie elle-aussi par la puissance du gamin, amoureuse au dernier degré, et contrainte, devant cette image, d'en faire un objet artistique. Alors les couleurs s'évanouissent, renvoyées car inutiles, probablement aussi pour tenter de se rapprocher des images de mode qu'on voit dans les magazines. Et le gamin devient une oeuvre d'art, une superstar warholienne, nonchalante et blasée, consciente de sa beauté et l'une des rares créatures à pouvoir supporter la violence d'un gros plan sans broncher. Quelques regards, quelques gestes de mépris amusé, Logan est un bloc impassible que rien ne peut faire plier, en représentation permanente donc pas le moins du monde perturbé par l'enregistrement de cette représentation. Et lorsque finalement, l'objectif se détourne de lui, le monde reprend ses couleurs, et tout redevient flou, laid et répugnant, comme si ces quelques secondes de Logan n'étaient pas de notre monde, mais d'un autre, à part, celui des images, des icones, et dont la bande-son, unique et obsessionnelle, pourrait se résumer à ce qu'on entend à ce moment-là : une litanie soumise et ininterrompue de "I love you" transis. Comment faire craquer une peau ?
L'actu des Flu people (Wassup bloggers ? part 2)Posté par Easywriter le 15.02.08 à 17:09 | tags : nombriliste
Soucieuce de vivre avec son temps, la revue des Flu Blogs sacrifie dès la deuxième semaine son exigence éditoriale sur l'autel de la pipolisation de l'info. Au programme :
- Quelqu'un m'a dit que Carla Bruni pétait les plombs et voyait des nazis partout. Encore une rumeur sûrement... - Madonna sait tout faire, même des films. - People de la semaine : Ryuta Kawashima. L'universitaire nippon a refusé d'empocher les 15,5 millions d'euros de royalties que lui devait Nintendo. Classe non ? - Il n'est pas sexy, il ne joue pas à Madrid mais à Francfort et il n'est pas brésilien. Martin Fenin est pourtant la star à suivre du ballond rond. Pas de rubrique people digne de ce nom sans un scoop : Penelope Cruz, Scarlett Johansson et Javier Bardem font du triolisme à Barcelone. Woody Allen filme les ébats.
Rubrique courrier : Beaucoup de lecteurs nous demandent comment s'y prendre pour devenir un people soi-même ? Le plus simple est de tourner dans des pornos ou dans Scary Movies, ou faire du rap, ou encore de se taper Paris Hilton. Le mieux étant de cumuler. Le Houellebecq : Typographie cinétique (Sélection vidéo 2/10)Note : deuxième billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici. Comment faire parler les mots en images animées ? Démonstration avec "MK", qui à la ville est graphiste indépendant. Son "le Houellebecq" offre une amusante vidéo en typographie cinétique, terriblement efficace, surtout lorsque la bande son est aussi bien choisie. Brooklyn Streets by C215![]() Street art / Copinage (Ils avaient fait parlé d'eux ici sur Aeiou). Après leurs portfolios de Paris, Vienne ou Los Angeles, le collectif C215 a publié hier sur Flickr un album consacré aux pochoirs de Brooklyn. Jump ! Eclectisme à Evry Le Théâtre de l'Agora (scène nationale d'Evry) s'ouvre aux arts numériques à l'occasion, ce samedi 16 février, du premier "Circuit Eclectique", premier pas d'un plus vaste projet, Agoranum, encore en préfiguration.Au programme de ce samedi, installations et performances sur le thème très large du portrait. Avec entre autres les portraits robots de Tami Notsani et Laurent Mareschal, les vieillissements numériques d'Edouard Boyer ou encore le portrait cosmique de Joachim Montessuis qui transpose les vibrations des planètes du système solaire pour les rendre audibles. Retrouvez le programme complet en ligne ici. Dirrrty de Yannick Lecoeur (Sélection vidéo 1/10)Note : premier billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici.
Yannick Lecoeur est vidéaste au sein de princesse rotative, il est aussi illustrateur et son dernier clip fait du bien. Il fait du bien et défoule dans un monde de 3d sans âme, de motion design déja vu et de tout ces vidéobidules un peu trop asseptisés. Carte banche à Charlie Mars : Charlie et la linkographie
Bienvenue à toi, Charlie !
Support : l'ami Charlie a le bon goût de compiler en DVD ses art works à intervalles (plus ou moins) réguliers. Le premier pressage étant épuisé, il a produit un deuxième opus, à paraître en mars 2008. En voici la BA, juste pour vous donner un avant-goût de son univers : Précédents invités : Aeiou accueille : - le directeur artistique Etienne Mineur (en cours). Toute la série ici. - ou récemment le net artiste Nicolas Frespech. Toute sa série ici. La Saint-Valentin selon GoogleOn a un coeur gros comme ça, chez Google. Pour fêter la Saint-Valentin, les équipes de Google Earth se sont amusées à compiler un remake de la Terre vue du ciel, spécial amoureux : ils ont sélectionné des vues de 8 endroits au monde où tous les couples du monde aimeraient facilement à se téléporter, un 14 février. ...en Croatie, près de Turkljaca (Image © 2008 DigitalGlobe © Europa Technologies). ...à Bromtan, Canada (© 2008 Europa Technologies). .. ou dans l'Ohio, Etats-Unis (Image © 2008 Europa Technologies).
Célibataire, la fin du couple selon Magne & ViardNous sommes en 2012. Ils se fréquentent depuis 18 mois mais ne se sont rencontrés qu'une seule fois. Un vendredi soir, à Limoges, Olivier, alias Romanteek87 se prépare pour un dîner en tête-à-tête avec Céline, alias EnjoyLove. Par webcam interposée. Après la fin des blogs et la prohibition du tabac, le duo de réalisateurs Magne & Viard s'attaque pour la Saint-Valentin à un nouveau sujet d'anticipation d'actualité : le célibat ou... la fin du couple. PS : Evidemment, tout ceci n'est que docu-fiction. La ville du spam Irad Lee a passé 10 ans à collecter et analyser les messages de spam qui lui parvenaient, persuadé qu'au travers de leur analyse, il pourrait mettre en évidence des caractères distinctifs de chaque période.Spamology est la représentation graphique de cette analyse, un beau voyage à grande vitesse dans tous les mots-clés employés par les spameurs, symbolisés par des carrés empilés. Plus la redondance du mot sur une période donnée est importante, et plus les carrés montent haut, comme les gratte-ciel d'une ville aux bâtiments nommés "viagra", "erection" ou encore "nigeria". L'avant-garde sans le savoir (5)Dans les genres cinématographiques, ce qui distingue le fantastique de l'épouvante ne tient pas à grand chose.
Souvent, c'est une question d'effet, et de rythme. Dans un film fantastique, l'auteur pourra parvenir à provoquer une inquiétude pesante sans avoir à user des artifices explicites propres à l'épouvante (sang, monstre, tueur). Ainsi, quand un film d'épouvante vous montrera en gros plan la bête qui se cache dans le placard, le film fantastique préférera vous la faire entendre, voire même suggérer qu'elle n'existe peut-être pas. Cette inquiétude domestique, c'est le "unheimlich" freudien, capable par son absence de provoquer les peurs les plus sourdes. Et l'effet cinématographique qui permet à un auteur de créer chez le spectateur une profonde inquiétude face à un objet qui aurait pu être anodin, c'est le timing. Ainsi, un montage qui insiste à outrance sur un objet ou un lieu spécifique sans intérêt direct fera se demander au spectateur pourquoi on lui présente cet objet ou ce lieu, libérant ainsi son imagination, et généralement ses peurs. 5- Sinistre célébration D'abord il y a un générique qui donne le ton : ce sera mignon et joyeux. Puis l'image apparaît, qui provoque un rire refoulé, de moquerie bien sûr. Augie a 6 mois, et c'est son grand jour, comme nous l'apprend la banderole multicolore au deuxième plan. Augie a 6 mois, et on chante pour lui, hors-champ, chorale atonale d'une petite assemblée cachée, et qu'on ne verra jamais à l'image, puissance organisatrice de l'événement, et du film qui l'immortalise. Augie a 6 mois, mais quelque chose ne va pas, car Augie ne sourit pas, et ne se réjouit pas, non plus. Pourtant, c'est son demi-anniversaire ou quoi ? On pourrait penser qu'Augie ne sourit pas parce qu'Augie est un chien, mais est-ce vraiment possible ? Il est coiffé d'un chapeau pointu, assis en bout de table comme le héros du jour, et les décorations et la cérémonie ont été conçues pour lui. Est-ce qu'on ferait ça pour un chien ? Non, bien sûr que non. Alors Augie est peut-être un enfant. Un peu gros et poilu pour 6 mois, mais un enfant peut-être, et en tout cas un membre de la famille à part entière. Et la vidéo continue. Et on offre son cadeau à Augie. Mais Augie continue de s'en foutre, et de regarder ses ravisseurs, hors champ, avec ce regard d'incompréhension et d'incrédulité. Ce regard, on le reconnait comme un regard humain et non canin, justement à cause du décorum conçu autour de lui, et de la présence même de cette vidéo en ligne, offerte au regard public sans que personne sache vraiment pourquoi. En effet, en plus de la peluche informe dont il se saisit sans conviction, on a offert à Augie les signes distinctifs de l'humain : le déguisement et la cérémonie. Et plus le film dure, plus on insiste sur cette humanité offerte, et plus notre regard refuse de l'accepter pour nous plonger dans une inquiétude, à la fois burlesque et sinistre, où on se prend à donner au visage fermé et impassible d'un chien les codes d'expression d'un homme, pour finalement chercher, au fond de notre inconscient, ce moment où on a déjà vu ce regard, et cette mise en scène forcée et publique. On ne le comprend pas tout de suite, mais ce sentiment de malaise qu'on ressent devant cette vidéo nous renvoie simplement à d'autres vidéos, beaucoup moins burlesques celles-ci, mais conçues de la même manière. Même cadre, même banderole en arrière-plan, même anonymat des organisateurs, même regard malheureux de la victime contrainte. Et si malgré nos efforts, on ne trouve aucune joie dans l'oeil humide d'Augie, c'est parce que c'est un chien, oui, mais plus que tout, dans notre imaginaire télévisuel, il est devenu un otage. Encore BanksyPosté par Troudair le 12.02.08 à 07:46 | tags : street art
On a déjà parlé plusieurs fois de Banksy, ce street-artiste armé de ses pochoirs de fou, mais comme l'animal ne s'arrête pas et qu'on continue à découvrir ses oeuvres aux quatre coins du monde, un petit rappel ne fait pas de mal. D'autant que d'après la photo qui sert d'illustration à ce billet, c'est peut-être même lui qui a inspiré la récente brèche effectuée dans le mur séparant la bande de Gaza de l'Egypte...
![]() Pour en voir plus et s'extasier sur le génie du bonhomme, retrouvez toutes ses autres interventions sur son site, et en prime, voici le lien direct vers la page (bizarrement cachée) consacrée à ses interventions sur le mur construit entre Israël et les territoires palestiniens. Use the Fuse : éteins la lumière![]() Use the fuse se présente comme un guide d'action (comment désactiver les boitiers interpompiers des néons et des vitrines de magasin...) doublé d'un projet photo : envoyez vos clichés avant / après, elles seront intégrées à l'interface magique qui permet "d'éteindre la lumière" en un clic... Une nouvelle forme d'activisme urbain, anti-pub et écolo ? (merci Tomä ! pour nous proposer des liens, c'est ici) Sentinelles de l'Arctique, le blog
A l'origine, un projet ambitieux et un peu fou. L'expédition Sentinelles de l'Arctique se propose "de réaliser un important travail photographique sur les populations de l'Arctique" confrontées au réchauffement climatique et à un changement rapide de leur mode de vie. 300 pellicules, un transit via Moscou où il a retrouvé son acolyte Pasha Selezniov et quelques compagnons de route. C'est parti : l'équipage a commencé sa traversée. Nicolas Mingasson racontera son périple quotidien sur ce beau blog de libération. Merci, Alex (Upian) pour le coup de projo. Manifestement, c'est bien Depuis 2006, le collectif belge "Manifestement" lutte pour des causes justes et manifestement oubliées.Après être descendus dans la rue pour crier qu'il y avait trop d'artistes, puis pour défendre le rattachement de la Belgique au Congo, ces fiers guerriers de la revendication ont cette année organisé un défilé pour rappeler au monde que "Non ! "Islamisme" n'est pas le seul mot qui ait mal tourné ! Il y en a plein d'autres !". Leur programme de manifestations est calé jusqu'en 2020, mais si vous avez des idées pour 2021, les suggestions sont bienvenues. Nano-festival Si de plus en plus d'artistes ont aujourd'hui des connaissances scientifiques avancées, force est de constater que la réciproque est plutôt rare.Pour preuve, le NanoArt Festival, créé par le scientifique (et artiste ?) Cris Orfescu, et qui expose en ligne des oeuvres graphiques conçues à partir de l'imagerie nano-technologique. Une vingtaine de participants, chercheurs internationaux, y proposent leurs créations, "micro ou nano-sculptures moléculaires élaborées grâce à des procédés chimiques ou physiques, et capturées avec des scanners à faisceau d'électrons ou des microscopes atomiques". C'est sûr, ça en impose, mais alors que ce genre d'images pourrait suffire, le festival autorise aussi toutes les retouches infographiques imaginables. On est donc pas épargnés par les filtres balourds de Photoshop 3.0 et les sérieuses fautes de goût dans le choix des couleurs, pour finalement se retrouver face à des esthétiques qu'on croyait rangées au rayon des vieilleries des années 80. Comme quoi, la technologie peut aller très loin dans son perfectionnement et dans les idées qu'elle suggère, mais si la pensée de l'artiste ne va pas au même rythme, tout ça reste bien vain. Logos hi-tech, logos low-tech![]() Le blog Neatorama s'est fendu d'une galerie de logos d'entreprises technologiques à travers l'histoire. Dans quelques années, les logos actuels nous sembleront tout aussi dépassés que les produits sur lesquels ils s'affichent. Mais ils génèreront de nouvelles légions de fan boys nostalgiques. Work in progress. (merci Eudanla !) Lire aussi : Concours de Mash-up Microsoft vs. Yahoo. Wassup bloggers ?Posté par Easywriter le 08.02.08 à 17:20 | tags : nombriliste
Chaque semaine, le tour des Flu blogs en
Il ne lui sera d'aucun secours pour remporter les suffrages à Ave Maria, première ville chrétienne anti sexe et conséquemment expurgée des manifestations du stupre : pas de préservatifs, pas de chaîne porno et personne ne baise sans la bagouse au doigt.
Pendant ce temps, TF1 prépare l'avenir... de France 2. Plafonner les ressources publiques censées compenser la suppression de la pub sur le servic public, augmenter
Où sont les gnomes ?![]() Je crois que j'en ai vu un par là. Premier numéro d'une saga je-pointe-et-je-clique qui s'annonce minimaliste et entêtante. Save the high school girlPosté par Troudair le 08.02.08 à 07:42 | tags : droits d'auteur
Suite de notre feuilleton consacré aux tentatives de dépot de marque absurdes.Cette semaine, Pink Tentacle nous apprend que la société japonaise Ito Ham, qui vend de la viande sous cellophane (!), cherche à déposer le terme "High school girl" (Joshi-Kosei en japonais). N'étant pas né de la dernière pluie, le site précise quand même qu'il pourrait aussi s'agir d'une plaisanterie d'un des employés. Néanmoins, si par un concours de circonstances bizarre, cette demande était validée, on imagine difficilement le filon que ce hold-up pourrait représenter, dans un pays où la lycéenne en uniforme est quasiment une institution, rangée à côté des sushi et des mangas dans le panthéon de la culture nipponne. Inspiré par cette démarche, Fluctuat.net envisage dans un avenir proche de déposer les termes "baguette de pain", "beret" et "Ah non, moi j'ai pas voté Sarkozy", c'est à dire les trois termes les plus représentatifs de la culture française. L'avant-garde sans le savoir (4)Attention, chef d'oeuvre.
On aurait pu faire plusieurs épisodes de cette série avec les seules vidéo de cet(te) américain(e) de 17 ans, dont on ne connaîtra jamais rien de plus que le pseudo : terriibaby. Impossible de savoir si leur conception relève du génie ou du hasard, ni ce qui a motivé les choix esthétiques (sonore ou muet, mouvements, durée, cut, etc.). Mais puisqu'il faut choisir un film en particulier, prenons la vidéo qui m'apparaît la plus touchante. Même le titre, "njl", est un mystère incompréhensible pour nous, alors que de toute évidence, il possède un sens bien précis pour son auteur. 4- NJL Nous sommes dans un lieu indéfini, baigné de noir, celui de la nuit, ou d'un espace clos. C'est un lieu muet, qui pourrait être un lieu mort s'il n'y avait deux personnages aux sourires béats, dont les silhouettes allongées se détachent de la noirceur du fond. Et immédiatement, on comprend ce qui ne va pas, et devant quel renversement on se trouve. Ca nous prend quelques secondes, moins pour certains, mais pendant ces quelques secondes, le portrait de face de deux personnages s'est changé en projet abstrait de couleurs mouvantes dans les ténèbres. C'est pendant ces quelques secondes qu'on ressent ce qu'a ressenti Kandinsky dans son atelier, tombant sur une toile superbe, ne représentant rien, et qu'il ne se souvenait pas avoir peinte, juste avant de découvrir qu'il s'agissait bien d'une de ses toiles, mais posée à l'envers. On ne peut pas poser un téléphone debout. Alors pour se filmer sans complice, il faut le coucher sur le flanc, et c'est ce simple geste anodin qui allonge tout l'univers, nos perspectives, et nous mêmes. Pour que pencher la tête en arrière devienne un geste vertigineux, à la manière des équilibres imaginaires de Laurent Dejente, dans un cadre parfait, bien que choisi par le hasard. C'est la magie aléatoire de cette vidéo, sa perfection anonyme et confidentielle. Car au moment d'écrire ce post, le film a été vu 10 fois, dont plus de 4 fois par moi. Autant dire jamais, et à peine par son auteur. Et on repense à l'énigme métaphysique de l'arbre qui tombe dans la forêt. Fait-il du bruit, s'il n'y a personne pour l'entendre ? YouTube est cette forêt immense au milieu de laquelle des milliers d'arbres ne cessent de tomber. Et même si personne ne les entend, la présomption du boucan infernal ou des mélodies merveilleuses qu'ils produisent résonne tous les jours en nous, nous oppresse et nous rassure. Puisque malgré leur absence de génie, ou notre surdité chronique, nous savons malgré tout que quelque part se cache cet arbre idéal, utile et parfait, dont la chute bruyante nous emplira de la seule satisfaction d'avoir pu l'entendre. Montage à l'étude Les logiciels de montage mettent aujourd'hui à disposition du grand public des effets autrefois réservés aux laboratoires professionnels.De même, les techniques d'infographie évoluant, et les machines devenant de plus en plus puissantes, à peu près n'importe qui peut maintenant, chez lui, concevoir des effets spéciaux aussi élaborés que ceux qu'on voyait dans les films à gros budget des années 80. L'art vidéo, toujours friand de ces trouvailles plastiques, s'est ainsi très largement appuyé sur ces nouvelles techniques, laissant un peu de côté ce qui faisait l'essence de la recherche expérimentale cinématographique : le montage. C'est la constatation du jeune vidéaste Wilem Loen, qui avec sa vidéo Difformism, entend revenir aux fondamentaux, à savoir du son, de l'image, et des interactions entre ces deux objets. Cette première production nous replonge donc dans les formes et les questionnements vieux de près d'un siècle, de ceux que le VGIK russe pouvait produire dans les années 20, par exemple, et que le cinéma expérimental argentique n'a cessé d'interroger. A l'heure où la conception audiovisuelle est devenue presque instinctive pour les jeunes générations, tombées dedans quand elles étaient petites, l'idée qu'il reste des artistes pour se pencher sur les rapports entre le fond et la forme de leurs projets apparaît, du coup, très encourageante pour l'avenir. La fronde des utilisateurs de Flickr contre Microsoft![]() Telex : Ce n'est pas encore à proprement parler une rébellion, il n'y a aucun mouvement de grève en ligne, mais les utilisateurs de Flickr ont vertement réagi ce week-end à la proposition de rachat de Yahoo par Microsoft. Précédement cité sur Aeiou, le groupe Microsoft : keep your evil grubby hans of our Flickr (lien) a gagné 200 nouveaux membres depuis hier 18h, tandis que la simili-fronde a été signalée par les blogs Wired et BoingBoing. La suite en images ici. A l'époque, l'annonce du rachat de Flickr par Yahoo avait suscité le même genre de réactions. (Illustration CC : No, Microsoft, please par Steve Keys) L'art numérique français mort-né (suite) L'article de Libération dont nous vous parlions ici continue de déclencher des réactions dans le petit monde de la culture multimédia.Il n'a d'ailleurs pas fallu attendre bien longtemps pour que les acteurs du numérique en France, animateurs, ECM, artistes, se regroupent et interpellent publiquement le Ministère de la Culture. Le 25 janvier dernier donc, la "Fédération nationale des acteurs de la culture multimédia" a été créée, un site ouvert et un planning de réflexion engagé. Le 31 janvier, ce regroupement publiait son premier communiqué sous la forme d'un appel déjà validé par près de 650 signataires. Et pour finir sur les dates, une assemblée générale est programmée à Paris le 18 février prochain, réunion sur laquelle on reviendra bien sûr, en espérant que des représentants du Ministère de la Culture feront le déplacement. Concours de mash up : Microsoft vs YahooSuite à l'annonce du possible rachat de Yahoo par Microsoft, un concours de mash up a spontanément émergé sur le web, pour savoir à quoi ressemblerait l'identité graphique de cette nouvelle entité web. Ont participé, aussi bien les rédacteurs en communication que les designers, comme les simples utilisateurs de Photoshop, puisque à ce petit jeu de concaténation des noms, il faut évidemment aussi donner une forme. A vos calques, prêts ? collez ! Microsoft propose de s'offrir Yahoo Telex : Microsoft a fait hier une proposition de rachat de Yahoo. Montant de l'emplette : 44,6 milliards de $ US, soit environ 30 milliards en €. Ce serait la plus grosse somme jamais dépensée dans l'acquisition d'un pure player de la net économie. Les deux monstres réunis (Mes-crocs-soft + Yahoo d'un côté) mesureraient respectivement quelques 988 millions de visiteurs, contre plus de 500 millions pour le gargantuesque Google. Enjeu : contrecarrer (un peu) le leadership de Google sur le web et mieux se partager entre géants un marché publicitaire mondial, estimé à 80 milliards de $ d'ici 2010. L'avant-garde sans le savoir (3)On pourrait chercher bien loin les mécanismes qui nous font nous exprimer dans le seul but de nous exprimer.
Dire quelque chose, souvent, c'est exister, et ce depuis bien avant l'invention des blogs. Les auteurs classiques, passionnés par les méandres de l'oisiveté bourgeoise et bavarde, ont suffisament démontré ce phénomène, soit pour en critiquer la vacuité, soit pour s'en faire les défenseurs, eux-même incertains quant à l'intérêt de leur propre parole. Et au-delà du bavardage communautaire traditionnel, ce que Blogger et YouTube ont apporté, c'est l'idée d'un vide mondial à remplir. Et la soif d'exister ne s'est plus contentée de notre entourage proche. Pour appartenir au monde, il a fallu parler au monde, ou du moins jeter le plus loin possible sur le réseau notre désespérante absence de parole. 3- Put on the red light Elle s'appelle Roxanne, mais on peut l'appeler Roxy. Il y a un an - elle avait alors 17 ans - elle se décidait à poster cette vidéo, concentré abyssal de néant, dont les mots inutiles se fondaient dans le repli de notre cerveau réservé aux archétypes. Elle avait un petit ami (Tim). Elle aimait sa maman, et son frère. Elle avait deux chiens et deux chats. Elle avait une meilleure amie, autrefois, mais elle ne préférait pas en parler. "Voilà, je sais pas. C'est moi." C'est ce qu'elle répétait inlassablement, comme si le fait d'être là, une image devant une caméra, suffisait amplement à la définir sans avoir rien de plus à ajouter. Alors à défaut de parler, elle se montrait. Assise d'abord, elle finissait par nous présenter ses fesses, et ne trouvait rien de mieux à dire, mais elle nous promettait que si quelque chose lui venait, elle ferait une autre vidéo. Roxy était à la limite. Et elle n'attendait rien. Ou quelques commentaires pour la rassurer sur le fait qu'elle était mignonne. Et ils sont venus ces commentaires, la plupart pour demander qu'elle montre un peu plus ses fesses, et un autre pour demander des précisions sur sa situation familiale. "Tu dis que tu vis avec ta mère et ton frère, demandait Skogsgroen il y a un an, mais où est ton père ?" Alors Roxanne a répondu, avec d'autres vidéos. Mais pour éviter d'avoir à parler de son père, elle a préféré montrer à nouveau ses fesses, et le reste. ![]() Aujourd'hui, Roxanne a 18 ans, et elle se trémousse devant sa caméra. Elle nous avertit que ses vidéos la font peut-être un peu passer pour une salope, mais que si ça nous plait pas, on n'a qu'à aller voir ailleurs. Et au fond, c'est ce qu'elle même aimerait bien faire. Parce que Roxanne ne sait pas danser, tout au plus bouger ses fesses à peine en rythme, tout comme ses lèvres désynchronisées avec les paroles des chansons qu'elle passe, et dont il ne sort aucun son. Elle fait mine de danser, comme elle fait mine de vivre, mais l'ennui profond est tenace, et se lit sur son corps et sur son visage quand elle est fatiguée de bouger son arrière-train. Pourtant pour exister, il faut continuer. Et répondre à la demande des visiteurs anonymes qui lui demandent de "continuer à poster". Parce que j'ai oublié de vous dire : maintenant, Roxanne répond aux requêtes spécifiques. Elle ne se déshabillera pas, mais elle fera ce que vous voudrez. Sauf parler de son père, bien sûr... Retour au gymnase Enfin !Après avoir été testés au Portugal cet été, les cours d'aérobic philosophique de Pascal Lièvre arrivent en France. Nous rappelant au passage que "la philosophie a commencé dans les gymnases", l'artiste invite le public à une séance d'entretien du corps au rythme des grands textes de la philosophie mondiale. Super-actif, à mi-chemin entre l'ironie potache et l'activisme radical, Pascal Lièvre développe son oeuvre sur de nombreux supports (peinture, vidéo, textile, performance), remettant sans cesse en question les notions de culture, populaire et institutionnelle. Faites de collisions, de forme ou de fond, ses créations sont les stigmates d'un monde en accélération permanente, multiple et brouillé, et dont l'art ne peut que se faire le témoin, à défaut d'en être le sauveur. Premier cours d'aerobic philosophique en compagnie d'Emmanuel Kant, ce samedi 1er février à la Galerie Quang, à Paris. Prenez soin de réserver. N'importe qui doit aller aux JO de Pékin en 2008 !On ne présente plus N'importe qui, aka Rémi Gaillard, qui entres autres remakes a aussi réalisé cette parodie de Rocky. Il y a huit mois, il signait cette sympathique parodie burlesque des 10 épreuves du Décathlon. On vous laisse savourer la performance. Le blog Aeiou lance un mouvement spontané de sponsoring : AIDER N'importe Qui pour qu'il puisse aller aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008 ! Envoyez vos demandes d'accréditation auprès du site officiel des Jeux Olympiques de Pékin (Cf la page de contacts) pour que Remi participe officiellement au Décathlon des JO 2008. Une seule contrainte : signez " C'est en faisant N'importe quoi qu'on soutient N'importe qui ". PS ;-) : ce petit chef d'oeuvre de burlesque olympique est sélectionné dans la prochaine Séance Dailymotion, organisée au Cinéma des cinéastes, qui aura lieu demain à Paris. Voir une sélection des 5 meilleurs films ici.
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