Aeiou, le blog de Flu. Blog !

Archives > Février 2008

D-Tracks (Sélection vidéo 5/10)

Posté par Charlie Mars le 29.02.08 à 16:43 | tags : cinéma, digima, nombriliste, vidéo
Note : cinquième billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici.

Laurent Vicente, alias Lilian Ledoubre, réalise des vidéos fait(e)s main. Du old school à la sauce d'aujourdhui. Voici ici une espèce de " rotoscopie moumoutée ". Je vous préviens c'est... très particulier.



Note de Puck : La prochaine séance Dailymotion, à laquelle Fluctuat.net est associée, c'est dès demain samedi : à 12h30 au Cinéma des cinéastes à Paris. Comme une bonne nouvelle en cache toujours deux autres, je suis content de vous annoncer que c'est notre ami Charlie Mars qui l'a concoctée. Vous (re)découvrirez donc sur grand écran plusieurs des vidéos postées ici même sur Aeiou.

Second hasard du calendrier, je profite de l'occasion pour déclarer solennellement lancée la web tv Fluctuat.net sur Dailymotion. C'est de l'officielle, et on espère de la bonne came audiovisuelle.
Au programme, une sélection hebdo d'entretiens Cinéma, Musique ou Art et Design (dans l'ordre les playlists 1, 2 et 3) réalisés par la rédaction de Flu. Ex : les interviews récentes de Klapisch, Araki ou Serge Bozon, toutes disponibles en haute définition. Retrouvez aussi la playlist Charlie et la Linkographie.



Kakukimodo

Posté par Life on Mars le 29.02.08 à 15:43 | tags : générateur, nombriliste
Aeiou en japonais, ça donne(rait) Kakukimodo. Toi aussi, japonize ton nom.






T'as pensé à arroser les plantes ?

Posté par Troudair le 29.02.08 à 10:12 | tags : inventions, surveillance
BotanicallsDevant Botanicalls, on reste à nouveau sans voix.
Pour faire vite, le site propose un système de capteurs qui surveillent la santé de vos plantes. Humidité, engrais ou lumière sont ainsi analysés et en cas de carence, la plante... vous passe un coup de fil.
Plus la peine de se fatiguer à connaître les besoins spécifiques de chaque espèce, ni d'essayer de comprendre les symptomes du manque, un ordinateur est là pour le faire à votre place.
Les créateurs du système annoncent avec le plus grand sérieux (quoique) que l'objectif est d'améliorer la communication entre les hommes et le monde végétal. Un mode d'emploi vous permet même de concevoir seul votre propre système de surveillance botanique.

Alors de deux choses l'une :
- soit ce site est un beau canular très ironique qui cherche à alerter sur le danger de notre dépendance technologique. Et là, bravo.
- soit tout ça est vrai et sincère, auquel cas on est face à un nouveau développement du mouvement de déresponsabilisation qui voudrait qu'on délègue de plus en plus à la technologie nos connaissances, ainsi que nos devoirs. Parce qu'on peut s'émouvoir de ces plantes qui envoient des sms, mais ceci au fond n'est rien d'autre que la suite logique du développement de systèmes de "surveillance" comme les balises GPS dans les cartables des enfants ou les capteurs de mouvement aux abords des piscines qui nous permettent de boire l'apéro tranquille.

"Surveillance", entre guillemets, car dans ces quelques cas, on ne parle pas de Big Brother, mais de son exact contraire, c'est à dire de dispositifs techniques conçus pour justement nous empêcher de surveiller, nous éloigner de notre esprit critique et au fond nous éviter de penser par nous-mêmes aux concepts d'ordre et de morale, dès lors considérés comme figés et immuables.

Problème : s'ils sont figés dans leur acceptation actuelle, et que la technique leur apporte sa puissance froide, alors le monde technologique qui se profile en devient bien plus inquiétant que le pire cauchemar d'Orwell.



What's a girl to do (Sélection vidéo 4/10)

Posté par Charlie Mars le 28.02.08 à 12:18 | tags : arts visuels, musique, vidéo

Note : quatrième billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici.

Parfois de simples ingrédients font d'un clip un petit chef d'oeuvre graphique. Un vélo, des masques, une route nocturne. Hypnotique.


Le Myspace de Bat for Lashes :  http://www.myspace.com/batforlashes

 




Paroles aux graphiques

Posté par Troudair le 28.02.08 à 08:06 | tags : design, flickr, musique
SongchartLa plupart des contributeurs du groupe Songchart sur Flickr a trouvé un moyen rigolo d'utiliser la fonction graphique du logiciel Excel.
Le principe consiste à utiliser les paroles d'une chanson et à en faire un graphique quantitatif (exemple avec la photo ci-contre, "With or Without You" de U2).
Fort de ses 170 contributeurs qui ont déjà conçu plus de 250 graphs, le groupe est progressivement devenu une sorte de jeu de devinettes pour amateurs de musique.

Pourtant, en y regardant de plus près, et traitée légèrement différemment, cette idée aurait tout aussi bien pu être une sérieuse réflexion sur l'une des tendances dominante d'aujourd'hui, à savoir la rationnnalisation à tout prix de l'irrationnel.
Qu'est-ce qui est le plus absurde en effet ? Décréter, graphique à l'appui, que "All you need is love" ? Ou bien affirmer sans se démonter et chiffres en main, que la Culture en France se porte bien ?



Mobilisation du 29 février

Posté par Troudair le 27.02.08 à 10:14 | tags : politique
Suite de la mobilisation du monde culturel français (après ça et ça) pour protester contre la dangereuse baisse des subventions à partir de 2008.
Un appel à mobilisation est ainsi lancé pour le 29 février prochain par l'UFISC (Union Fédérale d'Intervention des Structures Culturelles), laquelle regroupe plusieurs syndicats et collectifs liés à la diffusion artistique.
Pourtant attention, car lorsqu'on parle de "monde culturel français", il faut maintenant être précis, car le moins que l'on puisse dire, c'est que la Ministre de la Culture, Christine Albanel, a su semer le trouble dans les rangs contestataires.
En effet, en organisant le 11 février dernier ses "Entretiens de Valois", belle concertation nationale qui s'est chargée en grande partie de réduire la Culture au spectacle vivant, et de rassurer ses puissants syndicats que de "nouvelles stratégies" seraient trouvées pour assurer la continuité des financements des grandes structures de diffusion, le Ministère a jeté un pavé dans la mare, déchirant judicieusement un groupe d'acteurs qui gagneraient pourtant à rester unis.

Entretiens de Valois - février 2008


Au secours, Monsieur Pinault !
Le discours introductif de ces Entretiens est assez fidèle à ce que de nombreux observateurs avaient déjà noté à la vue de la tristement fameuse lettre de mission du Président à sa Ministre, c'est à dire une dérive toute néo-libérale qui consiste à dire que l'Etat n'a pas à (trop) financer la Culture, mais que les structures sont en revanche encouragées à trouver des sous ailleurs, et si possible dans des partenariats privés. Ce désengagement n'a donc rien d'étonnant, il était prévisible et annoncé, mais ce qui surprend, c'est avec quel enthousiasme les acteurs culturels majeurs l'ont accueilli, heureux et fiers de travailler à l'élaboration de ces fameuses "nouvelles stratégies de financement".
On ne rêve pas. On n'est pas au comité directoire de Auchan, mais bien au Ministère de la Culture, et les directeurs de structures trouvent ça merveilleux.
Dans son dernier éditorial, Jean-Marc Adolphe (rédacteur en chef du magazine Mouvement) pointe certes cette aberration, mais sans que cela change rien au problème, puisque sont déjà programmés groupes de travail et réunions hebdomadaires qui aboutiront en juin prochain à d'hypothétiques mesures permettant, pour résumer, de mieux distribuer ce qu'on n'a pas.
Car à aucun moment il n'est question d'augmentation des budgets ou au moins de retour à la situation précédente, et ce malgré les annonces démagogiques consistant à dire que "le financement du réseau national en 2008 sera comparable à celui de 2007". C'est peut-être le cas pour les centres dramatiques et les scènes nationales, mais la Culture, heureusement, ne se limite pas à ça, et la contestation actuelle porte aussi bien sur ces lieux que sur d'autres pans de l'activité artistique, comme entre autres les arts plastiques, l'éducation artistique et bien sûr, les arts numériques.

Et nous dans tout ça ?
Et on en arrive au point qui devrait un peu plus intéresser nos lecteurs, c'est à dire le financement de l'art numérique, dont nos précédents articles s'inquiétaient.
C'est que ces "Entretiens de Valois" ne concernaient que le spectacle vivant, et n'y étaient donc pas invités tous les autres professionnels de la Culture. Les assurances bienveillantes du Ministère ne s'appliquent donc que aux salles de spectacle vivant, et les coupes observées dans les budgets des ECM ne sont absolument pas remises en cause. Même tarif pour les fédérations de jazz, plus généralement les scènes de musique actuelle, et en gros, tout ce qui n'est pas une salle de théâtre. L'éducation artistique, quant à elle, si elle est régulièrement évoquée dans les bons sentiments présidentiels, subit le même sort : un mépris affiché pour sa survie à court terme.

La grande réussite de ces Entretiens de Valois aura donc été de diviser idéalement les acteurs culturels, en se mettant dans la poche une poignée de grands directeurs tout en méprisant ouvertement ceux dont l'avenir nécessiterait un investissement politique plus important. On ne doute pas, en effet, de la capacité d'un CDN à dégoter des millions en partenariat privé, mais pour une minuscule structure dont les locaux ne permettent de réunir qu'une centaine de personne par mois, les mécènes risquent de ne pas se bousculer au portillon. Mais après tout, dans la loi de la jungle, les gros survivent et les faibles meurent. Point.

Soutenir les gros, applaudir ce qui marche et condamner ouvertement la diversité, c'est donc le credo bien appris du Ministère de la Culture, qui non seulement ne sera plus une exception dans le monde culturel mondial, mais qui n'en sera pas une non plus dans le monde économique, devenu déjà à moitié une industrie comme les autres, à l'heure où c'est un Etat entier qui est géré avec la même logique et les mêmes idéaux qu'une simple PME.

Mobilisation
Cette mobilisation du 29 février, si elle nous rassure en nous montrant que certaines personnes du monde culturel ne se laissent pas abattre ni endormir, nous inquiète aussi, car elle n'est malheureusement pas capable d'afficher un front uni face à la volonté claire de ses dirigeants de renoncer complètement à l'idée de subventionner la Culture, autrement qu'en payant la réfection des peintures de l'Opéra Garnier.

A suivre...



Un mail datant de 2023 (part X)

Posté par Etienne Mineur le 26.02.08 à 16:27 | tags : design, dot com, lectures, politique

Note : dixième et dernier billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.

 

Voici un petit récapitulatif de ce qui s'est passé durant ces 15 dernières années, pour ceux qui se seraient un peu endormis depuis le début de cette deuxième décennie.

Résumé géopolitique

Durant les années 1970 et 1980 une rumeur disait en France que les Japonais étaient des copieurs (une Ministre française les a même traités de fourmis, ou quelque chose d'approchant).
Nous, les Français (la France, le pays des Lumières tout de même !) avions les idées et les autres ne pouvaient que nous copier lamentablement : la fameuse phrase, « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées » en était un parfait exemple. Suivant cette même logique, on nous a aussi fait croire dans les années 2000 que les Chinois étaient eux aussi des copieurs sans idées et qu’ils ne faisaient que reproduire pour moins chères nos idées géniales (c'est vrai que si l'on regarde l’histoire de la Chine, très peu d'idées intéressantes ont été initiées dans ce pays, comme par exemple l'encre, l'imprimerie, la boussole, la poudre et l'horloge ;-).
Cela a juste entraîné rapidement le déclin économique de l’Europe, si sûre d'elle-même. L’Europe se retrouve quinze ans plus tard à être juste un prestataire de services pour la Chine. La monnaie européenne étant indexée sur le Yuan (la monnaie chinoise devenue le grand concurrent du Dollar US).
Les Européens, ayant totalement délaissé les investissements dans la recherche et l’éducation (au profit des militaires et surtout de la finance), se sont retrouvés totalement démunis quinze plus tard et totalement dépassés par l’évolution exponentielle des technologiques numériques (même si une société française continue de briller au firmament de la pointe informatique, comme nous le verrons plus tard). (...)

Lire l'intégralité de cette fiction geek originale.

Voila se termine ce parcours un peu chaotique et très subjectif dans l'histoire et pourquoi pas le futur du design interactif.




Pecha Kucha volume 3 : compte rendu

Posté par Puck le 26.02.08 à 15:06 | tags : design, typographie

Non, ce n'est pas une énième compilation d'easy listening adossée à un célèbre café ou à un club branché. Créé en 2003 à Tokyo, le désormais international Pecha Kucha (www) est un workshop où douze créateurs issus de tous les domaines du design présentent en public leurs travaux. Contraintes : chaque intervenant dispose de 6 minutes chrono et de 20 slides d'un powerpoint pour présenter son parcours, un projet ou une simple facette de son métier. C'est court, mais la sélection en amont est drastique, et le tempo maîtrisé : au final, les 12 interventions composent un panorama péchu de toutes les formes de design (d'intérieur, sonore, design d'interface, webdesign, etc..), non sans inviter également des projets artistiques : art numérique, peinture, photographie, architecture.

Ce Volume 3 avait pour thèmes la typographie, l'interaction et le design appliqué. Comme j'ai assisté à la dernière session parisienne, qui avait lieu jeudi dernier au Centre des conférences d'Adobe France, j'en ai ramené trois exemples parfaitement consommables en ligne :
- Typographie : le remarquable travail de Thomas Huot-Marchand, qui a créé la Minuscule (illus 1, à gauche) une police de caractères de petite taille (corps 6 à 2 points). Son site est.. un chef d'oeuvre.
- Interaction : le projet futuriste de design d'avatars interactifs mobiles de Clément Thiery (avec deux acolytes absents), graphic designer qui officie également comme blogueur sur Regarde.
- Design appliqué : l'univers composite de Caroline et Julie, deux architectes d'intérieur formées à l'école Boulle qui ont crée le studio de graphisme 2 Virgule Rouge (illus 2 : Elégance, 2007).

Les liens des 12 projets ici. La vidéo sera prochainement mise en ligne sur le site des Designers interactifs, association organisatrice de la manifestation à Paris.




Joyeux codes barre

Posté par Troudair le 26.02.08 à 09:49 | tags : design, marketing

Barcode RevolutionUne constatation : rien ne ressemble plus à un code-barre qu'un autre code barre.
Et pourtant, techniquement, la lecture des codes par nos amis les caissiers et caissières ne serait pas du tout perturbée par quelques modifications esthétiques.
C'est après cette réflexion que le collectif Barcode Revolution a commencé à développer des tas de variations sur ce thème, en proposant d'adapter le design du code-barre du produit en fonction du package et donc du produit lui-même.
Une initiative plutôt rassurante, surtout quand on pense au jour où nous serons nous-mêmes forcés par les autorités de nous tatouer des codes-barres sur la peau. Au moins, ce sera classe !




Lagardère acquiert Doctissimo : "Vous avez encore été rachetés ?"

Posté par Gflu le 25.02.08 à 13:17 | tags : nombriliste, dot com

Le deal avait plusieurs fois été évoqué. C’est officiel depuis vendredi. Pour une fois, une « rumeur du web » s’avère fondée. Lagardère Active Digital, filiale de Lagardère, devient l’actionnaire majoritaire du Groupe Doctissimo, qui édite entre autres Fluctuat.net. Derrière le sobriquet Gflu qui signe ce billet se cache le directeur de la publication du magazine de pixels que vous tenez devant les yeux (Alexandre Boucherot), et il me semblait donc assez urbain de vous en toucher un mot.

Le rachat de Doctissimo par Lagardère répond évidemment et avant tout à une logique industrielle très simple : plus on est gros, plus on est gros. En phase de concentration accélérée, la viabilité économique des acteurs « moyens » (fussent-ils leaders sur leur secteur, comme l’est Doctissimo sur le segment féminin) peut à terme devenir problématique. En s’adossant à un acteur industriel de premier plan, Doctissimo se donne les moyens de croître, de s’internationaliser, de sécuriser ses actifs et ses équipes. Lagardère de son côté absorbe une très jolie audience, un chiffre d’affaires conséquent, et un vivier de compétences pour dynamiser l’ensemble de son pôle numérique. Voilà pour la logique.

« Et Fluctuat dans tout ça ? » vous demandez-vous en vous endormant sur ce billet tel un analyste financier repu et débonnaire sur son exemplaire des Echos tâché de gras. On y arrive. Et on reviendra, après un nouveau crochet industrialo-économique, sur les aspects éditoriaux.

Commençons par signaler que l’auteur de ces lignes n’est pas actionnaire de Doctissimo, que la décision ne lui appartenait pas, mais qu’il fut consulté en tant que membre de la direction et approuva cette décision (il faut aussi qu’il arrête de parler à la troisième personne, on va le prendre pour un psychopathe). En cela, et en ce qui nous concerne, le rachat de Doctissimo sonne en quelque sorte comme l’Acte II du rachat de Fluctuat par Doctissimo en 2006. Nous savions très bien en 2006 que nous perdions le contrôle sur de possibles (voire de probables) concentrations futures, mais nous faisions le pari que nous y gagnerions en moyens et en pertinence éditoriale. Les moyens suivirent, et la pertinence éditoriale… aussi – quoique ce point mérite d’être laissé à l’appréciation des lecteurs, c’est en tout cas le sentiment général de l’équipe. Et c’est à nouveau ce pari qui expliquait l’approbation par l’équipe de la perspective de rachat par Lagardère.

 

Dans le paysage médiatique tel qu’il se dessine, il est fort probable que les trois modèles d’édition existants devront adapter leur fonctionnement à leurs ambitions éditoriales, chacun avec ses contraintes :

- les « alter medias », sans contrainte économique forte puisque fonctionnant principalement sur le bénévolat, seront en grande partie épargnés par les bouleversements en cours. Mais ils devront dans certains cas faire face aux limites du « tout contributif », et pourront difficilement s’offrir certains types de contenus (investigation, audio-visuel…) que les internautes plébiscitent de plus en plus comme un élément constitutif du média.

- les groupes de « macro-édition », se livreront d’âpres batailles, avec pour mots clés : parts de marché, convergence, rentabilité. Mais au sein de ces groupes, la situation des « titres » devrait rester assez hétérogène, sur le modèle de la presse ou de l’édition (on songe par exemple à la cohabitation de La Découverte et de Robert Laffont au sein d’Editis, contrôlé – pour l’instant – par le groupe Wendel).

 

- enfin, les éditeurs indépendants petits et moyens qui s’inscrivent dans un circuit commercial (publicité ou abonnement) seront les plus chahutés : certains s’adosseront à des structures plus importantes, d’autres réduiront la voilure pour limiter leurs frais et rester viables, beaucoup sans doute disparaîtront. Péremptoire, sinistre ? Peut-être. Mais quand on connaît l’audience cumulée des « alter médias » (Wikipedia étant l’exemple le plus emblématique) et des grands groupes, l’équation devient vraiment délicate pour les éditeurs de taille modeste, très nombreux à se partager une part d’audience congrue. Un certain nombre de « nano-éditeurs » tireront sans aucun doute leur épingle du jeu, de par leur qualité ou leur spécialisation. Le one-man-media sera l’un des modèles les plus prisés et les plus chics du genre.

 

Notez que j’utilise un futur d’anticipation tout à fait seyant pour renforcer la dramaturgie du propos… mais j’aurais tout aussi bien pu utiliser le présent. On y est. Au final, et contrairement à ce qu’affirment les gardiens du temple, le pluralisme des médias a de très beaux jours devant lui. Grâce au web, surtout, le nombre de « titres » a littéralement explosé. Même avec l’échec prévisible de certains petits et moyens éditeurs « commerciaux », le nombre global de titres (médias alternatifs compris) restera très largement supérieur à ce qu’il a pu être il y a 20 ans. Par contre, effectivement, la reconfiguration du paysage médiatique invite à revoir les modèles industriels de production des médias.

 

Pour revenir à Fluctuat : malgré une audience assez considérable (4 millions de visiteurs en janvier selon Médiamétrie), le site continue aujourd’hui à perdre de l’argent. Plus pour longtemps, espérons-le. Si nous n’étions pas adossés au Groupe Doctissimo, largement bénéficiaire, nous serions économiquement morts. Réduire la voilure ? Impensable, alors que justement nous trépignons d’impatience à l’idée de renforcer certaines rubriques et de lancer de nouveaux projets.

Au sein de Lagardère Active, Doctissimo Editions conserve une large part d'autonomie managériale, éditoriale commerciale et technologique.

Dans ce contexte il n'y a aucune raison que les moyens consentis pour le développement de Fluctuat soient réduits ou que nous subissions un quelconque contrôle éditorial. Cette question a déjà été posée dans un commentaire sur l’élégante saillie de Sarkozy au Salon de l’Agriculture. Devrons-nous cirer les pompes à talonnettes de l’uberchti-bonhomme ? Nous fendre d’un mini-site sur les meilleurs spots pour faire atterrir son Super Puma ? Une des réponses possibles est : continueriez-vous à nous lire si tel était le cas ? Une bonne raison pour que ça n'arrive pas. « Vous prenez des exemples caricaturaux, mais le contrôle sera évidemment bien plus insidieux ». L’indépendance éditoriale est une denrée précieuse, complexe, à plusieurs variables (moyens, émission, réception). Le meilleur moyen de la garantir est la réussite de notre projet : que nous continuions à fédérer autour d'un média pop, ouvert, intelligent et drôle, comme celui que nous aimons faire depuis dix ans. En toute liberté.




Aeiou Remix

Posté par Puck le 25.02.08 à 10:42 | tags : musique, nombriliste, remix

C'est lundi. Les homophonies sont nos amies sur Aeiou. Pradoc a eu le bon goût de nous envoyer un playlist de Aeiou Remix qui vaut son pesant de psyché rock.
8 pistes de cet accabit sont à écouter et /ou télécharger via le lien ci-dessus. Merci à lui !

 

 


 




Gmail à la main

Posté par Troudair le 25.02.08 à 07:36 | tags : google, marketing, vidéo
Pour promouvoir son tout frais Gmail en russe, Google s'est fendu d'une petite vidéo explicative.
Mais vous savez, en Russie, ils ont pas forcément les moyens de se payer des screenshots. Du coup, il faut tout faire à la main.




Eclipses anodines

Posté par Troudair le 23.02.08 à 10:43 | tags : flickr, médias, photo
On a déjà copieusement parlé des moments où les images anodines prennent un sens que l'auteur n'a pas nécessairement maîtrisé.
A contrario, il peut se produire l'effet inverse, c'est à dire l'enregistrement d'un événement d'une grande puissance évocatrice, que le passage à l'état d'image vide complètement de sa substance.
Ce phénomène est particulièrement sensible dans le cas des événements cosmiques, à commencer par les éclipses.

Eclipse

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une bonne partie de l'hémisphère nord a pu observer une éclipse totale de lune, événement qui ne se reproduira pas avant 2015, et comme on pouvait l'imaginer, des milliers de photographes ont enregistré et publié les images de ce ballet cosmique.
Pourtant, rien n'est plus anodin que les photos d'une éclipse. Tout le monde sait à quoi ça ressemble, et en réfléchissant, tout au long d'un cycle lunaire, tout le monde assiste à une lente éclipse de 28 jours continuellement. Capturer ce moment devient donc un acte qui n'a de sens que pour l'individu qui y a assisté, n'importe qui d'autre pouvant remettre en cause la véracité des clichés ainsi que leur utilité.

Eclipse 2

Ces images d'éclipses, alors qu'elles devraient motiver en nous toutes sortes d'émotions, en deviennent donc étrangement inutiles, et vaines, sans que la moindre mise en scène puisse y changer quoi que ce soit.
Puisque des rares événements qui resistent aujourd'hui à l'image, l'éclipse s'impose comme ce fait unique qui n'a de sens que lorsqu'on en est le témoin direct, au bon endroit, au bon moment, avec la chance d'avoir des conditions météo favorables, et le simple fait d'en voir des photographies, ou des films, ne nous apprend qu'une chose : qu'on l'a manqué.

Devant cette constatation, on pourrait se poser la question, à chaque image qu'on voit, dans quelle mesure celle-ci apporte du sens - ou en ôte - à l'événement qu'elle est censée immortaliser, et de toute évidence, bien des événements médiatiques n'en seraient plus... pour le bien de tous.



Monstres sacrés (Wassup bloggers ? Part 3)

Posté par Easywriter le 22.02.08 à 18:12 | tags : nombriliste

Monstre sacré. Disparu à l'âge de 85 ans, l'"Immortel" Alain Robe-Grillet qui livra un dernier roman sentimental sulfureux est-il mort en vieux dégueulasse ?

Monstrueusement chiant. Question : Pourquoi après le départ de Peter Gabriel en 1975 qui avait eu le mérite de faire d'une bande de tâcherons une belle machine à activer l'imaginaire, les gars qui composaient Genesis ont-ils réussi à surnager et à devenir, défiant tous les pronostics, l'un des groupes les plus imposants de la planète ?

De vrais monstres. Sujet à des attaques internes et à un tassement de son audience, TF1 entame un régime minceur à base d'eau de fontaine. Buvez, éliminez (les coûts)

Monstre en carton. L'angoissante (et invisible dans le film) créature de Cloverfield, vous la voyez comment ? Dans tous les cas vous serez déçus...

Un boulot monstre. Et accessoirement un boulot de merde. Iain Levinson narre Les tribulations d'un précaire et brosse un portrait sans concession du marché de l'emploi aux Etats-Unis.

Un but monstrueux. Signé Karim Benzema lors du match Lyon-Manchester. Même Alex Ferguson est sur le cul.

Un talent monstre. Barack Obama continue d'électriser les foules, de se faire pamer les femmes et de remporter des primaires. Irrésistible ascension ?

Un monstre est né. En rachetant Doctissimo Editions (et donc Fluctuat) Lagardère s'apprête à devenir un monstre du web frenchy. (On y revient oui oui)




Une vision du futur version 02 (part IX)

Posté par Etienne Mineur le 22.02.08 à 17:46 | tags : design, google, jeux video, technologeek

Note : neuvième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.

Après avoir imaginé une hypothèse concernant notre futur (le rejet total des nouvelles technologies numériques), en voici une deuxième, ou plutôt une série d’hypothèses plus ou moins crédibles que j’envisage, toujours avec mon regard de designer.


Création d’un nouveau langage
La forme ne répond plus à sa fonction, dans le domaine numérique, nous avons des objets de plus en plus multifonctions et multi-usages. En regardant un objet, on ne peut plus deviner sa fonction (un appareil photo, un téléphone, une télécommande, une arme, un vibromasseur… ou peut-être tout en même temps ; -).
Même nos habits, nos accoutrements ne sont plus signifiants. Auparavant dès le premier coup d’œil sur quelqu’un on pouvait connaître sa profession suivant sa tenue, actuellement nous sommes tous devant un écran et un clavier quel que soit notre métier.
Ce problème de scission définitive entre la forme et la fonction entraîne déjà des effets assez curieux, comparez par exemple la taille du mode d'emploi d'un appareil photo numérique et celui d'une voiture (exemple trouvé dans le livre de John Maeda, De la simplicité). La complexité d’un objet n’est plus liée à sa taille ou sa forme, un appareil photo peut être beaucoup plus complexe à maîtriser qu'une voiture, malgré les apparences. Un vocabulaire très complexe se met donc (très) doucement en place concernant ces outils numériques. Un langage commun, ou plutôt un vocabulaire mondial est en train de se créer, un des exemples le plus connu étant l'interface de la souris et plus récemment l'interface de l’Ipod avec sa mollette (inspiré de l'interface du bouton des radios) permettant de naviguer dans le contenu d'un disque dur. Il va donc se créer une grande fracture entre les « Digital natives » et les gens ne connaissant pas cette nouvelle langue universelle du numérique. Se mettre à l'informatique (comme on disait il y a encore quelques années) était tout à fait possible il y quelques années, actuellement pour quelqu'un n’ayant jamais eu de contact avec le numérique, se retrouver plonger dans notre monde (téléphone portable, WEB, e-commerce, réservation automatique sur des bornes interactives…) est beaucoup plus problématique. Le moyen de communiquer avec ces machines numériques est devenu un vrai langage avec toutes ses complexités et ses règles (et ses exceptions). Nous allons donc avoir une vraie fracture numérique dans le futur chez les personnes âgées mais aussi dans les pays n'ayant pas les moyens de développer une infrastructure adéquate en terme de moyen techniques numériques. En même temps, nous allons avoir de plus en plus de projets de développements "low cost" numériques, comme l’OPL du MediaLab, permettant aux plus jeunes de ces pays de s'approprier ce nouveau langage.

 

 


Nous pourrions comparer nos ordinateurs à nos mains. En effet, la main est une machine universelle, dès que nous nous sommes relevés (il y a quand même quelques milliers d’années ; -), nos mains ont évolué et se sont transformées en « outil » non spécialisé (contrairement aux animaux comme la pince du crabe ou les sabots des chevaux…), tout comme l'ordinateur. En conséquence, il faut être dorénavant intelligent avec ce nouvel outil (voir la conférence de Michel Serres). La machine numérique peut tout faire (tout calculer) tout comme nos mains. Il faut juste apprendre à parler avec ce calculateur, car visiblement les choses ne vont pas vers la simplification, mais bien au contraire vers une complexification extrême et demande donc aux utilisateurs un niveau de langage commun avec ces outils numériques de plus en plus sophistiqués.

La lecture et le livre
Après une évolution de presque 40 ans, l'interface graphique de nos ordinateurs utilisent toujours un mimétisme assez affligeant avec le réel. Nous sommes toujours dans l'utilisation de la même métaphore du bureau inventée dans les années soixante-dix. Avons-nous encore besoin de métaphore ? Si nous comparions ça au cinéma, nous serions encore en train de regarder des pièces de théâtre statiques tandis que le montage et la valeur de plan n’auraient pas encore inventé.
La manière de lire est encore très linéaire. Nous n'avons toujours pas encore inventé une manière de lire nouvelle et adaptée à la lecture interactive (malgré nos clics et nos zappings incessants sur le web). Le domaine du jeu vidéo fait beaucoup d'effort dans le défrichage d’un nouveau langage interactif, mais malheureusement toujours en essayant d'imiter le cinéma (pas toujours heureusement).
Il ne faut pas changer pour changer la manière de lire - nous lirons toujours de gauche à droite et de haut en bas (en tout cas pour la plupart des pays occidentaux). Mais l’apport de l’hypertexte, des hyperliens, de l’interactivité, de l’écran, des interfaces tactiles… devrait changer la manière de structurer visuellement l’information. Mais non, nous sommes toujours en train de tourner des pages sur un écran avec une souris. La lecture sur support interactif n’a pas encore trouvé sa forme et son usage spécifique (qui seront sûrement multiples). Les livres « papiers » ne disparaîtront pas (tout comme le théâtre ou le cinéma n’ont pas disparu), mais la forme et les usages de ces livres vont devoir s'adapter au nouveau support numérique. Les journaux papiers d’actualités vont disparaître au profit de journaux sur le web, par contre les romans et les autres formes demandant de la concentration et une lecture longue resteront longtemps sur le support papier. Le papier électronique pourrait changer notre support de lecture si nous trouvons un moyen de le rendre aussi fin qu'une feuille de papier souple, que ce papier puisse se ranger dans une poche aussi facilement qu'une GameBoy ou qu'un roman. Il faut aussi résoudre les problèmes d'autonomie électrique, inventer un système de recharge par dynamo, par mouvement, par captation de la chaleur, par énergie solaire… afin de rendre ces outils totalement utilisables n’importe où et n'importe quand.
Le livre électronique, n'aura du succès que s’il devient aussi pratique qu’un livre de poche. Sa qualité technique ou d’affiche n’est que secondaire. L’histoire des médias nous la souvent prouvée, le public suit toujours le système le plus pratique et non pas le meilleur techniquement.

Le numérique simplifie-il la vie ?
Une anecdote racontée par un ami travaillant pourtant depuis très longtemps dans les nouvelles technologies (j'aimerai que ça soit cool et que ça ne fasse pas chier ; -) : après avoir passé à peine plus d’une heure à préparer sa conférence sur PowerPoint (sur papier il lui aurait fallu au moins cinq heures), mais plus de trois heures à essayer de l'envoyer (sans succès) sur un serveur, par mail…
C'est typique de la relation que nous avons actuellement avec les nouveaux outils informatiques. Cela peut faire dans certain cas gagner énormément de temps, et ouvre de nombreuses possibilités créatives incroyables, mais cela cause aussi des pertes de temps considérables, à cause de bugs, d’une mauvaise ergonomie, de mauvais usages… Pensez au temps que vous avez passé à attendre devant une petite jauge sur votre écran, devant un écran de redémarrage, à installer des logiciels, à perdre tous vos contacts lors d’une mauvaise synchronisation entre votre téléphone et votre ordinateur, à reformater un disque, à démêler des câbles sous votre bureau, à perdre des données, à trier vos spams, à cliquer sur démarrer pour éteindre Windows…
Imaginer les quantités de papier gaspillé à cause d'un mauvais driver d'imprimante et d'une mauvaise ergonomie dans la conception des logiciels d’impressions (Oh, c'est bizarre ça s'est imprimé à l'envers, Houps, mauvaise page  ! tiens pourquoi elle imprime cette feuille en noir et blanc ?..).
Bref, même si cela change la vie définitivement, il y a de grandes choses à améliorer dans l’ergonomie et la communication entre les hommes et les machines. C’est même, à mon avis un métier d’avenir, médiateur homme/machine ; -)
Il existe bien sur de nombreuses tentatives de normalisation, de simplifications… mais malheureusement les choses ne bougent que très lentement.
Observez les tentatives de consortium comme le W3C, qui sont très importantes, mais extrêmement lentes à faire bouger (ou normaliser) les choses sur le net. Imaginez, nous sommes en 2008, nous avons le web, Youtube et Google Earth mais… en typographie, qui est tout de même la base la plus importante de la transmission de l’information (même actuellement, c’est le texte le pilier du Web, des moteurs de recherche…), c’est réellement la préhistoire.
Lors de la dernière présentation du nouveau player Adobe Flash version 10 (3D, axe des Z, des filtres graphiques… qui sortira sûrement l’année prochaine) on nous annonce une gestion améliorée du texte qui permettra de faire du multicolonage. Et oui enfin, le multicolonage, après plus de dix ans d’attente on croit rêver tellement c’est beau ; -)
De son côté le W3C devrait intégrer lui aussi le support du multicolonage dans les spécifications CSS3. Le jour ou ces spécifications seront implémentées et respectées, donc vers 2010, nous auront peut-être des possibilités s'approchant vaguement des premiers softs de PAO datant de 1985 (par exemple Aldus Page Maker) ?

Je ne parle même pas des césures, de l'interlettrage, des ligatures ou des approches de paires correctement affichées. Ces finesses typographiques, ne sont pas de la décoration ou une quelconque obsession de typographes pervers, mais permettent une lecture plus fluide, aisée et rapide (ce qui n'est vraiment pas un superflu sur écran).
Malgré des progrès absolument incroyables dans le web durant ces dernières années, nous ne sommes toujours pas encore capables d’afficher des lettres à l’écran correctement, c'est totalement surréaliste, et démontre bien la manière dont ces différentes technologies avancent. On met avant tout le Bling Bling en avant et les choses vraiment importantes et utiles aux gens en dernier (même si c'est moins sexy de parler d’interlettrage que de flammes en 3D ; -).
Je suis donc assez pessimiste concernant la qualité typographique sur le Web (sauf si le PDF interactif devient la norme sur le Web), mais comme d’habitude ces grosses lacunes seront compensées par une interactivité accrue et des prouesses techniques bluffantes.

Le numérique pour tous : avantages et désavantages
De nombreux outils à destination du grand public (ou amateur éclairé), sont apparus depuis trois ou quatre ans, permettant l’émergence des blogs (à ma grande joie  !), des sites 2.0… mais ces CMS, FrameWork… forcent la manière de concevoir des sites web et donc de penser. Pour preuve, regardez tout ces blogs et ces sites (2.0 ; -) ils se ressemblent tous. Tout le monde à son logo en haut à gauche, ses nuages de tags, son empilement vertical des contenus, son moteur de recherche en haut à droite, sa barre de navigation en haut, sa petite vidéo en flash, sa même police de caractère, son même nombre de colonnes, son petit bouton commentaires… C'est un formatage du contenu et de la pensée sous des raisons économiques.
Ces outils, aussi brillant et efficaces soient-ils, nous obligent à rentrer dans leurs logiques techniques et nous forcent à concevoir des sites web toujours sous le même angle.
Nous assistons à un formatage en règle du contenu et de la pensée pour des raisons économiques et techniques.
Même si ces outils sont parfois pertinents, le paysage interactif est de plus en plus formaté. Le problème pour ces sites c’est que le site d’une grande marque de luxe ressemble comme deux gouttes d’eau à un site de brocante informatique. À force d'utiliser les mêmes outils, et surtout de ne réfléchir qu’en terme technique nous arrivons à ce triste paysage, ne permettant à personne de se différencier.
Il faudrait retourner la logique actuelle, c’est-à-dire se préoccuper tout d'abord du contenu et des besoins des gens, puis de refaire un cahier des charges techniques. Je suis sûr, que de nombreuses personnes vont détourner ces outils et arriver à créer de nouvelles choses pertinentes, malgré ces contraintes techniques inhérentes à l’informatique.

La petite mélodie du futur que nous chantent les industriels et les journalistes.
Dans une mélodie, vous êtes dans une double temporalité, vous écoutez la musique et en même temps vous devinez par avance la suite de la mélodie (sans surprise) et c'est cela qui vous procure du plaisir. Dans le monde des nouvelles technologies, c'est un peu la même chose. Les grandes sociétés actuelles (avec l’aide de nombreux journalistes) nous chantent (presque) tous une gentille mélodie du futur sans surprise. Nous sommes dans une autocélébration constante dans les nouvelles technologies. Sans être totalement parano, je suis sûr que les grandes sociétés freinent volontairement certaines avancées, afin de vous vendre l'année prochaine le nouveau modèle avec de nouvelles fonctionnalités. Cela se passe aussi bien dans le hardware que dans le software (l’Iphone d’Apple n’ayant pas le copier-coller, par exemple). Bien sûr il existe quelques surprises et ruptures, mais qui ne viennent justement pas de ces grandes sociétés (Google au départ par exemple). Même Apple, qui fait figure dans ce domaine de précurseur, continue de nous vendre un OS de plus en plus lourd, uniquement basé sur la forme et la frime (un finder en 3D, des jolies fenêtres de plus en plus compliqués, des boutons partout… bref Apple essaye de nous vendre avant tout sa dernière machine et son écran 30 pouces. Alors qu’avec l’Apple II et le Lisa (puis le Macintosh en 1984), Apple était vraiment novateur en arrivant à agréger de nombreuses avancées techniques et ergonomiques (la souris, la métaphore du bureau…) dans une machine originale avec un environnement cohérent et parfaitement fonctionnel. Bon je suis méchant avec Apple, car malgré son marketing de plus en plus dévastateur, cette société continue et continuera sûrement de nous étonner.

Notre vie privée
Nous allons être de plus en plus connectés sur le net (voir sans arrêt), avec nos téléphones, PDA, ordinateurs, montres, appareil photos… mais comme dirait Nicolas Negroponte, le problème avec le village planétaire ce sont les idiots du village.
La perte totale de l'anonymat sur le net : nous allons enfin prendre vraiment conscience que la vie privée n'existe plus sur le net. Le tracking, l’analyse et la revente de vos faits et gestes sur le net étant devenue une activité très lucrative, je pense que des sociétés comme Google n’auront aucune limite éthique ou morale dans ce domaine. Cela peut entraîner un refus par le public de certaines technologies faisant peur. Gmail est un parfait exemple, Google ayant annoncé que vos mails seraient lus automatiquement, permettant de vous proposer des publicités encore plus ciblées.
Nous allons donc aussi assister à un développement de nombreux systèmes de contre-mesure permettant de brouiller les pistes sur le net. Actuellement en Chine, les jeunes étudiants utilisent des brouilleurs d’adresse IP leur permettant d’accéder à Wikipédia ou autres sites sensibles et censurés par le gouvernement chinois. Peut-être allons nous assister à la naissance d’un internet alternatif sans tracking et sans espionnage (on peut toujours rêver ; -)


Sortir de l'écran
Nous allons avoir une évolution des interfaces d’entrée et de sorties. L’Iphone, la Wii de Nintendo, la manette SIXAXIS de Sony… ayant de grands succès médiatiques, les industriels vont se pencher sérieusement sur ces nouveaux systèmes. De nombreux objets numériques avec des interfaces d’entrées mélangeant écran tactile, capteur de position, de vélocité, de température, de pression… vont voir le jour.
Par contre, concernant les interfaces de sorties (écrans, enceintes…) cela ne va pas s’améliorer, voir s’empirer si cela suit l’évolution que nous avons vécue depuis une vingtaine d’années.
Observez l’évolution des supports musicaux, nous sommes passés de la qualité analogique du vinyle, puis nous sommes passés vers les CD (avec cette escroquerie mondiale qui fut de nous expliquer que les CD étaient incassables et inrayables) et pour finir en MP3. Nous sommes donc passés de supports de plus en plus petits, voir immatériels, mais avec une qualité de son de pire en pire.
Pour l'image ce fut pareil, la taille des écrans s’est considérablement réduite, nous sommes passées en 40 ans de l’écran de cinéma, à la télévision puis aux vidéos Youtube sur l’écran d’un téléphone portable. Nous avons donc assisté à une perte de taille d’affichage et de qualité compensées par une facilité d’utilisation et une offre absolument phénoménale.
Si cela continue nous visionnerons des vidéos (débiles ; -) sur notre montre.

Le retour de « l’interface stylo » et aux interfaces classiques, ciseaux, stylos, papier, scotch… mais cette fois avec des capteurs et de « l’intelligence » permettant d'interagir avec notre environnement par les gestes anciens (avec pour principal inspirateur les recherches du Tangible Media Group du Media Lab).
Nous allons aussi avoir enfin des interfaces inspirées du thérémine, utilisant des interfaces gestuelles (et non pas tactiles). En effet, taper sur un clavier virtuel (un écran plat et dur) n'est pas très ergonomique. Cela peut blesser les doigts et créer des traumatismes à la longue. Alors qu’utiliser des gestes dans le vide pour se faire comprendre est tout à fait naturel, même si un apprentissage doit se faire au départ.

Le développement des agents autonomes
(Il s'agit d'un fantasme existant dès les années quatre-vingt en informatique grand public). Cela permettrait par exemple d'envoyer des mails ou des SMS à votre place (avec les risques que cela peut engendrer). Dérive possible : Des agents « intelligents » continuant d'envoyer des messages même après la mort de la personne.
Vous vous poserez donc toujours la question : derrière ce mail (ou ce SMS, message téléphonique…), est-ce un être humain ou un agent programmé ?

La disparition du Web
La disparition du web, tel que nous le connaissons, avec pour exemple le Japon. En effet en Asie, et au Japon plus particulièrement, le web sur écran d'ordinateur n'est pas très utilisé : les Japonais utilisent beaucoup plus leurs téléphones portables pour réserver un billet de train, avoir un horaire, obtenir un renseignement… En effet la démocratisation du Web et des systèmes comme le WAP sur téléphone portable sont arrivés en même temps au Japon pour le grand public. Le public allant toujours vers l'outil le plus pratique et le plus petit (surtout au Japon), il s'est retourné normalement vers le téléphone (plus facile d’accès) en laissant le Web classique à d'autres usages moins fréquents.
le Web sera donc bientôt plutôt axé vers le haut de gamme, la vidéo, les jeux complexes, les démos… alors que les services utilitaires, comme la réservation d’un billet de train ne se feront plus que sur son téléphone portable.

Dématérialisation totale des supports vidéos et musicaux
Échec des lecteurs Blu-Ray chez le grand public. Vous l'avez peut-être remarqué, mais vouloir nous vendre un lecteur Blue-Ray pour pouvoir profiter de la haute définition est totalement inutile. Actuellement, un film de plus de deux heures en HD 1080 (la norme la plus élevée du HD) encodée en H264 (format de compression) pèse au grand maximum 16 GO (donc la capacité d’un DVD double couche et double face). Cela peut donc rentrer dans un DVD. Et oui, le Blu-Ray pour la HD est juste une escroquerie, alors qu’avec un PC et le soft libre comme VLC vous êtres tout à fait capables de lire du HD sans aucun souci (par contre il vous faut un bel écran ; -).
À mon avis le Blue-Ray arrive trop tard, car il est beaucoup plus facile d’obtenir des films en HD via la VOD (Free, Canal… offrent déjà des films sous ce format) ou alors même (mais il ne faut pas le dire ; -) sur les réseaux pirates. Toujours dans la même logique, si c'est plus facile de visionner un film via la VOD - vidéo à la demande - que de se déplacer pour obtenir un support physique (le fameux disque Blu-Ray, qui est sûrement fragile et rayable comme un DVD), je ne suis pas sûr du succès de ce standard.
De toute façon, le Blu-Ray sera le dernier support physique de l’histoire, nous passerons rapidement vers la location totale des films et de la musique (et sûrement des logiciels...). Nous paierons un abonnement annuel nous permettant d'écouter absolument tout ce qui est disponible sur le marché, mais sans jamais en avoir la propriété. Tout sera disponible à tout moment, mais sans possibilité de garder chez soit quoi que ce soit. Ce principe se retrouve dans les jeux vidéos, avec des jeux comme World of Warcraft (vous devez payer une petite somme tous les mois pour continuer de jouer en ligne), cela permet aux éditeurs d’avoir des revenus constants et surtout évite le piratage de masse.

 


 

Les moteurs de recherche
La quantité d’information sur les réseaux numériques étant toujours de plus en plus riche, les moteurs de recherches vont toujours être le passage obligé de toute plongée dans le Web.
Les moteurs de recherche vont devoir attaquer sérieusement l'indexation des fichiers sons, images et vidéos (ce qui est déjà en partie le cas avec la recherche universelle ndlr). En effet, avec |'accroissement des bandes passantes et les progrès des algorithmes de compression, il va devenir de plus en plus fréquent et facile de mettre en ligne des fichiers audiovisuels. Ne pas chercher à indexer ces médias serait très dommageable à la pertinence des résultats des recherches. Attention, quand je parle d'analyse d’images, je ne parle pas de l’analyse actuelle que peut faire Google, en analysant le nom du fichier image et les textes concomitants à cette image dans la même page web, mais au contraire faire une analyse du fichier image, avec reconnaissance de forme et de couleur (de même pour le son, avec reconnaissance des rythmes, de la mélodie, des instruments…).

Développement des langages de programmation
Développement des langages de programmation comme Processing (ou même Flash), très « simple » d’accès et surtout ouvert vers des interactions physiques. Ces langages devraient être enseignés à l’école dès que possible, sous une forme ludique (créer des images, des animations, des jeux vidéos…).
Il va sûrement s’opérer une scission définitive entre les langages de programmation « sérieux » comme le C++ et les autres langages permettant à presque tout le monde de programmer un petit robot, un jeu vidéo, une animation…

Voici donc quelques idées concernant notre futur proche. Mon prochain et dernier article concernera un futur plus lointain et donc plus fantaisiste.




Sous les drapeaux

Posté par Troudair le 22.02.08 à 10:28 | tags : flash
Swedish Army TestPendant tout le test, on croit à une blague, ou du moins à un site subversif conçu pour se moquer de l'armée et de ses tests de recrutement.
Le nom de domaine est tordu, la voix de l'officier étrangement ironique, l'ambiance générale un peu trop mise en scène, et on attend la chute, pour découvrir qui se cache derrière ce projet pas si mal foutu.
Et puis on arrive à la fin, et on se rend compte que non. On vient bien de tenter un test de recrutement pour devenir officier dans l'armée suédoise... et on a échoué comme un gros naze.
Pour tous ceux qui traînent toute la journée sur AEIOU et qui sont peut-être en train de passer à côté d'une belle vocation sous les drapeaux, c'est par ici.




Stephano di Mariano (Sélection vidéo 3/10)

Posté par Charlie Mars le 21.02.08 à 10:19 | tags : hype naze, musique, vidéo

Note : troisième billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici.

Certes, cette vidéo a déja été vue pas mal de fois sur la toile. Certes, c'est un humour totalement potache, mais je ne vais pas bouder mon plaisir. Contrairement à beaucoup de vidéos dans cette veine, celle-ci est à prendre au premier degré. C'est d'ailleurs ce qui fait la force de Stéphano, le 1er degré. Déroutant.

 

Note de Puck : hasard des collaborations en ligne. Charlie Mars, qui a inauguré lundi la HD sur Dailymotion avec Talk to Charlie, a accepté une carte blanche pour la prochaine Séance Dailymotion au Cinéma des cinéastes le 1er mars prochain. Il en assurera intégralement la programmation. Fluctuat.net étant partenaire, on vous tient au courant asap (voir notre précédént top 5 sur le blog cinéma).



Site de l'ESBA Angers / Flash Festival 2008

Posté par Puck le 19.02.08 à 09:47 | tags : design, flash

New online. " L’école supérieure des beaux-arts d’Angers est heureuse de vous annoncer la mise en ligne de son site Internet." Belle page d'accueil (le reste du site est plus pratique). Merci, Sonia pour le lien.

Webdesign bis. Sans rapport aucun, signalons au registre "Nouveau en ligne" l'ouverture des inscriptions au Flash Festival France (jusqu'au 20 avril). Toutes les info ici.




Les acteurs des arts numériques s'organisent

Posté par Puck le 18.02.08 à 15:00 | tags : media art, politique

Telex : Diffuseurs, programmateurs de festivals et artistes en France se sont organisées en une fédération nationale, après l'annonce de la suspension des crédits alloués par le ministère de la Culture (DRAC) à l'art numérique. Ils proposent une série d'actions de concertation, comme une pétition. Aujourd'hui même avait lieu à Montreuil une journée de rassemblement et l'élection du Conseil d'administration. Enjeux :

Au niveau national, les structures et acteurs concernés se sont regroupés sous le label "culture multimédia" et ont constitué le 25 janvier dernier la Fédération nationale des acteurs "culture multimédia" pour demander le réexamen de ces décisions et engager un dialogue culturel sur ces politiques (...).



Cf. Billets précédents sur Aeiou : L'art numérique mort-né et son bis. Plus d'info sur le site de la fédération Culture multimédia.



Légo m'a tué

Posté par Puck le 18.02.08 à 10:38 | tags : technologeek, vidéo

Des légos, des balles et des élastiques. C'est amusant ce que les ingénieurs en robotique sont capables de concevoir, juste pour prouver que leur labo tue qu'ils sont restés de grands apprentis-guerriers.

Non, ce n'est vraiment pas le premier lego-mitrailleur. Celui-ci, créé en 2006, serait même plus impressionnant. Un autre prototype beaucoup rudimentaire avait aussi été expérimenté la même année. Il fonctionnait déjà sur un principe de catapulte. La preuve ici.




L'avant-garde sans le savoir (6)

Posté par Troudair le 18.02.08 à 09:52 | tags : avant-garde involontaire, cinéma, vidéo
Le gros plan est une pratique artistique qui a mis un temps considérable à apparaître.
Et ceci n'a rien d'étonnant, puisque si aujourd'hui, tout le monde ou presque est familier des images, et des caméras, la représentation, avant le 20e siècle, n'avait rien d'un divertissement.
On cherchait à représenter avec en tête l'idée d'éternité, de conservation de la plus belle image, ou de la plus juste, d'un individu, tout en envisageant sa mort dans un futur plus ou moins proche.
Se livrer à la pratique du gros plan, c'est à dire à la négation du corps (et donc de l'habit) pour se concentrer sur tous les détails du visage, était donc un geste tout à fait marginal dont on ne retrouve que peu de traces dans la peinture ou la photographie pré-20e siècle.
Aujourd'hui encore, le gros plan reste très peu utilisé, autrement qu'à des fins humoristiques, et il est excessivement rare, dans la sphère amateure, de trouver des équivalents aux sublimes portraits silencieux d'un Larry Clark ou d'un Gus Van Sant.

6- I love you Logan


C'est d'abord un montage cut saisissant, qui nous transporte des voies ocres de la piste de course où résonne le chant de Freddie Mercury, jusqu'à l'intérieur flou d'une salle de classe.
Peut-être que la transpiration s'est déposée sur l'objectif, et que la mise au point peine à trouver un contour net. De fait, même la caméra est essoufflée par la course et ne peut proposer qu'une esquisse du monde, à défaut d'un monde accompli.
Et c'est seulement après cette introduction colorée et abstraite qu'on découvre Logan, jeune homme blond tout droit sorti d'un "Elephant" ou d'un "Bully".
La jeune fille qui filme le sait, saisie elle-aussi par la puissance du gamin, amoureuse au dernier degré, et contrainte, devant cette image, d'en faire un objet artistique.
Alors les couleurs s'évanouissent, renvoyées car inutiles, probablement aussi pour tenter de se rapprocher des images de mode qu'on voit dans les magazines.
Et le gamin devient une oeuvre d'art, une superstar warholienne, nonchalante et blasée, consciente de sa beauté et l'une des rares créatures à pouvoir supporter la violence d'un gros plan sans broncher.
Quelques regards, quelques gestes de mépris amusé, Logan est un bloc impassible que rien ne peut faire plier, en représentation permanente donc pas le moins du monde perturbé par l'enregistrement de cette représentation.
Et lorsque finalement, l'objectif se détourne de lui, le monde reprend ses couleurs, et tout redevient flou, laid et répugnant, comme si ces quelques secondes de Logan n'étaient pas de notre monde, mais d'un autre, à part, celui des images, des icones, et dont la bande-son, unique et obsessionnelle, pourrait se résumer à ce qu'on entend à ce moment-là : une litanie soumise et ininterrompue de "I love you" transis.



Comment faire craquer une peau ?

Posté par Troudair le 16.02.08 à 15:20 | tags : inventions, media art, musique

SkinstrumentDaan Brinkmann a présenté son Skinstrument au ArtOlive 2006 d'Amsterdam.
Deux demi-sphères, un circuit, et la peau de deux spectateurs qui sert de conducteur.
Les fréquences produites sont directement induites par l'intensité du toucher des deux (ou plusieurs) participants, créant des sons difficilement controlables.
Pour les visiteurs de l'exposition, c'est donc simplement un jouet amusant, et une bonne occasion de se tripoter, mais néanmoins, on peut facilement imaginer comment un utilisateur aguerri pourrait se servir de cet engin, ni plus ni moins qu'un moyen de transformer le corps entier en interface de contrôle.
En anticipant un peu, on peut se dire que le théâtre érotique a encore de belles choses à nous montrer.




L'actu des Flu people (Wassup bloggers ? part 2)

Posté par Easywriter le 15.02.08 à 17:09 | tags : nombriliste
Soucieuce de vivre avec son temps, la revue des Flu Blogs sacrifie dès la deuxième semaine son exigence éditoriale sur l'autel de la pipolisation de l'info. Au programme :

 

- "They’re tryin to make me go to rehab" chantait Amy Winehouse. "And they 're successfull in", aurait-elle pu ajouter. En pleine désintox, la chanteuse n'a pu se rendre aux States où elle a raflé cinq Grammy Awards.

- Quelqu'un m'a dit que Carla Bruni pétait les plombs et voyait des nazis partout. Encore une rumeur sûrement...

- Madonna sait tout faire, même des films.

- People de la semaine : Ryuta Kawashima. L'universitaire nippon a refusé d'empocher les 15,5 millions d'euros de royalties que lui devait Nintendo. Classe non ?

- Il n'est pas sexy, il ne joue pas à Madrid mais à Francfort et il n'est pas brésilien. Martin Fenin est pourtant la star à suivre du ballond rond.

Pas de rubrique people digne de ce nom sans un scoop : Penelope Cruz, Scarlett Johansson et Javier Bardem font du triolisme à Barcelone. Woody Allen filme les ébats.

 

Rubrique courrier : Beaucoup de lecteurs nous demandent comment s'y prendre pour devenir un people soi-même ? Le plus simple est de tourner dans des pornos ou dans Scary Movies, ou faire du rap, ou encore de se taper Paris Hilton. Le mieux étant de cumuler.




Le Houellebecq : Typographie cinétique (Sélection vidéo 2/10)

Posté par Charlie Mars le 15.02.08 à 17:01 | tags : design, typographie, vidéo

Note : deuxième billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici.

Comment faire parler les mots en images animées ? Démonstration avec "MK", qui à la ville est graphiste indépendant. Son "le Houellebecq" offre une amusante vidéo en typographie cinétique, terriblement efficace, surtout lorsque la bande son est aussi bien choisie.
Avec des vrais morceaux de Duras dedans....




Brooklyn Streets by C215

Posté par Puck le 15.02.08 à 16:55 | tags : copinage, photo, street art

Street art / Copinage (Ils avaient fait parlé d'eux ici sur Aeiou). Après leurs portfolios de Paris, Vienne ou Los Angeles, le collectif C215 a publié hier sur Flickr un album consacré aux pochoirs de Brooklyn. Jump



Eclectisme à Evry

Posté par Troudair le 15.02.08 à 11:46 | tags : log out, media art
Christian Bourigault - Vis à visLe Théâtre de l'Agora (scène nationale d'Evry) s'ouvre aux arts numériques à l'occasion, ce samedi 16 février, du premier "Circuit Eclectique", premier pas d'un plus vaste projet, Agoranum, encore en préfiguration.
Au programme de ce samedi, installations et performances sur le thème très large du portrait.
Avec entre autres les portraits robots de Tami Notsani et Laurent Mareschal, les vieillissements numériques d'Edouard Boyer ou encore le portrait cosmique de Joachim Montessuis qui transpose les vibrations des planètes du système solaire pour les rendre audibles.
Retrouvez le programme complet en ligne ici.




Dirrrty de Yannick Lecoeur (Sélection vidéo 1/10)

Posté par Charlie Mars le 14.02.08 à 15:26 | tags : animation, vidéo
Note : premier billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici.

Yannick Lecoeur
est vidéaste au sein de princesse rotative, il est aussi illustrateur et son dernier clip fait du bien. Il fait du bien et défoule dans un monde de 3d sans âme, de motion design déja vu et de tout ces vidéobidules un peu trop asseptisés.




Carte banche à Charlie Mars : Charlie et la linkographie

Posté par Puck le 14.02.08 à 13:41 | tags : arts visuels, digima, musique, nombriliste, vidéo

Pseudo : Charlie Mars (log)
Carte d'identité : "Videomaker from outerspace ".
Statut : Auteur invité par Aeiou.

On avait découvert le travail vidéo de Charlie Mars avec son montage chronophage de ses 500 jours en 4mn. Il est aussi réalisateur de clips. En 2007, il avait signé celui de J'habite dans le beat de Joe la Mouk ou celui de La vengeance de Boorbie. Depuis, il a enchaîné les réalisations drolatiques ou expérimentales, au total une centaine, toutes diffusées via Dailymotion (go).

Autre signe particulier : il recèle dans ses favoris DL des petites merveilles de créations web et d'animations graphiques qui n'ont été que trop peu vues à notre goût. Avec une sympathie contagieuse, il a accepté de les partager avec Aeiou pour une série intitulée Charlie et la linkographie.

A venir, donc, une sélection de dix perles ou raretés de la vidéos DL, par des artistes prometteurs qui (pour l'instant) vous avez échappé. Au menu : de l'animation, de la typographie cinétique, du vidéo clip... Fait marquant : ces MotionMakers mixent de façon remarquable tous les types de médias. Comme lui.

Bienvenue à toi, Charlie !

 

Support : l'ami Charlie a le bon goût de compiler en DVD ses art works à intervalles (plus ou moins) réguliers. Le premier pressage étant épuisé, il a produit un deuxième opus, à paraître en mars 2008. En voici la BA, juste pour vous donner un avant-goût de son univers :

Précédents invités : Aeiou accueille :
- le directeur artistique Etienne Mineur (en cours). Toute la série ici.
- ou récemment le net artiste Nicolas Frespech. Toute sa série ici.



La Saint-Valentin selon Google

Posté par Puck le 14.02.08 à 11:04 | tags : google, photo

On a un coeur gros comme ça, chez Google. Pour fêter la Saint-Valentin, les équipes de Google Earth se sont amusées à compiler un remake de la Terre vue du ciel, spécial amoureux : ils ont sélectionné des vues de 8 endroits au monde où tous les couples du monde aimeraient facilement à se téléporter, un 14 février.

Love is in the heart...

...en Croatie, près de Turkljaca (Image © 2008 DigitalGlobe © Europa Technologies).

...à Bromtan, Canada (© 2008 Europa Technologies).

.. ou dans l'Ohio, Etats-Unis (Image © 2008 Europa Technologies).


... et en Nouvelle-Calédonie, avec Yann Arthus-Bertrand (© Yann Arthus-Bertrand/ Earth from Above)


Voir la galerie complète de la série From Google Earth with Love.
Voir aussi sur Youtube un montage vidéo de ces images " coups de coeur " ici.




Célibataire, la fin du couple selon Magne & Viard

Posté par Puck le 14.02.08 à 10:31 | tags : vidéo, web-réalité

Nous sommes en 2012. Ils se fréquentent depuis 18 mois mais ne se sont rencontrés qu'une seule fois. Un vendredi soir, à Limoges, Olivier, alias Romanteek87 se prépare pour un dîner en tête-à-tête avec Céline, alias EnjoyLove. Par webcam interposée. Après la fin des blogs et la prohibition du tabac, le duo de réalisateurs Magne & Viard s'attaque pour la Saint-Valentin à un nouveau sujet d'anticipation d'actualité : le célibat ou... la fin du couple.

"La rencontre : en 4 ans, ce qui n'était qu'un business florissant est devenu une clef de l'économie française, un loisirs ". Un spécialiste pronostique même la " disparition complète du couple " dans un avenir proche. Flippant. La suite ci dessous... 

 
PS : Evidemment, tout ceci n'est que docu-fiction. 



La ville du spam

Posté par Troudair le 14.02.08 à 07:59 | tags : design numérique, flash, spam
SpamologyIrad Lee a passé 10 ans à collecter et analyser les messages de spam qui lui parvenaient, persuadé qu'au travers de leur analyse, il pourrait mettre en évidence des caractères distinctifs de chaque période.
Spamology est la représentation graphique de cette analyse, un beau voyage à grande vitesse dans tous les mots-clés employés par les spameurs, symbolisés par des carrés empilés.
Plus la redondance du mot sur une période donnée est importante, et plus les carrés montent haut, comme les gratte-ciel d'une ville aux bâtiments nommés "viagra", "erection" ou encore "nigeria".



L'avant-garde sans le savoir (5)

Posté par Troudair le 13.02.08 à 09:42 | tags : avant-garde involontaire, vidéo
Dans les genres cinématographiques, ce qui distingue le fantastique de l'épouvante ne tient pas à grand chose.
Souvent, c'est une question d'effet, et de rythme.
Dans un film fantastique, l'auteur pourra parvenir à provoquer une inquiétude pesante sans avoir à user des artifices explicites propres à l'épouvante (sang, monstre, tueur).
Ainsi, quand un film d'épouvante vous montrera en gros plan la bête qui se cache dans le placard, le film fantastique préférera vous la faire entendre, voire même suggérer qu'elle n'existe peut-être pas.
Cette inquiétude domestique, c'est le "unheimlich" freudien, capable par son absence de provoquer les peurs les plus sourdes.
Et l'effet cinématographique qui permet à un auteur de créer chez le spectateur une profonde inquiétude face à un objet qui aurait pu être anodin, c'est le timing.
Ainsi, un montage qui insiste à outrance sur un objet ou un lieu spécifique sans intérêt direct fera se demander au spectateur pourquoi on lui présente cet objet ou ce lieu, libérant ainsi son imagination, et généralement ses peurs.

5- Sinistre célébration


D'abord il y a un générique qui donne le ton : ce sera mignon et joyeux.
Puis l'image apparaît, qui provoque un rire refoulé, de moquerie bien sûr.
Augie a 6 mois, et c'est son grand jour, comme nous l'apprend la banderole multicolore au deuxième plan.
Augie a 6 mois, et on chante pour lui, hors-champ, chorale atonale d'une petite assemblée cachée, et qu'on ne verra jamais à l'image, puissance organisatrice de l'événement, et du film qui l'immortalise.
Augie a 6 mois, mais quelque chose ne va pas, car Augie ne sourit pas, et ne se réjouit pas, non plus. Pourtant, c'est son demi-anniversaire ou quoi ?
On pourrait penser qu'Augie ne sourit pas parce qu'Augie est un chien, mais est-ce vraiment possible ?
Il est coiffé d'un chapeau pointu, assis en bout de table comme le héros du jour, et les décorations et la cérémonie ont été conçues pour lui.
Est-ce qu'on ferait ça pour un chien ? Non, bien sûr que non. Alors Augie est peut-être un enfant. Un peu gros et poilu pour 6 mois, mais un enfant peut-être, et en tout cas un membre de la famille à part entière.

Et la vidéo continue. Et on offre son cadeau à Augie.
Mais Augie continue de s'en foutre, et de regarder ses ravisseurs, hors champ, avec ce regard d'incompréhension et d'incrédulité.
Ce regard, on le reconnait comme un regard humain et non canin, justement à cause du décorum conçu autour de lui, et de la présence même de cette vidéo en ligne, offerte au regard public sans que personne sache vraiment pourquoi.

En effet, en plus de la peluche informe dont il se saisit sans conviction, on a offert à Augie les signes distinctifs de l'humain : le déguisement et la cérémonie.
Et plus le film dure, plus on insiste sur cette humanité offerte, et plus notre regard refuse de l'accepter pour nous plonger dans une inquiétude, à la fois burlesque et sinistre, où on se prend à donner au visage fermé et impassible d'un chien les codes d'expression d'un homme, pour finalement chercher, au fond de notre inconscient, ce moment où on a déjà vu ce regard, et cette mise en scène forcée et publique.

On ne le comprend pas tout de suite, mais ce sentiment de malaise qu'on ressent devant cette vidéo nous renvoie simplement à d'autres vidéos, beaucoup moins burlesques celles-ci, mais conçues de la même manière. Même cadre, même banderole en arrière-plan, même anonymat des organisateurs, même regard malheureux de la victime contrainte.
Et si malgré nos efforts, on ne trouve aucune joie dans l'oeil humide d'Augie, c'est parce que c'est un chien, oui, mais plus que tout, dans notre imaginaire télévisuel, il est devenu un otage.



Encore Banksy

Posté par Troudair le 12.02.08 à 07:46 | tags : street art
On a déjà parlé plusieurs fois de Banksy, ce street-artiste armé de ses pochoirs de fou, mais comme l'animal ne s'arrête pas et qu'on continue à découvrir ses oeuvres aux quatre coins du monde, un petit rappel ne fait pas de mal. D'autant que d'après la photo qui sert d'illustration à ce billet, c'est peut-être même lui qui a inspiré la récente brèche effectuée dans le mur séparant la bande de Gaza de l'Egypte...

Banksy

Pour en voir plus et s'extasier sur le génie du bonhomme, retrouvez toutes ses autres interventions sur son site, et en prime, voici le lien direct vers la page (bizarrement cachée) consacrée à ses interventions sur le mur construit entre Israël et les territoires palestiniens.



Use the Fuse : éteins la lumière

Posté par Life on Mars le 11.02.08 à 17:06 | tags : environnement, hacktivisme, photo

Quand j'étais petit, maman disait toujours : "Eteins la lumière, c'est pas Versailles ici !"
Avez-vous remarqué que la quasi totalité des façades et vitrines des magasins s'allument dès que le jour s'éteint. Pour quoi ? Pour qui ? On se le demande.

Use the fuse se présente comme un guide d'action (comment désactiver les boitiers interpompiers des néons et des vitrines de magasin...) doublé d'un projet photo : envoyez vos clichés avant / après, elles seront intégrées à l'interface magique qui permet "d'éteindre la lumière" en un clic... Une nouvelle forme d'activisme urbain, anti-pub et écolo ? (merci Tomä ! pour nous proposer des liens, c'est ici)



Sentinelles de l'Arctique, le blog

Posté par Puck le 11.02.08 à 15:33 | tags : blogs, environnement, photo

Nicolas Mingasson, à la tête de l'expédition Sentinelle de l'Arctique

A l'origine, un projet ambitieux et un peu fou. L'expédition Sentinelles de l'Arctique se propose "de réaliser un important travail photographique sur les populations de l'Arctique" confrontées au réchauffement climatique et à un changement rapide de leur mode de vie. 300 pellicules, un transit via Moscou où il a retrouvé son acolyte Pasha Selezniov et quelques compagnons de route. C'est parti : l'équipage a commencé sa traversée. Nicolas Mingasson racontera son périple quotidien sur ce beau blog de libération. Merci, Alex (Upian) pour le coup de projo.

Nota : Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'Année Polaire Internationale. L'exposition "Terre des Pôles" sera présentée sur les grilles du jardin du Luxembourg à Paris à l'automne 2008.




Manifestement, c'est bien

Posté par Troudair le 11.02.08 à 07:49 | tags : loufoque
ManifestementDepuis 2006, le collectif belge "Manifestement" lutte pour des causes justes et manifestement oubliées.
Après être descendus dans la rue pour crier qu'il y avait trop d'artistes, puis pour défendre le rattachement de la Belgique au Congo, ces fiers guerriers de la revendication ont cette année organisé un défilé pour rappeler au monde que "Non ! "Islamisme" n'est pas le seul mot qui ait mal tourné ! Il y en a plein d'autres !".
Leur programme de manifestations est calé jusqu'en 2020, mais si vous avez des idées pour 2021, les suggestions sont bienvenues.



Nano-festival

Posté par Troudair le 09.02.08 à 09:42 | tags : arts visuels, photo
NanoArtSi de plus en plus d'artistes ont aujourd'hui des connaissances scientifiques avancées, force est de constater que la réciproque est plutôt rare.
Pour preuve, le NanoArt Festival, créé par le scientifique (et artiste ?) Cris Orfescu, et qui expose en ligne des oeuvres graphiques conçues à partir de l'imagerie nano-technologique.
Une vingtaine de participants, chercheurs internationaux, y proposent leurs créations, "micro ou nano-sculptures moléculaires élaborées grâce à des procédés chimiques ou physiques, et capturées avec des scanners à faisceau d'électrons ou des microscopes atomiques".

C'est sûr, ça en impose, mais alors que ce genre d'images pourrait suffire, le festival autorise aussi toutes les retouches infographiques imaginables. On est donc pas épargnés par les filtres balourds de Photoshop 3.0 et les sérieuses fautes de goût dans le choix des couleurs, pour finalement se retrouver face à des esthétiques qu'on croyait rangées au rayon des vieilleries des années 80.

Comme quoi, la technologie peut aller très loin dans son perfectionnement et dans les idées qu'elle suggère, mais si la pensée de l'artiste ne va pas au même rythme, tout ça reste bien vain.




Logos hi-tech, logos low-tech

Posté par Life on Mars le 08.02.08 à 18:54 | tags : design, marketing

Le blog Neatorama s'est fendu d'une galerie de logos d'entreprises technologiques à travers l'histoire. Dans quelques années, les logos actuels nous sembleront tout aussi dépassés que les produits sur lesquels ils s'affichent. Mais ils génèreront de nouvelles légions de fan boys nostalgiques. Work in progress. (merci Eudanla !)
Lire aussi : Concours de Mash-up Microsoft vs. Yahoo.



Wassup bloggers ?

Posté par Easywriter le 08.02.08 à 17:20 | tags : nombriliste

Chaque semaine, le tour des Flu blogs en 80 1500 signes.

Lundi, Morrissey, en vieux fauve de la pop, fond sur ses proies consentantes à l'Olympia. Toujours aussi fascinant, le Moz fend l'air avec son micro lasso et en fait des caisses, se lamente sur l'amour qu'il n'a pas et suggère qu'on le bute si Hillary Clinton est élue.

C'est plutôt bien parti pour elle si l'on en juge aux résultats du Supertuesday : La femme de Bill maintient sa légère avance et l'effet Barack Obama menace de retomber. Le sénateur de l'Illinois doit rebondir sans quoi le vote utile pourrait avoir raison du formidable élan qu'il a suscité jusqu'ici. A moins que son sex appeal ne suffise ?

Il ne lui sera d'aucun secours pour remporter les suffrages à Ave Maria, première ville chrétienne anti sexe et conséquemment expurgée des manifestations du stupre : pas de préservatifs, pas de chaîne porno et personne ne baise sans la bagouse au doigt.

Folie plus attirante de ce coté-ci de l'Atlantique : Royal de luxe ressuscite une légende qui raconte qu’en 1900 un producteur hollandais de mannequins en série serait devenu fou en voyant ses créatures pleurer. Les pauvres n'en pouvaient plus de l'esclavagisme des grands magasins.
Du coup la troupe entrepose des mannequins moulés sur les visages des acteurs dans les vitrines des boutiques nantaises. La révolte sera siliconée ou ne sera pas.

Pendant ce temps, TF1 prépare l'avenir... de France 2. Plafonner les ressources publiques censées compenser la suppression de la pub sur le servic public, augmenter le temps de cerveau disponible sur la chaîne des maçons... la Une a du pétrole et des idées pour en avoir plus et elle nous le dit gratuitement.
Une grande chaîne, vraiment, mais ça PPDA nous en avait déjà convaincu.
Faudra que je pense à déposer la marque " j'mate jamais TF1 même par hasard" avant que Troudair me pique l'idée.

 

 

 




Où sont les gnomes ?

Posté par Life on Mars le 08.02.08 à 12:33 | tags : flash, ludique

Je crois que j'en ai vu un par là.
Premier numéro d'une saga je-pointe-et-je-clique qui s'annonce minimaliste et entêtante.



Save the high school girl

Posté par Troudair le 08.02.08 à 07:42 | tags : droits d'auteur
High School GirlSuite de notre feuilleton consacré aux tentatives de dépot de marque absurdes.
Cette semaine, Pink Tentacle nous apprend que la société japonaise Ito Ham, qui vend de la viande sous cellophane (!), cherche à déposer le terme "High school girl" (Joshi-Kosei en japonais).
N'étant pas né de la dernière pluie, le site précise quand même qu'il pourrait aussi s'agir d'une plaisanterie d'un des employés.
Néanmoins, si par un concours de circonstances bizarre, cette demande était validée, on imagine difficilement le filon que ce hold-up pourrait représenter, dans un pays où la lycéenne en uniforme est quasiment une institution, rangée à côté des sushi et des mangas dans le panthéon de la culture nipponne.
Inspiré par cette démarche, Fluctuat.net envisage dans un avenir proche de déposer les termes "baguette de pain", "beret" et "Ah non, moi j'ai pas voté Sarkozy", c'est à dire les trois termes les plus représentatifs de la culture française.



L'avant-garde sans le savoir (4)

Posté par Troudair le 07.02.08 à 17:24 | tags : avant-garde involontaire, vidéo
Attention, chef d'oeuvre.
On aurait pu faire plusieurs épisodes de cette série avec les seules vidéo de cet(te) américain(e) de 17 ans, dont on ne connaîtra jamais rien de plus que le pseudo : terriibaby.
Impossible de savoir si leur conception relève du génie ou du hasard, ni ce qui a motivé les choix esthétiques (sonore ou muet, mouvements, durée, cut, etc.).
Mais puisqu'il faut choisir un film en particulier, prenons la vidéo qui m'apparaît la plus touchante. Même le titre, "njl", est un mystère incompréhensible pour nous, alors que de toute évidence, il possède un sens bien précis pour son auteur.

4- NJL



Nous sommes dans un lieu indéfini, baigné de noir, celui de la nuit, ou d'un espace clos.
C'est un lieu muet, qui pourrait être un lieu mort s'il n'y avait deux personnages aux sourires béats, dont les silhouettes allongées se détachent de la noirceur du fond.
Et immédiatement, on comprend ce qui ne va pas, et devant quel renversement on se trouve.
Ca nous prend quelques secondes, moins pour certains, mais pendant ces quelques secondes, le portrait de face de deux personnages s'est changé en projet abstrait de couleurs mouvantes dans les ténèbres.
C'est pendant ces quelques secondes qu'on ressent ce qu'a ressenti Kandinsky dans son atelier, tombant sur une toile superbe, ne représentant rien, et qu'il ne se souvenait pas avoir peinte, juste avant de découvrir qu'il s'agissait bien d'une de ses toiles, mais posée à l'envers.

On ne peut pas poser un téléphone debout.
Alors pour se filmer sans complice, il faut le coucher sur le flanc, et c'est ce simple geste anodin qui allonge tout l'univers, nos perspectives, et nous mêmes.
Pour que pencher la tête en arrière devienne un geste vertigineux, à la manière des équilibres imaginaires de Laurent Dejente, dans un cadre parfait, bien que choisi par le hasard.

C'est la magie aléatoire de cette vidéo, sa perfection anonyme et confidentielle.
Car au moment d'écrire ce post, le film a été vu 10 fois, dont plus de 4 fois par moi. Autant dire jamais, et à peine par son auteur.
Et on repense à l'énigme métaphysique de l'arbre qui tombe dans la forêt. Fait-il du bruit, s'il n'y a personne pour l'entendre ?
YouTube est cette forêt immense au milieu de laquelle des milliers d'arbres ne cessent de tomber. Et même si personne ne les entend, la présomption du boucan infernal ou des mélodies merveilleuses qu'ils produisent résonne tous les jours en nous, nous oppresse et nous rassure.
Puisque malgré leur absence de génie, ou notre surdité chronique, nous savons malgré tout que quelque part se cache cet arbre idéal, utile et parfait, dont la chute bruyante nous emplira de la seule satisfaction d'avoir pu l'entendre.



Montage à l'étude

Posté par Troudair le 06.02.08 à 08:11 | tags : cinéma, vidéo
DifformismLes logiciels de montage mettent aujourd'hui à disposition du grand public des effets autrefois réservés aux laboratoires professionnels.
De même, les techniques d'infographie évoluant, et les machines devenant de plus en plus puissantes, à peu près n'importe qui peut maintenant, chez lui, concevoir des effets spéciaux aussi élaborés que ceux qu'on voyait dans les films à gros budget des années 80.
L'art vidéo, toujours friand de ces trouvailles plastiques, s'est ainsi très largement appuyé sur ces nouvelles techniques, laissant un peu de côté ce qui faisait l'essence de la recherche expérimentale cinématographique : le montage.

C'est la constatation du jeune vidéaste Wilem Loen, qui avec sa vidéo Difformism, entend revenir aux fondamentaux, à savoir du son, de l'image, et des interactions entre ces deux objets.
Cette première production nous replonge donc dans les formes et les questionnements vieux de près d'un siècle, de ceux que le VGIK russe pouvait produire dans les années 20, par exemple, et que le cinéma expérimental argentique n'a cessé d'interroger.

A l'heure où la conception audiovisuelle est devenue presque instinctive pour les jeunes générations, tombées dedans quand elles étaient petites, l'idée qu'il reste des artistes pour se pencher sur les rapports entre le fond et la forme de leurs projets apparaît, du coup, très encourageante pour l'avenir.



La fronde des utilisateurs de Flickr contre Microsoft

Posté par Puck le 04.02.08 à 13:19 | tags : flickr, microsoft

Telex : Ce n'est pas encore à proprement parler une rébellion, il n'y a aucun mouvement de grève en ligne, mais les utilisateurs de Flickr ont vertement réagi ce week-end à la proposition de rachat de Yahoo par Microsoft. Précédement cité sur Aeiou, le groupe Microsoft : keep your evil grubby hans of our Flickr (lien) a gagné 200 nouveaux membres depuis hier 18h, tandis que la simili-fronde a été signalée par les blogs Wired et BoingBoing. La suite en images ici.
A l'époque, l'annonce du rachat de Flickr par Yahoo avait suscité le même genre de réactions.
(Illustration CC : No, Microsoft, please par Steve Keys)



L'art numérique français mort-né (suite)

Posté par Troudair le 04.02.08 à 13:14 | tags : media art, politique, série
L'article de Libération dont nous vous parlions ici continue de déclencher des réactions dans le petit monde de la culture multimédia.
Il n'a d'ailleurs pas fallu attendre bien longtemps pour que les acteurs du numérique en France, animateurs, ECM, artistes, se regroupent et interpellent publiquement le Ministère de la Culture.
Le 25 janvier dernier donc, la "Fédération nationale des acteurs de la culture multimédia" a été créée, un site ouvert et un planning de réflexion engagé.
Le 31 janvier, ce regroupement publiait son premier communiqué sous la forme d'un appel déjà validé par près de 650 signataires.
Et pour finir sur les dates, une assemblée générale est programmée à Paris le 18 février prochain, réunion sur laquelle on reviendra bien sûr, en espérant que des représentants du Ministère de la Culture feront le déplacement.




Concours de mash up : Microsoft vs Yahoo

Posté par Puck le 03.02.08 à 17:46 | tags : design, flickr, microsoft, remix, yahoo

Suite à l'annonce du possible rachat de Yahoo par Microsoft, un concours de mash up a spontanément émergé sur le web, pour savoir à quoi ressemblerait l'identité graphique de cette nouvelle entité web. Ont participé, aussi bien les rédacteurs en communication que les designers, comme les simples utilisateurs de Photoshop, puisque à ce petit jeu de concaténation des noms, il faut évidemment aussi donner une forme. A vos calques, prêts ? collez !

Ci dessous, un florilège (work in progress) :

MYcrosoft

Par 8717984@N04

Yacrosoft !

Via Ecrans

MSYahoo!

Par melastmohican

Microhoo !

Via jvmanna

Et le logo :

Par SteveStuff


Plus de sugestions ici, via Flickr (qui souvenez-vous avait été racheté par Yahoo!).
Un groupe s'est d'ailleurs créé, et l'expression générale y est plutôt à la désapprobation. Une image résume avec humour l'avis de la communauté :


Vos autres suggestions sont les bienvenues. Postez-les dans les commentaires de ce billet ou envoyez-les nous via ce formulaire.




Microsoft propose de s'offrir Yahoo

Posté par Puck le 02.02.08 à 14:29 | tags : dot com, google, microsoft
Telex : Microsoft a fait hier une proposition de rachat de Yahoo. Montant de l'emplette : 44,6 milliards de $ US, soit environ 30 milliards en €. Ce serait la plus grosse somme jamais dépensée dans l'acquisition d'un pure player de la net économie. Les deux monstres réunis (Mes-crocs-soft + Yahoo d'un côté) mesureraient respectivement quelques 988 millions de visiteurs, contre plus de 500 millions pour le gargantuesque Google. Enjeu : contrecarrer (un peu) le leadership de Google sur le web et mieux se partager entre géants un marché publicitaire mondial, estimé à 80 milliards de $ d'ici 2010.



L'avant-garde sans le savoir (3)

Posté par Troudair le 02.02.08 à 10:26 | tags : avant-garde involontaire, blogs, vidéo
On pourrait chercher bien loin les mécanismes qui nous font nous exprimer dans le seul but de nous exprimer.
Dire quelque chose, souvent, c'est exister, et ce depuis bien avant l'invention des blogs.
Les auteurs classiques, passionnés par les méandres de l'oisiveté bourgeoise et bavarde, ont suffisament démontré ce phénomène, soit pour en critiquer la vacuité, soit pour s'en faire les défenseurs, eux-même incertains quant à l'intérêt de leur propre parole.
Et au-delà du bavardage communautaire traditionnel, ce que Blogger et YouTube ont apporté, c'est l'idée d'un vide mondial à remplir. Et la soif d'exister ne s'est plus contentée de notre entourage proche. Pour appartenir au monde, il a fallu parler au monde, ou du moins jeter le plus loin possible sur le réseau notre désespérante absence de parole.

3- Put on the red light


Elle s'appelle Roxanne, mais on peut l'appeler Roxy.
Il y a un an - elle avait alors 17 ans - elle se décidait à poster cette vidéo, concentré abyssal de néant, dont les mots inutiles se fondaient dans le repli de notre cerveau réservé aux archétypes.
Elle avait un petit ami (Tim). Elle aimait sa maman, et son frère. Elle avait deux chiens et deux chats. Elle avait une meilleure amie, autrefois, mais elle ne préférait pas en parler.
"Voilà, je sais pas. C'est moi." C'est ce qu'elle répétait inlassablement, comme si le fait d'être là, une image devant une caméra, suffisait amplement à la définir sans avoir rien de plus à ajouter.
Alors à défaut de parler, elle se montrait. Assise d'abord, elle finissait par nous présenter ses fesses, et ne trouvait rien de mieux à dire, mais elle nous promettait que si quelque chose lui venait, elle ferait une autre vidéo.
Roxy était à la limite. Et elle n'attendait rien. Ou quelques commentaires pour la rassurer sur le fait qu'elle était mignonne.

Et ils sont venus ces commentaires, la plupart pour demander qu'elle montre un peu plus ses fesses, et un autre pour demander des précisions sur sa situation familiale.
"Tu dis que tu vis avec ta mère et ton frère, demandait Skogsgroen il y a un an, mais où est ton père ?"
Alors Roxanne a répondu, avec d'autres vidéos. Mais pour éviter d'avoir à parler de son père, elle a préféré montrer à nouveau ses fesses, et le reste.

Roxanne


Aujourd'hui, Roxanne a 18 ans, et elle se trémousse devant sa caméra.
Elle nous avertit que ses vidéos la font peut-être un peu passer pour une salope, mais que si ça nous plait pas, on n'a qu'à aller voir ailleurs.
Et au fond, c'est ce qu'elle même aimerait bien faire.
Parce que Roxanne ne sait pas danser, tout au plus bouger ses fesses à peine en rythme, tout comme ses lèvres désynchronisées avec les paroles des chansons qu'elle passe, et dont il ne sort aucun son.
Elle fait mine de danser, comme elle fait mine de vivre, mais l'ennui profond est tenace, et se lit sur son corps et sur son visage quand elle est fatiguée de bouger son arrière-train.
Pourtant pour exister, il faut continuer. Et répondre à la demande des visiteurs anonymes qui lui demandent de "continuer à poster".
Parce que j'ai oublié de vous dire : maintenant, Roxanne répond aux requêtes spécifiques. Elle ne se déshabillera pas, mais elle fera ce que vous voudrez.
Sauf parler de son père, bien sûr...



Retour au gymnase

Posté par Troudair le 01.02.08 à 21:10 | tags : arts visuels, copinage, log out
Aerobic philosophiqueEnfin !
Après avoir été testés au Portugal cet été, les cours d'aérobic philosophique de Pascal Lièvre arrivent en France.
Nous rappelant au passage que "la philosophie a commencé dans les gymnases", l'artiste invite le public à une séance d'entretien du corps au rythme des grands textes de la philosophie mondiale.

Super-actif, à mi-chemin entre l'ironie potache et l'activisme radical, Pascal Lièvre développe son oeuvre sur de nombreux supports (peinture, vidéo, textile, performance), remettant sans cesse en question les notions de culture, populaire et institutionnelle. Faites de collisions, de forme ou de fond, ses créations sont les stigmates d'un monde en accélération permanente, multiple et brouillé, et dont l'art ne peut que se faire le témoin, à défaut d'en être le sauveur.

Premier cours d'aerobic philosophique en compagnie d'Emmanuel Kant, ce samedi 1er février à la Galerie Quang, à Paris. Prenez soin de réserver.



N'importe qui doit aller aux JO de Pékin en 2008 !

Posté par Puck le 01.02.08 à 18:22 | tags : remix, vidéo


On ne présente plus N'importe qui, aka Rémi Gaillard, qui entres autres remakes a aussi réalisé cette parodie de Rocky. Il y a huit mois, il signait cette sympathique parodie burlesque des 10 épreuves du Décathlon. On vous laisse savourer la performance. Le blog Aeiou lance un mouvement spontané de sponsoring : AIDER N'importe Qui pour qu'il puisse aller aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008 !

Envoyez vos demandes d'accréditation auprès du site officiel des Jeux Olympiques de Pékin (Cf la page de contacts) pour que Remi participe officiellement au Décathlon des JO 2008. Une seule contrainte : signez " C'est en faisant N'importe quoi qu'on soutient N'importe qui ".

PS ;-) : ce petit chef d'oeuvre de burlesque olympique est sélectionné dans la prochaine Séance Dailymotion, organisée au Cinéma des cinéastes, qui aura lieu demain à Paris. Voir une sélection des 5 meilleurs films ici.

 






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