Devant Botanicalls, on reste à nouveau sans voix. Note : quatrième billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici.
Parfois de simples ingrédients font d'un clip un petit chef d'oeuvre graphique. Un vélo, des masques, une route nocturne. Hypnotique.
La plupart des contributeurs du groupe Songchart sur Flickr a trouvé un moyen rigolo d'utiliser la fonction graphique du logiciel Excel.
Note : dixième et dernier billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.
Voici un petit récapitulatif de ce qui s'est passé durant ces 15 dernières années, pour ceux qui se seraient un peu endormis depuis le début de cette deuxième décennie.
Résumé géopolitique
Durant les années 1970 et 1980 une rumeur disait en France que les Japonais étaient des copieurs (une Ministre française les a même traités de fourmis, ou quelque chose d'approchant).
Nous, les Français (la France, le pays des Lumières tout de même !) avions les idées et les autres ne pouvaient que nous copier lamentablement : la fameuse phrase, « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées » en était un parfait exemple. Suivant cette même logique, on nous a aussi fait croire dans les années 2000 que les Chinois étaient eux aussi des copieurs sans idées et qu’ils ne faisaient que reproduire pour moins chères nos idées géniales (c'est vrai que si l'on regarde l’histoire de la Chine, très peu d'idées intéressantes ont été initiées dans ce pays, comme par exemple l'encre, l'imprimerie, la boussole, la poudre et l'horloge ;-).
Cela a juste entraîné rapidement le déclin économique de l’Europe, si sûre d'elle-même. L’Europe se retrouve quinze ans plus tard à être juste un prestataire de services pour la Chine. La monnaie européenne étant indexée sur le Yuan (la monnaie chinoise devenue le grand concurrent du Dollar US).
Les Européens, ayant totalement délaissé les investissements dans la recherche et l’éducation (au profit des militaires et surtout de la finance), se sont retrouvés totalement démunis quinze plus tard et totalement dépassés par l’évolution exponentielle des technologiques numériques (même si une société française continue de briller au firmament de la pointe informatique, comme nous le verrons plus tard). (...)
Lire l'intégralité de cette fiction geek originale.
Voila se termine ce parcours un peu chaotique et très subjectif dans l'histoire et pourquoi pas le futur du design interactif.

Non, ce n'est pas une énième compilation d'easy listening adossée à un célèbre café ou à un club branché. Créé en 2003 à Tokyo, le désormais international Pecha Kucha (www) est un workshop où douze créateurs issus de tous les domaines du design présentent en public leurs travaux. Contraintes : chaque intervenant dispose de 6 minutes chrono et de 20 slides d'un powerpoint pour présenter son parcours, un projet ou une simple facette de son métier. C'est court, mais la sélection en amont est drastique, et le tempo maîtrisé : au final, les 12 interventions composent un panorama péchu de toutes les formes de design (d'intérieur, sonore, design d'interface, webdesign, etc..), non sans inviter également des projets artistiques : art numérique, peinture, photographie, architecture.
Ce Volume 3 avait pour thèmes la typographie, l'interaction et le design appliqué. Comme j'ai assisté à la dernière session parisienne, qui avait lieu jeudi dernier au Centre des conférences d'Adobe France, j'en ai ramené trois exemples parfaitement consommables en ligne :
- Typographie : le remarquable travail de Thomas Huot-Marchand, qui a créé la Minuscule (illus 1, à gauche) une police de caractères de petite taille (corps 6 à 2 points). Son site est.. un chef d'oeuvre.
- Interaction : le projet futuriste de design d'avatars interactifs mobiles de Clément Thiery (avec deux acolytes absents), graphic designer qui officie également comme blogueur sur Regarde.
- Design appliqué : l'univers composite de Caroline et Julie, deux architectes d'intérieur formées à l'école Boulle qui ont crée le studio de graphisme 2 Virgule Rouge (illus 2 : Elégance, 2007).
Les liens des 12 projets ici. La vidéo sera prochainement mise en ligne sur le site des Designers interactifs, association organisatrice de la manifestation à Paris.
Une constatation : rien ne ressemble plus à un code-barre qu'un autre code barre.
Et pourtant, techniquement, la lecture des codes par nos amis les caissiers et caissières ne serait pas du tout perturbée par quelques modifications esthétiques.
C'est après cette réflexion que le collectif Barcode Revolution a commencé à développer des tas de variations sur ce thème, en proposant d'adapter le design du code-barre du produit en fonction du package et donc du produit lui-même.
Une initiative plutôt rassurante, surtout quand on pense au jour où nous serons nous-mêmes forcés par les autorités de nous tatouer des codes-barres sur la peau. Au moins, ce sera classe !
Le deal avait plusieurs fois été évoqué. C’est officiel depuis vendredi. Pour une fois, une « rumeur du web » s’avère fondée. Lagardère Active Digital, filiale de Lagardère, devient l’actionnaire majoritaire du Groupe Doctissimo, qui édite entre autres Fluctuat.net. Derrière le sobriquet Gflu qui signe ce billet se cache le directeur de la publication du magazine de pixels que vous tenez devant les yeux (Alexandre Boucherot), et il me semblait donc assez urbain de vous en toucher un mot.
Le rachat de Doctissimo par Lagardère répond évidemment et avant tout à une logique industrielle très simple : plus on est gros, plus on est gros. En phase de concentration accélérée, la viabilité économique des acteurs « moyens » (fussent-ils leaders sur leur secteur, comme l’est Doctissimo sur le segment féminin) peut à terme devenir problématique. En s’adossant à un acteur industriel de premier plan, Doctissimo se donne les moyens de croître, de s’internationaliser, de sécuriser ses actifs et ses équipes. Lagardère de son côté absorbe une très jolie audience, un chiffre d’affaires conséquent, et un vivier de compétences pour dynamiser l’ensemble de son pôle numérique. Voilà pour la logique.
« Et Fluctuat dans tout ça ? » vous demandez-vous en vous endormant sur ce billet tel un analyste financier repu et débonnaire sur son exemplaire des Echos tâché de gras. On y arrive. Et on reviendra, après un nouveau crochet industrialo-économique, sur les aspects éditoriaux.
Commençons par signaler que l’auteur de ces lignes n’est pas actionnaire de Doctissimo, que la décision ne lui appartenait pas, mais qu’il fut consulté en tant que membre de la direction et approuva cette décision (il faut aussi qu’il arrête de parler à la troisième personne, on va le prendre pour un psychopathe). En cela, et en ce qui nous concerne, le rachat de Doctissimo sonne en quelque sorte comme l’Acte II du rachat de Fluctuat par Doctissimo en 2006. Nous savions très bien en 2006 que nous perdions le contrôle sur de possibles (voire de probables) concentrations futures, mais nous faisions le pari que nous y gagnerions en moyens et en pertinence éditoriale. Les moyens suivirent, et la pertinence éditoriale… aussi – quoique ce point mérite d’être laissé à l’appréciation des lecteurs, c’est en tout cas le sentiment général de l’équipe. Et c’est à nouveau ce pari qui expliquait l’approbation par l’équipe de la perspective de rachat par Lagardère.
Dans le paysage médiatique tel qu’il se dessine, il est fort probable que les trois modèles d’édition existants devront adapter leur fonctionnement à leurs ambitions éditoriales, chacun avec ses contraintes :
- les « alter medias », sans contrainte économique forte puisque fonctionnant principalement sur le bénévolat, seront en grande partie épargnés par les bouleversements en cours. Mais ils devront dans certains cas faire face aux limites du « tout contributif », et pourront difficilement s’offrir certains types de contenus (investigation, audio-visuel…) que les internautes plébiscitent de plus en plus comme un élément constitutif du média.
- les groupes de « macro-édition », se livreront d’âpres batailles, avec pour mots clés : parts de marché, convergence, rentabilité. Mais au sein de ces groupes, la situation des « titres » devrait rester assez hétérogène, sur le modèle de la presse ou de l’édition (on songe par exemple à la cohabitation de La Découverte et de Robert Laffont au sein d’Editis, contrôlé – pour l’instant – par le groupe Wendel).
- enfin, les éditeurs indépendants petits et moyens qui s’inscrivent dans un circuit commercial (publicité ou abonnement) seront les plus chahutés : certains s’adosseront à des structures plus importantes, d’autres réduiront la voilure pour limiter leurs frais et rester viables, beaucoup sans doute disparaîtront. Péremptoire, sinistre ? Peut-être. Mais quand on connaît l’audience cumulée des « alter médias » (Wikipedia étant l’exemple le plus emblématique) et des grands groupes, l’équation devient vraiment délicate pour les éditeurs de taille modeste, très nombreux à se partager une part d’audience congrue. Un certain nombre de « nano-éditeurs » tireront sans aucun doute leur épingle du jeu, de par leur qualité ou leur spécialisation. Le one-man-media sera l’un des modèles les plus prisés et les plus chics du genre.
Notez que j’utilise un futur d’anticipation tout à fait seyant pour renforcer la dramaturgie du propos… mais j’aurais tout aussi bien pu utiliser le présent. On y est. Au final, et contrairement à ce qu’affirment les gardiens du temple, le pluralisme des médias a de très beaux jours devant lui. Grâce au web, surtout, le nombre de « titres » a littéralement explosé. Même avec l’échec prévisible de certains petits et moyens éditeurs « commerciaux », le nombre global de titres (médias alternatifs compris) restera très largement supérieur à ce qu’il a pu être il y a 20 ans. Par contre, effectivement, la reconfiguration du paysage médiatique invite à revoir les modèles industriels de production des médias.
Pour revenir à Fluctuat : malgré une audience assez considérable (4 millions de visiteurs en janvier selon Médiamétrie), le site continue aujourd’hui à perdre de l’argent. Plus pour longtemps, espérons-le. Si nous n’étions pas adossés au Groupe Doctissimo, largement bénéficiaire, nous serions économiquement morts. Réduire la voilure ? Impensable, alors que justement nous trépignons d’impatience à l’idée de renforcer certaines rubriques et de lancer de nouveaux projets.
Au sein de Lagardère Active, Doctissimo Editions conserve une large part d'autonomie managériale, éditoriale commerciale et technologique.
Dans ce contexte il n'y a aucune raison que les moyens consentis pour le développement de Fluctuat soient réduits ou que nous subissions un quelconque contrôle éditorial. Cette question a déjà été posée dans un commentaire sur l’élégante saillie de Sarkozy au Salon de l’Agriculture. Devrons-nous cirer les pompes à talonnettes de l’uberchti-bonhomme ? Nous fendre d’un mini-site sur les meilleurs spots pour faire atterrir son Super Puma ? Une des réponses possibles est : continueriez-vous à nous lire si tel était le cas ? Une bonne raison pour que ça n'arrive pas. « Vous prenez des exemples caricaturaux, mais le contrôle sera évidemment bien plus insidieux ». L’indépendance éditoriale est une denrée précieuse, complexe, à plusieurs variables (moyens, émission, réception). Le meilleur moyen de la garantir est la réussite de notre projet : que nous continuions à fédérer autour d'un média pop, ouvert, intelligent et drôle, comme celui que nous aimons faire depuis dix ans. En toute liberté.

C'est lundi. Les homophonies sont nos amies sur Aeiou. Pradoc a eu le bon goût de nous envoyer un playlist de Aeiou Remix qui vaut son pesant de psyché rock.
8 pistes de cet accabit sont à écouter et /ou télécharger via le lien ci-dessus. Merci à lui !


Monstre sacré. Disparu à l'âge de 85 ans, l'"Immortel" Alain Robe-Grillet qui livra un dernier roman sentimental sulfureux est-il mort en vieux dégueulasse ?
Monstrueusement chiant. Question : Pourquoi après le départ de Peter Gabriel en 1975 qui avait eu le mérite de faire d'une bande de tâcherons une belle machine à activer l'imaginaire, les gars qui composaient Genesis ont-ils réussi à surnager et à devenir, défiant tous les pronostics, l'un des groupes les plus imposants de la planète ?
De vrais monstres. Sujet à des attaques internes et à un tassement de son audience, TF1 entame un régime minceur à base d'eau de fontaine. Buvez, éliminez (les coûts)
Monstre en carton. L'angoissante (et invisible dans le film) créature de Cloverfield, vous la voyez comment ? Dans tous les cas vous serez déçus...
Un boulot monstre. Et accessoirement un boulot de merde. Iain Levinson narre Les tribulations d'un précaire et brosse un portrait sans concession du marché de l'emploi aux Etats-Unis.
Un but monstrueux. Signé Karim Benzema lors du match Lyon-Manchester. Même Alex Ferguson est sur le cul.
Un talent monstre. Barack Obama continue d'électriser les foules, de se faire pamer les femmes et de remporter des primaires. Irrésistible ascension ?
Un monstre est né. En rachetant Doctissimo Editions (et donc Fluctuat) Lagardère s'apprête à devenir un monstre du web frenchy. (On y revient oui oui)
Note : neuvième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.
Après avoir imaginé une hypothèse concernant notre futur (le rejet total des nouvelles technologies numériques), en voici une deuxième, ou plutôt une série d’hypothèses plus ou moins crédibles que j’envisage, toujours avec mon regard de designer.
Création d’un nouveau langage
La forme ne répond plus à sa fonction, dans le domaine numérique, nous avons des objets de plus en plus multifonctions et multi-usages. En regardant un objet, on ne peut plus deviner sa fonction (un appareil photo, un téléphone, une télécommande, une arme, un vibromasseur… ou peut-être tout en même temps ; -).
Même nos habits, nos accoutrements ne sont plus signifiants. Auparavant dès le premier coup d’œil sur quelqu’un on pouvait connaître sa profession suivant sa tenue, actuellement nous sommes tous devant un écran et un clavier quel que soit notre métier.
Ce problème de scission définitive entre la forme et la fonction entraîne déjà des effets assez curieux, comparez par exemple la taille du mode d'emploi d'un appareil photo numérique et celui d'une voiture (exemple trouvé dans le livre de John Maeda, De la simplicité). La complexité d’un objet n’est plus liée à sa taille ou sa forme, un appareil photo peut être beaucoup plus complexe à maîtriser qu'une voiture, malgré les apparences. Un vocabulaire très complexe se met donc (très) doucement en place concernant ces outils numériques. Un langage commun, ou plutôt un vocabulaire mondial est en train de se créer, un des exemples le plus connu étant l'interface de la souris et plus récemment l'interface de l’Ipod avec sa mollette (inspiré de l'interface du bouton des radios) permettant de naviguer dans le contenu d'un disque dur. Il va donc se créer une grande fracture entre les « Digital natives » et les gens ne connaissant pas cette nouvelle langue universelle du numérique. Se mettre à l'informatique (comme on disait il y a encore quelques années) était tout à fait possible il y quelques années, actuellement pour quelqu'un n’ayant jamais eu de contact avec le numérique, se retrouver plonger dans notre monde (téléphone portable, WEB, e-commerce, réservation automatique sur des bornes interactives…) est beaucoup plus problématique. Le moyen de communiquer avec ces machines numériques est devenu un vrai langage avec toutes ses complexités et ses règles (et ses exceptions). Nous allons donc avoir une vraie fracture numérique dans le futur chez les personnes âgées mais aussi dans les pays n'ayant pas les moyens de développer une infrastructure adéquate en terme de moyen techniques numériques. En même temps, nous allons avoir de plus en plus de projets de développements "low cost" numériques, comme l’OPL du MediaLab, permettant aux plus jeunes de ces pays de s'approprier ce nouveau langage.

Nous pourrions comparer nos ordinateurs à nos mains. En effet, la main est une machine universelle, dès que nous nous sommes relevés (il y a quand même quelques milliers d’années ; -), nos mains ont évolué et se sont transformées en « outil » non spécialisé (contrairement aux animaux comme la pince du crabe ou les sabots des chevaux…), tout comme l'ordinateur. En conséquence, il faut être dorénavant intelligent avec ce nouvel outil (voir la conférence de Michel Serres). La machine numérique peut tout faire (tout calculer) tout comme nos mains. Il faut juste apprendre à parler avec ce calculateur, car visiblement les choses ne vont pas vers la simplification, mais bien au contraire vers une complexification extrême et demande donc aux utilisateurs un niveau de langage commun avec ces outils numériques de plus en plus sophistiqués.
La lecture et le livre
Après une évolution de presque 40 ans, l'interface graphique de nos ordinateurs utilisent toujours un mimétisme assez affligeant avec le réel. Nous sommes toujours dans l'utilisation de la même métaphore du bureau inventée dans les années soixante-dix. Avons-nous encore besoin de métaphore ? Si nous comparions ça au cinéma, nous serions encore en train de regarder des pièces de théâtre statiques tandis que le montage et la valeur de plan n’auraient pas encore inventé.
La manière de lire est encore très linéaire. Nous n'avons toujours pas encore inventé une manière de lire nouvelle et adaptée à la lecture interactive (malgré nos clics et nos zappings incessants sur le web). Le domaine du jeu vidéo fait beaucoup d'effort dans le défrichage d’un nouveau langage interactif, mais malheureusement toujours en essayant d'imiter le cinéma (pas toujours heureusement).
Il ne faut pas changer pour changer la manière de lire - nous lirons toujours de gauche à droite et de haut en bas (en tout cas pour la plupart des pays occidentaux). Mais l’apport de l’hypertexte, des hyperliens, de l’interactivité, de l’écran, des interfaces tactiles… devrait changer la manière de structurer visuellement l’information. Mais non, nous sommes toujours en train de tourner des pages sur un écran avec une souris. La lecture sur support interactif n’a pas encore trouvé sa forme et son usage spécifique (qui seront sûrement multiples). Les livres « papiers » ne disparaîtront pas (tout comme le théâtre ou le cinéma n’ont pas disparu), mais la forme et les usages de ces livres vont devoir s'adapter au nouveau support numérique. Les journaux papiers d’actualités vont disparaître au profit de journaux sur le web, par contre les romans et les autres formes demandant de la concentration et une lecture longue resteront longtemps sur le support papier. Le papier électronique pourrait changer notre support de lecture si nous trouvons un moyen de le rendre aussi fin qu'une feuille de papier souple, que ce papier puisse se ranger dans une poche aussi facilement qu'une GameBoy ou qu'un roman. Il faut aussi résoudre les problèmes d'autonomie électrique, inventer un système de recharge par dynamo, par mouvement, par captation de la chaleur, par énergie solaire… afin de rendre ces outils totalement utilisables n’importe où et n'importe quand.
Le livre électronique, n'aura du succès que s’il devient aussi pratique qu’un livre de poche. Sa qualité technique ou d’affiche n’est que secondaire. L’histoire des médias nous la souvent prouvée, le public suit toujours le système le plus pratique et non pas le meilleur techniquement.
Le numérique simplifie-il la vie ?
Une anecdote racontée par un ami travaillant pourtant depuis très longtemps dans les nouvelles technologies (j'aimerai que ça soit cool et que ça ne fasse pas chier ; -) : après avoir passé à peine plus d’une heure à préparer sa conférence sur PowerPoint (sur papier il lui aurait fallu au moins cinq heures), mais plus de trois heures à essayer de l'envoyer (sans succès) sur un serveur, par mail…
C'est typique de la relation que nous avons actuellement avec les nouveaux outils informatiques. Cela peut faire dans certain cas gagner énormément de temps, et ouvre de nombreuses possibilités créatives incroyables, mais cela cause aussi des pertes de temps considérables, à cause de bugs, d’une mauvaise ergonomie, de mauvais usages… Pensez au temps que vous avez passé à attendre devant une petite jauge sur votre écran, devant un écran de redémarrage, à installer des logiciels, à perdre tous vos contacts lors d’une mauvaise synchronisation entre votre téléphone et votre ordinateur, à reformater un disque, à démêler des câbles sous votre bureau, à perdre des données, à trier vos spams, à cliquer sur démarrer pour éteindre Windows…
Imaginer les quantités de papier gaspillé à cause d'un mauvais driver d'imprimante et d'une mauvaise ergonomie dans la conception des logiciels d’impressions (Oh, c'est bizarre ça s'est imprimé à l'envers, Houps, mauvaise page ! tiens pourquoi elle imprime cette feuille en noir et blanc ?..).
Bref, même si cela change la vie définitivement, il y a de grandes choses à améliorer dans l’ergonomie et la communication entre les hommes et les machines. C’est même, à mon avis un métier d’avenir, médiateur homme/machine ; -)
Il existe bien sur de nombreuses tentatives de normalisation, de simplifications… mais malheureusement les choses ne bougent que très lentement.
Observez les tentatives de consortium comme le W3C, qui sont très importantes, mais extrêmement lentes à faire bouger (ou normaliser) les choses sur le net. Imaginez, nous sommes en 2008, nous avons le web, Youtube et Google Earth mais… en typographie, qui est tout de même la base la plus importante de la transmission de l’information (même actuellement, c’est le texte le pilier du Web, des moteurs de recherche…), c’est réellement la préhistoire.
Lors de la dernière présentation du nouveau player Adobe Flash version 10 (3D, axe des Z, des filtres graphiques… qui sortira sûrement l’année prochaine) on nous annonce une gestion améliorée du texte qui permettra de faire du multicolonage. Et oui enfin, le multicolonage, après plus de dix ans d’attente on croit rêver tellement c’est beau ; -)
De son côté le W3C devrait intégrer lui aussi le support du multicolonage dans les spécifications CSS3. Le jour ou ces spécifications seront implémentées et respectées, donc vers 2010, nous auront peut-être des possibilités s'approchant vaguement des premiers softs de PAO datant de 1985 (par exemple Aldus Page Maker) ?
Je ne parle même pas des césures, de l'interlettrage, des ligatures ou des approches de paires correctement affichées. Ces finesses typographiques, ne sont pas de la décoration ou une quelconque obsession de typographes pervers, mais permettent une lecture plus fluide, aisée et rapide (ce qui n'est vraiment pas un superflu sur écran).
Malgré des progrès absolument incroyables dans le web durant ces dernières années, nous ne sommes toujours pas encore capables d’afficher des lettres à l’écran correctement, c'est totalement surréaliste, et démontre bien la manière dont ces différentes technologies avancent. On met avant tout le Bling Bling en avant et les choses vraiment importantes et utiles aux gens en dernier (même si c'est moins sexy de parler d’interlettrage que de flammes en 3D ; -).
Je suis donc assez pessimiste concernant la qualité typographique sur le Web (sauf si le PDF interactif devient la norme sur le Web), mais comme d’habitude ces grosses lacunes seront compensées par une interactivité accrue et des prouesses techniques bluffantes.
Le numérique pour tous : avantages et désavantages
De nombreux outils à destination du grand public (ou amateur éclairé), sont apparus depuis trois ou quatre ans, permettant l’émergence des blogs (à ma grande joie !), des sites 2.0… mais ces CMS, FrameWork… forcent la manière de concevoir des sites web et donc de penser. Pour preuve, regardez tout ces blogs et ces sites (2.0 ; -) ils se ressemblent tous. Tout le monde à son logo en haut à gauche, ses nuages de tags, son empilement vertical des contenus, son moteur de recherche en haut à droite, sa barre de navigation en haut, sa petite vidéo en flash, sa même police de caractère, son même nombre de colonnes, son petit bouton commentaires… C'est un formatage du contenu et de la pensée sous des raisons économiques.
Ces outils, aussi brillant et efficaces soient-ils, nous obligent à rentrer dans leurs logiques techniques et nous forcent à concevoir des sites web toujours sous le même angle.
Nous assistons à un formatage en règle du contenu et de la pensée pour des raisons économiques et techniques.
Même si ces outils sont parfois pertinents, le paysage interactif est de plus en plus formaté. Le problème pour ces sites c’est que le site d’une grande marque de luxe ressemble comme deux gouttes d’eau à un site de brocante informatique. À force d'utiliser les mêmes outils, et surtout de ne réfléchir qu’en terme technique nous arrivons à ce triste paysage, ne permettant à personne de se différencier.
Il faudrait retourner la logique actuelle, c’est-à-dire se préoccuper tout d'abord du contenu et des besoins des gens, puis de refaire un cahier des charges techniques. Je suis sûr, que de nombreuses personnes vont détourner ces outils et arriver à créer de nouvelles choses pertinentes, malgré ces contraintes techniques inhérentes à l’informatique.
La petite mélodie du futur que nous chantent les industriels et les journalistes.
Dans une mélodie, vous êtes dans une double temporalité, vous écoutez la musique et en même temps vous devinez par avance la suite de la mélodie (sans surprise) et c'est cela qui vous procure du plaisir. Dans le monde des nouvelles technologies, c'est un peu la même chose. Les grandes sociétés actuelles (avec l’aide de nombreux journalistes) nous chantent (presque) tous une gentille mélodie du futur sans surprise. Nous sommes dans une autocélébration constante dans les nouvelles technologies. Sans être totalement parano, je suis sûr que les grandes sociétés freinent volontairement certaines avancées, afin de vous vendre l'année prochaine le nouveau modèle avec de nouvelles fonctionnalités. Cela se passe aussi bien dans le hardware que dans le software (l’Iphone d’Apple n’ayant pas le copier-coller, par exemple). Bien sûr il existe quelques surprises et ruptures, mais qui ne viennent justement pas de ces grandes sociétés (Google au départ par exemple). Même Apple, qui fait figure dans ce domaine de précurseur, continue de nous vendre un OS de plus en plus lourd, uniquement basé sur la forme et la frime (un finder en 3D, des jolies fenêtres de plus en plus compliqués, des boutons partout… bref Apple essaye de nous vendre avant tout sa dernière machine et son écran 30 pouces. Alors qu’avec l’Apple II et le Lisa (puis le Macintosh en 1984), Apple était vraiment novateur en arrivant à agréger de nombreuses avancées techniques et ergonomiques (la souris, la métaphore du bureau…) dans une machine originale avec un environnement cohérent et parfaitement fonctionnel. Bon je suis méchant avec Apple, car malgré son marketing de plus en plus dévastateur, cette société continue et continuera sûrement de nous étonner.
Notre vie privée
Nous allons être de plus en plus connectés sur le net (voir sans arrêt), avec nos téléphones, PDA, ordinateurs, montres, appareil photos… mais comme dirait Nicolas Negroponte, le problème avec le village planétaire ce sont les idiots du village.
La perte totale de l'anonymat sur le net : nous allons enfin prendre vraiment conscience que la vie privée n'existe plus sur le net. Le tracking, l’analyse et la revente de vos faits et gestes sur le net étant devenue une activité très lucrative, je pense que des sociétés comme Google n’auront aucune limite éthique ou morale dans ce domaine. Cela peut entraîner un refus par le public de certaines technologies faisant peur. Gmail est un parfait exemple, Google ayant annoncé que vos mails seraient lus automatiquement, permettant de vous proposer des publicités encore plus ciblées.
Nous allons donc aussi assister à un développement de nombreux systèmes de contre-mesure permettant de brouiller les pistes sur le net. Actuellement en Chine, les jeunes étudiants utilisent des brouilleurs d’adresse IP leur permettant d’accéder à Wikipédia ou autres sites sensibles et censurés par le gouvernement chinois. Peut-être allons nous assister à la naissance d’un internet alternatif sans tracking et sans espionnage (on peut toujours rêver ; -)
Sortir de l'écran
Nous allons avoir une évolution des interfaces d’entrée et de sorties. L’Iphone, la Wii de Nintendo, la manette SIXAXIS de Sony… ayant de grands succès médiatiques, les industriels vont se pencher sérieusement sur ces nouveaux systèmes. De nombreux objets numériques avec des interfaces d’entrées mélangeant écran tactile, capteur de position, de vélocité, de température, de pression… vont voir le jour.
Par contre, concernant les interfaces de sorties (écrans, enceintes…) cela ne va pas s’améliorer, voir s’empirer si cela suit l’évolution que nous avons vécue depuis une vingtaine d’années.
Observez l’évolution des supports musicaux, nous sommes passés de la qualité analogique du vinyle, puis nous sommes passés vers les CD (avec cette escroquerie mondiale qui fut de nous expliquer que les CD étaient incassables et inrayables) et pour finir en MP3. Nous sommes donc passés de supports de plus en plus petits, voir immatériels, mais avec une qualité de son de pire en pire.
Pour l'image ce fut pareil, la taille des écrans s’est considérablement réduite, nous sommes passées en 40 ans de l’écran de cinéma, à la télévision puis aux vidéos Youtube sur l’écran d’un téléphone portable. Nous avons donc assisté à une perte de taille d’affichage et de qualité compensées par une facilité d’utilisation et une offre absolument phénoménale.
Si cela continue nous visionnerons des vidéos (débiles ; -) sur notre montre.
Le retour de « l’interface stylo » et aux interfaces classiques, ciseaux, stylos, papier, scotch… mais cette fois avec des capteurs et de « l’intelligence » permettant d'interagir avec notre environnement par les gestes anciens (avec pour principal inspirateur les recherches du Tangible Media Group du Media Lab).
Nous allons aussi avoir enfin des interfaces inspirées du thérémine, utilisant des interfaces gestuelles (et non pas tactiles). En effet, taper sur un clavier virtuel (un écran plat et dur) n'est pas très ergonomique. Cela peut blesser les doigts et créer des traumatismes à la longue. Alors qu’utiliser des gestes dans le vide pour se faire comprendre est tout à fait naturel, même si un apprentissage doit se faire au départ.
Le développement des agents autonomes
(Il s'agit d'un fantasme existant dès les années quatre-vingt en informatique grand public). Cela permettrait par exemple d'envoyer des mails ou des SMS à votre place (avec les risques que cela peut engendrer). Dérive possible : Des agents « intelligents » continuant d'envoyer des messages même après la mort de la personne.
Vous vous poserez donc toujours la question : derrière ce mail (ou ce SMS, message téléphonique…), est-ce un être humain ou un agent programmé ?
La disparition du Web
La disparition du web, tel que nous le connaissons, avec pour exemple le Japon. En effet en Asie, et au Japon plus particulièrement, le web sur écran d'ordinateur n'est pas très utilisé : les Japonais utilisent beaucoup plus leurs téléphones portables pour réserver un billet de train, avoir un horaire, obtenir un renseignement… En effet la démocratisation du Web et des systèmes comme le WAP sur téléphone portable sont arrivés en même temps au Japon pour le grand public. Le public allant toujours vers l'outil le plus pratique et le plus petit (surtout au Japon), il s'est retourné normalement vers le téléphone (plus facile d’accès) en laissant le Web classique à d'autres usages moins fréquents.
le Web sera donc bientôt plutôt axé vers le haut de gamme, la vidéo, les jeux complexes, les démos… alors que les services utilitaires, comme la réservation d’un billet de train ne se feront plus que sur son téléphone portable.
Dématérialisation totale des supports vidéos et musicaux
Échec des lecteurs Blu-Ray chez le grand public. Vous l'avez peut-être remarqué, mais vouloir nous vendre un lecteur Blue-Ray pour pouvoir profiter de la haute définition est totalement inutile. Actuellement, un film de plus de deux heures en HD 1080 (la norme la plus élevée du HD) encodée en H264 (format de compression) pèse au grand maximum 16 GO (donc la capacité d’un DVD double couche et double face). Cela peut donc rentrer dans un DVD. Et oui, le Blu-Ray pour la HD est juste une escroquerie, alors qu’avec un PC et le soft libre comme VLC vous êtres tout à fait capables de lire du HD sans aucun souci (par contre il vous faut un bel écran ; -).
À mon avis le Blue-Ray arrive trop tard, car il est beaucoup plus facile d’obtenir des films en HD via la VOD (Free, Canal… offrent déjà des films sous ce format) ou alors même (mais il ne faut pas le dire ; -) sur les réseaux pirates. Toujours dans la même logique, si c'est plus facile de visionner un film via la VOD - vidéo à la demande - que de se déplacer pour obtenir un support physique (le fameux disque Blu-Ray, qui est sûrement fragile et rayable comme un DVD), je ne suis pas sûr du succès de ce standard.
De toute façon, le Blu-Ray sera le dernier support physique de l’histoire, nous passerons rapidement vers la location totale des films et de la musique (et sûrement des logiciels...). Nous paierons un abonnement annuel nous permettant d'écouter absolument tout ce qui est disponible sur le marché, mais sans jamais en avoir la propriété. Tout sera disponible à tout moment, mais sans possibilité de garder chez soit quoi que ce soit. Ce principe se retrouve dans les jeux vidéos, avec des jeux comme World of Warcraft (vous devez payer une petite somme tous les mois pour continuer de jouer en ligne), cela permet aux éditeurs d’avoir des revenus constants et surtout évite le piratage de masse.

Les moteurs de recherche
La quantité d’information sur les réseaux numériques étant toujours de plus en plus riche, les moteurs de recherches vont toujours être le passage obligé de toute plongée dans le Web.
Les moteurs de recherche vont devoir attaquer sérieusement l'indexation des fichiers sons, images et vidéos (ce qui est déjà en partie le cas avec la recherche universelle ndlr). En effet, avec |'accroissement des bandes passantes et les progrès des algorithmes de compression, il va devenir de plus en plus fréquent et facile de mettre en ligne des fichiers audiovisuels. Ne pas chercher à indexer ces médias serait très dommageable à la pertinence des résultats des recherches. Attention, quand je parle d'analyse d’images, je ne parle pas de l’analyse actuelle que peut faire Google, en analysant le nom du fichier image et les textes concomitants à cette image dans la même page web, mais au contraire faire une analyse du fichier image, avec reconnaissance de forme et de couleur (de même pour le son, avec reconnaissance des rythmes, de la mélodie, des instruments…).
Développement des langages de programmation
Développement des langages de programmation comme Processing (ou même Flash), très « simple » d’accès et surtout ouvert vers des interactions physiques. Ces langages devraient être enseignés à l’école dès que possible, sous une forme ludique (créer des images, des animations, des jeux vidéos…).
Il va sûrement s’opérer une scission définitive entre les langages de programmation « sérieux » comme le C++ et les autres langages permettant à presque tout le monde de programmer un petit robot, un jeu vidéo, une animation…
Voici donc quelques idées concernant notre futur proche. Mon prochain et dernier article concernera un futur plus lointain et donc plus fantaisiste.
Pendant tout le test, on croit à une blague, ou du moins à un site subversif conçu pour se moquer de l'armée et de ses tests de recrutement. Note : troisième billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici.
Certes, cette vidéo a déja été vue pas mal de fois sur la toile. Certes, c'est un humour totalement potache, mais je ne vais pas bouder mon plaisir. Contrairement à beaucoup de vidéos dans cette veine, celle-ci est à prendre au premier degré. C'est d'ailleurs ce qui fait la force de Stéphano, le 1er degré. Déroutant.

New online. " L’école supérieure des beaux-arts d’Angers est heureuse de vous annoncer la mise en ligne de son site Internet." Belle page d'accueil (le reste du site est plus pratique). Merci, Sonia pour le lien.
Webdesign bis. Sans rapport aucun, signalons au registre "Nouveau en ligne" l'ouverture des inscriptions au Flash Festival France (jusqu'au 20 avril). Toutes les info ici.
Telex : Diffuseurs, programmateurs de festivals et artistes en France se sont organisées en une fédération nationale, après l'annonce de la suspension des crédits alloués par le ministère de la Culture (DRAC) à l'art numérique. Ils proposent une série d'actions de concertation, comme une pétition. Aujourd'hui même avait lieu à Montreuil une journée de rassemblement et l'élection du Conseil d'administration. Enjeux :
Au niveau national, les structures et acteurs concernés se sont regroupés sous le label "culture multimédia" et ont constitué le 25 janvier dernier la Fédération nationale des acteurs "culture multimédia" pour demander le réexamen de ces décisions et engager un dialogue culturel sur ces politiques (...).
Des légos, des balles et des élastiques. C'est amusant ce que les ingénieurs en robotique sont capables de concevoir, juste pour prouver que leur labo tue qu'ils sont restés de grands apprentis-guerriers.
Non, ce n'est vraiment pas le premier lego-mitrailleur. Celui-ci, créé en 2006, serait même plus impressionnant. Un autre prototype beaucoup rudimentaire avait aussi été expérimenté la même année. Il fonctionnait déjà sur un principe de catapulte. La preuve ici.
Daan Brinkmann a présenté son Skinstrument au ArtOlive 2006 d'Amsterdam.
Deux demi-sphères, un circuit, et la peau de deux spectateurs qui sert de conducteur.
Les fréquences produites sont directement induites par l'intensité du toucher des deux (ou plusieurs) participants, créant des sons difficilement controlables.
Pour les visiteurs de l'exposition, c'est donc simplement un jouet amusant, et une bonne occasion de se tripoter, mais néanmoins, on peut facilement imaginer comment un utilisateur aguerri pourrait se servir de cet engin, ni plus ni moins qu'un moyen de transformer le corps entier en interface de contrôle.
En anticipant un peu, on peut se dire que le théâtre érotique a encore de belles choses à nous montrer.
- "They’re tryin to make me go to rehab" chantait Amy Winehouse. "And they 're successfull in", aurait-elle pu ajouter. En pleine désintox, la chanteuse n'a pu se rendre aux States où elle a raflé cinq Grammy Awards.
- Quelqu'un m'a dit que Carla Bruni pétait les plombs et voyait des nazis partout. Encore une rumeur sûrement...
- Madonna sait tout faire, même des films.
- People de la semaine : Ryuta Kawashima. L'universitaire nippon a refusé d'empocher les 15,5 millions d'euros de royalties que lui devait Nintendo. Classe non ?
- Il n'est pas sexy, il ne joue pas à Madrid mais à Francfort et il n'est pas brésilien. Martin Fenin est pourtant la star à suivre du ballond rond.
Pas de rubrique people digne de ce nom sans un scoop : Penelope Cruz, Scarlett Johansson et Javier Bardem font du triolisme à Barcelone. Woody Allen filme les ébats.
Rubrique courrier : Beaucoup de lecteurs nous demandent comment s'y prendre pour devenir un people soi-même ? Le plus simple est de tourner dans des pornos ou dans Scary Movies, ou faire du rap, ou encore de se taper Paris Hilton. Le mieux étant de cumuler.
Note : deuxième billet de Charlie Mars qui nous dévoile ses pépites dénichées sur Dailymotion. La totale : ici.
Comment faire parler les mots en images animées ? Démonstration avec "MK", qui à la ville est graphiste indépendant. Son "le Houellebecq" offre une amusante vidéo en typographie cinétique, terriblement efficace, surtout lorsque la bande son est aussi bien choisie.
Avec des vrais morceaux de Duras dedans....

Le Théâtre de l'Agora (scène nationale d'Evry) s'ouvre aux arts numériques à l'occasion, ce samedi 16 février, du premier "Circuit Eclectique", premier pas d'un plus vaste projet, Agoranum, encore en préfiguration.
Pseudo : Charlie Mars (log)
Carte d'identité : "Videomaker from outerspace ".
Statut : Auteur invité par Aeiou.
On avait découvert le travail vidéo de Charlie Mars avec son montage chronophage de ses 500 jours en 4mn. Il est aussi réalisateur de clips. En 2007, il avait signé celui de J'habite dans le beat de Joe la Mouk ou celui de La vengeance de Boorbie. Depuis, il a enchaîné les réalisations drolatiques ou expérimentales, au total une centaine, toutes diffusées via Dailymotion (go).
Autre signe particulier : il recèle dans ses favoris DL des petites merveilles de créations web et d'animations graphiques qui n'ont été que trop peu vues à notre goût. Avec une sympathie contagieuse, il a accepté de les partager avec Aeiou pour une série intitulée Charlie et la linkographie.
A venir, donc, une sélection de dix perles ou raretés de la vidéos DL, par des artistes prometteurs qui (pour l'instant) vous avez échappé. Au menu : de l'animation, de la typographie cinétique, du vidéo clip... Fait marquant : ces MotionMakers mixent de façon remarquable tous les types de médias. Comme lui.
Bienvenue à toi, Charlie !
Support : l'ami Charlie a le bon goût de compiler en DVD ses art works à intervalles (plus ou moins) réguliers. Le premier pressage étant épuisé, il a produit un deuxième opus, à paraître en mars 2008. En voici la BA, juste pour vous donner un avant-goût de son univers :
On a un coeur gros comme ça, chez Google. Pour fêter la Saint-Valentin, les équipes de Google Earth se sont amusées à compiler un remake de la Terre vue du ciel, spécial amoureux : ils ont sélectionné des vues de 8 endroits au monde où tous les couples du monde aimeraient facilement à se téléporter, un 14 février.
Love is in the heart... 
...en Croatie, près de Turkljaca (Image © 2008 DigitalGlobe © Europa Technologies).
...à Bromtan, Canada (© 2008 Europa Technologies).
.. ou dans l'Ohio, Etats-Unis (Image © 2008 Europa Technologies). 
... et en Nouvelle-Calédonie, avec Yann Arthus-Bertrand (© Yann Arthus-Bertrand/ Earth from Above)
Voir la galerie complète de la série From Google Earth with Love.
Voir aussi sur Youtube un montage vidéo de ces images " coups de coeur " ici.
Nous sommes en 2012. Ils se fréquentent depuis 18 mois mais ne se sont rencontrés qu'une seule fois. Un vendredi soir, à Limoges, Olivier, alias Romanteek87 se prépare pour un dîner en tête-à-tête avec Céline, alias EnjoyLove. Par webcam interposée. Après la fin des blogs et la prohibition du tabac, le duo de réalisateurs Magne & Viard s'attaque pour la Saint-Valentin à un nouveau sujet d'anticipation d'actualité : le célibat ou... la fin du couple.
"La rencontre : en 4 ans, ce qui n'était qu'un business florissant est devenu une clef de l'économie française, un loisirs ". Un spécialiste pronostique même la " disparition complète du couple " dans un avenir proche. Flippant. La suite ci dessous...
Irad Lee a passé 10 ans à collecter et analyser les messages de spam qui lui parvenaient, persuadé qu'au travers de leur analyse, il pourrait mettre en évidence des caractères distinctifs de chaque période.

Use the fuse se présente comme un guide d'action (comment désactiver les boitiers interpompiers des néons et des vitrines de magasin...) doublé d'un projet photo : envoyez vos clichés avant / après, elles seront intégrées à l'interface magique qui permet "d'éteindre la lumière" en un clic... Une nouvelle forme d'activisme urbain, anti-pub et écolo ? (merci Tomä ! pour nous proposer des liens, c'est ici)Quand j'étais petit, maman disait toujours : "Eteins la lumière, c'est pas Versailles ici !"
Avez-vous remarqué que la quasi totalité des façades et vitrines des magasins s'allument dès que le jour s'éteint. Pour quoi ? Pour qui ? On se le demande.

A l'origine, un projet ambitieux et un peu fou. L'expédition Sentinelles de l'Arctique se propose "de réaliser un important travail photographique sur les populations de l'Arctique" confrontées au réchauffement climatique et à un changement rapide de leur mode de vie. 300 pellicules, un transit via Moscou où il a retrouvé son acolyte Pasha Selezniov et quelques compagnons de route. C'est parti : l'équipage a commencé sa traversée. Nicolas Mingasson racontera son périple quotidien sur ce beau blog de libération. Merci, Alex (Upian) pour le coup de projo.
Nota : Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'Année Polaire Internationale. L'exposition "Terre des Pôles" sera présentée sur les grilles du jardin du Luxembourg à Paris à l'automne 2008.
Depuis 2006, le collectif belge "Manifestement" lutte pour des causes justes et manifestement oubliées.
Si de plus en plus d'artistes ont aujourd'hui des connaissances scientifiques avancées, force est de constater que la réciproque est plutôt rare.
Chaque semaine, le tour des Flu blogs en 80 1500 signes.
Lundi, Morrissey, en vieux fauve de la pop, fond sur ses proies consentantes à l'Olympia. Toujours aussi fascinant, le Moz fend l'air avec son micro lasso et en fait des caisses, se lamente sur l'amour qu'il n'a pas et suggère qu'on le bute si Hillary Clinton est élue.
C'est plutôt bien parti pour elle si l'on en juge aux résultats du Supertuesday : La femme de Bill maintient sa légère avance et l'effet Barack Obama menace de retomber. Le sénateur de l'Illinois doit rebondir sans quoi le vote utile pourrait avoir raison du formidable élan qu'il a suscité jusqu'ici. A moins que son sex appeal ne suffise ?
Il ne lui sera d'aucun secours pour remporter les suffrages à Ave Maria, première ville chrétienne anti sexe et conséquemment expurgée des manifestations du stupre : pas de préservatifs, pas de chaîne porno et personne ne baise sans la bagouse au doigt.
Folie plus attirante de ce coté-ci de l'Atlantique : Royal de luxe ressuscite une légende qui raconte qu’en 1900 un producteur hollandais de mannequins en série serait devenu fou en voyant ses créatures pleurer. Les pauvres n'en pouvaient plus de l'esclavagisme des grands magasins.
Du coup la troupe entrepose des mannequins moulés sur les visages des acteurs dans les vitrines des boutiques nantaises. La révolte sera siliconée ou ne sera pas.
Pendant ce temps, TF1 prépare l'avenir... de France 2. Plafonner les ressources publiques censées compenser la suppression de la pub sur le servic public, augmenter
le temps de cerveau disponible sur la chaîne des maçons... la Une a du pétrole et des idées pour en avoir plus et elle nous le dit gratuitement.
Une grande chaîne, vraiment, mais ça PPDA nous en avait déjà convaincu.
Faudra que je pense à déposer la marque " j'mate jamais TF1 même par hasard" avant que Troudair me pique l'idée.

Suite de notre feuilleton consacré aux tentatives de dépot de marque absurdes.
Les logiciels de montage mettent aujourd'hui à disposition du grand public des effets autrefois réservés aux laboratoires professionnels.
L'article de Libération dont nous vous parlions ici continue de déclencher des réactions dans le petit monde de la culture multimédia.Suite à l'annonce du possible rachat de Yahoo par Microsoft, un concours de mash up a spontanément émergé sur le web, pour savoir à quoi ressemblerait l'identité graphique de cette nouvelle entité web. Ont participé, aussi bien les rédacteurs en communication que les designers, comme les simples utilisateurs de Photoshop, puisque à ce petit jeu de concaténation des noms, il faut évidemment aussi donner une forme. A vos calques, prêts ? collez !
Ci dessous, un florilège (work in progress) :
MYcrosoft
Par 8717984@N04
Yacrosoft !
Via Ecrans
MSYahoo!
Par melastmohican
Microhoo ! 
Via jvmanna
Et le logo :
Par SteveStuff
Plus de sugestions ici, via Flickr (qui souvenez-vous avait été racheté par Yahoo!).
Un groupe s'est d'ailleurs créé, et l'expression générale y est plutôt à la désapprobation. Une image résume avec humour l'avis de la communauté :

Vos autres suggestions sont les bienvenues. Postez-les dans les commentaires de ce billet ou envoyez-les nous via ce formulaire.
Telex : Microsoft a fait hier une proposition de rachat de Yahoo. Montant de l'emplette : 44,6 milliards de $ US, soit environ 30 milliards en €. Ce serait la plus grosse somme jamais dépensée dans l'acquisition d'un pure player de la net économie. Les deux monstres réunis (Mes-crocs-soft + Yahoo d'un côté) mesureraient respectivement quelques 988 millions de visiteurs, contre plus de 500 millions pour le gargantuesque Google. Enjeu : contrecarrer (un peu) le leadership de Google sur le web et mieux se partager entre géants un marché publicitaire mondial, estimé à 80 milliards de $ d'ici 2010. 
Enfin !
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