Archives > Janvier 2008Obama + Youtube = Youbama Depuis le web, les élections américaines resservent toujours des surprises. Depuis cette bonne "vieille" Europe, on se demande toujours quelle sera la proposition de marketing web qui émergera comme vraiment pionnière. Et qui risquera aussitôt d'être déclinée pour la prochaine Celle qui pour l'instant caracole en tête des votes des amis des amis de Barack est... de Clooney. Ah, ces activistes altericains... Sur le même thème, lire aussi nos dossiers facebook et la politique 2.0 et notre spécial (dis, comment ça marche) les élections américaines. Via Techcrunch fr. Une vision du futur version 01 (part VIII)Note : huitième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici. Dans un futur proche, un rejet total des nouvelles technologies, Pourquoi pas ?
Photos prises au mois de décembre 2007 dans les rues de Paris Papayou Lélé, dub remix
Papayou Lélé : (télécharger le mp3)
Musique : Stagger, par Skream / Chanson : originellement interprétée par Carlos, 1983 / Paroles : Jean-Pierre Lang - Patrick Lemaître
On a voulu en savoir un peu plus sur Papa Yotta et sur l'émergence - ou non - d'un mouvement nerdcore en France. Trois questions, top départ : AEIOU : Tu te planques derrière une peluche de cthulhu. C'est pour "ne pas faire de jaloux dans le quartier" ?
Affaire à suivre... Musique des sphèresA la base, il y avait une courte nouvelle d'un amateur français de science-fiction, Georges Bormand, et qui commencait ainsi :
L'avant-garde sans le savoir (2)La brièveté est soeur du talent, disait Tchekhov. Si l'obscurité motive notre sens de l'interprétation et stimule notre imagination, il en va de même de la brièveté. Sobrement intitulée "AK 47 SHOT THROUGH WINDOW", cette vidéo est un pur mystère. Aucune indication de date ou de lieu. Juste le balayage rapide d'une façade familière, aux fenêtres et aux rideaux familiers. On reconnaît ce crépis. Ce pourrait être le nôtre, ou celui de la maison-bunker d'un Lost Highway filmé avec le grain épais d'un Inland Empire. Difficilement identifiables, quatre ou cinq impacts de balles, qui brisent la rigueur des montants noirs de la fenêtre, et font soudain entrer dans notre imaginaire celui d'une violence hollywoodienne qu'on croyait fictionnelle. En quelques secondes, balbutiantes et tremblées, l'image de la mort s'est invitée sur notre péron, sur votre péron, laissant ouvertes toutes les possibilités de menace, de celles qui surgissent quand notre quotidien est attaqué. Car s'il y a impact, il y a balles. Et où sont-elles passées ces balles ? Elles sont à l'intérieur : chez vous.
Bibliographie concernant le design interactif (part VII)Note : septième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici. Une bibliographie concernant le design interactif Il s’agit donc d’une bibliographie très subjective, et je vais citer uniquement les livres m'ayant vraiment marqué dans mon travail de concepteur graphique et de designer d’interactivité. http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Aube_de_la_nuit http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyp%C3%A9rion_(roman) http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Gibson http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyberpunk http://fr.wikipedia.org/wiki/Neal_Stephenson http://en.wikipedia.org/wiki/Snow_Crash http://en.wikipedia.org/wiki/Metaverse Toujours dans la science Fiction, je me dois aussi de mentionner la grande influence graphique des Mangas et des animations japonaises, comme Ghost in Shell ou AppleSeed.
Design interactif
Les jeux vidéo
Et pour finir en beauté, Cybernétique et société de Norbert Wiener (1952). Et pas encore lu : ps : je n’ai pas pu mettre le nom des éditeurs respectifs (manque de temps), mais vous trouverez facilement ces ouvrages en faisant un copier-coller dans Google. Opéra pour acteurs et robots Comme on le disait ici, en France, pour concevoir des dispositifs numériques adaptés à la scène, on a le Dicréam.Aux Etats-Unis, et c'est un peu mieux, avouons-le, ils ont le MIT. Death and the Powers est un opéra en cours de création conçu par Tod Machover. Il raconte l'histoire d'un homme "qui se télécharge dans son environnement et fait l'expérience de la mort". Sur scène, des chanteurs, bien sûr, mais aussi un énorme dispositif robotique, dont les capteurs réagissent à la musique, à l'environnement, et aux êtres humains qu'ils croisent. La vidéo de présentation laisse songeur quant aux applications possibles d'une telle technologie, laquelle est un premier pas vers la dématerialisation complète de l'acteur. En effet, si des intelligences artificielles peuvent se déplacer, réagir et "inventer" en direct sur scène, à quand un théâtre sans comédien ? Et surtout : ce néo-théâtre sera-t-il vraiment moins inventif que celui conçu par des êtres de chair, de sang et de sueur ? L'avant-garde sans le savoir (1)Les sites de partage de vidéo ont tout simplement révolutionné le paysage audiovisuel. C'est presque de la musique. Dans la quasi-obscurité d'un dortoir anonyme, une bataille rangée éclate. Quand Jean Vigo filmait sa bataille de polochons avec force ralentis, transformant le carcan du dortoir en jardin merveilleux sur lequel pleuvaient des gouttes de plumes, comme l'accomplissement onirique d'un projet libertaire miniature, ce film va encore plus loin, et laisse au spectateur le soin de filmer. Il ne se passe rien ou presque à l'image. Des jambes nues et fines qui s'agitent en contre-jour devant une lampe de chevet invisible, des formes furtives qui font trembler la compression vidéo, et c'est tout. Reste le son, et les piaillements ininterrompus des gamines qui se déchaînent les unes contre les autres, qui s'insultent parfois, mais toujours en riant, sans qu'on sache vraiment si le ballet improvisé l'a été pour la caméra, un hypothétique spectateur public, ou pour elles-mêmes. Pourtant la vidéo est en ligne, pour une raison parfaitement obscure, et c'est dans ces deux obscurités que chacun retrouve sa propre enfance, ses propres souvenirs de batailles épiques, debout sur le lit, à taper de toute ses forces en espérant de grandir moins vite.
Improvisation collective assistée par Ordinateur![]() Légo de 0 à 50 ans Telex poil aux dents : Légo a 50 ans aujourd'hui, et Larry Page et Sergey Brin prouvent qu'ils sont restés de grands adulescents. Google s'est paré pour l'occasion d'un joli logo en .gif à l'effigie de cet incontestable pionnier du pixel art. Et pour cause : Légo avait fortement inspiré l'identité graphique de la start up californienne, dès 1996. Pour dérouler un demi-siècle de la saga Légo, cliquez ici.Mini appareil photo numérique USB (Projet EazzzY design)Impossible de nous taxer de faire de la promo : nous allons vous présenter un mini appareil photo numérique... qui n'existe pas. Le EazzzY est un mini appareil photo numérique USB, au stade de projet design. Il est l'oeuvre de designer Sungwoo Park. Signes particuliers : 1. instinctive, la prise de vue s'opère sans viseur, d'un clic ; 2. il évoque l'Ipod par son graphisme et ses fonctionnalités épurés ; 3. Il est directement raccordable à votre disque dur par une seule prise USB. Avec ces caractéristiques ludiques et geek, il évoquerait plus selon moi un mini Lomo en version numérique que le Polaroïd.
Si Apple ou Sony en développaient ne serait-ce q'un prototype, je soussigné, Puck, blogueur résident sur Aeiou, serais tout disposé à l'essayer. ![]() Plusieurs blogs se sont plus à relayer l'info la semaine dernière (1, 2). Sur Aeiou, c'est Nicolas qui nous a alerté en nous invitant à lire ce billet sur Fubiz. Merci, Nico ! Disque dur en zoom Suite aux interrogations provoquées par le billet consacré au Hard Flowers de Pascal Chirol, voici l'une des propositions d'organisation non-arborescente des données actuellement à l'étude chez Microsoft.Cette vidéo présente le logiciel Photosynth, mais c'est surtout la première partie de la conférence qui nous intéresse, dans laquelle on peut voir à l'oeuvre l'application Seadragon. Dans cette démo, Blaise Aguera y Arcas se déplace dans les données de son disque dur grâce à un zoom ultra-fluide permettant de plonger littéralement dans chaque fichier. Potentiellement, toute donnée peut abriter un nombre infini d'autres données, pour peu qu'on zoome assez. Ainsi, une photo peut abriter des centaines d'autres photos, logées dans un seul recoin de l'image, ou encore une encyclopédie peut être placée à l'intérieur d'une des lettres d'un mot d'un autre document. Ceci ne perturbe en rien la lecture puisque au niveau de zoom nécessaire pour lire, ces données minuscules n'apparaissent pas. Tout ça, bien sûr, fonctionne par un système de méta-données, c'est à dire que si vous voulez coller l'Encyclopédia Universalis complète à l'intérieur de deux mots différents de votre document, votre disque dur n'aura à stocker ce fichier qu'une seule fois. On reparlera peut-être plus tard du logiciel Photosynth, basé sur la technologie Seadragon, car celui-ci mérite bien une réflexion pour lui tout seul. Réflexions cathodiques On connaissait déjà le très bon Ruthless Rewiews ("où nihilistes et pornographes débatent de culture populaire"). Voici désormais FlowTV, son équivalent un peu plus propre sur lui, car à la place des nihilistes, ce sont des chercheurs, étudiants et penseurs éclairés qui en remplissent les colonnes.Se présentant comme un blog théorique d'analyse de la culture médiatique, la grande majorité des articles est quand même consacrée à la télévision, et en particulier aux séries TV. Si on y croise des réflexions argumentées sur les grands classiques contemporains comme les Soprano ou Lost, les champs de recherche des contributeurs permettent aussi de belles découvertes et analyses sur les médias internationaux, des telenovelas brésiliens à l'explosion de la culture télévisuelle en Asie. Désormais bien lancé, bourré de centaines d'articles, ce site est non seulement une mine de réflexions en tout genre, mais encourage surtout à regarder la télévision différemment. A lire en particulier, la très bonne analyse sur la diffusion de la série Ugly Betty, ou comment la même série est aménagée, modifiée, reformatée, en fonction des pays où elle est diffusée, et surtout, l'énorme dossier sur Battlestar Galactica, dans lequel vous trouverez cette belle phrase : "Battlestar Galactica, c'est un peu comme si le 11 septembre avait eu lieu, et que seuls les personnes à l'intérieur des tours jumelles avaient survécu". A noter que ce post ne s'adresse malheureusement qu'aux anglophones, mais allez, soyons fous... Peut-être qu'il encouragera quelques chercheurs, penseurs, nihilistes ou pornographes, à créer enfin un équivalent en français. Flashback : MTV version 1983Trois heures de MTV cuvée 1983 mis en ligne en deux parties (la suite ici). Featuring : The Police, Prince, The Who, Madness, Elton John, David Bowie, Michael Bolton... et de magnifiques réclames de l'époque. Séquence nostalgie à déguster accompagnée d'un grand verre de Tang. (via)
KopiKol (pas) Kaput
C'était koi, KopiKol ? La réponse - en chiffres - de Loranger, un de ses trois administrateurs à Ecrans : C’est 35909 liens postés, 17066 liens validés, 128 772 commentaires par 11 327 pseudos différents et 22 381 IP différentes. Lors des 31 derniers jours, KopiKol a eut en moyenne 102 760 visites ce qui représent 348 311 pages vues pour 28 286 visiteurs uniques, soit 3900 visiteurs uniques par jour en moyenne. Á titre de comparaison, "à la belle époque", KopiKol plafonnait 766 700 pages vues et 11 000 visiteurs uniques par jour." MacHeads : bienvenue chez les Mac addictSi l'on faisait un test d'associations d'idées, il y a fort à parier que le mot Apple serait majoritairement associé à iPod ou à iBook plutôt qu'au délicieux fruit défendu (sans parler du mythique label des Beatles...). MacHeads est un documentaire sur le monde merveilleux d'Apple, ou plutôt sur ce qui fait de cette corporation une société à part entière : l'incroyable communauté de fanboys qui entretient le Culte de la Pomme. Prière de ne pas se moquer. Voir aussi notre round-up sur le Jesus iPhone et ce billet sur une autre église concurrente (quoique cousine), L'Église de Google. L'art numérique français mort-néOn peut difficilement continuer à énumérer sur ce blog les nombreux projets internationaux dans le domaine des arts numériques, chercher tant bien que mal quelque chose à dire sur la production hexagonale, et passer sous silence la situation budgétaire catastrophique dans laquelle se retrouvent tous les foyers de création et de diffusion en France aujourd'hui.
![]() Financer l'art numérique Depuis quelques années, la France accuse un retard conséquent dans les systèmes de financement de l'art numérique. Entre deux chaises, faisant intervenir des disciplines variées (danse, théâtre, musique, audiovisuel), le multimédia en général n'a cessé de poser problème au Ministère de la Culture, lequel n'a jamais vraiment su quels types de subventions lui accorder. Créé au début de la décennie, le dispositif Dicréam est l'exemple symptomatique de cette situation. Ce fonds consacré à la production d'oeuvres multimédia s'est en effet étrangement retrouvé hebergé par le CNC (Centre National de la Cinématographie), alors que dans sa grande majorité, la production numérique avait plutôt tendance à explorer les champs du spectacle vivant, voire de l'art contemporain. Mais comme les budgets d'Etat consacrés au théâtre, à la danse ou aux arts plastiques, étaient déjà bien maigres, il était bien difficile de convaincre les professionnels de ces secteurs de partager un gâteau déjà peu garni. Certes, depuis 1998, le réseau ECM (Espaces Culture Multimédia) offrait aux artistes numériques des lieux de création et de diffusion adaptés, mais très largement financés par le système des emplois-jeunes, leur fonctionnement s'est rapidement retrouvé entravé quand les aides de l'Etat sont arrivées à échéance. Rappelons au passage que le dispositif emploi-jeune permettait à une structure de financer jusqu'à 70% du salaire d'un employé pendant 5 ans. Quand on connaît le modeste budget d'un ECM et l'importance de la masse salariale dans n'importe quel plan de financement, on comprend à quel point la pilule a été difficile à avaler. Or, pour maintenir l'activité des ECM malgré cette augmentation de frais de fonctionnement, le Ministère de la Culture concédait bien volontiers que rien n'avait été, ni ne serait jamais entrepris. Depuis quelques années, donc, l'objectif du dispositif ECM consistait essentiellement à réduire le nombre de labels accordés, délabéliser les structures les plus fragiles, tout en espérant que ceci pourrait assurer une sécurité relative aux plus efficaces d'entre elles. Un plan de sauve-qui-peut qu'on ne peut pourtant pas reprocher aux responsables de ce dispositif, tentant tant bien que mal de préserver aux moins quelques lieux avec le peu de financement dont ils disposent. Seul moyen actuel de développer une production et une diffusion d'oeuvres d'art numérique, les ECM étaient donc tout malgré tout voués à la disparition, et ce, malgré toutes les annonces pleines de bons sentiments des élus (nationaux et locaux), assurant vouloir "développer le domaine des nouvelles technologies, encourager l'innovation, blablabla"... Explication de texte C'est dans ce contexte déjà bien miné moralement que déboule Nicolas Sarkozy, pape de la rupture et de la libération de la croissance, avec dans ses bagages Christine Albanel dans le rôle de l'apôtre du patrimoine et de la vieille pierre. Pourtant, si les secteurs culturels traditionnels (spectacle vivant, arts plastiques, etc.) avaient de sérieuses raison de s'inquiéter, le domaine de l'art numérique pouvait au contraire nourrir quelques espoirs puisque au moins, le peu de discours de campagne du candidat Sarkozy qui parlaient de culture insistaient sur l'intérêt vital de développer le secteur des nouvelles technologies... afin d'être compétitifs, bien sûr. Ainsi, le théâtre allait sombrer, la danse se retrouver dans les MJC, l'art contemporain chez François Pinault, mais au moins, l'Etat allait donner un peu plus de moyens aux arts numériques. C'était d'ailleurs l'un des points évoqués dans la lettre de mission à Christine Albanel en août dernier, dans laquelle le président affirmait :
On y parlait certes toujours de vieilles pierres, mais la création contemporaine semblait elle aussi faire partie du voyage. Et la petite phrase, quelques pages plus loin, demandant à la ministre "d'accorder une attention particulière aux arts numériques interactifs" n'était pas pour déplaire aux acteurs du secteur. Sauf que tout ça était bien sûr trop beau pour être vrai, et qu'en fait d'arts numériques, c'était le mot "interactif" qu'il aurait fallu retenir, puisque juste après, la lettre précisait que "la France dispose d'un capital humain très recherché et de sociétés créatives dans le domaine du jeu vidéo et nous souhaitons que ce secteur soit intégré dans vos priorités". Les conseillers de Sarkozy avaient donc tout simplement confondu "arts numériques interactifs" et "jeux vidéo", et c'est ce léger déplacement sémantique qui a mené, ces derniers mois, aux coupes budgétaires décrites aujourd'hui par Libération. De la même manière que le spectacle vivant s'était vu amputé d'une grande partie de ses subventions, forçant le Ministère de la Culture à gracieusement lacher 35 millions d'euros devant la fronde que l'annonce avait suscitée, c'est donc aujourd'hui le monde de l'art numérique, déjà ridiculement embryonnaire pour un pays comme la France, qui se voit condamné à court terme. Et ceci n'a malheureuseent rien de bien étonnant puisqu'il suffit d'une phrase pour comprendre comment le gouvernement actuel, et son Ministère, traitent l'art en général :
Pas de chichis, ni de faux semblants. La culture est bel et bien considérée comme une entreprise qui se doit de faire des bénéfices, comme n'importe quelle autre, et si le public réclame Bigard, qu'on lui donne du Bigard, en prenant bien soin de ne pas lui faire découvrir autre chose. Les découvertes et la diffusion à grande échelle sont laissées aux marchands qui auront les moyens de se payer des fenêtres publicitaires sur TF1. Illustration : détail du visuel de la programmation du festival Tilt, année 2006. DR Histoire du ticket de métro parisien
Mythologie contemporaine. Vous vous souvenez sans doute de la pub « T’as le ticket chic, t’as le ticket choc, tic tac toc. » ? Le ticket de métro des transports parisiens, qui est sur le point de disparaître pour être remplacé par des badges électroniques façon Navigo, est pourtant centenaire. Un blog a eu la bonne idée de retracer l'histoire de ce petit bout de carton, en s'accordant autant à son graphisme qu'à l'histoire du tramway et du métropolitain parisien.
C'est Grégoire Thonnat qui nous a mis la puce à l'oreille. " Quoi de plus banal qu'un ticket de métro ? et bien non lui aussi a une histoire, il a connu de nombreuses évolutions et aujourd'hui alors qu'il va progressivement disparaître, il m'a semblé intéressant de retracer son histoire en image. " Un bien beau voyage. Merci, Gregoire ! Webby Awards 2008 : dernier round up en France
Présentation des Webby Awards en fr. ![]() Bonne chance à tous ! Rendez-vous au printemps 2008 pour les lauréats. - - Ceci est un communiqué. Les Webby Awards vous sont présentés (pour la France) en partenariat avec Fluctuat.net, la Fing et l'IAB - - Disque dur en fleursBotanique et informatique font encore bon ménage. Outre l'aspect très esthétique de ce projet, Hard Flowers est surtout l'une des nombreuses réflexions qui occupent programmeurs et designers depuis bien longtemps : comment sortir de l'arborescence en dossiers imposée depuis longtemps par Microsoft (et Apple) ? Inspirée d'un mode de classement archaïque (le rangement du papier dans une armoire, imaginez...), le système fichier/dossier est toujours la solution de prédilection proposée par les principaux systèmes d'exploitation, quand pourtant celle-ci limite considérablement le potentiel d'organisation des données sur nos machines. Mais comme la révolution du classement n'est pas pour demain, ne reste plus qu'à attendre en regardant pousser nos belles plantes numériques.
Nintendo et les autres (Part VI)Note : sixième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.
Actuellement, un des arguments marketing repris par les journalistes, se focalise surla durée de vie du jeu (j'adore cette expression ;-), on parle souvent de 20, 40 60 heures pour finir un jeu. Cela devient presque une qualité d'avoir un jeu avec une durée de vie très longue, c'est un peu comme si on vous vendait un film ou un roman pour sa durée et non sa qualité. On peut aussi remarquer qu'il est très facile d'augmenter artificiellement la durée de vie d'un jeu, par contre augmenter son intérêt, c'est un peu plus compliqué ;-) Dans les jeux vidéos, l'adage : « si on peut le faire, on le fera ! » est toujours vrai ; en effet, si une nouvelle carte vidéo, ou une nouvelle technologie, permet d'afficher des milliards de couleurs en relief alors on le fera, sans se poser la question si c'est utile ou intéressant pour le jeu et son contenu, pourquoi ne pas faire un jeu en 2D en noir et blanc par exemple ? Il existe même de nombreux jeux uniquement basés sur un progrès technique (moteur physique, rendu de l’eau et du vent, effets de particules…). Le brief de départ étant, on a une nouvelle techno, à vous de greffer une idée et une histoire dessus, allez au boulot, c'est pour Noël prochain ;-)
Super Mario Paper
Zelda the Wind Waker , pour sa direction artistique audacieuse utilisant un rendu cartoon (on peut ne pas aimer, mais ce n'est pas le problème), et sa parfaite réalisation… Super Mario Galaxy
Le Joystick de la NES en 1983.
La Gameboy, malgré des performances techniques inférieures a ses concurrentes (NEC PC Engine ...) de l’époque (1989) a réussi à s'imposer grâce à la qualité du gameplay des jeux proposés (les "Marios"…) et de son prix.
Voici une petite liste des premiers jeux très novateurs pour l’époque d’Electronics Arts (une liste plus complète là) :%%% Nous pouvons donc remarquer que la plupart de ces jeux étaient des pionniers dans leurs genres, à cette époque on se permettait de tester et de lancer de nouvelles pistes. Bien sûr un jeu coûtait beaucoup moins cher à développer à cette époque, les risques étaient donc moins importants, mais en même temps des sociétés comme EA étaient beaucoup moins solides financièrement qu'à l'époque. un « spectacle total ». Le jeu va être le principal moteur de l'évolution de l’interactivité et de la naissance de nouvelles pratiques et usages dans notre monde numérique. Suivre son actualité, s’annonce donc passionnant durant ces prochaines années. Merci à GameKult pour les captures d’écrans Quelques liens : --> http://ericviennot.blogs.liberation.fr/ericviennot/ --> http://blog.artcadeplaystation.com/ --> http://jeux.blogs.liberation.fr/paj/ --> et bien sûr : http://www.fluctuat.net/Jeu-video Regarde moi parler Après le chat post-mortem d'hier, voici le chat pour de vrai.Passionné par les univers persistants (Second Life, WoW), et par l'influence que ceux-ci peuvent avoir sur leurs utilisateurs, Aram Bartholl conçoit des oeuvres qui transposent les interfaces de présentation et de communication dans le monde "réel". Ce furent d'abord des pancartes reprenant la police de World of Warcraft, à construire soi-même afin d'afficher son nom au dessus de sa tête, comme dans le jeu. Puis vint le t-shirt Second Life pour lequel aucune texture n'a été définie et sur lequel on devine l'alerte "Missing Image". Chacun de ces projets posait la question de nos rapports sociaux, bien différents en ligne que dans la rue. Ainsi l'affichage permanent de son patronyme dans les lieux publics, chose commune dans tous les univers persistants, s'avérait subitement devenir impudique une fois transposé dans notre monde physique. Poussant plus loin ce raisonnement sur l'intimité, le public et le privé, Bartholl a donc élaboré "Chat", un dispositif visuel et portable de discussion permettant à l'utilisateur d'afficher dans une bulle au dessus de sa tête le texte qu'il tape sur son clavier. Peu importe la nature de la conversation, celle-ci devient donc visible par tous ceux qui passent dans les parages, redéfinissant au passage les limites traditionnelles de notre conception de l'intimité et du secret. Si ces quelques projets peuvent paraître basiques, ou simplistes, ils sont pourtant un premier pas vers la redéfinition du réel qui s'amorce depuis quelques temps, au travers de la recherche autour des technologies de réalité augmentée. A ce propos, c'est Techno-sciences.net qui annonce aujourd'hui la conception de lentilles de contact pouvant afficher des informations textuelles et graphiques. Développé par l'Université de Washington, ce projet "Terminator" pourrait véritablement aboutir à une complète fusion des mondes réel et virtuel, et les réflexions d'Aram Bartholl devenir plus vite qu'on le croit des prophéties réalisées. Scrabble vs Facebook : le compte est bon...
Webchat avec Andy WarholLe 2 septembre 2007, l'artiste Oliver Laric a eu la chance d'interviewer Andy Warhol. ![]()
Logotype des JOChanger l'énergie en penséeAvant que l'observation d'un phénomène naturel ne devienne une réalité scientifique, il se passe parfois beaucoup de temps.
Hypothèses et conjectures les plus folles peuvent surgir dans ces moments de doute où la raison lutte contre le mythe, la religion ou la peur. En tant que scientifiques et universitaires, Douglas Repetto, Tali Hinkis et Kyle Lapidus ont donc créé le projet Cross Current Resonance Transducer afin d'explorer cet instant, d'après eux le seul porteur d'esthétique et de philosophie, les plus grandes aspirations de l'Homme. ![]() La base de ce projet consiste donc à élaborer des dispositifs d'observations environnementales et d'utiliser les données recueillies à des fins qui n'ont rien de scientifique. Leur première réalisation, Bonding Energy, est une réflexion graphique sur les émissions solaires en différents points de l'état de New York. Les chercheurs-artistes ont ainsi conçu des "Sunsmile", petites stations météo enregistrant la luminosité ambiante et transmettant ces informations à un serveur central. Une fois enregistrées, les données sont interprétées graphiquement grâce à une application visible en ligne sur le site de turbulence.org jusqu'au mois d'octobre 2008. Quel intérêt scientifique à cette expérience ? Aucun. Et c'est clairement revendiqué par les auteurs qui ne cherchent ici que des images, des pensées, et tout ce que pourra évoquer, chez eux et le visiteur, la pratique de captation de l'énergie solaire. En plus de transmettre des données, les Sunsmile sont en effet aussi de petits convertisseurs d'énergie qui s'auto-alimentent, ajoutant à l'aspect purement graphique du projet une dose d'utopie écologique. Hot or not : bataille d'URLsPosté par Life on Mars le 18.01.08 à 12:38 | tags : design
![]() Loïc (du Bureau l'Imprimante) nous suggère le site CommandShift3, dont nous n'avions (effectivement) par encore parlé. Le principe est simple comme un clic : "CommandShift3 is like Hot or Not. Except, instead of clicking on hot babes, you click on hot websites". A votre gauche, le site le plus apprécié du moment, edit.for Lulu, un label japonais qui aime les cochons dans l'espace. A votre droite, VideoSonicLab, le site le plus moche de tous les temps (selon CommandShift... parce que j'en connais des plus gratinés encore). Les commentaires sur les sites proposés sont souvent assez justes. Vous pouvez bien sûr proposer vos propres sites et observer semaine après semaine le résultat du crash test. (merci Loïc !)
Murmures dans la nuit "L'un la poupée de L'autre" est une performance d'Annie Abrahams et Nicolas Frespech, donnée à l'occasion du dernier Flash Festival, au Centre Georges Pompidou à Paris.Installés dans deux tentes igloo séparées de quelques mètres, les deux artistes se parlaient par webcams interposées et développaient ainsi une relation d'intimité à distance. Figurant l'évolution de nos rapports sociaux, beaucoup plus débridés et décomplexés en ligne que face à face, les demandes perpetuelles de l'un à l'autre mettent aussi en lumière une certaine forme de soumission dont nous sommes capables, à condition que celle-ci soit validée par la technologie. Pacte de pouvoir entre deux participants, l'un obéissant aux injonctions de l'autre, ce contrat d'intimité nous renvoie aussi aux jeux de l'enfance, et le ton calme et rassurant des artistes évoque les expériences relationnelles que nous explorions, enfants, une fois les lumières éteintes. Au lieu du noir et de la sécurité relative d'une chambre close dans laquelle les adultes n'entreront plus, c'est ici la webcam qui fait office de gardien de la relation et de libérateur des inhibitions. Par ce simple procédé, on en apprend donc beaucoup sur la manière dont la technologie (la webcam et internet, mais aussi le SMS et le téléphone en général) est devenue un outil de communication, en même temps que de protection contre l'autre, autorisant des pratiques auxquels on ne se livrerait jamais autrement, tout en interdisant de fait l'accomplissement charnel de la relation. Cette performance s'est déroulée le 26 mai 2007. Alors pourquoi en parler maintenant ? Tout simplement parce que le film complet, split-screen Warholien par excellence, vient d'être mis en ligne et téléchargeable gratuitement jusqu'au 15 février. Pour ce faire, rendez-vous sur cette page (login : fan / mot de passe : puppet). Fringues RSS Dans les années 80, le slogan de t-shirt est devenu un art à part entière, en même temps qu'un commerce juteux. Afficher sur son torse ou son dos une petite phrase bien sentie témoignait de votre sens de l'humour, ou bien de votre pouvoir d'auto-dérision, parfois même de votre grand militantisme. Car c'était bien une époque où on pouvait passer pour un militant acharné et à la fois arborer un vêtement sorti tout droit d'une sordide usine taïwanaise.Mais le millénaire est passé par là, et avec lui la conscience des réseaux de production et de distribution. Ainsi, il devenait difficile de paraître spécial aux yeux des autres en revêtant un produit distribué à un million d'exemplaires. Et comme on a vu apparaître le web 2.0, et son cortège d'outils destinés à mettre le consommateur au centre de son propos, la conception de t-shirt s'est elle-aussi orientée vers l'acheteur et son imagination débordante. Aujourd'hui, on ne compte plus le nombre de sociétés qui proposent de concevoir soi-même son propre t-shirt, se contentant de fournir une dizaine de slogans rigolos au seul titre d'exemple. Pourtant, nous le savons tous, le web 2.0 a ses limites, et beaucoup de blogs ne sont finalement que de petites fontaines à RSS captant le contenu d'autres blogs, eux-mêmes alimentés par d'autres flux, en une boucle vide présentant au visiteur l'illusion parfaite de la personnalisation. Alors que reste-t-il à dire en ligne ? Et a fortiori, sur nos t-shirts ? Ebru Kurbak et Mahir M. Yavuz apportent un début de réponse avec leur projet Newsknitter, présenté au dernier festival Ars Electronica. Littéralement "tricoteur d'infos", leur système capte sur une période donnée des flux RSS d'informations pendant qu'un logiciel change ces données brutes en éléments textuels et graphiques. ![]() Le résultat de ce travail a donné 10 pulls uniques représentant chacun une photographie de l'actualité à un moment t. Mais au-delà du processus, simple à comprendre, les deux artistes ne sont-ils pas en train de témoigner, par le vêtement, d'une pratique déjà largement utilisée par la blogosphère : utiliser la matière informative pour en faire un objet esthétique qu'on arbore comme une création personnelle, et ce, même si au passage, on en a totalement fait disparaître le sens initial ? Calendrier pour colorier plus
![]() Concours de cheveux mouillésLe projet Hairwash, du collectif russe Kunstgroup, met en scène les diptyques d'une multitude de modèles, cheveux secs et cheveux mouillés.
Une bien belle étude de l'apparence, du visage et du pouvoir de la coupe de cheveux. ![]() Montagnes de peur Le projet Mount Fear, conçu par l'artiste anglaise Abigail Reynolds, utilise les statistiques de crimes d'une ville donnée pour modéliser des lignes de niveaux cartographiques, et donc un paysage.Ces "montagnes de peur" sont ensuite réalisées et exposées, comme autant d'images abstraites de la violence, chaque crime, déshumanisé, ne servant qu'à élever un peu plus l'édifice, comme une simple couche sédimentaire. En illustration, la montagne générée à partir des chiffres d'attaques armées dans les quartiers sud de Londres entre 2001 et 2002. John Maeda (part V)Note : cinquième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici. John Maeda Quelques exemples de ses réalisations graphiques : © John Maeda Il faut aussi savoir que John Maeda est d'origine japonaise, il a fait ses études aux États-Unis au MIT en tant qu'ingénieur, puis il est reparti étudier dans son pays d'origine dans une école d’Art, la Tsukuba university institute of art and design.
Portrait sonique Après les mails, nouvel exploration du portrait assisté par ordinateur réalisé par Marcin Ramocki.Sur une grille de lecture d'échantillons MIDI, l'artiste a dessiné son visage. Ca paraît simple et inutile, mais en y réfléchissant, peut-être que dans leur quête du système de reconnaissance biométrique parfait, les sociétés de surveillance dans lesquels nous vivons finirons par nous assigner une mélodie personnelle à chacun, comme un code ADN musical. Et on sera fliqué, observé, prisonnier, mais ce sera si poétique ! E-mail à la carteChristopher Baker utilise les mails depuis 1998.
10 ans donc, que son disque dur accumule les messages de ses connaissances et collègues de travail, qu'il sauvegarde précieusement. Ces 60000 mails, étalés sur une décennie, racontent son histoire, personnelle et professionnelle, et dessinent son portrait, au travers de l'évolution de ses relations. C'est pour mettre en évidence cette image de lui-même qu'il a conçu "My Map", une application programmée en Java qui analyse les champs From:, To:, CC:, et CCI: de chacun de ses mails pour concevoir une représentation graphique de son évolution relationnelle. ![]() Si l'artiste reconnaît que l'image est incomplète, puisque le logiciel n'analyse pas le corps du message, le projet est tout de même assez précis pour dévoiler, au travers des limitations temporelles de la recherche (ex : à qui j'écrivais entre 2001 et 2002 ?), la construction et les mutations de son "réseau social" intime. Les élections US, en version Kung FuAtom films a remixé à la sauce vidéo-ludique les élections américaines. Endossez les masques de Barack Obama, Hillary Clinton, John McCain, Mitt Romney et consorts et lancez-vous dans la course à la Maison Blanche, dans une version Kung Fu. Six35 : nouveau webJT hebdo" Ouch, ça sent la peinture " a été la première réaction d'un de mes collègues hier soir, après visionnage de ce premier numéro. Une nouvelle équipe réunie autour de Nicolas Voisin (par ailleurs créateur du PoliTIC' Show MAJ) a lancé hier un nouveau JT du web, baptisé le six35 et présenté par Magali Lacroze, étudiante en journalisme à l’ISFJ de Paris. Le concept : Ce sera " un JT participatif, alternatif, gratuit, citoyen, politique (rayez les mentions inutiles) ". Il sera diffusé tous les jeudis à 18h35 sur le site officiel et sur une série de médias partenaires (blogs et portails). La facture en est " classique ", à l'exception notable du lancement de chacun des sujets par un dessin de presse. Plutôt sympa. On attend avec curiosité les prochaines éditions. Vieille tortuePosté par Troudair le 11.01.08 à 08:04
Pour beaucoup d'entre nous, le premier contact avec la programmation s'est déroulé sur des machines qui n'avaient même pas de disque dur, et à peine assez de RAM pour se souvenir du numéro de téléphone de la jolie voisine d'en face. On rigolait bien en bloquant en quelques lignes de code les ordinateurs en démonstration dans les supermarchés et le BASIC entrait bien plus vite dans nos crânes que les cours d'allemand.C'est à ce moment que les écoles commençaient à juger primordial d'apprendre aux jeunes têtes blondes les bases de la programmation, les professeurs s'imaginant sûrement qu'en l'an 2000, tout le monde aurait à manipuler du code informatique au quotidien. Et oui, à l'époque, Windows n'existait pas, et donner une instruction à un ordinateur nécessitait de connaître son langage. C'est dans ce monde de tous les possibles qu'est apparu le LOGO, un langage simple et ludique, dont la fameuse tortue, ancêtre du pointeur de souris, permettait de visualiser les instructions, et accessoirement de rendre plus rigolote la programmation informatique par les enfants que nous étions. Puissant, marrant, plein de possibilités, on ne sait pas trop pourquoi le LOGO n'a jamais réussi à s'imposer dans la programmation grand public, mais pour ceux qui gardent aujourd'hui un souvenir ému de ce langage estampillé Education Nationale, plusieurs sites permettent aujourd'hui de retrouver les joies de ce code rudimentaire. Outre les logiciels tels que XLOGO ou jLogo qui proposent des versions à installer offline, on s'arrêtera surtout sur Logo the turtle, utilisable en ligne, et qui permet aux adultes que nous sommes devenus aujourd'hui de se payer une petite séquence nostalgie au boulot. Vous allez voir, ça revient beaucoup plus vite que l'allemand. Images vides D'origine slovaque, Branislav Kropilak pose son appareil-photo dans les zones désertiques de nos paysages urbains.Parkings souterrains, halls d'immeuble, quais de déchargement, tous ces lieux conçus pour accueillir un nombre important de personnes sont ici vidés de leurs formes humaines pour devenir de vastes zones stériles. A la vision de ces espaces, on pense à l'anecdote relatée par Bruce Bégout dans son "Eblouissement des bords de route" (Ed. Verticales), qui rencontrait sur un parking un homme promenant son chien, et expliquait : "c'est le seul endroit où je ne suis pas dérangé par les voitures". A voir aussi, ses visions panoramiques de trains à l'arrêt, serpents métalliques dont l'homme à l'intérieur n'est plus qu'un reflet inutile. Top 10 des millionnaires du web de moins de 30 ans
Les soldes font-elles recette (sur Facebook) ? La question du jour qui se pose à de nombreux internautes qui ne sont pas fauchés après l'achat d'un Iphone pour leur noël geek est la suivante. Y aurait-il des bons plans soldes à glaner sur le web ? La réponse est formelle : c'est non. Si vous êtes parisien, vous éviterez le site Soldes by Paris initié par la chambre de commerce et d'industrie, dont le principe est calqué sur celui de la Nuit blanche à Paris. Les mêmes publics classés par tribus sont visés (bobos, trendy, bourgeois...), et le site découpe la capitale en 6 parcours shopping. Seul hic : il cible les touristes étrangers. On tente notre chance sur Facebook. Première constatation : les invitations lancées pour les ventes privées n'ont guère été acceptées. Normal, les soldes sont... publiques. Plus étonnant : à la requête soldes, les deux groupes qui comptent le plus de membres sont des groupes de consommateurs fauchés : Je vis au dessus de mes moyens et la vie est trop chère ! Le constat est étonnant : deux mois après les grèves de novembre, contre lesquelles la majorité des facebookiens s'insurgeait, on découvre que les soldes ne font recette sur Facebook qu'auprès des étudiants potaches et des amateurs de flash mob. A moins que les vrais serial shoppers soient déjà en train d'assouvir leurs passions égoïstes : échauffage de CB, bataille rangée dans les couloirs du BHV... ? Voir aussi : - Big party aux Galeries Lafayette de Lyon ce soir à 15h30 (façon Flash Mob) : hop. - Les soldes d'Adopte un mec.com : hop. Raie manta publicitaireSéquence poésie technologique avec cette raie manta volante conçue par Festo Robotics.
Bien entendu, ce bel objet servira à coller des pubs, mais pour le moment, il n'y en a pas, et c'est juste joli. Facebook France : Arash Derambarsh ou la présidence de l'intoxIl avait reçu le soutien en ligne de Christophe Girard (via Facebook). Il n'aura au total reçu les suffrages virtuels que de 9 156 votants. Arash Derambarsh, président fantoche de Facebook France, est parvenu a berné tous les médias en prétendant être candidat officiel à la présidence de Facebook. L'élection à un tel poste était censée conférer à cet über président les pleins pouvoirs obscurs de la com', avec le droit inaliénable quatre mois durant d'assommer l'ensemble des internautes présents sur Facebook de ses communiqués. Las, l'élection de ce président était un canular, pour ne pas parler d'une imposture. L'élection n'avait pas été entérinée par Facebook (Facebook n'avait pas non plus infirmé son existence officielle), l'application permettant ce vote ayant été développée par ClutterMe, un éditeur tiers. Depuis, Facebook a même démenti que ce Don Quichotte puisse adresser des messages à tous ses membres comme notre candidat le prétendait. Embarrassant... Pour revenir sur cette drôle de saga, voir le billet d'Estelle Dumout de ZDNet et surtout la reconstitution de cette rocambolesque surenchère médiatique par Gilles Klein. A noter (via Estelle Dumout) : au contraire de leurs homologues français, aucun média anglophone n'aurait repris cette info, ni même mentionné l'existence d'Arash Derambarsh, si l'on s'en réfère à Google News.
Vidéo à voler Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle.La mauvaise, c'est qu'il reste peu de gens pour lutter aujourd'hui contre la dictature de la propriété intellectuelle, et pas seulement contre ses excès et dérives, mais contre son fondement même. La bonne, c'est qu'ils sont presque tous réunis dans le documentaire didactique "Steal this film" dont la deuxième partie vient de sortir. Réalisée par des activistes qui, logiquement, se gardent bien de mettre en avant leurs patronymes, cette vidéo en libre téléchargement est un manuel synthétique de théorie du droit d'auteur, une bouffée d'oxygène dans la propagande ambiante qui voudrait que le copyright soit le seul modèle viable de diffusion de la culture. Leur prochain projet : "The Oil of the 21st Century", dont le titre évoque une citation de Mark Getty, PDG de Getty Images, l'une des plus grandes banque d'images à vendre, cotée en bourse et affichant des bénéfices monstres. Celui-ci déclarait il y a peu que "la propriété intellectuelle sera le pétrole du 21e siècle", autrement dit un gisement naturel que quelques petits malins sauront exploiter pour le revendre très cher et dominer le monde économique. Tout un programme. Wikia search : Comment Jimmy Wales veut grignoter Google
L'objectif dixit Wikia serait de grignoter en 2008 3 à 5% de parts de marché de la recherche en ligne. Un peu comme Firefox avec IE ? La plus belle chanson du monde... et la pire
Renaud + Gainsbourg + Les Innocents = MamazVous prendrez bien "2 m47 de détente", demande Aymeric ? Affirmatif. Influencé par Renaud, Gainsbourg, Les Innocents et consorts, Mamaz est un chic type. D'autant qu'ils sont plusieurs (Mamaz est un groupe). Surtout, leur clip Je me suis fait lésé Les meilleurs souhaits de Nicolas (best of voeux 2008)
Copinage encore et toujours, avec cette carte de voeux interactive (téléchargez le zip du fichier dont l'extension est en .pps) de Nicolas Frespech, qui est allé glaner 12 oeuvres en son échoppe photographique pour vous offrir 12 voeux personnalisés pour 2008. En power point et avec une chaîne de l'amitié à la fin, svp ! (Vous pouvez aussi participer.) AYEYEA 2008, Nicolas ! Nuage politique Toujours sur le sujet du traitement de la campagne présidentielle américaine par les médias, une belle visualisation des tendances exprimées en ligne et recueillies par Presidential Watch, un projet de RTGI, société déjà responsable d'un outil similaire lors de la campagne française en 2007.En plus du nuage de sites classés par affinités, le site propose études, graphiques et billets d'analyse pour mieux saisir comment sont traités sur le web chacun des participants à la course à la Maison Blanche. Bien entendu, tout ça reste très abstrait et évite au maximum d'entrer dans les détails de fond de la campagne, mais l'outil plaira sans aucun doute aux amateurs de chiffres à gogo et d'horoscope statistique. La beauté froide du travailDepuis quelques années, et la fusion, au travers des start-ups, du design cool et du travail non-stop, les images de l'aliénation ont sensiblement évolué.
Si en Chine, on peut toujours trouver de monstrueuses usines exploitant à la chaîne des milliers d'ouvriers sous-payés, le monde occidental a eu la délicieuse idée de noyer les catastrophiques conditions de travail dans un grand bain de guimauve architecturale. Espaces de travail tendance, formes arrondies, couleurs pastels, autant d'efforts de présentation censés faire passer la pilule à des employés sur-qualifiés pourtant forcés de bosser 16 heures par jour pour, au hasard, faire tourner un site 2.0. ![]() Le photographe Julian Faulhaber, au travers de ses clichés aux couleurs saturées, met en évidence cette tendance lourde de l'industrie contemporaine. Que ce soit avec des plans d'ensemble d'usines ou des détails volés dans des open-space froids comme un flux RSS, ses photos portent toutes la marque d'un monde lisse et doux, au creux duquel les employés peuvent se réfugier et travailler aussi longtemps que possible. Et pour rendre le cauchemar encore plus inquiétant, le photographe a aussi la bonne idée de ne jamais photographier le moindre individu habitant ces lieux. En résulte une série d'espaces froids et déshumanisés, se suffisant à eux-même, et dont la propre beauté semble conçue pour anéantir toute forme de vie dissidente. Un meilleur des mondes à la lisière du nôtre. ![]() Level9 fête 2008![]() "3 minutes 39 secondes pour réfléchir le temps passé. 3 minutes 42 secondes pour méditer le temps à venir" Les voeux de Xavier Cahen (Level9, PourInfos, Radiolist) évoquent Noël au Canada, la révélation photographique, le temps qui passe. A écouter ici (fonctionne avec du son). Le poinçonneur des médias Dans le labo de Digg, voici venir les Digg Pics. Soit la représentation visuelle en temps réel des news les plus récentes et les plus "diguées" ("poinçonnées") par les utilisateurs de l'agrégateur de nouvelles. C'est rigolo, mais ça manque d'une bande son : J'ai dans la tête un carnaval de confettis/ j'en amène jusque dans mon lit / et sous mon ciel de faïence / je n'vois briller que les correspondances...Quand papa Objet rencontre maman Graphisme "Ca donne Objetgraphik" dixit Bust, qui précise : "L'équipe d'Objetgraphik répertorie des créations répondant à une approche du design ouverte, multidisciplinaire et transversale. Le graphisme devient tactile, les objets sont virtuels. Les frontières des disciplines traditionnelles du design sont à présent ouvertes, Objetgraphik entend s'y engouffrer". Un pot pourri pas ripoux signé Bust + Chevalvert + k*factory. Merci à Bust de nous l'avoir sussuré à l'oreille.Panoramas méditatifsEncore peu de films sur le nouveau blog vidéo de l'artiste irlandais Kevin Flanagan, mais déjà une atmosphère.
Paisibles, méditatives, hypnotiques, des vidéos qui laissent deviner une menace glaçante, même dans les flammes. 6 inventions indispensables pour affronter la loi anti-tabacSi vous n'avez pas réussi à stopper la clope à coup de Champix ou autre amuse-patch, si vous n'êtes pas un puriste de la résolution radicale (effective dès 00h01), il est possible que vous éprouviez quelque difficulté à vous acclimater à la nouvelle législation. No stress, Aeiou est là pour vous aider.
Enfin, si toute cette technologie vous fatigue plus encore que la perspective d'enfiler des moufles, l'expert de la maison mère (Doctissimo) a aussi quelques bons tuyaux pour arrêter de fumer. A toutes fins utiles... bon courage à tous. Plus lent avec plus de bugs Qu'ils sont taquins ces Evil Mad Scientists. Après avoir édité une série de stickers destinés au scotchage sauvage dans les étalages des magasins, les adeptes commencent à envoyer les photos de leurs exploits.Bien entendu, il n'est en aucun cas précisé que ces stickers doivent être posés sur les boites de Windows Vista, mais bon... "Encore plus lent, avec plus de bugs", à quel autre produit ça pourrait donc s'appliquer ? Brad Carter a bien essayé d'en poser sur des emballages de Rice Krispies, mais l'effet est quand même moins percutant. Huit nuit, eight night, ocho noche …![]() La carte d'Emmanuel Polanco (souvenez-vous, 2007). Voir la carte en grand. Merci Emmanuel, et bon blog ! Voeux 2008 en vidéo (Poptronics inside)Les pop'voeux de Poptronics, "façon petit tour du net", reviennent avec dureté - mais justesse - sur la tendance du moment : "Cette année, plutôt qu’une carte (totalement ringarde), c’est une vidéo de bonne année qu’il faut envoyer (ou fabriquer, c’est selon le niveau de nerditude). Pour l’occasion, Youtube propose un service carte de vœux et rien n’empêchera des milliers d’internautes de s’échanger les vidéos les plus banales et les plus affligeantes". Un exemple ci-dessous :
Le bonnanisme contributif vous emmerde ? Poptronics a autre chose pour vous : Et si ces "Gros Voeux 2008" ne font toujours pas votre année, d'autres suggestions vous attendent ici. 2008 année cacophonique, année chaotique, année poptronique. Cartes de voeux 2008 : c'est parti !![]() Comme tous les ans, voici venue la saison des greetings spams. Vous avez reçu (ou croisé) des voeux délicieux ? Envoyez-les nous ! Nous les ajouterons à notre "base" de cartes de voeux, enrichie chaque année. Ci-dessus, une interrogation sur l'Être et le temps signée Pascal Lièvre. 2008, année du slip, et de Heidegger. La Bible vue du cielA quoi ressemblait la crucifixion de Jésus sur le Golgotha ? Et voyait-on du ciel l'écartement de la Mer Rouge par Moïse ?
A l'occasion, en décembre dernier, de la dernière exposition Pulse (sorte de mini-FIAC étalée sur trois villes, Miami, New-York et Londres), le collectif australien The Glue Society a tenté de répondre à ces questions en proposant une version "Google Earth" de ces scènes de la Bible. ![]() Même si le parti-pris artistique semble interroger l'outil satellite en le qualifiant de "point de vue de Dieu", cette série de photos mêlant science moderne et mysticisme religieux a tout de même de quoi se faire poser d'autres questions, surtout quand on sait à quel point les adeptes du créationnisme ou de l'intelligent design trouvent de plus en plus d'échos dans les cercles intellectuels contemporains. Sans remettre en cause la bonne foi (hum) de ces artistes, il conviendrait peut-être d'être bien plus vigilants quant à l'utilisation d'outils scientifiques avancés pour appuyer, volontairement ou non, des thèses purement religieuses. Le mélange des genres, dans ce genre de cas, n'est peut-être pas aussi rigolo qu'il y paraît... |
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