Pour finir cette belle année sur une note d'espoir, voici le travail impressionnant de Hisaharu Motoda, dessinateur japonais qui passe son temps à concevoir des visions post-apocalyptiques de Tokyo.
Ceux qui sont familiers de la B.D. Akira de Katsuhiro Otomo, trouveront un air de parenté évident, et les autres apprécieront sans aucun doute cette petite balade dans les ruines de ce monde.
Bonne année !
Quand Darwin évoque la possibilité que toute vie sur Terre est liée par un enchaînement complexe de causes et d'effets, la vision du monde s'en est trouvée bouleversée.

Une fois n'est pas coutume, on va se permettre un petit coup de réclame pour une " tite boite ". L'année 2006 avait vu la création de Comboutique, dans la mouvance de La Fraise. L'année 2007 aura été celle de Olow qui se lance sur le créneau ultra compétitif du tee-shirt en ligne. Si vous êtes familier du mini-rezo, et plus sûrement lecteur du blog marketing alternatif, vous trouverez donc certainement maille à votre bourse (T-shirts et sweats) sur la boutique Olowshop dont le crédo est de faire tailler par des graphistes et street artistes des "Tshirts engagés ". Argument de vente du premier à gauche : " Marionnette manipulée par les ficelles du fric, je vous sers par matraquage ma bonne soupe périssable". Authentique.
Un conseil : pensez aussi à glisser dans votre caddie un exemplaire de Révolte consommé d'Andrew Potter et à apprendre à toujours vous défiez des contrefaçons. Merci, Thiuz !
Illus : 3 Modèles présentés ci dessus : A star is born, Opium (du peuple) et réchauffement (climatique).
Prenez un employé des pompes funèbres qui s'ennuie. Donnez lui un téléphone avec appareil photo intégré qui permet de publiposter ses photos en ligne.
Et vous obtenez un blog qui vous fait découvrir la face cachée des enterrements ou des crémations.
Sans vraiment de sensationnalisme, ni d'esprit mal placé (les professionnels de la mort sont au-delà de ça), les photos et descriptions nous en apprennent long sur une profession dont on ne sait finalement pas grand chose.
MAJ de Puck : sur le même thème, voir aussi le billet consacré à Thanatorama, le webdocumentaire dont vous êtes le héros. Mort (visite).

Corinne Hermès : Si la vie est cadeau - 1983 - EurovisionSi la vie est un cadeau
Cadeau donné, cadeau repris, cadeau volé
Prends l'amour comme un cadeau
Cadeau donné, cadeau repris, cadeau volé
Le bonheur est trop court".
C'était déjà la prémonition de l'artiste français Ghyslain Bertholon, qui avec sa série de livres "Success, comment réussir", donnait des pistes précises pour que les tout-petits sachent rédiger leur C.V, réussissent leur entretien d'embauche, et autres épreuves obligatoires dans la réussite de leur carrière.Voilà, nous y sommes.
Lundi, c'est Nowel, et tout au long de ces quelques semaines, vous avez peut-être pu trouver le cadeau idéal pour Monsieur Geek.
Néanmoins, pour ce dernier volet, plutôt que de sélectionner à nouveau quelques autres cadeaux indispensables, il nous a paru plus sage de s'en remettre au fameux proverbe chinois qui dit : au lieu de donner du poisson à un homme, apprends-lui à pecher !
Voici donc toutes les sources qui ont servi à élaborer cette fabuleuse série consumériste, et elles ne manquent pas ! Comme si du statut de paria méprisé par le commun des mortels, Monsieur Geek était désormais devenu une niche commerciale à lui tout seul, à qui tous les fabricants veulent plaire à tout prix.
Quelques liens donc, qui vous permettront, toute l'année, de plonger à votre tour dans cette furie marketing où les petites créatures que nous sommes s'agitent vainement sous un panthéon constitué de Dark Vador, Gandalf, Mr Spock et Stephen Hawkins.
Les blogs info ou comment se tenir au courant des dernières âneries geek :
http://www.ohgizmo.com/
http://www.geekologie.com/
http://www.geekandhype.com/
http://www.strangenewproducts.com/
http://www.devtoys.com/
Les boutiques en ligne dédiées aux gadgets en tous genres :
http://www.iwantoneofthose.com/
http://www.thinkgeek.com/
http://www.suck.uk.com/
Les guides geek de Noël (parce qu'étrangement, on n'est pas les seuls à avoir eu cette idée) :
Nos confrères de Poptronics
Le très complet guide de Notcot
Et peut-être le plus bourrin d'entre eux, financé et entretenu par l'équipe de scifi.com :
http://dvice.com/
Sans compter, bien sûr, tous les liens que vous découvrirez en surfant sur ces quelques sites, et qu'il serait bien trop long d'énumérer.
Le Noël de Monsieur Geek, c'est donc fini. Merci pour tous vos encouragements, à très bientôt, et joyeux Noël Geek !
...revu et corrigé par la "troupe" de la série Scrubs.
Voir aussi : sélection de cadeaux de Noël pour branchés, fauchés, blindés

Les 48 dernières heures ont transformé Laure Manaudou, de championne française médiatique en icône du web. Et ça ne fait que commencer. Comme la vidéo du coup de boule de Zidane ou la vidéo de Ségo et les 35 heures, les photos volées de Laure Manaudou ont fait le tour de nos boites mail depuis lundi. Car le fait est : ces photos ont été vues par tout le monde, que nous l'ayons voulu ou non.
Mais ce n'est pas suffisant. Cette transformation subie d'une star en icône de l'Internet se déroule en deux étapes :
- 1. par la simple viralité propre à Internet, une image (ou une vidéo) est d'abord vue par tout le monde.
- 2. par la façon dont les internautes s'en emparent, elle est immanquablement détournée et parodiée (Cf le premier lien ci dessus).
Il suffit alors de voir comment les internautes ont rapidement réagi à ces clichés. Prenons Facebook, qui est le parangon de la communauté cyber aujourd'hui : quelques 20 groupes ont été créés, tandis qu'au moins un fake usurpe son identité.
4 types de groupes Laure Manaudou sur Facebook :
Les factuels :
J'ai vu les photos sexe de Laure Manaudou (86 membres rejoignez-les)
Non, je ne veux pas voir les photos nude de LM (10 membres - soutenez-les)
Les sages :
Pour le respect de la vie privée de Laure Manaudou (8 membres rejoignez-les)
LM, à 2 doigts du bonheur ! (4 membres - épaulez-les)
Les bourrins :
Pour que LM arrête de nous montrer son t... de balle (33 membres rejoignez-les)
Pour que Laure continue de nous montrer sa rondelle (8 membres rejoignez-les)
Les sportifs :
Les fans de Laure Manaudou (officiel ; 86 membres rejoignez-les)
Collectif anti Laure Manaudou parce qu elle nage vraiment trop vite (8 membres, plongez)
Les réactions des utilisateurs de FB vont du témoignage de soutien à la réaction purement morale ou affective, en passant par beaucoup de dérision : à noter, la plupart de ces groupes ont été classés dans la catégorie Just for fun. Dans quel groupe vous situez-vous ?
Last but not Least : deux profils Laure Manaudou (1, 2) existent aujourd'hui sur Facebook. Saurez-vous trouver lequel est un fake ?
Le grand problème du web, d'après ses ennemis les plus coriaces, c'est que dans la masse des données publiées, il devient bien difficile de les hiérarchiser. Tout le monde publie tout, le web 2.0 l'encourage en fournissant des outils simplissimes pour le faire, et la toile devient de fait une immense masse d'informations brutes au milieu de laquelle le pauvre surfeur se doit de faire son propre tri, moyennant une somme considérable de déchets.
Pas franchement nouveau, mais toujours aussi poétique, le PacketGarden de Julian Oliver, media-artiste néo-zélandais travaillant à Madrid, vous permet de changer toutes vos transmissions de données sur le web en jardin virtuel. Moyennant l'installation d'une petite application, toutes vos communications up et down sont enregistrées et la modélisation transforme chaque adresse IP en une plante qui pourra grandir en fonction du traffic qu'il lui est associé.


Croyez-en TF1 et les majors : YouTube, c'est mal !
Pourtant, après l'hypothétique action en justice qui signera la fin encore plus hypothétique des sites de partages de vidéo, où pourrons-nous trouver certaines performances ultra-limite, comme par exemple le Lisa Suck Dog Denial de GG Allin ?
Chez TF1 Vidéo ?


Et oui ! Vous vous pensiez débarrassés, mais que nenni ! Tel un démon enfoui attendant son heure, il n'est pas impossible que grâce à son amie la science, Monsieur Geek réapparaisse un jour et vous les brise à nouveau avec ses histoires de cartes graphiques.
Après avoir trusté l'économie de l'information, Google veut résolument se positionner dans l'économie du savoir. La firme avait déjà lancé Google Books : tempête dans le monde de l'édition et de la recherche universitaire. Cette semaine, le géant annonce en phase béta (sur invitation) le projet Knol, acronyme de knowledge. Qu'est-ce que Knol ? Il s'agit tout simplement d'une encyclopédie communautaire, intégrée à l'environnement Google, qui se positionnera de fait en concurrence frontale avec Wikipédia. L'information a été publiée jeudi sur le blog officiel de Google par Udi Manber, un des boss de la firme. Une capture écran de la page d'un article d'un Knol permet de se faire une idée de l'interface, côté utilisateur.
Knol en trois points :
- à la différence de Wikipédia, il y aura un unique contributeur par article, qui de fait sera signé.
- plusieurs knol sur un même sujet pourront coéxister, à charge à la communauté des votants d'établir leur autorité.
- et surtout, chacun des futurs googlepédistes pourra choisir d'afficher ou non de la publicité Google sur ses pages. Et de se faire payer, en touchant des subsides de ces publicités.
A ma connaissance, c'est la première fois que Google quitte le métier d'éditeur de services pour mettre en place une application dédiée à la production de contenus par les internautes. Blogger et Youtube avaient été rachetés par Google. Tout le web bruit de billets et d'articles sur le sujet. Sur les enjeux d'un tel positionnement, la synthèse qu'en propose le blog Affordance (Billet : Comment monétiser l'autorité ?) est encore ce qui se lit de mieux.
MAJ : Avis à tous les insomniaques libertariens (auteurs blogueurs) et libertaires (éditeurs de Wikipédia) : seriez-vous prêts à vous faire rémunérer pour écrire pour Google ?

Le Crif vient de publier (le 6 décembre) un document qui fait le point sur la diffusion des thèses racistes et négationnistes sur le web. Intitulé La haine raciste et antisémite tisse sa toile en toute quiétude sur le net, il propose un corpus de textes négationnistes diffusés en ligne. Certes, le comble serait qu'il soit diffusé sous PDF. L'extrait de l'article de présentation est éloquent :
+ d'info : Laurent Gaudet, qui a coordonné l'ouvrage, répondait à une interview sur le même sujet en septembre 2005, suite à son mémoire Le négationnisme sur internet de l'Université de Monptellier.Il faut en effet surfer sur le Net pour comprendre ce qu’il en est. On y trouve les brûlots du Ku Klux Klan, des manuels de la S.S., les Protocoles des Sages de Sion, des opuscules néonazis, toute la propagande falsificatrice des négationnistes, des milliers de livres racistes et antisémites, de longues diatribes et des appels au meurtre contre les Juifs et d’autres minorités.
Le 11 novembre dernier, M6 diffusait via son émission capital un reportage intitulé "la face cachée des sites de rencontre" (vidéo) dans lequel on apprenait qu'un site de rencontre "bien connu" avait recours via une société basée à Madagascar à un service d'animation. En clair des animatrices malgaches sont chargées d'envoyer des mails et de chater avec les membres du site de rencontre en question pour les inciter à s'abonner. M6 n'a pas indiqué le nom du site de rencontre mais a divulgué plusieurs informations permettant d'identifier ce site.
Aussi, dès la diffusion du reportage d'M6, nous avons enquêté pour retrouver le site de rencontre ayant recours à ce type de pratiques illégales. Nous avons pu identifier le site unerencontre.com ainsi que son sous-traitant malgache, Ingedata. Nous avons donc publié un article sur notre site DatingWatch.org indiquant que le site dénoncé par Capital était unerencontre.com en fournissant un ensemble d'indices permettant de mettre en cause leur culpabilité (...).
A partir de données chiffrées recueillies sur Wikipedia, Carmen Gonzales et Leslie Garcia ont conçu cette modélisation de la pollution de notre atmosphère.
Vous faites des sites web. Ou vous réalisez des films diffusés online. A moins que vous ne travailliez dans la communication interactive. Ou dans l'internet mobile. Pour faire court : vous êtes connecté, vous êtes pro, vous êtes très bon (ou vous pensez l'être).
Le site Wikimedia publie une floppée de stats sur les pages les plus consultées de Wikipedia. Il est possible de faire des classements par pays, par date, par type de média etc. Pour le Wiki english, ça donne ça :
1. Page d'accueil
2. Wiki
3. Harry Potter and the Deathly Hallows
4. Naruto
5. Guitar Hero III: Legends of Rock
6. Wikipedia
7. United States
8. Deaths in 2007
9. Heroes (TV series)
10. Transformers (film)
11. Halo 3
12. Harry Potter
13. Vanessa Anne Hudgens
14. Luciano Pavarotti
15. Hypertext Transfer Protocol
16. Bleach (manga)
17. List of sex positions
18. Sex
19. 50 Cent
20. World War II
Sans grande surprise, cet inventaire tend à se confondre avec les différents classements des termes les plus demandés dans les moteurs de recherche. Un classement à méditer en lisant Encyclopédisme et savoir : du papier au numérique, un très bon dossier ficelé par l'Institut de recherche pédagogique. Où l'on peut lire : "Le concept d'encyclopédie, pensé comme rassemblement et enchaînement des connaissances, s'est déplacé d'une oeuvre singulière au réseau Internet tout entier". En ce sens, Wikipedia ne serait plus une "simple" encyclopédie en réseau, mais plutôt un réseau d'encyclopédies unipersonnelles... Est-ce ce qui fait dire à Henri Meschonnic que "le monde qui est montré est le monde qui se regarde et qui se montre. C'est un nouveau Moyen Âge" ?
A lire sur Mille feuilles : Enfin un Wikipedia de droite (sic !!)
C'est presque le même dispositif que "Six mois", ou dans une moindre mesure de ADaM Project, les oeuvres photographiques de Timothée Rolin dont on vous a déjà largement parlé.Note : quatrième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.
Sous ce titre un peu provocateur je vais parler de l’interface graphique dans nos Operating System.
Dans une première partie je vais tenter de faire un très court résumé des différentes avancées et inventions dans le design de l'interface graphique, pour cela je vais vous parler de quatre personnalités essentielles dans ce domaine. J’imagine que ces personnes n'étaient pas seules en créant ces avancées techniques, conceptuelles et ergonomiques, mais les différentes sources que j'ai pu consulter (de Wikipedia, à différents sites web, en passant par de nombreux livres et interviews…) semblent s’accorder sur les paternités de ces inventions.
Une autre chose, quelqu'un à fait un commentaire sur mon billet précédent (sur la souris) expliquant que ce genre de considérations sur la souris était un truc de mec (donc de gros Geek ;-) peut-être ! Mais je pense sincèrement que la manière dont nous interagissons avec nos ordinateurs, influence notre manière de penser et donc de créer. Tout comme l'invention du livre avec ses pages séparées ont changé notre manière de lire et donc de penser, les interfaces avec nos ordinateurs sont donc signifiantes et influencent grandement notre manière de penser. Tout comme la souris est l’objet que vous touchez le plus dans votre vie, l’interface graphique de votre ordinateur est la chose que vous voyez le plus dans votre journée (et surement dans votre vie!). N’ayez pas peur je ne me lance pas dans un cours sur Marshall McLuhan (mouse is the message ;-) ou de philo !
L'idée n'est pas de refuser ces interfaces (ce qui serait aussi idiot que de refuser le livre, la photo ou le cinéma) mais bien d’avoir conscience de l’importance de l’utilisation de nos interfaces sur nos modes de pensées.

Graphic User Interface Hall of fame

photo du Xerox STAR à la fin des années soixante dix
Après Douglas Engelbart et l'invention (entre autres) de la souris, de nombreuses personnes ont commencé à réfléchir aux implications et possibilités qu'offrait cette souris, et comment ce nouveau système de pointage pourrait servir à une interface homme machine nouvelle, différente et surtout efficace.
Cette élaboration d'une interface homme machine basée sur l'interface graphique se développa principalement durant les années soixante dix au PARC (pour Palo Alto Research Center) de chez Xerox.
Tim Mott fut l’inventeur de la métaphore du bureau d’ordinateur chez Xerox dans les années soixante-dix, il fut aussi à l’origine de la société de jeux vidéos EA (Electronics Arts avec Trip Hawkin), puis par la suite il fonda encore une autre société du nom de Macromind (devenu Macromedia par la suite, Director, Flash…), bref, respect Monsieur Mott !
Travaillant au Parc de Ranx Xerox, Tim Mott, en tentant de simplifier pour l'utilisateur la navigation dans des données numériques toujours plus complexes, essaya d'utiliser la métaphore du bureau (Office et non pas Desktop au début, ce qui explique le fait d’avoir virtuellement une corbeille à papier sur notre bureau ; -). Considérer que son écran est un modèle réduit de bureau avec sa table, sa poubelle, sa photocopieuse, sa boîte à lettre… afin d'aider l'utilisateur non-informaticien à appréhender facilement ces nouveaux outils. Auparavant d’autres personnes eurent la même intuition (métaphore de pièce, de bureau, de bâtiment…), mais, à la différence de Tim Mott, ils essayèrent de simuler d'une manière réaliser ces nombreuses métaphores, utilisation de la 3D, respect de l'échelle des objets représentés entre eux… bref c'est en simplifiant et en testant énormément son nouveau concept que Tim Mott inventa et concrétisa la métaphore du bureau sur nos ordinateurs.
Larry Tesler travailla chez Xerox au PARC (comme visiblement tout le monde à cette époque;-), puis pour Apple (sur le projet Lisa et le pour le premier Macintosh), Amazon, et il travaille actuellement chez Yahoo! en tant que Vice President du User Experience and Design Group.
Il est un des précurseurs de l'interface homme machine moderne, il est l’inventeur du copier-coller et du double clic. On lui doit aussi le retour à la souris à un seul bouton (avant le Lisa en 1983, les prototypes du PARC avaient des souris à trois boutons). Il travailla aussi beaucoup sur la conception du système des icônes pour l'interface du Lisa.
--> une vidéo chez ZDnet
--> et le blog du monsieur
Bill Atkinson inventeur et développeur de l'interface du Lisa puis du Macintosh. Bill Atkinson, développeur de génie, travailla chez Apple entouré d’ancien du Parc de Xerox Tim Mott et Larry Tesler entre autres), il arriva à synchrétiser et synthétiser toutes ces inventions et arriva même à sublimer toutes ces avancées majeures dans l'interface du Lisa d’Apple (puis du Mac). De plus Il inventa la barre de menu, la sélection au lasso (pour Mac Paint), et développa toute la partie graphique du Lisa (QuickDraw).
Il est aussi l’auteur d’HyperCard et de MacPaint (un des premiers logiciels bitmap).
Actuellement, Bill Atkinson a arrêter l'informatique pour se consacrer à la photo. Après avoir connu pendant des années des outils pour des créateurs et des artistes, il a décidé lui aussi de passer la frontière et de se consacrer à un art, la Photo.
--> Son site web
Et je n’oublie pas Jef Raskin à l’origine du Macintosh (avec l’aide de Burrell Smith)
--> si l'historique des GUI vous intéresse : http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_the_graphical_user_interface
--> concernant l’histoire du PARC de Xerox : http://www.digibarn.com/collections/xerox-all.html
--> et aussi un livre essentiel et passionnant : http://www.designinginteractions.com/book
L’interface graphique contemporaine
Comme vous pouvez le remarquer presque tous les jours, nous continuons de travailler et d'utiliser ces inventions datant pour la plupart de plus de trente ans (voir quarante ans pour certaines). Si vous observez votre écran aujourd'hui, vous pouvez toujours voir une corbeille, des menus déroulants, une souris, un clavier (issu des machines à écrire) bref l’évolution de l'interface semble s'être arrêté il y trente ans. Une fois les grands principes mis en place, nous n'avons fait que perfectionner ces avancées. Mais très peu de nouvelles choses sont apparues (dans l'interface utilisateur, je précise ; -)
Nous sommes donc toujours sous le règne du WIMP, à quand le post WIMP ou le neo WIMP ?
Malgré l'exposition de l'informatique, des réseaux, de nouveaux usages, nouvelles pratiques, accroissement exponentiel de la puissance de nos machines… les systèmes d'interfaces sont restés les mêmes. Nous utilisons le même vocabulaire et la même grammaire qu'il a trente ans malgré l'évolution et les changements énormes qui se sont passés durant ces dernières années.
Les différents constructeurs (Microsoft et Apple principalement) ont très peu fait de changements dans cette interface. Ils sont restés sur des acquis, sans se fatiguer à repenser cette interface. Voir pire, avec par exemple le dernier OS d’Apple (Léopard) qui est un retour catastrophique en arrière en terme d'ergonomie. En effet, Apple qui était le champion, de l'interface utilisateur, qui fut la première société a osé proposer pour le grand public une nouvelle interface graphique moderne et intuitive (fenêtre, souris, desktop…) à depuis le fameux système OSX commencé à perdre petit à petit sa philosophie d’origine (penser à l'utilisateur avant tout). Les interfaces graphiques ont commencé à se surcharger graphiquement (et je ne parle même pas de la 3D), rajouter des fonctionnalités confuses… et surtout perdre en vélocité et en facilité d'utilisation. Si vous ouvrez par hasard un vieux Mac (oui ça arrive ; -) sur un système datant de 10 ans, la première surprise est la rapidité à laquelle s'ouvrent les fenêtres sur votre bureau. Même chose avec un « vieux » Palm, sa vélocité est exemplaire en comparaison du dernier Nokia, Sony Ericsson ou de mon HTC Touch (Windows mobile 6, écran tactile, Wifi…). Bien sûr, de nombreuses fonctionnalités et possibilités nous sont dorénavant offertes mais au détriment d'une simplicité et surtout de la vélocité de l'interface. C'est assez exaspérant d'attendre plus d'une seconde, à chaque fois que vous demandez quelque chose à votre téléphone portable. Cela casse votre dynamique de travail, c'est comme si à chaque fois que vous deviez écrire une idée sur papier, votre crayon disait entre chaque mot : « attends, attends ! je cherche un peu d'encre et je suis à toi dans une ou deux secondes », vous perdez le fil vos idées et ça vous énerve (je caricature volontairement, mais l'idée est là). Les interfaces, malgré leurs prétendues modernités, nous ralentissent et nous ne simplifient pas la vie en fin de compte (pensez aux nombres d'heures que vous avez pu passer devant une jauge de chargement, ou une petite roue qui tourne, ou un problème de synchronisation entre votre téléphone et votre ordinateur ;-)
Je ne comprends pas trop ce retournement de situation dans l'interface graphique du Mac. Apple garde toujours une très grande sobriété et une intelligence certaine dans le design objet de ses produits (toujours avec l’Ipod, l’Itouch…) mais se fourvoie totalement dans son design graphique et d’interface.
Il semble qu'il y ait deux philosophies antagonistes en interne chez Apple : une direction très minimaliste et fonctionnelle concernant les objets (Ipod, les Power Book, les claviers…) et une voie décorative et faussement grand public concernant le design graphique des interfaces. C’est la première fois qu’Apple perd complètement sa cohérence entre le design objet et son design virtuel, sûrement le reflet d’une bataille en interne de personne (mais je ne suis pas dans les secrets d’Apple ;-).
Sûrement une partie de l’équipe marketing disant que pour plaire au grand public il faut faire une interface de plus en plus spectaculaire, en 3D, réaliste au maximum, animée dans tous les sens, du son en surround, de la fumée quand une application se lance… et de l’autre côté (peut être aussi du marketing, qui sait !) essayant de persuader Steve Jobs, qu'une bonne interface est une interface qui disparaît tellement elle est évidente pour l'utilisateur (avec pour bon exemple la mollette de l’Ipod). Malheureusement notre ami Steve Jobs semble tomber dans le côté obscur de l’interface, et nous allons en payer les pots cassés de cette guerre interne.
Je ne parle même pas de Microsoft et de son Vista, mais je crois que les critiques peuvent être les mêmes (mais je ne travaille pas assez sur Vista pour en parler sérieusement). Dans le même panier (si j'ose dire) se trouve aussi Adobe, avec ses palettes à n'en plus finir et ralentissant définitivement ses applications. je n'ai pas fait le calcul, mais je suis sûr que la gestion de l'interface graphique doit occuper plus de la moitié du temps du processeur (j'exagère une fois de plus ;-), sans parler de la gestion catastrophique en terme d'ergonomie des palettes sur Adobe Flash par exemple (avec ses aimantations exaspérantes sur un « petit » écran). Encore Adobe, si vous regardez l'interface de Adobe After Effect, elle n'a pas bougé depuis Cosa After Effect (le nom d'origine d’after Effect datant de plus de dix ans). Les designers d'interface de ces sociétés se reposent sur le fait que la surface de nos écrans est de plus en plus grande et que nos machines sont de plus en plus rapides. Mais comme tout le monde pense la même chose (chez les fabriquant comme Apple et comme chez les designers d'Applications genre Adobe) nos systèmes sont « plombés » et ralentis sous le poids de nouvelles possibilités pas toujours très pertinentes. Attention, je ne dis pas qu'il faille tout arrêter, bien au contraire, mais repenser à la base le vocabulaire interactif de nos applications. Augmenter à chaque fois par deux le nombre de palettes disponibles dans la nouvelle version d'un logiciel, n'est pas envisageable à long terme. Il va falloir sérieusement à repenser toutes ces interfaces, mais cela prend du temps et donc de l'argent. Surtout que dépenser de l’argent pour un truc qui ne se voit pas, n'est pas trop dans l’air du temps (merci Apple ;-)

Un autre problème est celui des dépots de brevets, qui dans ce domaine empêchent certainement le développement de nouvelles interfaces utilisateur. Prenez l'exemple d'Apple ayant déposé l'usage d'une mollette pour se déplacer dans le contenu hiérarchisé d'un disque dur (Ipod). Et aussi Microsoft ayant réussi à déposer Le clic (de souris) sur un PDA (brevet U.S. n° 6727830) le 27 avril 2004, bref une fois de plus on voit l'absurdité des dépôts de brevet de ce genre par les grandes sociétés. Qui nous rappelle un autre brevet sur une couleur .
Je vous préviens demain je dépose le rouge, le vert et le bleu, donc il faudra me payer une redevance à chaque couleur utilisée sur votre écran ;-)
Nous allons donc aller vers un monde ou l'interface sera liée à une marque et non plus à un usage. Avec une machine signée Apple, pour accéder à un fichier on fait tourner une mollette, avec un Nokia on utilisera les SoftsKey, sur Microsoft on doit cliquer rapidement (car IBM à sûrement déposé le clic long ;-) Bref, ce serait comme déposer la roue ou la poignée de porte. De plus ces dépôts de brevets servent surtout à bloquer les idées des sociétés concurrentes en non pas à améliorer la qualité des nouveaux produits de ces mêmes sociétés. Un autre problème, c'est le prix du dépôt d'un brevet, pour un particulier cela revient très cher rapidement, c'est même pratiquement impossible de déposer une idée d'interface au niveau mondial (on pourrait parler longuement de ce problème mais dans un autre article).
Mais heureusement, depuis quelque temps nous voyons de nouvelles pistes apparaître pour le grand public avec les exemples de la Wii, de l’iPhone et de Guitar Hero pour le grand public, mais aussi de film comme Minority Report.
De nouvelles interfaces ?
Personnellement, je pense que nous allons continuer pendant de nombreuses années à utiliser une souris (ou un système similaire de pointage sur écran) et un clavier (la première machine à écrire avec un clavier commercialisée date de 1873) mais avec une interface graphique de plus en plus dépouillée (je rêve peut-être !) et adaptée au contexte (on ne nous propose pas toutes les possibilités tout le temps, mais au contraire, le système s'adapte à notre manière de travailler en nous proposant les bonnes fonctionnalités au bon moment). L’importance du geste (exemple de la Wii et aussi des derniers jeux vidéos comme Skate, qui même en gardant une interface avec un joystick classique, impliquent de plus en plus le mouvement analogique de vos doigts) et de la physique va s'accroître. En effet, nous (les êtres humains) sommes très sensibles aux mouvements et à la gravité. Travailler avec le mouvement et la physique permet de faire passer beaucoup d'informations d'une manière très intuitives. Par exemple, nous pourrions imaginer qu'en déplaçant un dossier, et suivant son mouvement nous pourrions en déduire son poids (informatique, son nombre de documents le composant…), le tout dans une interface simple et intuitive (et rapide…).
À propos de ce genre d'expérimentation, un site assez essentiel : http://www.dgp.toronto.edu/index.htm
et une démo très convaincante (même si elle me semble encore très basée sur une reproduction du réel) avec l'utilisation de la physique (de Anand Agarawala and Ravin Balakrishnan) : http://bumptop.com/
Quelques vidéos de démos de la même équipe :
• un autre, le projet TileUI : une interface complémentaire en flash de l'écran tactile
• différentes interfaces un peu différentes (beaucoup en 3D) :
3D space VFS pour Mac
3DOSX
• sur PC vous avez Desk Space
• sous linux :
-- > http://www.beryl-project.org/
-- > http://www.mandriva.com/fr/projects/metisse
Vous pouvez imaginer que de nombreuses personnes travaillent actuellement dans ce domaine. Un bon exemple est celui des interfaces de PDA et des téléphones portables. L’Iphone, malgré ses nombreuses imperfections, va faire beaucoup bouger les choses (encore merci Apple ; -). Les téléphones vont avoir de plus en plus de fonctionnalités tout en gardant un écran relativement petit. C'est donc un bon terrain d'expérimentations et de recherches pouvant se retrouver sur des interfaces moins spécifiques. Personnellement, j'ai pu avoir la chance de travailler sur différents projets concernant les futures interfaces des téléphones No..a (un constructeur Finlandais !), mais vous pouvez bien imaginer que je ne peux rien montrer pour le moment (je ne veux pas trop avoir ma tête mise à prix par des chasseurs de primes finlandais ; -)
De nombreux projets dans ces grandes entreprises sont en cours, mais qui osera, comme Apple a pu le faire en 1983, sortir un système d'interface avec un nouveau paradigme d'interface ?
À mon avis l'industrie du jeu vidéo pourrait nous réserver bien des surprises, mais il va falloir attendre noël 2009 ou 2010 (pour découvrir les nouvelles consoles de jeux de Nintendo…). Même sans attendre si longtemps, certains jeux comme Guitare Hero ou autres jeux de ce genre nous proposent des interfaces étonnantes (même si dans le cas de Guitar hero nous sommes encore dans une tentative de copie de la réalité physique). Et pour finir, Un autre exemple d’interface franchement inquiétante, comme la FPS vest, permettant de ressentir la douleur dans un jeu!
La douleur, l’avenir de l’interaction homme-machine ?
remarque : Attention, en ce moment beaucoup de gens s'énervent sur le fait que les futurs OS seront online (comme dans les années soixante-dix avec les terminaux dans les entreprises), mais cela ne changera en rien la problématique des interfaces homme machines.
A tous ceux qui se pensent vrais fans de Star Wars, Jedi-Geeks au dernier degré, inclinez-vous et saluez votre maitre :
On vous avait déjà parlé du Flipbook conçu par La Fabrica et diffusé sur BenettonPlay. Un nouveau webtoy vient de faire son apparition dans le bac à sable du monsieur qui "nous en fait voir de toutes les couleurs" : Videogrid permet de créer des mosaïques en 9 vidéos directement importées à partir de votre webcam. Le principe est ultra simple mais peut s'avérer rapidement addicitif : fragmentation du moi ou recherche en stéréoscopie, les possibilités sont trois fois infinies.
Pour l'instant, Monsieur Geek est locataire dans un petit studio, ou alors il habite tout simplement chez ses parents. Mais dans quelques années, tel l'oisillon découvrant que ses petites ailes le portent sur le vent, il finira par avoir sa maison à lui tout seul. Pour partir sur de bonnes bases, commencez donc par cette éco-maison en kit qui lui fera découvrir les délices des énergies alternatives, de l'éco-isolation et des sanitaires secs... tout en s'amusant ! Après de nombreuses heures à monter sa Power House et à réfléchir à des moyens de réduire au maximum ses émissions de CO2 et sa consommation d'électricité, nul doute que Monsieur Geek deviendra un guerrier de l'habitat écolo et remplacera sa quête obsessionnelle de la pâte thermique ultime par celle du meilleur double-vitrage. Si néanmoins il finit par vous annoncer qu'il a décidé de quitter la ville pour aller s'installer dans une yourte, arrêtez tout, c'est que vous êtes allés trop loin. Renvoyez-le donc sur les commentaires du fil "Anti-4x4 une épopée pédaleuse" où il rencontrera plein d'amis qui l'aideront à polluer un max tout en restant souriant et décomplexé.
Comme tous les animaux, Monsieur Geek respire. Non pas que ça lui plaise, mais bon, il est obligé s'il veut continuer à jouer à WoW.
Souvenez-vous, il y a quelques semaines, nous parlions de la passion de Monsieur Geek pour les Zarb-nimaux, ces petites créatures bizarres et peu ragoutantes dont il adore s'entourer. Profitez donc de cette lubie pour investir dans un lombricomposteur ! A un prix raisonnable, vous fournirez ainsi à votre ami un moyen écologique de recycler chez lui ses propres déchets de cuisine pour en faire un excellent engrais naturel pour vos plantes à vous. S'il n'est pas plus emballé que ça devant la perspective d'élever chez lui une colonie de vers de terre (ce qui serait bien étonnant), abattez votre dernière carte en lui rappelant que sur une planète lointaine, une autre race de vers s'est mise à produire une substance qui rend les yeux bleus et permet le voyage interstellaire. Ensuite, mettez-vous à genoux et appelez-le Muad-dib, et théoriquement, il ne pourra que craquer.
Pour finir, un cadeau tout mignon qui vous sera autant utile qu'à Monsieur Geek : les chaussures serties de graines pour les pitits noiseaux. Un conseil, ne dites pas à votre ami l'utilité de ce bel objet et attendez patiemment qu'il décide d'aller relire le "Guide du langage C" sur son balcon.
Puisque c'est visiblement la journée de la bulle, profitons-en pour faire un petit clin d'oeil nostalgique au jeu vidéo culte de Taito : Bubble Bobble.
En créant, en 1986, les deux ptits dinosaures cracheurs de bulles, ses créateurs n'imaginaient probablement pas qu'ils avaient conçu une si pertinente allégorie économique à l'indéniable charge prophétique.
Et nous, en nous démenant comme des bougres, chacun sur une partie du clavier, imaginions-nous que étions en train d'incarner les deux derniers résistants du web libre, lachant frénétiquement contre les méchants marchands des bulles financières dans lesquels ils finissaient par exploser pour nous donner de l'énergie ?
Maintenant que nous avons compris à quel point Bubble Bobble est un jeu de combat anti-capitaliste, le plaisir hypnotique n'en est que plus fort et la rage de vaincre décuplée.
Pour vous en convaincre, allez faire un tour sur les versions disponibles en ligne. Aux premières notes de musique, vous allez voir, le charme opère à nouveau.
Et si comme tout bon guerrier idéologique, vous avez abandonné les jeux vidéos en 1990, déçu comme tout le monde à la sortie de Bubble Bobble sur Gameboy, vous pouvez encore vous rabattre sur les Lego, et essayer de reproduire les chouettes dinos qui servent d'illustration à cette notule. Ils sont l'oeuvre des frères Arvo, docteurs ès Lego fondateurs du site Brickshelf.
Le combat continue !
"Dans un pays lointain, un homme meurt. Son épouse éplorée parcourt les continents pour y trouver une raison de continuer à vivre. Chaque soir, un étranger lui raconte une histoire pour apaiser sa peine."Et si c'était avant tout une affaire de génération(s) ? Aujourd'hui, c'est la sortie du très attendu I'm Not There de Todd Haynes, sur mais sans Dylan. Au générique, il a été remplacé non par un clone, mais par une formidable brochette de 6 comédiens. L'occasion était trop belle pour ne pas vous l'annoncer avec ce Dylan Messaging.
Attention, teaser :
Créer votre propre remix. Lire la chronique de I'm not there... signée Laurent Reymond.
Les photographies du collectif Unit Seven ne sont pas ce qu'on fait de plus innovant en la matière... Ce serait même assez ennuyeux s'il n'y avait, au beau milieu de clichés un peu convenus de couchers de soleil sur la plage, ce délirant projet de New Brainland.Note : troisième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.
Je me suis retourné les doigts de ma main droite hier soir en tombant de trottinette, je sais, c'est une chute ridicule, surtout à mon âge ; -), mais je me suis aperçu d'une chose après cet accident : la chose que je touchais le plus dans ma vie était une souris, et oui !
Avoir mal aux doigts et à la main vous fait prendre conscience de cette triste réalité ; -), chaque clic est un effort et chaque mouvement de souris est douloureux. Je me propose donc de parler aujourd'hui de cette fameuse souris.

Quelques photos de la première souris et aussi le SKETCHPAD (1963) le premier système de dessin interactif sur ordinateur avec une interface utilisant un stylo optique.
L'invention de la souris
Dès le début des années cinquante, l’interface d’entrée homme machine inventée fut le stylo optique. L’opérateur désignait une zone, un texte avec un stylo optique pointé sur un écran lui-même relié à l’ordinateur. Toucher l’écran, est sans aucun doute le moyen le plus logique d'interaction avec un écran. Si vous observez un enfant, la première fois qu'il regarde un écran d'ordinateur, il va essayer sans aucun doute d'attraper et de toucher les objets représentés à l’écran.
Malheureusement, travailler devant un écran vertical avec un stylo optique est à la longue assez fatiguant et désagréable, aussi bien pour vos yeux que votre bras.
Voilà pourquoi, Douglas Engelbart, qui n'était pas satisfait de ce genre d'interface, continua de chercher une interface plus simple et efficace. Il faut aussi savoir que Douglas Engelbart, dès 1950, eut l’idée de coupler un écran vidéo à un ordinateur (on dialoguait auparavant avec un ordinateur par l'intermédiaire de cartes perforées).
Comment trouver une réponse simple à des choses de plus en plus complexes dans le domaine de l'informatique ? Les données et les tâches devenant de plus en nombreuses à gérer, Douglas Engelbart s'est posé cette question de savoir comment simplifier et donc améliorer l'interface homme machine dès les années cinquante.
Il travaillait au sein de l’Augmentation Research Center (ARC du Stanford Research Institute). Et c’est au sein de cet institut que Douglas Engelbart eut l’idée d’une « souris » dès 1963 (qui se nommait système de pointage interactif), mais il n’en fit une démonstration publique qu’en 1968. La mise au point technique de la souris se fit avec Bill English.
Personne ne sait qui eut l’idée de nommer cet objet souris, mais quelqu’un dans le laboratoire dit que cette chose ressemblait à une souris avec un œil (la première souris n'avait qu’un bouton à l’époque), et le nom resta.
L’idée, géniale, fut de créer une interface de pointage non absolu. A contrario du stylo optique ou d'une tablette tactile qui utilise un système de pointage absolu (chaque position sur la tablette correspond à une seule position sur l’écran), la souris est totalement indépendante de la taille de l’écran et de sa forme, car elle fournit à l'ordinateur une position relative. Avec de très brefs mouvements, ce système permet de se déplacer rapidement et dans l’environnement graphique sur un écran (à l'époque cela servait à pointer et sélectionner du texte).
Cette invention permit de développer de nouvelles idées d'interfaces et d'interaction, dont l'invention du double-clic (et oui !) et le fameux Desktop au PARC de Ranx Xerox, mais ce fut Apple Computer qui sortit le premier une souris sur un ordinateur « grand public » avec le Lisa en 1983 puis avec son Macintosh en 1984.
Depuis cette interface est devenue l’interface standard de toutes les machines informatiques (ou presque) dans le monde.
On pourrait presque comparer (toutes proportions gardées) l'invention de la souris à l'invention de la roue. En effet, c'est grâce à cette idée en apparence très simple et évidente que d'énormes progrès et avancées ont pu avoir lieu après son invention. Que serait devenu notre monde sans cette invention de Doug Engelbart ? je ne pense pas que le développement du numérique aurait pris autant d'importance dans notre vie si nous étions restés à une interface clavier (en tout cas sous cette forme auprès du grand public).
Qui aurait pu croire une aussi grande diversité de formes et d'usages autour de cette invention datant de plus de quarante ans ? Comme nous le prouvent ces différentes images trouvées sur le net (merci Google images ; -)
Quelques liens :
La démonstration filmée de Douglas Engelbart, du prototype de la souris en 1968 est visible en ligne à cette adresse :
-- > http://sloan.stanford.edu/MouseSite/1968Demo.html
-- > un article concernant la création de la souris.
-- > un autre plus historique
--> un article très intéressant sur la souris de Nicolas Taffin
la suite plus bas….

Pourquoi la souris est restée l'interface standard sur nos machines actuelles ?
Elle est toujours la plus efficace, pour preuve, regardez les joueurs vidéos de haut niveau. Ils utilisent tous un clavier est une souris. Il n'y a pas meilleur système de pointage que la souris. Demandez à un joueur ce qu'il pense d'un FPS sur console avec un Joystick ; -)
Son succès est sûrement dû, entre autre à sa petite taille, son coût de fabrication relativement bas et surtout le fait de l'économie de moyen (physique) que nous avons à l'utiliser par rapport à d'autres interfaces, comme le stylo optique ou la tablette tactile. Imaginez, si nous avions tous un bureau virtuel à la Minority Report. C'est parfait pour perdre du poids (le secret de Tom Cruise ; -) mais à la longue cela serait très fatiguant (et gênant pour vos voisins !). Il existe le même phénomène avec les stylos optiques que l’on pointait directement sur l’écran (des premières expérimentations au TO7 de Thomson dans les années quatre-vingt). Il existe une loi, la loi de Fitts, permettant de calculer le temps qu'un humain met à pointer un élément. Cette loi permet de mesurer l'efficacité d'un système de pointage, et la souris est largement gagnante dans ce genre d'expérimentation.
Nous allons toujours vers la loi du moindre effort, et donc cette souris, dans la dure loi de l’évolution des interfaces homme machine est toujours à la pointe (sans jeux de mots ; -).
Par contre je trouve que les constructeurs, malgré certaines évolutions, comme la souris sans fil ou la souris optique, n'ont pas beaucoup amélioré le concept de base (je n’ose parler d’Apple qui a persisté à garder pendant des années une souris à un seul bouton !).
Je me propose donc d'imaginer quelques idées d'utilisation très simple de cette souris.
D’autres personnes ont sûrement dû avoir ces idées, mais je n’ai jamais pu voir d'usage concret de ce genre avec une souris.
Six propositions pour une nouvelle utilisation de la souris
1 utilisation classique d'une souris, déplacement sur un axe en X et Y
2 pourquoi ne pas utiliser la rotation de cette souris en plus du déplacement en X et Y ? Nous avons en effet actuellement souvent des souris avec de multiples capteurs permettant de reconnaître un axe de rotation. Nous pourrions imaginer d'ouvrir une fenêtre par un rapide mouvement de souris vers la gauche et la refermer par une rotation inverse.
3 une autre idée, utiliser un nouvel axe basé sur la hauteur de la souris. Soulever très légèrement cette souris vous permettrez par exemple de revenir au premier niveau de votre disque dur (ou juste de remonter dans la hiérarchie).
4 + 5 Cette fois-ci, l'idée serait de lever vers l'avant la souris ou vers l’arrière afin de se déplacer dans un texte très long (à la place de la mollette). Dans un jeu, ce serait pouvoir accélérer ou ralentir…
6 et pour finir, lever la souris uniquement d'un seul côté. par exemple on lève la souris vers la droite pour faire un « suite » dans un site web, et vers la gauche pour un « back ».

Voilà. Si quelqu’un me fabrique cette souris et son interface avec une machine, je suis preneur ;-)
Je suis sûr que l'on pourrait continuer d'utiliser cette merveilleuse interface, qu'est la souris, dans le futur mais d'une manière un peu plus poussée, permettant d'inclure encore plus le geste dans notre navigation, mais sans sombrer dans le film Minority Report (que j'aime bien quand même ;-).
à propos d’interface à la Minority Report, un lien essentiel : http://cs.nyu.edu/~jhan/ftirtouch/
Scoop ! Le design, c'est la vie même. Et le futur du web 2.0 est à la privatisation des accès, selon John Maeda. Ce graphiste et designer star (il a travaillé pour le New York Times, il est membre du Media Lab du MIT), était de passage mardi dernier à Paris, lors d'une intervention à Beaubourg qui a viré au show ludique et multimédia. On en a profité pour l'interroger sur la mobilité, le design et le réseau en général, en duo avec l'ami Etienne Mineur qui, pour avoir travaillé avec lui, a accepté de tenir le micro et la caméra. Entretien vidéo (sous titré en .fr) :Verbatim : La première génération (le Web 1.0) a créé la liberté, mais la seconde (le Web 2.0), dans un soucis de protection, a empêché la créativité. (?)
Cet objet aurait bien pu figurer dans la liste d'achats de Noël de Monsieur Geek... s'il avait existé.
Malheureusement, ce périphérique USB qui télécharge du vin en direct des meilleures caves n'est qu'une création du site 1jour1vin qui réussit là un bon coup marketing, même si c'est pas vraiment sympa de jouer avec nos nerfs comme ça...

Certains d'entre vous se sont peut-être déjà amusés, petits, à cramer au briquet des soldats en plastique ou des petites voitures pour les faire ressembler à des victimes de crash (comment ça, je suis le seul ?).
Les gens de Chinny Chin Chin ont tout simplement rationnalisé cette idée pour en faire une très belle série de jouets explosés à la suite de conflits urbains.
Les enfants sont cruels, non ?
Dans la serie copyright (Libérez le magenta) Snowball nous écrit : "Associated Press rapporte que des mois de négociations infructueuses ont conduit Johnson & Johnson à assigner La Croix Rouge américaine en contrefaçon de marque auprès du District Court de New York. Après plus d'un siècle de coexistence paisible et même de coopération, le casus belli est né de la volonté de l'American Red Cross de se lancer dans une politique de licence de marque".

Souvent, quand on veut faire plaisir à un ami, on s'adresse à ceux qui le connaissent le mieux, pour qu'ils nous donnent des pistes. Dans le cas de Monsieur Geek (derrière lequel se cachent à peu près tous les geeks de la Terre), adressez-vous directement à Tony Alleyne, qui a poussé sa geek-attitude au point de reconstruire chez lui l'intérieur du USS Enterprise de Star Trek. Il vous donnera le nom des fournisseurs, les devis, les matériaux à utiliser, bref, tout ce qu'il vous faudra pour amener chez Monsieur Geek, si ce n'est le vaisseau spatial entier, au moins une pièce ou un élément de décor du film dont personne d'autre qu'un geek ne pourra comprendre pourquoi il est culte.
On vous épargnera la poubelle R2-D2 qu'il a probablement déjà en stock, pour passer directement à l'accessoire indispensable de Monsieur Geek : sa chaise.
Et finissons cette petite sélection de mobilier avec quelques astuces de construction qui permettront à Monsieur Geek de pouvoir se livrer à toutes ses activités quotidiennes sans avoir à quitter son lit, ce qui, avouons-le, n'est pas donné à tout le monde."Pour Noel 2005, grâce à la DADVSI, des DVD aux bonus salés
Dans la nuit du 22 au 23 décembre, certains de nos chers députés devront se prononcer sur un texte de loi nommé DADVSI (pour "Droits d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information").
Pourquoi en discuter en pleine nuit dans un hemicycle logiquement clairsemé ?
Peut être que voter, de jour, un loi remettant en cause notre système de droit d'auteur pourrait empecher la réalisation des plus beaux reves de l'industrie de la culture de masse : mettre le droit de leur coté.
En effet cette loi légalise n'importe quel système anti-copie que pourrait proposer les "majors". Le simple fait de chercher à contourner directement ou indirectement de tels systèmes serait passible de 3 ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amendes.
Des activités légales comme la copie privée ou la lecture d'un CD sur votre vieux PC deviendraient hors-la-loi.
Bref sans mobilisation, fini CD et DVD pour le 24 décembre, il faudra revenir aux bonnes oranges juteuses du temps de votre grand mère. Et ce, à partir de noel 2005 !!"
Une affaire à suivre sur le site EUCD.info. (merci Tangui !)
Voir la sélection de cadeaux de Noël de Fluctuat
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