Archives > Novembre 2007La (petite) histoire de Space Invaders (part II)Note : deuxième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici. 1978 fut l'année de ça plane pour moi de Plastic Bertrand, YMCA des Village People, la séparation des Sex Pistols, mais aussi et surtout du jeu Space Invaders.
La suite plus bas...
Les adaptations dans différents domaines il existe un nombre incalculable de versions de Space Invaders, chaque nouvelle console depuis plus de trente ans a eut droit à sa version plus ou moins réussie, mais ma préférée reste sans nul doute : Communist Mutant From Space. Dans cette version vous devez défendre la terre de l'attaque de mutants communistes vivant dans l'espace. Cette armée communiste est contrôlée par un Alien devenu fou après avoir bu de la vodka irradiée et voulant donc attaquer le monde libre (donc les USA!). Cette adaptation assez libre ; -) fut développée par Arcadia. bien sûr des milliers de gadgets comme ce réveil très très Geek, même un pèse-personne, et pour finir en beauté et en musique le morceau Space Invaders Are Smoking Grass du groupe electro I-F (pour Interr-Ference) --> la dernière image vient du site Mekanism
Libérez le magentaPosté par Troudair le 30.11.07 à 07:59 | tags : couleurs, design, hacktivisme, mauvais goût, open source
Toujours plus fort dans la marchandisation de tout et de n'importe quoi, la firme Deutsche Telekom vient de "déposer" le code couleur du logo de T-mobile, sa filiale dédiée à la téléphonie mobile. Et comme toute marque déposée, son propriétaire en interdit l'utilisation sur le territoire néerlandais sans autorisation.En clair, si ce hold-up était confirmé, la couleur magenta (#FF0090 / R:255 V:0 B:144) devrait tout bonnement être rayée des palettes des graphistes néerlandais, chose d'autant plus aberrante qu'il s'agit d'une couleur primaire, et qu'aucune indication de conception n'en précise la restriction. Protéger une couleur n'est en effet pas nouveau, depuis que Yves Klein, en 1960, a déposé son International Klein Blue à l'INPI. La différence, c'est que le fameux bleu de Klein n'était pas seulement décrit comme une couleur, mais aussi comme une méthode d'obtention de cette couleur, incluant la pâte fixative des pigments purs. Rien n'interdisait de fait d'utiliser le code couleur R:0 V:47 B:167, puisque cette couleur n'était considérée que comme un composant de la formule du célèbre bleu. Dans le cas de T-online, l'absurdité de la propriété intellectuelle atteint donc son paroxysme, et même si l'Union Européenne conteste ce copyright, les avocats de Deutsche Telekom n'en démordent pas. Aux Pays-Bas, afin de faire connaître cette situation surréaliste et lutter contre sa débilité profonde, le site Freemagenta s'est ouvert, et rassemble le travail de graphistes ou d'amateurs consternés par l'affaire. Au delà de la lutte juridique qui s'engage, et qui, tout de même, devrait aboutir à une victoire du Magenta, cette affaire est malgré tout symptomatique de l'attitude parfaitement décomplexée de bon nombre de firmes, piétinant ouvertement la liberté d'expression afin de protéger leur modèle marketing. Le Magenta restera libre, ok, mais le plus effrayant, c'est probablement que des individus aient pu s'imaginer que ça pouvait ne plus être le cas. 10 points concernant l’évolution du design interactif (part I)Carte blanche : Durant 15 jours, Etienne Mineur blogue sur Aeiou une petite histoire du design d'interactivité. Retrouvez toutes les étapes de sa série ici.
Introduction Je me propose, durant ces deux prochaines semaines, de mettre en avant 10 points me semblant essentiels liés au design d’interactivité. Ce choix est totalement subjectif et n’engage que moi. Il s’agit du point de vue d’un graphiste travaillant dans ce domaine depuis presque quinze ans, et je vais donc vous éviter, dans cette série d’articles, des points trop techniques ou trop liés au marketing à mon goût. Cette histoire encore très récente est assez difficile à cerner dans sa globalité et nous manquons sans aucun doute de recul, mais c’est en cela que c’est intéressant. Je finirai cette série par une suite de propositions concernant notre futur proche dans le domaine du design. C’est un exercice très périlleux (surtout quand je relirai mes prédictions dans cinq ou six ans ;-) mais plutôt enthousiasmant. Pour commencer d’une manière très studieuse cette série d’articles sur l’histoire du design interactif, je vais en guise d’introduction parler de deux évolutions me semblant très significatives. Il s’agit de l'évolution du nombre de machines connectées à internet depuis 1970 et l’évolution de la puissance des ordinateurs (des processeurs) depuis ces quarante dernières années. Pourquoi avons-nous une interface utilisateur ? pourquoi avons-nous nos machines interconnectées ? pourquoi pouvons-nous envoyer des e-mails, pourquoi pouvons-nous regarder des vidéos sur notre téléphone portable ? pourquoi Wikipedia existe ?.. parce que c’est possible techniquement. Cette réponse peut sembler simpliste, mais toutes ces inventions et ces changements récents liés à la technologie ont été rendus possible à la base grâce à l’évolution foudroyante des technologies informatiques ces dernières années et à l’augmentation exponentielle de la puissance de calcul des ordinateurs. Dans un deuxième temps, il a fallu bien sûr des gens avec des idées d’applications, mais nous en parlerons plus tard.
Evolution du nombre de machines connectées à Internet
ps : attention, la vitesse de votre machine dépends de nombreux facteurs, comme le nombre de transitors sur le microprocesseur, mais aussi sa fréquence d’horloge, son architecture, son systtème d’exploitation... il est donc très difficile d’avoir des chiffres objectifs concernant cette fameuse vitesse.
Top 12 des vidéos online les plus influentes de tous les tempsPosté par Life on Mars le 29.11.07 à 18:09 | tags : vidéo
De la fameuse webcam de Jennifer Ringley au coup de boule de Zidane, les Webby Awards fêtent 10 ans de vidéos online en 12 clips emblématiques. Vu et revu certes, mais ne boudons pas notre plaisir (et notre déplaisir... Car, il faut bien l'avouer, la plupart de ces vidéos sont a posteriori encore plus creuses et plus laides qu'elles ne l'apparaissaient au moment de leur sortie). Note : Flu est partenaire des Webby Awards. L'appel à candidatures est en cours. On vous en reparlera très vite. Y a-t-il une vie après Pointblog ? 3 questions à Gilles KleinTrois questions... à Gilles Klein, qui vient de fermer définitivement Pointblog.com (créé en 2003 par Cyril Fiévet et Emily Turrettini), magazine pionnier sur et autour du blogging, pour continuer à bloguer sur LeMondedublog.com. Pourquoi, comment ? 2. Dommage quand même que les billets ne soient plus disponibles. N'y avait-il pas de solutions autres que la migration de tes archives sur une nouvelle url ? C'était une nouvelle url ou rien... J'ai les droits d'auteur sur mes billets, soit les 3/4 de ce qui a été publié. Je ne pourrais reproduire les billets des autres auteurs qu'avec leur accord formel. J'aurais préféré que tous les billets y soient bien sûr. 3. " Pointblog.com n'est plus. Vive le mondedublog.com. " Pourquoi un nouveau blog sur le monde du blog ? Pourquoi ? Par passion, par plaisir. Comme n'importe quel blogueur assidu, comme n'importe quel journaliste qui aime son métier. Une passion qui m'habitait sur les BBS, avant Internet, et qui me réveille tous les jours depuis 1994. Avant c'était le magazine du blogging, maintenant c'est le quotidien du blog, des réseaux sociaux et du Web 2.0, cela officialise l'ouverture que j'avais pratiqué compte tenu de l'évolution rapide que nous constatons. Des nouveautés ? Disons que je me sens plus léger, plus d'épée de Damoclès sur la tête, mais que pour l'instant, j'essaie de corriger les bugs du nouveau site, les défauts de présentation, en écoutant les conseils ou les demandes de lecteurs et d'amis, avec de l'aide technique venue de France, de Belgique, du Luxembourg et d'ailleurs. Aide sans laquelle rien n'aurait été possible. J'espère que l'audience reviendra, et qu'un peu de publicité me permettra de couvrir les frais. Beaucoup de "je" désolé...." Merci, et bonne chance. Pour juger sur pièce, l'aventure continue ici. Only Amiga !Attention, sortez les mouchoirs, c'est séquence émotion.
On va se la jouer Aznavour en vous parlant d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent définitivement pas connaître. C'était les années 80, et à l'époque, souvenez-vous, c'était la guerre. Dans les cours d'école, les campus des facs, le clan des Atari livrait un combat sans merci à celui, largement majoritaire, des Amiga/Commodore, à grands coups d'arguments-massue du genre "Pfff, ton 520 STf il a que 512 couleurs. Mon Amiga 500, il en a 4096. Espèce de loser !" Nous petits français n'avons pas eu la chance, en ce temps-là, d'avoir à la télé ce genre de pub, mais de l'autre côté de l'Atlantique, la lutte était aussi livrée par spots TV interposés vantant la suprématie des deux bécanes. Le slogan, imparable, d'Amiga, mettra sans aucun doute la larme à l'oeil aux fans de la première heure qui visionneront le clip ci-dessous, et ils éclateront carrément en sanglots après avoir vu ce document daté du 27 avril 1994 qui nous fait visiter une usine Amiga désaffectée à son dernier jour d'activité. Au tout début du film, on entend le gars de l'accueil dire au vidéaste amateur que les films sont interdits à l'intérieur de l'usine, et lui, dépité, de répondre "il n'y a plus le moindre secret à voler ici." La montée en puissance du Personal Computer a en effet déjà achevé la firme et il ne reste déjà plus à l'empire tout puissant que ses yeux pour pleurer, tout en se remémorant l'époque où tout ce qui était l'informatique personnelle, c'était... only Amiga ! Dégradation numériqueL'incontournable blog VVORK vient de proposer une sélection thématique passionnante sur la dégradation numérique due à des compressions multiples.
Ca commence par le travail de Cory Arcangel sur le titre "Number of the Beast" de Iron Maiden. Partant d'une numérisation originale, l'artiste a compressé au format mp3, à 666 reprises le fichier original. Si on connaît tous le résultat sonore de ce type d'opération, ce qu'on ignore, ce sont les éventuels effets démoniaques qu'elle pourrait provoquer. Car comme chacun sait, cela fait longtemps que le Démon a pris possession du support numérique.Du côté de l'image, même type de démonstration par Claire Evans, qui a compressé des centaines de fois au format jpg une citation du bouquin de Douglas Davis prétendant que le numérique permet à une oeuvre d'être reproduite à l'infini sans perte de qualité. Digital Decay III, ci-dessous : Enfin, dernier exemple pictural, mais qui cette fois utilise le filtre "Find Edge" de Photoshop, appliqué des centaines de fois à 3 simples lignes rouge, verte et bleue.A la vision de ce Borders and Boundaries, réalisé par Charles Broskoski, on n'est pas loin des expériences d'environnements mathématiques à croissance exponentielle, ou plus fort encore, de la 2e loi de la thermodynamique qui exige que "toute transformation d'un système s'effectue avec augmentation de l'entropie globale". Alors comme ça, Photoshop serait un instrument du chaos, et on n'est même pas au courant ?? Google voit vert (mais y laisse un bras ?)![]()
Merci pour la précision Sergueï. C'est beau comme du Hulot. Après tout qu'importe : on ne peut qu'applaudir une telle annonce, qui va doper la concurrence dans les départements de R&D et rosir les poumons des ingénieurs de la Silicon Valley.
Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un ami toulousain Un ami toulousain nous écrit pour annoncer "la sortie d'un nouveau site original qui propose l'envoi de cartes postales rédigées depuis Toulouse, ville rose, ville de la prose (ça c'est de la rime !)".Présenté comme le "premier site de vente en ligne de cartes postales rédigées", Monamitoulousain.com est - à ma connaissance - le premier acteur mondial sur ce marché. Il vous en coûtera 5 € pour une carte, ou 175 € si vous souhaitez recevoir des signes d'amitié toulousaine 52 fois dans l'année. Les 10 pires inventions jamais brevetées
10 inventions ridicules, parmi les plus improbables de toutes celles qui peuvent être dénichées avec la Patent search de Google, ont été compilées par le magazine Cracked. On vous laisse deviner celle qui a fait l'objet de l'illustration ci-dessus. Pour les autres, entre la méthode pour faire faire de l'exercice à son chat ou la machine à se botter le cul, je vous laisse les retrouver. Pour en chercher d'autres, il suffit... de demander. MediaRuimte x50Posté par Troudair le 27.11.07 à 08:47 | tags : architecture, arts visuels, log out, media art, musique, vidéo
Demain soir, à Bruxelles, on célébrera le cinquantième mois de programmation de la galerie MediaRuimte, dirigée par le très bon collectif LAb.
Evoluant à la frontière du design, de l'urbanisme, de l'architecture et de l'art numérique, LAb est en particulier responsable de la monumentale installation lumineuse sur la Dexia Tower de Bruxelles, où chaque fenêtre s'est changée en pixel, permettant tous les jeux possibles sur la surface de cette structure 3D géante. Après avoir mis à disposition du public une interface permettant de changer en temps réel les formes et couleurs du batiment, c'est en ce moment le projet "Who's affraid of red, green and blue" qui habille la tour en la faisant changer de couleur en fonction de la température ambiante. ![]() Demain, à MediaRuimte donc, pour fêter la fin de l'exposition Digital Territories - Climatics ainsi que le presque anniversaire de la galerie, LAb propose une soirée de taille avec la performance Synchronator suivie d'un live de l'excellent Blevin Blectom du duo Blectom from Blechdom (vidéo ci-dessous). A noter que le Synchronator de Gert-Jan Prins et Bas van Koolwijk sera visible en France, aux Instants Chavirés, ce jeudi 29 novembre. Design numérique (2/3) : entretien avec Jean-Louis FréchinTrois questions (2/3) à Jean-Louis Fréchin, designer numérique : à l'occasion des Entretiens du nouveau monde industriel, les 27-28 novembre à Beaubourg. L'expression "Nouveau Monde industriel" est un manifeste qui réfute l'idée de la fin de l'industrie au profit d'une transformation liée à des enjeux nouveaux. Depuis la loi de Moore, le développement technique est programmé, la technique en tant que telle n'est plus un enjeu unique. Le Nouveau Monde industriel est d'abord l'industrie de ce que nous faisons de la technique, sa configuration. C'est donc un monde de propositions innovantes, créatives, au service d'une innovation humaine. Le "toujours plus" et le modèle de la consommation pulsionnelle n'en peuvent plus. Ce modèle est par ailleurs peu spécifique, d'autres peuvent le proposer. L'enjeu des industries de demain est d'inventer des relations ouvertes et impliquées avec les personnes. Ces valeurs ne se trouvent plus dans les produits tels que nous les voyons, mais dans les raisons pour lesquelles ces produits existent, par qui ils sont proposés et les raisons pour lesquelles on adhère ou on participe à la proposition qui nous est faite. Donc cette économie où la création principale est immatérielle et invisible, l'histoire, la culture, l'origine, le projet, la création, l'intention, le risque pris, l'innovation technologique, l'innovation non technologique, le sentiment d'appartenance, la marque et pour finir la création d'une représentation - sont les nouvelles chaînes de valeurs éthiques et économiques à inventer. 2. En matière de mobilité, quelles est l'interface ou l'application embarquée (objets communicants, téléphonie mobile, assistance aux personnes...) qui vous a paru la plus innovante récemment ? Nous sommes désormais dans un système d'innovation permanent. Les produits ou les services sont donc des indicateurs ou des témoins de l'état d'innovation d'un pays ; cependant, les situations, les stratégies, les tendances ou les politiques remarquables me semblent plus intéressantes que tel ou tel produit. On peut tenter de citer quelques initiatives : - Le dynamisme actuel et l'inventivité de jeunes sociétés françaises comme Jazz Mutant, Violet, Zodianet, Comwax ou Airwaves. - Le foisonnement jubilatoire du Web2.0 français dont Netvibes est l'étendard. - La console Wii qui est différente et déportée vis-à-vis de ses concurrentes, avec une technologie moins évoluée, mais elle propose des situations nouvelles. - Pour terminer, le modèle de conception d'Apple "Think different " qui bouleverse les paradigmes classiques du marketing avec une stratégie de produit créative et visionnaire. D'aucuns l'avaient vu morte il y a dix ans. 3. Au regard de votre métier, quels enjeux primeront d'ici 5 ans : la recherche technologique ou le développement ? La technique... ou le design ? L'Europe, mais surtout la France avec son histoire, sa culture, et son humanisme ne peuvent pas ne pas être présents dans la construction du futur planétaire. Il n'y a ici aucune arrogance, mais simplement le miroir de l'image que les autres se font de nous. Nous avons donc une responsabilité à assumer ce que nous sommes. Cependant, notre histoire sépare résolument l'art de l'industrie. L'atout majeur dans les 5 prochaines années repose donc pour moi sur le design, c'est-à-dire une activité de conception non technologique au service de l'homme et des projets. Le design dans ce cadre relève donc d'une économie politique. Il reste du chemin, car nous sommes le seul grand pays industrialisé a ne pas avoir de programme national de design. - Le premier enjeu pour créer cette société d'innovation humaine est de créer des situations transversales et horizontales, basées sur une culture générale et des croisements fructueux, pour casser la verticalité des disciplines et des spécialités afin d'inventer un nouveau modèle structurellement innovant et agile. Cela s'applique en premier lieu à l'éducation, l'école, l'université, la recherche, mais aussi aux entreprises et à l'état. - Le second enjeu est de faire une place aux jeunes. L'incandescence de la jeunesse est un atout, pas un risque. - Le troisième enjeu repose sur la culture du projet, du produit, des situations et des pratiques. Cela passe par l'intégration du design dans toutes les entreprises jeunes et anciennes, petites et grosses, en amont et en aval mais aussi dans les services publics, les transports, les villes, les quartiers... Who's who : Jean-Louis Frechin est designer numérique et directeur fondateur de l'agence de création Nodesign. Il a précédemment été responsable du département multimédia et CD-Rom des éditions Montparnasse. Le blog de No Design : www Carte blanche à Etienne Mineur : le design d'interactivité
Design numérique (1/3) : entretien avec Bernard StieglerPosté par Puck le 26.11.07 à 17:59 | tags : design, design numérique, internet 2.0, web sémantique, wikipedia
Trois questions (1/3) à... Bernard Stiegler, philosophe : à l'occasion des Entretiens du nouveau monde industriel, les 27-28 novembre à Beaubourg.
Lire la suite de l'entretien avec Bernard Stielger en Mag Société. Falling Times : la chute de l'infortainment en temps réel
" Une façon très design de lire la presse... " nous prévient Sigismund. Merci à lui pour le lien ! Trois questions dispensables à... Jeff BaijIl est loin d'être une star, mais dans son coin, en solitaire, Jeff Baij sort régulièrement de petites pages HTML qui explorent toujours plus un langage depuis longtemps jugé craignos par les Flasheux du monde entier. ![]() 3- Si ma webcam est cassée, est-ce que je peux utiliser un miroir à la place ? ou plus précisément, si ton miroir est cassé, est-ce que tu peux utiliser une webcam à la place ? non, on ne peut pas. je veux dire, c’est quoi une webcam à part un tout petit miroir avec une sorte de globe oculaire magique qui propulse notre visage dans l’espace ? et qu’est-ce qu’un miroir, à part une webcam feignante ? ou peut-être qu’une webcam est trop ambitieuse. peut-être qu’une webcam a pris la grosse tête. peut-être qu’une webcam devrait se souvenir d’où elle vient et rendre aux gens qui lui ont tant donné toutes ces années. pendant que j’y pense. je suis mortellement effrayé par toutes les choses qui peuvent voir. les globes oculaires, les webcams, les miroirs.
Week-end : les bons liens des lecteurs d'Aeiou
Aieou, édition week-end, avec une sélection des meilleurs liens envoyés par nos lecteurs : Le Noël de Monsieur Geek (6)A le voir bidouiller des machins avec des trucs, ou bien tripoter des engins avec des bouts de choses dans un appartement miteux, on s'imagine souvent que Monsieur Geek est sur la paille. Hunger bytes : des films contre la faimCe n'est guère dans notre habitude de relayer sur Aeiou des campagnes de sensibillisation initiées par L'ONU. Mais celle-ci a été conçue pour le web, a été lancée officiellement mercredi sur Youtube, et son clip est parfaitement représentatif du message souhaité par son investigateur : " frappant ". Le plus étonnant est que le concours dure un an (clôture.... le 16 octobre 2008), et que le gagnant aura l'opportunité de réaliser un deuxième film de promotion du programme PAM :
PS: Un grand merci à Skullkid pour l'info. Reconstruire le LibanPosté par Troudair le 23.11.07 à 10:17 | tags : architecture, arts visuels, media art, photo, wikipedia
C'est une journée cruciale pour le Liban qui tente de sortir d'une crise politique majeure, conséquence indirecte de la guerre menée par Israël en 2006.Une journée cruciale qui nous permet de nous attarder sur la manière dont ce peuple, exsangue et martyrisé pour la nième fois de son histoire, parvient à gérer la terrible réalité qui le pousse d'une guerre à une autre, à tel point que le concept de "non-guerre", se substituant à celui de "paix", est désormais intégré par tous les Libanais, sans vraiment d'espoir que cela change un jour. Dans les arts, en particulier, il est assez frappant de noter que cette thématique est non seulement omniprésente, elle est presque exclusive, toutes générations d'artistes confondues, tant depuis la guerre civile de 1975-76, pas un Libanais n'a échappé à un conflit armé au coeur de son pays, et expérimenté la violence quotidienne des périodes de paix relative. Même sur la page de Wikipedia consacrée au Liban, les équipes de modération ont dû poser un avertissement, qualifiant à leur tour de "guerre d'édition" les modifications à répétition effectuées par les diverses tendances qui s'affrontent dans ce pays, et qui tentent chacune de prendre le contrôle de ce minuscule état dont la position emblématique en fait un enjeu géopolitique majeur. Il est ainsi bien difficile de trouver un artiste libanais qui garde aujourd'hui l'espoir, et en témoigne dans son oeuvre (on aura peut-être l'occasion d'y revenir dans ces colonnes), et c'est bien souvent les artistes étrangers qui demeurent les derniers capables de porter sur l'avenir du pays un regard bienveillant. Ainsi, même s'il pourra paraître décalé et impossible aux habitants du Liban, le travail photographique de l'anglaise Lenka Clayton mérite d'être souligné, en particulier son magnifique projet "Repairing Lebanon". ![]() Se basant sur une série de photos réalisées à la suite du conflit de 2006 avec Israël, l'artiste a entrepris de reconstruire virtuellement les bâtiments détruits à l'aide d'un logiciel de retouche photographique. Les diptyques proposés, en s'inspirant des montages-photos nostalgiques du style "Avant / Après", en désaxent le potentiel fataliste pour les transformer en proposition d'espoir. Un geste artistique salutaire proposé dans un climat d'incertitude et de désespoir global dont on ne peut que souhaiter qu'il s'évanouisse enfin, comme les gravats gommés à la souris sur ces photos reconstruites. AnimafreaksCyriak (Harris), ressuscité dans le futur par un groupuscule de gen-freaks, tente de communiquer avec ses semblables, restés dans le présent, par le biais de témoignages déposés sur Youtube.
Achetez / Consommez / GagnezConsommateur content ?
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La journée sans achat, qui aura lieu samedi 24 novembre, lave plus blanc. La preuve avec cette interface de jeux-concours qui vous promet de tout gagner et vous redirige après une fatale erreur bien volontaire vers un site win nothing day. Kevin pas content. Photographie-moi... (10) : un réseau socialParce que le thème en est actuel, j'ai demandé à Nicolas Frespech : " C'est quoi un réseau social ? ".
Sa réponse m'enchante :
Photographie-moi..., commande n° 10. Champignons d'automne C'est maintenant un peu tard pour courir les bois à la recherche de champignons, mais le web 2.0 ne connaissant pas les saisons, on peut toujours en trouver de très beaux sur Flickr.Ceux-ci sont des photographies issues du projet "Licorne", à savoir les essais nucléaires français effectués à Mururoa et Tahiti en août 1970. Une série exceptionnelle de part sa résolution maximale disponible (1500x1147). L'impression de violence et de beauté à haute résolution fout carrément les jetons. Et dans notre série "Faut que ça pète !", on peut en profiter pour replonger dans "Salamander", la chouette installation explosive de Pascual Sisto réalisée en 2006, où la frontière entre feu d'artifices et explosions mortelles explore la même idée que les photographies du projet "Licorne" : le combat entre notre sensibilité esthétique et notre éthique.
JunkestraAvant toute représentation, Nathaniel Stookey et son San Francisco Symphony Youth Orchestra partent à la recherche de leurs instruments dans la décharge la plus proche de leur lieu de concert. Poubelles, cages d’oiseaux, roues, casseroles et autres tubes PVC deviennent, après récolte, matière à assemblage harmonique et création symphonico-recyclable.
Amazon Kindle ou le come back du ebook
Voilà, après cela, je me demande franchement comment Troudair oserait ne pas glisser ce joujou dans la hôte de son noël geek. Langue vivante 2 : MixerQuand on est pas étudiant au MIT, on s'imagine que ça bosse dur, là-bas.
Et pourtant, un étudiant restant, quelque soit le lieu, un étudiant, il ne faut pas s'étonner de le voir mettre son cerveau surdimensionné au service de projets tout à fait inutiles. Un bel exemple avec ce mixer qui répond à la voix humaine... ou plutôt, qui répond aux fréquences que lui-même utilise lorsqu'il mixe. Cette expérience peut certes paraître totalement débile, mais à y réfléchir, elle apporte peut-être un début de réponse à la supplique de Lamartine : "Objets inanimés, avez-vous donc une âme, qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?" Aimer, on sait pas, mais mixer en choeur, sans aucun doute. Mariés à la merComme dans tout projet quotidien, il y a du bon et du moins bon dans Married to the sea, mais c'est le prix de l'addiction.
Des dessins old-school assortis de commentaires cyniques par Drew et Natalie qui ne sont pas sans rappeler les détournements situationnistes chers à nos coeurs rebelles. ![]() USS IsambardEt si Star Trek avait été créé par Georges Méliès il y a un peu plus de 100 ans ? Tranches Simple et belle, la bibliothèque de Yann Sérandour utilise une matière graphique on ne peut plus familière, la tranche des livres, pour en faire une masse visuelle à la limite de l'abstraction. Un objet-web techniquement archaïque, mais qui est de ceux qui changent le quotidien en art, par un simple déplacement de point de vue. Ici, l'appauvrissement du sujet, associé à la disparition du lettrage, ne conserve que les bases de l'esthétique (la forme et la couleur). "Ma bibliothèque" traite ainsi les livres, non plus comme objets de connaissance, réservoirs d'idées et d'histoires, mais comme les composants négligeables d'une fresque pointilliste. Une oeuvre qui pourra se faire poser quelques questions aux défenseurs acharnés de l'objet-livre, parfois au détriment de ce qu'il contient.Linkologie : Facebook est-il la révolution annoncée ?Vos amis arrivent depuis trois mois les uns après les autres sur Facebook. C'est normal, c'est le " fesse buzz " du moment, et il dépasse à présent largement le cercle des anti-grèves, des étudiants et des technophiles. Du coup, le site attire son lot de critiques et de parodies. Pour prendre de la hauteur, et tenter de comprendre un peu les enjeux techniques et communautaires de Facebook, on ne peut que vous conseiller la lecture de ce billet un peu ardu certes mais tellement méthodique sur le blog de Fred Cavazza :
Dans la série "un bon lien vaut mieux qu'un long discours" : La suite ici. Vizzavi 2.0 zaOza.com ou za0za.com ? Laquelle de ces deux adresses abrite le nouveau portail multimédia à dimension sociale de Vivendi ? Réponse le mercredi 21 novembre lors de l’ouverture de la nouvelle plate-forme de téléchargement musique et vidéos d’Universal, au bon goût de DRM actifs. "Ce sera magique", promet Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi. Magique au point de faire oublier le naufrage Vizzavi ? Custom officePosté par sumoto.iki le 17.11.07 à 20:06 | tags : loufoque
Itspace Grâce à Itspace, tout objet domestique a la possibilité de créer son propre réseau social. Pensée par Peter Traub, cette plate-forme agrafée à Myspace, offre une visibilité egotique 2.0 aux choses. Participatif et collaboratif, Itspace permet aux bibelots, armoires, canapés ou autres tables basses d’échanger des sons, des images et des commentaires sur leur non-vie intérieure. Au-delà de la formulation de Boris Vian : "N'importe quel objet peut être un objet d'art pour peu qu'on l'entoure d'un cadre", les objets peuvent désormais gérer eux-mêmes leur starification. Le Noël de Monsieur Geek (5)Monsieur Geek, on l'a vu, passe le plus clair de son temps devant son ordinateur en se nourrissant de plats cuisinés. Les groupes Facebook contre les grévistes
Et une pléiade de : Make love not GREVE !!! (35 membres), Grève contre les grèvistes (17 membres), Mouvement anti-greve SNCF, Officielement en grève de paiement du titre de transport... Du son dans l'espaceOn se souvient des scènes claustrophobiques de 2001, odyssée de l'espace, où hurlements et fracas de métal se trouvaient absorbés par le vide spatial, dans un silence complet et terrible.
Et même si les space operas à la Star Wars ont tenté de corriger la physique en rendant les cieux bruyants, reste au fond de nous l'idée que l'espace, c'est la mort des vibrations, et plus intimement, la mort tout court. Pourtant si l'évidence veut que sans particules d'air pour transmettre les fréquences, le son s'éteint, il n'empêche que l'univers bouillonne de bruits, dont la teneur nous parvient par photons ou champs magnétiques interposés, puis transposés. Sur le site de la NASA, par exemple, on peut écouter d'étonnantes transpositions de fréquences captées par la sonde Cassini-Huygens à proximité de Saturne et de son satellite Titan. Des modulations pas loin de sembler organisées et qui n'ont rien à envier aux premiers balbutiements électroniques de Maurice Martenot. En prime, le site propose aussi les représentations graphiques de ces sons dans lesquelles on pourra reconnaître aussi bien des merveilles de pointillisme que des paysages déchirés, sorte d'aurores boréales mathématiques.Mais si Saturne peut s'avérer être un grand compositeur, notre Lune n'est pas en reste. Spécialisée dans les dispositifs sonores imbriqués dans les forces naturelles (glaciers, arbres, etc.), Katie Paterson a en effet mis au point, dans son projet Earth Moon Earth, un système de transmission lumineuse interplanétaire. Le dispositif consistait à premièrement transposer la Sonate au Clair de Lune de Beethoven en code morse, puis à envoyer ce code vers la surface de la lune. Par réflection, les photons sont revenus sur Terre, mais de manière incomplète, la surface irrégulière de notre satellite distordant le signal pour en éjecter des bribes au confins de l'espace. Ce code morse modifié a été retranscrit en partition, et c'est ce résultat musical que Katie Paterson donne à entendre sur son site, une Sonate au Clair de Lune, revisité par le clair de lune lui-même. Caméra cassée Les filtres de Photoshop c'est bien, mais c'est tellement long à régler...Alors qu'un bon coup de latte dans son appareil photo, c'est rapide, c'est pas cher, et quel résultat ! Une série de photos prises avec un Canon S-30 éclaté. Ori-dollar-gamiPosté par sumoto.iki le 14.11.07 à 22:44 | tags : origami
![]() Trois questions dispensables à... Jason NelsonAprès le très diffusé "Game, game, game and again game", l'artiste américain Jason Nelson revient avec "Alarmingly these are not Lovesick Zombies", un nouveau projet de jeu en flash, mi-artistique, mi-ludique, où l'intérêt réside bien plus dans l'esthétique du chaos qu'il explore que dans le monotone passage de niveaux.
Nous profitons donc de l'occasion pour lancer ici une nouvelle série d'interviews, "Trois questions dispensables à...", afin de creuser un peu plus profond dans le cerveau malade de tous ces guerilleros de l'art numérique, online et offline. 1- Penses-tu que la poésie sauvera le monde ? La poésie est une machine, petits pignons cadencés sur douze vitesses. Il y a des collines derrière les collines, tels des faucons à dix vitesses, des vélos à dix vitesses, moins pour les plumes et plus pour l'aluminium, bien plus pour les dix autres, une de moins pour la stabilité. Ces mots sont des extensions métalliques et puériles, canaux canalisant autant d'informations que le divertissement le permet. Et le monde (alliage). Peut-il être sauvé par la poésie, tu demandes par mail ?Cela implique d'abord que quelque chose est à sauver. Comme si les hymnes étaient des chansons à noyer. Aujourd'hui, sous la pluie, j'ai longé la falaise sableuse, le sable n'avance plus depuis les parpaings, voitures lourds et carré sans fenêtre. Sérieusement, j'ai marché dans l'océan, ici dans la merveille touristique de l'Australie, la Côte Dorée. Et comme les vagues éclataient, ce brouillard liquide cliché que les mouvements massifs étend, j'ai pensé à ta question. Si j'étais futé, affûté (il y a deux bouchers au supermarché Q), je pourrais écrire quelques mots mi-sarcastiques, mi-poétiques, pour propager ma chute dénuée de charme. Ou je pourrais étaler ma science fragile avec des mots qui détaillent mes connections, ma recherche poussée des choses qui me bouleversent profondément. Donc je devrais répondre, après tout ce non-sens, que le monde est un gadget et la poésie est un gadget, et les carrés n'existent pas sur des écrans à pixels. 2- Le chaos est-il ludique ? Peut-être qu'au lieu d'être faits de souvenirs, nous sommes faits de pensées à venir, particules fantômes avec masse et vitesse qui changent chaque action future en événements passés. Donc par exemple, moi dans une maison du Queenslander, à une centaine de mètres de la mer. La maison a été aménagée en bar occasionnel, et chaque mardi, demi-artistes et poètes temporaires se réunissent pour une soirée de performances et de quiz. Et ton équipe, qui porte le nom de ces calculatrices à LED fait de nombres et qui se terminent par "e", composée de gens que tu connais, que tu ne veux pas connaître et ne connaîtra jamais, vient juste de gagner en répondant par de fines déductions. Puis peu de temps après la victoire, le prix étant un ticket-boisson imprimé avec un chaton et la minable police de caractère style cartoon, tu remarques un groupe de filles inconnues qui s'en va, qui ne ricanent pas mais parlent fort de quelque demi ou moins-que-demi conquête. Quand elles sont parties, sur les sièges qu'elles occupaient, encore creusés et parfumés, il y a un porte-feuille, plein de monnaie australienne et d'éventuels secrets. D'abord, tu envisages de le confier au personnel du bar ou de le laisser à ces gosses à moitié hippies pour qu'ils le fouillent et récupèrent de la monnaie pour leur shit. Mais en fait, pour une raison inconnue, tu quittes ton groupe, discutant joyeusement de sa victoire au quiz, attrapes le porte-feuille, et pars à la recherche de son propriétaire. Tu cours même dehors, bien que ce ne soit pas ton genre de courir, guettant un démarrage de voiture et des robes noires. A quelques rues de là, tu les vois et cours en criant le mot "porte-feuille", et t'arrêtes essoufflé, stop. Elles sont effrayées mais elles se retournent, et quand tu rends le porte-feuille à la fille, elle semble à la fois reconnaissante et apeurée. Pas vraiment sûre de comment tu as pu la retrouver, et surtout pourquoi. Où je voulais en venir ? Je ne suis jamais vraiment sûr.Spiderman.it"Un grande potere implica grandi responsabilità" (traduction google du moto de l'homme araignée) Contre l'économieOn ne peut pas dire que ce soit théoriquement très abouti comme concept, mais Andrew Dane, étudiant à Harvard, s'en fout, parce qu'il est tout simplement gavé de ses cours d'économie.
Inscrit en section film d'animation (et oui, ça existe), il s'empare donc son livre d'économie et réussit à sortir un très beau petit court métrage à partir des pages et de dessins ajoutés dans la marge. En ce premier jour de mouvement social qui mènera la France vers le bonheur et la fraternité retrouvée, ça peut pas faire de mal. Musique en CènePosté par sumoto.iki le 13.11.07 à 00:48 | tags : musique
A en croire Giovanni Maria Pala, Léonard de Vinci aurait dissimulé dans La Cène une pièce musicale. Selon ce musicien italien chaque élément et détail du tableau renfermeraient un ensemble harmonique. Une lecture intensive de la toile lui a permis de comprendre que la disposition des apôtres, représentés par groupes de trois, donnée la mesure de la partition (beaucoup d’œuvres du XVe siècle tournaient en 3/4). Les mains et les pains seraient des notes, matrices d’une création très solennelle, proche d’un requiem. Détail encore plus troublant, Pala relève que la position des notes forme des symboles très proches de l’hébreu ancien. La phrase "Avec lui la consécration et la gloire", serait la traduction du code hébraïque déchiffré par un père romain. Découverte fumeuse ou vraie révélation ? Depuis quelques jours, il est possible de tenter ses propres investigations en étudiant la peinture dans ses moindres détails. HAL9000, une entreprise italienne spécialisée dans la photographie d'art, a mis en ligne une capture globale du dernier repas du Christ dans une résolution de 16 gigapixels. Réalité en basse résolution Le Low-Res-Man est une sculpture conçue par le suèdois Thomas Broomé à partir de blocs peints d'un centimètre sur un centimètre.Rétro-éclairé et construit à l'échelle humaine, il devient ainsi, posé au milieu d'un vernissage, la matérialisation d'une structure virtuelle échappée de son écran. Mais au fond, peut-être que la réalité elle-même possède une résolution variable qui change en fonction de l'utilisateur... Schalalala![]() Photographies interdites![]() Strictly no photography est un site de partage de photos non autorisées. Un poil prétentieux, les créateurs entendent "organiser les informations visuelles interdites pour les rendre universellement accessibles". La plupart des clichés sont de piètres "scoops" volés des salles de musées, les impétrants profitant sans doute d'un assoupissement du gardien. Aucune révélation (pour l'heure) à ce jeu du chat et de la souris, mais la juxtaposition des photos en elle-même semble suffire à donner un petit air de Cité interdite. Ci-dessus, cliché volé dans un magasin vaudou à la Nouvelle Orléans. A noter qu'une requête "no photography" sur Flickr donne peu ou prou le même type de résultats... T-shirt Flu (non officiel mais) sexy en diable
Pac-shell Basé sur Zork, le mythique moteur de jeux d’aventure textuels des années 80, Pac-Txt décline le glouton casual créé par Toru Iwatani en action par ligne de commandes. Labyrinthes, fantômes, et petites gommes caloriques sont à se représenter mentalement pour progresser dans les niveaux. Difficile d’égaler ou dépasser, avec cette version, le score de 3 333 360 points réalisé par Billy Mitchell.Le Noël de Monsieur Geek (4)Les êtres humains, dans leur insatiable besoin de compagnie, s'entourent parfois de créatures inférieures. Ces animaux (chiens, chats, poissons) participent à la grande supercherie tendant à faire croire que nous ne sommes pas désespérément seuls. Quelle est ta formule, ton équation, ton algorithme ?![]() Pull my fingerParfois, les gens s'ennuient. Certains en profitent pour dormir, d'autres mettent Daft Punk à fond et écrivent sur leurs doigts.
La suite en vidéo : Les policiers sont les amis des enfants
![]() 800 de ces charmants gyrophares-lapins ont été commandés par la préfecture d'Osaka afin d'équiper les véhicules de police patrouillant près des écoles. Créés par la société Patlite, spécialiste du gyrophare en tous genres, ils ont pour but d'émerveiller les tout petits, trop souvent impressionnés par les opérations de police musclées. Ou pour faire plus simple, ils permettent juste de savoir très exactement qui sont les gentils et qui sont les méchants. Comme quoi, les descentes de police à la sortie des écoles ne sont pas une exception culturelle française !
Les recettes à MéméL'art numérique, c'est bien joli, mais ça nourrit pas son homme !
SubveRt youR imaginaRy![]() Photographie-moi... (9) : un hyperlien Aldente demande : " C'est quoi un hyperlien ? ". Nicolas Frespech répond :
Photographie-moi..., commande n° 9. Ex-fan des seventies
Fakebook Dans la série "aimons nos réseaux sociaux", signalons The Right Wing Facebook, un détournement bien senti (et presque trop réaliste...) de Facebook. Suivez le MiniFeed des candidats républicains à la présidentielle US, Giuliani, McCain et consorts. Peut-être deviendront-ils vos amis...Anti(social)globalization![]() Brassée de linksPosté par Life on Mars le 05.11.07 à 23:29
C'est bien beau d'avoir un formulaire de soumission... encore faut-il faire circuler les bonnes adresses suggérées, ce que nous n'avions pas fait depuis quelques temps. Remix :- Elisabeth Klimoff de Panoplie nous annonce la saison 2 de Breaking Solitude, une série de six net performances entre le 29 octobre 2007 et le 28 janvier 2008. Des web rencontres sur réservation, sans diffusion massive "pour permettre aux artistes performeurs d'être plus libres". On tâchera d'y revenir. - Otra présente Reflet, "un tableau animé de tranches de vies écrites et sonores laissées par chaque visiteur. Il s’agit d’utiliser une interface pour offrir une contribution écrite dans la langue de son choix ou d’enregistrer une contribution sonore. Reflet porte sur la notion de liberté d’expression, en mettant en relief l’importance de l’action individuelle dans un processus commun". - Un éconoviste anonyme nous suggère de visiter Econovista, "média cartographique disponible gratuitement sur Internet conçu afin de faire découvrir toute la richesse économique et territoriale de l'Ile-de-France". - Vincent nous glisse un lien vers la page youtube de Buffalax, "qui s'amuse à sous-titrer en anglais des vidéos virales célébrissimes chantées dans des langues qu'il ne connaît pas. C'est un sous-titrage purement phonétique mais souvent assez pertinent (par le plus grand des hasards)..." - Enfin, Eudanla nous offre un intermède musical avec Merci à tous, et n'hésitez pas à nous envoyer vos bons links. Photographie-moi... (8) : le luxe, Chanel et InternetJuliette demande : " Le luxe et Internet. Rapport intime ? ". Nicolas Frespech répond :
Photographie-moi..., commande n° 8. Hors réseau Pendant que bon nombre d'entre nous cherchent à avoir la meilleure réception possible pour leur réseau wifi ou leur téléphone portable, d'autres s'inquiètent, à tort ou à raison, du chaos mental provoqué par l'interconnection globale dans laquelle nous baignons. L'artiste Susan Härtig fait partie de cette dernière catégorie, et propose, avec son installation "Disconnected", un havre de paix hors d'atteinte des ondes qui nous entourent et nous traversent à chaque instant.Visuellement, c'est une simple tente igloo. Techniquement, c'est un bouclier électro-magnétique conçu à base du matériau E-blocker, qui stoppe toute émission aérienne, telles que les radios, les signaux GSM et bien sûr les réseaux WLAN. A l'intérieur de la tente, le visiteur se retrouve dans l'un des derniers lieux du monde occidental qui ne soit pas connecté. Avec "Disconnected", le visiteur peut ainsi faire l'expérience mentale de l'isolement, du calme et de la solitude, concepts que la technologie, de plus en plus, s'efforce de faire disparaître au profit de la communication, de la communauté et de l'échange. Ni réponse ni critique, "Disconnected" met le visiteur face à ses propres doutes ou certitudes, et encourage à réfléchir aux problématiques sociales et philosophiques de l'interconnection, alors même que celle-ci est déjà totalement opérationnelle. Mais justement, ne vaudrait-il mieux pas penser aux technologies avant de les concevoir, et surtout de les commercialiser ? IE voodoo Comment châtier Internet Explorer après plantage massif de l’application ? Une jeune designer australienne a trouvé la solution en créant un dispositif pour pratiquer des séances vaudou dirigées vers le navigateur de Microsoft. Moins d’une heure suffit à confectionner la wanga de feutre nécessaire au rituel animiste vengeur. Que pourrait-il se passer si tous les webdesigners et utilisateurs confrontés aux lubies et caprices d’IE piquaient au même moment la poupée ? |