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La (petite) histoire de Space Invaders (part II)

Posté par Etienne Mineur le 30.11.07 à 19:34 | tags : design, jeux video

Note : deuxième billet d'Etienne Mineur consacré au design interactif. La totale : ici.

1978 fut l'année de ça plane pour moi de Plastic Bertrand, YMCA des Village People, la séparation des Sex Pistols, mais aussi et surtout du jeu Space Invaders.

Space Invaders (de Taito, société japonaise) fut créé par Tomohiro Nishikado (concepteur et développeur), Kazuo Nakagawa (le designer graphique) et Michiyuki Kamei (le designer sonore).
Ce jeu fut la réponse japonaise à Breakout d’Atari (USA). En effet BreakOut (1976) de Nolan Bushnell et Steve Bristow fut un des premiers jeux à s'émanciper définitivement de Pong (1972). Pour la première fois le joueur pouvait enfin agir sur le décor du jeu lui-même en le détruisant (c’était un casse brique).
Les ingénieurs et concepteurs japonais furent emballés par ce jeu vidéo d’un nouveau genre et décidèrent donc, eux aussi, de travailler sur un nouveau concept de jeu.

Ce jeu accumula un nombre de nouveautés incroyables pour l’époque.

Ce fut le premier jeu d’un genre très important dans l’histoire des jeux vidéos (surtout au Japon) le shoot them up, en français « mitraillez-les ! » (mais ça le fait moins en Français ;-).

Ce jeu fut aussi le premier jeu vidéo sans fin. Vous ne pouvez pas gagner contre ce jeu, vous arrêtez de jouer quand vous avez perdu, la machine gagnera toujours… assez désespérant et angoissant si on y pense bien (un peu comme la vie;-).

Une autre nouveauté fut l’apparition du « high score ». Ce fut une réussite financière extraordinaire pour Taito, en effet pouvoir écrire son nom (juste trois lettres, à cause de la faible mémoire des bornes d’arcades de l’époque) en haut de l’écran avec votre « high score » fut un système extrêmement addictif et entraîna une compétition effrénée devant ces machines, et donc un afflux d’argent considérable.
Pour l’anecdote, ce jeu eut tellement de succès au japon, qu’il entraîna une pénurie de petite monnaie au Japon (peut-être pour la légende !).

Dans ce jeu le joueur n’est plus le seul à agir car il est lui-même attaqué par la machine (une grande première à cette époque). Le programme vous est hostile, il veut vous détruire et y arrivera de toutes les façons. Encore une sensation nouvelle pour le joueur, plutôt habitué à de gentils jeux de sports avec un adversaire humain. Cette fois-ci, vous voilà seul devant une machine hostile, de plus en plus rapide et japonaise ; -)
Allez-vous arriver à sauver le monde civilisé ? et bien non !
pour info, le record du monde actuel est d’Éric Furrer, avec une partie qui dura 38 heures et 37 minutes avec un score de 1,114,000 points.

Le précurseur de l’esthétique pixel
Ce jeu est devenu un symbole, que même les personnes n'ayant jamais joué à Space Invaders connaissent, je vais essayer de donner une explication.


Ce fut le premier jeu graphiquement assez complexe (tout est relatif). Avec Space Invaders, les concepteurs de ce jeu ont réellement commencé à essayer de créer optiquement des formes (des monstres inspirés de la Guerre des Mondes de H. G. Wells en l’occurrence) par accumulations de pixels. ils ont essayé de dessiner avec des pixels, une grande première.
Auparavant avec des jeux comme Pong ou Breakout on ne pouvait jouer qu’avec des briques (sans jeux de mots). Dans Pong par exemple Le pixel était l’objet même du jeu. Le pixel était votre raquette et la balle un autre pixel. Dans Breakout, le joueur cassait du pixel (des briques). Avec Space Invaders, pour la première nous commençons à entrevoir la richesse que va engendrer cette accumulation de pixel. C'est avec cette tentative de dessin de formes relativement sommaires que commence réellement le pixel Art.
Voilà pourquoi, à mon avis, on le retrouve partout comme un symbole, comme un point de départ, aussi bien dans l’art contemporain, dans le graphisme, la mode, la musique, la vidéo…
Space Invaders fut une vraie «cassure», une nouvelle voie dans l’histoire de la représentation, que l’on pourrait presque comparer à l’invention de la perspective conique du début de la Renaissance ou le cubisme avec Picasso et Braques (mais là je m’emballe un peu ;-).
Il a eu bien sûr dans l’histoire de l’Art, des exemples antérieurs utilisant la mosaïque comme moyen d’expression. Par exemple en 1922 avec László Moholy-Nagy et ses fameuses «Telephone pictures», certaines œuvres de Mondrian… et bien sûr les mosaïques de l’antiquité. Mais Space Invaders en 1978, est le parfait reflet de cette culture digitale et restera donc le symbole esthétique d’une révolution informatique pour le grand public. Il devient même le symbole d’une génération (les digitales natives), qui même si pour la plus part n’étaient pas nés en 1978 se retrouvent parfaitement dans cette esthétique (on retrouve ce même phénomène avec la vague électro en musique).

La suite plus bas...

Les adaptations dans différents domaines

Dans les jeux vidéos

Dans le monde des jeux vidéos, refaire un Space Invaders est comme refaire le dessin de l’Helvetica pour un typographe, on s’attaque à un monument, donc on doit en rajouter, faire un contre pied, jouer sur l’humour…

il existe un nombre incalculable de versions de Space Invaders, chaque nouvelle console depuis plus de trente ans a eut droit à sa version plus ou moins réussie, mais ma préférée reste sans nul doute : Communist Mutant From Space. Dans cette version vous devez défendre la terre de l'attaque de mutants communistes vivant dans l'espace. Cette armée communiste est contrôlée par un Alien devenu fou après avoir bu de la vodka irradiée et voulant donc attaquer le monde libre (donc les USA!). Cette adaptation assez libre ; -) fut développée par Arcadia.
Actuellement nous pouvons trouver sur le net
Space Invaders Open GL version 3D en Open GL, une version Java , une version Flash


Dans l'art contemporain

Dans l’art contemporain (au sens large) on retrouve de nouvelles réinterprétations et de nombreuses citations de ce jeu.
Le plus célèbre est sans aucun doute l’artiste français Invader, qui Depuis 1998 (donc juste vingt ans après la création du jeu original) place ses mosaïques dans toutes les grandes villes du monde.
--> http://www.space-invaders.com/
Plus récemment les vidéos de Guillaume Reymond ont envahi les Youtube et autres Daylimotion.
--> http://www.notsonoisy.com/spaceinvaders/

Dans la mode

les nombreux Space Invader hoodies, de jolies écharpes et aussi pourquoi pas de jolies chaussettes comme sur ces images plus bas.

bien sûr des milliers de gadgets comme ce réveil très très Geek, même un pèse-personne, et pour finir en beauté et en musique le morceau Space Invaders Are Smoking Grass du groupe electro I-F (pour Interr-Ference)

--> plus d’infos : http://www.arcade-museum.com/game_detail.php ?letter=&game_id=9662
--> et aussi un très bon article sur Space Invaders dans le magazine Pix’n Love.

--> la dernière image vient du site Mekanism




Libérez le magenta

Posté par Troudair le 30.11.07 à 07:59 | tags : couleurs, design, hacktivisme, mauvais goût, open source
La tombe du MagentaToujours plus fort dans la marchandisation de tout et de n'importe quoi, la firme Deutsche Telekom vient de "déposer" le code couleur du logo de T-mobile, sa filiale dédiée à la téléphonie mobile. Et comme toute marque déposée, son propriétaire en interdit l'utilisation sur le territoire néerlandais sans autorisation.
En clair, si ce hold-up était confirmé, la couleur magenta (#FF0090 / R:255 V:0 B:144) devrait tout bonnement être rayée des palettes des graphistes néerlandais, chose d'autant plus aberrante qu'il s'agit d'une couleur primaire, et qu'aucune indication de conception n'en précise la restriction.

Protéger une couleur n'est en effet pas nouveau, depuis que Yves Klein, en 1960, a déposé son International Klein Blue à l'INPI. La différence, c'est que le fameux bleu de Klein n'était pas seulement décrit comme une couleur, mais aussi comme une méthode d'obtention de cette couleur, incluant la pâte fixative des pigments purs. Rien n'interdisait de fait d'utiliser le code couleur R:0 V:47 B:167, puisque cette couleur n'était considérée que comme un composant de la formule du célèbre bleu.

Dans le cas de T-online, l'absurdité de la propriété intellectuelle atteint donc son paroxysme, et même si l'Union Européenne conteste ce copyright, les avocats de Deutsche Telekom n'en démordent pas.
Aux Pays-Bas, afin de faire connaître cette situation surréaliste et lutter contre sa débilité profonde, le site Freemagenta s'est ouvert, et rassemble le travail de graphistes ou d'amateurs consternés par l'affaire.

Au delà de la lutte juridique qui s'engage, et qui, tout de même, devrait aboutir à une victoire du Magenta, cette affaire est malgré tout symptomatique de l'attitude parfaitement décomplexée de bon nombre de firmes, piétinant ouvertement la liberté d'expression afin de protéger leur modèle marketing. Le Magenta restera libre, ok, mais le plus effrayant, c'est probablement que des individus aient pu s'imaginer que ça pouvait ne plus être le cas.






10 points concernant l’évolution du design interactif (part I)

Posté par Etienne Mineur le 29.11.07 à 18:26 | tags : arts visuels, design
Carte blanche : Durant 15 jours, Etienne Mineur blogue sur Aeiou une petite histoire du design d'interactivité. Retrouvez toutes les étapes de sa série ici.

Introduction
Je me propose, durant ces deux prochaines semaines, de mettre en avant 10 points me semblant essentiels liés au design d’interactivité. Ce choix est totalement subjectif et n’engage que moi. Il s’agit du point de vue d’un graphiste travaillant dans ce domaine depuis presque quinze ans, et je vais donc vous éviter, dans cette série d’articles, des points trop techniques ou trop liés au marketing à mon goût.
Cette histoire encore très récente est assez difficile à cerner dans sa globalité et nous manquons sans aucun doute de recul, mais c’est en cela que c’est intéressant.
Je finirai cette série par une suite de propositions concernant notre futur proche dans le domaine du design. C’est un exercice très périlleux (surtout quand je relirai mes prédictions dans cinq ou six ans ;-) mais plutôt enthousiasmant.

Pour commencer d’une manière très studieuse cette série d’articles sur l’histoire du design interactif, je vais en guise d’introduction parler de deux évolutions me semblant très significatives. Il s’agit de l'évolution du nombre de machines connectées à internet depuis 1970 et l’évolution de la puissance des ordinateurs (des processeurs) depuis ces quarante dernières années.

Pourquoi avons-nous une interface utilisateur ? pourquoi avons-nous nos machines interconnectées ? pourquoi pouvons-nous envoyer des e-mails, pourquoi pouvons-nous regarder des vidéos sur notre téléphone portable ? pourquoi Wikipedia existe ?.. parce que c’est possible techniquement. Cette réponse peut sembler simpliste, mais toutes ces inventions et ces changements récents liés à la technologie ont été rendus possible à la base grâce à l’évolution foudroyante des technologies informatiques ces dernières années et à l’augmentation exponentielle de la puissance de calcul des ordinateurs. Dans un deuxième temps, il a fallu bien sûr des gens avec des idées d’applications, mais nous en parlerons plus tard.

 

Evolution du nombre de machines connectées à Internet
Cette courbe permet de voir l’évolution du nombre de machines connectées au réseau Internet (Arpanet puis Internet) depuis 1970.
Cette évolution est exponentielle, elle est graphiquement presque impossible à représenter (nous passons en moins de quarante ans de deux machines connectées en 1969 à plus d’un milliard en 2006).



Un bref historique
• 1969
En septembre 1969, BBN (pour Bolt, Beranek and Newman, une société américaine à qui l'on doit aussi le langage de programmation Logo et le premier courrier électronique en 1972) installa le premier équipement à l'université de Californie (UCLA). Le second nœud du réseau fut installé au Stanford Research Institute (SRI) où travaillait Douglas Engelbart (inventeur de la souris). Deux nœuds supplémentaires furent ajoutés avec l'université de Santa Barbara et l'université de l'Utah. Fin 1969, ARPANET comptait donc quatre nœuds.

• Fin 1969, le réseau ARPANET est alors constitué de 4 ordinateurs.

1971 ARPANET est constitué de 23 ordinateurs sur 15 sites différents.

1972 le premier courrier électronique sur le réseau ARPANET. Ray Tomlinson de BBN réalise un logiciel basique de courrier électronique répondant aux besoins de communication des développeurs entre eux.

1976 Le réseau ARPANET, qui inclut les liaisons radio et satellite, compte 111 ordinateurs.

• 1983 en août, 562 machines sont connectées à Internet.

• 1 985 en octobre, 1961 machines sont connectées à Internet.

• 1986 en février, 2308 machines sont connectées à Internet.

• 1986 en novembre, 5089 machines sont connectées à Internet.

• 1990, 300 000 machines sont connectées à Internet.
le World Wide Web ou WWW, Tim Barners-Lee met en place les bases du web (le protocole http, le langage Html…).
l’adresse de ce premier site web fut : http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html, et vous pouvez toujours le consulter.

• 1995, 15 000 000 (quinze millions) de machines sont connectées à Internet.

• 2000, 100 000 000 (cent millions) de machines sont connectées à Internet.

• 2006, 1 milliard d’ordinateurs sont connectés à internet.

• 2007-2008 on pense que le nombre de téléphones portables connectés à internet (avec la Chine, l’Inde et le Brésil principalement) sera plus important que le nombre d’ordinateurs connecté à internet. Nous allons donc très rapidement dépasser les deux milliards de machines connectées à Internet.

Dans un proche avenir, nous aurons bientôt nos vêtements connectés, nos objets familiers, nos chaussures, nos voitures, nos vélos, notre électroménager… bref ce nombre « d'ordinateurs » connecté ne va pas cesser de croître durant ces prochaines années.


Évolution du nombre de transistors dans les microprocesseurs
Comme nous pouvons le voir cette évolution est aussi exponentielle que le nombre de machines connectées à Internet.
Le fait que la puissance et la vitesse de nos machines doublent tous les dix-huit mois (en théorie) à permis d’imaginer des choses tout à fait impossibles dans le passé (utilisation d’un écran comme interface de sortie, invention de la souris, interface utilisateur basée sur le Desktop…) et permettent aussi d’envisager une évolution et des changements radicaux dans un futur proche (j’espère !), comme de nouvelles interfaces d’entrées, de sorties, nouveaux objets, mais aussi et surtout de nouveaux usages dans ce monde en perpétuelle évolution.

ps : attention, la vitesse de votre machine dépends de nombreux facteurs, comme le nombre de transitors sur le microprocesseur, mais aussi sa fréquence d’horloge, son architecture, son systtème d’exploitation... il est donc très difficile d’avoir des chiffres objectifs concernant cette fameuse vitesse.



--> sources Wikipédia (http://fr.wikipedia.org) et Internet Society (http://www.isoc.org/)

Découvrez un autre épisode de notre carte blanche à Etienne Mineur ici.




Top 12 des vidéos online les plus influentes de tous les temps

Posté par Life on Mars le 29.11.07 à 18:09 | tags : vidéo
De la fameuse webcam de Jennifer Ringley au coup de boule de Zidane, les Webby Awards fêtent 10 ans de vidéos online en 12 clips emblématiques. Vu et revu certes, mais ne boudons pas notre plaisir (et notre déplaisir... Car, il faut bien l'avouer, la plupart de ces vidéos sont a posteriori encore plus creuses et plus laides qu'elles ne l'apparaissaient au moment de leur sortie).
Note : Flu est partenaire des Webby Awards. L'appel à candidatures est en cours. On vous en reparlera très vite.



Y a-t-il une vie après Pointblog ? 3 questions à Gilles Klein

Posté par Puck le 29.11.07 à 15:23 | tags : blogs, data mémoire, médias, réseaux sociaux

Trois questions... à Gilles Klein, qui vient de fermer définitivement Pointblog.com (créé en 2003 par Cyril Fiévet et Emily Turrettini), magazine pionnier sur et autour du blogging, pour continuer à bloguer sur LeMondedublog.com. Pourquoi, comment ?

1. Après moult rebondissements, la "saga" Pointblog.com est terminée. Quel aura été l'élément déclencheur ? Qu'advient-il de la masse des billets publiés ?
Gilles : J'ai publié 2 800 billets environ depuis 2005 sur Pointblog.com qui en comptait au total un peu plus de 3 800 lors de son arrêt le 21 novembre dernier. Il m'arrive d'en faire 5 par jour, car j'aime picorer dans l'actu du web, ou l'actu via le Web 7 jours sur 7. Et mon travail permettait aux revenus publicitaires apportés par Heaven / Influence de continuer à rentrer dans les caisses de la société.
Les problèmes financiers de Pointblog.com sont dus aux retards et au non paiement des collaborateurs passés de Pointblog et de Netizen (ainsi qu'à une diversification mal gérée qui provoqué le divorce entre les deux actionnaires de Pointblog d'une part, et entre un actionnaire et le partenaire qui éditait le magazine Netizen sur papier en 2005). J'espérais qu'un accord serait possible avec le gérant de la sarl Pointblog née en 2005, car j'ai montré beaucoup de patience et de bonne volonté, j'espérais continuer l'aventure sous le nom de Pointblog.com mais le refus a été clair et net. Le coup de grâce a été la décision de l'hébergeur-gestionnaire du back office d'arrêter l'hébergement mi-novembre pour non paiement de factures, parallèlement à des actions en justice. Tout allait disparaître, j'ai improvisé pour continuer.

Avant c'était le magazine du blogging, maintenant c'est le quotidien du blog, des réseaux sociaux et du Web 2.0, cela officialise l'ouverture que j'avais pratiqué compte tenu de l'évolution rapide que nous constatons.

2. Dommage quand même que les billets ne soient plus disponibles. N'y avait-il pas de solutions autres que la migration de tes archives sur une nouvelle url ?
C'était une nouvelle url ou rien... J'ai les droits d'auteur sur mes billets, soit les 3/4 de ce qui a été publié. Je ne pourrais reproduire les billets des autres auteurs qu'avec leur accord formel. J'aurais préféré que tous les billets y soient bien sûr.

3. " Pointblog.com n'est plus. Vive le mondedublog.com. " Pourquoi un nouveau blog sur le monde du blog ?
Pourquoi ? Par passion, par plaisir. Comme n'importe quel blogueur assidu, comme n'importe quel journaliste qui aime son métier. Une passion qui m'habitait sur les BBS, avant Internet, et qui me réveille tous les jours depuis 1994. Avant c'était le magazine du blogging, maintenant c'est le quotidien du blog, des réseaux sociaux et du Web 2.0, cela officialise l'ouverture que j'avais pratiqué compte tenu de l'évolution rapide que nous constatons.
Des nouveautés ? Disons que je me sens plus léger, plus d'épée de Damoclès sur la tête, mais que pour l'instant, j'essaie de corriger les bugs du nouveau site, les défauts de présentation, en écoutant les conseils ou les demandes de lecteurs et d'amis, avec de l'aide technique venue de France, de Belgique, du Luxembourg et d'ailleurs. Aide sans laquelle rien n'aurait été possible.
J'espère que l'audience reviendra, et qu'un peu de publicité me permettra de couvrir les frais.
Beaucoup de "je" désolé...."

Merci, et bonne chance. Pour juger sur pièce, l'aventure continue ici.



Only Amiga !

Posté par Troudair le 29.11.07 à 09:35 | tags : marketing, télévision, vidéo
Attention, sortez les mouchoirs, c'est séquence émotion.
On va se la jouer Aznavour en vous parlant d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent définitivement pas connaître.
C'était les années 80, et à l'époque, souvenez-vous, c'était la guerre. Dans les cours d'école, les campus des facs, le clan des Atari livrait un combat sans merci à celui, largement majoritaire, des Amiga/Commodore, à grands coups d'arguments-massue du genre "Pfff, ton 520 STf il a que 512 couleurs. Mon Amiga 500, il en a 4096. Espèce de loser !"
Nous petits français n'avons pas eu la chance, en ce temps-là, d'avoir à la télé ce genre de pub, mais de l'autre côté de l'Atlantique, la lutte était aussi livrée par spots TV interposés vantant la suprématie des deux bécanes. Le slogan, imparable, d'Amiga, mettra sans aucun doute la larme à l'oeil aux fans de la première heure qui visionneront le clip ci-dessous, et ils éclateront carrément en sanglots après avoir vu ce document daté du 27 avril 1994 qui nous fait visiter une usine Amiga désaffectée à son dernier jour d'activité.
Au tout début du film, on entend le gars de l'accueil dire au vidéaste amateur que les films sont interdits à l'intérieur de l'usine, et lui, dépité, de répondre "il n'y a plus le moindre secret à voler ici."
La montée en puissance du Personal Computer a en effet déjà achevé la firme et il ne reste déjà plus à l'empire tout puissant que ses yeux pour pleurer, tout en se remémorant l'époque où tout ce qui était l'informatique personnelle, c'était... only Amiga !





Dégradation numérique

Posté par Troudair le 28.11.07 à 09:54 | tags : media art, mp3, vidéo
L'incontournable blog VVORK vient de proposer une sélection thématique passionnante sur la dégradation numérique due à des compressions multiples.

Iron Maiden - Number of the BeastCa commence par le travail de Cory Arcangel sur le titre "Number of the Beast" de Iron Maiden. Partant d'une numérisation originale, l'artiste a compressé au format mp3, à 666 reprises le fichier original. Si on connaît tous le résultat sonore de ce type d'opération, ce qu'on ignore, ce sont les éventuels effets démoniaques qu'elle pourrait provoquer. Car comme chacun sait, cela fait longtemps que le Démon a pris possession du support numérique.

Du côté de l'image, même type de démonstration par Claire Evans, qui a compressé des centaines de fois au format jpg une citation du bouquin de Douglas Davis prétendant que le numérique permet à une oeuvre d'être reproduite à l'infini sans perte de qualité. Digital Decay III, ci-dessous :



Borders and BoundariesEnfin, dernier exemple pictural, mais qui cette fois utilise le filtre "Find Edge" de Photoshop, appliqué des centaines de fois à 3 simples lignes rouge, verte et bleue.
A la vision de ce Borders and Boundaries, réalisé par Charles Broskoski, on n'est pas loin des expériences d'environnements mathématiques à croissance exponentielle, ou plus fort encore, de la 2e loi de la thermodynamique qui exige que "toute transformation d'un système s'effectue avec augmentation de l'entropie globale".
Alors comme ça, Photoshop serait un instrument du chaos, et on n'est même pas au courant ??



Google voit vert (mais y laisse un bras ?)

Posté par Gflu le 28.11.07 à 00:18 | tags : environnement, google

AFP (extraits) : Le fournisseur de services internet Google va investir "plusieurs centaines de millions de dollars" dans les énergies renouvelables, où il compte se doter de capacités de production suffisantes pour alimenter en électricité une ville comme San Francisco.
Google, qui dispose de conséquentes réserves financières, s'est fixé pour objectif de produire rapidement des énergies vertes "moins chères que l'électricité tirée du charbon".

(...) "Nous ne pensons pas que nous devons tout posséder", a souligné le cofondateur du groupe Sergueï Brin. "Nous voulons juste que ce problème soit résolu. Nous pensons que cela sera aussi bon pour nos affaires".

Merci pour la précision Sergueï. C'est beau comme du Hulot. Après tout qu'importe : on ne peut qu'applaudir une telle annonce, qui va doper la concurrence dans les départements de R&D et rosir les poumons des ingénieurs de la Silicon Valley.
Mais comment expliquer ce génie googlien du mélange des genres, de la confusion paranogène, particulèrement sensible en milieu webeux ? Le communiqué de Google (27 novembre) entretien en permanence le flou entre Google Inc. et la fondation qui en émane, Google.org. Qui fait quoi, et quel est le but réellement visé au-delà des effets d'annonce green-friendly ? Google.org est présenté comme "le bras philanthropique de Google" (the philanthropic arm of the company). On connaissait les gros bras, les bras cassés, et bien sûr les bras armés... mais un bras philanthropique, c'est quoi ? Drôle d'expression pour une drôle de communication où le groupe semble s'excuser d'exister tout en revendiquant d'être partout. Sans faire de procès d'intention, si quelqu'un a une explication, ou une interprétation, je suis preneur.


ps : "vers 20H30 GMT, le titre Google cédait 0,60% à la suite de ces informations, pour revenir à 662 dollars" (AFP). La bourse, elle, a tranché.




Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un ami toulousain

Posté par Gflu le 27.11.07 à 22:34 | tags : cartes de voeux, loufoque, shopping
Un ami toulousain nous écrit pour annoncer "la sortie d'un nouveau site original qui propose l'envoi de cartes postales rédigées depuis Toulouse, ville rose, ville de la prose (ça c'est de la rime !)".
Présenté comme le "premier site de vente en ligne de cartes postales rédigées", Monamitoulousain.com est - à ma connaissance - le premier acteur mondial sur ce marché. Il vous en coûtera 5 € pour une carte, ou 175 € si vous souhaitez recevoir des signes d'amitié toulousaine 52 fois dans l'année.



Les 10 pires inventions jamais brevetées

Posté par Puck le 27.11.07 à 22:11 | tags : google, inventions

10 inventions ridicules, parmi les plus improbables de toutes celles qui peuvent être dénichées avec la Patent search de Google, ont été compilées par le magazine Cracked. On vous laisse deviner celle qui a fait l'objet de l'illustration ci-dessus. Pour les autres, entre la méthode pour faire faire de l'exercice à son chat ou la machine à se botter le cul, je vous laisse les retrouver. Pour en chercher d'autres, il suffit... de demander.




MediaRuimte x50

Posté par Troudair le 27.11.07 à 08:47 | tags : architecture, arts visuels, log out, media art, musique, vidéo
Demain soir, à Bruxelles, on célébrera le cinquantième mois de programmation de la galerie MediaRuimte, dirigée par le très bon collectif LAb.
Evoluant à la frontière du design, de l'urbanisme, de l'architecture et de l'art numérique, LAb est en particulier responsable de la monumentale installation lumineuse sur la Dexia Tower de Bruxelles, où chaque fenêtre s'est changée en pixel, permettant tous les jeux possibles sur la surface de cette structure 3D géante. Après avoir mis à disposition du public une interface permettant de changer en temps réel les formes et couleurs du batiment, c'est en ce moment le projet "Who's affraid of red, green and blue" qui habille la tour en la faisant changer de couleur en fonction de la température ambiante.

Dexia Tower


Demain, à MediaRuimte donc, pour fêter la fin de l'exposition Digital Territories - Climatics ainsi que le presque anniversaire de la galerie, LAb propose une soirée de taille avec la performance Synchronator suivie d'un live de l'excellent Blevin Blectom du duo Blectom from Blechdom (vidéo ci-dessous).
A noter que le Synchronator de Gert-Jan Prins et Bas van Koolwijk sera visible en France, aux Instants Chavirés, ce jeudi 29 novembre.




Design numérique (2/3) : entretien avec Jean-Louis Fréchin

Posté par Puck le 27.11.07 à 07:46 | tags : design, design numérique, internet 2.0

Trois questions (2/3) à Jean-Louis Fréchin, designer numérique : à l'occasion des Entretiens du nouveau monde industriel, les 27-28 novembre à Beaubourg.

1. C'est quoi, le " Nouveau Monde industriel " ?

L'atout majeur dans les 5 prochaines années repose donc pour moi sur le design, c'est-à-dire une activité de conception non technologique au service de l'homme et des projets. Le design dans ce cadre relève donc d'une économie politique.

L'expression "Nouveau Monde industriel" est un manifeste qui réfute l'idée de la fin de l'industrie au profit d'une transformation liée à des enjeux nouveaux. Depuis la loi de Moore, le développement technique est programmé, la technique en tant que telle n'est plus un enjeu unique. Le Nouveau Monde industriel est d'abord l'industrie de ce que nous faisons de la technique, sa configuration. C'est donc un monde de propositions innovantes, créatives, au service d'une innovation humaine.
Le "toujours plus" et le modèle de la consommation pulsionnelle n'en peuvent plus. Ce modèle est par ailleurs peu spécifique, d'autres peuvent le proposer. L'enjeu des industries de demain est d'inventer des relations ouvertes et impliquées avec les personnes. Ces valeurs ne se trouvent plus dans les produits tels que nous les voyons, mais dans les raisons pour lesquelles ces produits existent, par qui ils sont proposés et les raisons pour lesquelles on adhère ou on participe à la proposition qui nous est faite.
Donc cette économie où la création principale est immatérielle et invisible, l'histoire, la culture, l'origine, le projet, la création, l'intention, le risque pris, l'innovation technologique, l'innovation non technologique, le sentiment d'appartenance, la marque et pour finir la création d'une représentation - sont les nouvelles chaînes de valeurs éthiques et économiques à inventer.

2. En matière de mobilité, quelles est l'interface ou l'application embarquée (objets communicants, téléphonie mobile, assistance aux personnes...) qui vous a paru la plus innovante récemment ?
Nous sommes désormais dans un système d'innovation permanent. Les produits ou les services sont donc des indicateurs ou des témoins de l'état d'innovation d'un pays ; cependant, les situations, les stratégies, les tendances ou les politiques remarquables me semblent plus intéressantes que tel ou tel produit. On peut tenter de citer quelques initiatives :
- Le dynamisme actuel et l'inventivité de jeunes sociétés françaises comme Jazz Mutant, Violet, Zodianet, Comwax ou Airwaves.
- Le foisonnement jubilatoire du Web2.0 français dont Netvibes est l'étendard.
- La console Wii qui est différente et déportée vis-à-vis de ses concurrentes, avec une technologie moins évoluée, mais elle propose des situations nouvelles.
- Pour terminer, le modèle de conception d'Apple "Think different " qui bouleverse les paradigmes classiques du marketing avec une stratégie de produit créative et visionnaire.
D'aucuns l'avaient vu morte il y a dix ans.

3. Au regard de votre métier, quels enjeux primeront d'ici 5 ans : la recherche technologique ou le développement ? La technique... ou le design ?
L'Europe, mais surtout la France avec son histoire, sa culture, et son humanisme ne peuvent pas ne pas être présents dans la construction du futur planétaire.
Il n'y a ici aucune arrogance, mais simplement le miroir de l'image que les autres se font de nous. Nous avons donc une responsabilité à assumer ce que nous sommes. Cependant, notre histoire sépare résolument l'art de l'industrie. L'atout majeur dans les 5 prochaines années repose donc pour moi sur le design, c'est-à-dire une activité de conception non technologique au service de l'homme et des projets. Le design dans ce cadre relève donc d'une économie politique. Il reste du chemin, car nous sommes le seul grand pays industrialisé a ne pas avoir de programme national de design.
- Le premier enjeu pour créer cette société d'innovation humaine est de créer des situations transversales et horizontales, basées sur une culture générale et des croisements fructueux, pour casser la verticalité des disciplines et des spécialités afin d'inventer un nouveau modèle structurellement innovant et agile. Cela s'applique en premier lieu à l'éducation, l'école, l'université, la recherche, mais aussi aux entreprises et à l'état.
- Le second enjeu est de faire une place aux jeunes. L'incandescence de la jeunesse est un atout, pas un risque.
- Le troisième enjeu repose sur la culture du projet, du produit, des situations et des pratiques. Cela passe par l'intégration du design dans toutes les entreprises jeunes et anciennes, petites et grosses, en amont et en aval mais aussi dans les services publics, les transports, les villes, les quartiers...

Who's who : Jean-Louis Frechin est designer numérique et directeur fondateur de l'agence de création Nodesign. Il a précédemment été responsable du département multimédia et CD-Rom des éditions Montparnasse.

Le blog de No Design : www




Carte blanche à Etienne Mineur : le design d'interactivité

Posté par Puck le 26.11.07 à 18:30 | tags : design, flash, nombriliste


Etienne Mineur est directeur artistique, et fondateur du studio de création Incandescence. Il blogue, et a déjà souvent été cité sur Aeiou (1, 2, 3). Parmi ses réalisations en ligne, consultez Opération Hollywood (www), les défilés et les collections d'Yssey Miyake (www) - l'un des 2 avait été lauréat du flash Festival 2005, devinez lequel ? - ou les numéros successifs du magazine WAD (www). Bref, selon moi, avec les studios Upian.com ou Panoplie.fr, il fait partie des plus exigeants DA multimédia en France. En off des entretiens du nouveau monde industriel cette semaine, il a accepté une carte blanche toute subjective : durant une quinzaine de jours, il bloguera pour nous une petite histoire du "design d'interactivité", de ses débuts dans les années 90 jusqu'à aujourd'hui. Ou jusqu'à demain ?

Bienvenue sur Aeiou et merci, Etienne !

Lire la première partie de cette carte blanche. Toute la série ici.

Retour vers le futur : en préambule à cette saga design et interactive, commencez par lire ceci.
My-os, le blog d'Etienne Mineur.

Précédent invité : Aeiou accueillait en octobre le net artiste Nicolas Frespech. Toute sa série ici.




Design numérique (1/3) : entretien avec Bernard Stiegler

Posté par Puck le 26.11.07 à 17:59 | tags : design, design numérique, internet 2.0, web sémantique, wikipedia
Trois questions (1/3) à... Bernard Stiegler, philosophe : à l'occasion des Entretiens du nouveau monde industriel, les 27-28 novembre à Beaubourg.

Ce nouveau monde industriel est caractérisé par ce que j’appelle une « technologie transformationnelle ». (...) Ses caractéristiques sont doubles : il s’agit d’abord d’une société collaborative. Il s’agit enfin d’une société non pas immatérielle, mais hyper-matérielle.


1. Qu’entendez-vous par "nouveau monde industriel " ?
Bernard Stiegler : On distingue habituellement deux périodes dans la société capitaliste. La première correspond à la première révolution industrielle, dont l’enjeu principal était la transformation de la matière par la technique. Ses caractéristiques étaient : l’économie d’échelle, la production en série, la recherche de gain de productivité, etc… Et sur un mode organisationnel : la structuration en classes sociales. Elle renvoie à l’idée de progrès du 19e siècle.

La seconde correspond à un monde industriel organisé autour de l’automobile et du marketing. C’est une société industrielle consumériste, basée sur un nouveau type de consommateur, celui de l’american way of life. Ses caractéristiques : la surproduction, la recherche de nouveaux marchés… Son enjeu est une transformation à toute vitesse de la consommation.

J’ai le sentiment que nous sommes entrés dans une troisième période, hyper-industrielle, dans laquelle les gens en rejetant les valeurs de la consommation ont adopté de nouveaux comportements. La société et le public ne sont plus dans une articulation producteur vs consommateur, ou actif vs passif, mais sur un modèle de distribution partagé. Un bon exemple est le fonctionnement de Wikipédia, ou des blogs. Mais les modes opératoires sont les mêmes dans le monde du design.
Or, ce nouveau monde industriel est caractérisé par ce que j’appelle une « technologie transformationnelle » (...)

Lire la suite de l'entretien avec Bernard Stielger en Mag Société.




Falling Times : la chute de l'infortainment en temps réel

Posté par Puck le 26.11.07 à 10:34 | tags : design, générateur, media art, médias


Le plus dur, c'est la (re)chute. Vous connaissez sans doute le newsmap de Marcos Weskamp (Cf Paysage informatif sur Aeiou), qui représente en temps réel les flux d'information générés sur Google Actualités. Le média artiste Michael Bielicky, qui a notamment fait ses classes dans le design informationnel auprès de Nan June Paik, s'est assuré la collaboration de deux de ses étudiants, Dirk Reinbold et de Kamila B. Richter, pour célébrer la mort de l'infortainment en temps réel. Et, bonne nouvelle, vous êtes tous invités à participer à son enterrement.
Falling Times est un générateur persistant de news, réduites à leurs titres ou à leur manchette, auxquelles sont associées de façon aléatoire des icônes ou des portraits de personnalités politiques. Et invariablement elles tombent, aussi vrai et dramatiquement que les shadoks pompaient. Spendide ! Les personnes qui le souhaitent peuvent participer, et soumettre leurs icônes ou leurs news.
Si vous ne craignez pas que la voie lactée informationnelle vous tombe sur la tête, cliquez.

" Une façon très design de lire la presse... " nous prévient Sigismund. Merci à lui pour le lien !

Plus d'info : Falling Times, en version " installation ", est actuellement présentée dans le cadre de l'expo YOU_ser : Das Jahrhundert des Konsumenten, à Karlsruhe, à l'occasion des 10 ans du ZKM. Une belle occasion d'aller visiter ce haut lieu des arts médiatiques (jusqu'au 06.01.2009).




Trois questions dispensables à... Jeff Baij

Posté par Troudair le 26.11.07 à 09:12 | tags : 3 questions, arts visuels, net art

Il est loin d'être une star, mais dans son coin, en solitaire, Jeff Baij sort régulièrement de petites pages HTML qui explorent toujours plus un langage depuis longtemps jugé craignos par les Flasheux du monde entier.
A l'aide de GIF animés et d'agencements de balises, son travail continue là où les pionniers du net.art s'étaient arrêtés, sans prétention ni désir de gloire.
Un candidat idéal pour nos trois questions dispensables.


Jeff Baij - sunnydayZ1- Penses-tu que notre monde est géométrique ?
carrément. comme s’il y avait des formes de plus en plus petites et que chaque forme était une sorte de reflet d’une forme précédente. alors tu prends la terre, qui est une sphère, et puis tu la coupes en deux, et… attends. ça n’a aucun sens. laisse tomber, ça n’a rien de géométrique du tout. ce que nous voyons comme une sphère ou un cube est en fait un… non, je pense que j’étais sur la bonne voie la première fois. est-ce que ceci peut être traduit dans une autre langue, après tout ? qui sommes-nous et d’où venons-nous ? passons à la deuxième question.


Jeff Baij - background2- Y a-t-il des images entre les images ?
celle-là est facile. prends une vidéo, par exemple. non, attends, prends plutôt l’œil par exemple. tes yeux, ou mes yeux, ou les yeux de quelqu’un d’autre qui sont plus beaux que nos yeux. j’ai jamais vu tes yeux, mais imaginons. si tu clignes des yeux très très vite, ça fait comme un film, non ? comme des images uniques avec une durée finie qui construisent une image animée. mais si gardes juste les yeux ouverts, alors il n’y a plus d’images multiples, juste une seule image. l’image mouvante. alors ouais. ou bien il se pourrait que les images, les choses qu’on voit, soient une rivière, et chaque fois qu’on ouvre les yeux, on se plonge la tête dans cette rivière. et si on ne prend pas une grande inspiration, on se noie.

Jeff Baij - europa

3- Si ma webcam est cassée, est-ce que je peux utiliser un miroir à la place ?
ou plus précisément, si ton miroir est cassé, est-ce que tu peux utiliser une webcam à la place ? non, on ne peut pas. je veux dire, c’est quoi une webcam à part un tout petit miroir avec une sorte de globe oculaire magique qui propulse notre visage dans l’espace ? et qu’est-ce qu’un miroir, à part une webcam feignante ? ou peut-être qu’une webcam est trop ambitieuse. peut-être qu’une webcam a pris la grosse tête. peut-être qu’une webcam devrait se souvenir d’où elle vient et rendre aux gens qui lui ont tant donné toutes ces années. pendant que j’y pense. je suis mortellement effrayé par toutes les choses qui peuvent voir. les globes oculaires, les webcams, les miroirs.

 




Week-end : les bons liens des lecteurs d'Aeiou

Posté par Puck le 24.11.07 à 18:34 | tags : audio, street art, vidéo

Aieou, édition week-end, avec une sélection des meilleurs liens envoyés par nos lecteurs :
- Un remix radio où l'on changerait les fréquences en permanence ! Une spéciale dédicace de Hurlante Nova, qui a monté et mixé en alterné 800 000 extraits vocaux de 7 secondes et 1 240 000 extraits de jazz de 7 secondes (répété 4 fois). Ca donne, france culture vs tsf ! A écouter sans modération.
- Un land trip en GSP dans les Alpes Japonaises du Nord, par Donald Abad. "Il s’agissait au départ de tester un dispositif interactif nomade, exploitant un système mixant données GPS brutes, concept de Songlines aborigènes (sans écriture ni cartographie, ils utilisent des chants poétiques pour se repérer et traverser le continent) et esprit Yamabushi. " Première partie de la vidéo L'affranchisement aventurier à voir ici (1/6).
- Et pour finir, un bon bol de street culture. L’asso Démocratie Créative vient de mettre en libre téléchargement un book sur l’art urbain à Strasbourg (stickers, graffitis, pochoirs et autres). A télécharger .

Vous aussi, si vous avez des (très) bons liens, faites en profiter nos amis !




Le Noël de Monsieur Geek (6)

Posté par Troudair le 24.11.07 à 12:11 | tags : inventions, noël, noel geek, technologeek

A le voir bidouiller des machins avec des trucs, ou bien tripoter des engins avec des bouts de choses dans un appartement miteux, on s'imagine souvent que Monsieur Geek est sur la paille.
Pourtant, dans la majeure partie des cas, apprenez, messieurs dames, que c'est faux : Monsieur Geek est au contraire bien souvent blindé de fric et c'est son idéologie geek qui construit l'illusion de la pauvreté, en lui faisant investir son argent dans des objets bien éloignés des signes extérieurs de richesse globalement admis (4x4, cafetière Senseo, chemise Gucci, etc.).
Ajoutez à ça que Monsieur Geek, aussi bizarre que ça puisse paraître, est aussi un être humain qui possède un coeur et peut parfois découvrir l'amour au détour d'un chat IRC, et vous avez compris notre thématique de la semaine :

La joaillerie hors de prix de Monsieur Geek

Clé USB SwarovskiPour séduire Madame Geek, Monsieur Geek ne peut se contenter d'un cadeau ordinaire, et ce, même s'il a indiqué dans son profil Meetic qu'il "haïssait la société de consommation".
En plus d'être original et décalé, le cadeau de Monsieur à Madame Geek pour Noël se doit donc de répondre à certaines attentes et surtout être suffisament coûteux pour faire dire à Madame Geek le sempiternel "Mais tu es fou, ça doit valoir une fortune !", synonyme de victoire.

Pour commencer donc, rendez-vous chez Swarovski, réputé pour ses beaux bijoux traditionnels, et qui vient de sortir cette superbe clé USB sertie de cristaux rares.
Alliant l'utile à l'agréable, ce cadeau pourra être porté en pendentif par Madame Geek dans les soirées glamour qu'elle fréquente, tout en permettant à Monsieur Geek de lui stocker amoureusement une grande quantité de logiciels libres qu'elle pourra ensuite installer à son bureau et faire ainsi économiser à son patron une poignée de licences Microsoft.

AK-47 GoldEncore plus délicieux ! Si Monsieur Geek a réussi à convaincre Madame Geek de le rejoindre sur un serveur Counter Strike afin de libérer ses pulsions snipeuses, rien de tel que la Kalashnikov plaquée or en pendentif, qui fera l'admiration des autres teams lors des LAN géantes auxquelles le couple Geek participera dans un gymnase froid d'une quelconque ville de province au nom finissant par "berg". En effet, ça n'est pas parce qu'on passe 48 heures sans dormir à fragger du terroriste qu'on ne peut pas être classieux. Et ça, tous les geeks le savent : la guerre psychologique commence dès le premier café servi dans un gobelet en plastoque au moment de l'inscription au tournoi. Un savant décolleté pointant sur la mini-arme mythique, et c'est la déstabilisation assurée pour les pauvres participants en cruel manque affectif depuis plusieurs années.

Montre-bagueToujours pratique, et toujours classe et super-sophistiqué, Monsieur Geek pourra jeter son dévolu sur cette merveilleuse bague-montre, conçue à partir de cristaux sphériques bicolores réagissant à des impulsions électro-magnétiques. Remplaçant des cristaux liquides, grands consommateurs de courant, ce bijou imaginé par Charles Windlin permet d'afficher l'heure, mais aussi tout un tas d'autres informations, en substituant au traditionnel écran LCD ce système de 1400 billes. Bon, le seul problème, c'est que cette technologie n'existera que dans 40 ans environ, mais en 2047, ce sera un super cadeau de Noël !

Bague-paysageUn peu moins techno, mais tout aussi créatives, les bague-paysages développées par Zelda Beauchampet feront passer les archaïques anneaux (de mariage ou autre) pour de vulgaires bouts de ferraille. Monsieur Geek, à la pointe de tous les concepts novateurs, ne pourra que reconnaître la révolution qu'engage cette introduction de la 3D dans la bijouterie. En associant des éléments de décor sur un même doigt, ces bagues permettent en effet de concevoir de charmants petits paysages champêtres avec un effet de profondeur qu'on avait plus vu depuis la projection des Dents de la Mer 3 armé de nos lunettes en carton rouges et bleues.

Masque à gaz diamantsEnfin, pour conclure cette série consacrée aux produits de Gee-luxe (contraction de "Geek" et "luxe" et sans rapport avec l'animateur décédé du même nom), comment oublier l'accessoire idéal de notre ami paranoïaque, apocalyptique, catastrophiste, mais qui n'en est pas moins coquet : le désormais célèbre masque à gaz serti de diamants.
Un cadeau à la pointe du design et de la mode en prévision des nombreuses guerres chimiques et biologiques qui se profilent à l'horizon 2050. Equipé de ce matériel à la fois indispensable et top tendance, Monsieur et Madame Geek pourront ainsi se promener main dans la main dans les rues désertiques d'un Paris ravagé, enjambant les cadavres des malheureux qui n'avaient rien vu venir, et se moquant discrètement des survivants qui n'auront pu se procurer que de vulgaires masques en plastique, tristement banals...

Merci de votre attention, et à la semaine prochaine, si aucune race extra-terrestre ne nous a réduit en esclavage entre temps, bien sûr.




Hunger bytes : des films contre la faim

Posté par Puck le 24.11.07 à 11:38 | tags : humanitaire, vidéo

Ce n'est guère dans notre habitude de relayer sur Aeiou des campagnes de sensibillisation initiées par L'ONU. Mais celle-ci a été conçue pour le web, a été lancée officiellement mercredi sur Youtube, et son clip est parfaitement représentatif du message souhaité par son investigateur : " frappant ".
Orchestrée par le programme alimentaire mondial contre la faim dans le monde (PAM / WFP), le programme Hunger Bytes est un appel à la réalisation par les internautes de films courts de 30 à 60s sur le thème de la faim dans le monde. La consigne est la suivante : choquer, en passant aussi par le rire (comme ci dessous). Cependant, publiée il y a déjà un mois, cette vidéo n'a pour l'instant été vue que 73 906 fois sur Youtube. Un non sens pour une campagne internationale.

Le plus étonnant est que le concours dure un an (clôture.... le 16 octobre 2008), et que le gagnant aura l'opportunité de réaliser un deuxième film de promotion du programme PAM :

Une fois qu'elle aura reçu toutes les créations, d'une durée de 30 à 60 secondes, mettra les cinq meilleures en ligne sur YouTube. Celle qui aura été la plus visionnée à la date du 16 octobre 2008 - Journée de l'alimentation - remportera le concours. Le gagnant aura l'opportunité de visiter et de filmer une des opérations humanitaires du PAM dans le monde. (Communiqué de presse)

PS: Un grand merci à Skullkid pour l'info.




Reconstruire le Liban

Posté par Troudair le 23.11.07 à 10:17 | tags : architecture, arts visuels, media art, photo, wikipedia
Drapeau du LibanC'est une journée cruciale pour le Liban qui tente de sortir d'une crise politique majeure, conséquence indirecte de la guerre menée par Israël en 2006.
Une journée cruciale qui nous permet de nous attarder sur la manière dont ce peuple, exsangue et martyrisé pour la nième fois de son histoire, parvient à gérer la terrible réalité qui le pousse d'une guerre à une autre, à tel point que le concept de "non-guerre", se substituant à celui de "paix", est désormais intégré par tous les Libanais, sans vraiment d'espoir que cela change un jour.

Dans les arts, en particulier, il est assez frappant de noter que cette thématique est non seulement omniprésente, elle est presque exclusive, toutes générations d'artistes confondues, tant depuis la guerre civile de 1975-76, pas un Libanais n'a échappé à un conflit armé au coeur de son pays, et expérimenté la violence quotidienne des périodes de paix relative.

Même sur la page de Wikipedia consacrée au Liban, les équipes de modération ont dû poser un avertissement, qualifiant à leur tour de "guerre d'édition" les modifications à répétition effectuées par les diverses tendances qui s'affrontent dans ce pays, et qui tentent chacune de prendre le contrôle de ce minuscule état dont la position emblématique en fait un enjeu géopolitique majeur.

Il est ainsi bien difficile de trouver un artiste libanais qui garde aujourd'hui l'espoir, et en témoigne dans son oeuvre (on aura peut-être l'occasion d'y revenir dans ces colonnes), et c'est bien souvent les artistes étrangers qui demeurent les derniers capables de porter sur l'avenir du pays un regard bienveillant.
Ainsi, même s'il pourra paraître décalé et impossible aux habitants du Liban, le travail photographique de l'anglaise Lenka Clayton mérite d'être souligné, en particulier son magnifique projet "Repairing Lebanon".

Repairing Lebanon

Se basant sur une série de photos réalisées à la suite du conflit de 2006 avec Israël, l'artiste a entrepris de reconstruire virtuellement les bâtiments détruits à l'aide d'un logiciel de retouche photographique.
Les diptyques proposés, en s'inspirant des montages-photos nostalgiques du style "Avant / Après", en désaxent le potentiel fataliste pour les transformer en proposition d'espoir.
Un geste artistique salutaire proposé dans un climat d'incertitude et de désespoir global dont on ne peut que souhaiter qu'il s'évanouisse enfin, comme les gravats gommés à la souris sur ces photos reconstruites.



Animafreaks

Posté par sumoto.iki le 22.11.07 à 23:05 | tags : arts visuels, vidéo

Cyriak (Harris), ressuscité dans le futur par un groupuscule de gen-freaks, tente de communiquer avec ses semblables, restés dans le présent, par le biais de témoignages déposés sur Youtube.

 




Achetez / Consommez / Gagnez

Posté par Puck le 22.11.07 à 19:25 | tags : dissidences, dot com, shopping
Consommateur content ?

En ce mois de novembre, à travers toute l'Europe, nous avons organisé un concours. Nous avons collé des milliers d'autocollants sur des produits dans les supermarchés et les magasins. Chacun d'eux avait un code à saisir sur un site internet, www.achetezconsommezgagnez.com.
Le site ressemblait au pire de ce qui existe : mauvais graphiques, demandes injustifiées de données personnelles, chargement lent. Pour le visualiser, une confiance aveugle était nécessaire, la même qui nous est demandée chaque jour devant les étalages.
Chaque code était un code "gagnant", mais voilà la mauvaise surprise : vous avez gagné, mais il n'y a aucun prix. A chaque fois que vous avez participé à un concours, vous étiez sans doute certain que vous pourriez en obtenir le bonheur absolu. Il est peut-être temps d'être sérieux et de vous ressaisir.
En arrêtant de consommer, par exemple.
Au moins pour une journée.
Le 24 Novembre est la Journée Sans Achat. Participez en ne participant pas.


La journée sans achat, qui aura lieu samedi 24 novembre, lave plus blanc. La preuve avec cette interface de jeux-concours qui vous promet de tout gagner et vous redirige après une fatale erreur bien volontaire vers un site win nothing day. Kevin pas content.



Photographie-moi... (10) : un réseau social

Posté par Puck le 22.11.07 à 17:34 | tags : net art, photographie-moi..., réseaux sociaux
Parce que le thème en est actuel, j'ai demandé à Nicolas Frespech : " C'est quoi un réseau social ? ".
Sa réponse m'enchante :

Photographie-moi..., commande n° 10.

Téléchargez cette oeuvre sur votre mobile ou commandez-en un tirage dans une autre définition.

Tous nos remerciements à Nicolas Frespech qui s'est prêté avec inventivité et un grand sens de la répartie photographique à notre carte blanche... Et bravo également à tous les participants. Retrouvez les 10 commandes de la série spéciale web commandée par et pour les lecteurs d'Aeiou ici. L'aventure de l'échoppe photographique continue .

Prochain invité sur Aeiou : le designer graphique Etienne Mineur (my os), en off des Entretiens du nouveau monde industriel, dès lundi prochain.
Le sujet de cette carte blanche... promet d'être éclatant de pixels. Stay tuned !




Champignons d'automne

Posté par Troudair le 22.11.07 à 14:10 | tags : flickr, media art, photo
C'est maintenant un peu tard pour courir les bois à la recherche de champignons, mais le web 2.0 ne connaissant pas les saisons, on peut toujours en trouver de très beaux sur Flickr.
Ceux-ci sont des photographies issues du projet "Licorne", à savoir les essais nucléaires français effectués à Mururoa et Tahiti en août 1970.
Une série exceptionnelle de part sa résolution maximale disponible (1500x1147). L'impression de violence et de beauté à haute résolution fout carrément les jetons.

 

Et dans notre série "Faut que ça pète !", on peut en profiter pour replonger dans "Salamander", la chouette installation explosive de Pascual Sisto réalisée en 2006, où la frontière entre feu d'artifices et explosions mortelles explore la même idée que les photographies du projet "Licorne" : le combat entre notre sensibilité esthétique et notre éthique.

 

 




Junkestra

Posté par sumoto.iki le 22.11.07 à 00:27 | tags : musique, vidéo
Avant toute représentation, Nathaniel Stookey et son San Francisco Symphony Youth Orchestra partent à la recherche de leurs instruments dans la décharge la plus proche de leur lieu de concert. Poubelles, cages d’oiseaux, roues, casseroles et autres tubes PVC deviennent, après récolte, matière à assemblage harmonique et création symphonico-recyclable.




Amazon Kindle ou le come back du ebook

Posté par Puck le 21.11.07 à 13:28 | tags : amazon, lectures, shopping, technologeek

Amazon a lancé il y a deux jours son nouveau reader mobile, le Kindle, qui précisons-le ne nécessite aucun ordinateur de raccordement. Parce que les avis des spécialistes semblent plutôt positifs, voici une revue de presse en trois liens :
- Pour commencer : le blog La Feuille en présente une très bonne étude synthétique ici.
- Pour avis : Fred Cavazza (encore ?) s'est prêté lui aussi au test produit .
- Pour aller plus loin : un point sur l'e-ink vidéo avec Internet Actu.

Voilà, après cela, je me demande franchement comment Troudair oserait ne pas glisser ce joujou dans la hôte de son noël geek.




Langue vivante 2 : Mixer

Posté par Troudair le 21.11.07 à 08:05 | tags : inventions, loufoque, vidéo
Quand on est pas étudiant au MIT, on s'imagine que ça bosse dur, là-bas.
Et pourtant, un étudiant restant, quelque soit le lieu, un étudiant, il ne faut pas s'étonner de le voir mettre son cerveau surdimensionné au service de projets tout à fait inutiles.
Un bel exemple avec ce mixer qui répond à la voix humaine... ou plutôt, qui répond aux fréquences que lui-même utilise lorsqu'il mixe.
Cette expérience peut certes paraître totalement débile, mais à y réfléchir, elle apporte peut-être un début de réponse à la supplique de Lamartine : "Objets inanimés, avez-vous donc une âme, qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?"
Aimer, on sait pas, mais mixer en choeur, sans aucun doute.




Mariés à la mer

Posté par Troudair le 20.11.07 à 07:45 | tags : bd, blogs
Comme dans tout projet quotidien, il y a du bon et du moins bon dans Married to the sea, mais c'est le prix de l'addiction.
Des dessins old-school assortis de commentaires cyniques par Drew et Natalie qui ne sont pas sans rappeler les détournements situationnistes chers à nos coeurs rebelles.

Life in 2050



USS Isambard

Posté par sumoto.iki le 19.11.07 à 22:11 | tags : loufoque, vidéo

Et si Star Trek avait été créé par Georges Méliès il y a un peu plus de 100 ans ?




Tranches

Posté par Troudair le 19.11.07 à 08:03 | tags : arts visuels, design
Ma bibliothèque - Yann SérandourSimple et belle, la bibliothèque de Yann Sérandour utilise une matière graphique on ne peut plus familière, la tranche des livres, pour en faire une masse visuelle à la limite de l'abstraction. Un objet-web techniquement archaïque, mais qui est de ceux qui changent le quotidien en art, par un simple déplacement de point de vue. Ici, l'appauvrissement du sujet, associé à la disparition du lettrage, ne conserve que les bases de l'esthétique (la forme et la couleur). "Ma bibliothèque" traite ainsi les livres, non plus comme objets de connaissance, réservoirs d'idées et d'histoires, mais comme les composants négligeables d'une fresque pointilliste. Une oeuvre qui pourra se faire poser quelques questions aux défenseurs acharnés de l'objet-livre, parfois au détriment de ce qu'il contient.



Linkologie : Facebook est-il la révolution annoncée ?

Posté par Puck le 18.11.07 à 22:29 | tags : facebook, internet 2.0, lectures, réseaux sociaux

Vos amis arrivent depuis trois mois les uns après les autres sur Facebook. C'est normal, c'est le " fesse buzz " du moment, et il dépasse à présent largement le cercle des anti-grèves, des étudiants et des technophiles. Du coup, le site attire son lot de critiques et de parodies. Pour prendre de la hauteur, et tenter de comprendre un peu les enjeux techniques et communautaires de Facebook, on ne peut que vous conseiller la lecture de ce billet un peu ardu certes mais tellement méthodique sur le blog de Fred Cavazza :

En ce moment Facebook a la côte : on en parle à la radio, à la TV et les journalistes des grands médias n’en finissent plus de s’interroger sur les raisons de ce nouveau phénomène social. Et pourtant la réalité est tout autre. (...) Facebook est-il révolutionnaire à ce point ? Ce service mérite-t-il une telle attention ? Oui, en partie. Mais sans vouloir lui retirer son indéniable succès et certaines qualités, il y a fort à parier que les annonceurs n’y trouveront qu’un intérêt très relatif.

L’explication est toute simple et peut-être résumée ainsi :

* La croissance et l’audience de Facebook sont largement sur-évaluées ;
* L’écosystème mis en place autour de la Facebook Platform ne tiendra pas ces promesses ;
* Les modèles publicitaires présentés récemment sont bancals ;
* La concurrence avec d’autres plateformes sociales va être très rude.

Donc en un mot comme en cent, malgré l’enthousiasme de son jeune CEO, Facebook ne révolutionne rien du tout (Pourquoi je ne crois plus en Facebook, dixit Fred Cavazza).

Dans la série "un bon lien vaut mieux qu'un long discours" : La suite ici.




Vizzavi 2.0

Posté par sumoto.iki le 18.11.07 à 00:57 | tags : internet 2.0, mauvais goût
zaOza.com ou za0za.com ? Laquelle de ces deux adresses abrite le nouveau portail multimédia à dimension sociale de Vivendi ? Réponse le mercredi 21 novembre lors de l’ouverture de la nouvelle plate-forme de téléchargement musique et vidéos d’Universal, au bon goût de DRM actifs. "Ce sera magique", promet Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi. Magique au point de faire oublier le naufrage Vizzavi ?



Custom office

Posté par sumoto.iki le 17.11.07 à 20:06 | tags : loufoque

Comment personnaliser son espace de travail ou celui de ses collègues d’open space ? Darkroastedblend propose, sur trois pages (1, 2, 3), un lot d'idées pratiques pour construire un cadre agréable de non-productivité à tous non-grévistes sans activité particulière.



Itspace

Posté par sumoto.iki le 17.11.07 à 15:25 | tags : myspace, réseaux sociaux
Grâce à Itspace, tout objet domestique a la possibilité de créer son propre réseau social. Pensée par Peter Traub, cette plate-forme agrafée à Myspace, offre une visibilité egotique 2.0 aux choses. Participatif et collaboratif, Itspace permet aux bibelots, armoires, canapés ou autres tables basses d’échanger des sons, des images et des commentaires sur leur non-vie intérieure. Au-delà de la formulation de Boris Vian : "N'importe quel objet peut être un objet d'art pour peu qu'on l'entoure d'un cadre", les objets peuvent désormais gérer eux-mêmes leur starification.



Le Noël de Monsieur Geek (5)

Posté par Troudair le 17.11.07 à 12:31 | tags : inventions, noël, noel geek, shopping, technologeek

Monsieur Geek, on l'a vu, passe le plus clair de son temps devant son ordinateur en se nourrissant de plats cuisinés.
Néanmoins, les aléas de la vie étant ce qu'ils sont, il arrive qu'il soit obligé de sortir, et ce pour des raisons totalement incompréhensibles pour lui (rendre visite à sa famille, aller chercher un papier (!!) à la CAF, etc.).
Aujourd'hui, voici donc quelques idées cadeaux qui permettront à Monsieur Geek d'être parfaitement équipé pour affronter le monde extérieur, hostile et sauvage.

Les outils multi-fonctions
Carte de crédit outilsMonsieur Geek possède chez lui tout une gamme d'outils très perfectionnés qui lui permettent de réparer n'importe quel appareil en moins de 72 heures. Mais que se passe-t-il une fois livré à lui-même dans la jungle des villes, ou le désert des campagnes ?
Cette carte de visite métallique est la réponse à son problème. Dotée d'une scie, d'un mini-mètre, d'un décapsuleur et de plusieurs autres outils indispensables, elle permettra à votre ami de ne jamais se retrouver dépourvu lorsque, par exemple, un tourniquet de métro tombera en rade et qu'il faudra attendre le réparateur en buvant une bière avec des agents de la RATP.
Et si vous voulez être encore plus efficaces, vous pourrez ajouter la plaque de l'armée-couteau suisse, qui en plus d'être pratique, fera passer Monsieur Geek pour un vétéran de l'Afghanistan, ce qui imposera immanquablement le respect dans les rues du 19e arrondissement.

Fire BowlLa guerre du feu
Il faut bien comprendre la manière de penser de Monsieur Geek. Pour lui, dehors, c'est l'aventure à tous les coins de rue, et sa paranoïa chronique associée à sa connaissance de tous les scénarii apocalyptiques les plus probables font de lui un être craintif qui préférera toujours être trop préparé que pas assez.
Afin d'apaiser un peu son angoisse de se retrouver coincé dans la rue, revenu à l'âge de pierre après un cataclysme nucléaire ou climatique, optez pour le bol à feu. Charmant, pratique, il permettra à Monsieur Geek d'allumer un feu à peu près partout, et ce sans laisser aucune trace de son passage derrière lui, chose primordiale, car dans le monde ravagé d'après la fin des temps, des bandes de pillards sanguinaires ne manqueront pas de pourchasser votre ami, surtout s'ils ont remarqué que c'était un ancien de l'Afghanistan !
Néanmoins, si le Monsieur Geek que vous connaissez n'est pas aussi catastrophiste, préférez simplement le barbecue-attaché-case, classieux dans les transports en commun, et idéal pour cramer quelques merguez en l'honneur de l'anniversaire du langage Turbo Pascal.

Sac à dos YodaFeel the Force !
Souvent, pour faire sortir Monsieur Geek de sa tanière, il faut redoubler d'imagination. Ainsi il préférera toujours se faire livrer une pizza plutôt que d'en acheter une 10 fois moins chère au supermarché du coin. Pour stimuler son imagination et lui faire croire que descendre les poubelles est un redoutable défi, essayez donc d'offrir à Monsieur Geek ce très réussi sac à dos Yoda. Une fois posé sur son dos le maître Jedi le plus puissant de la Galaxie, nul doute que Monsieur Geek descendra les six étages qui le séparent du local poubelles en effectuant de nombreuses roulades afin d'éviter les tirs de blaster des Storm Troopers imaginaires lancés à ses trousses. Certes, un mauvais mouvement lui fera parfois exploser le sac poubelle au milieu de la cage d'escalier, croyant que la télékynésie allait lui permettre de soulever à temps le couvercle du container comme dans "L'Empire contre-attaque", mais au moins, éparpillées dans les parties communes de l'immeuble, les ordures n'encombreront plus son appartement ! (Existe aussi en version Chewbacca)

A la semaine prochaine pour un nouveau Noël de Monsieur Geek !

Retrouvez les précédents épisodes du Noël de Monsieur Geek ici :
1 - 2 - 3 - 4




Les groupes Facebook contre les grévistes

Posté par Puck le 16.11.07 à 18:06 | tags : facebook, politique, réseaux sociaux

Les utilisateurs de Facebook sont aussi des utilisateurs des transports en commun. Le sujet de ce gonzo reportage en ligne est donc : les utlisateurs des transports en commun en ligne sur Facebook aiment-ils ou non les grévistes ? La réponse semble être claire : non, les gens sur Facebook n'aiment pas les grèves. Et ils sont en colère. Il est impossible d'accorder une valeur statistique à ce chiffre mais le fait est : de 3600 membres inscrits en date de mercredi, le nombre de membres du groupe Remplacement des connards de la SNCF et de la RATP par des machines a atteint la cote d'alerte des 8 653 membres aujourd'hui. Mais il ne sont pas les seuls. La preuve en chiffres, avec ce petit florilège contre / pour :
- Contre : le Collectif contre la grève des transports du 13 novembre : 4,640 membres
- Pour : Vive la grève ! : 115 membres
- Contre contre : Contre ceux qui sont contre la grève du 18 octobre : 73 membres
- Pour : Les 2 roues soutiennent la grève : 7 membres
- Contre contre : Je vomis les groupes de droite décomplexée : 15 membres

Et une pléiade de : Make love not GREVE !!! (35 membres), Grève contre les grèvistes (17 membres), Mouvement anti-greve SNCF, Officielement en grève de paiement du titre de transport...
Vivement lundi !




Du son dans l'espace

Posté par Troudair le 16.11.07 à 09:25 | tags : media art, musique
On se souvient des scènes claustrophobiques de 2001, odyssée de l'espace, où hurlements et fracas de métal se trouvaient absorbés par le vide spatial, dans un silence complet et terrible.
Et même si les space operas à la Star Wars ont tenté de corriger la physique en rendant les cieux bruyants, reste au fond de nous l'idée que l'espace, c'est la mort des vibrations, et plus intimement, la mort tout court.
Pourtant si l'évidence veut que sans particules d'air pour transmettre les fréquences, le son s'éteint, il n'empêche que l'univers bouillonne de bruits, dont la teneur nous parvient par photons ou champs magnétiques interposés, puis transposés.

Sound from SaturnSur le site de la NASA, par exemple, on peut écouter d'étonnantes transpositions de fréquences captées par la sonde Cassini-Huygens à proximité de Saturne et de son satellite Titan. Des modulations pas loin de sembler organisées et qui n'ont rien à envier aux premiers balbutiements électroniques de Maurice Martenot. En prime, le site propose aussi les représentations graphiques de ces sons dans lesquelles on pourra reconnaître aussi bien des merveilles de pointillisme que des paysages déchirés, sorte d'aurores boréales mathématiques.

Mais si Saturne peut s'avérer être un grand compositeur, notre Lune n'est pas en reste. Spécialisée dans les dispositifs sonores imbriqués dans les forces naturelles (glaciers, arbres, etc.), Katie Paterson a en effet mis au point, dans son projet Earth Moon Earth, un système de transmission lumineuse interplanétaire. Le dispositif consistait à premièrement transposer la Sonate au Clair de Lune de Beethoven en code morse, puis à envoyer ce code vers la surface de la lune. Par réflection, les photons sont revenus sur Terre, mais de manière incomplète, la surface irrégulière de notre satellite distordant le signal pour en éjecter des bribes au confins de l'espace. Ce code morse modifié a été retranscrit en partition, et c'est ce résultat musical que Katie Paterson donne à entendre sur son site, une Sonate au Clair de Lune, revisité par le clair de lune lui-même.



Caméra cassée

Posté par Troudair le 15.11.07 à 07:38 | tags : flickr, photo
Broken CameraLes filtres de Photoshop c'est bien, mais c'est tellement long à régler...
Alors qu'un bon coup de latte dans son appareil photo, c'est rapide, c'est pas cher, et quel résultat !
Une série de photos prises avec un Canon S-30 éclaté.



Ori-dollar-gami

Posté par sumoto.iki le 14.11.07 à 22:44 | tags : origami
Comment recycler ses dollars US qui perdent chaque jour un peu de valeur ? Deux idées : soit en cocottes monétaires de bureau, soit en allumes cheminée.



Trois questions dispensables à... Jason Nelson

Posté par Troudair le 14.11.07 à 20:17 | tags : ludique, flash, 3 questions, zombies
Après le très diffusé "Game, game, game and again game", l'artiste américain Jason Nelson revient avec "Alarmingly these are not Lovesick Zombies", un nouveau projet de jeu en flash, mi-artistique, mi-ludique, où l'intérêt réside bien plus dans l'esthétique du chaos qu'il explore que dans le monotone passage de niveaux.
Nous profitons donc de l'occasion pour lancer ici une nouvelle série d'interviews, "Trois questions dispensables à...", afin de creuser un peu plus profond dans le cerveau malade de tous ces guerilleros de l'art numérique, online et offline.

1- Penses-tu que la poésie sauvera le monde ?

Game game gameLa poésie est une machine, petits pignons cadencés sur douze vitesses. Il y a des collines derrière les collines, tels des faucons à dix vitesses, des vélos à dix vitesses, moins pour les plumes et plus pour l'aluminium, bien plus pour les dix autres, une de moins pour la stabilité. Ces mots sont des extensions métalliques et puériles, canaux canalisant autant d'informations que le divertissement le permet. Et le monde (alliage). Peut-il être sauvé par la poésie, tu demandes par mail ?

Cela implique d'abord que quelque chose est à sauver. Comme si les hymnes étaient des chansons à noyer. Aujourd'hui, sous la pluie, j'ai longé la falaise sableuse, le sable n'avance plus depuis les parpaings, voitures lourds et carré sans fenêtre. Sérieusement, j'ai marché dans l'océan, ici dans la merveille touristique de l'Australie, la Côte Dorée. Et comme les vagues éclataient, ce brouillard liquide cliché que les mouvements massifs étend, j'ai pensé à ta question.

Si j'étais futé, affûté (il y a deux bouchers au supermarché Q), je pourrais écrire quelques mots mi-sarcastiques, mi-poétiques, pour propager ma chute dénuée de charme. Ou je pourrais étaler ma science fragile avec des mots qui détaillent mes connections, ma recherche poussée des choses qui me bouleversent profondément.

Donc je devrais répondre, après tout ce non-sens, que le monde est un gadget et la poésie est un gadget, et les carrés n'existent pas sur des écrans à pixels.

2- Le chaos est-il ludique ?



3- Sommes-nous faits de souvenirs ?

Lovesick ZombiesPeut-être qu'au lieu d'être faits de souvenirs, nous sommes faits de pensées à venir, particules fantômes avec masse et vitesse qui changent chaque action future en événements passés. Donc par exemple, moi dans une maison du Queenslander, à une centaine de mètres de la mer. La maison a été aménagée en bar occasionnel, et chaque mardi, demi-artistes et poètes temporaires se réunissent pour une soirée de performances et de quiz. Et ton équipe, qui porte le nom de ces calculatrices à LED fait de nombres et qui se terminent par "e", composée de gens que tu connais, que tu ne veux pas connaître et ne connaîtra jamais, vient juste de gagner en répondant par de fines déductions. Puis peu de temps après la victoire, le prix étant un ticket-boisson imprimé avec un chaton et la minable police de caractère style cartoon, tu remarques un groupe de filles inconnues qui s'en va, qui ne ricanent pas mais parlent fort de quelque demi ou moins-que-demi conquête. Quand elles sont parties, sur les sièges qu'elles occupaient, encore creusés et parfumés, il y a un porte-feuille, plein de monnaie australienne et d'éventuels secrets. D'abord, tu envisages de le confier au personnel du bar ou de le laisser à ces gosses à moitié hippies pour qu'ils le fouillent et récupèrent de la monnaie pour leur shit. Mais en fait, pour une raison inconnue, tu quittes ton groupe, discutant joyeusement de sa victoire au quiz, attrapes le porte-feuille, et pars à la recherche de son propriétaire. Tu cours même dehors, bien que ce ne soit pas ton genre de courir, guettant un démarrage de voiture et des robes noires. A quelques rues de là, tu les vois et cours en criant le mot "porte-feuille", et t'arrêtes essoufflé, stop. Elles sont effrayées mais elles se retournent, et quand tu rends le porte-feuille à la fille, elle semble à la fois reconnaissante et apeurée. Pas vraiment sûre de comment tu as pu la retrouver, et surtout pourquoi. Où je voulais en venir ? Je ne suis jamais vraiment sûr.



Spiderman.it

Posté par Life on Mars le 13.11.07 à 15:01 | tags : cinéma, loufoque, vidéo

"Un grande potere implica grandi responsabilità"
(traduction google du moto de l'homme araignée)



Contre l'économie

Posté par Troudair le 13.11.07 à 07:52 | tags : cinéma, dissidences, vidéo
On ne peut pas dire que ce soit théoriquement très abouti comme concept, mais Andrew Dane, étudiant à Harvard, s'en fout, parce qu'il est tout simplement gavé de ses cours d'économie.
Inscrit en section film d'animation (et oui, ça existe), il s'empare donc son livre d'économie et réussit à sortir un très beau petit court métrage à partir des pages et de dessins ajoutés dans la marge.
En ce premier jour de mouvement social qui mènera la France vers le bonheur et la fraternité retrouvée, ça peut pas faire de mal.




Musique en Cène

Posté par sumoto.iki le 13.11.07 à 00:48 | tags : musique
A en croire Giovanni Maria Pala, Léonard de Vinci aurait dissimulé dans La Cène une pièce musicale. Selon ce musicien italien chaque élément et détail du tableau renfermeraient un ensemble harmonique. Une lecture intensive de la toile lui a permis de comprendre que la disposition des apôtres, représentés par groupes de trois, donnée la mesure de la partition (beaucoup d’œuvres du XVe siècle tournaient en 3/4). Les mains et les pains seraient des notes, matrices d’une création très solennelle, proche d’un requiem. Détail encore plus troublant, Pala relève que la position des notes forme des symboles très proches de l’hébreu ancien. La phrase "Avec lui la consécration et la gloire", serait la traduction du code hébraïque déchiffré par un père romain.

Découverte fumeuse ou vraie révélation ? Depuis quelques jours, il est possible de tenter ses propres investigations en étudiant la peinture dans ses moindres détails. HAL9000, une entreprise italienne spécialisée dans la photographie d'art, a mis en ligne une capture globale du dernier repas du Christ dans une résolution de 16 gigapixels.



Réalité en basse résolution

Posté par Troudair le 12.11.07 à 08:06 | tags : arts visuels, design
Low Res ManLe Low-Res-Man est une sculpture conçue par le suèdois Thomas Broomé à partir de blocs peints d'un centimètre sur un centimètre.
Rétro-éclairé et construit à l'échelle humaine, il devient ainsi, posé au milieu d'un vernissage, la matérialisation d'une structure virtuelle échappée de son écran.
Mais au fond, peut-être que la réalité elle-même possède une résolution variable qui change en fonction de l'utilisateur...



Schalalala

Posté par sumoto.iki le 11.11.07 à 16:12 | tags : design, flash, générateur
Schalalala, de Rüdiger Schlömer, permet de (re)composer des écharpes de supporter à partir d’images ajoutées par les utilisateurs. Conceptuellement très proche de Wearemulticolored, l’application autorise le remix des fan-scarfs par simple coup de ciseaux virtuels. "L’écharpe est le message", comme s’écriait Marshall McLuhan dans le stade de Manitoba à chaque but de son équipe favorite.



Photographies interdites

Posté par Life on Mars le 11.11.07 à 13:11 | tags : flickr, photo

Strictly no photography est un site de partage de photos non autorisées. Un poil prétentieux, les créateurs entendent "organiser les informations visuelles interdites pour les rendre universellement accessibles". La plupart des clichés sont de piètres "scoops" volés des salles de musées, les impétrants profitant sans doute d'un assoupissement du gardien. Aucune révélation (pour l'heure) à ce jeu du chat et de la souris, mais la juxtaposition des photos en elle-même semble suffire à donner un petit air de Cité interdite. Ci-dessus, cliché volé dans un magasin vaudou à la Nouvelle Orléans. A noter qu'une requête "no photography" sur Flickr donne peu ou prou le même type de résultats...



T-shirt Flu (non officiel mais) sexy en diable

Posté par Life on Mars le 11.11.07 à 13:06 | tags : nombriliste, origami, shopping

"On se paierait pas votre fraise par hasard ?". Effectivement, ce t-shirt mis en vente par La Fraise a comme un air de déjà vu... Merci à Teenage de nous avoir informés de cette odieuse contrefaçon.

(joli modèle au demeurant)


(fin limiers du monde entier, vous pouvez proposer vos news ici)




Pac-shell

Posté par sumoto.iki le 11.11.07 à 00:03 | tags : jeux video, ludique
Basé sur Zork, le mythique moteur de jeux d’aventure textuels des années 80, Pac-Txt décline le glouton casual créé par Toru Iwatani en action par ligne de commandes. Labyrinthes, fantômes, et petites gommes caloriques sont à se représenter mentalement pour progresser dans les niveaux. Difficile d’égaler ou dépasser, avec cette version, le score de 3 333 360 points réalisé par Billy Mitchell.



Le Noël de Monsieur Geek (4)

Posté par Troudair le 10.11.07 à 09:07 | tags : noël, noel geek, shopping

Les êtres humains, dans leur insatiable besoin de compagnie, s'entourent parfois de créatures inférieures. Ces animaux (chiens, chats, poissons) participent à la grande supercherie tendant à faire croire que nous ne sommes pas désespérément seuls.
Monsieur Geek, tout post-humain qu'il est, ne fait pas exception à cette règle, et s'il déteste généralement la compagnie de ses semblables en chair et en os, lui aussi aime à s'entourer de créatures animales. La différence, c'est que les animaux de Monsieur Geek ne peuvent pas être conventionnels. Dehors donc les chats, chiens et autres bêtes tristement classiques, et bienvenue dans le monde zarbi des Zarb-nimaux, lesquels ne manqueront pas d'émerveiller Monsieur Geek pour son Noël.

Mille et une pattes

Messor BarbarusA côté de son laptop, Monsieur Geek aime avoir des tas de trucs, et si possible des trucs qui bougent. Lassé des diodes qui clignotent sur son disque dur externe, il passera rapidement aux bestioles vivantes.
Après avoir capturé une jeune reine et lui avoir confectionné un nid douillet dans un tube à essai, il passera donc rapidement à la conception d'une belle fourmillière domestique qui pourra accueillir les quelques centaines d'individus de sa nouvelle colonie de Messor Barbarus. Si vous voulez lui faire plaisir, au lieu de lui donner un nid tout fait, offrez-lui donc un bon gros bout de béton cellulaire dans lequel il pourra à loisir sculpter chambres et voies de communication pour ses amies à 6 pattes.

Jurassic Park

TriopLes Zarb-nimaux de Monsieur Geek n'ont pas besoin d'être mignons ou tout doux comme des petits chatons, car Monsieur Geek a de toute manière les mains prises par ses claviers et sa souris et ne pourra pas les carresser amoureusement. En revanche, un Zarb-nimal se doit d'être exceptionnel à de nombreux égards. Pour éveiller son intérêt, rien de tel donc, qu'une créature tout droit surgie de la préhistoire. Puisqu'il ne pourra pas faire grandir convenablement un Pin Wollemi dans son obscure bureau, rabattez-vous donc sur les Triops, de charmantes petites crevettes à carapace dont les ancetres batifolaient gaiement avec les dinosaures.

Le silence des agneaux

Bombyx EriDemandant peu d'entretien et évoluant principalement la nuit, les papillons peuvent aussi faire un superbe cadeau zarb pour Monsieur Geek, d'abord parce que lui-même est essentiellement noctambule, ensuite parce qu'il a probablement vu Le silence des agneaux 58 fois en cogitant sévèrement sur la métaphore de la petite chenille laide se transformant en magnifique papillon à tête de mort. Avant qu'il ne prenne les armes pour enlever des jeunes filles et se tailler un costume en peau humaine, il est donc nécessaire de lui procurer très vite deux ou trois chenilles de Bombyx Eri dont la durée de vie retardera d'autant son sanglant passage à l'acte. Le FBI et les voisines de palier de Monsieur Geek vous en remercieront chaleureusement.

Conclusion

Ce n'était là que quelques pistes de Zarb-nimaux, mais faites preuve d'imagination, et vous trouverez encore plein d'autres bêtes dégoûtantes et pas du tout affectueuses à offrir à Monsieur Geek pour son Noël. Outre les phasmes et les crapaux de Mauritanie, il ne fait aucun doute que bon nombre d'espèces feront le bonheur de votre ami, tout en lui permettant de détourner son regard de l'écran... pour quelques secondes au moins.




Quelle est ta formule, ton équation, ton algorithme ?

Posté par Gflu le 09.11.07 à 11:06 | tags : lectures
C'est la question posée par la fondation Edge, club très fermé de têtes bien ouvertes, à une quarantaine de scientifiques, artistes, écrivains etc. Signe du mathématisme ambiant, ces personnalités étaient conviées à donner leur formule du XXIème siècle. Tout n'est pas révolutionnaire dans les propositions, publiées ici et exposées en galerie, mais l'ensemble reste passionnant (supérieur à la somme des unités ?). Richard Dawkins explique pourquoi la théorie de Darwin est sans doute la plus puissante de toutes les théories scientifiques. En une formule. D'autres, comme Jonathan Haidt, recherchent ni plus ni moins que l'algorithme du bonheur (illus. ci-dessus). Certaines équations restent nimbées de mystère pour le béotien, comme cette intégrale de Rem Koolhaas qui se présente comme l'euro formula... (si quelqu'un est capable de me l'expliquer, je suis preneur). D'autres enfin font figure de nouveaux classiques, comme cette reprise par Alun Anderson de la loi de Reed qui illustre "l'infinie fluidité" du web considéré comme un système à la valeur d'usage exponentielle. Explication ici.



Pull my finger

Posté par Troudair le 09.11.07 à 07:47 | tags : loufoque, musique, vidéo
Parfois, les gens s'ennuient. Certains en profitent pour dormir, d'autres mettent Daft Punk à fond et écrivent sur leurs doigts.
La suite en vidéo :




Les policiers sont les amis des enfants

Posté par Troudair le 08.11.07 à 07:56 | tags : inventions, loufoque, surveillance

 

Rabbit Light

800 de ces charmants gyrophares-lapins ont été commandés par la préfecture d'Osaka afin d'équiper les véhicules de police patrouillant près des écoles.
Créés par la société Patlite, spécialiste du gyrophare en tous genres, ils ont pour but d'émerveiller les tout petits, trop souvent impressionnés par les opérations de police musclées.
Ou pour faire plus simple, ils permettent juste de savoir très exactement qui sont les gentils et qui sont les méchants.
Comme quoi, les descentes de police à la sortie des écoles ne sont pas une exception culturelle française !

 




Les recettes à Mémé

Posté par Troudair le 07.11.07 à 10:45 | tags : data mémoire, vidéo

L'art numérique, c'est bien joli, mais ça nourrit pas son homme !
C'est sûrement pour cette raison que les designers de Humanbeans ont créé What's cooking Grandma ?, un site collaboratif qui invite le visiteur à filmer sa grand-mère pendant la préparation de sa recette secrète.
Une bien belle initiative qui révèle au grand jour toutes ces fameuses astuces culinaires jalousement gardées et transmises de génération en génération.
Pourtant, sous couvert de site de recettes, plus on explore What's cooking Grandma ?, plus on découvre que la préparation, les ingrédients et le résultat final sont finalement assez secondaires dans le projet.
Les vraies stars du site, ce sont en effet les grand-mères elles-mêmes, avec leur gouaille, leurs gestes assurés, leurs recommandations que le petit-fils, armé de sa caméra, écoute avec passion.
Plus qu'une collection de recettes, c'est une collection de grand-mères, de tous pays, de toute origine sociale, que propose le site, et cette mosaïque des temps passés nous renvoit forcément à nos propres aïeux, et à notre rapport avec eux. Car s'il nous a fallu la création d'un site pour fixer en images la recette de Mémé, que faudra-t-il pour enregistrer tout ce qu'elle sait, tout ce qu'elle a vu, avant qu'il ne soit trop tard ?
Equipée du matériel d'enregistrement le plus fiable, le plus souple et le plus élaboré que l'Homme ait jamais connu, notre génération est peut-être celle qui aura le moins porté son attention sur son simple passé, et oublié du même coup la partie la plus insignifiante, en même temps que la plus importante de son histoire : là d'où nous venons.


 




SubveRt youR imaginaRy

Posté par sumoto.iki le 07.11.07 à 00:53 | tags : flickr, net art, photo, réseaux sociaux
Toujours dans la petite famille des anti-plateformes sociales, Subvertr pastiche le géant du partage d’images en ligne. Pensé par Clemente Pestelli & Gionatan Quintini, ce service, qui vampirise intégralement l’interface de Flickr, offre un espace de culture jamming non modéré. Défini comme l’"Ultimate Massive Social Subvertizing Platform" par ses créateurs, Subvertr, à la différence du modèle original, ne comporte aucun filtre et ne police en aucun cas les contenus publiés. Il provoque même sciemment la subversion des signes, de la rhétorique visuelle des stigmates graphiques de l’univers marchand. Il donne corps à l’analyse de Barthes ("Par le biais de la consommation, un système de valeurs s’impose comme modèle dominant et le fait apparaître comme naturel venant de la nature, allant de soi") sur les images toutes faites (pré-digérées par les sucs de l’entertainment) qui conditionnent, guident les comportements et choix de tous les bons occidentaux connectés.



Photographie-moi... (9) : un hyperlien

Posté par Puck le 06.11.07 à 10:09 | tags : net art, photo, photographie-moi...
Aldente demande : " C'est quoi un hyperlien ? ". Nicolas Frespech répond :

Photographie-moi..., commande n° 9.

Téléchargez cette oeuvre sur votre mobile ou commandez-en un tirage dans une autre définition.




Ex-fan des seventies

Posté par Troudair le 06.11.07 à 09:02 | tags : design

Le passé est un monde étrange, peuplé de gens mystérieux habillés bizarrement, et évoluant dans des espaces incongrus.
Et de toutes les périodes passées, les 70's sont peut-être les plus tordues de toutes, à tel point qu'on pourrait même douter qu'elles ont vraiment existé.
Fascinés, comme tout le monde, par cette constatation, les suédois de Omodern ont eu la bonne idée de mettre en ligne la collection Eurobad '74, présentant les pires intérieurs européens de l'année 1974, piochés dans les magazines de l'époque.
Il y a quelque chose de pesant et de menaçant dans ces pages, un peu comme un Orange Mécanique où l'ultra-violence ne viendrait jamais. Mais pour les esthètes, c'est aussi une belle leçon d'achéologie du design.

 




Fakebook

Posté par Life on Mars le 06.11.07 à 00:12 | tags : facebook, politique, réseaux sociaux
Dans la série "aimons nos réseaux sociaux", signalons The Right Wing Facebook, un détournement bien senti (et presque trop réaliste...) de Facebook. Suivez le MiniFeed des candidats républicains à la présidentielle US, Giuliani, McCain et consorts. Peut-être deviendront-ils vos amis...



Anti(social)globalization

Posté par sumoto.iki le 05.11.07 à 23:40 | tags : facebook, réseaux sociaux
Marre d’avoir plein ou pas assez d’amis sur les autoroutes communautaires ? Le "social networking" de masse vous donne de l’eczéma purulent ? Voici 4 solutions pour batifoler gaiement en toute haine des réseaux sociaux. IHate, petit bookmarklet, permet d’exceller rapidement dans le troll calomnieux à l’encontre d’innocents usagers de Youtube. Arsebook et, en plus sophistiqué, hatebook ouvrent les portes de l’inimitié par reproduction négative des fonctionnalités du trombinoscope de Mark Zuckerberg. Enfin, Sinister, de Cassandra Rand, Georgia N. Underwood et Annina Rüst, tend à démontrer, avec tous les stigmates théoriques sécuritaires post 11/09 en renfort, que toutes conversations/communications usuelles entre membres de réseaux sociaux cachent inévitablement des agissements d’organisations conspirationnistes peu louables. Comme disait Sören Kierkegaard : "c'est ainsi, que périra le monde : dans la joie générale des gens spirituels qui croiront à une farce diffusée sur Facebook."



Brassée de links

Posté par Life on Mars le 05.11.07 à 23:29
C'est bien beau d'avoir un formulaire de soumission... encore faut-il faire circuler les bonnes adresses suggérées, ce que nous n'avions pas fait depuis quelques temps. Remix :
- Elisabeth Klimoff de Panoplie nous annonce la saison 2 de Breaking Solitude, une série de six net performances entre le 29 octobre 2007 et le 28 janvier 2008. Des web rencontres sur réservation, sans diffusion massive "pour permettre aux artistes performeurs d'être plus libres". On tâchera d'y revenir.
- Otra présente Reflet, "un tableau animé de tranches de vies écrites et sonores laissées par chaque visiteur. Il s’agit d’utiliser une interface pour offrir une contribution écrite dans la langue de son choix ou d’enregistrer une contribution sonore. Reflet porte sur la notion de liberté d’expression, en mettant en relief l’importance de l’action individuelle dans un processus commun".
- Un éconoviste anonyme nous suggère de visiter Econovista, "média cartographique disponible gratuitement sur Internet conçu afin de faire découvrir toute la richesse économique et territoriale de l'Ile-de-France".
- Vincent nous glisse un lien vers la page youtube de Buffalax, "qui s'amuse à sous-titrer en anglais des vidéos virales célébrissimes chantées dans des langues qu'il ne connaît pas. C'est un sous-titrage purement phonétique mais souvent assez pertinent (par le plus grand des hasards)..."
- Enfin, Eudanla nous offre un intermède musical avec les choeurs le ballet de l'armée rouge :

Merci à tous, et n'hésitez pas à nous envoyer vos bons links.



Photographie-moi... (8) : le luxe, Chanel et Internet

Posté par Puck le 05.11.07 à 10:00 | tags : net art, photo, photographie-moi...
Juliette demande : " Le luxe et Internet. Rapport intime ? ". Nicolas Frespech répond :

Photographie-moi..., commande n° 8.

Commentaire de Juliette :
" Une femme rêve de Chanel. Sa vie est axée sur Chanel. Elle garde précieusement ses échantillons. Elle ne les ouvre pas. Chanel, même en rêve, accessible grâce au virtuel. "

Téléchargez cette oeuvre sur votre mobile ou commandez-en un tirage dans une autre définition.
Vous aussi, commandez votre lune.




Hors réseau

Posté par Troudair le 05.11.07 à 09:47 | tags : arts visuels, media art, mobilité
DisconnectedPendant que bon nombre d'entre nous cherchent à avoir la meilleure réception possible pour leur réseau wifi ou leur téléphone portable, d'autres s'inquiètent, à tort ou à raison, du chaos mental provoqué par l'interconnection globale dans laquelle nous baignons. L'artiste Susan Härtig fait partie de cette dernière catégorie, et propose, avec son installation "Disconnected", un havre de paix hors d'atteinte des ondes qui nous entourent et nous traversent à chaque instant.
Visuellement, c'est une simple tente igloo. Techniquement, c'est un bouclier électro-magnétique conçu à base du matériau E-blocker, qui stoppe toute émission aérienne, telles que les radios, les signaux GSM et bien sûr les réseaux WLAN. A l'intérieur de la tente, le visiteur se retrouve dans l'un des derniers lieux du monde occidental qui ne soit pas connecté.
Avec "Disconnected", le visiteur peut ainsi faire l'expérience mentale de l'isolement, du calme et de la solitude, concepts que la technologie, de plus en plus, s'efforce de faire disparaître au profit de la communication, de la communauté et de l'échange.
Ni réponse ni critique, "Disconnected" met le visiteur face à ses propres doutes ou certitudes, et encourage à réfléchir aux problématiques sociales et philosophiques de l'interconnection, alors même que celle-ci est déjà totalement opérationnelle. Mais justement, ne vaudrait-il mieux pas penser aux technologies avant de les concevoir, et surtout de les commercialiser ?



IE voodoo

Posté par sumoto.iki le 03.11.07 à 22:22 | tags : design, microsoft
Comment châtier Internet Explorer après plantage massif de l’application ? Une jeune designer australienne a trouvé la solution en créant un dispositif pour pratiquer des séances vaudou dirigées vers le navigateur de Microsoft. Moins d’une heure suffit à confectionner la wanga de feutre nécessaire au rituel animiste vengeur. Que pourrait-il se passer si tous les webdesigners et utilisateurs confrontés aux lubies et caprices d’IE piquaient au même moment la poupée ?