Introduction (ré)citative : "Pas besoin de choisir, juste être là, se promener, flâner et devenir un Data Dandy. BramTV vous guidera dans votre balade à chaque fois différente. Juste un click vous sépare de l'immersion".
Dans la série on est passé à côté bien que ça nous ait été proposé par un sympathique lecteur,
Dans la catégorie "du plus mauvais goût", une proposition de YackYack non traitée à ce jour, et pour cause : "Chaque année à Tulsa State Fair, un artiste est mandaté pour faire une sculpture en beurre. Cette année c'est Star Wars".
Gilles Malatray (le même qui parfois t.a.p.i.n.e., semble-t-il) nous présente son blog, Sonoris Causa : "L'écoute et le son dans tous leurs états. Arts sonores, société, nouveaux média, les mondes du sonore sont abordés de façon thématique et transversale, poétique et partiale". Programme alléchant, OVNIs soniques (par exemple, cette mouche électroacoustique auscultée par Jean-Marc Duchenne) : on aime. Malgré (et peut-être grâce) à une mise en page méchamment foutraque. Long live to la cause (merci Gilles !).
Le collectif Pleix nous livre une nouvelle petite perle graphique, pour le compte de Pontiac (fabricant de vélos motorisés à quatre grosses roues avec cockpit).
Un bien bel ouvrage, venant compléter une production déjà riche en trouvailles visuelles et sonores.
Message personnel : Mes ami(e)s Pleix, un petit panorama 2005 du motion-design sur aeiou, vous êtes ok ?
Ce post est parti d'une intuition, le web ne pouvait être que complétement DADA. Comme Salvador Dali était fou de Perrier, ce pressentiment que le mouvement dada aurait trouvé sur le réseau un lieu d'expression tout indiqué s'est confirmé par une recherche élémentaire. Ici, Dadart propose en français et en anglais une histoire illustrée du mouvement à travers le monde : Dada à Zurich, Dada à New-York, Dada à Berlin, Cologne et Paris. Ici encore, une base de ressources (angl./all.) sur Dada en Europe. Plus loin, la bande son du site de la Compagnie de théâtre de rue Délices Dada s'en donne à coeur joie. Là, également, Dadamedia propose des jeux éducatifs. 
Selon cette Google map (carte générée à partir d'un hack de l'appli lancée par Google, ndlr), les aliens se sont posés
Je me promenais hier soir dans la banlieue sud de Chicago en compagnie de Tony Cifani, photographe découvert il y a quelques jours à l'occasion d'une autre photo-balade nocturne. Ce que j'aime dans son travail, c'est que les photos sont présentées en ligne sous forme de mini-planches contact horizontales ou verticales, ce qui crée la sensation d'une promenade justement, d'une succession paysagère, d'un événement dans sa durée. Ses photos isolées sont pas mal non plus : on pourra découvrir ici et là ses paysages et portraits.

On apprécie ou non la littérature de Guillaume Dustan, décédé récemment. Toujours est-il que Flu (version old school) avait publié il y a cinq ans un entretien sincère et fouillé avec le Monsieur, sur le thème de l'autofiction, loin de la provocation aisée dont il s'était par ailleurs fait le chantre. Sur Ecrans, commentant un post plus ou moins consacré au Festival des films gays et lesbiens de Paris, Warz m'a suggéré de remettre cet entretien en valeur. J'ai lu la chose, et j'ai trouvé qu'il (ou elle ?) avait raison. Alors voilà. (merci Warz !)
dantec (pas celui-là, un autre...) nous propose cet espèce de blog collectif 3D "lancé par une clique d'écrivains fraîchement cybernétisés", où chacun poste vraiment ce qu'il veut, et vous aussi d'ailleurs. Comme le lieu est visiblement fréquenté par des gens qui ont du goût, et pas que du mauvais, on y trouve des choses pas mal, dignes de figurer par exemple sur Playlist. La palme reviendra quand même à ce petit magnétophone d'un autre âge (illus.), que je vous invite à dénicher... avant de vous souhaiter une bonne nuit. (merci dantec !)
Retour d'expo, par Sébastien, qui nous écrit à nouveau :
Juste un petit mot pour saluer le dernier numéro du trimestriel musical Doce Notas, publié à Barcelone. Dans cette très belle livraison consacrée aux rapports entre musique et cinéma, cette revue bilingue espagnol-français a souhaité reproduire un entretien avec le compositeur Bruno Mantovani pour sa musique de East Side West Side (Allan Dwan, 1927), déjà publié sur Flu, plus précisément ici. Flu édité sur print en Espagne ? Chaque jour, une vocation européenne qui se confirme...
Mauvais goût ? Pas mauvais goût ? Je sais pas... Trouvé sur le site Paparazzi chic (forcément), ce lien vers la galerie en ligne de Brad Elterman m'a surtout fait penser que dans le genre photographe plus ou moins pirate qui a passé des années à "photographier les stars" (titre d'un de ses bouquins en 1985), il s'en tirait plutôt pas mal...
Et un petit coup de chapô aux blogs thématiques de Flu pour leur exceptionnelle participation à la semaine du mauvais goût : Chamboultout et sa bombe qui explose en direct d'abord (paraît que c'est de mauvais goût, moi j'ai pas bien compris mais bon...), Playlist et son indispensable parfum zombi signé Marylin Manson ensuite, Ecrans et son remarquable Nanar gore en roman-feuilleton enfin... De quoi clore cette deuxième semaine du mauvais goût en toute beauté... à moins que, à moins que ? il reste encore quelques heures...
... "eugene collectif art press punk" nous renvoie vers le dernier post de ce blog. Où l'on découvre que derrière ses aspects souvent hiératiques (photo), le genre kung-fu 70's recelait parfois quelques films de très très mauvais goût. (merci eugene... !)
On n'a pas trop l'habitude de faire des liens shopping sur Aeiou. Une exception donc pour confirmer que nous ne suivons aucune règle : JYK, lecteur commerçant et/ou écolo, nous envoie un lien vers cette chouette torche. "Plus de pile ni batterie ! Maintenant les lampes-torches se secouent et ça marche ! Jusqu'à 1 heure d'éclairage !" Prix raisonnable, points d'exclamation offerts (merci JYK !).
A 17h15, commémoration sur le pont Saint-Michel (Paris), devant la plaque discrètement inaugurée par la municipalité parisienne le 17 octobre 2001. Quarante ans après les tragiques événements que l'on sait, la droite parisienne avait alors crié à la "provocation" et aucun ministre du gouvernement Jospin n'avait daigné se déplacer.
Troudair nous écrit : "Bon, je sais que la semaine est terminée , mais tout de même, ce simulateur de maquereau est quand même bien dans le sujet, non ?".
Une vidéo essentielle, envoyée par Trelkax (décidemment bien en verve sur le sujet aeiouiste de la semaine...). Essentielle, parce qu'elle pose de façon cuisante la question de la fracture numérique si chère à Chirac... Essentielle, parce qu'elle provoque un rire malsain, un rire aux éclats troublants, qui nous renvoie à nos propres ridicules. Une vidéo tirée de la série Strip-Tease.
Enfin, le cneai offre une deuxième édition du Salon des éditeurs light au Point éphémère. Thématique europénne et artistique, avec une quarantaine d'éditeurs d'art alternatifs, tous formats et supports confondus (livres, CD, DVD, vinyles, revues, multimédia..). Originalité : nocturne le samedi, avec une ouverture jusqu'à 23h. La liste des éditeurs invités (et leur site web) est accessible ici.Par ailleurs, l'association Cose-Calcre, héritière de l'ancien Calcre, organisera les vendredi 14 et samedi 15 le premier Salon des Auteurs à Paris (salle de la mairie du VIIIe arrondissement), dixit Fulmi. "Des tables rondes d'information sont prévues, et des stands de présentation des organismes. les auteurs artisanaux, autoédités, à compte d'auteur, contents ou pas contents de leur sort pourront venir en discuter, s'organiser, découvrir d'autres possibilités, comme de bons éditeurs étoilés dans l'annuaire AUDACE." On est moins convaincu... mais qui ne tente rien.
Au début, ça commence plutôt light, mais après c'est de plus en plus trash. Du plus pur mauvais goût, comme on l'aime... (merci trelkax !)
"Des fonds sonores pour permettre d'échapper à belle-maman, à son banquier, à ses bailleurs... (rayer la mention inutile) au téléphone".
"Vous rêvez de posséder le doigt de Pancho Villa momifié pour décorer votre cheminée ? Quelle chance ! Une boutique l'a trouvé pour vous !"
Le sexe et la mort, de Sigmund Freud à Georges Bataille, de Charles Baudelaire à Pierre Guyotat... et dans un genre plus... euh... enfin voilà : ici aussi. "Du bien mauvais goût, via no-bug.net" dixit Trelkax. Et nous lui disons... merci ?!
Très belle trouvaille de romu que ce site américain, qui propose à chacun(e) d'évaluer le plus "honnêtement" possible ses atouts physiques et mentaux pour aboutir à son prix sur le marché des êtres humains. Comme c'est de mauvais goût jusqu'au bout, il faut en plus s'inscrire à un site de rencontres pour faire valider son résultat. 100% commercialement orienté, absolument immonde. (merci romu !)
Sur ces thèmes, le salon propose des rencontres & tables-rondes originales et stimulantes : "Comment valoriser la bibliodiversité ?" (dès le lundi 10, 19h), "Hors les pages", sur la rencontre du texte et de son double créatif : spectacles vivants, lectures, audiovisuel (quatre tables rondes, toute la journée du samedi 15) et "Exil et utopies" (le dimanche 16). Comme au Salon du livre de paris (qui lui a traditionellement lieu en mars), le lundi (17, cette fois-ci), sera consacré à une thématique professionnelle : des "bibliothèques", envisagées comme des lieux-relais de "découvertes et de médiation culturelle". A cette différence que cette table-ronde est publique (à partir de 19h).
Christ64 nous envoie ça : "Faire un ange avec un tampax, c'est possible, et c'est de très mauvais goût". Blasphème ? (merci, Christ ! hm)
Télex // Dans la galaxie fluo.free.hurlante.nova, Tomato nous envoie cette recette. Pas très loin, il est question d'une autre valeur sûre avec ce Bolino de Ravel. Ce qui est bien avec le mauvais goût*, c'est qu'on ne sait jamais si ça en est. (merci Tomato !) MAJ : Lire en Fête, premier épisode, le salon des Littératures Pirates et ses 85 éditeurs (sont sur le web).
MAJ : Lire en Fête, deuxième épisode, Salon de la Revue (15e du nom) les 4emes Rencontres de la revue électronique à l'Espace des Blancs-Manteaux.
MAJ : Lire en Fête, troisième épisode, le salon des éditeurs "light".
Aeiou est heureux d'annoncer le lancement de la deuxième Semaine du mauvais goût, non sans avoir élégamment laissé sa glorieuse aïeule démarrer avec quelques heures d'avance. Le titre-programme sans style et sans mystère de cette manifestation internationale (puisque définitivement on-line) est assez éloquent semble-t-il pour se passer d'explications (ou alors, direction cet affligeant battement de tambour 2004). Cette année, on reprend les mêmes et on recommence : le mauvais goût automne 2005, watta fuck ? Si vous avez une bribe de réponse ou quelques saillantes url's collées sous les bottes, direction ce formulaire, idéal pour proposer vos (bonnes) adresses de (mauvais) goût. Et comme nous nous en étions fait la remarque : à la différence de la poésie, des droits de la femme ou du vin de pays, le mauvais goût, c'est toute l'année ! Le lien vers la rubrique ad hoc avait mystérieusement disparu du menu gauche (oui, celui-là), nous le rétablissons illico. La Semaine se terminera le 18 octobre 2005.
Sébastien poursuit sa visite sonore à la FIAC :
Suite des aventures sonores de Sébastien, envoyé spécial de Fluctuat.net à la FIAC 2005 :Lundi prochain, nouvelle étape du Fooding Tour 2005 avec, au menu, fricassée d'automne et nids d'abeille. Miam !
PAUL HINDEMITH (1895-1963)
NOUVELLE PRODUCTION CRÉATION À L'OPÉRA
Kent Nagano | André Engel | Nicky Rieti
Cardillac de Paul Hindemith (1895-1963) raconte l'histoire d'un orfèvre génial,
tellement attaché à ses oeuvres qu'il assassine tous ses clients pour récupérer ses bijoux.
Cette oeuvre étonnante, brillante, concise, qui fait partie des grands
ouvrages lyriques du XXe siècle, n'avait jamais été jouée à l'Opéra de Paris. Elle va l'être, dans une mise en scène d'André Engel qui situe l'action dans le Paris
art-déco des années 20 et qui convoque l'esprit de Fantômas et de Belphégor pour faire régner le mystère...

Extraits :
Scoop, le narrateur s'appellerait Jean Auber. "La Possibilité d'une île. Il s'agit d'un roman de Luc Quinoux dont il a beaucoup été question et sur lequel il s' est dit tout et son contraire, mais que personne n' a vraiment eu en main. " Lire la suite de la critique par Marcel Drubert.
En littérature, on le sait, rien ne vaut par ailleurs l'avis du romancier sur son oeuvre. A propos de La possibilité d'une île, Monsieur Toussaint Louverture a l'amabilité de reproduire un entretien avec Bernard Houellequeue, l'alter égo fictionnel de M.H, réalisé par Dominique Bordes pour Sud Ouest :
"SUD OUEST : Ce titre, La possibilité d'un île, s'est-il imposé tôt?
BERNARD HOUELLEQUEUE : Non. Il recouvre à la fois l'esprit romanesque du livre et une conception, proche des mathématiques, d'un univers social où les individus sont à la recherche d'un lieu de replis. C'était parfait, mais c'est Michel qui l'a trouvé pour son dernier livre. N'empêche qu'il était vraiment dans la lignée stylistique de mon second livre, Extension du domaine de la pêche, que Michel m'a emprunté pour son premier roman. Alors, il m'a donné celui-là (...)"
Merci, Monsieur Toussaint Louverture !

Nota : ce site n'a rien de nouveau, paraît-il. Aeiou n'en avait pas parlé à son lancement ... et puis c'est tellement "beau, une webcity, la nuit". (Merci Trelkax)
La version 1.0 de Panoramio est disponible depuis quelques jours. Au menu : du partage d'images de notre planète via la Google Map. Depuis le lancement, en février dernier, de l'interface de programmation du géant de Mountain View une quarantaine de projets ont déjà vu le jour autour de cette application. De la localisation de blogs, à la géolocalisation d'articles Wikipedia, au recensement d'apparitions d'OVNI, en passant par les toutes récentes Nuit Blanche Map et carte des célébrités américaines toute une série de plans interactifs ont fleuri de part la toile. La carte est-elle en train de précéder le territoire ? Dans l'un de ses contes José Luis Borges imaginait un roi réunissant ses meilleurs géographes pour réaliser la carte la plus précise de son royaume. Tellement exacte qu'elle finissait par recouvrir le territoire dans son intégralité. « Plus réel que le réel, c'est ainsi que l'on abolit le réel », affirmait Jean Baudrillard, en 1981, dans Simulacres et simulation. Le monde réel n'est-il désormais plus qu'un vaste simulacre ? « Cet imaginaire de la représentation, qui culmine et à la fois s'abîme dans le projet fou des cartographes d'une coextensivité idéale de la carte et du territoire, disparaît dans la simulation. » Selon Baudrillard la carte objective comme instrument de rationalisme serait la grande faucheuse de la métaphysique : « Plus de miroir de l'être et des apparences, du réel et de son concept. Il n'a plus à être rationnel, puisqu'il ne se mesure plus à quelque instance, idéale ou négative. Il n'est plus qu'opérationnel.
En fait, ce n'est plus du réel, puisqu' aucun imaginaire ne l'enveloppe plus. C'est un hyperréel, produit de synthèse irradiant de modèles combinatoires dans un hyperespace sans atmosphère. » FloridaSexualPredator, qui propose une visualisation des adresses des prédateurs sexuels de Floride, est-il le fruit de cet hyperréel ?

Tout ce que Peter Markhens précise, sur son blog Northern Exposure, c'est qu'il vit au centre de l'Alaska, qu'il est "photographe amateur" et qu'il a progressivement acquis un très beau matériel de prise de vue. Ce qu'il oublie de dire, c'est qu'il est aussi doté d'un sacré talent d'observation... et d'agencement des formes.

MAJ : FIAC RELOADED ! (2 reportages audio à écouter en mp3) :
- FIAC 2005 : "L'Apocalypse, c'est aussi le Paradis"
- FIAC 2005 (2) : "Une oeuvre à forte dimension politique"
Il y a indéniablement, chez ce chien-robot, un côté un peu "Idéfix chez les Helvètes". La société de robots qui le distribue en Europe est en effet installée en Suisse, tout près de Gruyères (véridique !). Les fonctionnalités de l'animal sont parfaitement étonnantes. Voir notamment les multiples "indicateurs de plaisir" qu'il est possible de lire dans ses yeux, ses infaillibles "capteurs de pattes" ou son succulent os "Aibone" de couleur rose fluo...MAJ : je découvre le fabuleux monde des robots animaux domestiques. Désolé pour le post - très - tardif à ce sujet...
"Les programmes d'Arte doivent traiter de l'avenir de l'Europe", affirmait d'emblée Gottfried Langenstein, lors de présentation de la grille de rentrée d'Arte il y a un mois. Dans un français teinté d'un léger accent, la voix chargée d'une émotion dénotant le fait que s'exprimer dans une langue autre lui coûtait, le très élégant vice-président allemand de la chaîne culturelle revenait sur les résultats du référendum français (souvenez-vous...) et affichait, parmi ses quatre grandes priorités de l'année, sa volonté de "relancer une nouvelle vitalité pour le projet européen".
Sébastien (mais si, souvenez-vous, Sébastien dans Ben&Sébastien) nous écrit :
L'origami comme la cuisine, la danse ou l'informatique sont facilement transmissibles. L'origami est "open-source" et "open-mind". On trouve sur internet des quantités de diagrammes qui servent de plans de montage en origami (pliage d'une feuille de papier sans découpe ni collage) pour réaliser soi-même son modèle. Les diagrammes sont comme le code source d'un programme informatique. Il permet à quiconque de le reprendre pour l'utiliser tel quel ou modifié. L'origami, c'est pareil ! "Open-mind" parce que l'origami ouvre ses potentialités dans d'autres champs. De cette pratique ancestrale, plus de 50% des modèles d'origami sont nés ces 20 dernières années grâce surtout aux recherches de mathématiciens férus (David Huffman pour n'en citer qu'un). L'origami ne cesse de livrer des richesses plus récemment dans le domaine du "computational origami" (origami assisté par ordinateur). Eric Demaine, le plus jeune enseignant au MIT, âgé de 22 ans, consacre une grande part de ses recherches aux théorèmes et lois qui se cachent derrière cette pratique. Après deux ans d'étude, il a notamment démontré que le pliage d'une feuille de papier suivi d'un unique coup de ciseaux peut engendrer n'importe quelle forme imaginable ! Dans l'industrie, on utilise l'origami par exemple pour optimiser le déploiement des airbags dans les voitures ou des voiles de satellites de la NASA et plus surprenant encore comprendre les pliures de protéines à l'origine de la maladie de Creutzfeldt-Jakob... Dans le milieu de l'art, voici deux recherches qui concentrent ces interrogations à la lisière des technologies numériques, l'origami et l'esthétique:- Oribotics de Matt Gardiner (via Alexandre de Fluctuat) explore la relation entre robotique et origami en réalisant des installations d'origamis manipulés par des robots. Très beau site (illustration ci-dessus) et apparemment d'autres réalisations sont en cours.
-
le second lien concerne "Ordigami", ma contribution à la manifestation "Zone de confluences" en ce moment à villette-numerique 2004 (Paris). Il s'agit d'un ordinateur dont les composants ont été réalisés en origami : l'unité centrale avec la carte mère (image ci-contre de Sonia Marques), les disques de stockage, les ventilateurs, les bus, la carte vidéo, la carte Ethernet ainsi que le clavier et l'écran. Les plans de montage (diagrammes) présentés conjointement aux volumes livrent le processus de fabrication de chacun d'eux (la carte mère et le clavier sont les plus complexes). Il me paraissait intéressant d'étendre l'origami au delà de sujets naturalistes. J'entreprends dans les mois prochains de figurer des processus informatiques à l'aide de pliages.
En attendant, voici deux pages Web sur les réalisations présentées à la Villette : sur Teleferique et sur Seuqramainos.

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