Excellente page d'analyse, précise et très détaillée, proposée depuis hier par le site d'Ipsos sur les résultats de dimanche. Où l'on apprend notamment que le Non fut bien un vote de gauche (50 % des Non-istes sont sympathisants de la gauche parlementaire), plus qu'un vote des extrêmes (25 %, dont 19 % ext. dr. et 6 % ext. g.). Et aussi qu'une majorité de Non-istes, 57 %, se déclarent "favorables à la poursuite de la construction européenne".
Le programme du Festival d'Avignon 2005 est en ligne. Avec une organisation remaniée et une direction artistique associée depuis 2004 (Thomas Ostermeier l'an dernier), le festival d'Avignon est en passe de réussir en profondeur sa mutation après le bilan catastrophique de l'été 2003. Avant Joseph Nadj en 2006 et Frédéric Fisbach en 2007, c'est donc Jan Fabre qui cette année a été chargé de composer en partie les cartes de ces nouveaux territoires de la création contemporaine. Et avec quels horizons ! Cap sur la création flamande (et aussi néerlandaise) donc, avec cinq spectacles du metteur en scène d'Anvers, mais aussi : Wim Vandekeybus, Jan Lauwers, Arne Sierens, Marina Abramovic et Michael Laub. Côté Français, et valeurs sûres de la création contemporaine, citons les créations de Christian Rizzo, d'Olivier Py, Jean-Michel Bruyère, Jean-François Peyret, Jean Lambert-wild et Joseph Nadj. MAJ : suivez l'actualité du festival d'Avignon 2006 sur le Saisons
Et si le délirant King Lear était un robot de gauche ? Organisée par Christophe Bruno et le comédien Jérôme Piques, la performance Human Browser a permis aux électeurs d'un bureau de vote du 19e d'entendre en direct le bruit du réseau. Voilà pour l'anecdote. Equipé d'un casque, d'une connection mobile et d'un pad, le comédien se fait l'émetteur-récepteur absurde du discours généré en temps réel sur Google à une requête donnée : ici, via le Monde, "Non de gauche" par exemple. Une voix de synthèse lui dicte le flux d'information qu'il interprête avec verve et brio. Géniale, non ? Catégorie Art Graphisme :
- Rimbaud Arthur (Watoo)
Catégorie Art NetArt :
- Sonoises (Permeable.net)
Catégorie Animation :
- Suicid (Incorect)
Catégorie Animation :
- La Jungle des automates (Matthieu Gueritte)
Catégorie Présentation :
- Issey Miyake (Incandescence)
Catégorie Jeu (corrigé !) :
- Ma langue au chat (école de designe Nantes Atlantique)
Le Prix du public 2005 (que j'ai eu le plaisir de remettre) à été attribué à :
- Un noël vraiment zinzin (Kartel)
Le Grand prix 2005 revient à :
- Anonymes.net (trois jeunes designers "inconnus" et fiers de l'être).
Bravo à eux. Merci à Guylaine et à l'équipe de Regart.net pour leur accueil. Pour retrouver tous les finalistes, c'est par ici.
Emanations du club de l'ex-premier Ministre Raffarin (allez, scoop !), les autoproclamés Amis du Oui proposaient chaque jour jusqu'au 29 mai des vidéos-clips mettant en situation un partisan du Oui et un partisan du Non. Comme dans une Passat et très librement inspiré de Caméra-Café, ils étaient censés être campés dans leur vie quotidienne : au bureau, à la cafette, dans l'ascenceur... L'idée de débusquer les mauvaises raisons pour lesquelles les gens votent Non au TCE est bonne mais le résultat est en dessous des attentes : un sketch sur dix est drôle ou à peu près pertinent.
J-2 : Soleil. Décontraction. Evidence. Comme le remarquait Denis Baupin hier, les Non-istes de gauche les plus "européens" reprochent donc aux partisans du Oui d'abandonner les services publics au marché, avec le risque que leur "rentabilité" finisse par primer sur le bien-être des citoyens. A vrai dire, l'honnêteté oblige à reconnaître qu'ils n'ont pas tout à fait tort : si l'on s'en tient au texte et rien qu'au texte, ce risque existe en effet. Mais le TCE donne aussi des solutions pour le contrecarrer. Notamment celle-ci."Prenant acte (...) de l'article III-122 prévoyant l'adoption d'une loi européenne garantissant l'accomplissement des missions des services d'intérêt économique général, de l'article II-96 faisant de l'accès aux services d'intérêt général un des droits fondamentaux garantis par la Constitution, et de l'article I-47 permettant à un million de citoyens européens de demander à la Commission européenne de soumettre au Parlement un acte juridique pour l'application de la Constitution,
Nous demandons à la Commission, dès que la Constitution européenne sera entrée en vigueur, de proposer au Parlement et au Conseil une législation européenne offrant aux citoyens européens des garanties supérieures pour les services d'intérêt économique général. Cette législation doit être préparée dès maintenant."
- texte conjoint des associations Club Témoin (tendance Delors), Convictions (tendance Rocard), Confrontations (tendance Herzog) - signer la pétition.
J'aime ce texte parce qu'il est porteur de la seule logique constructive, à mes yeux, pour un Européen de gauche décidé à oeuvrer réellement pour garantir à tous l'accès aux services publics. Il a en effet le mérite de poser un choix clair :
- dire Oui au TCE, engranger ses avancées vers une Europe politique, et utiliser les nouveaux instruments démocratiques qu'il donne (droit de pétition, nouveaux pouvoirs du Parlement européen) pour se battre en faveur d'une société plus juste.
- dire Non au TCE, oublier (pour l'heure, peut-être à jamais) l'Europe politique, garder les traités "libéraux" actuels et laisser un Jacques Chirac affaibli renégocier, en intergouvernemental, un traité "plus social" avec Tony Blair et la droite allemande qui reprendra le pouvoir en septembre.
Pour ma part, j'ai choisi mon camp.
Souvenez-vous, c'était il y a une cinquantaine d'années, la CED. « L'échec de la CED, c'est grâce à moi et aux communistes », claironnait De Gaulle quelques années plus tard. Comme aujourd'hui, une étrange alliance entre souverainistes et communistes avait réussi à faire capoter un projet de construction ambitieux pour une Europe politique. Outre les communistes et leur Non unitaire (dicté par Moscou...), c'est à cause de la division de la Gauche que le traité CED a été rejeté. Les Etats-Unis en ont profité pour imposer définitvement l'OTAN dans le paysage géo-politique de la guerre froide. L'Europe politique ? Torpillée pour plusieurs décennies. Le traité de Rome, en 1957, pouvait donc joyeusement se bâtir... sur des bases très largement économiques.
A J-2 du référendum, il est légitime que les électeurs nonistes s'impatientent et qu'ils aient envie de pratiquer. Ah les joies du vote contestataire, les bonheurs de l'isoloir-exutoire ! Nicolas Frespech propose donc un mini-sondage : Pour, Contre ou Sans Opinion. Juste pour rire ? Non, à recommander comme petit défouloir aux contempteurs du vote Non, avant l'instant-vérité de l'isoloir. Votez !
A ma droite : Les amis du Oui, émanation potache du club Dialogue & Initative de Jean-Pierre Raffarin.
A ma gauche : un blog Europa, par un partisan souverainiste du non "européen malgré lui".
Dans les deux cas, la pauvreté du discours se prouve par l'utilisation des images, voulues parodiques et drôles mais utilisant des codes éculés, usés jusqu'à la corde. Et ce n'était encore qu'à mi-parcours de campagne...
Via PointBlog

Nota : Grâce à ce succès, l'auteur est actuellement en voyage en Corée, invité d'honneur d'une réunion de bloggeurs. Pour cette raison, le blog n'a pas été actualisé depuis le 23 mai. Au grand dam de Géraldine ?
MAJ 03.06 : Frantico a raconté son voyage (et quel voyage !) en Corée. Et a rattrapé le retard que je lui avais supposé avec force bonus et planches extra. Par contre, le blog s'arrêtera définitivement au 31 mai, sur un quai de métro. Explication sur un fil daté d'hier, "Bonjour, je vais arreter mon blog ici. J'espere que ca vous aura plu. (...) Je vais m'occuper du livre en recueil maintenant. Si ca pouvait sortir a la rentree, ce serait bien. Et puis je vais essayer de faire des bds de fictions. Peut-etre que ca marchera moins bien s'il n'y a pas de doigt dans le cul. Tant pis." Vive la fiction (vu la tournure des événements coréens, ca allait devenir vite intenable, de continuer dans une verve autobiographique). Recueil à paraître donc très rapidement chez Albin Michel. Tant mieux.
Denis Baupin, adjoint au Maire de Paris, membre du Conseil national des Verts, nous envoie le texte ci-dessous. AeOUI le publie tel quel, parce que nous pensons qu'il est apte à faire consensus parmi les gens de gauche réformistes, qu'ils défendent pour l'heure le Oui ou le Non au référendum. Sa logique, somme toute, est très simple. On en reparlera d'ailleurs demain."Face au référendum du 29 mai, les leaders de gauche qui font de la construction européenne un enjeu d'avenir crucial pour les valeurs humanistes, écologistes et solidaires, ont de loin la tâche la plus ardue. (...) Appeler à voter OUI en étant dans l'opposition à un gouvernement aussi conservateur et décrédibilisé, tient au mieux de la corde raide, au pire de la schizophrénie. (...) Nul doute, si le 29 mai on pouvait voter deux fois, l'une sur la politique de Chirac et Raffarin, l'autre sur le TCE, ce dernier serait sauvé, tant le ressentiment contre les premiers pèse dans les intentions de vote sur le second.
C'est notre deuxième et principale difficulté : la gauche a un déficit de crédibilité, car elle porte une part non négligeable de responsabilité dans les insuffisances d'une construction européenne trop longtemps soumise aux volontés des marchés financiers, négligente des droits sociaux, de la citoyenneté européenne et de la protection de l'environnement. La droite n'a pas toujours été majoritaire au sein des gouvernements européens et du Parlement européen. Qu'a-t-il été fait des majorités sociales-démocrates ? Où est le SMIC européen ? la sécurité sociale européenne ? L'harmonisation sociale et fiscale ? la citoyenneté européenne ? la protection des consommateurs contre les OGM et les produits chimiques ?
La gauche gouvernementale doit faire son aggiornamento européen. (...) C'est la condition nécessaire pour retrouver sa crédibilité et surtout pouvoir prendre l'engagement qu'attendent les indécis de gauche, ceux qui ne veulent pas "se faire avoir encore une fois". (...) Pour cela n'attendons pas le 30 mai. (...) Faisons de cette faiblesse passagère une force : sans nous, le OUI ne peut gagner. Nous sommes donc en situation de poser politiquement nos conditions, de dire clairement que notre OUI ne peut s'entendre sans la contrepartie, dès maintenant, d'une campagne vigoureuse pour améliorer le Traité constitutionnel.
Le Parti Vert Européen a ouvert la voie. Dans sa résolution approuvant très majoritairement le TCE, il a pris l'engagement d'utiliser le droit d'initiative citoyenne reconnu par le TCE (article I-47) pour obtenir "l'appui des citoyens européens pour un premier amendement de la Constitution visant à l'approfondissement de la démocratie européenne, le développement d'une politique de sécurité sociale, de justice et de solidarité et l'octroi à l'Union Européenne des instruments pour promouvoir la paix sur la scène internationale". Dès janvier 2005, sur proposition du groupe des Verts, le Parlement européen lui-même, a annoncé qu'il utiliserait son propre droit d'initiative pour proposer des améliorations à la Constitution.
Les conditions sont donc réunies pour démontrer que ce Traité n'est pas gravé dans le marbre, qu'il peut évoluer sous la pression populaire. Invitons ceux qui hésitent, ceux qui risquent de laisser détourner leur légitime colère vers un non stérile et destructeur des progrès du TCE, à canaliser cette énergie vers ces avancées futures. Seule la gauche peut offrir ce débouché politique positif à la colère sociale (...), pour peu qu'elle s'engage clairement à ce que, surtout si le OUI l'emporte le 29 mai, elle rende dorénavant des comptes sur l'Europe. Cet engagement nous devons le prendre prioritairement pour convaincre les NON de gauche sincèrement européens. Il est d'autant plus irréaliste de douter de leur existence que ce sont sans doute eux qui ont la clé du résultat du 29 mai."

Amusant. Paraît-il "surprisingly addictive", pas pour moi, mais je ne suis pas un "gamer", vraiment pas. Pour nos amis lecteurs (mais je pense aussi à toi, chère amie lectrice, oui toi) qui ont une formation Latin-Grec première langue et qui ne comprennent pas Mister Bean, en quelques mots, ce jeu consiste à deviner le mot clé ayant été utilisé comme "keyword" sous google image. Bref, je vous aide : on vous balance vingt photos de Brad Pitt et le mot clé à deviner sera Gflu, vingt d'un mormon autiste et vous penserez à moi. Simple, non ? L'appli est sympa, bien programmée. Ah oui, le lien : Guess-the-google.
Chapeau bas : Philippe de Villiers, l'une des grandes stars de la campagne référendaire (voir son meeting de 5000 personnes au Palais des Sports samedi dernier, du jamais vu depuis l'inauguration du Puy du Fou), a trouvé le meilleur slogan de la campagne. Le plus juste, le plus fédérateur aussi : "On a tous une bonne raison de voter Non".
Daniel Cohn-Bendit, France 2, 7h40 ce matin, interview par Françoise Laborde (propos choisis) :"Aujourd'hui, le non pourrait l'emporter. Cela vous rend-il triste ?
Oui, je suis triste parce que tous ceux qui se sont battus pour approfondir l'Europe, pour la faire plus sociale, ont obtenu quelque chose avec ce traité.
Vous êtes en train de dire que si le non l'emportait, la France ne serait pas en position d'avoir quelque chose de mieux que ce traité constitutionnel ?
La probabilité que la droite allemande revienne au pouvoir en septembre, c'est 80 %. C'est cette droite allemande qui va renégocier, qui dit que le chancelier Schröder ne va pas assez loin dans les dérégulations, que Schröder veut un salaire minimum, et qu'on lance ce minimum dans toute l'Europe et qu'eux n'en veulent pas. Et que, une fois élus, ils renégocieront ? M. Fabius, quand il était ministre de l'Economie et des Finances, qu'a-t-il fait en Europe pour rendre l'Europe plus sociale ?! Il savait, il avait un cap ! M. Lafontaine, par exemple, en Allemagne, a démissionné ! Il a dit : je ne peux pas, je m'en vais ! Tous ces ministres qui disent non aujourd'hui , quand ils étaient ministres, ont dit oui au traité de Nice, nous font du cinéma sur le libéralisme.
Vous voulez dire que, dans la Constitution, il y a la possibilité pour chaque gouvernement, demain, de refuser une politique qui ne lui conviendrait pas ?
Surtout, pour le Parlement européen, le lieu où se fait l'Europe. Avec cette Constitution, ce n'est plus simplement les gouvernements, c'est le Parlement européen qui est colégislateur. Et là, il y a les possibilités d'arriver à plus d'Europe sociale. C'est le seul moyen. Un camarade, responsable docker de la CGT à Saint-Nazaire, m'a dit : "il y a une chose que tu dois dire Dany aux Français : moi, quand je me bats en tant que syndicaliste, j'aime mieux avoir une moitié de quelque chose que le tout de rien". Je dis si aujourd'hui on a cette Constitution, on a quelque chose ; si on a un non, on n'a rien.
Vous savez, on nous dit que l'Europe est libérale ; les deux tiers du budget européen, c'est quoi ? C'est la Politique agricole commune : 47% du budget ; c'est mal fait, c'est vrai... C'est pour permettre de soutenir les prix agricoles... L'autre 25 %, c'est quoi ? Ce sont les fonds de cohésion, les subventions pour les régions qui vont mal... Moi, je suis triste, parce que... Pensez un peu aux gens qui, dans le monde, veulent que l'Europe ait un poids, parce qu'ils ne veulent pas que ce soit les Américains qui décident tout.
D'ailleurs, on voit la presse anglaise qui se réjouit à l'idée que le non pourrait l'emporter en France. Ils disent : "Formidable ! On va être leaders demain en Europe"... Il y a un article fantastique le Daily Telegraph : "Avec cette Constitution, on risque de ne plus pouvoir, nous, Anglais, unilatéralement, faire des interventions militaires comme on l'a fait avec les Américains". Le Times fait un éditorial "Pourquoi on dit "oui" au "non" français" ?" Parce qu'il va nous débarasser de ces fadaises sociales de la Constitution, de ce fait que l'on veut faire de l'Europe une puissance civile". Eh bien, moi, je dis que pour les droits de l'homme, parce que le Parlement européen était le seul à critiquer Poutine sur la Tchétchénie, parce que le Parlement européen a été le seul à dire, contre Chirac, contre Schröder, non à la levée de l'embargo sur les armes de la Chine.
Vous dites que l'on paie des années d'indifférence à l'Europe ; est-ce que l'on ne paie pas, aussi, le fait que l' s'est élargie sans que les peuples en aient vraiment conscience ?
C'est possible. Mais alors, les peuples qui se sont libérés du communisme, quand j'entends des responsables communistes qui ont toujours dit "non" à l'Europe, qui ont dit "non" aux Espagnols, aux Grecs, et aux Portugais qui s'étaient libérés du fascisme. Le Parti communiste, à l'époque, a dit "non" à cet élargissement... Le plombier polonais, pourquoi est-il dans cette situation ? Parce qu'il avait quarante ans, cinquante ans d'économie planifiée, de communisme. Alors, aujourd'hui... Il faut dire aux gens que ce Traité va les protéger, parce qu'il va rééquilibrer socialement. De toute façon, même si on vote "non" à la Constitution, le plombier polonais reste dans l'Europe. De toute façon, si on vote "non", les délocalisations restent... Ce n'est pas la "cata" si on vote "non", mais c'est une catastrophe face à ce qui serait possible. Si on dit que le monde tel qu'il est aujourd'hui va bien, ce n'est pas une catastrophe. Mais on reste dans une Europe libérale... C'est-à-dire que l'on perd les avancées et on ne gagnera rien."
"Monsieur le Maire,Vous le savez, je suis un ferme partisan du Oui. Je trouve que la propagande d'Attac pour le Non est immonde. J'ai lu l'exposé des motfs dont M. Erik Bonnaud parle et je ne pense pas qu'il contient des mensonges aussi flagrants que ceux d'Attac. Mais suis d'accord avec lui : ce texte a manifestement été rédigé pour que ses lecteurs votent Oui. Toutefois, je n'en tire pas les mêmes conclusions : je tiendrai pour ma part un bureau de vote dimanche. Car j'ai lu encore pire : des partisans du Non envisagent, sur une liste de discussion dont je suis membre, de peindre en blanc des "NON" géants sur la chaussée à l'entrée des bureaux de vote. Et, malgré les passions suscitées par cette campagne, je pense qu'il appartient à chacun d'essayer de garantir, au moins, un scrutin serein.
Juliette* a une passion, le collage. Elle lance un blog. Elle utilise Fickr pour partager ses créations. Documente cette pratique artistique assez diffusée sur le réseau en donnant des news de l'art, en proposant une chronologie. Elle parle aussi bien d'enluminures du Moyen-Age que de collage cubiste. Surtout, usant à merveille des technologies numériques, elle double son savoir-faire d'un art achevé du faire-savoir. Pour promouvoir l'enseignement du collage dans les arts plastiques, elle lance ces jours-ci un appel à pétition : dites Oui au Traité constitutionnel du Collage. Consultés sur cette initative-pastiche qui frôle à la concurrence 'bruito-ouitiste' bien-collée, les états-majors restent désemparés...
Vous êtes plutôt... bloggeur, podcaster, net artist ou webdesigner ? Peu importe les casquettes et les étiquettes... Dans le cadre des Rencontres de la revue électro, nous sommes tous conviés à nous dégourdir les neurones et à rallier la plateforme d'échanges FM-R le samedi 28 mai 2005. Au programme, des rencontres, des projections, des échanges libres & primesaultiers sur l'air du nano-publishing et des cultures du réseau. Invitez-vous !>>Plateforme d'échanges FM-R / Cocktail Time / Cabaret électro
Date et horaire : Le samedi 28 mai au Point Ephémère. Entrée libre de 12h à 22h. Soirée avec un petit PAF (6 Euros) de 22h à 02h
Programme de l'après-midi :
- Plus de 15 éditeurs & collectifs invités :
Antidata, Arte Radio, La Revue Colline.fr, La Blogothèque, BulBe, Critical Secret, Chaoid, Désordre.net, Fluctuat.net, Hypercourt (éditions ère), Manuscrit.com, Micronuit, Paris-Art.com, Pour infos, Rencontre Service, la Revue des Ressources, Le Sushi de Proust, Synesthésie, VodkaCoca...
- Projections & démo de 12h à 22h en continu
- NB : Après-midi libre et participative : inscrivez-vous !
Cocktail time à partir de 18h30 :
- Fight Pod, playlist "apéritive" organisée par la Blogothèque. Duel musical via ipods (ou lecteur mp3's) dont l'interface est projetée sur grand écran. Une première ! Appel à tous les volontaires équipés d'un lecteur MP3. (à partir de 19h)
- Webjam avec le Flash Festival et entretien avec Mike Chambers (Macromedia) avec Coktail interactive (+ d'info).
Last but not least, retrouvez le programme complet du Flash Festival ici (interface txt) et là (interface... flash).
Soirée Cabaret électro dès 22h :
- Et pour finir, soirée Electro Cabaret (à partir de 22h - 6 Euros)
Performance et concerts avec : David Fenech, Pavu.com, Horny Chicken Club, Wu rstf lood, Black Sifichi (dans le rôle de monsieur Loyal Mc) + Guests.
Présentation et programme complet ici.
Aujourd'hui, mplr nous a envoyé ceci. "Parce que nous ne sommes pas que des anonymes qui travaillons dans l'ombre", a-t-elle (ou il) précisé. Au départ, entre anecdotes parfois attendues et photos quelque peu communes, ce blog de "femmes au foyer..." m'a laissé perplexe, je dois l'avouer. Et puis j'y ai découvert une merveille : la plus belle galerie de nounours que j'avais vue depuis mon enfance. Le diaporama, notamment, est enchanteur. Délicieux, et régressif à souhaits !
Damien est un ami à moi et, sauf retournement de situation improbable, il votera Non le 29 mai. On a eu une petite discussion par mail récemment, c'était après que je lui eus envoyé ce texte de Jürgen Habermas dont on a déjà parlé ici en commentaires. En gros, si Habermas était français, dit-il, il voterait Oui. Damien m'a répondu, et cela a donné lieu à l'échange suivant (lui en min, moi en cap').", j'ai vu le blog et je trouve les
jeunes UDF du 80 très bien ! Après tout, pourquoi faudrait-il gagner "proprement" ? Quels petits cochons
quand même...
EN EFFET...
Sur le texte de Habermas (trouvé dans le Nouvel Obs,
magazine pour lequel j'ai très peu de considération
mais passons...), plusieurs choses :
- il a raison de souligner le "courage" de la France
de soumettre le texte à la consultation populaire. La
ratification parlementaire aurait été beaucoup plus
simple, moins "dangereuse" et ça n'aurait pas fait un
pli. Aurait-ce été démocratique ? Je ne le crois pas.
Bravo pour le référendum, donc.
TOUT A FAIT D'ACCORD.
- oui, une Europe politiquement et diplomatiquement
constituée permettra de stabiliser le monde, c'est
l'évidence même.
OK.
- drôle d'argument, en revanche que celui qui consiste
à rapprocher du non de gauche "l'idée droitière et
xénophobe" des conséquences sociales de l'ouverture
des frontières : le non, pour beaucoup, c'est aussi
(et peut-être surtout) le refus de voir un Polonais
(puisque ces pauvres Polonais semblent être la lie
sociale de l'Europe) moins bien traité qu'un Français.
Bien sûr, on peut trouver normal qu'une frange de la
population européenne (et mondiale) soit exploitée et
moins bien traitée. On peut trouver normal de voir en
la Pologne notre sous-traitant "naturel", avec ses
sous-prolétaires "par nature", socialement moins
dignes que d'autres. Mais ce n'est ni plus ni moins
qu'une forme de racisme. Personnellement, je n'arrive
pas à m'y faire.
MOI NON PLUS. MAIS EN QUOI LE TCE CONDAMNE-T-IL LES POLONAIS A ETRE MOINS BIEN TRAITES QUE LES FRANÇAIS ? JUSQU'A PRESENT, L'HISTOIRE DES INTEGRATIONS EUROPENNES SUCCESSIVES TEND PLUTOT A PENSER L'HARMONISATION PROGRESSIVE
DES CONDITIONS SOCIALES ET DES NIVEAUX DE VIE.
- où Habermas a-t-il vu ce "modèle social européen"
partout célébré? Le modèle français, pour ne parler
que de lui, s'il tient encore à peu près debout,
commence à prendre l'eau de partout, attaqué à gros
boulets par des "réformes", dont beaucoup sont voulues
par Bruxelles (la discipline budgétaire réclamée pour
les Etats membres alors que l'évidence même est qu'un
Etat peut et doit s'endetter s'il veut mener des
politiques sociales généreuses. Mais j'avais oublié ce
que dit la Constitution : c'est le marché qui régule le
social...)
Si donc il y a un "modèle social européen", la
Constitution ne peut que le tirer vers le bas (quel
social est possible lorsque Bruxelles fait les gros
yeux quand les dépenses publiques entrent dans le
rouge?) L'orthodoxie budgétaire conduit à des choix,
on le sait bien.
OUI, C'EST VRAI. LE PARI DE L'UE, EN SOMME, C'EST QU'IL FAUT D'ABORD AVOIR GAGNE CE QU'ON ENTEND DEPENSER. CE N'EST PAS SOT EN SOI, MAIS PAS TRES KEYNESIEN NON PLUS IL EST VRAI.
- oui, un cadre politique et diplomatique fort est
indispensable pour lutter efficacement contre la
"doxa" néo-libérale. Mais dans ce cas, (...) Pourquoi faire entrer dans ce texte un cadre économique détaillé qui fixe une ligne économique, budgétaire... aux Etats membres ? Bien sûr, tu me diras, il y a toujours une marge de manoeuvre "pratique", on peut toujours s'arranger avec la réalité comme avec les textes. Reste que, une fois la ligne contraignante fixée, difficile de s'en départir. Tu me diras il faut bien faire l'Europe et à plusieurs, c'est compliqué, il y a forcément des contraintes et des efforts à faire. Sans doute, mais qui paye ces efforts? Qui paye ces ajustements? A qui profite la concurrence libre et non faussée (termes présents dans la partie III, bien entendu, mais aussi érigés en normes supérieures dans les parties I et II, avec les quatre libertés fondamentales que sont la
circulation des biens des services, des capitaux et
des personnes, des libertés "fondamentales")?
C'EST JUSTE, IL Y A DANS CE TEXTE UNE CONFUSION ENTRE LES OBJECTIFS (EN GROS, UNE SOCIETE PLUS RICHE, AVEC DES REVENUS MIEUX PARTAGES ET PROMOUVANT LA DIVERSITE CULTURELLE, CE QUI FAIT A PEU PRES CONSENSUS) ET
LES MOYENS POUR Y PARVENIR (EN GROS, LA CONCURRENCE NON FAUSSEE SAUF EXCEPTIONS DICTEES PAR LES POLITIQUES EUROPEENNES EN MATIERE AGRICOLE, REGIONALE ET INDUSTRIELLE). OR CE SONT CES MOYENS, SURTOUT CONSIGNES
DANS LA PARTIE III, QUE DENONCENT LES TENANTS DU NON DE GAUCHE SI JE NE M'ABUSE. JE LES COMPRENDS, ET CELA ME POSE EGALEMENT PROBLEME, MAIS JE PENSE QUE LES AVANCEES DEMOCRATIQUES PREVUES PAR LE TCE, ET NOTAMMENT
L'ACCROISSEMENT SUBSTANTIEL DES POUVOIRS DU PARLEMENT EUROPEEN, LEUR PERMETTRONT DE FAIRE VALOIR LEURS ARGUMENTS ET DE FAIRE EVOLUER LES TRAITES PROGRESSIVEMENT DANS LE SENS QU'ILS SOUHAITENT. NE PAS ENGRANGER CES AVANCEES, C'EST S'ASSURER QUE LES LOIS EUROPEENNES SERONT ENCORE DAVANTAGE ECRITES PAR LA COMMISSION ET LES GOUVERNEMENTS, ET REPONDRONT DONC ENCORE MOINS AUX ATTENTES DES PEUPLES. ET DE TOUTE FACON, LES TRAITES DENONCES (EN GROS, LA PARTIE III) RESTERONT EN VIGUEUR.
- Autre chose : quand Habermas parle du "consensus
dominant qu'est en train d'arracher Washington", il
est, me semble-t-il, un peu en retard puisque, de
fait, le libéralisme se pratique largement en Europe
et que la Constitution ne va qu'entériner ("graver
dans le marbre", comme dise à l'envi les "grogneurs"
du non) et amplifier une pratique qui existe déjà dans
les faits.
OUI, ENFIN, IL Y A EN MOYENNE UN NIVEAU DE PROTECTION SOCIALE BIEN SUPERIEUR EN EUROPE QU'AUX ETATS-UNIS, AINSI QUE DES POLITIQUES PUBLIQUES EN MATIERE CULTURELLE, BREF CE N'EST QUAND MEME PAS EXACTEMENT PAREIL.
- enfin facile, pratique et indigne d'un intellectuel
de nommer "populisme" "l'exploitation" des inquiétudes
de la "population". D'une part, je trouve l'argument
dégueulasse: qualifier le non de gauche de populiste,
c'est le droitiser et tu sais très bien qu'il y a de
vraies raisons, qui participent d'une vision de
gauche, sociale, de dire non. Et cette idée que
l'écoute de revendications populaires est suspecte me
semble relever d'un véritable racisme social.
D'autre part, que les "gens" soient inquiets de
l'Europe, c'est normal : y a-t-il jamais eu, en France,
un effort réel et continu de la part des gouvernants
pour faire aimer et connaître l'Europe? Pour donner
envie d'Europe ? Sans doute en paye-t-on le prix
maintenant. Aujourd'hui, l'Europe est abordée de façon
polémique et je le regrette sincèrement. Mais, encore
une fois, je ne peux pas, avec ma "sensibilité" de
gauche voter pour un texte que j'estime dangereux pour
une certaine frange de la population européenne. Voilà
mon populisme, si tu veux.
OUI, C'EST VRAI, LA RESPONSABILITE DES GOUVERNEMENTS, ET EGALEMENT DES MEDIAS, DANS LA MECONNAISSANCE DE L'EUROPE PAR LES CITOYENS EST PATENTE. POUR NOTRE PART, A FLUCTUAT, NOUS ESSAYONS COMME NOUS POUVONS DE...
Je peux comprendre ton oui, , et je le
respecte. Mais voilà, j'ai beau réfléchir, je crois
que ce texte n'est pas acceptable (pas BAMEL - "Bon à mettre en ligne", en termes fluctuatiens - si tu
veux).
JE RESPECTE EGALEMENT TON NON, DAMIEN, ET JE DOIS AVOUER QU'IL EST UN DE CEUX QUE J'AI RENCONTRES DE MIEUX ARGUMENTES. JE PENSE SIMPLEMENT QUE LES GENS DE GAUCHE (DONT JE SUIS) AURONT PLUS D'ARMES POUR LUTTER EN FAVEUR DES PAUVRES AVEC LE TCE QUE SANS (C'EST-A-DIRE EN L'ETAT ACTUEL DES TEXTES, QUI COMPORTENT DEJA LA PLUPART DES ELEMENTS QUE TU DENONCES). C'EST-CE QUE J'APPELLE LE "OUI" DE GAUCHE (BAMEL).
Amitiés
ITOU, ET GRAND PLAISIR D'AVOIR CETTE DISCUSSION."
Voilà. Pardon, c'était un peu long. Mais après les commentaires un peu âpres de ce week-end, c'était un petit bonheur de me rappeler cette conversation, de la clarté des arguments de Damien, de sa correction, de son "éthique de la discussion" (ah, Habermas, quand tu nous tiens...). Juste, on n'était pas d'accord mais on avait tous deux le goût du débat, l'envie d'en savoir plus sur ce qui amenait l'autre à tirer des conclusions différentes sur un sujet si important. Et puis on est resté amis, on a continué à bosser ensemble. C'était classe, quoi...
Pour graffer sur le web, on avait déjà l'excellent Zewall. Depuis quelques jours, une nouvelle adresse circule à vive allure à travers la blogoboulle : Playdo Graffiti permet lui aussi de tagger son écran, mais avec une nuance intéressante. Les taggeurs virtuels connectés en simultanée s'arrachent le même morceau de parpaing, ce qui donne lieu à des appropriations / réappropriations in vivo, souvent très bordéliques mais plutôt amusantes. Pour les graffeurs scrupuleux, le site offre cependant la possibilité d'ouvrir un espace perso afin d'éviter de se faire tagger ses propres tags. Les murs du réseau se transforment encore plus vite que ceux de nos bonnes vielles villes en brick & mortar...
Petit retour sur une association dont on a déjà parlé ici pour la qualité du débat qui y règne, mais qui, malgré des initiatives éditoriales louables, sombre parfois dans la politique du pire. Par exemple ici. Vingt affiches pour le Non. Vingt thèmes catastrophistes. Vingt locuteurs érigés en victimes (ce statut pré-politique où seul l'autre est responsable). Et surtout vingt mensonges.Bon... Il y en aurait bien d'autres, je n'ai choisi que les plus évidentes. Mais c'était juste un petit coup de gueule avant le week-end pour dire que l'on ne peut pas à la fois se prétendre une association engagée dans l'éducation populaire (les dirigeants d'Attac disent cela, non ?) et produire ce genre d'arguments démago que tout démocrate se doit de combattre... qu'il choisisse de voter Oui, ou hélas Non, le 29 mai.
A peine projeté en avant-première au festival de Cannes (où Manu continue de siroter au bar du Martinez), Last Days, opus de Gus Van Sant sur les derniers jours d'un Kurt Cobain irréel, est sorti en salles en France. On aurait pu faire comme tout le monde et vous proposer un dossier ciné Gus Van Sant. Perdu, on a préféré aller rechercher le bouquin autobio-programmatique que GVS a publié en 1997 aux Etats-Unis, et vous parler également un peu des Melvins, groupe qui incarnait l'éternel rock selon Cobain. Bref de l'Amérique côte Ouest pur jus, dans ce qu'elle a de plus rafraîchissant et dérangeant. Justement, Gflu et son compère Daveinthehay sont pour quelques jours côte Ouest, afin de ramener les news les plus fraîches de l'E3, LE festival international du jeu vidéo en direct de Los Angeles. A lire sur Chamboultout, accompagné cette semaine d'un nouveau starting blog : "Playlist", notre papier à musique déroulant orchestré par Emilie. Et puis, et puis... trois autres (très belles) choses : mini-dossier sur le "Jou", ou les nouvelles formes littéraires d'engagement individuello-collectives selon Eric Arlix (papier, entretien) ; un article à thèse sur le nouveau Star Wars ; enfin le DVD de la semaine, La Nina Santa, ou la pureté sensuelle selon Lucrecia Martel.
Qasar attire notre attention sur ceci :
Bon... Là, pour le coup, c'est vraiment le truc le plus poilant que j'ai lu en faveur du Oui. D'abord, je comptais vous poster un article de Libé, classique, un mec que j'aime bien comme tant d'autres (mais bon, on en reparlera demain...). Et puis, me balladant, j'ai trouvé ça : le personnage le plus fabuleux suscité par le débat sur le TCE. Vous vous souvenez, les conneries de Bolkestein, la tuyauterie usagée de sa résidence dans les Cévennes, tout ça ? Eh bien voilà, je l'ai retrouvé : Piotr le plombier polonais existe, et il surfe activement sur les forums de Libé. Pour le Oui. Et avec talent. Morceaux choisis.
Au très sérieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), on bosse depuis quelques semaines à la création de mon futur sol de salon. C'est presque terminé. Je vous laisse découvrir et apprécier. Nous reste à régler l'étanchéité à la bière, et sur ce point, on coince.
Dorénavant, à l'expression "va t'acheter un cerveau", vous saurez où aller séance tenante.
Arrivée à Los Angeles hier, 17h00 couleur locale, 2h00 heure de Paris. Je ne vais pas tout vous raconter - Venice Beach, l'hôtel miteux, les grosses bagnoles, les ombres fuyantes emmitouflées dans des sacs de couchage qui déambulent à la tombée de la nuit, l'Américain moyen, le riche, le pauvre, le gros, le bronzé - toutes ces images que je découvre d'un œil embrumé par 14 heures de vol. Après tout je ne suis pas en vacances, mais en reportage, et je suis là pour vous parler jeux vidéo. Seulement voilà : on y est, à l'ikioube, mais on n'a pas encore nos accréditations... Par un curieux signe des temps, les fusibles de LA sont à moitié grillés... Le « media center » est plongé dans l'obscurité. Plus de badges, plus de scan, plus d'écrans plasma animés, plus même le scintillement d'une ampoule. A l'intérieur du Temple, l'expo/salon a déjà commencé. Ils semblent avoir de l'électricité, eux. Ce qui est assez pratique, remarquez, pour une « electronic entertainment expo ». Nous, on reste aux portes, à se demander si il s'agit d'une métaphore, d'un complot luddite, ou d'un jeu tordu dont on serait les anti-héros. Mais on y arrivera... et l'oreille de Dave, tendue vers le moindre bruit de couloir, commence déjà à choper premières infos et impressions, à suivre sur Chamboultout.Note : premier post en direct de l'E3, qui devait normalement être publié hier. Entre temps, plantage carabiné du serveur Flu. Que de péripéties... Ca ira mieux demain (enfin, aujourd'hui).

Depuis que les partis ont vu l'impact du réseau (et de la blogosphère) sur la campagne américaine et les retombées médiatiques, ils se prennent tous à rêver de communications virales et usent des stratégies d'images en imitant ceux qui les y ont précédés : les samizdats, le mini rézo et les altermondialistes. Ajoutons à cela la découverte des "blogs" de "vrais gens" dans les Etats-majors UMP, UDF, PS, PS Jeunes, Verts et PC (wahou, quelle débauche de couleurs) et l'on découvre bientôt des vertus nouvelles - et professionnelles - à ces réseaux longtemps décriés. Ils sont apprentis communicants, militants-étudiants-poil aux dents, marketeurs, bref tous fins politiques, et recyclent les bonnes vieilles ficelles argumentatives ou visuelles de leurs ainés (par exemple des images détournées, des montages sexistes, des amalgames visuels).Cette mini-série ne prétendra pas avoir valeur d'exemple, mais on peut légitimement s'étonner de la rhétorique majoritairement employée dans ce qu'on désigne comme une "infosphère de campagne" à dix jours du réferendum. Et ce n'est qu'un début... Les Etats-Majors (Ouitistes et Nonistes confondus) préparent déjà leur campagne de communication pour la présidentielle 2007 dont il s'agit ici d'une répétition miniature. Bienvenus dans la fiction politique atomisée et néanmoins généralisée.
PS : plutôt que les messages et sites de campagne à suivre, préférer des blogs écrits comme Les Embruns de Laurent Gloaguen. Le discours pro-oui est assumé, mais au moins donne-t-il à lire son interpétation détaillée du Traité.
Avec nos histoires européennes, on oublierait presque nos amis du pays du soleil levant. Décentrons un peu le débat ou l'eurocentrisme nous tuera.Disons que c'est une habitude, mais pas une mauvaise : Shift #102

Vous crierez sûrement à la bobo-attitude, pas grave, j'assume depuis bien longtemps. Pour les plus tolérants, je vous invite à visiter la collection printemps-été 2005 Alessi.
Toujours des créations sympatoches. Je vous laisse apprécier, ou non. Etant pour la paix des claviers, je vous fais grâce des nouvelles chaussettes signées Marc Guyot pour Cape Cod...
Petit coup de projecteur sur un blog tout nouveau tout beau, un brin fourre-tout comme on les aime : Hi-Res! Feed. Je sais... on est super sympa d'aider, comme ça, sans rien attendre en retour, une toute petite agence web londonienne... Ils ont si peu de clients, normal de les soutenir, non ?ps : suis très mobile, aime beaucoup Londres, porte le même prénom que votre premier ministre, cv sur simple demande...

Le tract le plus efficace de la campagne, jusqu'à présent, est pour le Oui. Je l'ai reçu hier, en sortant du bureau, sur la rue du Faubourg Saint-Antoine (Paris), de la main d'une militante un peu timide qui osait à peine afficher son engagement ouiste (ah ! les sondages, à nouveau...). Si vous n'avez pas vu cette image, c'est normal : elle n'est pas beaucoup distribuée car elle est l'oeuvre d'un tout petit mouvement politique, le Parti Radical, groupuscule anciennement composante de l'UDF, qui appartient aujourd'hui à l'UMP mais qui a tenu à faire campagne de façon autonome, parce que les relents islamophobes des tracts antiturcs du parti de Sarko, angelot blond en Une, lui étaient insupportables (j'en ai d'ailleurs chopé un dimanche sur le marché, beurk !). En gros, une droite pas trop infréquentable, tendance Borloo. Bon, je ne vous conseille pas forcément leur site pour autant... sauf si vous aimez Beethoven.
L'Electronic Enternainment Expo (E3, prononcez « ikioube »), grande messe annuelle du jeu vidéo, a lieu en ce moment même à Los Angeles. Frais et alertes, nos deux envoyés spéciaux Gflu et Daveinthehay ont courageusement affronté les 15 heures d'avion en classe champagne pour vous dépêcher les news les plus fraîches en direct du salon. Au menu : les luttes intestines entre Nintendo, Sony et Microsoft, la présentation des trois consoles nouvelle génération sensées révolutionner le jeu vidéo, les bruits des couloirs les plus geeks de la terre, et plein d'images de jeux de bagnoles, de fantaisies finales ou de simulateurs de massacres avec des mégas flingues.François nous écrit : "LittleOslo a eu l'idée de détourner le célèbre Mono-Poly dans la blogosphère. Après l'entrée publiée sur Boing-Boing, une petite polémique dont les bloggeurs ont le secret sur l'idée déjà détournée précédement."
Débat au moins digne d'un référendum en effet... Merci François !
Au départ, j'en ai pas cru mes yeux. Et puis, bon, c'était vrai, alors il a bien fallu s'y résoudre. Je lisais, comme vous :
Bon bah voilà, çe devait arriver : je doute. Dans le camp du non, désormais, il n'y a plus uniquement les rouges-bruns, accompagnés de quelques bo-bos qui se la pêtent révolutionnaires et de quelques sociaux-dém' qui surfent sur le mécontentement social français à des fins électorales personnelles. Il y a aussi des hommes politiques européens responsables. A vrai dire, c'est ce texte, paru vendredi dans Le Monde, qui m'a mis la puce à l'oreille. Dans ce texte, il y a en effet trois éléments, qui me semblent tous essentiels pour formuler une proposition politique crédible, et dont la conjonction manquait à tous les argumentaires pro-non que j'avais lus jusqu'à présent. Trois éléments, à savoir :Bref, l'un des principaux arguments du Oui, dont je me faisais également le porteur - à savoir "Oui, d'accord, ce texte est pas génial mais c'est le seul dont on dispose en l'état, et la concertation qui en est à l'origine est telle qu'il semble difficile d'obtenir un texte plus consensuel en Europe" - est en train de vaciller : on pourrait peut-être, en renégociant longuement avec l'ensemble de nos partenaires européens, obtenir un texte plus "à gauche". Peut-être... Mais alors il y aurait les mêmes protestations à droite (car bon, "200 parlementaires" de gauche, ça ne vaut pas une centaine de conventionnels de toutes les tendances politiques en Europe...) Toujours la même question en somme... Se battre pour un texte qui existera peut-être et être avant tout de gauche ? Ou ratifier un texte qui existe et être avant tout européen ? Je crois tout de même avoir fait mon choix, mais je vous laisse lire, donc.

Nono (je pense que c'est un pseudo) nous envoie le texte ci-dessous, dans lequel il entreprend un réconciliation a priori de la gauche d'après le Non. Le texte étant déjà un peu long, j'y réponds point par point en commentaires. En commançant, quoi qu'il en soit, par le remercier de cette délicate attention."Vous nous dites que le traité ne sera pas re-négocié si la France, avec probablement quelques autres pays, ne ratifie pas cette « constitution ». Est-ce à dire que si votre oui ne passe pas, il vous restera à ce point en travers de la gorge que vous vous engagerez dans une bouderie irresponsable et contre-productive ? Je suis certain du contraire et je compte sur vous, dès que le Conseil aura constaté l'inanité de ses efforts à constitutionnaliser le libéralisme anglo-saxon, pour remonter au front avec des troupes fraîches : celles qui vous permettront de négocier en position de force les avancées les plus ambitieuses de la gauche européenne. En position de force, car à moins d'en rester au « désastreux » traité de Nice (tous les ouistes disent bien cela, n'est-ce pas), il faudra bien répondre à la Déclaration de Laeken et améliorer le texte. Les Chefs d'Etat et de gouvernement ne renonceront pas aussi simplement à leurs ambitions. Alors, oui, vous renégocierez. Et maintenant avertis, nous vous y aiderons. Il serait bon à ce propos que vous, dirigeants ouistes des partis de gauche et syndicats, tous profondément attachés à l'Europe sociale, vous consultiez à ce moment là vos bases sur ce que l'on peut souhaiter d'une nouvelle Europe, car ce point d'appui sera déterminant dans votre combat pour une Europe sociale sortie du tout-libéralisme-économique. Qui peut dire aujourd'hui jusqu'à quel point iront les concessions de l'adversaire qui s'avèreront nécessaires dans ce climat nouveau pour répondre enfin au besoin d'une Europe organisée et puissante, mais aussi pour - de leur point de vue - limiter les dégâts ? Dans le débat en France, la droite ouiste se targe d'être autant que vous pour une Europe sociale, politique et régulatrice. Quels alliés de poids dans cette renégociation ! Et je suis confiant que vous entraînerez à votre suite et grâce à votre conviction socialiste une forte majorité de citoyens dont on a vu qu'ils veulent un changement, et d'abord ceux qui décident de dire oui par conformisme ou discipline de parti, et encore plus ardemment dans les pays où il n'y a pas eu de débat. Alors, en effet, la renégociation - incontournable - se fera en telle position de force que tous les espoirs nous sont permis « parce qu'il faut bien que quelque chose change pour que tout ne soit plus tout à fait comme avant ». Le mieux serait d'ailleurs dans cette perspective que vous admettiez que le non est plus porteur d'espoir à gauche et que vous votiez finalement NON".
Merci Nono. Réponses... ici. Si vous souhaitez vous-aussi proposer un texte directement édité sur le blog, il existe un formulaire. Sinon, il y a les ping/pong, toujours...
Marre des bouquins savants à l'avant-goût de déjà-lu ? Et hop ! Direction la Halle Saint-Pierre (Paris 18) pour un salon "Des éditeurs font le printemps" où notre envoyée très spéciale, Julia Deck, a défriché le terrain : dossier "petite" édition avec portrait, interview, et lectures. Côté Ciné, l'actu tourne en boucle sur "Martinez", notre blog en direct du festival de Cannes ; ne pas manquer également l'entretien humaniste avec Bouli Lanners, surprenant réalisateur d'outre-Quiévrain (Ultranova, sorti en salles mecredi). On reste en Belgique pour un week-end à Gand proposé en rubrique Scènes. Côté Musique, réjouissances : on a le choix entre la mélancolie désarmante de Residents, ou la lente dépression de Nine Inch Nails (le retour). En Expos, par contre, c'est plus simple : du dessin (galerie Agnès b.), encore du dessin (MAMVP) et toujours du dessin (sélection). Et, pour n'en point finir, des blogs (ciné/dvd), des blogs (jeux vidéo) et des blogs (sauts de cabri). 
"Les proeuropéens du non reprochent à la Constitution de ne pas porter un modèle assez alternatif à celui des Etats-Unis...
Je suis d'accord. Mais ils se trompent de rendez-vous. Ils mythifient une Constitution qui n'est qu'un passage. Elle fait du bien, et fera du bien tout de suite ! Car la vraie question c'est qui va réguler le marché mondial ? La résistance nationale n'est plus un rempart. Seule la poursuite de la construction européenne peut permettre de bâtir des alternatives globales pour ce que j'appelle les multitudes, les mouvements de résistance à l'Empire .
Comment un pourfendeur des marchés peut-il appuyer un texte qui sanctuarise le libéralisme ?
Ce n'est pas la question ! On sait que l'esprit de la Constitution a un fond de sauce libérale... Et alors ? Oui, elle est bourrée de défauts, de manques, mais elle introduit de nouveaux droits via la charte des droits fondamentaux. Il faut être pragmatique. C'est quoi être de gauche aujourd'hui ? Quelle alternative propose le non ? Il n'y a pas un seul projet de réorganisation sociale portée par les syndicats ou la société civile qui ait abouti à de réelles avancées depuis une génération... Que veulent-ils ? Une Constitution européenne ou une Constitution d'un modèle communiste ?
Comme d'autres ex-révolutionnaires, vous êtes devenu «libéral-réaliste» ?
Je ne suis pas soudainement devenu un vieux con libéral. Je suis un révolutionnaire réaliste. Pourquoi la France est-elle aussi butée ? En Italie, en Allemagne ou en Espagne, même dans les milieux altermondialistes, mon message est audible. Ils ont bien compris l'enjeu du oui. (...) Si la France dit non alors qu'elle est le moteur de l'Europe avec l'Allemagne, elle passe à côté d'un cap historique."
La suite de l'interview est ici. Merci Toni.
Depuis le temps qu'on nous bassine avec le "29 mai, date historique pour l'Europe" (.pdf). Ce ne sera pas forcément pour 2005, mais il n'empêche que le 29 mai est une date qui compte dans l'histoire du continent. Je l'ai appris ici (grâce à ce petit moteur de recherche bien connu) : le 29 mai 1453, Constantinople tombait aux mains des Ottomans. Ce qui provoquait la chute de l'Empire romain d'Orient et faisait de la Turquie une grande puissance européenne pour presque un demi-millénaire.
Aaaaaah ! Revoilà le soleil, les palmiers et les stars.
Potins, starlettes à poil, pipos, ragots... et même des films : Manu, notre envoyé spécial, avec Anne-Laure, Mattyeux et Rita, nos trois correspondants particuliers, sillonnent la Croisette en direct de Cannes 2005. Pour cette 58e édition du plus grand des festivals, une mobilisation exceptionnelle de la rédaction de Fluctuat.net : news, infos et posts, à découvrir chaque jour en flux tendu sur "Martinez", la rubrique spécial Cannes créée pour l'occasion sur Ecrans, le blog Ciné/DVD de Flu. Paillettes, pipo et pelloche ? C'est "Martinez", c'est à partir de maintenant et c'est ici.
Hier, j'ai reçu cette photo. C'est le Parlement européen, première institution nommée dans le TCE, qui me l'a envoyée. Au premier plan, c'est Hamid Karzai, le président afghan (encore un mec pas trop mal vu par un canard de gauche). Au deuxième plan, Josep Borell, le président (socialiste, espagnol) de l'assemblée située à Strasbourg. Hamid Karzai est un homme occupé : s'il vient au Parlement européen, c'est parce qu'il a des choses à y gagner. Je devance les critiques altermondialistes : "Karzai est un homme élu dans l'Aghanistan occupé par les Américains, c'est un suppot du libéralisme". C'est faux. Karzai s'est plusieurs fois opposé aux Etats-Unis, sur des sujets auxquels ils sont pourtant particulièrement sensibles. Et il continuera d'essayer de mener une politique autant que possible autonome, comme Jalal Talabani, le président iraquien actuellement au Brésil pour un sommet Ligue arabe - Amérique latine très mal vu par les Américains : on y parlera notamment Palestine, une déclaration prévoit même de réaffirmer la "légitimité de la résistance à toute occupation étrangère".
Un festival commence aujourd'hui et ce n'est pas forcément celui qu'on pense (deuxième !). Cette fois-ci, ça se passe à Marseille, c'est organisé par le Gmem et, foi de Sandor (qui ai un peu exploré la matière quand même), c'est la meilleure programmation de musique contemporaine que j'ai vue depuis longtemps (ah zut ! j'viens de me rendre compte, en fait ça commence demain, mais c'est pas grave, c'est vachement bien...).
Un festival commence aujourd'hui et ce n'est pas forcément celui qu'on pense (première !). Le WRO Media Art Center de Wroclaw (ouest de la Pologne) inaugure ce jour WRO 05, troisième édition de sa biennale consacrée aux arts numériques. Au programme, projections, installations et performances, avec des artistes aussi renommés que Ken Feingold, Masaki Fujihata ou Robert Cahen. En savoir plus sur la ville de Wroclaw (qui accueillit autrefois la troupe du metteur en scène Jerzy Grotowski), c'est là. En apprendre davantage sur le WRO Media Art et les arts numériques en Pologne, c'est là. Partager avec nous votre envie d'Europe de plus en plus décloisonnée et démocratique au lieu de casser le jouet parce qu'on le trouve pas assez bien, c'est là (mais ça, bon, vous le saviez déjà... non ?).
C'est un texte qui est passé un peu inaperçu parce que bon, à l'époque (nous sommes alors à la mi-décembre 2004), le débat sur le TCE ne battait pas encore son plein et les partisans du Oui et du Non ne s'étaient pas encore envoyés les pires insultes à la tronche.
Sébastien Lecordier nous écrit :
Tout va très vite. Sont nominés : Rencontre Service dans la catégorie Art net-art, Arthur Rimbaud dans la catégorie Art Graphisme, Opération Hollywood (Arte-tv) ou les très réussis lancements de saisons d'Issey Miyake - celle de la collection Femme printemps-été 2005 est parfaite (illus.) - dans la catégorie Présentation. Il s'agit certes de réalisations qui ont déjà très largement circulées sur le réseau en 2004 (via AEIOU et ailleurs). Qu'a cela ne tienne, voici le joli mois de mai venu et la saison des prix : les finalistes du Flash Festival 2005 sont donc en ligne et leurs sites à à (re)découvrir ici (3 dans 6 catégories), en attendant l'annonce des lauréats le dimanche 29 mai à Beaubourg. A noter, quelques surprises à butiner dans les catégories Expérimental et Graphisme. Nous sommes jurés et, comme promis, resterons cois et incorruptibles, quoi. Mais vous, de quelques clics, faîtes vos choix...+ de Flash (Festival) : Le 28 mai au centre Pompidou, c'est Webjam !
Celle-ci sera difusée en exclusivité le soir même au Point Ephémère (à 21h) dans le cadre des 3es Rencontres de la revue électronique. Programme complet à suivre. On vous tient au courant...
Branle-bas de combat chez les Heideggeriens en forme de "subversion de la cybernétique". Le débat est polémiste, et n'intéressera probablement que les plus philosophes d'entre vous, ceux surtout capables de fourbir leur armes et de déjouer les arguties. En réponse à la parution d'un essai d'Emmanuel Faye, Le Non TV Paroles des jours animé par Serge Zagdanski dénonce depuis la fin avril un scandale médiatique et lance ces jours-ci un manifeste en 12 langues pour alerter l'opinion internationale : en français, en anglais, en chinois, en hébreu... Son titre : French philosophers Fight Back ! A l'heure du XML et des flux RSS, le plus subversif de cet appel est qu'il soit lancé sur le réseau d'un seul tenant dans un antédiluvien PDF. Moralité cybernétique : "En mai, la pensée fait ce qu'il lui plaît". Au risque de ne pas circuler ?
Comment régler d'un coup un seul le problème de la pollution atmosphérique en milieu urbain et celui des déjections canines qui égayent glissament les trottoirs de nos villes ? Une solution possible. Reste à adapter le dispositif aux roquets taille basse, mais ça devrait être un détail.
"Le 21 juin, fête de la musique, le Sous-sol fermera ses portes". Un lieu rare, préservé de toute pollution marketing, que le bouche à oreille seul suffit à remplir. Pour une bouteille de cidre on peut assister à des concerts intimistes, enfiévrés. Le reste est au chapeau, et avec bon coeur : musiciens et chanteurs, au-delà de leurs performances scéniques, trouvent là de quoi enregistrer un premier disque, rencontrer un tourneur, commencer ou poursuivre une carrière. Un lieu de découverte et une maison d'artistes, un lieu d'art et d'essai, qui fonctionne d'avantage comme un atelier de musiques que comme une salle de concert. Une conviction profonde partagée par Cathy Sabroux et Jacky Azencott, les créateurs du Sous-sol : "Il faut aux artistes des lieux adaptés à la création musicale aujourd'hui, être à l'écoute des démarches propres à chacun, favoriser les rencontres professionnelles en amont de la diffusion, développer les réseaux de découverte et de communication".
Jeu du lundi. Qui a écrit ? : "Dans le cadre de sa mission d'organisation à l'échelle mondiale des informations dans le but de les rendre accessibles et utiles à tous, *** teste actuellement une nouvelle version du service Groupes *** ."
J'ai chopé l'info ce matin, dans le IHT, mais je viens de m'apercevoir qu'elle existait déjà en espagnol depuis un mois (brève parue dans El Pais). Bon... Vous vous souvenez les généraux ventripotents et autres ballerines obèses sur les Champs-Elysées ? C'était, déjà, lui. Le plasticien latino-américain le plus connu de la planète (à tort ou à raison, plutôt à tort à notre avis, mais nous n'allons pas organiser de référendum à ce sujet) vient de récidiver dans le mauvais goût en réalisant une série de peintures sur les tortures américaines commises dans le pénitentier iraquien d'Abou Ghraib. Pas forcément inutile vu la popularité de l'artiste mais certains de ses arguments font, à nouveau, douter : "si un musée veut exposer mes travaux de torture", dit Fernando Botero, "eh bien j'en serais enchanté". Gloups !
Rien de tel qu'un petit post ras-des-paquerettes pour faire avancer le blog sans pour autant faire avancer le débat (les commentaires vont bon train ces temps-ci, pas encore eu le temps de répondre à tout le monde). En attendant, voici venu le T-Shirt du Oui ! Conseillé par AeOUI, et en vente sur le site www.oui-et-non.com au prix modique de 18 euros (encore plus con que Beigbeder). Drappé dans une superbe neutralité, fervent adepte du mi-oui-mi-non, ce site peut en tout cas se targuer d'être fermement pour les revenus issus de la vente de T-shirts (on vous déconseille fortement le modèle "Non", qui existe aussi hélas...).
"Soyez le premier à répondre à cet article !", claironne cette page qui propose une lecture assez détaillée des limites et des avancées du TCE selon la Confédération Européenne des Syndicats. Pas de réaction. L'avis majoritaire de 76 confédérations syndicales nationales ne semble pas vraiment émouvoir les foules... plus promptes à mettre en doute l'existence même de cette position. Ce texte a déjà été évoqué en commentaire de notules sur AeOUI, ici ou là, mais il semble encore assez peu lu... et mérite je pense qu'on y revienne. "Soyez le premier à répondre à cet article"...En intro, une idée largement partagée du côté du Oui de gauche, idée à laquelle je souscris personnellement, et que je copie-colle telle qu'elle :
"La nouvelle Constitution européenne représente une nette amélioration par rapport aux traités actuels instituant l'Union européenne. Elle est par contre moins ambitieuse et moins efficace que ce que la CES avait proposé et reste en retrait par rapport aux recommandations de la Convention européenne. Toutefois, abstraction faite de ces réserves et de ces faiblesses, le nouveau Traité constitue un pas en avant vers un cadre européen amélioré et, même s'il n'est pas abouti, il mérite et requiert le soutien de la CES".
Dans le bloc "Contexte" (à méditer, pour ceux des nonistes qui "gadgetisent" le TCE en affirmant qu'il n'est pas réellement utile aujourd'hui, et qu'on pourrait tout aussi bien s'en passer en prenant le temps d'en rédiger un meilleur...), :
"Du fait des compromis contenus dans le Traité de Nice, qui visaient à permettre aux États membres de mettre en œuvre des mécanismes de blocage, l'Union européenne était en permanence menacée de paralysie. Il y avait un risque réel de voir l'Union européenne se transformer en zone de libre échange régie par un minimum de règles communes et tournant le dos à une intégration plus poussée et à une union politique, économique et sociale. C'est ce qui a incité le Parlement européen - et, un an plus tard, le Conseil européen - à instituer une Convention chargée de rédiger la Constitution".
La troisème partie du texte est intitulée "Évaluation des résultats". Il est assez tentant de la recopier intégralement, tant elle permet de se faire une idée claire des raisons objectives de dire Oui à ce traité. Avouons que les arguments principaux sont plus politiques (pouvoir du parlement, personnalité juridique unique de l'UE, présidence renforcée, création d'un poste de ministre des Affaires étrangères européen etc.) que sociaux, mais la CES revient cependant sur les principales avancées en la matière : - la nouvelle Constitution reconnaîtra spécifiquement le rôle des partenaires sociaux et du sommet social tripartite ; - l'« économie sociale de marché » et le « plein emploi » figureront parmi les objectifs de l'Union (dans le traité de Nice, les termes sont « économie de marché ouverte » et « emploi élevé »), ainsi que la promotion de la « justice sociale », la « solidarité entre les générations » et la lutte contre l'« exclusion sociale et la discrimination » ; - la politique sociale sera expressément reconnue comme une « compétence partagée » et non uniquement comme une compétence « complémentaire » ; - la Constitution contiendra la Charte des droits fondamentaux (et donc d'importants droits sociaux), qui deviendra de ce fait juridiquement contraignante et dont la Cour de justice européenne pourra être saisie. La Charte renforce les droits fondamentaux et les rend plus visibles, y compris les droits sociaux et syndicaux. - des dispositions relatives aux politiques horizontales, à la protection des consommateurs et à l'intégration de la dimension du genre, de même qu'une clause sociale, seront intégrées dans la Constitution ; - un fondement juridique pour les services d'intérêt économique général sera instauré ; - la coordination ouverte sera reconnue comme un outil de politique sociale et industrielle. La Commission peut proposer des lignes directrices, en particulier dans les questions liées à l'emploi, à la législation du travail, aux conditions de travail, à la sécurité sociale et à la politique industrielle
Je ne cite que quelques unes des avancées reprises par le CES, en te réinvitant, cher lecteur, à lire le texte dans son intégralité. Et à jeter un oeil à cette conclusion, qui redit encore - sous une autre forme - que Oui ce texte n'est pas parfait, mais que malgré tout il reste un préalable nécessaire à la construction d'une Europe réellement sociale :
"Il est clair que la CES et ses affiliés n'ont pas atteint tous leurs objectifs. Quoi qu'il en soit, nous avons obtenu le maximum possible vu le contexte politique, social et économique qui a prévalu pendant les 18 mois de la Convention et les 12 mois de la CIG. Aussi la CES soutient-elle la Constitution - en dépit de ses limites - parce que les avantages qu'elle apporte aux travailleurs et aux citoyens sont réels et constituent certainement une amélioration par rapport aux dispositions actuelles. (...) La mondialisation, le pouvoir du capital multinational et la nécessité de combattre le néolibéralisme impliquent que les syndicats et la société civile ont besoin d'une UE en développement et reposant sur des valeurs sociales fortes. La nouvelle Constitution est imparfaite, certains points sont faibles, mais c'est la seule que nous ayons sur la table. Elle doit être considérée comme le point de départ d'un long processus, et non comme un aboutissement".
Pas d'inquiétude, ce n'est pas l'accroche d'un marathon de meetings référendaires, mais simplement le nom d'une programmation éclectique et pointue qui aura lieu ce soir et demain au Point Ephémère. Un week-end à la coule, sur les bords du canal, autour du tentaculaire "studio" Tempsion - le chanteur-musicien-DJ-plasticien Black Sifichi, Charley James de The Kitphonik System, Norscq, sans compter les nombreux vidéastes et plasticiens venus prêter main forte sur le DVD Rectifier : Marc Caro (illus.), Régine Cirotteau, Aryan Kaganof (alias Ian Kerkhof), Jérôme Lefdup etc. De mutliples propositions électro, dub et indus (AAA-men, Jean-Philipe Morel ou encore l'excellent Drahomira Song Orchestra) pour un hymne aux images protéïformes, aux beats déviants et aux fréquences improbables. A partir de 20h30, ce soir et demain (6 et 7 mai), 10 € la soirée (queutchi) et 18 € le grand huit pour les deux soirs.
"C'est parfois presque ennuyeux, parfois un peu universitaire, mais une fois sur trois c'est bien". Enfin un bon reportage audio sur Flu, le France Q du web (on m'y prête d'ailleurs d'étonnantes pratiques sexuelles, vestiges de mon passé transformiste Place Clichy...).
Bonne discussion hier soir avec mon pote Smt.k, partisan d'un Non éclairé. Lui pense que le Non est l'ultime occasion de réveiller les « vraies » forces socialistes en France, et que notre glorieux pays a un rôle historique à jouer dans une Europe progressiste qui attend de sa part une impulsion décisive pour remettre en cause frontalement le système libéral. En gros (j'espère ne pas trop déformer tes propos Smt.k... n'hésite pas à corriger) : si la France dit Non, les Pays-Bas, l'Italie, la Suède et tout ce que l'Europe compte de forces progressistes suivront. Enfin réunies sur des bases anti-libérales, les partis socialistes de tous ces pays acteront de la volonté populaire pour renégocier un traité beaucoup plus radical (de véritables garanties sociales, des droits civiques mieux définis, un rejet sans vergogne du « modèle » américain etc.).J'insistais sur une observation toute subjective, que je vous livre telle qu'elle : selon moi - et j'espère me tromper - les « forces » en gestation au niveau européen sont plus réactionnaires que progressistes, plus fascistes qu'humanistes. Je ne parle pas uniquement de forces électorales, mais plutôt de forces en puissance, de forces « révélées » par un Non catalyseur (puisque c'est de cela dont il s'agit pour les partisans du Non : donner une nouvelle impulsion, réveiller les consciences politiques, à gauche comme à droite). Mon contradicteur ne niait pas ce risque, ni la probabilité que le Non catalyseur ne se transforme en Non cataclysme. Je ne suis pas en train de mettre sur le tapis l'argument éculé des chauds lapins du Oui, mais il est quand même plutôt comique de voir comment certains partisans du Non reprochent au camp adverse de décrire leur position comme un « vote épouvantail »... pour susurrer en privé que oui, ça risque d'être bien le bordel, et que finalement ça ne serait pas plus mal comme ça. Passons.
Là où nous sommes finalement tombés d'accord, sans même nous le dire, c'est sur l'importance de notre lecture respective du « contexte » social actuel : Smt.k dit Non au TCE parce qu'il considère que dans le contexte politique et social actuel la coquille constitutionnelle va vite se gaver de directives pro-libérales, et moi je dis Oui parce que dans le contexte actuel (nationalisme rampant, ultra-individualisme...) je ne crois pas que le grand soir soit possible, ni surtout qu'il soit souhaitable. Et bien sûr je ne crois pas non plus au Non gentiment catalyseur qui déboucherait sur une Constitution « socialiste ». Au final, je me rends compte que je préfère avoir à moitié raison avec le centre qu'à moitié tort avec les extrêmes (ce qui me fout un coup de vieux, tiens). Un bon progrès valant mieux que deux tu progresseras, je continue à pencher pour le Oui.
En apprendre un peu plus sur l'homosexualité dans les rues du monde arabe (Abdellah Taïa) ; découvrir un festival francophono-néerlandophone - on ne dit guère plus "belge" - à Bruxelles (Frie Leysen) ; comprendre pourquoi, à l'ère des installations numériques, des plasticiens se remettent au dessin (Benoît Broisat)... trois entretiens assez inattendus cette semaine sur Flu. Et bien sûr le reste de l'actualité : les très dandy-pop-produits de Fischerspooner, le dernier Oliveira, le coffret DVD Hong sang-soo chez Mk2... Et toujours les starting blogs Ecrans (pour vous en mettre plein les yeux) et Chamboultout (plein les manettes), nos invités de Zéro de conduite (plein les encriers). Enfin, si après ça il vous reste encore un peu de temps, l'oeuf et la poule (pour nous en mettre plein les fouilles), merci.
Les jolies batailles entre iconoclastes et iconodules, c'est de l'histoire ancienne... place à l'économie dans l'art, et vice-versa, place à ICONomix, une revue - lancée par l'équipe d'Art process - qui "se propose d'analyser les rapports qu'entretiennent les marques et les entreprises avec la création artistique contemporaine". Du corpo-art ou du corporate ? Quoi qu'il en soit, j'apprends dans le premier numéro que Nokia a lancé une collection Connect to Art, et que si je disposais d'un de leurs appareils, je pourrais télécharger en fonds d'écran une "oeuvre" limitée de Louise Bourgeois, de William Wegman, ou de Nam June Paik (illus.). Seulement voilà, je n'ai pas de Nokia. Riches heures du grand mix icono-économique.

Mercredi 6 avril, le film La Blessure, diffusé le soir-même sur Arte, est sorti sur les écrans en France. Le lendemain, Amnesty international publait un rapport intitulé "France, pour une véritable justice : mettre fin à l'impunité des agents de la force publique dans des cas de coups de feu, de morts en garde à vue, de torture et autres mauvais traitements". Ce rapport, explique Amnesty en préambule, "est le fruit d'une enquête sur une trentaine d'affaires de graves violations des droits humains (...) commises par des policiers, le plus souvent contre des jeunes, entre 1991 et 2005 (...) La plupart des plaintes déposées par les victimes (...) viennent seulement d'aboutir ou sont toujours en cours d'examen par la justice. Toutes concernent des personnes d'origine étrangère". Cela, d'ailleurs, on vous l'avait déjà dit.
Le versant européen de l'histoire, c'est qu'Amnesty a accompagné son rapport d'une lettre adressée à Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois et président en exercice du Conseil de l'Union européenne. L'ONG lui demande d'œuvrer à la mise en place d'un système de responsabilisation des Etats, au niveau européen, pour les violations des droits humains commises à l'intérieur de l'Union. C'est une initiative salutaire, parce que la justice française a traditionnellement du mal à faire le ménage dans les turpitudes des élus ou de ses agents publics et parce qu'il faut désormais un échelon supérieur d'autorité. Seule une Union Européenne dotée par le TCE de la compétence à garantir certains droits fondamentaux, peut être légitimée à l'exercer.
J'ai pas d'ami. Pas deux, pas trois, encore moins cent, zéro je vous dis, zéro. 2005, année de la loose ? Pas évident. J'ai trouvé The machine qui serait à même de me remplir mon salon en moins de temps qu'il me faut pour déballer le colis. Ce miracle, je le nomme desktop USB Fondue Set. Classe quand même cette fondue hotplug USB, non ? J'en veux une. Pas deux, pas trois, encore moins cent, une je vous dis et je serai heureux. A bon entendeur...
Myosotis nous envoie ce cri du coeur : "Le meilleur site du web est au bord de la fermeture : Webwasteland.com animé par un geek US handicapé et qui recensait depuis quasiment dix ans les liens les plus loufoques, les plus trash et les plus passionnants de la planète Internet est en cessation de paiement, faute de fonds et de visiteurs suffisants. Ceux qui veulent rendre un dernier hommage à ce monument et soutenir son Gentil Animateur sont les bienvenus.
Un afflux de connexion peut encore éviter l'irréparable. Aux armes !"
Stupide mais bien fait, et drôle. Comment expliquer l'incroyable réussite de Tiger Woods sur l'ensemble de sa carrière ? La preuve par l'image : explications de ses meilleurs swings et autres puts en 18 vidéos.
On se croirait dans Word, mais en mieux. A la lecture de certains argumentaires recensant le nombre d'occurences de tel ou tel mot dans le projet de Traité instituant une Constitution pour l'Europe, j'étais déjà atterré devant une réduction aussi incroyable du débat sur le référendum. Heureusement, hier, un ami politique m'a envoyé un lien vers ce site amusant, qui permet de comptabiliser effectivement le nombre de fois où le mot "marché" apparaît dans le traité. Réponse : 66 fois. C'est-à-dire moins que "social" : 71 fois. Avant, on savait déjà que l'argument des altermondialistes était bidon. En fait, c'est pire : il est faux.NB : Si il est stipulé que les liens profonds sont interdits, le téléchargement à usage personnel est bien sûr autorisé (copie privée).
NBB : en fait, on vous avait dit qu'on avait lancé une radio ?
Pascal Labrouillère vend le 1er tirage de chacune de ses nouvelles photographies sur eBay.
Format unique, prix de départ à 30 Euros, c'est étonnant, c'est nouveau, c'est moderne !
Cette semaine, 6 nouveaux tirages... fin des enchères ce soir, lundi 02 Mai 2005, vers 21 h.
<-------------------------------------- à qui vous voulez -------------------------------------->
Oui. Après avoir retourné la question dans tous les sens, en avoir entendu de vertes et de pas mûres, s'être rendu compte qu'au sein même de la rédaction de Flu nous étions largement minoritaires... : Sandor, Puck et moi-même avons décidé de créer un blog dissident. Un anti-ni-oui-ni-non partisan où il est question de donner son avis, mais aussi de dégommer modestement quelques arguments qui nous sifflent aux oreilles. Yes (aïe), comme disent les rastas. La suite ici.
Sur le site de l'émission Cult (France 5, le samedi aprèsm') dédiée aux ados sympas, connectés et bloggeurs, stef de photomatisme nous signale "un petit jeu pour fabriquer sa bande-annonce". Choisissez les images, la BO et écrivez le titre et les sous-titres. Tiens, ce n'est pas sans nous rappeler... Aujourd'hui, ca s'appelle Cultomatic et c'est ici.
Dimanche 23 avril, marché Joinville, Paris 19e. Je distribue des tracts pour le "Oui". "Ah non !", s'exclame devant moi une retraitée. "J'ai déjà perdu 30% de mon pouvoir d'achat avec l'euro, vous croyez tout de même pas que je vais dire Oui à leur texte ! De toute façon, tout ça se passe à Bruxelles, on ne maîtrise plus ce qui nous arrive !" Il faut dire qu'elle n'avait pas tout à fait tort : de toute évidence, avec seulement 62 millions d'habitants dans une économie mondialisée, on ne maîtrise plus vraiment ce qui nous arrive. Et depuis qu'elle a perdu ses colonies, sa puissance et son Etat fort qui protège le faible, la ménagère de plus de 50 ans et avec elle toute la société française a beaucoup de mal à retrouver un projet.
Quand on débarque ici, on se demande si on n'est pas arrivé chez Ibsen, voire chez Blanche-Neige. C'est pourtant là que, dès demain, Gflu va à nouveau parler weblogs, dans le cadre d'une journée d'études "Bibliothèque et numérique" (scroller en bas de page pour en savoir plus). C'est que, mine de rien, le lieu s'y prête : géré par la médiathèque du Territoire de Belfort, l'espace Gantner est dédié aux cultures multimédia et à l'art contemporain. Outre la conférence de notre maître Gflu, qui nous laisse pour l'heure quelque peu orphelins, ledit espace propose jusqu'au 14 mai une expo de Martin le Chevallier... et prince charmant ?
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