Archives > Mars 2005Introducing : ChamboultoutPosté par Gflu le 31.03.05 à 19:24 | tags : nombriliste
![]() Premier d'une série thématique croustillante. Peinture fraîche. Indulgence. Bonheur. Criticalsecret #2 Deuxième numéro couché sur papier de la revue de création multimédia "théma-anochronistic", iconoclaste, émergente, transversale, interactive... et bien plus encore, tant le travail d'édition coordonné par Aliette Guibert donne le vertige (pour vous donner une idée, consultez le sommaire dans sa version originelle, sur écran). Résultat print : un pavé (404 pages), une maquette charnue et élégante (signée Clément Thomas, oui-oui), et au-delà du numéro Socialbarbare, un "bonus" inédit : Les cahiers du journalisme de création, qui présentent par exemple la retranscription intégrale d'un documentaire radiophonique sur Les 24 dernières heures de Jim Morrisson. De l'écran au papier en passant par le son, une prise de risque permanente pour une lecture qui peut s'avérer... périlleuse.Présentation de l'OVNI ce soir 18h00, dans le cadre d'une programmation à La maison rouge consacrée aux "collectionneurs virtuels". Comment ça marchePosté par Gflu le 31.03.05 à 13:25 | tags : arts visuels
Chopée sur BoingBoing, une vidéo irréssistible de 1927 qui explique comment bien se servir d'un téléphone à cadran. Dans le même genre, on avait déjà repéré ce guide pour se faire des amis au téléphone. Nous voilà donc bien équipés.Jeanneney, Google, Robespierre, etc.
La suite du feuilleton est ce matin dans le quotidien préféré des intellectuels new-yorkais ("so European !"), ce qui permet, au passage, de constater que le Herald Tribune pompe ses citations dans l'Express.
Trois pas en avant, un pas en arrière...
...c'est la politique... de qui, au fait ? Trouvé sur le blog des anges, le texte d'une pétition destinée au Snep en réaction à ce communiqué, signé par les big five (illus.) qui annonce la fin des envois de services presse "physiques" et le lancement d'une plate-forme de service de presse numérisé (téléchargements, photos, jaquettes et tutti quanti) pour les journalistes. Le but de la manœuvre : "Meilleure circulation et centralisation de l'information, réduction des coûts etc."
![]() Alors, pourquoi une pétition "contre", qui donne plutôt l'impression que le filon juteux du CD devrait incarner l'avenir de la musique "pour des siècles et des siècles" (Amen) ? Pour la défense, paraît-il, de "l'objet disque" en tant qu'œuvre "totale" de l'artiste : " S'il vient un jour que les artistes préfèrent que leurs oeuvres soient écoutées uniquement sur des postes fixes au lieu de travail de leur public, alors - et alors seulement - nous consentirons à écouter vos fichiers " (dixit la pétition de DownMusicFrance). Fétiche, ou pas fétiche ? Drôle de retournement de situation où les répliques se croisent et où l'on ne sait plus qui dans le far-west numérique tient le rôle du bon (l'artiste ?), de la brute (le vilain bouffeur de mp3s ?) ou du truand (les majors ?)... Comme dans le film de Leone, les tares sont partagées, évidemment. Via heaven RemasteredPosté par Gflu le 29.03.05 à 13:30 | tags : arts visuels
![]() Via veer Beck en ASCII
Vous allez croire que je fais une fixette (I et II), mais le nouvel extrait sur lequel je viens de tomber mérite un smiley : Black Tambourine, american standard ?
Radio Byrne
En alternative à la "logique du même" propre au réseau P2P (majoritairement, on n'y écouterait jamais que des morceaux déjà connus, déjà entendus), l'ex-chanteur de Talking heads lance ces jours-ci une web radio légale (et gratuite). Objectif affiché : promouvoir le hasard de la rencontre et l'accident musical. David Byrne s'en explique très justement sur BoingBoing. Le stream est également disponible sur iTunes (Catégorie "Eclectic"), et bien sûr en direct depuis le site de l'artiste : rendez-vous ici.Humeur(s) du moment : Miles Davis, Fabulosos Cadillacs, Gilberto Gil, Outkast ou Nicole Renaud ("Tu Crois au Marc de Café"). (par ici pour la radio - légale et gratuite itou - de flu) Des bootlegs dans le jardin
De Beck à Zappa (en passant tout de même par Bon Jovi ou WASP...), une giga-tonne potentielle de musique enregistrée sous le manteau. Le Bootleg Browser devrait vous donner au moins une bonne raison d'aimer Pâques.
Via ultimate insult Pâques à foison
Des Pâques catholique, orthodoxe et juive, comme s'il en pleuvait (explications ici) : le site Lexicologos, site d'un fan de lexicologie marseillais, vous permet également de calculer la date de la Pâques selon le calendrier chrétien ou orthodoxe jusqu'en 2500. Idem pour l'explication calendaire de la fête de Noël, qui répondra à tous les soucieux de nos belles traditions séculaires et autres doctes festivités. On s'en fout un peu, non ?
Le blog de Paul Cox "Je vais imaginer que j'écris des lettres à quelqu'un que j'aime, et à qui j'ai envie de livrer le détail de tous mes travaux en cours." Jeux de mots, citations textuelles et visuelles, cadavres-exquis composés par Paul Cox et pour Paul Cox, explicitant son travail en cours et faisant feu de tout ce qui nourrit et alimente son imagination prodigue, le blog de Paul Cox permet de suivre au quotidien le travail de l'artiste : préparation d'une exposition de Toiles de Jouy ou d'une autre à Tokyo, germination immédiate (à partir d'une fable de La Fontaine) d'une couverture pour un n° spécial d'IntraMuros consacré au "Design français", réflexion d'un artiste phare de la création contemporaine entre arts, illustration et design. Il est particulièrement impressionnant de suivre presque en temps réel "la gestation de l'oeuvre" : pêle-mêle de textes et d'images, brouillons, esquisses, l'artiste ne cache rien des étapes préparatoires du travail intellectuel et créatif qui préside à toute image finalisée. Comme amené hier par un vol de cigogne, sur le web aujourd'hui, un monomaniaque du classement perpétuel, du chaos organisé (comme Leiris, Barthes, ou l'artiste Ben) est né. ![]() Notes : Lire notamment le premier post (dont sont extraites les citation et illustration présentes) "pour mettre le feu au poudres" où l'illustrateur cite Montaigne, Bergson, Bach et Mozart. Le blog, mis à dispostion par Over-blog, a ouvert fin février pour accompagner l'exposition Jeu de construction, à la Galerie des enfants du Centre Pompidou, du 16 février au 9 mai 2005. DranshowPosté par Life on Mars ? le 27.03.05 à 14:30 | tags : arts visuels
"Si Mister Dran est de Toulouse et habite dans une boite en carton, l'hyperlien lui, tire sa source d'une Aurore boréale en fond de cale de péniche lyonnaise, aux environs de deux heures du matin... La magie de l'Internet" (merci zéta !)Villas cortexPosté par Dave in the hay le 25.03.05 à 14:47 | tags : log out
Aucun véritable branle-bas médiatique pour l'exposition universelle d'Aichi, au Japon. Avant ouverture aujourd'hui, les quelques 15 millions de visiteurs attendus auront étanché leur curiosité par le biais d'un site web cosmopolite et de rares vidéos échappées sur le réseau. La dernière en date a levé le voile sur le thème central de l'événement : «éclairer la vie sur Terre». Un focus consacré à la valorisation de nouvelles sources d'énergie high-tech et à l'émergence d'une éco-communauté globale. Le tout mis en scène au travers d'un gigantesque «village pavillonnaire».Parmi les maisons témoins incontournables, citons celle reproduite de Satsuki et Meï, les deux héroïnes du film d'animation Mon voisin Totoro. La réalisation du projet est d'ailleurs directement supervisée par les crayons du studio Ghibli et Miyazaki himself. Autre créateur national impliqué : Mamoru Oshii. L'auteur de Ghost in the Shell et d'Avalon signe Open your Mind (illus.), exposition autour de la conception d'un musée géant habité par près de 139 statues et la projection sur son sol / écran de 600 m² d'un court métrage sur les trois Gardiens de la Terre : l'Oiseau, le Poisson et le Chien (l'animal fétiche du Maestro). Une manifestation qui se range donc aux couleurs de la japanimation. Avec - les choses sont bien faites - le baptême du parc d'attractions Pokemon, vendredi dernier en guise d'apéritif. Hello kitty (roof remix) Dans la série antropologie des relations maîtres-félins, quelque part entre l'esprit léger de Sex in the city ou Friends et l'imaginaire débridé cher à Dali ou à Chirico. La vidéo (1'10) s'intitule "Roof Sex" et gagne haut le collier son label NSFW (Not Safe For Work).Via Double je DA passe au DI
C'est tout nouveau, tout beau. Benoît Drouillat, aka the big boss du très exigeant directeurartistique.net lance son blog sur le design interactif. Hop, un rss de plus à mouliner au quotidien.
4'33"Posté par sumoto.iki le 24.03.05 à 03:26 | tags : arts visuels
4'33" de silence, 4'33" d'infini. Le 15 janvier 2004 l'Orchestre Philharmonique de la BBC interprétait, sous la direction de Paul Hughes, la fameuse pièce de John Cage. UbuWeb vient de rajouter cette production du service public britannique à son nouveau catalogue de films. Un grand moment d'éternité.
![]() L'Europe dans le texteLe débat occupe tous les esprits : voterons-nous "oui" ou voterons-nous "non" ? Le plus important reste de savoir : voterons-nous bien, oui ou non ? Mieux vaut donc commencer par lire le texte en question. Deux solutions (parmi une centaine d'autres possibles). Consulter le site officiel Une constitution pour l'Europe qui propose des fiches thématiques des points soumis à référendum, rappelle les différentes étapes de la construction de l'Europe, et propose même un résumé et la Présentation aux Citoyens au format Power point (448kb) pour les citoyens pressés (versions longues et courtes). Le tout en 11 langues s'il vous plaît. Le texte officiel, lui, est disponible ici en chapitres (au format PDF) : Traité établissant une Constitution pour L'Europe. L'intégral peut être téléchargé d'un seul clic là (PDF, 2Mo). Deuxième solution, le texte existe évidemment en version imprimée : aux éditions Dalloz, par exemple, La Constitution européenne propose les parties I, II & IV. A compléter par la partie III (PDF), somme des traités passés, et consacrée aux Politiques et au fonctionnement de l'Union. Disponible dans toutes les librairies et éventuellement chez Amazon ("9 à 12 jours" d'attente ...), l'ouvrage est doté d'une préface intelligente d'Olivier Duhamel (oui, un "constitutionnaliste") et il ne vous en coûtera que 1,5 Euros. Franchement, vue l'importance de la question, on aurait tort de s'en priver. On en rediscute après ? Sur le fil...tout est calmePosté par sumoto.iki le 22.03.05 à 19:40 | tags : politique
Keren Ann, Yann Moix, Jeanne Moreau, Yves Saint Laurent, Bernard-Henri Lévy ou encore Nadine Trintignant s'engagent avec 250 autres personnalités pour défendre le oui socialiste
au traité constitutionnel européen. Hollande, Lang et leurs amis tentent de contrer les montées du non en créant un pare-feu idéoligico-namedroppo-médiatique et essaient de faire
barrage à l'appel des 200 en jouant la carte du mieux-disant culturel.
A en croire Jack Lang qui affirmait, hier soir, lors d'un repas socialo-sympathique, qu'il est temps de rompre le cou au "petit poison de l'amalgame", une vraie guerre à la démagogie et au populisme anti-européen vient d'être lancée par le PS. Peut-être est-ce là une reprise-hommage à l'appel
contre la guerre à l'intelligence lancé l'an dernier par quelques journaux sensibles aux vertus de la social-démocratie ?MoMAO![]() Flickr fusionne plus grand La news du jour (d'hier)... Flickr, le célèbre outil d'hébergement et de partage de photos en réseau (dont on a parlé - entre autres - ici, là, et là) a été racheté par Yahoo. Pour la petite histoire, l'heureux cédant, Stewart Butterfield, n'est pas un jouvenceau du web puisqu'il était déjà à l'origine de l'inénarrable 5k contest, malheureusement laissé à l'abandon...Toujours est-il que : je n'étais pas venu au départ vous parler business mais plutôt tendance, de façon légère et court-vêtue, comme d'hab. Avant d'être au fait des heureuses fiançailles entre Yahoo et Ludicorp (Flickr), j'étais tombé sur cet outil qui permet de "fusionner" plusieurs images pour créer une sorte de vision unique, commune, collective d'un thème préétabli. 50 People see their own shadow : 50 personnes regardent leur propre ombre, c'est le titre de cette "pièce" (illus.) qui justement illustre le principe de 50 People see. Ce "truc" qui fait bien sûr penser au travail de Jason Salavon (c'est d'ailleurs écrit là, noir sur blanc). Rappelez-vous les décades d'Every Playboy Centerfold, reprenant et superposant les pages centrales de 10 années de Playboy, et censées représenter les "canons" féminins de chaque époque... Dans un autre registre, on parlait il y a quelques jours de la Police des polices écrite et conçue collectivement. Il y aurait sans doute pas mal d'autres exemples à trouver... Et alors, quoi ? Le fantasme de la fusion / superposition comme échappatoire à la fragmentation généralisée du cybermonde ? La fin des petits jpeg peinards et leur absorption irrémédiable par les mastodontes globalisés ? Une tendance ?? Je vous avais prévenu, la théorie est légère... Le nouveau Monde...
...est-il mieux que l'ancien ? Pas sûr...
Les funérailles d'antan...Posté par Life on Mars ? le 21.03.05 à 18:29 | tags : ludique
(Ir)réalisme soviétiquePosté par Gflu le 21.03.05 à 15:30 | tags : arts visuels
L'homme qui jette un froid...
... titrait Libé vendredi dernier au sujet de la venue de Vladimir Poutine à Paris. Visiblement, Renault s'est mis à la mode russe.. Tous aux abris !Posté par Life on Mars ? le 21.03.05 à 12:51 | tags : loufoque
![]() (merci Trelkax !) Grünzug NeckartalPosté par Lester le 20.03.05 à 15:08 | tags : arts visuels
Bon, c'est pas le tout, mais moi je vais en bord de mer. DesignFLUX #2The DoorsPosté par Life on Mars ? le 20.03.05 à 14:20 | tags : ludique
L'énigme du week-end. Une seule issue : sortir !
Montréal, New York, TéhéranPosté par Life on Mars ? le 20.03.05 à 14:17 | tags : arts visuels
La liste des lauréats du SXSW fournit une bonne petite sélection de liens, avec entre autres : le World Heroes Game de l'Unicef pour jouer les Kouchner dans son canapé, les belles interfaces flash de Liquidjourney, une visite MadeinMTL de Montréal, ou la présentation très motion design du film documentaire Style Wars (illus.) : une chouette plongée dans le New-York hip-hop de 1982.BoMAPosté par Life on Mars ? le 20.03.05 à 13:59 | tags : mauvais goût
La rubrique "bad taste", récemment remise au goût du jour, s'enrichit d'une ressource intéressante et cruelle : the Museum of Bad Art. A gauche, "Lucy In the Field With Flowers", le chef d'oeuvre par lequel tout a commencé, déniché dans un vide greniers à Boston. (merci Romu !)Distorted TV
Moi qui ai remisé mon vieux poste télé depuis pas mal de temps, je craquerais presque pour ces modèles signés Aristarkh Chernyshev, enfin disponibles à la vente sur le site Electroboutique.com.
![]() Plus d'infos et d'autres précieuses inventions sur le site Shining-TV, promoteur du New age of television ®. Aristarkh Chernyshev officie généralement aux côtés de son complice Vladislav Efimov : voir leur site. Police des polices bis Dans la série nombrilisme typographique, je tombe sur ce projet de création d'une police créée collectivement à partir des suggestions "manuscrites" de 255 personnes (soit le mix de 15.800 lettres). The Collective Type Project doit s'achever dans 22 jours, avec la constitution d'un alphabet collectif complet. En exclu, Aeiou (illus.), blog collectif, écrit collectivement.Via k10k The "Le Pape est mort" ProjectPosté par Gflu le 18.03.05 à 11:08 | tags : mauvais goût
Ça fait quelque temps qu'on n'avait pas posté de notule de mauvais goût... Pour se rattraper, un appel à contribution bien gratiné : "à vos plumes, pinceaux, palettes, burins, guitares, pelleteuses ou bouzoukis pour, le jour venu, dire au monde : Le pape est mort !". Est-ce pêcher que d'attendre la suite avec une pincée d'impatience ?...
Via davduf En quatre lettresPosté par Life on Mars ? le 18.03.05 à 00:11 | tags : audio
Après Blur l'année dernière, les joyeux drilles du collectif londonien Shynola signent le nouveau clip de Beck (ndlr : c'est le deuxième extrait du nouvel album : Hell Yes tourne déjà depuis quelques temps sur le réseau). Et la sortie de Guero, c'est pour quand ? Lundi prochain, jour du printemps...La Beauté du geste
Non contentes de décrire l'impact de la "barrière de sécurité" sur la santé des populations vivant dans les territoires occupés palestiniens - "32,7% des villages de Cisjordanie privés d'accès aux soins" sans passer par un barrage, entre autres - les trois organisations israélienne, palestinienne et française qui ont fondé ce site ont fait appel à 14 artistes pour évoquer les principaux problèmes sanitaires mis en jeu par la construction du mur. De quoi raviver la conscience là où les mots ressassés ne suffisent peut-être plus.Un corbeau dans le réseau![]() Via boingboing Un mot fait de tous les livres![]() NorthSouthEastWest Le Science Museum de Londres propose depuis lundi une exposition de photos montrant l'impact du réchauffement climatique sur notre environnement. Des clichés du sommet du Kilimandjaro pris par Alex Majoli montrent la disparition progressive des neiges du volcan. L'organisation Climate Change a observé une diminution de 80% de la surface des glaces sur une période d'un siècle. A ce rythme, la calotte neigeuse aura totalement disparu à l'horizon des années 2020. Des dizaines de visuels attestent déjà d'une modification des écosystèmes sur la région et du rapide changement du processus naturel. Mais rassurons-nous le Protocole de Kyoto doit permettre une réversibilité des bouleversements en cours...Nos amis les yuccasPosté par Lester le 15.03.05 à 23:13 | tags : arts visuels
Ce gros tas vert là, c'est nous, tout au moins, une représentation graphique et arboricole du blog aeiou. Codé via processing, c'est assez amusant à tester, cela affole votre processeur pendant quelques instants, c'est somme toute vite lassant, mais ça amuse les allemands, c'est déjà ça.
Batman, ce hérosPosté par Life on Mars ? le 15.03.05 à 12:48 | tags : arts visuels
Une vidéo pause-sandwich pour exciter les adorateurs de la chauve-souris la plus glam de Gotham City. C'est un projet d'école, ce qui calme tout de suite, et ça tombe juste au moment du buzz sur Batman Begins, prévu pour bientôt...Via k10k SARL' attaque !Posté par Gflu le 14.03.05 à 20:20 | tags : technologeek
C'est a priori "la première fois qu'un blog monté et développé comme une initiative individuelle se transforme en vrai projet d'entreprise" : PointBlog - le magazine du blogging animé par Cyril Fiévet, maintenant "chaperonné" par Christophe Ginisty de la Rumeur Publique - se lance dans l'aventure édito rimée en SARL, avec en ligne de mire : plus d'outils, plus d'auteurs... et plus d'euros ? Souhaitons-leur une excellente réussite au pays de la blogobulle !
Fluctuations euro-climatiques![]() Taubira, et après... ? Je connais des amis qui, le 21 avril 2002, avaient choisi de voter Christiane Taubira. Non parce qu'elle est une excellente parlementaire, ce dont on ne peut guère douter, mais parce qu'il s'agit d'une femme et qu'elle est noire.Une femme noire à la présidence de la République, en effet, pourquoi pas ? Sauf que... Déjà réticent vis-à-vis de cette logique quelque peu communautariste, j'ai carrément été pris d'une crise d'angoisse hier, en surfant sur un site américain qui reprenaît les mêmes arguments... We will, we will... rock you ! Un Atlas peut en cacher un autre. Quand des millionaires se rêvent dans un monde qui serait hors du monde, il est heureux de voir des îlots de musiques libres et subversives surgir des quatre coins de notre bonne vieille terre. Parution online aujourd'hui du programme du Festival Ideal, au Lieu Unique à Nantes les 8 et 9 avril prochains. En guest, le 25e anniversaire du groupe à Blixa Einstürzende Neubauten (site web, audio et concert également la veille à Paris), et toute une série de maxi-événements comme cette carte blanche aux micro-states : avec State Of Sabotage (SOS), The Kingdoms of Elgaland-Vargaland (KREV), Neue Slowenische Kunst (NSK) et le bien nommé Groland (Groland). La micro-géopolitique, facile...MP3 blogs, frenchies
Deux liens valent mieux qu'un tu l'auras : Bootlegs, Mash-up & Bastard Pop, un blog frenchy pour les amateurs de ratatouille musicale. Green, un autre blog frenchy qui marche sur les traces de la Blogothèque (Coudal inside !).
A brave new world![]() L'homme est le meilleur ami du chien
On peut tuer un lapin à distance. On peut aussi nourrir son chien sans sentir la croquette. Ouf, la morale est sauve.
Chantage au lapin La semaine dernière, Tony (avec un "n") avait dégainé de cruels conseils pour en venir à bout de sa boule de poils. Ce type va un peu plus loin dans la perversité lapinesque : "Toby est le plus mignon des petits lapins de la planète. Malheureusement, il mourra le 30 juin 2005. (...) Je ne veux pas manger Toby, c'est mon ami, et c'est le plus sympa des animaux de compagnie. Seulement voilà, si je ne reçois pas 50.000 $ de donations à cette date, je dévorrerai le cher animal". En creusant un peu, on se rend vie compte de la supercherie... N'empêche : est-ce que ce sadique maître chanteur a réellement réussi à choper 18.000 $ auprès d'âmes généreuses et sensibles, âmes qui n'auraient peut-être pas tendu l'index à leur cocher ? La moralité de cette fable numérique n'est pas encore écrite...Mademoiselle Google et le 22 à Asnières... Du temps de Fernand Reynaud il ne suffisait pas d'être
abonné au téléphone pour parler aux
autres abonnés. Il fallait d'abord s'en ouvrir aux demoiselles du
téléphone
qui, de dispatching en dispatching,
établissaient un circuit de votre combiné
à celui de votre interlocuteur.Puis le progrès de l'automatisation a subitement dégradé l'ergonomie de l'établissement des connexions. Les commutateurs ont pris les emplois de nos opératrices. Depuis vous êtes tenu de connaître le numéro des abonnés pour les appeler. Reste bien sûr le service des renseignements, survivance économiquement prospère des premières années. Une sorte de système URL qui assure la correspondance entre le nom d'un abonné et son numéro devra-t-on expliquer aux futures générations internet ! Accéder à des contenus équivaut à établir un circuit entre votre terminal (ordinateur, assistant, téléphone, console de jeux, etc) et un serveur, le plus souvent à partir d'un navigateur web. Une fois que tout est au point — équipement, connexion au réseau, configuration logicielle — reste l'essentiel : l'accès à l'information désirée : pertinente, utile, ou simplement satisfaisante. Notre aptitude à retrouver l'information qui nous convienne le mieux se dégrade à mesure qu'augmente la masse de données numérisées disponibles en ligne. Aussi simples soient les règles de formulation des requêtes dans les moteurs de recherche, elles restent toujours trop compliquées pour la majorité des utilisateurs, et induisent des sous-ensembles de résultats trop artificiels pour répondre efficacement à nos attentes. Comme l'a souligné en son temps Vannevar Bush, l'esprit humain procède avant tout par associations. Mais il existe un fossé infranchissable entre l'association subtile de concepts et les simples correspondances binaires de mots (voir de formes), les statistiques sur les occurrences de mots, ou même les meilleurs algorithmes heuristiques que pourra jamais offrir le meilleur des Google possibles. Le modèle des "moteurs de recherche" affiche d'ailleurs ses limites lorsque le plus populaire d'entre-eux se repositionne sur sa communauté d'origine, très exigente en la matière : les chercheurs. Google Scholar n'indexe pas sauvagement en aveugle tout ce que ses robots parviennent à repérer sur le web. Chaque source d'articles et de contenus à indexer est sélectionnée par un processus éditorial... "humain". Un peu à la manière d'un(e) bibliothécaire scientifique qui choisirait les revues auquel abonner son centre de documentation, avec une préférence pour Nature au détriment de Gala par exemple. Un développement supplémentaire des services de recherche sera de pouvoir confier tout ou partie de la recherche à des agents humains, ou de solliciter spontanément leur collaboration pendant la recherche : une sorte de retour des Weboiselles du téléphone... Le podcast à l'heure de la copie légale ? Lisez-vous Libé (le vendredi, principalement) ? Les pages événements du jour consacrent un dossier spécial à une petite révolution technologique dans l'univers de la copie musicale à usage privé. Fini le Peer-2-Peer (dont l'usage est facilement attaquable sur le plan légal), place à présent au "Peer-to-Mail" (...) ou à la sélection et à l'enregistrement des flux musicaux légalement diffusés sur les web radio. Inventé en 2000 par l'Américain Greg Ratajik, le logiciel StationRipper semblerait dopé par le développement des audioblogs, l'arrivée du haut débit et la prolifération des web radio (légales ou amateurs). Cette petite merveille (et grand cauchemar à venir de l'industrie musicale, dixit le quotidien) permet en effet de surveiller et d'enregistrer en temps réel la diffusion du morceau que vous rêver d'écouter en bloguant, en voyageant, en écrivant (...) (il s'agit ni plus ni moins de "podcasting"). Une offre gratuite permet de suivre deux flux radio en simultanée seulement, mais l'abonnement de 15 dollars vous offre d'en scanner plus de 300. L'interface reste encore à tester (avis aux bloggeurs ; voir aussi le dossier de Ratiatum, janvier 2005) mais nul doute que si la recherche s'avérait efficiente, la solution ravirait tout ceux qui éprouvent encore des réticences à l'"usage pirate" du peer-to-peer. Et trouverait comme Kazaa à ses débuts des dizaines de clones, pour durablement s'imposer sur le marché. Un peu comme l'Ipod Mini que Station Ripper se propose en mars de vous faire gagner ? Par avionLe blog de JCPosté par Life on Mars ? le 11.03.05 à 10:42 | tags : lectures
"Voyez-vous, je me sentais un peu mieux ces derniers temps, j'ai même passé une bonne journée hier entre la visite d'une exposition militaire, des remises de médailles, le goûter avec le Premier ministre thaïlandais et l'apéritif avec un Emir du Qatar dont je ne me souviens déjà plus très bien du nom, quelque chose comme Hamad Chose Al-Thani, bref, dans l'ensemble, c'était à la fois distrayant et exotique. Cheikh Hamed Al-Thani est un peu bougon et il n'aime pas le porto, mais il s'est déridé quand on a évoqué le championnat de football qatari, où jouent Marcel Desailly et Franck Leboeuf, et, m'a-t-il expliqué, quelques autres grands joueurs européens qui dorent ainsi leur fin de carrière". Le blog de Jacques Chirac. Il fallait s'y attendre. Comme le remarque Brain not Found, "on regrette presque que ce ne soit pas vrai"...Via brain not found Utilisez les flêchesPosté par Life on Mars ? le 10.03.05 à 12:37 | tags : ludique
Chercheurs à vendre Attention, eBrain casse les prix sur l'intelligence. Le collectif des Expats, émanation du collectif Sauvons la recherche, a imaginé ce site d'e-auction sympathique : "eBrain, le site de vente en ligne des produits du Ministère de l'Education Nationale" pour sensibiliser l'opinion (et le gouvernement) à la fuite des cerveaux et la pénurie de postes de recherche de haut niveau en France. Parodie ? Agit prop ? Hacktivisme ? C'est très réussi. (Avis d'un expert du web-marketing : "Perso, je vais me délester d'un peu de cash flow et je vais en acheter un pack de trois ; si j'avais une petite amélioration à suggérer ? Oui, que le quatrième soit offert si l'achat en ligne est immédiat".).Via Le Monde Radio_Art
Une nouvelle série de pièces d'expériences radiophoniques du New American Radio vient d'être archivée. Helen Thorington et Regine Beyer, avec le soutien de Turbulence, proposent régulièrement une sélection d'œuvres de radio art puisées dans le catalogue des 300 enregistrements recueillis par la NAR durant une petite décennie (1987 - 1998).
Cette mise à jour inclut la première partie du « Talking to a Loudspeaker » de Dan Lander réalisée en 1989 pour la NPR. La composition, faite dans le studio privé de l'artiste, a été construite à l'aide d'une lame de rasoir et d'une bande magnétique analogique 1/4". Durant une vingtaine de minutes, Lander caricature la production radiophonique par une suite de sketches qui révèlent le caractère ubuesque de la standardisation des formats, de l'uniformisation des contenus et du contrôle des désirs de l'auditeur.Faut-il privatiser la signalisation routière ?Posté par Xavier Perrot le 09.03.05 à 17:04 | tags : politique
Puisque nous sommes encore et toujours invités à réduire
les dépenses publiques, on peut se demander s'il ne serait pas temps
que l'Etat et les collectivités locales abandonnent purement et simplement
le système de signalisation routière à une entreprise -
au hasard, Broomle - à charge pour elle de l'entretenir et
de l'adapter aux évolutions.Nul doute qu'une organisation commerciale saura tirer le meilleur parti de la technologie pour moderniser - enfin ! - les vieux panneaux et autres bornes kilométriques, pour garantir un repérage contemporain des voies ouvertes à la libre circulation. L'affichage électronique et la mise en réseau épargneront au contribuable bien des charges éculées : fabrication, modification et pose de la signalisation. Lorsque le nouveau système sera en place le contenu sera libéré du support, et une ère nouvelle s'ouvrira pour la conduite en France. On imagine aisément que les poteaux indicateurs pourraient s'orienter vers les routes les plus empruntées par les automobilistes qui nous ont précédés : une sorte de plébiscite populaire permanent qui garantirait à chacun de faire un choix pertinent et éprouvé. En fait le modèle économique de Broomle la conduira à privilégier certaines destinations, voir à créer des passages obligés selon les contributions des annonceurs - au premier rang desquels on retrouvera des collectivité territoriale défendant avec dynamisme et modernisme leur attractivité. L'inclinaison des poteaux, la taille des caractères, les mentions complémentaires seraient déterminés par un algorithme complexe pondérant les usages, la réalité topographique, l'état du réseau, le trafic, les montants facturés aux clients de Broomle. Bien sûr les choses pourraient épisodiquement se compliquer, par exemple si Apple lance sa campagne "Laissez une chance au hasard™" pour des iPods couleur bitume, mais l'usage de la signalisation resterait totalement gratuit pour les conducteurs, qui redécouvriraient des richesses routières et touristiques à leur portée et qu'ils avaient si longtemps ignorées en raison de la pesanteur des anciens Ponts et Chaussées. Pour garantir un service à la pointe de la technologie, Broomle, entreprise américaine, utiliserait en France le dispositif technologique qui a fait son succès aux Etats-Unis. Les inconvénients que les esprits chagrins ne manqueraient pas de pointer - les distances en miles, plutôt qu'en kilomètres ; quelques noms de lieux et de régions transformés (Brittany pour Bretagne, Burgundy pour Bourgogne, etc) ; une attirance marquée pour Versailles, Disney Paris, le Montmartre d'Amélie, Giverny ou les plages du débarquement - n'enlèveraient rien au charme de la nationale seven. Et il fera encore bon vivre en France, sweet France...
Nouvel invité : Xavier PerrotPosté par Puck le 09.03.05 à 16:56 | tags : nombriliste
Nous avons le plaisir d'accueillir Xavier Perrot, co-organisateur des Lundis Arts, Médias et Cultures Numériques de la
Sorbonne : ce cycle de séminaires, organisés avec les étudiants, réunit sur des thématiques clefs (architectures d'Internet, arts numériques, jeux vidéo, musée interactif...) les professionnels du multimédia (chercheurs, théoriciens, praticiens, ingénieurs, techniciens, artistes...). Fait insigne pour l'auguste Sorbonne, ces séances sont ouvertes au public et profitent à de nombreux néophytes ou passionnés. Pour ce travail inaugural des rares séances publiques dédiées aux cultures numériques, il méritait d'être invité (et remercié). Mais Xavier Perrot est également un spécialiste du musée virtuel et de la scénographie interactive, thèmes sur lesquels nous souhaitions depuis longtemps le voir intervenir. Plutôt qu'une problématique sur ces questions en lien avec la préparation d'ICHIM (dont il assure le commissariat général ; la 9e édition aura lieu à Paris en septembre 2005), il a pourtant préféré une réflexion croisée et "à voix haute" sur le thème "Numérisation du patrimoine/Emergence d'un patrimoine numérique (et de pratiques culturelles liées au numérique)" Explication : "Ça aurait l'avantage de faire une sorte de continuité avec la thématique BnF/archivage du web...". Gage d'amabilité ? Sens de la conversation ? Preuve en tout cas d'une parfaite réactivité, à l'égard de la discussion initiée par Hervé Le Crosnier. Bienvenue et merci x2. C'est parti. Les baskets de Steve Zissou
Il y avait l'autre jour une avant-première de La Vie Aquatique à Paris. Après le film, Wes Anderson, le réalisateur, était là, et nous pouvions lui poser des qestions. Je lui ai donc demancé si les Adidas aux couleurs de l'équipe de Steve Zissou étaient en vente.
![]() La réponse est non. L'équipe du film a demandé à Adidas l'autorisation de réaliser une édition limitée "Steve Zissou" de ses baskets, espérant pouvoir ensuite les vendre. La marque a refusé. Les Zissou sneakers ont donc été faites à la main, avec un pinceau et quelques pots de peinture. Flash (Films) ForwardPosté par Gflu le 09.03.05 à 13:09 | tags : arts visuels
Les 60 finalistes du Flash Forward Festival, répartis en 15 catégories, viennent d'être livrés à la vindicte populaire. Ca commence avec un Interactive Church Music Player qui devrait régler pas mal de problèmes dans les paroisses isolées... et ça continue avec un tas de trucs que je ne connaissais pas, qui semblent mériter le coup d'oeil... Que disent les bibliothécaires des Etats-Unis ?Posté par Hervé Le Crosnier le 09.03.05 à 12:26 | tags : politique
Permettez encore un petit retour sur l'information “fiable” que nous donnent les plumitifs de Google qui ont réussi à soudoyer la journaliste du Monde correspondante à Los Angeles. Citation du Monde du 4 mars :
“Aux Etats-Unis, la naissance de la bibliothèque en ligne a été plutôt bien reçue. les bibliothécaires interrogés n'y voient pas la fin de leur mission, bien au contraire. "Notre métier est de donner de l'information gratuite, soutient Paul LeClerc, spécialiste de Voltaire et directeur de la New York Public Library. Et de ce point de vue, les moteurs de recherche sont une vraie révolution pour nous. Les bibliothèques doivent évoluer pour ne pas tomber en désuétude. Je crois que ce projet aurait enchanté les philosophes du siècle des lumières !" Bon, puisque notre “journal de référence” nous le dit, faut y croire. Et puis, c'est vraiment du journalisme, du vrai, que de demander son avis, au nom de tous les bibliothécaires étatsuniens, ... au directeur d'une des quatre bibliothèques qui participe au projet de Google. Enfin, plus précisément, ce devait être dans le dossier de presse des “public relation” de Google, alors c'est au moins plus facile.Mais notre correspondante à Los Angeles pourrait aussi lire le petit quotidien local dit “Los Angeles Times”, et y découvrir un éditorial invité qui fait du bruit dans le landerneau des bibliothèques outre-atlantique : Google and God's Mind : The problem is, information isn't knowledge. Son auteur ? Certainement pas aussi avisé sur la question que les chargés de com de Google : juste le nouveau président le l'American Library Association, Michael Gorman. Et que dit celui-ci ? “The books in great libraries are much more than the sum of their parts”, c'est-à-dire que la présentation page par page, en réponse à des requêtes sur de simples mots-clés n'est peut être pas le meilleur service à rendre aux livres. Le modèle qui prévaut quand on cherche de l'information est-il à suivre quand on traite de la connaissance, et de son organisation ? Une question simple, mais qui a déchaîné l'ire de tous les afficionados du grand basculement de l'ère numérique. Pour moi qui suis un partisan de la numérisation, je trouve la question fort à propos. Comment permettre de contextualiser les livres une fois numérisés ? Comment organiser leur numérisation pour les servir (dans leur mission de livres : construire de la connaissance au travers de raisonnements séquentiels) et non pour s'en servir (à vendre du moteur de recherche d'information ou de la publicité). “I believe, however, that massive databases of digitized whole books, especially scholarly books, are expensive exercises in futility based on the staggering notion that, for the first time in history, one form of communication (electronic) will supplant and obliterate all previous forms.” Voilà une vraie question de bibliothécaire : comment articuler la numérisation et le livre. C'est une question pour le passé (la reproduction numérique des oeuvres imprimées) comme pour l'actualité (la diffusion numérique par rapport à la circulation imprimée). Parce qu'il est question de la connaissance, et non de l'accumulation d'informations. Et donc derrière, de l'indépendance d'esprit, de la réflexion, de la création, de l'autonomie, de toute la liberté que donne la connaissance. Au fond, on n'est pas si éloigné des réflexions de Jean-Noel Jeanneney, et il n'est pas besoin d'utiliser des moustaches gauloises pour poser ces problèmes. Le livre et la liberté, c'est déjà une vieille histoire internationale. Et pas seulement parce qu'avant Google, le livre était le seul espace sans publicité. Un homme sûr et responsable pour un service de qualité irréprochablePosté par Life on Mars ? le 09.03.05 à 12:11 | tags : arts visuels
"Je suis agent de sureté, 4388 est mon matricule. Mon intention est de proposer aux internautes un journal tout en images photos prises avec mon mobiles images scannées etc etc..."A découvrir sur le site de la fac d'arts plastiques Paris 1 en cliquant sur Agent 4388. (merci, Agent 4388 !) Texte ou image ? Le journal Le Monde du 4 mars propose une page entière sur le projet de numérisation mené par Google et cinq bibliothèques. Bien évidemment, une interview de Jean-Noel Jeanneney donne l'impression d'une page équilibrée, raisonnable, informée...Permettez moi ici de dire haut et fort : “on fait passer pour du journalisme la reprise des discours des public relation de la transnationale Google.” Cela devient épuisant de suivre à la trace les à-peu-près, les incertitudes, les oublis, les manipulations que l'on trouve dans la presse, et même maintenant dans notre journal que l'on considère trop souvent comme étant “de référence”. Qu'apprend-on dans ces articles ? D'abord que le projet de Google est un projet de long terme, sur trois à six ans. Tiens, la vulgate croyait donc que ce serait pour hier ? Une première évidence : on ne numérise pas si facilement que cela. Ni pour peu d'argent. Oui, quand on cause d'argent, le journal tient encore la route. Mais pour le reste... D'abord, comprenez-vous vraiment ce que le lecteur pourra avoir à sa disposition ? La citation de Claudine Mulard, ci devant correspondante à Los Angeles du Monde, mérite d'être commentée : “Depuis n'importe quel ordinateur, les internautes pourront consulter intégralement ces ouvrages, en mode texte. En revanche, ils n'auront pas la possibilité de les télécharger, de les sauvegarder ni de les imprimer depuis le site Google, qui a désactivé les fonctions copie et impression”. Bon, c'est vrai, tout le monde ne peut pas être au fait des arcanes de l'internet. Mais tout de même ! Si je dispose d'un fichier en ”mode texte” par consultation, alors je dois pouvoir l'imprimer. C'est une fonction de base d'un ordinateur. Sinon... peut être est-ce que je ne dispose pas d'un fichier texte. Pour en savoir plus, nous devons nous pencher sur l'article d'accompagnement : “Texte ou image, un choix crucial” par Stéphane Foucart. L'article commence évidemment par la mise en garde habituelle dès lors qu'on parle de Google : “Google est avare de détails sur les technologies utilisées”. Ca m'empêche pas de dire des choses, hein, on est journaliste ou on ne l'est pas. Alors florilège : “les livres seront numérisés en mode texte et non en mode image.” “les documents ainsi mis en ligne sont moins volumineux, plus souples d'utilisation et accessibles aux internautes connectés à bas débit”. Pas mal, voilà vraiment quelque chose d'important. Toutefois, car évidemment il y a un toutefois, l'auteur a aussi interviewé quelqu'un de la Bibliothèque nationale de France, dont on brocarde au passage le projet Gallica, ça ne peut pas faire de mal. En deux mots ce spécialiste nous enseigne que la numérisation est toujours en mode image (sinon, ça consiste à faire une retranscription, et c'est un tout autre processus...), puis qu'ensuite, on extrait une représentation en mode texte de cette image. Parfait... Mais la véritable question est la qualité de ce “mode texte”. Le spécialiste affirme qu'elle est suffisante pour faire des recherches (qui sont de tout façon “probabilistes”), mais pas pour une lecture ou des citations. Mais est-ce qu'un journaliste peut croire un spécialiste, alors qu'il a des documents d'une grande entreprise, qui elle gagne de l'argent ? Alors, évidemment les internautes bas-débit auront quand même le “mode texte” (en HTML ?, XML ? TEI ?, en plain-vanilla ascii ? ) mais les pages apparaîtront dans Google Print sous un aspect proche de l'original. Ne cherchez pas à comprendre, l'article vous le répète en conclusion : “Mais, là encore, les détails techniques ne sont pas connus.”. Ils sont pourtant simples : le mode texte permet d'indexer, et c'est une version de l'image de numérisation que l'on place dans la page de Google Print. Puis une simple et basique application en HTML et Javascript permet d'empêcher de sauvegarder l'image en question, ni de l'imprimer. Trois lignes de CSS pour le média “print”, un script javascript pour bloquer l'usage du “clic-droit”, qui habituellement permet de sauvegarder une image et de placer une image-cadre transparente au dessus de l'image numérisée.... Rien que de basique, et le tour est joué. Bon, ça ne durera pas longtemps, mais on trouvera bien quelqu'un pour demander qu'on mette des DRM sur les oeuvres du domaine public, et visiblement ça ne sera pas difficile de trouver des “journalistes” pour lui emboîter le pas. Il y a un autre chemin, qui est plus escarpé, moins glamour, et qui consiste à faire bénéficier des images numérisées tous les laboratoires de recherche du monde pour qu'ils parviennent non seulement à produire un “mode texte”, mais aussi à repérer les diverses formes d'organisation du texte imprimé (titres, citations, renvois,... tout le “paratexte”) et proposent des versions “balisées” des documents du passé. Qui pourraient alors servir à la recherche (en lexicographie, en histoire, en littérature, à établir des concordances, des index, des études stylistiques...). Mais c'est une autre histoire... qui ne rentre pas dans le cadre du projet d'industrialisation et de massification de Google Print. Mais pourquoi pas dans un projet européen ? Ghost & UFO DetectorsPosté par sumoto.iki le 07.03.05 à 15:41 | tags : loufoque
![]() Nick mythique "Nick raconte dans son blog ses un an de drague sur le net. Si tout cela est vrai, ça à l'air de pas mal fonctionner..." Tout cela est vrai. Un travail d'acharné, de "professionnel" de la drague en ligne dont la méthode et la rigueur ne cessent d'étonner : "52 nanas rencontrées, 27 sous la couette" dixit le Casanova. Le profil socio-cul de chacune des femmes abordées (des trentenaires ++, généralement avec enfants) ainsi que celui du séducteur-dragueur (la quarantaine, divorcé, deux enfants) vaut surtout pour le document brut et la force de témoignage des amours contemporaines, à l'heure de la rencontre virtuelle instantanée. Si la grande ville où se déroule l'action reste indéterminée (Paris, Lyon... ?), le titre du blog et la publicité faite au site de rencontres utilisé, eux, ne laissent aucun doute sur la notoriété de ce dernier. Quid de son efficacité ? (merci Fabiche !). Introducing...Beaterator
Rockstar Games vient de lancer un séquenceur/sampler rythmique full flash exclusivement utilisable en ligne. Caractéristiques de l'instrument : séquençage sur 8 pistes, éditeur de notes, bibliothèques de boucles intégrées, contrôle total du tempo jusqu'à 240 BPM, clavier virtuel, module d'effets, possibilité d'importer ses propres sons et de sauvegarder ses créations.
![]() Un dimanche à la campagne Un jour peut-être, le rat des villes jalousera la panoplie de son cousin des champs, équipé d'un astucieux système de protection contre les plumidés voraces. On doit cette belle invention - et bien d'autres - aux deux champions du design prospectif Outre-Manche : Auger & Loizeau. Leur recueil Augmented Animals est paru en 2001. Ce n'est donc pas tout à fait nouveau, mais à force de les croiser ces derniers temps (sur We make money not art d'abord, puis dans le numéro 3 de la collection Emergence) et parce que je souffrais de voir Lester s'acharner sur de pauvres lapins, je n'ai pu m'empêcher de vous faire part de cette révélation.Parmi leurs autres inventions, la téléphonie dentaire - soit une puce téléphonique insérée dans votre molaire la plus saine et commercialisée par la société (fictive) MIBEC - ou encore l'ISH, un "casque d'espace interstitiel" développé au sein du Media Lab européen. Eyes Wide Shut![]() Mon dernier lapinVous cherchez un moyen de vous débarrasser de votre lapin, résolument trop résistant ?
Donnez quelques bonnes idées à votre boule de poils en exposant sa cage devant ce site. (conseil perso : l'ajout d'un Nick Drake en fond sonore peut vous faire gagner 20 (bonnes) minutes) TraficComment dit-on "Etch-a-Sketch" en français ?Posté par Gflu le 04.03.05 à 13:56 | tags : arts visuels
C'est ce que je me suis demandé en tombant d'abord sur ce site via le blog Cynical-C. On y voyait un bel Andy, réalisé avec la tablette cauchemardesque sur laquelle pas mal d'entre nous avons dessiné des escaliers magnifiques et infinis...
![]() 10 x Y ! Yahoo fête ses dix ans.Si tu m'crois pas hé, T'ar ta gueule à la récré. Remarquons au passage qu'on ne refait pas le "retard français" en 10 ans : sur les commémos frenchies, on nous demande tout naïvement de soumettre "les adresses mails de sites préférés" (sic) pour un mega best of de la décennie. Et moi qui pensait que la confusion adresse email / adresse web était une charmante dyslexie de jeunesse, disparue depuis la fin des années 90... Aux US, Yahoo propose une netretropective un peu plus classe, en "s'inspirant" du 10x10 de Jonathan Harris (on en parlait ici). L'histoire du net est un éternel copié-collé... Un algorithme qui juge de la conformitéPosté par Hervé Le Crosnier le 04.03.05 à 11:19 | tags : politique
Comme on l'a vu l'autre jour, créer un moteur de recherche n'est pas évident. Le succès de Google n'est pas seulement une affaire de marketing. Il rend aussi des services, et plutôt bien.Certes, les bibliothécaires trouvent aisément des critiques à faire à Google : les résultats sont aléatoires, le classement est obtenu par manipulation des recherches au travers de la vente des mots-clés, les capacités à comprendre son fonctionnement, et donc à agir en modifiant la question, sont réduites... Mais on peut aussi aller au delà de ces critiques techniques, pour évaluer d'autres enjeux. L'algorithme de Google est une extension (privée et secrète) d'un modèle ancien et bien connu dit “modèle probabiliste”. Dans celui-ci, chaque mot est doté d'un “poids” pour décrire le document, un poids d'autant plus grand que le mot est “rare” dans l'ensemble des mots utilisés, et au contraire “fréquent” dans le document, et notamment dans ses parties les plus porteuses de sens, comme les intertitres, les légendes de photos,... Google ajoute un critère lié au nombre de liens qui existent entre un document et le reste du web. Plus vous êtes reliés, plus vous devez être “célèbre”. Et cette célébrité doit bien avoir des raisons.... il n'y a pas de fumée sans feu. Donc le document mérite d'avancer dans la liste... Bien évidemment, cela accentue la célébrité, donc les liens, donc votre “page rank” à venir. Au fond, le modèle calculatoire de Google pourrait s'appeler “le conformisme”. Et comme le conformisme se mesure très bien en fonction de la richesse, l'achat de mots-clés n'est qu'un adjuvant pour la petite guerre commerciale qui se livre en haut de la première page... entre conformes. Je m'effraie parfois que de telles expressions viennent spontanément sous mon clavier. Car elles ressemblent terriblement à cette phrase de Pierre Bourdieu dans le film “La sociologie est un sport de combat”, quand il parle de l'école, d'une école qui juge la conformité plus que la qualité. Ce serait donc un attribut pernicieux de notre siècle débutant. Oui, c'est cela, la conformité est certainement une valeur actuelle. Depuis que chacun croit qu'il peut être différent en s'habillant avec des produits de masse, ou jouer son original en écoutant les vedettes partagées... bref depuis l'avénement d'un “individualisme de masse”, la conformité est notre horizon. Et si t'as pas la bonne marque du moment, t'es qu'un ringard. Tu mérites même pas d'être dans les cent premières pages de Google. Ce n'est pas parce qu'il est étatsunien que Google représente une forme de nivellement qui met en danger la diversité culturelle, mais bien parce qu'au coeur de son algorithme, il y a une définition de la conformité, à laquelle il convient de se plier, de se rendre, de s'abandonner. Les gens du métier appellent ça “le référencement”. Et ce référencement est au fond assez éloigné de “l'indexation” des bibliothècaires et des documentalistes. Même s'il lui emprunte des techniques, il les dérive, en les marquant fortement de l'empreinte de conformité liée au caractère “commercial” du résultat visé. Or nous avons besoin de faire émerger des idées neuves. Dans tous les domaines. C'est nécessaire pour la science (le transdisciplinarité), mais aussi pour sauver la planète, pour vivre ensemble, pour élargir la démocratie... Dans une très belle phrase, Marcos disait : “Pour éviter la guerre, il faut que les idées parlent plus vite que les balles”. Or tous les médias, de Google à TF1 marchent au conformisme, à la répétition, au grégaire. Les idées sont empâtées, et la guerre sonne à nos portes. Osons le dire, Jeanneney n'est pas assez percutant : ce n'est pas l'histoire, la culture, et leurs répercussions quant à notre regard sur le monde que Google met en danger s'il reste le moyen principal, voire unique, d'accéder à l'information. C'est la façon même dont on pourra infléchir le cours des choses. C'est une vieille histoire pour les bibliothèques, que l'on nomme les “distributions bibliothéconomiques”. C'est une nouvelle forme de domination qu'on retrouve dans tous les médias, et qu'on commence à nommer “l'économie de l'attention”. Alors, pour que les idées courrent plus vite que la guerre, construire un autre modèle de système d'accès aux documents est d'une actualité géopolitique brûlante. Même si c'est difficile, même s'il faut pour cela mobiliser largement, trans-disciplinairement, mobiliser non seulement des informaticiens (pour écrire les algorithmes, mettre en oeuvre les systèmes), mais aussi des philosophes (pour définir l'émergence comme l'individuation), des linguistes, ... et des bibliothécaires parce qu'il faudra bien des humains pour garantir qu'il y aura bien des “erreurs”, des “mutations” qui garantiront l'évolution “génétique” adaptée des algorithmes...Des humains, dans un moteur de recherche, mais ça coûte cher ça Monsieur. C'est pas un bon business plan. On voit bien la un signe flagrant du “retard français”... Des humains ! et pour faire des fautes en plus. Pour n'être point conformes, robotisés. Et pourquoi pas tant que vous y êtes des femmes, des enfants, des vieillards, des adolescents, des vivants quoi, dans leur diversité. Des humains ! SF et Terrorisme : nouvelles terreursPosté par Maxence Grugier le 04.03.05 à 11:11 | tags : copinage
Attentats de New-York, de Madrid, d'Irak... les terrorismes refont surface. Quelle lecture la science-fiction donne-t-elle de ces phénomènes violents, dans des ouvrages décrivant un futur extrêmement proche ?
L'on prend ici conscience du fait que l'acte terroriste, défini d'abord et avant tout par la menace d'un petit nombre vis à vis d'un grand nombre a pris ses racines dans des combats politiques avant de devenir, avec le XXIème siècle, un acte parfois gratuit et sans autre valeur que l'acte lui même.Un excellent dossier à découvrir sur la communauté science-fictionnesque du Cafard Cosmique. Don Quijote à voix haute Mieux qu'un "flash mob" ? Après la lecture publique en intégrale de la Recherche (ici ou là), c'est au tour de Cervantes de se faire lire tout cru et à haute voix : la revue TsimTsoûm (attention, ex-Cancer) lance d'ailleurs un appel à lecteurs sur ce site. Rendez-vous ensuite tous les jours à 18h au Salon du Livre de Paris (18-23 mars), dont le programme 2005, aux antipodes de l'Espagne, sera consacré aux Lettres russes.Des bulles pour le DAL Un peu de shopping durable ? Rendez-vous ce samedi à Paris : "Pour la cinquième année consécutive, le DAL organise une vente aux enchères de dessins originaux de presse et de BD. Animée par Yves Frémion et Eric Dumeynion, commissaire-priseur, la vente se tiendra le samedi 5 mars 2005 à partir de 14h au Théâtre de la Main d'Or 15 passage de la Main d'Or 75011 Paris - métro Ledru Rollin".Toutes les infos ici, et la liste des dessins mis en vente sur ce site. art explosifPosté par sumoto.iki le 02.03.05 à 19:43 | tags : loufoque
Kevin Fulton, mystérieux espion double anglais, se lance dans l'art explosif. Cet ex-militaire, membre d'une branche clandestine des services secrets de la couronne britannique et ancien agent infiltré dans l'IRA provisoire est en train de mettre en place une exposition autour de la création de bombes artisanales. Malgré la condamnation à mort, prononcée par l'Armée Républicaine Irlandaise, qui plane sur lui et sa cagoule, il tente de reprendre une vie de citoyen ordinaire en présentant des objets anodins transformés en engins de mort.Par pure déontologie, il précise tout de même, sur toutes les pages de son site, que ses jouets ne contiennent aucune substance illégale et ne sont que de simples reproductions inoffensives d'armes terroristes. Etude de cas J'aurais bien continué ainsi à vous parler des gogo-gadgeto-gadget de l'ère des TIC. Après le ballon du futur, j'aurais ainsi pu continuer sur la chaufferette à café qui se branche sur le port USB , en attendant le clavier qui supporte le café sucré renversé.
Mais foin de balivernes, j'ai un ordre de mission, excusez-moi Monsieur Puck : “la bibliothèque virtuelle européenne”. Alors on va plonger dans le vif du sujet, mais ça va être dur de rester léger.
Pour commencer une “étude de cas”. Entre deux blagues sur les blogs, il m'arrive de travailler en donnant ou préparant des cours. Ce matin, j'avais besoin de retrouver un excellent document sur le protocole OAI et ses applications dans les bibliothèques. Un document que j'avais repéré et lu le mois dernier, mais perdu de vue. Simple, je savais que c'était un travail du Ministère de la Culture, et qu'il était sur son site. Oui, mais où ? Il n'y a pas de formulaire de recherche sur le site du Ministère de la Culture. Ou alors il est enfoui au fond de pages inaccessibles. Quelques clics de souris plus tard, l'évidence est revenue s'imposer : Google ! “open archive initiative bibliothèques ministere de la culture”, fôte d'accent comprise. “Résultats 1 - 10 sur un total d'environ 442 pour "open archive initiative bibliothèques ministere de la culture". (0,16 secondes)”. Et les deux premières réponses étaient les bonnes, j'allais pouvoir proposer à mes étudiants l'excellent document de François Nawrocki Le protocole OAI et ses usages en bibliothèques.
Pour la spontanéité, il y a “l'effet réseau” : même les concurrents renforcent le leader. Mais il y a aussi une forme d'efficacité... discutable évidemment, comme le dit le nouveau président de l'American Library Association. Mais réelle. On y revient demain. My Generator![]() The Generator Blog référence et décrit quotidiennement tout ce que le web actuel compte de pages relatives à la génération aléatoire de contenus. Répète le mantra : rester léger...Posté par Hervé Le Crosnier le 01.03.05 à 13:57 | tags : politique
Bonjour,
Commencer une nouvelle série “invité” dans un blog est toujours un moment périlleux. Faire sérieux, long, et penser à voix haute, comme j'ai pu le faire en juin dernier sur le blog BiblioAcid ? Ou bien prendre le monde à la légère, glaner les multiples annonces qui nous font chaque jour prendre conscience qu'à trop marcher sur la tête, le sang monte au cerveau... et l'engourdit. Allez, pour ce premier jour on va rester léger. Et vous faire partager cette merveilleuse annonce publiée hier par l'Associated Press : le championat mondial de foot des moins de 17 ans, qui va se dérouler à Cardiff fin septembre, sera l'occasion d'une grande première technologique.... Le ballon mis au point par Adidas aura un “micro-chip” intégré, et les buts capteront tout franchissement de la ligne. Electronique, signal internet, et pourquoi pas sifflet automatique ?Bon, la FIFA en est bien consciente, c'est un test, et il est peu probable que la technologie soit prête pour la prochaine coupe du monde. Tiens, pardi, faut bien qu'on touche à quelque chose de sérieux comme le foot pour avoir de ces préventions. Ah, eût-il été question de banalités, d'amusements et autres fariboles que nos “ingénieux ingénieurs” auraient été moins précautionneux ! Pour des OGM, par exemple, y'a longtemps qu'on les aurait mis dans les champs. Emergence 4 : Design architecturalPosté par Life on Mars ? le 01.03.05 à 13:53 | tags : arts visuels
Le prochain numéro d'Émergence, la collection de Pyramyd éditions consacrée à la jeune création contemporaine, fera un arrêt par la case "design architectural" dans son prochain numéro (le quatrième de la série). Un appel à candidature est ainsi lancé jusqu'au 10 avril 2005 pour repérer les talents émergents de demain. A vos plumes, à vos formulaires !
Renews Babel 2Posté par Puck le 01.03.05 à 13:35 | tags : nombriliste
Allô, mars ? Ici, la Terre. En écho à l'intervention récente de Jean-Noël Jeanneney, président de la BNF, qui appelait à une prise de conscience des enjeux politiques et culturels des accords de numérisation annoncés par Google (et à une politique alternative au niveau européen - voir les posts et commentaires précédents ici et là), nous avons proposé à Hervé le Crosnier, maître de conf' à l'Université de Caen et spécialiste des relations société/réseau d'information, commentateur avisé du présent SMSI, une carte blanche sur le thème de cette ambitieuse politique numérique.
Une semaine, voire une quinzaine, de posts quasi quotidiens pour répondre à la question : quid "organisationnel" des programmes de diffusion des connaissances à une échelle non pas simplement "franchouillarde" mais internationale, européenne ? Avec légereté, désinvolture, tact, pour donner du grain à mourdre aux mauvaises langues, et en remerciant chaleureusement le collectif Terraformation de son passage en "repost" par la lucarne web. Denise et moiPosté par Lester le 01.03.05 à 12:02 | tags : technologeek
J'ai la copine la plus sexy du campus, on ne cesse de le répéter.
Je l'aime bien ma copine. Elle mesure 1m50, pèse 8 kg et peut marcher à une vitesse de 0,4 m/s. Pardon ? Maigre vous dites ? Petite ? Certes, sa tête toute bleue peut surprendre, mais je vous assure qu'elle est sympa ma copine. Elle s'appelle Denise, ok, c'est pas le prénom le plus hot de cette planète, mais elle a un jeu de jambe terrible ma copine. Quand on nous dit à propos de son anatomie : "l'articulation de la hanche est constituée d'un système à bissection qui lie les deux jambes entre elles", c'est vrai, je comprends aisément que cela puisse exciter certains pervers, mais je suis jaloux, je vous préviens. On a bien cherché à créer la discorde entre Denise et moi, des anonymes du campus ont même créé un site, exhibant des vidéos de la femme de ma vie (vidéo 1 / vidéo 2 / vidéo 3 / vidéo 4 / vidéo 5). Mais notre couple tient bon.
Intolerable Beauty![]() Où l'on retrouve Gilles Bernheim Je n'ai jamais été vraiment religieux, mais un jour de déperdition spirituelle un peu plus prononcée que d'autres - c'était il y a dix ans -, j'avais découvert une interview du rabbin Gilles Bernheim. Lorsqu'on lui demandait pourquoi le culte israélite était si ritualisé, il répondait en donnant l'exemple de la prière au moment d'un repas solitaire. Pour lui, l'invocation de Dieu avant d'ingérer un aliment permettait de se souvenir que toute nourriture est aussi le fruit du travail d'un humain doté d'esprit. Bref une occasion, comme il en existe tant d'autres, de construire sa relation au monde comme une rencontre permanente de l'altérité.Hier, le mouvement La Paix maintenant, qui milite pour une paix à peu près juste au Proche-Orient, m'a envoyé par mail un lien via lequel il était possible d'écouter une interview de Gilles Bernheim, désormais devenu "Grand-Rabbin". A rebours de ce qui me semble être aujourd'hui une montée mondiale des communautarismes, il proposait à nouveau une parole religieuse animée d'un altruisme peu commun. Notamment dans la deuxième partie de l'entretien. "Si un discours religieux s'adresse à certaines personnes, et qu'il n'est pas audible par d'autres personnes, à ce moment-là nous ne sommes pas dans le lien social, mais dans le particularisme. Ce qui fait la grandeur d'une religion (...) réside dans sa capacité non pas de conviction, mais de donner à penser à ceux qui ne croient pas (...) en cette tradition". |
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