Faisant écho au test de Turing, le « je veux être une machine » d'Andy Warhol peut être vu comme la réponse ironique du Pop Art, au dilemme des prisonniers : « suis-je un humain ? ». Le coup de tonnerre de la reproductibilité mécanique de l'objet n'en finit pas de résonner; la marchandisation de l'intime qui en découle paradoxalement, vient aujourd'hui laminer l'Humanité telle que nous l'avons connue. Une Humanité, qui fixe désormais son image chosifiée dans le miroir global.

A bas donc le scénario oedipien et vive les nouvelles temporalités de la psychose. La mort du net.art, proclamée en 1998 par ses fondateurs, vient conjurer la menace, pressentie par le Pop : c'est la Mort et le règne du Même qui transparaissent au travers du Web. Son futur : l'hyper-religion, la mithridatisation scientifique de la parole, le snuff movie planétaire... Dans cet enchevêtrement morbide hanté par les fantômes du discours, on guette la moindre lueur.
Un nouveau Pop... ?
Une traversée du miroir global... ?
Ils sont à Villette Numérique avec leur Unprepared Piano, qui scanne en direct des fichiers MIDI pour les rejouer sur une sorte de piano
La news vient de Chronicart. Suite au manifeste "Puzzy power manifesto" inspiré du dogma en 1995, Lars von Trier avait fondé avec d'autres comparses une société Zentropa production pour promouvoir un porno "intelligent", dédié notamment au public féminin. Après trois films hétéro, la première production gay de Zentropa sort la semaine prochaine, en DVD uniquement (distribution Colmar) : Hot men cool boyz de Knud Vesterskov. Bref, le Danois fait la nique à John B ?
Pour ceux qui ont encore un de ces vieux appareils "télé" (très courants dans la seconde moitié du XXème siècle), il y a ce soir une Nuit, sur Arte. Mieux, dans le cadre de cette nuit seront diffusés des vidéos de Jacques Perconte (présentation de son film) à qui l'on doit de très nombreux projets en ligne, dont le récent et très barthésien Trente huit degrés sur lequel il nous faudra revenir. Et pour ceux qui n'ont pas la télé, voilà de quoi se rattraper avec de belles pages d'archives htmlisées.
Avant-dernier post de ma mini-série sur les précurseurs du Web.Dans « L'Age de l'Accès », Jeremy Rifkin décrit la transition du capitalisme de marché vers un capitalisme de réseau, dans lequel c'est moins la production des objets manufacturés, qui génère de la valeur, que celle des concepts. Cette transition s'accompagne d'une marchandisation de ce que nous avons de plus intime (et de plus partagé à la fois) : le langage.
Un des problèmes actuels du capitalisme est le contrôle et l'optimisation de ce nouveau marché : la Taylorisation, du nom de Frederick Taylor (1856-1915), auteur de « The Principles of Scientific Management », se poursuit désormais sous la forme d'une Taylorisation du discours, dont les ressorts apparaîssent aujourd'hui au grand jour :
1) D'un côté, les media spectaculaires comme la télévision indiquent une direction principale permettant d'orienter grossièrement le flot global de la pensée des spectateurs-consommateurs. Mais, comme l'avoue Patrick Le Lay dans la deuxième partie de sa citation désormais célèbre sur le « temps de cerveau humain disponible » : « Rien n'est plus difficile, que d'obtenir cette disponibilité. C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère, se multiplie et se banalise ». On voit ici les enjeux pour les fournisseurs de spectacle, qui, confrontés aux limites de la télé-réalité et de l'audimat, rêvent d'outils scientifiques d'analyse de tendance.
2) D'où le deuxième temps : il faut donc un dispositif de contrôle additionnel qui viendrait mesurer l'écart par rapport à la direction principale et anticiper les bifurcations incessantes dans un milieu informationnel de plus en plus fluide et instable. C'est dans ce mécanisme récursif que la dimension panoptique du Web intervient. Ainsi, Google, issu des concepts libertaires des débuts de l'Internet, mais qui en fin de compte a inauguré le capitalisme sémantique, n'est pas un fournisseur de spectacle : c'est plutôt une structure de vampirisation, qui tire sa matière première de la parole des internautes, dont il revend ensuite les désirs les plus intimes.
Ce dispositif global de monitoring scientifique de la pensée et de prédiction de nos actes, scelle l'union de la société du spectacle et de la société de contrôle.
Prochain et dernier post : le Web après le Web

Vous êtes l'un des petits enfants de Raymond, le voisin du Meursault de Camus. Vous êtes parti d'Alger, et vous habitez maintenant Paris (ou non, d'ailleurs, personne ne viendra vérifier). L'oeuvre participative Four stories with a twist, mise en place par Maciej Wisniewski, a pour objet de construire une histoire, sur toute la durée de l'exposition Zone de confluences. Cette fiction est alimentée chaque jour par les images et textes envoyés par les participants, qui suivent les instructions envoyées au préalable par l'artiste. Plus les participants seront nombreux, plus ils auront de chance d'influer sur le cours d'une histoire dont Maciej a dessiné les contours...
Chaque jour, les éléments envoyés sont "mixés" et exposés dans la pièce de Zone de confluences dédiée à l'oeuvre. Le projet est accessible en ligne (à chaque jour correspond une adresse différente, en fonction des étapes), mais le résultat final est visible dans la Grande Halle uniquement (une publication en ligne est prévue ultérieurement).
Pour voir les instructions et participations en cours, il faut aller directement au jour 6 (les participations du 25 sont remixées pour le 26, et ainsi de suite) : http://mobile.netomat.net/4stories/day6. Pour la suite, ce sera http://mobile.netomat.net/4stories/day7, http://mobile.netomat.net/4stories/day8, etc.
Après avoir pris connaissance des instructions du jour, la participation au récit se fait de plusieurs façons :
- Par mail : mobile@netomat.net
(Dans les premières lignes du mail, préciser "nmat 4stories day1", "nmat 4stories day2", "nmat 4stories day3"...
- Par téléphone, à condition de posséder un téléphone 3G (équipé du GPRS et d'un appareil photo)
et d'avoir téléchargé l'application (java) sur http://www.netomat.net
A vous de jouer.
A propos de punks. J'étais tombé l'autre jour sur cette news de BoingBoing qui appelait aux donations pour aider l'équipe d'Afropunk a se remettre sur pieds après l'incendie de leur QG. L'article rappelait la sortie d'un documentaire sur le "blackpunk", sous-titré The "rock'n roll nigger" experience. Très intrigué. Et puis la flemme d'explorer plus loin, le grand zap..."Ce que les entrepreneurs musicaux comprennent au début des années 60, c'est que la lutte pour les droits civiques n'a pas à changer la ségrégation musicale, bien au contraire. En maintenant une séparation symbolique, c'est un nouveau marché que l'on crée, exotique pour les uns, « nationaliste » pour les autres. Les camps ne souffrent pas la nuance. On fait de Jimi Hendrix une exception, on évite de parler de Dunn et Cropper, et le tour est joué. Les veaux sont bien gardés. Afropunk nous rappelle que le constat est aussi malheureusement vrai de la scène punk."
Cet article fait partie d'une rubrique très voltairienne de Mélanine, sobrement intitulée Comme les éléphants et les singes. A lire.

Avec Yellow arrow, les new-yorkais chébrans peuvent associer des messages et commentaires à des lieux (monuments, plaques, signalisations...) tout en accédant aux traces laissées par les autres participants.
Nous approchons de la fin de ma mini-série sur les précurseurs du Web... la technologie en moins. Daniel Paul Schreber (1842-1911) est l'auteur de « Mémoires d'un névropathe », mais est plus connu sous le nom de « Président Schreber », d'après l'article de Freud qui est consacré à l'étude de sa psychose.
Je me contenterai de quelques citations extraites du livre de Schreber, où il édifie sa théologie personnelle à partir de son expérience hallucinatoire :
« Il y eut, d'autre part, un temps où les âmes qui s'étaient branchées sur moi par les raccordements de nerfs, épiloguaient sur une prétendue pluralité, chez moi, de têtes (à savoir que j'aurais possédé plusieurs individualités sous un seul et même crâne) »
« Dieu, en l'occurrence, est en quelque sorte présent lui-même au théâtre et à l'église (il communie par raccordement de nerfs à toutes les impressions visuelles et auditives que je reçois pendant la représentation ou pendant l'office) »
« Dès le début de surcroit, s'est imposée l'emprise du système de la parole en suspens qui consiste en ce que les vibrations que l'on imprime à mes nerfs, et avec elles les mots qu'elles induisent, viennent à véhiculer non pas des pensées accomplies mais seulement des débris de pensées, dont c'est la tâche qui échoit en quelque sorte à mes nerfs que de les faire, en quelque façon, aboutir au sens. C'est en effet un trait de la nature des nerfs même de se mettre, chaque fois qu'on leur jette des mots sans lien ou alors des phrases tronquées, à chercher automatiquement ce qui manque pour faire une pensée aboutie qui satisfasse l'esprit humain. »
« Par un effort d'évocation, je peux à partir de tous les souvenirs de mon existence, créer des images avec pour effet qu'elles deviennent visibles, tant pour mes nerfs que pour les rayons avec lesquels ils sont connectés . Ainsi, de la même façon exactement que les rayons envoient les images mêmes dont on désirent qu'elles fassent intrusion dans mon système nerveux, surtout dans le rêve, je suis à mon tour, moi aussi, à même de susciter les images que je souhaite donner à voir aux rayons. »
Prochain précurseur : Frederick Taylor

En forme de clin d'oeil aux notules "Web avant le Web" de Christophe Bruno, je ne peux m'empêcher de poster ce lien présentant un documentaire sur l'histoire des blogs (en anglais). Beaucoup moins fin que la série de Christophe, c'est un peu capillotracté (pour reprendre l'expression favorite d'un ami...) : histoire d'en haut, histoire d'en bas, certains blogueurs semblent avoir une vision de l'histoire à rebours... Avant Live Journal et Blogger, il y avait donc Samuel Pepys, bourgeois gentillhomme anglais qui tint son Journal entre 1660 et 1669. On peut se procurer le livre en collection 10/18, ou suivre la vie de Samuel Pepys au jour le jour, trois siècles plus tard, sur ce blog.
Le Directeur Honoraire du CEMaPi nous envoie ce mail : "Le Blog du Centre d'Etudes Mazarine Pingeot
est le relai réactif du CEMaPi, qui analyse, avec les outils de la sociolinguistique, l'oeuvre de l'écrivaine française, auteure de "Premier Roman", "Zeyn ou la Reconquête", "Ils m'ont dit qui j'étais" et de nombreuses chroniques dans le magazine Elle". Certes, on s'en fout un peu (eux aussi remarquez, mais ça leur prend plus de temps). 
L'actualité me permet d'enchaîner sur Alan Turing (1912-1954). Tout d'abord, il y a une confusion à lever : on associe généralement le monde digital à des suites de zéros et de uns servant à stocker l'information, les fameux bits introduits par Claude Shannon. Mais avant que l'information ne soit stockée sous forme binaire, il y a un ACTE : celui qui fait passer la Machine de Turing d'un état à un autre. La Machine de Turing met en scène cet acte de manière minimaliste, dans une sorte de théâtre conceptuel de la pensée.
Je ne crois pas qu'il soit inutile de relire tout ça, alors que notre parole semble devenue impuissante à l'ère de la globalisation (on aura compris qu'il s'agit de la parole en tant qu'acte). Comme je l'ai évoqué dans mes posts précédents, la question de la performativité refait surface aujourd'hui avec de nouveaux enjeux et un nouveau dilemme : comment sortir du village global, transformé en prison panoptique du discours?
Prochains précurseurs : George Perec et Marcel Benabou
Gflu fut le premier témoin (voyelliste) de ce projet en juillet. Mais voilà, je confesse : voici plusieurs mois que je me passionne moi aussi pour ce nouveau langage de programmation, et m'étais juré de vous en parler un jour. Le Joss Randall du web a tiré le premier, que cela ne m'empêche pas de m'exprimer. L'actualité politique des states et une petite appli (un peu lourde quand même) récemment en ligne m'offrent l'opportunité de promouvoir ce "flash-like". Processing, c'est le nom de code dudit langage. Le projet est proche d'une version finalisée, on navigue encore avec une version alpha... mais loin de se cantonner à une beta-release au mieux exploitée par un petit groupe de boutonneux, processing est déjà utilisé par une communauté de designers bels et bons. Je vous laisse juger avec ces petites applets visuels.
Le mobloging, à qui Libération consacre aujourd'hui un papier socio, ne se limite pas simplement à poster sur Internet des photos de people ou des fesses volées. Piloté par Jonah de Coin-Operated, les performances Simple texte se proposent de mixer sons, textes et images envoyés par portables 3G. L'originalité n'est pas dans le dispositif (d'autres artistes, à commencer par Maciej Wisniewski, mixent cette matière nouvelle et ordonnent des récits collectifs à distance) mais dans le traitement graphique (cf. illustration). Il est également possible de poster textes et photos en amont de la performance. La prochaine aura lieu le 29 octobre dans le cadre du festival ArtFutura (Barcelone).
"Depuis que les artistes femmes se sont donné le droit d'exprimer leurs fantasmes sexuels..." Sous cette accroche un rien énigmatique, les éditions Dis Voir présentent sur leur nouveau site Internet l'essai intitulé Cachez ce sexe que je ne saurais voir : une réflexion sur la représentation hier tabou du sexe de la femme par des artistes ... au féminin.
Non ce n'est pas le radeau de la méduse cette photo, ni une installation d'artiste féru de pixels scintillants. Il semblerait que les scientifiques soient allés un peu plus loin dans l'imagerie microscopique : sur cette photo d'un cristal de silicone, les points rouges sont des atomes espacés de 0.78 angstrom. Un angstrom, c'est un dix-millième de micron. Soit, si je ne m'abuse (ce qui est plus que possible étant donné mes piètres connaissances en sciences de la matière...) : un dix-milliardième de mètre (pour des infos plus précises, lire l'article de l'Oak Ridge National Laboratory). Un micro pas pour l'homme, un grand pas pour l'atome.
La nouvelle d'Edgar Allan Poe (1809-1849), La lettre volée (format .rtf), met en scène l'échec de la machine à savoir totalisante, dans la résolution d'une énigme policière. Une lettre a été dérobée par un ministre. La police sait qu'il cache la lettre chez lui et est chargée de la retrouver. L'histoire s'articule comme suit :
Prochain précurseur : Alan Turing
On attendait la réouverture de la blogothèque depuis un bout de temps, et un beau dimanche soir, à l'improviste... ça y est, ça repart ! Un nouveau blog à lire, avec des news, des articles, des interviews (baptême du feu avec Astrud) et des tas de liens commentés vers tout ce qui se fait de bon sur le web musical. Un nouveau blog à écouter, avec l'ouverture du fameux MP3Blog emmené par le quintette Fandor, Chryde, Manur, Bruno et Pierre, qui se réservent chacun une journée par semaine pour poster un nouveau morceau, rare ou précieux (le week-end, ce sera "open blog" et carte blanche à un invité). Pour se plonger dans la petite histoire des blogs musicaux et mieux comprendre les enjeux de ce type de diffusion, passionée et généreuse, lire l'article de Chryde : Mp3blogs, la révolution avec des cadeaux. Restent encore de touts petits bugs à droite à gauche (quelques liens à réparer les amis !), mais ça s'annonce très prometteur. Lundi 20 septembre : "Pop nantaise" avec Dominique A. et Philippe Katerine. Entre copains.
Le festival Artbots ("the robot talent show") avait lieu ce week-end à New-York. Un peu flêmard, j'ai fait traduire le texte de présentation des festivités par un robot traducteur spécialisé :
Deux liens chopés sur Ultimate Insult pour faire tourner les modems en cette fin de week-end : cette page propose un tas de mixes et de lives très recommandables, chopés sur Tilos Radio (une radio pirate hongroise) ou enregistrés à l'Ultrahang festival de Budapest (festival organisé par le site éponyme). Un exemple parmi cent autres : le Credo Mambo de Michel Chion, dominical à souhait.Prochain précurseur : Edgar Alan Poe
Faire circuler des spots de pub peut déjà sembler discutable, je sais. Avec ces pubs pour une marque de cigarettes, je risque de me faire d'autant plus haïr par certains de mes amis dont le sevrage semble suffisamment délicat pour ne pas en rajouter... Seulement voilà, cinq spots signés David Lynch (lien direct fichier haut débit), les frères Coen, Robert Altman, Wim Wenders et Roman Polanski, ça ne se refuse pas. C'est bien ce qu'ont dû se dire les commanditaires, British and Amercican Tobaccoes, et ça fait partie de la perversité de cette série "Parisienne" toute à fait exquise, les réalisateurs ayant usé avec délectation de la carte blanche qu'ils ont reçue. Palme personnelle au Polanski (illustration) et au Altman, mais il faut avouer que le Lynch est assez génialement tordu, que Wenders et les Coen s'en sortent très bien aussi...
Les Space Invaders Hunters nous informent :
Deuxième post de ma mini-série sur les précurseurs du Web... la technologie en moins. Ma toute première pièce de net.art est directement inspirée des épiphanies de Joyce (1882-1941). Joyce est un enfant de la seconde période de globalisation, celle de la révolution industrielle (la première correspondant à la découverte des Amériques et la troisième, celle que nous allons vivre).Prochain précurseur : Jeremy Bentham
Chloé Delaume, l'auteure, sort cette rentrée Certainement pas, chez Verticales. Mais nous n'avions pas oublié que la saison passée, elle avait cloné son propre avatar dans le jeu Sims, et en avait relaté l'expérience identitaire dans Corpus Simsi (lire dans le mag). A l'occasion de la sortie aujourd'hui de Sims 2, "l'événement le plus important de cette année sans aucun doute", retour vers le futur avec un interview express du Sims de C.D. :
Je peux mourir. J'avoue ne m'en être toujours pas remise. Je vais devoir trouver une solution, je vous tiendrai au courant. Pour ce qui est de la reproduction, je vais faire en sorte de passer le plus de temps possible avec la lunette astronomique, comme ça je risque de me faire kidnapper par un extraterrestre. Il est possible de copuler avec un alien dans ces cas-là, et de se faire engrosser. Comme ça j'intègrerai le gène extraterrestre dans ma lignée, et à terme mes descendants auront des attributs physiques et mentaux assez prometteurs. Et j'ai très envie de savoir ce que ça donne, le croisement d'un personnage de fiction et d'un Roswel.En attendant le compte-rendu du jeu, le Sims blog version V1 est toujours en ligne. Le jeu Sims 2, lui est disponible dès aujourd'hui chez Electronic Arts.
MAJ : Copinage : voir aussi le blog des Sims 2 sur MyBlog.fr.

Prochain précurseur : James Joyce.

Une excellente glitch ressource pour réviser ses classiques. Glitch ? Dysfonctionnement technique, signal électrique "plus qu'audible", malformation sonique...
Cette page présente une collection de photos de gentils nerds qui ont décidé de magnifier leur corps en y tatouant les logos ou effigies de leurs idoles numériques. Ci-contre, un bon compromis entre la marque à la Pomme et l'expo événement que nous avons abondamment annoncée ici et là...
A signaler par ailleurs, le site remarquable de Droog Design et sa navigation au minimalisme sémantique impeccable. Exposition au Tri Postal, jusqu'au 28 novembre (un programme ?).
Via libé
Déroulez le tapis rouge, faîtes pêter l'uniforme vert, déboulonnez les idôles or et sang. Après Rennes, Lyon et Toulouse, la monumentale Parade médiatique de l'artiste Wang Du (en news sur flu en janvier) débarque cete semaine à Paris. Pour fêter la venue du colosse politique, le site du Palais de Tokyo qui accueille la performance, a mis en ligne une mise à jour du site, présentant plan et maquette du Tunnel d'espace Temps qui a spécialement été créé pour l'événement. En sus, ouverture de Forum. La Parade #4, elle, se déroulera le jeudi 16 septembre de 20h à minuit.
Je ne sais pas où il a eu son information, mais Zinedine Amodkieff nous envoie ce message :Plus d'info sur :
Le blog des conférences
Les videos du Dorkbot Camp

Pour l'instant ça sent un peu le rodage, mais c'est une très bonne nouvelle pour les amateurs de "musiques libres et inventives"... Depuis la fin juillet, Octopus (d'abord revue papier à tirage aléatoire, puis supplément encarté à Mouvement) est de retour en ligne. Au sommaire du mois : Mike Ladd et Vijay Iver, le Kammerflimmer Kollektief, la rencontre BiP-HOp - Fällt et pas mal d'autres gâteries...
Découvert par un lecteur en flanant sur Google : "Un blog des cités. Une bien belle (?) initiative locale qui fera plaisir à notre ministre de la ville tant chéri. Pas de fioritures, pas de complaisance, pas de doutes : le gars qui est derrière ce joueb de vie est un produit de 6T. A voir d'urgence. Propal du jour : obliger les architectes à vivre dans les bronzes qu'ils coulent".
Caroline Hazard s'est envolée, Christophe Bruno atterrit à peine, ainsi va la vie à E.I.O.U. De Caroline on ne saura pas tout, juste qu'elle garde une clé des lieux et qu'elle reviendra peut-être nous glisser de ses secrets...
Artiste online interviewé il y a un moment par Troudair (cf. PingTongs Interview), Christophe Bruno embarque Porte 8. On avait parlé de lui dernièrement pour le projet Global Artists. On a eu envie du coup de le choper entre quatre ou cinq pointillés verts : la suite arrive.



MAJ 22.10.04 : sortie de 2046 en salles. Lire aussi la chronique de In the mood for love (2000) et la rencontre avec l'équipe du film In the mood for love : Wong Kar-Wai, Maggie Cheung & Tony Leung (2000)
Les Michael Moore et autres William Karel n'ont qu'à bien se tenir. Le front des ultras de la Maison Blanche utilise la toile et donne dans le prosélytisme chrétien en diffusant contenus de propagande et outils de désinformation ordinaire comme ce DVD de 70 mn "George W. Bush : Faith In the White House". Extrait de l'argumentaire : "This powerful non-political program offers a never-before-seen insider's look at how one man's dedication to prayer and the daily application of God's Word has transformed his". Non politique ?
Jusqu'à la citation - à contre emploi - d'un journaliste de la BBC qui sert d'argument d'autorité pour promouvoir la superproduction simpliste - “It's not uncommon to see White House functionaries hurrying down corridors carrying Bibles.”-, tout est politique.
A lire ce soir dans votre lit, intéro demain. Un mémoire de DEA d'histoire de l'art sur l'acquisition et la mise en place de collections de Web-Art en Europe et en Amérique du Nord. Aperçu du regard porté à la conservation du Web-Art à New York (MoMA, Guggenheim, Dia, Whitney...), en Californie (MoCA, SFMoMA), au Walker Art Center, au Centre Oboro, en Espagne, en France (initiatives du Ministère de la Culture, du Centre Pompidou, de la Fondation Cartier) et en Grande Bretagne (à Londres et en Ecosse). Consultation à loisir, dans sa version html ou version pdf (169 pages, 1.8M). Mention Très Bien.
Plusieurs revues graphiques en avaient déjà adopté le principe, à commencer par l'excellent et majesteux DQ. Mi livre, mi cyborg, voici une proposition alléchante qui permet de retrouver le confort et le dynamisme de la lecture d'antan. Humectez votre doigt (munissez-vous d'une souris), saississez-vous avec délicatesse de l'extrémité de la feuille (cliquez), et passez à la page suivante (afficher une nouvelle double page...). Le logiciel PageFlip fonctionne sous flash, est distribué en shareware (v2) et se montre donc bcp plus adapté qu'un simple PDF. Il permet d'éfeuiller, d'effleurer, d'ébaudir l'écran.
Je ne m'étais pas encore rendu compte à quel point les JO de 2008 allaient placer la barre (encore et toujours) plus haut, dans une débauche d'échaffaudages et de grues géantes. Visite en images avec la présentation de la compétition architecturale, et surtout avec cette vidéo du Water Cube, futur palais de la natation... Impressionnant.

Cette notice aurait pu s'appeler les Dieux du stade, les Rois de la pop ou les Kamikazes du plein écran. En attendant, c'est tous les jours dimanche et demain a étrangement lieu aujourd'hui... Samedi donc, (soit hier ?), le stadium est plein de pogos et de fureurs, bref jimpunk et linkoln, en trois posts, malaxent et remixent tout ce qui fait l'actualité médiatique de la journée pré-dominicale : slashdot, retagg et DJ Splash One ont de quoi donner du grain à mourdre à tous les Rebloggueurs du monde. Une non-réponse définitive à la question qui tue : "C'est quoi, un weblog ?", comme nous le rappelle l'avertissement de Bitchmagazine ? Allez savoir... Bonne journée !
Sortie aujourd'hui d'A l'ombre des tours mortes (très approximative traduction de In the Shadow of No Towers), le nouvel opus d'Art Spiegelman. Douze ans après Maus, le démuirge de la bande dessinée, auteur pour le New-Yorker d'une couverture mémorable, livre sa vision de Bush et de l'Amérique d'après le 11 septembre. Un périple halluciné, de ground Zero à la convention républicaine qui a actuellement lieu à NY. Aucune planche n'a filtré en ligne, l'auteur (l'éditeur) étant avare de ses illustrations, mais déjà une ribambelles d'articles qui en font l'éloge (NY Times, Libé, Guardian...). Le meilleur pour la fin ? Cette planche géniale, Tower Terrors, tout de même publiée par son éditeur Ramdom House (détail ci dessus). On pourra ensuite avantageusement se reporter à cette bio illustrée ou à cette interview du Comics Journal, avant de se ruer en kiosque.
En tournée. L'expo I love you (rev.eng pour "reverse engineering") sera présentée aux Etats-Unis, à compter du 10 septembre 2004 puis au Danemark au mois d'octobre. Explorant 30 ans de propagation des virus dans le monde, elle aborde tous les aspects à la fois esthétique, économique, sociaux, et informatique du phénomène.
Proposé par Marie. Un bon gros coups de calques. Le principe de "If They Mated" animé par Conan O'Brien est d'accoupler (de mixer) toutes sortes de personnes et de deviner qui se cache derrière leur improbable progéniture. Technique utilisée : le morphing. Ici, Marie nous signale une parodie avec les habitants de Springfield. Sympathique...
Si l'on oublie son nom batard, le jeu Kick Ass Kung Fu est intéressant, car il réalise enfin le fantasme de nombreux gamers : pouvoir donner de vrais coups de poings dans un jeu de baston. On est dans une grande salle, filmée par une caméra qui interprète nos mouvements. Et donc pour que son avatar recule, il faut reculer, etc...
C'est aujourd'hui que débute à Paris l'étrange Festival, 12e du nom. Comme à son habitude, Fluctuat y consacrera une attention toute particulière en publiant compte-rendus et chroniques quotidiennes en rubrique Cinéma. Par notre envoyée spéciale et égérie cinépop, Laurence Reymond. Voici pour un avant-goût, le programme complet est accessible en direct ici. 08.09.04 : Comptes rendus notamment des projections de The Last of England de Derek Jarman et des Femmes criminelles de Teruo Ishii. La suite ici. Profitons-en pour signaler que le fétiche Wilfried sur Me, myself and I (You ?) tient lui aussi une perspicace quotidienne de l'Etrange. Chroniques enthousiastes et plus si affinités. Va y avoir du sport !
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Afficher par : naissance / nationalité / métiers
posté par zs't(hgrsg De l'importance du timing en photo
posté par Clem La twittosphère française est-elle devenue un...
posté par Jude La NASA publie de nouvelles photos de la Terre...
posté par AstronomieAmateur17 Tumbl'heure : Street art à Paris
posté par Jacker Magazine Mort aux tabous : faites-vous fabriquer le...
posté par JM Mort aux tabous : faites-vous fabriquer le...
posté par JM