Aeiou, le blog de Flu. Blog !

Archives > Juillet 2004

Afrofuturisme : Electronic Diaspora.

Posté par Maxence Grugier le 30.07.04 à 15:11 | tags : futur, lectures, musique
Concept pour un futur multi-éthnique en devenir, l'Afro-Futurisme fait le pont entre technologies et racines, musiques traditionnelles et musiques électroniques, histoire de la communauté noire et métaphysique. Dans "More Brilliant Than A sun", Kodwo Eshun, critique et musicologue anglais, pose les bases d'une théorie qui deviendra très en vogue au sein de la communauté intellectuelle noire contemporaine : l'Afro-Futurisme. Partant de l'idée initiale selon laquelle il existe beaucoup plus de liens qu'on ne le croit entre science-fiction et musique noire, Eshun écrit "une étude des visions successives de l'avenir de la musique noire, de Sun Ra à 4 Hero". Histoire de la science du breakbeat (qui naît quand Grandmaster Flash, DJ Kool Herc et tous les Dj's visionnaires des débuts du hip-hop, innovent en utilisant le disque vinyle comme un instrument à part entière) jusqu'au moment où la mélodie et l'harmonie s'effacent pour laisser place aux rythmes (le scratch et l'electro) et que le son des pionniers de la techno de Detroit rencontre la pop minimaliste et répétitive (Tanzmusik) de Kraftwerk, l'afrofuturisme n'est pas uniquement une ultime "hype" autour de la culture musicale afro-américaine, c'est aussi aujourd'hui, une discipline enseignée dans les universités, au sein du vaste corpus des gender-studies anglo-saxonne, dont les conclusions sont publiées en France aux Editions Kargo. Là où les Afrocentristes prônent un retour à la terre originelle, l'Afro-Futurisme propose carrément le retour sur Jupiter. "Black to the Future"!

A lire également : David Toop, Ocean Of Sound (ambientmusic, mondes imaginaires et voix de l'éther) Jean-Paul Levet, Talkin' That Talk (le langage du blues et du jazz) S.H. Fernando Jr., The New Beats (culture, musique et attitude du hip-hop) Ulf Poschardt, DJ Culture Paul Gilroy, L'Atlantique Noir William T. Lhamon : Raising Cain
Catalogue complet sur : http://www.k-a-r-g-o.com/




Mixeurs remixés

Posté par Gflu le 30.07.04 à 12:43 | tags : politique
Re:volution USA, c'est le nouveau projet de Coldcut, appuyé par les digital jockeys de NomIg. Souhaitant participer à leur façon au débat électoral américain, les anglais adeptes de kleptomanie lancent un appel à projets sous forme de remix de leur single. Passé l'agacement que peut provoquer l'enthousiasme très premier degré des messieurs ("This is art in motion with a real possibility of affecting the political landscape", pas si sûr...) la façon dont le truc semble conçu est très intéressante : mise à disposition de "matériau" médiatique (discours, émissions télé etc.), constitution d'un fonds d'archives sur la corruption et les scandales de la vie politique US de ces quarante dernières années. Remuez le tout avec des boucles musicales made in Coldcut, ajoutez votre grain de sel, et vous obtiendrez - si tout va bien - une frise historique, musicale, visuelle, polémique, collective et citoyenne. Au moins ça. A suivre...






Rétropiratage

Posté par Gflu le 30.07.04 à 11:34 | tags : lectures
Mike Sizemore a eu la bonne idée de scanner ce fanzine de 1975 pour le proposer en pdf sur son site. Il s'agit d'un "guide" sur le piratage de films dans les salles obscures... qui date de 1975. Déjà la crainte du gendarme, et déjà la distinction entre collectionneur (ou cinéphile) et revendeur à la petite semaine.
Techniquement c'était tout de même un peu plus compliqué (quoique...), mais comme l'écrit Cory Doctorow de Boingboing : "it's a fascinating look into the world of plus-ca-change-plus-c'est-la-meme-chose".
Via boingboing



La paix des ménages

Posté par Gflu le 29.07.04 à 21:24 | tags : audio
PACE(X) ROMANA : le nouveau projet d'Arsonore vient à point nommé pimenter les répertoires My Music des chaumières de part et d'autres des monts alpins. Chargez, déchargez, téléchargez - con mistero ou senza mystero.



L'anthologie du Cafard Cosmique.

Posté par Maxence Grugier le 29.07.04 à 21:22 | tags : lectures
Bon, vous allez dire "il en fait un peu trop avec ses potes du Cafard Cosmique"... Pourtant, je le jure, ses membres et moi-même, ne nous sommes JAMAIS rencontrés ! L'affection vient du cœur, purement cérébrale. C'est ça, le post-modernisme. Sans compter que cette communauté a quelque chose de vraiment unique. Comme me le déclarait William Gibson, pourtant inventeur du cyberespace, au court d'une interview concernant son dernier roman : "Je n'avais jamais eu cette sensation de proximité sur Internet avant de fréquenter ce site. Auparavant, je ne pensais pas qu'on pouvait socialiser de cette façon dans le cyberespace... Jusqu'à ce que je rencontre ces gens sur ce forum." J'avoue avoir fais la même expérience de mon côté sur ce site, et pourtant j'en ai parcouru des forums... Ils ne sont pas (plus ?) si nombreux les sites indépendants où on s'exprime en toute liberté, bénévolement, avec les fautes d'orthographes et tout ! Les fautes, mais surtout le talent ! Pour preuve, cette anthologie du Cafard. Une collection, superbement illustrée, de nouvelles amateurs, écrites par les participants, mais surtout un hommage à celui qui a rendu possible cette communauté de passionné : Mr Cafard himself, alias Thierry Hornet, une quasi-divinité ! Il s'agissait donc, de rédiger une série de nouvelles sur le thème... du Cafard, bien sûr ! 13 nouvelles donc, ou court textes, tous inspirés par l'amitié et la complicité, tout simplement. A lire sur http://www.daylonmw.com/cafard01/ (site perso d'un Cafarnaute).

Thème de la prochaine session : le sauna ! Encore une fois, ils ne sont pas si nombreux les sites de SF à proposer des sujets aussi... déjantés, c'est tout le charme du Cafard Cosmique... Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les liens qui unissent "Cafard" et "Sauna", passer jeter un œil sur le "Forum du Cafard". Bonne lecture !




"Fait à Paris, le 28 juillet 2004, en un seul exemplaire"

Posté par Gflu le 29.07.04 à 16:36 | tags : droits d'auteur, p2p, pdf, politique
Un seul exemplaire ? Bigre. Une phrase - la dernière - qui résume parfaitement le ridicule de cette abjecte charte d'engagements pour le développement d'une offre légale de musique en ligne (PDF), cosignée hier par des représentants de l'industrie du disque, des pouvois publics et des FAI, par la SACEM et la SACD. Analyse sur Libé, puis rebond bien touffu signé par le Vecam, Transversale sciences cultures, Rocard et quelques autres, articles à foison et polémiques en tous genres. La palme du paragraphe le plus flou revient au 4.2, soit celui qui concerne "les solutions de filtrage des réseaux peer-to-peer". Celles-ci, proposées "à la demande des internautes" (sic), devraient être étudiées sous couvert d'une "éventuelle expérimentation" (resic...) d'ici octobre 2004.



La vie en rose...

Posté par Puck le 29.07.04 à 14:29 | tags : arts visuels
Et en bleu, en vert.
Pour vous en mettre plein la vue, lunettes 3D de rigeur, merci Trelkax...



Photos trouvées

Posté par Chryde le 28.07.04 à 21:14 | tags : arts visuels
Pourquoi qui que ce soit voudrait acheter les photos d'une famille autre que la sienne ? Cette question, c'est le point de départ d'un documentaire américain, Other's People Pictures, qui se penche sur les collectionneurs de vieilles photos dans les marchés aux puces. Pas vu le film, mais la radio NPR a un bon reportage audio sur le sujet et une galerie assez riche qui va bien.
Sur un marché de Saigon, j'ai craqué sur l'album photo d'un Vietnamien qui devait être bien copain avec les colons français dans les années 40, adorait jouer de la guitare et poser avec ses lunettes de soleil devant les temples du pays. Un Tony Leung en vrai.
Les dingues de photos trouvées sont nombreux sur le web. Il y a mes chouchous de Moderna.org qui ont lancé Look At Me, déjà plus de trois cents photos trouvés sur lesquelles ont peut inventer des histoires. Aux Etats-Unis, Found Magazine collectionne plein de choses trouvées, plus particulièrement les photos. Cette marotte est loin d'être le fait de quelques timbrés, il y a même une catégorie Yahoo! sur le sujet. Ou ce très chouette site, Object Not Found, qui rassemble plusieurs trouvailles et explique à chaque fois les circonstances des découvertes. Enfin, le plus impressionnant reste sans doute ce collectionneur qui ne rassemble que des photos prises à Baltimore et a trouvé le nom des personnes dessus (navigation malaisée en revanche).
Le virtuel aussi permet de trouver des photos. Soit au hasard sur Google, soit au pif sur le P2P. On regarde, puis on se dit : merde, la photo numérique, ça n'a pas que du bon.



L'ascii sans peine

Posté par Gflu le 28.07.04 à 09:55 | tags : ascii, technologeek
Pratique.

Via blog art



Agrège mon petit, agrège...

Posté par Lester le 27.07.04 à 23:00 | tags : arts visuels
C'est nouveau et encore en phase beta, par conséquent un peu frêle en contenu. RssReporter collecte, catégorise et nous offre pour le moment une petite centaine de fils rss (encore un terme barbare ?). Le rss, ou encore syndication de contenu, vous permet, via un logiciel appelé agrégateur de contenu (NetNewsWire sous mac, les pcistes, débrouillez vous pour trouver le bon soft), de vous dispenser d'une longue et lassante navigation. Des centaines de sites à portée de clics, le tout avec une seule et unique interface logiciel, vous verrez, c'est bien pratique (voir indispensable dans le cadre d'un usage professionnel du net). A voir, à tester et à suivre...



Tani Atsushi à la Weird Faktory

Posté par Maxence Grugier le 27.07.04 à 11:41 | tags : arts visuels, photo
Tani Atsushi est un artiste japonais qui pratique la photo depuis maintenant 17 ans. Né à Osaka, dans la province du Kansai, il grandit au japon sans vraiment penser à son avenir. A 37 ans, il admet : J'ai à peine terminé le Lycée, je n'ai jamais mis les pieds dans une université! J'étais un fan de l'école buissonnière ! Parallèlement à son emploi alimentaire - plutôt ennuyeux - dans une boîte de photographie commerciale, il s'intéresse au nu. Ses sujets devenant de plus en plus personnels et originaux, il choisit d'en faire une activité professionnelle. Ses travaux ne sont pas encore connus qu'il expose à Kobe, parmi d'illustre noms de la photo, comme Gilles Berquet (voir interview de Mirka Lugosi) et Pierre Molinier, dont il affirme être un grand admirateur. Malheureusement, la galerie fut détruite lors du tremblement de terre qui secoua violemment la ville en 1995, causant des centaines d'incendies. Sa rencontre, avec son modèle fétiche Satomi, lui donnera l'occasion d'évoquer ses visions étranges et d'exprimer pleinement sa fascination pour le corps humain altéré. Déformation des chairs, sexualité mutante, images fantasmées et morbide de la féminité, dominatrice d'origine extraterrestre, créatures humanoïdes entre machine et organisme, avec Tani Atsushi, c'est le bestiaire, tout droit sorti des univers parallèles de la création, qui apparaît. J'ai toujours voulu un jour publier un recueil de mes œuvres, déclare l'artiste. Ce désir sera peut-être bientôt exaucé, puisque ses œuvres sont actuellement visibles, pour la première fois hors du Japon, à la WEIRD FAKTORY, siège de BODY ART à Avignon. A ne manquer sous aucun pretexte, si vous passez dans le coin !

BODY ART/ WEIRD FAKTORY 69 Rue de la bonneterie - 84000 Avignon
Site : http://www.body-art.net et http://www.tokyolovedoll.com (photo courtesy of Body Art & Tani Atsushi)




Borderhacker : Pirates des frontières

Posté par Maxence Grugier le 26.07.04 à 15:36 | tags : hacktivisme, politique
Aujourd'hui les frontières ne sont plus physiques, ni administratives, elles sont économiques. A une époque ou l'on tente de nous faire croire que les nouvelles technologies, et en particulier internet, n'ont d'autres intérêts que plus de consommation, plus de surveillance et plus de déshumanisation, il est bon de savoir qu'une forme libre et créative de cyberculture existe encore !
Au Mexique par exemple, où la communauté cyber est très active. Le Hacking signifie la pénétration, l'exploration ou l'examen d'un système dans le but de le comprendre, et non de le détruire, et c'est exactement ce que nous tentons de faire : Comprendre la frontière, savoir ce qu'elle représente et devenir conscient(es) du rôle que nous jouons dedans. C'est ainsi que s'ouvre le "Borderhack Manifesto !", un texte écrit par Luis Humberto Rosales du collectif mexicain Laboratorios Cinemátik, un groupe multimédia qui travaille sur la promotion de la cyberculture et de la musique électronique. Depuis que les Zapatistes ont compris qu'Internet pouvait populariser leur lutte, les activistes politiques ont pris l'habitude d'utiliser le Web à leur avantage. Pénétrer les frontières - physiques et électroniques - pour mieux pénétrer les consciences bien pensantes des populations du côté Nord des USA, voilà le projet du Laboratorios. Ce groupe qui a toujours vécu à la frontière, tant physique qu'électronique justement, entre Tijuana et San Diego.
Celle-ci à la réputation d'être la frontière physique la plus dure du monde et c'est là que se mettent en place des stratégies de transgressions sous forme de rassemblement ou la notion de frontière devient floue sous l'impact des technologies de communication. Après le hacking dans le cyberespace, voici venu le temps du passage à l'acte dans l'espace réel. Voir aussi : Indymedia Mexico et la page Borderhack de Disinfo.



L'art est une rencontre

Posté par Puck le 26.07.04 à 15:19 | tags : log out
"L'oeuvre n'est pas tant le produit de l'art que ce à l'occasion de quoi peut apparaître l'art". Mieux que Meetic, assez proche de l'Adam project ou du Mirror project, moins cruche que le portrait chinois ou le questionnaire à la Proust, voici le site Rencontre Service qui combine tous ces aspects relationnels et artistiques, photographiques et audiovisuels.

(1) _Quel(le) est votre héros/héroïne ?
(2) _Quelle panoplie transformerait votre quotidien ?
(3) _Quel est votre souvenir le plus lointain ?
(4) _Quel est votre objet fétiche ?
(5) _Quelle est la chose que vous n'auriez pas aimé faire mais que vous avez faite ?
(6) _A quoi consacrez-vous la plupart de votre temps ?

Chacun des participants s'engage au préalable à répondre à ces six questions sous forme d'image (photographie, dessin, colllage, photomontage).
Il est ensuite possible de faire des rencontres deux à deux dont 1/2 heure sera enregistrée sur support audio. Le Cd est offert aux deux inconnus qui auront éventuellement appris à se connaître, tandis qu'une bande est archivée par l'éditeur.
Un beau projet d'interface "relationnelle" qui stipule l'art comme une rencontre plutôt que comme une relation ou un "simple" rapport.




Le sens des mots ? (33 - 151 - 1 - 144 - 6 - 563)

Posté par Gflu le 26.07.04 à 10:10 | tags : arts visuels



Lundi matin

Posté par Gflu le 26.07.04 à 09:34 | tags : ludique
Au bureau, en juillet (attention : le serveur est un peu lent, parfois).

Via geisha asobi



Libre on air

Posté par Gflu le 25.07.04 à 23:13 | tags : audio, radio
Stochastic Hit Parade, Reggae Shoolroom, Donna Summer show ? Trois émissions parmi tant d'autres sur WFMU, radio farouchement indé qui émet à New-York et dans la vallée de l'Hudson, et dont les archives alibabesques sont disponibles en ligne. Se réclamant d'une approche freeform, la radio laisse carte blanche à des "dj's" qui proposent sur leurs pages d'accueil une sélection d'émissions, de playlists, et parfois de textes. LCD - Lowest Common Denominator, le radio-7-jours à lire en complément de cette antenne hors normes, paraît de façon aléatoire. Joyeusement bordélique, précieux et dégingandé.

ps : en passant par les bookmarks de Kenny G., je suis tombé sur ce lien punk, not dead.




Une invitation

Posté par Gflu le 25.07.04 à 23:09 | tags : copinage
Marie Hulin, qui nous a envoyé pas mal de bonnes a(eiou)dresses, lance son service d'organisation d'événements : UneInvitation.com. Le site vous aide "dans la planification d'activités et de loisirs avec tous les outils requis pour coordonner vos événements privés ou publics". Comme je ne planifie jamais aucune sortie, je suis très mal placé pour en parler. Je vous laisse donc en juger sur pièce.



Takashi Miike : Yakuza Horror Picture Show

Posté par Maxence Grugier le 24.07.04 à 18:08 | tags : arts visuels
On a tout lu sur Miike : Grossier, génial, beauf, puissant, macho, féministe, instinctif, poseur (ah ah, "poseur" ! Citez-moi un cinéaste asiatique qui n'ait pas imposé, justement, ses "poses" (et ces "pauses") que l'on retrouvent aujourd'hui partout, de Matrix à Assayas...) creux, divin, crade, délicieux, bref, tout et son contraire ! Normal, me direz-vous, pour un cinéaste qui cultive les antagonismes. Entre crise d'épilepsie sur celluloïd (l'intro de DoA I) et insoutenable lenteur (le même), le cœur du spectateur balance (et il en faut peu pour que certains vomissent dans la salle). Pourtant, hormis les journalistes, bien peu connaissent son œuvre (plus de 50 films à son actif) et se contentent d'un Audition et d'un Visitor Q pour juger...
La sortie (enfin!) sur les écrans du Lynchien Gozu (sous titré "Yakuza Horror Theater") et la parution simultanée (ou presque) de la trilogie barge DoA, Dead or Alive I, II & III en dvd (chez Wild Side en sept.oct.2004) va enfin remettre les pendules à l'heure, permettre de séparer le bon grain de l'ivraie et de partager définitivement les deux camps : ceux qui aiment et ceux qui détestent.
Personnellement, je loue tous les matins devant mon miroir, l'immaturité qui me fait adorer les pitreries Tsukamotesques et les surenchères Miikiennes ! Car, Miike est en droite ligne l'héritier du génial Tsukamoto. Mieux, il assouvit notre soif d'hémoglobine et de délires post-psychédéliques sous mauvais acides industriels, puisque stakhanoviste de la pellicule, il dégaine pas moins de deux films par an, quand son homologue n'en sort qu'un tous les 4 ans (et encore) ! Forcément, dans le tas, il y a du bon et du mauvais, à l'image des Dead or Alive, qui tiennent de tout cela et plus encore. Entre DoA I (flic contre yakuza sous fond de violence sociale et de critique du racisme japonais), DoA II (Birds, des yakuzas aux ailes d'oiseaux et un Tsukamoto acteur, déchaîné) et DoA III (on prend les même et on recommence, mais dans un décor Blade Runner...) il y aura de quoi gloser jusqu'à assèchement total des langues et des palais. Enfin... pour ceux qui ont le temps, les autres apprécieront, et c'est tout. Autant dire que j'ai choisi mon camp !



La preuve par l'image

Posté par Puck le 23.07.04 à 16:58 | tags : arts visuels, réseaux sociaux
Il n'est jamais plus facile de comprendre le fonctionnement d'un réseau que par l'image : un schéma, une carte, une représentation de données valent mieux que de fastidieux discours. Ici, Lilia Efimova présente sous forme de visuels comment la blogosphère en arrive à constituer un réseau très efficace de "conversations distribuées".
Là, Stéphane Le Solliec propose une représentation en temps réel du traffic échangé sur les principales plate-formes de blogs au monde. Surveillance, surveillance... Le logiciel s'appelle Bsentinel et requiert l'installation préalable du viewer SVG.
Acronyme, Acronyme... On imagine sans peine ce que le Radical Software Group (RSG), qui avait travaillé d'après le CarnivorePE du FBI, pourrait générer de détournement avec ces nouvelles informations !



Autels particuliers

Posté par Gflu le 23.07.04 à 16:24 | tags : loufoque



Bête et gentil

Posté par Life on Mars ? le 23.07.04 à 15:01 | tags : loufoque
Nouveau chat chantant dans la galaxie Rathergood. (Merci Chbib !)



L'Alphabet selon Closky

Posté par Puck le 23.07.04 à 13:30 | tags : arts visuels, typographie
Le font.. de fucker ? Les sérifs de sucker ? Et comment dit-on MotherFucker dans la novlangue de la pub ?
Une nouvelle oeuvre de Claude Closky en ligne, F ffff, qui n'est pas sans rappeler Click here (2001) dans son exacerbation des gifs animés et ses jeux de tours et détours avec l'univers de référence des marques.
Ici pourtant, la charge ironique se double d'un travail méticuleux sur le logotype : les lettrines utilisées font suite à une recherche ancienne sur les signes typographiques : Closky avait ainsi précédemment assemblé plusieurs alphabets (normal, ital, avec ou sans serif..) avant de trouver à composer cette petite ritournelle visuelle . Parez pour un été à font la forme ? A la fois ironique et très efficace.
Précision : La musique elle est de Bach ("Invention 8").



Sur le fil : la fin du CICV

Posté par Puck le 23.07.04 à 12:32 | tags : lectures
Il était "le premier et le seul centre de production, avec ses résidences d'artistes et ses projets connexes, entièrement dédié aux nouvelles technologies." Le CICV-Pierre Schaeffer, suite et fin ? Situé à Montbéliard, il a oeuvré pendant 14 ans. Suite à l'annonce officielle de sa fermeture, Libération via Annick Rivoire lance un fil assez rare dans ses forums : quid du soutien et de la diffusion des arts numériques en France ?
Les discussions en cours évoquent un manque de subventions et des problèmes de personne ; mais la structure elle-même n'était-elle pas sujette à un certain essoufflement ? 14 ans de soutien actif à la création, c'est éreintant quand on sait le déficit d'image dont souffre les arts numériques, la prolifération des initiatives en réseau et l'absence patente de politique culturelle en la matière. Sur certains points, tous les artistes s'accordent : les budgets de subventions sont exsangus, les aides à la production quand elles existent sont dérisoires, les lieux de résidence ou de diffusion presque inexistants.
En ligne de mire également, le DICREAM, le seul et unique dispositif d'aide, est sujet à question. Celui-ci, créé en 2001, devrait faire l'objet d'une refonte qui sera annoncée le 23 septembre, lors d'un séminaire/anniversaire (bilan de trois ans d'existence) dans le cadre de la Villette numérique. Bref, les questions abondent : quels financements, quelles instances, et aujourd'hui quels lieux de diffusion pour les arts numériques ? De belles priorités estivales en effet, allez, participez au débat !



La cybernétique selon TF1

Posté par Maxence Grugier le 22.07.04 à 12:14 | tags : médias, politique, télévision
Rien de nouveau sous le soleil, mais là au moins, c'est écrit noir sur blanc. Selon Patrick Le Lay, la mission de TF1 est simple : fournir du "temps de cerveau humain disponible" (notamment cité par l'AFP le 09-07-2004)
A dérapage, dérapage et demi ? Patrick Le Lay, PDG de la chaîne, interrogé parmi d'autres patrons dans un ouvrage intitulé Les dirigeants face au changement (Editions du Huitième jour), livrait sa conception de la télévision : il estime notamment que le métier de TF1 est d'"aider Coca Cola à vendre son produit". "Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective "business", soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider (...) Play it again, Pat ! Pour lire un extrait complet de l'ouvrage, consulter l'article de l'Observatoire des Médias.



Je blogue, nous bloguons (incorporated TM)

Posté par Puck le 22.07.04 à 11:24 | tags : technologeek
Les conférences prennent pour thèmes "Social Media Opportunities and Challenges", "The Business of Blogging and Social Media" ou le très floydien "The Dark Side of Social Media". Deux jours durant, les BlogOn 2004 (22/23.07.04) réunissent en ligne la crème de la crème du Social Media, ce que d'aucuns considèrent comme le renouveau du web relationnel : "Social media aggregate interaction between people, both in the room and across the internet. We'll show you how your use of social media enters these conversations, is tracked, and others see you and respond to your activities so that you can respond back."Et, allez au hasard, un petit cours de blogging appliqué aux chefs de produits ! Blog, wiki, moblog, audio et video blogs ne sont ici que les nouveaux formats médiatiques qui permettront d'intensifier les échanges et surtout d'assoir de nouveaux modèles économiques en ligne. On est (pas) loin des petits prés carrés qui occupent aujourd'hui la blogosphère Made in France. Blog is Business ?



Tu me piques, tu me piques, ah tu es un salaud

Posté par Caroline Hazard le 21.07.04 à 20:16 | tags : arts visuels
En attendant de lointains congés, dans le RER du matin, on s'initie aux jeux de plage avec trois inconnues. Un moustique s'est engouffré à grande vitesse par la fenêtre ouverte et zou, direct sous les jupes. Dans le combat, on s'est donné de grandes claques les unes les autres. Solidarité ! J'ai écrasé le méchant sur la cuisse en lin crème de Madame ma voisine mais elle m'a applaudie d'avoir terrassé la terreur. Un gros bon sourire en partage. Après j'étais d'entrain pour le bureau et d'humeur taquine j'ai voulu re-légender l'image correspondant à un documentaire sur le blaireau tueur du nom du directeur général, très tentant quand on pense combien le blaireau est un animal méchant alors qu'on le croit juste con. De retour en chambrette, la boîte mail est vide des amis enfuis au soleil, restent à lire les newsletters en souffrance, d'habitude survolées-jetées. Avant de partir en vacances le magazine de l'homme moderne laisse un message de ... espoir /allons-y / à ceusses qui n'en ont point (de vacances, d'espoir). L'espoir c'est rien foutre, sourire et paroles de chômeurs heureux, ces "sans-emploi qui n'en demandent pas pour autant" ou la sortie en DVD et VHS du film co-réalisé par Pierre Carles, Stéphane Goxe et Christophe Coello "Attention danger travail". Pour l'instant je n'ai consulté que quelques pages de la doc faute de temps en semaine pour le voir au cinéma (programmé le jeudi matin à 11h15 au MK2 Beaubourg), et puisque le formulaire de commande du dvd ne marche pas, ce sera une bonne occasion de fureter dans ce réseau de lieux de diffusion pour l'aller acheter.



Miroir, mon beau miroir...

Posté par Lester le 21.07.04 à 19:17 | tags : arts visuels



Gratte-ciel

Posté par Gflu le 21.07.04 à 12:33 | tags : arts visuels
Il y a de l'exorcisme dans l'air. A 300 mètre du sol.
Belle expo Tall Buildings au MoMA.

Via coudal partners



Bitoogle

Posté par Life on Mars ? le 21.07.04 à 12:27 | tags : technologeek
Il a un nom certes très laid, mais il permet de rechercher les fichiers BitTorrent (BitTorrent pour les nuls : mini explication ici). Calqué sur G..., Bitoogle a l'air de très bien marcher. (Merci Marie !)
Via google blogsocope



Et vive la biodiversité !

Posté par Laurent Courau le 20.07.04 à 18:08 | tags : lectures
Bruxelles accepte sans conditions la fusion entre Sony Music et BMG.
Dorénavant les géants de l'industrie du disque ne seront plus que quatre (Universal, Sony-BMG, Time Warner et EMI) pour contrôler entre 75 % et 90 % des ventes de disques mondiales.
Avec ça, nous sommes sûrs d'avoir encore plus de choix entre encore plus de Popstars et de Star Academy. Et vive la biodiversité !



Débilitron : L'ère de la débilité panoptique

Posté par Maxence Grugier le 20.07.04 à 16:36 | tags : loufoque
Tout à fait le genre de truc crétin qui me fait tordre de rire... Mon côté "grand gamin" sans doute. Toujours est-il que j'ai découvert ce bidule il y a 6 mois et que je ne m'en remets pas. Cela se nomme "Le Débilitron", c'est laid (ils le disent d'ailleurs), c'est bête, c'est un outil à "débiliser" les sites des autres ! Extra, les liens marchent et débilitent en série plusieurs sites à la fois.
Je sais que c'est pas beau de se moquer des copains, mais le dernier post de Laurent (Laurent mon ami, me pardonneras-tu jamais ?) ça donne ça. Regarder en haut à droite : "Aeiou, le kangourou du ruhme carabiné", "Caroline "Chaud devant" Hazard", ou encore "Maxence "help me" Grugier" spécialiste des enluminures électroniques, inlassable explorateur de la "planche à pain"...
Et ça change à chaque actualisation de page ! Vous pouvez ainsi débiliser, la version du débilitron, c'est sans fin... ou presque ! Testez le sur le site de Libération ou de Technikart. débile, mais tellement bon !



The Dead Sexy Inc.

Posté par Laurent Courau le 20.07.04 à 15:05 | tags : lectures
C'est l'été. Avec la chaleur estivale reviennent certains fantasmes de piscines hollywoodiennes, de bimbos siliconées, d'errances motorisées nocturnes dans le Lower East Side new-yorkais et de fêtes improvisées dans l'immensité des parcs berlinois.
Avec Ron Asheton, Hubert Selby, Asia Argento ou Peaches comme icônes, les Dead Sexy Inc. incarnent à la perfection cette atmosphère de décadence entre jet-set et underground, comme un trait d'union entre les lignes de cocaïne du Palace des années 80 et les canettes de bière tiède des filles du Pulp. Comme un chaînon manquant entre les outrances soniques d'Iggy Pop, l'élégance froide de Gary Numan et l'agitation curviligne des Suicide Girls.
A découvrir en interview dans la Spirale...



Tout ce dont vous avez besoin

Posté par Gflu le 20.07.04 à 12:43 | tags : loufoque
Après une pause de quelques semaines, Geisha asobi revient avec une moisson de liens toujours aussi barrés. A votre gauche, du "map art" japonais ou comment transformer une triste carte géographique en petite personne colorée. A votre droite, Bad Mag, présentation d'un livre sur les magazines US les plus obscurs des années 50 aux années 80, et sa galerie de couvertures tapageuses (sexe, meurtre et LSD). Autre trouvaille invisible sur ce post mais à portée de clic, une galerie de photos pornos desquelles ont été effacés les sujets. Les clichés les plus érotiques du web ? Enfin, honneur au paparazzisme à la française avec Pascal Mouron et Bruno Rostain : les star trash, où l'immersion "journalistique" dans les poubelles de célébrités. Ci-dessous, les détritus de feu le président Reagan. Des cartes postales, des canettes de Coca et un soutien gorge. "Everything you need".



Despentes online

Posté par Puck le 20.07.04 à 12:05 | tags : lectures
Virginie Despentes aurait ouvert un blog il y a une semaine à peine ? Et pourquoi ne s'agirait-il pas d'un fan ? d'un usurpateur ? Après un petit doute sur l'identité réelle/virtuelle de l'auteure, il suffit de lire les posts pour se rassurer tout à fait : "Comme si le fait que les femmes ne vont jamais trainer un mec dans la foret pour lui péter son cul et l'étrangler après l'avoir éviscéré ça serait parce qu'elles sont physiquement trop faibles ?"
Trêve de plaisanterie : 6 ans après les Jolies Choses (à propos, une association adorable qui se propose d'en faire de jolies dans le domaine culturel), l'enfant terrible s'apprête à sortir un troisième bouquin chez Grasset fin août. Loin de se contenter d'assurer sa promo, Despentes poste en continu, se lance à corps et à humeurs dans la blogosphère : "temps toujours moche. les blogs des autres me fascinent." Le journal online se fait conversation, elle réagit aux commentaires, balance des "conseils" de lecture (par dizaine, putain, ce qu'elle lit !), parle de ce qui arrive, de Courtney, d'Eudeline, de Grasset, de VSD, de pleurs, de marteaux piqueurs.
Verdict du surf (comme sur Elle ou Lire) : "Une authentique fauteuse de posts est née, le bonheur. Le bémol ? On aimerait pouvoir suivre de liens en liens les bloggeuses (bingirl, soapbox, Maïa, Lara) qu'elle cite au fil de ses surfs. Le conseil : à quand les liens actifs sur les blogs cités ?" Allez, on s'en fout. Celui de Despentes, c'est juste là.



Hentai !

Posté par Caroline Hazard le 19.07.04 à 22:38 | tags : arts visuels



Des souris et des pommes

Posté par Gflu le 19.07.04 à 18:01 | tags : audio
Un peu à la bourre sur cette info... mais la coïncidence n'avait semble-t-il pas été signalée : le 100 millionième titre acheté sur iTunes, dont l'heureux e-propriétaire s'est vu gratifié d'une pluie de cadeaux, n'était autre qu'un titre remixé par Dj Danger Mouse (Somersault de Zero 7). Quand on se rappelle l'histoire du Grey Album - qui défraya la chronique il y a quelques mois - la nouvelle a de quoi faire sourire. L'offre payante d'Apple, présentée comme la solution imparable au téléchargement illégal de musique sur le net, se voit ainsi rattrapée par le destin. Le hasard fait décidemment bien les choses (à la différence près - pour être plus juste - qu'il ne s'agissait pas à la base pour le Grey Album d'un problème de téléchargement, mais surtout d'une question de droit moral, quoique l'une et l'autre problématiques se soient très vite recroisées...).
En attendant, tout semble rouler pour Dj Danger Mouse qui enchaîne les tournées et les productions aux featurings prestigieux (Tha Alkaholiks, Jemini, Prince Po etc.). Paraît qu'il ne veut plus entendre parler de "l'affaire" Grey Album,qui lui a pourtant fait pas mal de pub... Nouveau credo de la dangereuse souris : la waxploitation. Ca rapporte sans doute plus.



Tâche de propre

Posté par Gflu le 19.07.04 à 14:54 | tags : arts visuels, street art
Le collectif de graffeurs anglais Symbollix s'amuse avec le principe classique du graffiti en "découvrant" les surfaces urbaines. Le résultat est souvent assez chouette, même si le collectif assène un coup certain à l'esprit du graff : "Symbollix are pioneers of innovative forms of advertising". Et leur site est à l'image de cette poétique admirable... A moins qu'on ait pas chopé le second degré, le côté commercial semble malheureusement prendre le pas (pubs pour Microsoft, Smirnoff etc.)
Ce qui est drôle quand on lit cet article sur Moose, le type derrière Symbollix, c'est de voir la gêne des autorités devant ce nouveau type d'invasion de l'espace urbain. Peuvent-elles encore parler de vandalisme ? Comment les services de la ville vont-ils nettoyer les tâches de propres laissées par Moose et ses acolytes ? Sur le fil du rasoir Symbollix parle d' "environmentally friendly brandalism". Moitié génial, moitié commercial.
Via chocapic



Ecran mâché

Posté par Gflu le 19.07.04 à 14:15 | tags : loufoque, origami
Après le système anti-vol pour portables dégotté par Chryde, voici les macintosh en origami trouvés sur Chocapic. Les arbres ont encore de l'avenir (ou pas).



Vidéo Surveillance ?

Posté par Puck le 19.07.04 à 12:16 | tags : arts visuels, surveillance, vidéo, web-réalité
Art press consacre dans son numéro de juillet 2004 un dossier spécial sur la Vidéo Surveillance. Rien de très original certes, d'autant que les liens proposés en complément sont pour beaucoup empruntés au livre de Nicolas Thély (Vu à la webcam - essai sur la web-intimité aux Presses du réel en 2002). Surtout, le premier article en remet une tartine sur le "panopticon" et la "société de contrôle" version Deleuze/Foucault.
Pour autant, l'occasion de quelques liens intéressants comme les Desperate Optimists qui participaient en 2003 à un Wirecrossing 24 Hour in Central Singapour : vingt-quatre heures de cinéma (en 24x1 heure avec un équipe et à un endroit différents) en prise direct et en temps réel, au coeur de la cité chinoise dont l'activité est paraît-il continue. "The longest film ever made" ? A surveiller de près donc, la biennale The Year of living Digitally dont cette performance de cinéma en réseau n'était qu'un des "extensive moments" (2e édition prévue en avril 2005). Plus proche de nous, l'installation Access de l'artiste Marie Sester, présentée dans le cadre de Zones de Confluences lors de la prochaine Villette Numérique, permettra de considérer sur un paradigme nouveau le couple Surveillance/Réseau.



Accent Grave, au chevet de la langue française

Posté par Life on Mars ? le 18.07.04 à 22:23 | tags : lectures
Hapax sent his credo to us :
"Pour la moindre place de veilleur de nuit, il est maintenant exigé de parler anglais couramment. Tout ce que j'achète change de nom. J'ai décidé un beau jour de résister à cette conversion rampante. On s'occupe comme on peut. Ce site est le récit de ma petite guerilla personnelle, il en fait partie. Il est aussi conçu pour accueillir d'autres guerilleros, et les commentaires de tout un chacun. Alors bien sûr, tout cela est dans le fond très politique et bien sévère, mais je ne suis pas de taille à changer le monde par le haut. Le pré carré de quelques francophones durs à cuire , voici l'enjeu de ces pages.
Enfant, comme tous les enfants, j'observais les fourmis. Ce qui est fascinant chez la fourmi, c'est que même isolée, harcelée par une brindille, ou noyée, elle n'abandonne jamais.
A ce credo s'identifient, chacun à sa manière, les rédacteurs d'Accent Grave. S'il vous convient, n'hésitez pas rejoindre la fourmilière".
It's nice to hear somebody talking about french language. Please visit this site. Really interesting.



Anticon : White Label

Posté par Maxence Grugier le 17.07.04 à 10:31 | tags : audio
Retour sur un coup de coeur : Le label de hip hop déviant de San Fransisco, Anticon.
Constitué d'un noyau dur de huit personnes, Anticon est avant tout un collectif d'artistes hétéroclites. Uniques points communs liant Sole, Alias, Passage, Jel, Dose One, Why?, Odd Nosdam et The Pedestrian, ils ont tous écouté - à un moment ou un autre - du hip-hop, l'autre est qu'ils sont tous blancs - ce qui est, je l'accorde, de moins en mois rare dans le champ de cette musique à l'histoire sociale très marquée. Les huit musiciens cultivent chacun leur style. Ils écrivent, composent, et jouent, seuls ou en groupes (Themselves, cLOUDDEAD...) et accueillent parfois des invités prestigieux (Sage Francis, Buck 65, Sixtoo, Boom Bip...) Depuis 7 ans maintenant, le label Anticon s'est affirmé comme une entité immédiatement reconnaissable au sein de la scène hip hop, même si ses membres sont considérés comme des parias par les intégristes du milieu. Il est vrai que leur musique pleine de compromis n'est pas accessible à tout public, plus proche de l'electronica, du folk psychédélique, voir du post-rock, que des productions millimétrées du R'n'B. Pourtant, en s'inscrivant à contre courant, Anticon retrouve l'esprit défricheur et pionnier des origines. Loin des archétypes, leurs productions sont autant de tentatives pour sortir des frontières dans lesquelles cette musique s'était enfermée.
A écouter Anticon Label Sampler : 1999-2004 (dist. Chronowax). Excellente sélection mixée de près de 33 titres, où l'on retrouve les vétérans du label. L'occasion de s'ouvrir les oreilles et de découvrir (à tout petit prix) un hip hop expérimental mais généreux.



Avant / Après ?

Posté par Puck le 16.07.04 à 17:26 | tags : blogs, dsk, hoax ? , politique
Une semaine après l'indignation unanime (et légitime) qui accompagnait l'annonce par tous les médias de l'agression de la jeune Marie pour des motifs antisémites (insultes, croix gammées...), le blog de DSK en reste toujours - aujourd'hui vendredi 18 juillet - à la condammation ferme et à une demande d'une "sanction la plus exemplaire" de ses agresseurs supposés : seule figure en effet la "Réaction à l'agression antisémite dans le RER près de Sarcelles" en date du 12 juillet.
Depuis, silence radio. Aucun post, aucune mention ne vient complèter cette réaction à chaud, comme si la liaison de DSK avec la blogosphère s'était soudain suspendue. Ce qui fait judicieusement (et fort aimablement) réagir un de ses lecteurs : "A l'attention de l'équipe qui gère ce blog pour DSK (...) : si votre temps de réaction sur Internet est inférieur à celui de la presse écrite, vous perdez une partie de l'intérêt du média."
A noter, de beaucoup moindre importance, une autre interférence dans la gestion des informations publiées sur le blog à l'occasion de son ouverture : cette photo où DSK d'une page à l'autre a tombé la veste mais également changé de chemise :
Avant

Après

Une simple question de variable ? Certes, il s'agit d'un problème d'affichage d'une même image en haute définition appelée en basse déf. Un bug donc, mais qui atteste bien de la tergiversation des politiques à considérer le réseau comme un outil de communication, viral et peu coûteux, ou un authentique média : bref, le blog, un support de campagne efficace, peu rigoureux, amateur mais sympa ?



Revue de presse internationale

Posté par Dave in the hay le 16.07.04 à 15:37 | tags : lectures
Elle a deux ans déjà mais elle reste l'éternelle mine d'or des journalistes. Newseum est une banque de données mettant quotidiennement en ligne près de 331 couvertures de journaux, localisées dans 44 pays différents. Une faramineuse mémoire de la presse mondiale dont on déplorera cependant l'américanocentrisme. 144 titres résident aux Etats-Unis, aucun n'est recensé à Cuba, en Argentine ou encore sur l'ensemble du continent africain. Volonté propre ou paresse durable du musée de la Presse de Washington, son instigateur ?



Ping ²

Posté par Gflu le 15.07.04 à 23:37 | tags : ludique
Deux fois plus pong.

Via k10k



A space odyssey

Posté par Lester le 15.07.04 à 22:52 | tags : nombriliste
Je n'ai jamais été très 14 juillet...

...c'est visible, non ?



Fight Club : the game

Posté par Dave in the hay le 15.07.04 à 16:08 | tags : jeux video, ludique
Au risque de briser la règle n°1 (et tant qu'à faire la n°2), Vivendi Universal Games démarre la promo de son futur hit automnal, l'adaptation jeu vidéo du film Fight Club. Au vu du trailer, l'intérêt semble se résumer aux bastons à (et de ?) gogos et à la douce mélodie des os qui craquent.
Addenda : selon des petits malins qui l'ont déjà admiré entre leurs joypads, Fight Club est plus pervers qu'un vulgaire street-fighter like. Puisque durant chaque combat, le joueur lutte contre l'une de ses multiples personnalités pour au final se mettre à terre à tous les coups. Le seul et unique jeu où l'on ne peut gagner...



Cultures Digitales et Cafard électronique

Posté par Maxence Grugier le 15.07.04 à 16:08 | tags : copinage
Nappes scintillantes, prothèse cérébrale, versions avortées, dislocation temporelle, drônes, désobeissance civile, mélodies somnambuliques, ballet aquatique...
Structure protéiforme, rouge translucide, chuintements stratosphériques, stratégies de modélisation, monde nébuleux, textures intrigantes, errances urbaines, installations numériques, avant-garde, fresque interculturelle, méta-instrument, vision enfantine, approche minimaliste, machines analogiques, tracas administratifs, Inter-mites cinématographiques, perversions quotidiennes, breakbeat-n-noise, rencontres géographiques, êtres multiformes, systèmes d'échanges, géométrie variable, apparences anodines, destin galactique, textes théoriques, promeneurs solitaires, ateliers multimédias, environnements sonores, interrogations métaphysiques, pièce maîtresse, symphonie mécanique, contexte familial, apocalypse, banque de sons, postulats similaires, productions teutoniques, électro-jungle, tendances morbides, concerts acousmatiques, table de mixage, spirale aliénante, arts plastiques, outil de propagande, jungle urbaine, diptyque sadomaso, ennemi américain, rhétorique, digital hardcore, ligne de basse, seconde vie, kibboutz, jeunesse japonaise, ami-capitaliste, broken-beats, rapports nord-sud, logiciel spécifique, question fatidique, remarquables artefacts, tradition punk, création vidéo, portes ouvertes, ambiances surréalistes, photo-noctambules, drill and bass, histoire multiple, cathartique, trompettes hurlantes, réseau international, déclinaison cybernétique, sonorités orientales, thérapies individuelles, relais électriques, petite fille, technique de production, dark-ambient, physique quantique, prise de position, ère du chaos, écoute attentive...
Vous retrouverez tous ces mots (et bien d'autres) dans le dernier numéro de M&CD (Musiques & Cultures Digitales) "la lettre" (20 pages) du réseau d'information "musiques, arts et médias électroniques".
Incroyable hasard, vous lirez quasiment les mêmes dans le numéro de juillet/août du Cafard Cosmique (Dossier E.T., débat autour de "Cendre" de Mary Gentle, rubrique "Pulp Story", lectures de l'été et chroniques SF...)
Bonne lecture !



HYPERCOURT N°2

Posté par Caroline Hazard le 15.07.04 à 00:14 | tags : copinage



SBF

Posté par Caroline Hazard le 15.07.04 à 00:13 | tags : arts visuels
Sans Blog Fixe a beau être pas mal grognon, il a du goût pour squatter les bonnes maisons :

il va chez Kek, il va chez Cali, il va deux fois chez Libon & Puce, il va chez Mr Moyen , il va chez ak , il va chez Pando et il va chez , c'est chez lui.




Fausses morts

Posté par Chryde le 14.07.04 à 12:06 | tags : sexe
La photo qui illustrait mon dernier post, des enfants coréens jouant aux morts, a intrigué quelques uns de nos visiteurs. Ce sont les plus impressionnantes qu'il m'ait été donné de voir. Elles se trouvaient sur cette page de forum, une grosse partie de ces photos est malheureusmeent hors ligne aujourd'hui.
Pour ceux qui trouvent ce petit jeu morbide intéressant, deux liens. Ces enfants américains qui ont joué aux morts dans différents coins de leur maison, et ce site dédié à la fausse photo de mort : Dead Asylum. Et je suis persuadé que Laurent Courau en connaît des tonnes d'autres.



Servovalve sur le fil

Posté par Puck le 13.07.04 à 19:43 | tags : design, loufoque
Une scie mécanique, une coupe absurde, un mouvement perpétuel obsédant. Comme le rappelle très justement le webzine Premonition sur sa chronique du 6e doigt, Servovalve n'est jamais aussi bon que quand il couple (de préférence live) beat électro et formes géométriques. Un récent exemple de mix online hypnotique avec Subaction, où l'humour absurde le dispute à un design "percutant".



Pac Mondrian

Posté par Gflu le 13.07.04 à 19:29 | tags : ludique
Pac Man mod-ernisé.
J'ai l'impression que ce jeu date de 2002, mais par un improbable saut dans le blogotemps il se retrouve à nouveau au sommet des charts (vu sur Ultimate Insult et sur Boingboing). "Pac-Mondrian transcodes 'Broadway Boogie Woogie' into a Pac-Man video game: the painting becomes the board, the music becomes the sound effects, and Piet Mondrian becomes Pac-Man". Existe aussi en modèle bistrot.
Boogie, Woogie.



Paris blogue-t-il ?

Posté par Gflu le 13.07.04 à 17:44 | tags : lectures
"L'idée est simple : construire ensemble une carte des stations de métro parisiennes qui montre où sont situés les bloggers. Cela vous permettra de savoir qui fait du blog dans votre quartier. Pour nous rejoindre, c'est gratuit, il suffit de remplir le petit formulaire".
Oué, cool, tout ça avec un chouette petit logo et un beau nom de domaine, "tous ensemble tous ensemble ! tous ! tous !". Et tout ça gratuit, attention !! Meuh non les bloggers ne sont pas des moutons ! Meuuuh non il ne s'agit pas simplement de reproduire des recettes éprouvées au pied de la lettre, sans humour et sans joie ! Si vous voulez un vrai exemple de plongée sage et convenue dans les entrailles de la ville et du réseau, allez plutôt jeter un coup d'oeil au WellFU. Tss, un désert et des sources. N'importe quoi ceux-là. Un technologie PAVU.



Pixels à l'huile

Posté par Gflu le 13.07.04 à 16:50 | tags : arts visuels
Pour faire suite au Portrait d'un pixel, voici les toiles d' Adam Connelly (olé olé, diraient certains). Et effectivement, c'est bien les 50 ans du pixel (merci Trelkax !)



TZ Team Versus TF1

Posté par Laurent Courau le 13.07.04 à 16:22 | tags : arts visuels
PARIS, 12 juillet 2004, 22h35 - Des VJ's cyberpunks sans liens avec les milieux de la télévision parviennent à monter un canular et ridiculiser l'émission "Incroyable mais vrai !" diffusée sur la chaîne nationale TF1 en seconde partie de soirée.
La Crobard team, artistes-humoristes, qui édite depuis 1999 un webzine humoristique du même nom, dans lequel ils ont créé une fausse rubrique proposant des "marginaux" à la location pour animer les soirées : Destroy-Escort, a monté un vernissage bidon afin de piéger une équipe de journalistes qui n'avaient vraisemblablement pas lu l'ensemble des pages de la rubrique en question. En effet, il suffit de cliquer ça et là sur la page dédiée à Destroy-Escort pour lire des énormités allant du recrutement des "marginaux" selon des tests zoologiques au témoignages de clients - fictifs - décrivant d'apocalyptiques fêtes de famille mises à sac par des punks ou même la gamme complète des marginaux à louer. Mettant en scène le faux vernissage d'un artiste fictif volontairement dérangé par l'intervention de deux faux punks à l'intention des journalistes, ils ont ensuite gardé le silence pendant plusieurs mois en attendant la diffusion de leur canular, ce lundi 12 juillet 2004 sur TF1 dans "Incroyable mais vrai" (extrait de l'émission en .avi).



La Tour Sombre

Posté par Dave in the hay le 13.07.04 à 15:45 | tags : arts visuels
Stephen King vient de mettre sous clé le septième et dernier tome de sa saga tolkeniesque : La Tour Sombre. Commencée il y a 22 ans comme un roman à épisodes encarté dans Playboy, elle a poursuivi le maître du fantastique tout au long de sa carrière. A la frontière de l'obsession puisqu'une grande partie de ces œuvres tournent autour de cette mythologie, telles Le Fléau, Salem, Insomnies ou le récemment adapté à l'écran Coeurs perdus en Atlantide.
Un assujettissement qui marquent aussi les fans. Certains forcenés en sont même arrivés à "presser" sa vitesse de publication, via quelques courriers intimidants. Des liens ne tarderont d'ailleurs pas à se faire avec l'accident du conteur, renversé par une camionette en 1999. Le mystère s'épaissira ensuite avec la mort du chauffard un an plus tard.
Les lecteurs français, eux, ont déjà pu découvrir les quatre premiers volumes traçant la quête perdue du Pistolero Roland de Gilead vers la légendaire tour sombre. Le cinquième, baptisé Les loups de Calla, devrait paraître le 15 septembre prochain, suivi des deux derniers respectivement au printemps et à l'automne 2005. Histoire de patienter, le site officiel présente une galerie d'artworks, avant-goût de cette fin d'odyssée.



Mort sur la toile

Posté par Chryde le 12.07.04 à 23:16 | tags : technologeek
Qui s'occuperait de notre vie virtuelle si nous venions à mourir ? La question préoccupe certains, inquiets d'imaginer leurs différentes résidences sur le web laissées à l'abandon. Jacob Schwirtz se demance ainsi : qui va fermer mon compte friendster, mettre à jour mon profil sur Blogger, informer toutes les mailing lists auxquelles je me suis inscrit, fermer mes comptes mail ?
D'autres questions, non moins angoissantes, suivent : comment prévenir les gens sur le réseau, sur le web ? Ne vont-ils pas croire à une mauvaise blague ? Ces questions, des familles se les sont posées après la mort soudaine d'un adolescent, comme le relate ce long article du Baltimore City Paper.
Une solution, être un tout petit peu connu. Vous aurez peut-être une chance de voir votre nécrologie publiée sur Blog of death.
Et pour les plus inquiets, il existe Died Online, qui envoie un email posthume à vos amis si vous ne leur donnez pas signe pendant un long laps de temps. Reste juste à prier pour que Noos ne coupe pas votre accès, sous peine de panique générale. C'est d'un goût...



Laurie en orbite

Posté par Gflu le 12.07.04 à 21:03 | tags : audio
Maxence nous parlait récemment de Space Art (L'art en zéro G). J'apprends à l'instant via Boingboing que Laurie Anderson vient d'être désignée pour devenir la première artiste en résidence de la NASA. Que nous ramènera-t-elle des étoiles ?...
(pour les aficionados, une émission sur Archive.org au titre prémonitoire, Ode to gravity, et quelques perles sur le serveur UBU).



Réveillez la chrysalide

Posté par Gflu le 12.07.04 à 20:34 | tags : ludique
Non, le web n'est pas qu'un monde de brutes.
Dernière livraison en date d'Orisinal.



On ne peut pas plaire à tout le monde

Posté par Dave in the hay le 12.07.04 à 14:49 | tags : sexe, vidéo
Les frères vidéastes Neistat, rendus notoires par une campagne publicitaire anti-iPod], ne sont pas du genre conciliants. Prêcheurs de l'artistiquement incorrect, ils se sont mis à dos le tout New York en diffusant sur l'écran géant de Times Square la sinistre et lente exécution - par leur soin - d'une souris albinos. Un acte de barbarie illustrant le paradoxe entre une société qui s'apitoie sur le destin banal d'un petit rongeur alors qu'elle ne prête qu'une demi-conscience aux tortures infligées sur ses congénères. Loin de céder aux attaques et aux menaces, la fratrie poursuit son culte du morbide avec cette fois le sacrifice d'un poisson rouge se débattant dans une mare de soda. Une métaphore de l'homme baignant dans sa propre pollution ? Quoi qu'il en soit : personnes sensibles, s'abstenir...
Via What The Fuck



Shinya Tsukamoto : Visual Fist Fucking

Posté par Maxence Grugier le 12.07.04 à 14:44 | tags : sexe
Shinya Tsukamoto, génie du 7ème Art nippon, obsédé par la technologie, la ville, les corps en mutation, la déformation des chairs et les expérimentation visuelles les plus extrêmes sort enfin son "Snake Of June" (voir interview). L'histoire d'une trentenaire, employée dans un centre téléphonique censé venir en aide au désespérés. Mariée à un homme d'affaire, plus âgé qu'elle et obsédé par la propreté jusqu'à la psychose. Rinko (c'est son nom) n'est pas vraiment satisfaite de cette vie conjugale ennuyeuse et rangée. Un homme au comportement étrange, rencontré dans le cadre de son métier, va alors tirer parti de ses frustrations et entraîner Rinko dans une spirale infernale de sexe et d'autodestruction. Une folie sensuelle qui va finalement participer à révéler la véritable personnalité de la jeune femme. Comment briser le train-train d'une vie sans saveur ? Un thème maint fois portée à l'écran, mais quand on connaît l'œuvre de Shinya Tsukamoto, on sait d'avance que le traitement du sujet va sortir de l'ordinaire.
Pour mémoire, Tsukamoto est l'auteur des cultes Tetsuo I (The Iron Man) et II (Body Hammer), Tokyo Fist et Gemini, dont la philosophie en une phrase pourrait se résumer à : "Dans la vie, il vaut mieux parfois souffrir que ne plus rien éprouver du tout..." Evidemment, avec Snake of June nous sommes bien loin des images déchirantes (au sens propre, comme au figuré) de ses premiers films, on peut cependant le voir comme un hommage au papy pervers de la photo nipponne : Noboyushi Araki, ou comme un remake actualisé et soigné de "L'Empire des Sens" version téléphonique... A voir également, dans le même genre, le Visitor Q. de son comparse Takashi Miike. Snake of June (déjà disponible en Import DVD Zone 2), fait actuellement la tournée des Festivals, on attend avec impatience sa venue en France.



Cyberanthropologie, Chaos Dynamic & Dark Side of The Net : Le Blog CCRU.

Posté par Maxence Grugier le 10.07.04 à 13:48 | tags : lectures
Laboratoire d'idées insolites, au service de notre société post-moderne, le Cybernetic Culture Research Unit - plus connu sous l'abréviation CCRU - met à contribution les disciplines les plus anachroniques pour calculer l'impact des nouvelles technologies sur notre siècle. Amateurs de théories peu orthodoxes, lémuriens, afrofuturistes, nouveaux mystiques bioteks, adorateurs de Cthulhu et cybergoths, ses membres sont les chaos-magiciens du net. Rebelles à toute philosophie classique, ils agissent en véritable anticorps de la l'anthropologie moderne. Les membres du CCRU utilisent, entre autre, la rythmique syncopée du drum'n'bass pour illustrer leur vision toute personnelle du chaos, usent des paradoxes autodestructeur d'un système capitaliste à haut rendement pour en accélérer la destruction tout en explorant les trous noirs de l'information. Mieux encore, à la lumière des découvertes du siècle de l'information, ils comptent bien participer à la réécriture d'une philo-anthropologie contemporaine.
Alors que le groupe a quitté (contraint et forcé) les locaux de la Warwick University pour les territoires indépendants du net, depuis plus de 4 ans, ils créent enfin leur blog. Véritable mine d'idées délirantes - à l'image de leur site - refuge pour toutes les bizarreries de notre société en réseau, le blog du CCRU redonne ses lettres de noblesse à la cyberculture telle que nous la connaissions au milieu des années 90, foisonnante, psychédélique, déjantée, en un mot : Passionnante !



Le monde de la pub

Posté par Gflu le 09.07.04 à 18:31 | tags : arts visuels
Les Cyber Lions cannois récompensent les meilleures créations pub de l'année. L'équipe d'Aeiou s'est invitée aux séances de briefs. Extraits :

I. " - ...ce seraient des arbres représentés graphiquement, virtuels donc, mais Nec en planterait des vrais, pour de vrai
- Oué, un truc sur l'arborescence, le réel / virtuel, tout ça
- Pour le graphisme et l'interactivité, on prendrait une pointure, Yugo Nakamura par exemple, le gars de Yugop
- Une machine à prix, intelligente, belle et politiquement irréprochable
- Avec un peu de viral aussi. Ce serait tellement chouette que les gens se l'enverraient par mail. Génial non ?
- Génial."

Ecotonoha (NEC) : grand prix.

II. " - Bon, j'ai le brief du client
- Alors ??
- Carte blanche. On se lâche. Il veut du web, il dit qu'on s'y connaît mieux que lui, il nous demande de faire "comme si c'était pour nous". Il veut un truc "qui fonctionne"
- Hm... du cul ?
- Pourquoi pas, mais c'est pour des nouilles
- Un truc comme ça, ça fonctionnerait ?"

Pot Noodle (Unilever) : prix Consommation grand public.



Le territoire c'est la carte

Posté par Gflu le 09.07.04 à 17:10 | tags : ludique
Qui pourrait m'expliquer comment fonctionne ce jeu ? On propose des requêtes traitées via Google, puis (/et ?) géolocalisées avec Netgeo Datenbank, on court derrière les petits carrés, on les accumule... tout ça semble aussi passionnant qu'une partie de Risk entamée un vendredi après-midi pluvieux... sauf que je n'y entrave que dalle. Au secours, Google devient géostratégique !



Les Beastie voient Trouble

Posté par Life on Mars ? le 09.07.04 à 16:26 | tags : ludique
Mieux que les clips vidéos, les jeux-vidéos-anti-bush-avec-des-morceaux-de-blips-et-de-bam-dedans.
Facile, mais sympa.



Moore bénit les pirates

Posté par Dave in the hay le 09.07.04 à 15:31 | tags : politique
La Bête noire de Dabeuleuyou n'en finira donc jamais de jouer les trublions. Sa dernière irrévérence : dire amen au piratage de Fahrenheit 9/11.
«Je ne suis pas d'accord avec la législation rattachée au copyright. Je n'ai aucun problème avec les personnes téléchargeant le film et le mettant en partage. Aussi longtemps qu'ils n'essayent pas de faire des bénéfices sur mon travail. Je produis des films, des livres et des shows télé pour que les choses changent. Donc plus il y a de gens qui puissent les voir, mieux c'est...»
Pour les futurs coupables, voici la pièce à conviction à présenter sourire jusqu'aux oreilles.
Via Boing Boing



Le repos du guerrier

Posté par Dave in the hay le 09.07.04 à 14:59 | tags : arts visuels
Que faire lorsqu'on a passé la nuit à faire la bringue avec ses collègues de bureau, qu'on rentre avec la promesse d'une cuite mémorable au prochain réveil et que votre épouse vous attend probablement sur le palier, une rafle de reproches pendus aux lèvres ? On met en pratique ses années d'expériences à jouer les James Bond pour un jeu vidéo...



Portrait d'un Pixel, par Claude Bossett

Posté par Life on Mars ? le 08.07.04 à 17:34 | tags : arts visuels
Vous mé reconnaissez ?



Flu' Nostalgie : "Cyber Zone flash back"

Posté par Maxence Grugier le 08.07.04 à 12:49 | tags : nombriliste
Petit retour nostalgique en 99/2000. Interviewé par Flu à l'occasion de la parution du n° 2 de CBZ (R.I.P.) Citation (toujours d'actu on dirait, "ouf, pas l'air trop con...") :
" "Digital Culture", c'est un terme, mais c'est aussi notre réalité au quotidien. Les personnes âgées se font opérer de la cataracte, on leur implante des cristallins artificiels et elles voient mieux qu'elles ne l'ont fait pendant 40 ou 50 ans ! On greffe, on implante : des reins, des cœurs, des articulations artificielles. On communique en réseau, (...), toutes les musiques que l'on écoute (même les derniers blues de Tom Waits - ouais bon, remplacez par The White Stripes), sont numériques. L'électronique est partout. Le chaos aussi, d'ailleurs, puisqu'on ne sait pas toujours s'en servir, ou qu'on s'en sert n'importe comment, mais notre univers est digital. Que Cyber Zone étonne encore, en cette fin de XXème siècle, voilà qui est grave ! Le corps est véritablement envahi par la machine : ce n'est d'ailleurs plus une vision barrée, "cronenbergienne", c'est notre quotidien !"



Pour une analyse astrologique et cinéphilique des soldes d'été

Posté par Caroline Hazard le 07.07.04 à 20:02 | tags : loufoque
Il était une fois une iconographe pleine d'entrain qui avait pour mission de trouver une image afin d'illustrer une obscure programmation sur une chaîne du câble, un film un peu érotique et français de 1973 intitulé "le désir et la volupté", avec des acteurs qui font des choses inavouables à votre mère sur leur lieu de travail. . Mon histoire continue aujourd'hui, quand je déniche pour une recherche similaire la présence d'une célèbre astrologue dans un autre nanar du panard des 70's : "Frustration". Hier soir je considère cette volupté qui m'a tant ennuyée au bureau et je lui colle un .com pour voir ce que ça donne. Ce soir, je rebelote, et parce que frustration.com est vraiment par trop frustrant, extrapolons sur notre résultat précédent vers des pieds peu libres de s'exprimer bien que d'une grande beauté. Cette histoire sans queue ni tête (à moins de visionner les films suscités, ça passe bientôt à la télé), cette histoire pleine de pieds, trouve tout son sens alors que je repense à ce que Madame Teissier m'avait promis dans le supplément TV du ParisNormandie de la fin 2003 : "Femmes Verseau, vous allez rencontrer l'amour en la personne d'un anglais, à l'intérieur d'un train, au cours du mois de septembre 2004". Afin de me préparer à cette agréable éventualité et de coiffer toutes les autres sur l'accoudoir, je rassemble ces quelques signes du destin et sitôt fait j'en conclus : il faut absolument que dès demain je m'achète des escarpins découverts et à talon d'un luxe époustouflant. CQFD.



Vieille canaille : William S. Burroughs (1914-1997)

Posté par Maxence Grugier le 07.07.04 à 10:18 | tags : lectures
Parmi les grandes figures de ma mythologie personnelle, peu d'artistes prennent autant de place que William Seward Burroughs (Don DeLillo, Murakami Ryû... ?) Il est l'outsider par excellence, le "génie empoisonné", le "parrain", le "gentleman junky". Celui qui a su ajouter un peu de "danger" à l'aventure beat (le futur réactionnaire Jack Kerouac, sa bière, sa "moman" et "sa route", "Ohm mama shiva-Ginsberg" et son bandonéon...) Ecrivain sulfureux, champion des avant-gardes littéraires (Burroughs l'homme du couper/coller, l'écrivain qui haïssait les mots...), maître es-parano d'une intelligence aiguë, doté d'une vision d'une actualité pénétrante. Auteur largement incompris sur nos terres (grand moraliste à sa manière, un peu... tordue), Burroughs peut se targuer d'avoir laissé une œuvre toujours à découvrir, à décrypter... Tout est dit, rien n'est compris, rien n'est vrai, tout est permis ! A lire pour les bilingues parmi nous, le numéro spécial de la Grey Lodge Review (merci à Remi Sussan pour ce lien précieux). Extrait : "La race humaine est attaquée par une sorte de cancer de l'esprit. Quelque chose suce l'esprit humain à sec et l'a déjà sucé pendant les deux cents dernières années. Qui est responsable? Occupez-vous des parasites, les êtres malins qui menacent dans les couches les plus profondes de l'inconscient..." ou encore, DU SON !!! Où Burroughs lit ses textes, avec ce timbre inimitable...



Processing en français

Posté par Gflu le 07.07.04 à 10:08 | tags : lectures
La documentation de Processing, l'environnement "pédagogique" de référence des artistes du code, vient d'être traduite en français (merci à Julien Gachadoat). Crée par Ben Fry et Casey Reas, Processing permet la création de programmes visuels complexes, interactifs et/ou génératifs. La partie exposition du site regorge de ces petits chef d'oeuvres de design relationnel, évoluant quelque part entre graphisme et mathématiques. Parmi les "stars du Processing", Ed Burton et ses SodaGames (Moovl inspiré de Sodaconstructor), Amit Pitaru (star mutli-formats), Robert Hodgin de Flight404, ou l'incroyable Karsten Schmidt qui officie sour le nom de Toxi.