Excellente page d'analyse, précise et très détaillée, proposée depuis hier par le site d'Ipsos sur les résultats de dimanche. Où l'on apprend notamment que le Non fut bien un vote de gauche (50 % des Non-istes sont sympathisants de la gauche parlementaire), plus qu'un vote des extrêmes (25 %, dont 19 % ext. dr. et 6 % ext. g.). Et aussi qu'une majorité de Non-istes, 57 %, se déclarent "favorables à la poursuite de la construction européenne".
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Quel pessimisme par ici... Tout est à faire, ..., ou à refaire. Go !
Des suggestions pour construire l'Europe sociale ?
A vrai dire, je crois que ce référendum marque une nouvelle recomposition politique dans ce pays. Et à mon avis, les forces de "Progrès" ne se situent pas du côté du Non. Mais bonne chance aux Non-istes tout de même : une fois de plus, il faut bien trouver une alternative européenne, et aujourd'hui la balle est dans leur camp.
J'aime beaucoup cette posture "tête haute". Pour le qualificatif "informé", je rappelle que tous les documents d'Attac relatifs au projet de constitution étaient rangés dans une rubrique Argumentaires. Argumentaires, ou arguments ? J'imagine que la distinction n'aura pas échappé à ceux qui comme moi étaient sensibles au principe d'un "mouvement d'éducation populaire"... > Un non très majoritairement démocratique et européen
Merci crystel de rappeler qu'une personne sur trois ayant voté Non dimanche avait voté Le Pen en 2002. > Ce faisant, les citoyennes et les citoyens ont d’abord dit non au néolibéralisme
Autre sondage, le soir des élections. Les principales raisons du Non sont dans l'ordre : 1/ à 52 %, le chomage, la situation économique et le pouvoir d'achat 2/ à 40 %, le refus d'un texte jugé libéral
Encore une assertion erronée du "mouvement d'éducation populaire". Drôle de façon de concevoir l'éducation. > Mais c’est aussi un oui à la démocratie, honteusement tournée en dérision par une propagande d’Etat agissant de conserve avec un système médiatique
Je ne connaissais pas l'expression "agir de conserve", elle est charmante (une expression d'éducation populaire ?). On pourrait aussi s'amuser à renverser la phrase-slogan : Mais c'est aussi un Non à l'Europe politique, honteusement tournée en dérision par une propagande d'Attac agissant de conserve avec un système médiatique qui regroupe des titres aussi crédibles et impatiaux que l'Humainté, Rouge etc. En tant qu'ancien (très) proche d'Attac, je ne peux que déplorer le glissement continu d'une réflexion éducative vers un contenu basiquement militant. De la réflexion à sa plus simple expression, le slogan, Attac n'a fait qu'un pas.
- "un propagandiste à la Sandor" : Troudair, en somme, je te trouve insultant. J'aimerais bien que cela ne soit pas le dernier mot de ce blog. Cela ne dépend que de toi.
Moi, je ne suis pas pacifiste au sens strict du terme, je ne suis pas pour la décroissance, mais parlons-en, et tant pis si je suis minoritaire. Au moins, on aura fait un choix ensemble, nous les Européens, et je dis juste qu'il existe des instances pour cela. Et qu'il faut les investir. Voilà.
"A l'image des français, les électeurs hollandais ont lancé un message fort à leur gouvernement et à l'Europe. Ils n'ont pas confiance en leurs dirigeants politiques et ils ne pensent pas que l'Europe soit en mesure d'apaiser leurs craintes. Les Verts regrettent que cette méfiance se soit traduite par un vote négatif contre la Constitution européenne, qui - malgré ses limites - contient des avancées positives. Nous ne sommes pas favorables à l'interruption du processus de ratification. (...)
Mais continuer comme si de rien n'était serait une grave erreur. Nous avons besoin d'une nouvelle initiative européenne. Un changement d'orientation. (...)
Le Parlement européen doit devenir le lieu d'où démarre le débat sur l'avenir de l'UE et de ses citoyens. Suite à un premier débat sur les conséquences du "non" français et du "non" hollandais, les Verts ont demandé que la prochaine mini session des 22 et 23 juin à Bruxelles soit entièrement consacrée à ce débat et ce en présence du Conseil et de la Commission. Durant ces deux journées, le Parlement ne devrait discuter de rien d'autre que de l'avenir de l'Union."