
Mercredi 6 avril, le film La Blessure, diffusé le soir-même sur Arte, est sorti sur les écrans en France. Le lendemain, Amnesty international publait un rapport intitulé "France, pour une véritable justice : mettre fin à l'impunité des agents de la force publique dans des cas de coups de feu, de morts en garde à vue, de torture et autres mauvais traitements". Ce rapport, explique Amnesty en préambule, "est le fruit d'une enquête sur une trentaine d'affaires de graves violations des droits humains (...) commises par des policiers, le plus souvent contre des jeunes, entre 1991 et 2005 (...) La plupart des plaintes déposées par les victimes (...) viennent seulement d'aboutir ou sont toujours en cours d'examen par la justice. Toutes concernent des personnes d'origine étrangère". Cela, d'ailleurs, on vous l'avait déjà dit.
Le versant européen de l'histoire, c'est qu'Amnesty a accompagné son rapport d'une lettre adressée à Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois et président en exercice du Conseil de l'Union européenne. L'ONG lui demande d'œuvrer à la mise en place d'un système de responsabilisation des Etats, au niveau européen, pour les violations des droits humains commises à l'intérieur de l'Union. C'est une initiative salutaire, parce que la justice française a traditionnellement du mal à faire le ménage dans les turpitudes des élus ou de ses agents publics et parce qu'il faut désormais un échelon supérieur d'autorité. Seule une Union Européenne dotée par le TCE de la compétence à garantir certains droits fondamentaux, peut être légitimée à l'exercer.
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Afficher par : naissance / nationalité / métiers
- Je souhaite que la réponse à ta question soit... OUI, et d'ailleurs l'article II-78 sur le droit d'asile permet de l'espérer. Mais bon, là comme ailleurs, l'Union version TCE sera bien davantage ce que les citoyens en feront (via notamment le Parlement européen). L'Union sans le TCE sera bien davantage ce que la Commission et les gouvernements des Etats en feront.
- Bah oui, je suis d'accord, ce n'est pas très généreux tout cela. Mais les articles que tu cites définissent une possibilité, non une obligation. Qu'un Etat "fixe ses besoins" en matière d'immigration économique, cela ne me semble pas choquant. Qu'il puisse "conclure des accords de réadmission" avec les pays d'origine, cela me paraît déjà plus risqué et il faut à mon avis être très vigilant sur ce type de procédés (j'espère que nous pourrons y veiller ensemble, Blofeld). Mais bon, rien dans ce texte n'oblige ni même n'autorise un Etat membre à "expulser manu militari" des immigrés légaux, ni même à les expulser unilatéralement (car il faut l'accord du "pays tiers" pour le faire). A titre personnel, je militerai contre ce type d'accords s'ils sont effectivement signés contre le gré des immigrés concernés.
- Nicolas Klotz n'a pas le monopole de la beauté, Blofeld et Dr No non plus ; chacun est marqué par des oeuvres et se les approprie, j'utilise pour ma part les références qui me semblent adéquates pour défendre ce que j'appelle de mes voeux : un échelon supérieur d'autorité pour contrôler les pratiques policières françaises ; merci à vous de ne pas préempter l'exclusivité d'une référence, car c'est forcément la réduire. - Svp, appelons-nous par nos pseudos, et évitons les périphrases du genre "le rédacteur nommé Untel", elles aussi assez suspicieuses, je trouve. - Sur le fond, veuillez bien croire que j'essaie de ne pas faire de propagande. Toutefois, je réfute l'argument que vous m'opposez. En Europe comme ailleurs, les tribunaux (y compris la Cour de Justice Européenne de Luxembourg) ont généralement une compétence territoriale. Ainsi, si un Français vole la voiture d'un Malien à Toulouse, le tribunal de grande instance de Haute-Garonne sera compétent pour connaître ce délit. Si des droits humains, quel que soit l'humain concerné, sont violés en Europe par un Etat de l'UE, la Cour de Justice Européenne de Luxembourg sera donc compétente pour connaître cette violation (voir également art. IV-440, "Champ d'application territoriale"). Parmi les "droits fondamentaux" reconnus par la partie II, il y a entre autres la "dignité humaine" (II-61) et surtout, en l'occurence, "Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants" (II-64). Si le TCE ne passe pas, je ne vois pas sur quel fondement juridique la Cour de Justice Européenne pourra condamner les pratiques policières les plus "dures" de la France.
- Je souhaite que la réponse à ta question soit... OUI, et d'ailleurs l'article II-78 sur le droit d'asile permet de l'espérer. Mais bon, là comme ailleurs, l'Union version TCE sera bien davantage ce que les citoyens en feront (via notamment le Parlement européen). L'Union sans le TCE sera bien davantage ce que la Commission et les gouvernements des Etats en feront.
- Bah oui, je suis d'accord, ce n'est pas très généreux tout cela. Mais les articles que tu cites définissent une possibilité, non une obligation. Qu'un Etat "fixe ses besoins" en matière d'immigration économique, cela ne me semble pas choquant. Qu'il puisse "conclure des accords de réadmission" avec les pays d'origine, cela me paraît déjà plus risqué et il faut à mon avis être très vigilant sur ce type de procédés (j'espère que nous pourrons y veiller ensemble, Blofeld). Mais bon, rien dans ce texte n'oblige ni même n'autorise un Etat membre à "expulser manu militari" des immigrés légaux, ni même à les expulser unilatéralement (car il faut l'accord du "pays tiers" pour le faire). A titre personnel, je militerai contre ce type d'accords s'ils sont effectivement signés contre le gré des immigrés concernés.
- Nicolas Klotz n'a pas le monopole de la beauté, Blofeld et Dr No non plus ; chacun est marqué par des oeuvres et se les approprie, j'utilise pour ma part les références qui me semblent adéquates pour défendre ce que j'appelle de mes voeux : un échelon supérieur d'autorité pour contrôler les pratiques policières françaises ; merci à vous de ne pas préempter l'exclusivité d'une référence, car c'est forcément la réduire. - Svp, appelons-nous par nos pseudos, et évitons les périphrases du genre "le rédacteur nommé Untel", elles aussi assez suspicieuses, je trouve. - Sur le fond, veuillez bien croire que j'essaie de ne pas faire de propagande. Toutefois, je réfute l'argument que vous m'opposez. En Europe comme ailleurs, les tribunaux (y compris la Cour de Justice Européenne de Luxembourg) ont généralement une compétence territoriale. Ainsi, si un Français vole la voiture d'un Malien à Toulouse, le tribunal de grande instance de Haute-Garonne sera compétent pour connaître ce délit. Si des droits humains, quel que soit l'humain concerné, sont violés en Europe par un Etat de l'UE, la Cour de Justice Européenne de Luxembourg sera donc compétente pour connaître cette violation (voir également art. IV-440, "Champ d'application territoriale"). Parmi les "droits fondamentaux" reconnus par la partie II, il y a entre autres la "dignité humaine" (II-61) et surtout, en l'occurence, "Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants" (II-64). Si le TCE ne passe pas, je ne vois pas sur quel fondement juridique la Cour de Justice Européenne pourra condamner les pratiques policières les plus "dures" de la France.