Le modèle YouTube est-il viable ?
S'il est un peu tôt pour les enterrer, les chiffres compilés par le journaliste de Slate Farhad Manjoo ont de quoi faire peur : Pertes estimées de YouTube en 2009 par le Crédit Suisse : 470 millions de dollars Coût de fonctionnement annuel de YouTube : 711 millions de dollars (dont 360 rien qu'en bande passante). Revenus engendrés par YouTube sur une année : environ 240 millions de dollars. A moins que le rapport du Crédit Suisse ne soit à côté de la plaque, l'avenir n'est donc pas très radieux pour ce site acquis pour 1,65 milliards de dollars part Google en 2006. D'autant que les annonceurs ne seraient pas très chauds pour associer leur image à des vidéos de qualités souvent moyennes, voire carrément mauvaises, d'après Manjoo. YouTube serait donc condamné à mourir ? Sous sa forme actuelle, sans doute. Ce n'est donc pas un hasard si la firme prépare sa révolution - abandonner le modèle "webcam TV pour un modèle "web TV", en développant des partenariats (récemment avec Disney, bientôt peut-être avec Sony) pour proposer une offre plus qualitative susceptible d'augmenter ses recettes publicitaires. Consulter les contenus Youtube musique de Flu et le You tube ciné dela rédac Commentaires
De Marie Hélène, posté le 17.04.09 à 00:06
![]() Une sorte de justice immanente : une entreprise qui fait produire son contenu par ses utilisateurs et les laisse sciemment enfreindre la loi ... De pourquoi enfreidre, posté le 17.04.09 à 00:49 ![]() Pourquoi enfreindre la loi ,il n'y a pas,je comprends pas ,il n'y a pas que de la musique a télécharger .il y a d'auitres choses qui n'ont rien a voir avec la musique. De Bloody Mac Burger, posté le 17.04.09 à 01:58 ![]() J'aimerai avoir des chiffres fiables sur le sujet. Youtube est le plus gros pourvoyeur de videos au monde et l'une des entreprises parmi les plus utilisées du web. Franchement, je suis très sceptique par rapport aux données que vous avancez. Youtube est une plateforme incontournable. Quasiment un géant pétrolier... Quant à Marie-Hélène, je ne lui en veux pas, mais elle dit n'importe quoi. Et le commentaire suivant est encore pire. Youtube n'a absolument rien à voir avec le téléchargement... De Edouard, posté le 17.04.09 à 10:02 ![]() Youtube n'est en effet pas (ou plus) un site de streaming illégaux. Mais ça lui coûte de plus en plus cher : 250 millions d'euros par an de licence, toujours selon la source citée dans l'article. Bloody Mac Burger, je suis d'accord, il faut prendre ses chiffres pour ce qu'ils sont, d'autant que ce sont des projections. Mais on ne peut pas nier le fait que YouTube n'est pas encore un modèle rentable. Si comme tu dis YouTube est un géant pétrolier, il n'a en revanche rien à vendre, et il doit encore trouver un moyen de monétiser (ce terme me fait chier mais c'est à la mode) son audience il est vrai énormissime. Apparemment, les annonceurs n'ont pas spécialement envie de coller leur pub sur la vidéo du singe qui boit son pipi, et autres genres de conneries qui pullulent sur YouTube. De cortazar, posté le 19.04.09 à 01:51 ![]() D'autres plate-formes pourraient servir d'inspiration à une refonte du model You Tube, vers une offre de plus grande qualité. Il est des plates-formes - Vimeo - plus sélectives où le système fonctionne avec un abonnement payant: il faut donc réflechir à deux fois pour payer 60$ et mettre en ligne un singe qui se pisse dans le gosier: http://www.slate.fr/story/3827/vimeo-le-youtube-des-artistes ... Intéressant héhé (et agaçant) ce terme de monétisation des auditeurs! De Bloody Mac Burger, posté le 19.04.09 à 21:08 ![]() En réalité, les véritables rois du pétrole sont les opérateurs. Ils récoltent l'argent sans rien faire, ne participent en rien à la créativité du net et sont assurés de profits colossaux jusqu'à la fin des temps. Libé a publié aujourd'hui un papier qui montre qu'il existe vraiment un risque que les plus gros sites soient déficitaires à cause de la baisse des budgets pub. Et puisque un internaute vaut 1/9ème d'un téléspectateur... On se demande pourquoi d'ailleurs. De Lil', posté le 20.04.09 à 02:04 ![]() Marrant cet article...J'avais entendu que les internautes coutaient chers en serveur pour Twitter, et voilà qu'on se pose, aussi, la question sur YT, voir FB... Gresso merdo, c'est de rappl que la gratuité a un coût, et que parfois, sa médiocrité de contenu est facteur de non rentabilité... Ah oué, leur business plan est bien foireux... C'est marrant, ça me rappl un truc...Je n'arrive pas à m'en souvenir... ca commence par ne "F", et ça se termine par un "T". mode troll off De Edouard, posté le 20.04.09 à 15:28 ![]() Effectivement, BMB, on ne souligne pas assez que les premiers à se gaver sont les FAI. L'argent ne disparait pas dans le modèle gratuit du net, il change de main. Outre les opérateurs, il y a aussi les fabricants d'ordinateurs qui se gavent. C'est le même problème pour le téléchargement de musique. Au lieu d'acheter des disques, les ados dépensent leur argent dans des Ipods (qu'il faut en plus changer tous les ans parce qu'il y a un nouveau modèle qui déchirent encore plus). A terme, ces acteurs du marché vont devoir mettre la main à la poche pour financer la création, comme ça c'est toujours passé dans l'industrie du disque où les constructeurs de gramophones ou les groupes radiophoniques se sont substitués à un époque aux premières maisons de disques. @ Lil' : je te réponds même pas, je veux pas faire mal au dos comme disait Fabe ;) De Docteur C, posté le 20.04.09 à 18:04 ![]() En même temps dès qu'un site "gratuit" devient "payant", il n'en est pas plus rentable et sa fréquentation chute irrémédiablement, d'autant que les moyens techniques d'internet permettent rapidement d'en proposer un succédané pour le coup gratos - le meilleur exemple étant effectivement les sites de hosting de vidéos. Difficile d'avoir des utilisateurs captifs d'un contenu sur internet, et c'est tant mieux. Imaginons un internet où c'est le fournisseur d'accès qui maîtrise le contenu, et là c'est vraiment la merde - même si AOL a vaguement tenté. C'est bien la raison pour laquelle l'idée d'une "licence globale" en partie financée par les FAI ne me paraît pas être une idée si farfelue que ça. Quant aux vendeurs de matériel, rappelons-le, ils paient déjà une "taxe" censée bénéficier à la création via la SACEM et autres organismes, la redevance pour copie privée. Ajouter un commentaire |
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