Les technophiles du monde entier rêvent de l'über-Blackberry à 3500$ de Barack Obama et saluent l'arrivée au pouvoir d'un président connecté (un "Franklin Roosevelt 2.0", selon The Huff) qui compte tirer profit des nouveaux outils utilisés pour sa campagne.
Mais sont-ils si "nouveaux" ? L'administration Bush était-elle si has-been ? Détrompons-nous, et n'en profitons pas pour noircir le bilan déjà bien terne de W.. Pendant les huit années que ce denier a passées au pouvoir, le web a permis : à l'Institut national de la propriété industrielle américain de faire du crowdsourcing pour examiner les demandes de brevets, à la bibliothèque du Congrès de partager des collections et documents sur Flickr, au FBI de diffuser ses widgets, qui font fureur sur la blogosphère patriote et/ou sécuritaire, au Département des Affaires Étrangères d'avoir sa petite encyclopédie interne, Diplopedia - histoire de vérifier avant une interview qui gouverne le Pakistan, et si c'est un méchant -, ou encore à la CIA de recruter sur Facebook.
Initiatives louables mais pas toujours appréciées, d'aucuns s'insurgeant par exemple contre la présence de l'agence de renseignements sur le réseau social (CIA out of Facebook). Tandis que d'autres posent la vraie question : Who needs the CIA when you have Facebook!