Grand Trou de BoudinPosté par Frédéric Madre le 16.12.04 à 16:13 | tags : politique
Il se trouve que tout m'est revenu hier en préparant du boudin blanc aux pois chiches (c'est une recette qui m'appartient) après m'être extasié sur la capacité de l'étre humain à assimiler le concept de fête à une feuille en carton bleu
sur laquelle figurent de petites étoiles blanches stylisées, astucieusement disposée, la feuille, par l'industriel roublard au fond de l'emballage plastique du boudin au porto dont un gratuit (comme ils disent).Il m'est revenu le grand l'immense le magnifique trou des halles qui lorsqu'il était plein était le ventre de paris sur lequel mon grand-père un moment régna, puis (je tranche dans l'histoire) son bureau fut racheté par Agnes B. Entre temps, on perça et salement même que l'on perça, fort heureusement le plus grand cinéaste du monde documenta ce moment de béance moderne et en même temps figea notre connaissance et du trou (ses bords et son contexte) et notre vision de La Révolution et toutes ces choses (en particulier un petit rouquin se balade pendant tout le film avec des t-shirt de telle ou telle université américaine et à la fin il se révèle avec un t-shirt de la CIA, oui ça m'amuse) donc (je tranche car blog oblige) le film s'appelle "Touche pas la femme blanche" et, à l'époque, du boudin blanc on n'en trouvait que pendant une semaine dans l'année, à table c'était alors un grand moment charcutier car il était bon: on pouvait mesurer que c'était du veau et pas de la mie de pain, du lait et pas de l'eau. Aujourd'hui on dubite juste sur le au porto... Encore avant la charcuterie de mon grand-père ne fermait dans l'année qu'un seul jour et aujourd'hui l'industrie à balayé tout ça, le boudin blanc c'est super cheap et le trou des halles est laid. Pois chiches mais touchez pas aux 35 heures, j'ai choisi. Commentaires
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