Bonjour, je m'appelle Frédéric Madre et ma couleur favorite est le Vert. Seulement, voilà, je suis opposé au traité pour une constitution européenne, je suis contre les blogs et j'écris dans un blog. Seulement, voilà, j'aime les gens et pas seulement. Ce que j'ai bien aimé hier c'était tomber sur les dessins de Vincent Drouot surtout à la fin la photo qui le représente, très chouette hein. Souvent en hiver je vois Paris comme dans un vieux film de Godard et quand je suis en suisse je vois la lumière au bord du lac, je vois que c'est cette lumière qui fait le film, seulement voilà je ne reste pas assez longtemps en suisse et il fait froid alors il m'arrive de télécharger un truc ou un autre et puis celui là, trucs d'Eric Serandour entre 95 et 2004 en zip il me plait un instant, seulement je voudrais surtout plus de vert vous comprenez. Il faut voter Non. C'est important, vous comprenez. Ne pas être d'accord avec ces trucs là, mais le Vert.
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Parole de Vert.
Car parmi tous les individus très diversifiés qui prônent le NON, pas un n'est en mesure de rallier une majorité européenne sur un projet (autrement dit, en effet, Villiers ne va pas sortir un projet de constitution qui satisfera à la fois Fabius, Besancenot et Le Pen).
Bref, à mon sens, le NON n'est tout simplement pas une option européenne possible. En tout cas, pas dans un cadre parlementaire.
Un partisan du NON peut-il répondre à cela ? (cela m'intéresse vraiment, oui, oui)
- un durcissement du pacte de stabilité « renforcer la coordination de leur discipline budgétaire et la surveillance de celle-ci » (article III-88),
- une indépendance renforcée de la BCE (mise hors d’atteinte de tout contrôle démocratique) (article III-188),
- l’interdiction des « restrictions aux mouvements des capitaux » (article III-156),
- à une voûte « hautement compétitive » de l’économie de marché plaçant cette dernière hors d’attente d’une législateur et de la responsabilité politique (III-209),…
Bref, face à la logique des Etats, des consortiums économiques et financiers, il y a bien une logique des peuples. Mais cette logique est fragile, dispersée. Est-il possible de surmonter le piège des intimidations ? Peut-on penser une autre politique non basée sur l’exploitation et la domination illimitée ?
Pour rejoindre Mr Madre, la cause écologique devrait être logiquement celle qui commande non seulement l’ensemble de la politique, mais sur laquelle toutes les opinions pourraient se retrouver.
Comme le dit Gilles Deleuze : « Croire au monde, c’est ce qui nous manque le plus ; nous avons tout à fait perdu le monde, on nous en a dépossédé. Croire au monde, c’est aussi bien susciter des évènements même petits qui échappent au contrôle, ou faire naître de nouveaux espaces-temps. C’est au niveau de chaque tentative que se jugent la capacité de résistance ou au contraire la soumission à un contrôle. »
Nous est-il enfin possible de contrer cette rationalité/ rationalisation galopante qui conduit à un certain « désenchantement du monde » ?
Croire au non, c’est espérer, encore.
Parole de Vert.
Car parmi tous les individus très diversifiés qui prônent le NON, pas un n'est en mesure de rallier une majorité européenne sur un projet (autrement dit, en effet, Villiers ne va pas sortir un projet de constitution qui satisfera à la fois Fabius, Besancenot et Le Pen).
Bref, à mon sens, le NON n'est tout simplement pas une option européenne possible. En tout cas, pas dans un cadre parlementaire.
Un partisan du NON peut-il répondre à cela ? (cela m'intéresse vraiment, oui, oui)
- un durcissement du pacte de stabilité « renforcer la coordination de leur discipline budgétaire et la surveillance de celle-ci » (article III-88),
- une indépendance renforcée de la BCE (mise hors d’atteinte de tout contrôle démocratique) (article III-188),
- l’interdiction des « restrictions aux mouvements des capitaux » (article III-156),
- à une voûte « hautement compétitive » de l’économie de marché plaçant cette dernière hors d’attente d’une législateur et de la responsabilité politique (III-209),…
Bref, face à la logique des Etats, des consortiums économiques et financiers, il y a bien une logique des peuples. Mais cette logique est fragile, dispersée. Est-il possible de surmonter le piège des intimidations ? Peut-on penser une autre politique non basée sur l’exploitation et la domination illimitée ?
Pour rejoindre Mr Madre, la cause écologique devrait être logiquement celle qui commande non seulement l’ensemble de la politique, mais sur laquelle toutes les opinions pourraient se retrouver.
Comme le dit Gilles Deleuze : « Croire au monde, c’est ce qui nous manque le plus ; nous avons tout à fait perdu le monde, on nous en a dépossédé. Croire au monde, c’est aussi bien susciter des évènements même petits qui échappent au contrôle, ou faire naître de nouveaux espaces-temps. C’est au niveau de chaque tentative que se jugent la capacité de résistance ou au contraire la soumission à un contrôle. »
Nous est-il enfin possible de contrer cette rationalité/ rationalisation galopante qui conduit à un certain « désenchantement du monde » ?
Croire au non, c’est espérer, encore.