Chronique du jeu, de la prequel ciné et entretien avec l'équipe
Assassin's Creed II doit faire ses preuves. A cause d'un aîné trop focalisé sur la forme et redondant, mais aussi parce que la licence avait clairement imposé ce que devait être un jeu next-gen, spectaculaire, et assumant des coûts de production colossaux.
Les seconds épisodes, pour les séries télévisées ou les blockbusters, sont souvent victimes d'un relâchement, d'un passage à vide qui tasse l'engouement du public. Assassin's Creed n'a pas cette liberté, lui qui avait sorti dès sa genèse l'artillerie lourde pour se retrouver avec des critiques mitigées. Derrière le moteur graphique éclatant et la bande son envoûtante, les rouages du gameplay grinçaient dès qu'on forçait la routine. La répétitivité des tâches et les quelques éléments de gameplay ressassés sans contexte ni passion ont fini par entamer la réputation d'un jeu au demeurant admirable sur le plan technique.
Avec Prince of Persia, Les studios d'UbiSoft Montréal ont encore fait le pêché de vacuité, et malgré des premières vidéos encourageantes, les observateurs se demandaient si Assassin's Creed II allait être un condensé indigeste de deux titres successivement mis au pilori pour les mêmes problèmes.
Des doutes dissipés par une rencontre avec l'équipe de développement et une vingtaine d'heures mouvementées en compagnie d'Ezio.
Mais Assassin's Creed II n'est pas qu'une revanche sur les échecs passés, il est aussi pour UbiSoft l'occasion de tenter la diversité autour de ses propriétés intellectuelles, comme Electronic Arts l'a fait avec Dead Space.
La licence connait donc une ouverture pluri-média dans la mouvance des studios concurrents, une déclinaison cinématographique et même livresque avec la bande-dessinée récemment éditée chez Les Deux Royaumes.
Assassin'Creed prend donc enfin son envol. Il ne lui reste plus qu'à maîtriser l'atterrissage.
