Une partie de la décriée réforme du travail le dimanche étant applicable dès le week-end du 15 août, certains salariés français vont pouvoir expérimenter les joies du labeur dominical. Pour les consoler, Flu a cherché les bons côtés de cette nouvelle loi qui va bouleverser les équilibres de la semaine.
Pour esquiver le déjeuner chez la belle-mère
Bien qu’elle se perde dans une France où l’esprit de famille est en déliquescence, la tradition du dimanche chez les beaux-parents persiste. Instant douloureux où l’on doit jongler entre l’Americano de beau-papa à l’apéritif, le gigot d’agneau de la belle-doche et les questions embarrassantes ("alors, c’est pour quand le bébé ?"). Le tout entre deux rôts contenus de schnaps. "Et vous reprendrez bien un peu de pommes de terre aux lardons, mon petit Paul ?" Non merci.
Pour échapper au programme télé dominical
Jour du Seigneur, Téléfoot, Walker Texas Ranger, Drucker. Le monde est ainsi fait que le seul jour où on est disposé à glander devant le petit écran, le programme télé atteint des abysses de nullité. Mieux vaut encore se retrouver entre collègues pour analyser ses exploits du samedi soir.
Pour sécher la séance de sport du dimanche
Nouveau rituel que voudrait nous imposer la dictature du bien être, le sport dominical (course à pied, vélo ou sport collectif selon les goûts) est en fait une putain de corvée qu’on s’inflige pour déculpabiliser de s’être enfiler du gratin dauphinois et deux Paris-Brest la veille. Qui a franchement envie de faire des tours de lacs, que ce soit sous le cagnard estival ou la froideur hivernale, avec encore 0,5 g d’alcool dans le sang ?
Pour dire adieu aux embouteillages de la sortie en famille
Qu’on aille à la mer ou en forêt, se déplacer le dimanche en voiture (surtout si cette dernière est remplie de marmots) est une expérience qui vous fait comprendre l’adage sartrien : "l’enfer c’est les autres". Bloqué sur l’autoroute, le périph' ou une nationale truffée de camions, on en viendrait presque à regretter le trajet du boulot, qui est lui désengorgé en ce jour béni. Parce qu’arriver à Deauville à 15h pour repartir à 18, c’est vraiment pas la peine.
Pour draguer au boulot
Pour les célibataires, toujours plus nombreux, le dimanche est également synonyme de déprime. Parce que 99% du temps on a fini le dîner ou la soirée de la veille aussi seul(e) qu’on l’avait commencé. Autant, dans ces conditions, essayer de se rattraper au boulot, lieu où se font la majorité des rencontres amoureuses, en profitant de l’ambiance décontractée du travail dominical.
Pour ne plus croiser les kékés du samedi soir
A moins d’être adepte du décuvage au bureau, la Saturday night fever ne devrait plus être qu’un vieux souvenir pour ceux qui travailleront le dimanche. Et il n’y a pas à s’en plaindre. Comme chacun le sait, le samedi est le soir le plus naze pour sortir (videurs à la con, tarifs prohibitifs, DJ’s pourris, clientèle lycéenne). Vous pourrez donc sans scrupules garder vos forces pour la semaine. Et, last but not least : si vous sortez quand même et ne rentrez pas seul, vous avez l'excuse incontestable pour filer dès le réveil sans avoir à prétexter des rendez-vous bidons à votre partenaire d'un soir.
Pour profiter d’un jour de repos en semaine
Qui dit travail le dimanche, dit jour chômé en semaine. A vous la joie des supermarchés vides, des boutiques de fringues désertes, des centres de sécu sans queues interminables, des terrasses de café clairsemées et des déplacements aux heures creuses.
Pour ne pas s’occuper des mômes
Si celui des deux conjoints qui échappera au taf le dimanche rira au début, il risque de vite déchanter. Pendant que vous serez en train de plancher, lui ou elle devra préparez les repas, s’occuper des devoirs, emmener la marmaille au parc, lui donner le bain, etc… En cas de problème, vous aurez l’argument imparable : "désolé chéri(e), je suis au boulot je dois te laisser". Salaud, mais jouissif.
