Capitale du luxe, Moscou est devenu en quelques mois le royaume du lowcost. Le plus grand pays du monde est soudain à portée de bourse... Tour d'horizon des bonnes affaires.
Depuis trois ans, Moscou est la capitale la plus chère du monde pour les expatriés selon l’enquête internationale du cabinet Mercer. Mais depuis novembre, le rouble a perdu 32% de sa valeur face au panier euro-dollar. Une occasion de rêve pour passer une nuit dans un hôtel de Moscou sans devoir hypothéquer sa maison. A condition de mettre des œillères sur le niveau de vie des russes : eux, leur porte feuille a maigri de 30%.
S’y rendre
Austrian Airlines a décidé de casser les prix à destination de Moscou, avec des billets Aller Retour à 170€ TTC au départ de Paris CDG. Une broutille comparé à la promo Air France de juin 2008 qui offrait l'aller-retour à 300€.
Bistros plus que grands restos
Ancienne capitale de l’aristocratie oblige, Moscou a gardé le goût du luxe, surtout en gastronomie. Les menus des restaurants descendent rarement en dessous de 30 ou 40 euros. Rassurez-vous, la municipalité a crée une chaîne de bistrot "à la russe", qui permettent de goûter les spécialités locales sans se ruiner.
Morosité ambiante…
Vous qui profiterez des bonnes affaires de Moscou, faites vous discrets. Une armée d’expats délocalisés par leur entreprise prend le chemin du retour après que leurs firmes aient décidé de les rapatrier. Quant à ceux qui restent, ils doivent accepter une diète salariale due à la chute du rouble. Peu de chance donc de faire l'expérience de la mythique ébriété russe des ces temps-ci.
…Âmes sensibles s'abstenir
Selon le chef de la police de Moscou, 95 agressions dont 48 meurtres « contre des personnes au physique non slave » auraient eu lieu à Moscou en 2008. Les crimes seraient commis par des groupuscules néonazis, leurs victimes des travailleurs immigrés. Alors que le chômage risque de doubler en 2009 et les salaires se réduire, la justice russe craint un regain de criminalité dans la capitale. Pour limiter la casse sociale dans les grandes villes, l’Etat a débloqué 180 milliards de dollars, un plan de sauvetage deux fois et demi plus important que le plan américain si on le ramène au PIB russe.