L'économie britannique en crise, on compare déjà l'île à l'Islande en faillite. Londres, d'habitude capitale financière, est devenu capitale des bonnes affaires, et y a gagné le doux sobriquet de "Reykjavik sur Tamise"...
La livre en chute, Londres, capitale à réputation financière inaccessible se fait une cure de minceur. Une livre équivaut aujourd’hui à 1,24€ contre 1, 5€ fin 2007. Un gain de pouvoir d’achat de 20 % pour les touristes de la zone euro.
Y aller
Les appels du pied aux touristes se multiplient. La compagnie irlandaise Ryan Air appelle ses passagers à "envahir le Royaume-Uni".
« C’est une situation gagnant-gagnant pour tous. Les passagers vont faire des économies substantielles (…)tandis qu’hôteliers et commerces du Royaume-Uni vont bénéficier d’un tourisme accru » annonce la promotion de janvier de la compagnie.
Pourtant le meilleur plan reste l'Eurostar à condition de réserver à l’avance : 77€, c’est l'aller-retour. Plus pratique... et moins polluant.
Prix : les bonnes affaires
Sommeil léger
Le prix d’une chambre standard à Londres a baissé de 13% entre décembre 2008 et janvier 2009.
Des soldes à 90 %
10 grandes enseignes anglaises ont connu la faillite ou l’effondrement financier lors des dernières semaines de 2008 (de Woolworth’s à Zavvi, ex Virgin Megastore). Certains magasins proposent donc des baisses allant jusqu’à 90%… L’occasion de prolonger la saison des soldes outre-Manche.
Se restaurer
Tout le monde le sait : les années 2000 les "années zéro" ont eu un avantage majeur : elles ont amélioré la cuisine londonienne. Là où les "pub grub" ("pubs tambouille") régnaient sans partage, il y a désormais des "gastro-pubs", un croisement entre le traditionnel pub et un restaurant digne de ce nom. Sur ce point, la crise a du bon. Ainsi Peter Ilic, dans son resto "little bay" laisse désormais chacun libre de choisir le prix du plat qu’il a consommé…
Prix d’un plat
"3 euros la pinte."
- Mais non, le pound est à un euro en ce moment !
- Non, la pinte pas le pound, trois euros la pinte de bière, voire deux dans certains bars ! "
Ce dialogue de sourd entre deux amis, dont l’un revient de Londres, en dit long sur la chute des prix. Niveau gastronomie, les "gastro-pubs" faisant fleuron, on peut facilement déguster une bonne salade ou un plat type brasserie (sandwich frites conséquent) pour environ 5 ou 6 pintes… Euh pounds !
Et toujours...
Rien à voir avec la crise mais à Londres le moins cher reste... les musées : De la Tate Modern, une ancienne usine située sur les rives de la Tamise a été réhabilitée en centre névralgique de l’art moderne par les architectes Herzog et Meuron, en 2000. au British Museum en passant par la National Gallery, l'entrée est gratuite partout.
A savoir
Evitez de dire aux rencontres de comptoir, que vous travailleriez bien dans le coin – surtout depuis que l’immobilier a chuté de 20 %. L’Office Nationale des Statistiques (ONS) a en effet publié début février 2009 les chiffres de l’emploi des natifs britanniques versus ceux qui sont nés ailleurs. Entre octobre et décembre 2008, 278 000 travailleurs britanniques ont perdu leur emploi quand 214 000 en ont gagné un! De quoi alimenter la grogne des travailleurs locaux à l’encontre de ce qui vient de l’extérieur dans une situation sociale globalement compliquée : la Banque d’Angleterre a annoncé une contraction du rythme annuel de l’activité de 4% à 6% à la mi-2009 et entre octobre et novembre 2008, le nombre de demandeurs d’emplois a gagné 146.000 nouvelles âmes…

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